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Convention en Bref 4

La convention de non double imposition entre le Maroc et le Gabon, signée en 1999 et entrée en vigueur en 2008, établit des règles fiscales concernant les retenues à la source sur les dividendes, intérêts et redevances. Elle précise également l'imposition des bénéfices d'entreprise, des revenus immobiliers, des salaires et des pensions, tout en prévoyant des méthodes pour éliminer la double imposition et une procédure amiable pour résoudre les litiges fiscaux. Enfin, elle impose une taxe sur les bénéfices des établissements stables et ne prévoit pas d'assistance administrative pour le recouvrement.

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Convention en Bref 4

La convention de non double imposition entre le Maroc et le Gabon, signée en 1999 et entrée en vigueur en 2008, établit des règles fiscales concernant les retenues à la source sur les dividendes, intérêts et redevances. Elle précise également l'imposition des bénéfices d'entreprise, des revenus immobiliers, des salaires et des pensions, tout en prévoyant des méthodes pour éliminer la double imposition et une procédure amiable pour résoudre les litiges fiscaux. Enfin, elle impose une taxe sur les bénéfices des établissements stables et ne prévoit pas d'assistance administrative pour le recouvrement.

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Résumé de la convention avec le Gabon

Principales dispositions de la convention de non double imposition entre le Maroc et le


Gabon

La convention fiscale entre le Maroc et le Gabon a été signée à Libreville le 3 juin 1999 et est
entrée en vigueur le 16 mai 2008.

Retenues à la source

 Dividendes : 15% du montant brut des dividendes (art. 10 (2)) ;


 Intérêts :
o 10% du montant brut des intérêts (art. 11 (2)) ;

o 0% lorsque le bénéficiaire effectif est le Gouvernement de l’autre Etat


Contractant ou sa Banque Centrale (art. 11(3)) ;
 Redevances : 10% du montant brut des redevances (art. 12 (2)).

Définition de redevances

Le terme redevance désigne notamment les rémunérations de toute nature payées pour l'usage
ou la concession de l'usage d'un équipement industriel, commercial, agricole ou scientifique et
pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel,
commercial ou scientifique (savoir-faire) (art. 12 (3)).

Imposition des bénéfices d’une entreprise

Les bénéfices d’une entreprise résidente d’un Etat ne sont imposables que dans cet Etat, à
moins que l’entreprise n’exerce son activité dans l’autre Etat par l’intermédiaire d’un
établissement stable qui y est situé (art. 7 (1)).
L’expression « établissement stable » englobe également :
 Un chantier de construction ou de montage dont la durée est supérieure à six (6)
mois (art.5 (2.i));
 Une entreprise est considérée avoir un établissement stable dans un Etat contractant si
elle procure des services ou fournit des équipements et engins de location utilisés dans
la prospection, l’extraction ou l’exploitation d’huiles minérales dans cet Etat (art. 5
(3)).

Biens immobiliers

Les revenus qu'un résident d'un Etat Contractant tire de biens immobiliers (y compris les
revenus des exploitations agricoles ou forestières) situés dans l'autre Etat Contractant, sont
imposables dans cet autre Etat (art. 6 (1)).

Les gains qu'un résident d'un Etat contractant tire de l'aliénation de biens immobiliers situés
dans l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat (art. 13(1)).

Salaires, traitements et autres rémunérations similaires

Les salaires, traitements et autres rémunérations similaires qu’un résident d’un Etat
contractant reçoit au titre d’un emploi salarié ne sont imposables que dans cet Etat. Toutefois,
si l’emploi est exercé dans l’autre Etat et sous certaines conditions, l’Etat où cet emploi est
exercé peut aussi imposer ces rémunérations (art. 15(1) et (2)).

En général, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires, autres que les pensions,
payées par un Etat contractant, l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales à
une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou
collectivité, ne sont imposables que dans cet Etat (art. 19 (1.a)).

Pensions

Les pensions et autres rémunérations similaires payées à un résident d'un Etat Contractant au
titre d'un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat. La présente disposition
s'applique également aux rentes viagères versées à un résident d'un Etat Contractant (art.18
(1)).

Les pensions payées par un Etat contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou
collectivités locales, soit directement soit par prélèvement sur des fonds qu'ils ont constitués, à
une personne physique au titre de services rendus à cet Etat, à cette subdivision ou collectivité,
ne sont imposables que dans cet Etat. Toutefois, ces pensions ne sont imposables que dans
l'autre Etat contractant si la personne physique est un résident de cet autre Etat et en possède la
nationalité (art. 19 (2)).

Elimination de la double imposition

La convention prévoit la méthode de crédit d’impôts afin d’éliminer la double imposition (art.
23 (1)).

Un crédit d’impôt fictif est prévu lorsque les exonérations ou réductions d’impôts ont été
accordées pour une période déterminée par la législation interne relative aux incitations
fiscales d’un des deux Etats Contractants (art. 23 (2)).

Procédure amiable

Une procédure amiable est prévue à l’article 25. Elle permet aux contribuables de demander
aux autorités fiscales de l’Etat de résidence de résoudre les difficultés ou de dissiper les
doutes auxquels peuvent donner lieu l’interprétation ou l’application de la présente
convention.

Dispositions particulières

La convention prévoit une branch profit tax au taux maximal de 10% sur les bénéfices qui
sont mis par l’établissement stable à la disposition de son siège à l’étranger (art. 10 (8)).

Observation
La convention ne prévoit pas une disposition relative à l’assistance administrative en matière
de recouvrement.

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