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Document 29

L'Aire Culturelle Maghrébine englobe la Tunisie, l'Algérie et le Maroc, partageant une culture arabo-berbère et musulmane influencée par la France. La littérature maghrébine de langue française, qui a émergé au XIXe siècle, aborde des thèmes de résistance à la colonisation et de quête identitaire, avec des mouvements littéraires comme l'École d'Alger et le mouvement algérianniste. Après l'indépendance, les écrivains continuent d'explorer des questions d'identité et de liberté, tout en critiquant les injustices sociales et les traditions archaïques.

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Document 29

L'Aire Culturelle Maghrébine englobe la Tunisie, l'Algérie et le Maroc, partageant une culture arabo-berbère et musulmane influencée par la France. La littérature maghrébine de langue française, qui a émergé au XIXe siècle, aborde des thèmes de résistance à la colonisation et de quête identitaire, avec des mouvements littéraires comme l'École d'Alger et le mouvement algérianniste. Après l'indépendance, les écrivains continuent d'explorer des questions d'identité et de liberté, tout en critiquant les injustices sociales et les traditions archaïques.

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Résumé de l’Aire Culturelle Maghrébine

1. **Définition et Composition**

- Comprend la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.

- Culture commune : arabo-berbère et musulmane, influencée par la France.

Histoire et Influences

- Antiquité: Peuplement par les Numides, influences grecques et carthaginoises.

- Romaine: Influence romaine jusqu’à la conquête arabe au VIIe siècle.

- Islamisation : Adoption de l’arabe dans les plaines, préservation de l’amazigh dans


les montagnes.

- Empire Ottoman: Influence au XVIe siècle, sauf au Maroc.

Colonisation Française :

- Algérie colonisée en 1830, Tunisie en protectorat (1883), Maroc en protectorat (1912).

Richesse Culturelle

- Tradition orale et écrite ancienne.

- Échanges commerciaux et culturels sur la route de la soie et la Méditerranée.

Impact de la Colonisation

- Détournement des ressources, réduction des établissements éducatifs et


charitables.

- Conséquences : ignorance et désordre social.

Résistance Culturelle

- Poètes célébrant la préservation de l’identité maghrébine face à l’oppression


coloniale.

Littérature et Culture au Maghreb

Origines et Auteurs

- Écrite par des auteurs d’origine européenne ou de confession juive.

- Littérature d’expression française apportant une couleur et un esthétisme nouveaux.

Caractéristiques
- Plus sociale que celle de la métropole.

- Orientée vers des réflexions profondes sur la vie et la mort.

- Pas une littérature d’alcôve.

3Représentation des Personnages

- Rarement des personnages arabes ou maghrébins significatifs.

- Présentation souvent biaisée.

Réflexion de Edward Saïd

- Ouvrage : *Orientalisme* (1978).

- Un discours influencé par :

- Contenu explicite.

- Implicites des utilisateurs (auteurs, lecteurs).

5. **Contributions de Pierre Bourdieu**

- Analyse de la culture et de l’impérialisme.

- Ouvrage: *Culture et impérialisme* (2000).

6. Auteurs Français Exemples

- André Gide

- Guy de Maupassant

- Alphonse Daudet

- Pierre Lotti

mouvement algérianniste et de Louis Bertrand :

Mouvement Algérianniste (1900-1935)

- Définition : Mouvement littéraire dirigé par Louis Bertrand, né avec l’arrivée de


nouveaux colons (Maltais, Espagnols, Italiens).

- Louis Bertrand :

- Arrivée à Alger :Professeur de rhétorique depuis 1891.

- **Critique de la France :** Dégouté par le provincialisme, l’idéal petit-bourgeois et les


conventions sociales.
- Thèse principale :

- Latinité de l’Afrique :** Toute l’Afrique est d’origine latine. Bertrand affirme que
l’Afrique française actuelle est l’héritière de l’Afrique romaine.

- Recherche de l’homme méditerranéen :** Passion pour une vie riche et dynamique.

- Vision coloniale :

- Justification de la colonisation par la latinité.

- Patriotisme chauvin qui l’empêche de voir la réalité algérienne.

- Critique de l’islamisation et de la période turque en Algérie, vue comme une


aliénation de l’identité berbère.

- Influence :

- Impact sur une génération d’écrivains français en Algérie, comme Robert Randau.

- Randau évoque une « philosophie de l’effort » et prône l’autonomie esthétique


spécifique à l’Afrique du Nord.

- Anthologie de 1920 : Publication rassemblant des auteurs algériannistes, visant à


représenter l’« âme berbéresque », souvent confondue avec la latinité.

Conclusion

Louis Bertrand et Robert Randau ont légitimé la colonisation française par leur défense
de la latinité, ignorant les souffrances des indigènes pendant la période coloniale

L’École d’Alger (1935-1950)

- Définition :Mouvement littéraire centré sur la sensibilité méditerranéenne,


décrivant la Méditerranée comme un bien commun, souvent appelée « mare
nostrum » (notre mer).

