🧾 Module : Bases de données
📘 Chapitre 1 : Introduction aux concepts de bases de données
I. Concepts de base
1. Qu'est-ce qu'une base de données ?
Une base de données est un ensemble organisé d'informations ou de données structurées.
Elle permet de stocker, organiser, rechercher et gérer efficacement ces données.
Exemples :
o Une liste d’élèves avec noms, prénoms, âges, etc.
o Un fichier client dans une entreprise.
2. Qu'est-ce qu'un SGBD (Système de Gestion de Base de Données) ?
Un SGBD est un logiciel qui permet de créer, gérer et exploiter une base de données.
Rôle :
o Stockage sécurisé des données
o Manipulation (ajouter, modifier, supprimer, rechercher…)
o Contrôle d’accès et gestion des utilisateurs
Exemples de SGBD : Microsoft Access, MySQL, Oracle, SQL Server
II. Niveaux de représentation d'une base de données
1. Niveau interne
Il représente la manière physique dont les données sont stockées dans le système (disque dur,
etc.).
L’utilisateur n’a pas accès à ce niveau.
2. Niveau conceptuel
Il décrit logiquement les données et leur organisation : types de données, relations entre les
tables…
C’est le niveau utilisé par les administrateurs de bases de données.
3. Niveau externe
C’est le niveau visible pour les utilisateurs.
Il montre les données sous forme de vues ou d’interfaces adaptées à chaque besoin (par
exemple : un formulaire de saisie).
III. Modèle relationnel de données
1. Structure de données relationnelles
Le modèle relationnel organise les données sous forme de tables.
Une table est composée de :
o Lignes (ou enregistrements) : chaque ligne correspond à un élément (ex. : un élève).
o Colonnes (ou attributs) : chaque colonne représente un champ (ex. : nom, prénom…).
2. Opérateurs de manipulation
On utilise des commandes pour interroger et manipuler les données :
o SELECT : pour interroger (afficher) des données.
o INSERT : pour insérer de nouvelles données.
o UPDATE : pour modifier des données.
o DELETE : pour supprimer des données.
3. Contraintes référentielles
Les contraintes assurent la cohérence et l'intégrité des données.
Exemple :
o Une table "Inscriptions" ne peut contenir un ID d’élève que s’il existe dans la table
"Élèves".
o Cela évite les données orphelines ou erronées.
Parfait ! Voici un cours structuré basé sur le Chapitre 2 : Conception des bases de
données, adapté à un niveau débutant/intermédiaire :
🧾 Module : Bases de données
📘 Chapitre 2 : Conception des bases de données
I. Étapes de la conception d’une base de données
1. Étape Analyse
Objectif : comprendre les besoins des utilisateurs et les informations à stocker.
Cette étape permet de définir :
o Les fonctions attendues de la base.
o Les données nécessaires.
o Les utilisateurs et leurs besoins spécifiques.
2. Étape Modélisation conceptuelle
On représente les données et les liens entre elles sous forme de modèle conceptuel, souvent à
l’aide d’un diagramme Entité-Association (E/A).
Ce modèle est indépendant de la technologie ou du SGBD utilisé.
3. Étape Modélisation logique
Transformation du modèle conceptuel en un modèle logique structuré, comme le modèle
relationnel (tables, colonnes, types de données).
Exemple : convertir une entité "Élève" en une table avec des attributs (id, nom, prénom...).
4. Étape Implémentation
Création de la base dans un SGBD (comme MySQL ou Access) en appliquant le modèle logique.
On définit :
o Les tables, leurs champs (colonnes),
o Les types de données,
o Les relations, contraintes, clés primaires et clés étrangères.
II. Les concepts de base de la modélisation
1. Entité
Représente un objet réel ou abstrait (ex. : Élève, Cours).
Chaque entité possède des attributs (ex. : nom, prénom).
2. Relation
Représente un lien logique entre entités (ex. : un élève s'inscrit à un cours).
Chaque relation peut avoir ses propres attributs.
3. Cardinalités
Indiquent le nombre de fois qu’une entité peut participer à une relation :
o 1..1 (obligatoire, unique),
o 0..n (facultatif, plusieurs).
4. Contraintes d’intégrité
Garantissent la cohérence des données :
o Clé primaire : identifie de façon unique chaque ligne d'une table.
o Clé étrangère : fait le lien entre deux tables.
5. Dépendances fonctionnelles
Permettent d’optimiser la base.
Exemple : dans une table, si la valeur d’un attribut détermine une autre (ex. : N° étudiant →
nom), on dit qu’il y a dépendance fonctionnelle.
III. Le modèle relationnel
Structure les données sous forme de tables relationnelles.
Chaque table est une relation.
Objectifs :
o Organiser les données,
o Éviter les redondances,
o Garantir l’intégrité des informations avec des clés primaires/étrangères,
o Faciliter les jointures et les requêtes.
Voici un cours structuré complet basé sur le Chapitre 3 : Interrogation d’une base de données du
module Bases de données. Ce cours est conçu pour des débutants ayant déjà des notions de base sur les
bases de données relationnelles.
🧾 Module : Bases de données
📘 Chapitre 3 : Interrogation d’une base de données
I. Démarche d’interrogation d’une base de données
Interroger une base de données signifie poser des questions pour en extraire des informations
précises.
Démarche :
1. Identifier les données recherchées.
2. Sélectionner les tables concernées.
3. Préciser les conditions (filtres).
4. Organiser les résultats (tri, regroupement, fonctions d’agrégation comme SUM(),
AVG()...).
II. Types de langages d’interrogation
1. Le langage SQL (Structured Query Language)
C’est le langage le plus utilisé pour manipuler et interroger des bases relationnelles.
Il permet :
o De sélectionner des données (SELECT)
o De filtrer (WHERE)
o De trier (ORDER BY)
o De grouper (GROUP BY)
o D’effectuer des calculs (COUNT, SUM, etc.)
o De modifier ou supprimer des données.
2. Langage graphique
Utilisé dans des interfaces visuelles (comme Access).
Permet aux non-techniciens de créer des requêtes sans écrire du code.
3. Langage algébrique
Basé sur l’algèbre relationnelle : formalisme mathématique pour décrire les opérations sur les
relations.
Utilisé surtout en théorie ou en analyse de performance.
III. Opérateurs d’interrogation
1. Opérateurs relationnels
Projection : sélection de colonnes (ex. : SELECT nom, prénom)
Restriction : sélection de lignes (ex. : WHERE classe = '1A')
Jointure : combinaison de plusieurs tables liées (ex. : JOIN)
2. Opérateurs ensemblistes
Union : combine les résultats de deux requêtes (sans doublons)
Intersection : donne les données présentes dans les deux requêtes
Différence : extrait les données de l’une absentes de l’autre
IV. Le langage de requêtes SQL
1. Présentation
SQL est un langage déclaratif : on indique ce que l’on veut obtenir, pas comment.
Requête de base :
SELECT nom, prénom FROM Eleves WHERE classe = '1A';
2. Syntaxe générale
SELECT colonne1, colonne2, ...
FROM table
WHERE condition
ORDER BY colonne ASC|DESC
GROUP BY colonne
HAVING condition
3. Exemples de requêtes SQL
Sélectionner tous les élèves :
SELECT * FROM Eleves;
Sélectionner les élèves de la classe 2B :
SELECT nom, prénom FROM Eleves WHERE classe = '2B';
Compter le nombre d’élèves par classe :
SELECT classe, COUNT(*) FROM Eleves GROUP BY classe;