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le contenu lié à votre collection permet un accès illimité à tout le matériel listé
mais ça ne s’arrête pas là. ci-dessus, à l’école et à domicile, sur pc/mac,
tablette, etc. via www.scoodle.be.
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INTRODUCTION
Introduction
Bienvenue dans ta nouvelle méthode Experts !
Pour découvrir les sciences, tu verras chaque année différentes UAA. Chaque UAA est divisée en modules.
Pour chacun, tu auras différentes étapes à traverser.
En route pour un voyage au cœur des sciences !
ÉTAPE
QUESTIONNEMENT 1
Chaque module commence par une petite mise
en situation. C’est une énigme à laquelle tu devras ÉTAPE
répondre une fois que tu en sauras davantage sur le
sujet et que la matière abordée n’aura plus aucun
2
ACTIVITÉS
secret pour toi.
Des activités te sont proposées tout au
Un questionnement alternatif est disponible pour les
long de chaque module. Ces dernières
enseignants sur Scoodle. Situation
supplémentaire permettent de t’entrainer et de pouvoir
répondre, à terme, au questionnement
de départ.
ÉTAPE
4
SYNTHÈSE
Ton parcours ne s’arrête pas à la résolution ÉTAPE
du questionnement. Il est maintenant
3
temps de synthétiser les savoirs que tu as RÉSOLUTION DE LA
appris dans ce module. Comme chacun
est différent, cette étape de synthétisation
SITUATION-PROBLÈME
est faite de deux manières distinctes : une Sur la base de tes nouvelles connaissances
forme visuelle parfois à compléter et une et des savoir-faire entrainés tout au long
forme textuelle déjà complétée. des activités, tu es désormais capable de
répondre au questionnement initial.
ÉTAPE
5
APPLICATIONS
ÉTAPE
Après cette étape de synthèse, des
exercices te seront proposés afin 6
de mettre en application les savoirs
ÉVALUATION
et savoir-faire découverts dans le En fin de module, tu trouveras une évaluation
module, ce qui te permettra de fixer formative qui te permettra de tester ce que tu as
tes connaissances. appris.
Tu peux t’entrainer davantage grâce Une évaluation alternative est disponible sur
aux exercices interactifs disponibles Scoodle pour les enseignants. Évaluation
supplémentaire
sur Scoodle. Exercices
interactifs
3
QR CODE
Lors de ton voyage à travers ce cahier, tu découvriras à certains endroits des QR CODES.
Ces derniers renferment des trésors cachés (vidéos, animations…) qui se révéleront à tes
yeux une fois scannés.
Info +
Tu découvriras parfois des cadres intitulés « Info + ». Ces derniers contiennent des informations
supplémentaires ou une petite anecdote, dont le contenu t’intéressera certainement.
En lien avec…
Chaque cahier contient également des cadres intitulés « En lien avec... ». Ces encarts ont été
placés judicieusement au sein de chaque cahier, lorsque cela s’y prêtait. Ils ont pour but de montrer
l’interconnectivité qui existe avec d'autres cours.
FICHE OUTIL
À la fin de ton cahier, tu découvriras des fiches-outils. Celles-ci te permettent de réaliser au mieux
certaines activités, lesquelles demandent davantage de maitrise.
LEXIQUE
Un mot que tu ne connais pas ? Un doute sur une définition ? Pas de panique, le lexique disponible en fin
de cahier est là pour t’aider.
Laboratoire LABORATOIRE
Certaines expériences peuvent être réalisées en laboratoire. Sous la supervision de ton
professeur, il est maintenant temps de mettre en pratique tes connaissances.
Tu trouveras un rapport de laboratoire vierge à compléter sur Scoodle.
SUR SCOODLE
En tant qu’élève, tu as accès aux : En tant qu’enseignant(e), vous avez accès aux
- exercices interactifs documents suivants :
- fiches labo - des situations supplémentaires
- vidéos du cahier - des exercices supplémentaires
- manuel numérique - des évaluations supplémentaires
- le corrigé du cahier
- les notes méthodologiques
- des ressources supplémentaires
Vous pouvez partager facilement ces documents
avec vos élèves si vous le souhaitez.
4
UAA1 Électricité
MODULE 1 L’électrostatique
INTRODUCTION
UAA1
Les éclairs, l’attraction et la répulsion
d’objets électrisés, les cheveux qui se
dressent sur la tête…
Tant de phénomènes surprenants qui vont être
expliqués dans ce chapitre !
Au terme de ce module, tu seras capable de :
COMPÉTENCES À DÉVELOPPER
• Résoudre une situation concrète impliquant des concepts et des propriétés des courants électriques.
PROCESSUS RESSOURCES
Connaitre Prérequis
A T
C
• Décrire une expérience mettant en évidence • Force.
l’existence de deux types de charges
• Bons et mauvais conducteurs.