- Principaux auteurs :

- Gabriel Audisio, Albert Camus, Edmond Charlot, Emmanuel Roblès, Jules Roy, Jean
Pélégri, Jean Grenier.

- Idées clés :

- La mer est considérée comme une mère, selon Audisio.


- Jean Grenier souligne la passion des peuples méditerranéens pour le soleil, l’amour,
la mer et le jeu.

- Contrairement aux Algériannistes quiAvant 1954, la littérature algérienne de langue


française commence à s’affirmer à partir de 1950, marquée par des œuvres qui
interrogent le fait colonial et dévoilent les souffrances des Algériens, une phase
qualifiée de « littérature du dévoilement ». Les conséquences de la Seconde Guerre
mondiale et la montée des nationalismes stimulent une prise de conscience parmi les
intellectuels, qui commencent à poser la question identitaire : « Qui suis-je ? ».

Le roman *Le fils du pauvre* de Mouloud Feraoun, publié en 1950, illustre cette période
en décrivant la misère des colonisés. En 1954, Nadir Bouzar publie *J’ai cru en la
France*, un pamphlet contre la colonisation. Cette période voit l’émergence de jeunes
romanciers maghrébins qui dénoncent la colonisation et tentent de représenter
authentiquement leur identité et leur pays.

Cependant, ces écrivains ne critiquent pas seulement le colonisateur, mais aussi les
traditions archaïques et les problèmes internes de leurs sociétés. Leurs œuvres,
souvent qualifiées de récits « ethnographiques », sont des textes réalistes. Malgré cela,
ils sont parfois critiqués par leurs pairs pour avoir révélé les défauts de leur société au
profit du colonisateur, les accusant de complicité en dénonçant des pratiques
désuètes. mettent en avant la latinité, l’école d’Alger défend la dimension
méditerranéenne comme un patrimoine commun.

- **Albert Camus :**

- La Méditerranée est perçue comme une « patrie » et un « certain goût de la vie ».

- **Revue Rivage :**

- Espace d’expression pour les écrivains de la Méditerranée, promouvant la sensibilité


méditerranéenne.

- **Origine du terme :**

- Gabriel Audisio est le premier à utiliser l’expression « l’école d’Alger ».

- **Œuvres importantes :**

- **Gabriel Audisio :** « Jeunesse de la Méditerranée » (1935) et « Le Sel de la mer »


(1936) mettent en avant la mer.

### Conclusion
Bien que l’école d’Alger ait célébré la Méditerranée comme un espace de rencontre
culturelle, elle a échoué à répondre aux véritables aspirations des « indigènes », qui
cherchaient la libération du joug colonial.

Littérature maghrébine de langue française

├── Début : 1880

│ └── Utilisation pour aborder

│ ├── Assimilation

│ └── Égalité (dans la presse)

├── Période 1900-1920

│ └── Émergence de la littérature algérienne

│ └── Prolifération à partir de 1920

├── Caractéristiques

│ ├── Écrite en français

│ └── Expression algérienne

├── Période 1900-1950

│ ├── Acculturation

│ └── Mimétisme

├── Intelligentsia algérienne (à partir de 1920)

│ ├── Émir Khaled

│ ├── Cherif Benhabyles

│ └── Ferhat Abbes

│ ├── Militantisme dans le FLN et le GPRA

│ ├── Plaidoyer pour l’égalité

│ └── Ouvrage notable : « Le jeune Algérien »

└── Circonstances et spécificités de la littérature

La littérature maghrébine de langue française a commencé avec les Algériens à partir de


1880, qui l’utilisaient pour aborder des questions telles que l’assimilation et l’égalité
dans la presse. Entre 1900 et 1920, une littérature algérienne émerge, devenant
prolifique à partir de 1920. Bien que cette littérature soit écrite en français, elle conserve
une expression algérienne. La période de 1900 à 1950 est marquée par l’acculturation et
le mimétisme. À partir de 1920, une intelligentsia algérienne se développe, avec des
figures comme l’Émir Khaled, Cherif Benhabyles et Ferhat Abbes, ce dernier étant
notable pour son militantisme au sein du FLN et du GPRA. Abbes a plaidé pour l'égalité
entre les « indigènes » et les colons français, promouvant l’assimilation, notamment
dans son ouvrage « Le jeune Algérien ». Le texte se penche ensuite sur les circonstances
de la naissance de cette littérature et ses spécificités. Fait ça ce forme de schéma

Circonstances de cette naissance :

La littérature algérienne de langue française est profondément liée aux événements


historiques de son époque, marquée par des injustices sociales telles que
l’expropriation des terres et l’imposition du code de l’indigénat, qui restreignait les droits
des autochtones. Entre 1900 et les années 50, cette période était également
caractérisée par l’acculturation, où l’éducation ne reflétait pas la véritable histoire du
pays, induisant en erreur les rares privilégiés accédant à la scolarisation en leur faisant
croire que leurs ancêtres étaient des Gaulois. Traduit on Arab

La littérature algérienne de langue française des années 1920, représentée par Med
Ibn Cheikh, Caid Ben Chérif et Choukri Khodja, manquait de qualité. Ces auteurs, peu
nombreux, cherchaient avant tout à prouver leur maîtrise du français au colonisateur,
offrant un regard peu lucide sur leur société et critiquant le colonialisme de manière
superficielle. Cette période est souvent qualifiée de « littérature de l’aplaventrisme ».
Dans les années 1930, la littérature algérienne évolue avec l’émergence de Jean
Amrouche, un poète qui marquera profondément le paysage littéraire maghrébin et
algérien.