électriques et les attractions/répulsions qui
en résultent.
Savoirs
6 Module 1 : L’électrostatique
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Situation
supplémentaire
SITUATION - PROBLÈME
Module 1
Tu as sûrement déjà été confronté(e) à ce moment désagréable
où, lorsque tu retires un pull ou un polaire, tu ressens une petite
décharge et tes cheveux sont hirsutes ou au contraire collent au
visage.
Comment cela se produit-il ?
2. ACTIVITÉS
Manipulation 1
• Fabrique en premier lieu un pendule électrostatique constitué © PIERRON - ASCO & CELDA
• Frotte ensuite le bâton d’ébonite avec de la fourrure ou un carré de laine. Approche à nouveau le
bâton frotté du pendule (sans le toucher). Qu’observes-tu ?
Module 1 : L’électrostatique 7
Manipulation 2
• Approche une latte en plastique (plexiglas) de confettis. Que constates-tu ?
Manipulation 3
• Approche une paille en polystyrène (PVC, plastique) d’un mince filet d’eau. Que remarques-tu ?
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Les corps frottés acquièrent une charge électrique, ils sont électrisés par frottement.
Les corps électrisés attirent les corps légers.
INFO +
Au VIe siècle avant J.-C., Thalès de Milet avait constaté que certains objets, particulièrement
ceux fabriqués à partir de l’ambre (résine fossile de conifères utilisée en bijouterie), attirent
la poussière et d’autres objets légers lorsqu’ils sont frottés avec un tissu.
Il attribue à l’ambre une propriété quasi divine qu’il nomme « électricité » (du grec
« êlektron » signifiant simplement ambre).
f MANIPULATIONS ET OBSERVATIONS
© PIERRON - ASCO & CELDA
• Prends deux pailles identiques et pose-les l’une à côté de
l’autre sur un support isolant : ton banc ou un support tel que
celui proposé en arrière-plan sur cette photo (des tiges en
verre fixées sur une planche en bois). Frotte-les avec un tissu.
Dépose-les l’une à côté de l’autre. Qu’observes-tu ?
8 Module 1 : L’électrostatique
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
• Garde l’une des deux pailles de la manipulation. Reprends le bâton d’ébonite frotté. Approche-le de
la paille chargée. Qu’observes-tu ?
Module 1
s’éloigne du bâton.
• Prends maintenant une tige en verre frottée avec un linge. Approche la tige de la paille. Qu’observes-
tu ?
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Une force est la modélisation physique de l’action d’un corps sur un autre. Elle a pour effet soit de
mettre ce corps en mouvement (ou d’influencer le mouvement de ce corps), soit de le déformer.
Deux corps électrisés par frottement ne peuvent que s’attirer ou se repousser lorsqu’ils
sont placés en voisinage l’un de l’autre. Nous pouvons affirmer, à la suite de Charles-
François du Fray en 1720, qu’il n’existe que deux types de charges électriques,
auxquelles Benjamin Franklin donnera le nom de charges positives et négatives.
Par convention, nous dirons que :
La force s’exerçant entre deux corps chargés porte le nom de force électrique (force coulombienne).
Elle sera attractive si les deux objets portent des charges de signes contraires.
répulsive si les deux corps portent des charges de même signe.
Les objets frottés utilisés dans les expériences ci-dessus portent une charge électrique. Ils ont été électrisés
par frottement. Ce mode d’électricité porte également le nom de triboélectricité. Comme nous allons le voir,
il est possible d’électriser un corps par d’autres techniques.
Module 1 : L’électrostatique 9
2 Électrisation par contact
v RÉALISE les expériences suivantes, SCHÉMATISE-les et NOTE tes observations.
Laboratoire
Fiche n°3
10 Module 1 : L’électrostatique
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 1
v SÉLECTIONNE les idées de chaque pionnier de la physique puis RÉSUME-les avec tes mots en bas
de la page 13.
C’est également au 18e siècle que les discussions entre scientifiques vont bon train pour expliquer les deux
types d’électricité observés.
Module 1 : L’électrostatique 11
3.4 ANDRÉ-MARIE AMPÈRE - 19e SIÈCLE
C’est en 1820 qu’André-Marie Ampère propose une convention pour le sens
de circulation du courant dans un circuit : le courant électrique parcourt le circuit
électrique en allant de la borne positive à la borne négative du générateur. À
cette époque, la nature du courant électrique n’était pas encore connue.
12 Module 1 : L’électrostatique
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 1
modélisation est inspirée du Système solaire,
le noyau étant considéré comme le Soleil et les
électrons comme les planètes gravitant autour de
ce dernier.
u Pour information, ce n’est qu’en 1932 que James Chadwick mettra en évidence l’existence des neutrons
dans le noyau atomique.
u Ces modèles seront approfondis au cours de chimie. Pour l’heure, c’est le modèle de Bohr qui sera le plus
pertinent dans le cadre de ce chapitre. Ainsi, quand nous parlerons d’électrons, il s’agira de ceux de la
dernière couche, aussi appelée couche externe, couche de valence ou couche valencielle.