L’affirmation du roman maghrébin – algérien- de langue française à partir des


années 50 :

schéma simplifié des points clés concernant la littérature algérienne avant 1954 :

Littérature algérienne de langue française avant 1954

├── Début des années 50

│ ├── Affirmation de la littérature algérienne

│ ├── Thèmes principaux :

│ │ ├── Interrogation sur le fait colonial

│ │ ├── Dévoilement des souffrances des Algériens


│ │ └── Question identitaire : « Qui suis-je ? »

│ ├── Œuvres marquantes :

│ │ ├── *Le fils du pauvre* de Mouloud Feraoun (1950)

│ │ └── *J’ai cru en la France* de Nadir Bouzar (1954)

│ ├── Émergence de jeunes romanciers maghrébins

│ │ └── Dénonciation de la colonisation et représentation identitaire

│ └── Critiques :

│ ├── Remise en question des traditions archaïques

│ ├── Accusations de complaisance avec le colonisateur

│ └── Qualifiées de récits « ethnographiques » et réalistes

```

un schéma simplifié des points clés concernant la littérature algérienne après


1956 :

```

Littérature algérienne de langue française après 1956

├── Période : « Affirmation de soi et combat »

│ ├── Mobilisation intellectuelle des écrivains

│ ├── Engagement avec la réalité du peuple

│ └── Frantz Fanon : « Plongée dans les entrailles de son peuple »

├── Nouveau style littéraire

│ ├── Modification de la syntaxe française

│ ├── Exemples :
│ │ └── Kateb Yacine : « j’ai écrit en français pour dire aux Français que je ne suis pas
français »

│ └── Langage hybride (Henri Kréa)

├── Œuvres marquantes

│ ├── *Nedjma* de Kateb Yacine (1956)

│ │ ├── Revisite le mythe de l’ancêtre et de la femme sauvage

│ │ └── Techniques narratives innovantes : fragmentation, éclatement des genres

│ ├── Malkek Haddad (1958-1961)

│ │ ├── Récits poétiques : *L’élève et la leçon*, *Je t’offrirai une gazelle*

│ │ └── Sensibilité à la situation socio-historique

│ └── Assia Djebar

│ ├── *La soif* (1957)

│ └── *Les enfants du nouveau monde* (1962)

│ ├── Évoque le combat de libération

│ └── Critique sévère : Mustapha Lachraf (qualifie leurs écrits de « croûte poétique
»)

└── Continuité de la littérature après 1962

└── Contradiction des prévisions de disparition.

La littérature algérienne de langue française après 1962 :

Après 1962, durant les premières années de l’indépendance, les écrivains algériens
francophones continuent à publier en français.

- **Mohamed Dib** :

- Publie *Qui se souvient de la mer* (1962) et *Cours sur la rive sauvage* (1964).
- Explore des thématiques liées à la condition humaine : mort, amour et guerre.

- Offre un nouveau regard sur l’Algérie et sa réalité.

- **Mouloud Mammeri** :

- Publie *L’opium et le bâton* (1965), qui aborde la guerre d’Algérie et les


désillusions d’après-indépendance.

- Évoque le pouvoir et ses mécanismes : « séduire ou réduire, mystifier ou punir ».

- **Remise en question** :

- Les écrivains interrogent des thèmes tels que l’identité, la langue et la liberté.

- **Mourad Bourboune** dans *Le Muezin* et **Rachid Boudjedra** dans *La


répudiation* dénoncent les vices de la société algérienne post-guerre, notamment
le patriarcat, l’hypocrisie religieuse et la sexualité.

un schéma simplifié des points clés concernant la littérature maghrébine de langue


française des années 70-80 :

```

Littérature maghrébine de langue française (années 70-80)

├── Thème central : Quête identitaire

│ ├── Questionnements sur l’identité

│ ├── Remise en question des choix socio-politiques

│ └── Adaptation au nouveau contexte socio-historique

├── Dimension collective

│ ├── Importance de la mémoire collective

│ └── Écrivains engagés :

│ ├── Assia Djebar


│ ├── Rachid Mimouni

│ └── Taher Djaout (*Chercheurs d’os*)

└── Objectifs de la quête identitaire

├── Recherche de repères pour la jeune nation

└── Interrogation du passé pour comprendre le présent

```

Ce schéma résume les thèmes, les enjeux et les écrivains clés de la littérature
maghrébine des années 70-80.

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