INFO +
Module 1 : L’électrostatique 13
4 Fonctionnement de l’électrisation
En gardant à l’esprit les informations qui t’ont été données sur les atomes, analysons ce qu’il se passe lors de
l’électrisation par frottement et par contact.
les deux corps sont neutres (même nombre de un corps est neutre et l’autre est chargé.
charges positives et négatives).
Au départ
14 charges : 7+ et 7 - 19 charges : 7 + et 12 -
Au moment de
l’électrisation,
il y a
* Les flèches représentent les déplacements d'électrons * Les flèches représentent les déplacements d'électrons
d'un corps à l'autre. d'un corps à l'autre.
14 charges : 7 + et 7 - 19 charges : 7 + et 12 -
Les deux corps sont chargés de manière Les deux corps portent une charge de même
différente : signe :
- un objet a perdu des électrons : il est chargé Les électrons migrent de l’objet où il y en a le
positivement ; plus vers l’autre objet.
Tu observeras que, quelle que soit la situation, le nombre de charges est resté constant : c’est la répartition
de ces mêmes charges qui a changé.
14 Module 1 : L’électrostatique
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
5 Conducteur ou isolant
Toutes les expériences faites jusqu'à présent fonctionnent-elles avec toutes les matières de la même manière ?
Découpons cette question en deux parties.
Module 1
5.1 LES MATIÈRES
Utilisons une machine de Wimshurst. Charge la machine. Pendant que les disques tournent et que des
étincelles sont produites, insère entre les deux sphères, sur le chemin des
éclairs, les différents objets dont tu disposes.
Rien ne bouge.
L’électroscope est un dispositif métallique constitué d’un plateau muni d’une tige sur
laquelle est attachée une deuxième partie mobile : soit une aiguille via un pivot, soit
une feuille métallique souple pliée en deux, soit deux petites feuilles ayant leur point
d’attache en commun. Chacune de ces parties de l’électroscope est en métal. Il est
électriquement isolé de l’extérieur par son socle.
Dans les appareils à aiguille : lorsque l’électroscope est
électriquement neutre, l’aiguille est à la verticale. Lorsque le plateau
est électrisé, l’aiguille s’écarte de la verticale.
Dans les appareils avec deux parties mobiles : lorsque l’électroscope est électriquement
neutre, les deux feuilles sont au repos et pendent à la verticale. Lorsque le plateau est
électrisé, les parties mobiles s’écartent.
v Comment EXPLIQUER pourquoi l’aiguille s’écarte de la tige (ou les deux parties mobiles s’écartent
l’une de l’autre) ?
En fonction du signe de la charge que l’on approche de l’électroscope, les électrons de l’électroscope
sont attirés vers le plateau ou sont repoussés de celui-ci. Donc, par ce déplacement d’électrons, la tige et
l’aiguille (ou les deux parties mobiles) sont chargées de la même manière : cela provoque la répulsion entre
ces deux parties mobiles.
L’électroscope permet de savoir si un corps est électrisé plus ou moins fort, autrement dit si ce corps a une
charge plus ou moins importante, mais il ne permet pas de déterminer le signe et la quantité précise des
charges.
Module 1 : L’électrostatique 15
Laboratoire
Fiche n°4
• Prends un bâton de verre, une paille, un fil de cuivre, un bâton de bois et un tissu.
• Pour chacun de ces objets, procède de la manière suivante : frotte avec le tissu
© PIERRON - ASCO & CELDA
l’objet et approche ce dernier du plateau de l’électroscope. Note ensuite tes
observations.
v Les déviations observées sur l’électroscope sont-elles de même amplitude lorsque différents
objets sont utilisés?
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Les corps peuvent être classés en bons, moins bons, voire mauvais conducteurs en fonction de leur
capacité à laisser se déplacer leurs électrons plus ou moins facilement. Les mauvais conducteurs sont
appelés isolants mais ces termes sont relatifs : la capacité d’un corps à être un matériau isolant peut
être remise en question selon les conditions et les éléments auxquels on le compare.
Cette expérience nous permet donc de savoir si une matière est plus ou moins conductrice que les autres
avec lesquelles elle est comparée. Nous devons compléter nos résultats avec la convention déjà rencontrée :
le verre est chargé positivement et le PVC négativement.
16 Module 1 : L’électrostatique
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
3. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME
Module 1
Après avoir retiré un pull en laine ou un polar, tu ressens parfois
une petite décharge et tes cheveux collent au visage ou sont
hirsutes. Comment expliques-tu ce moment désagréable ?
Module 1 : L’électrostatique 17
4. SYNTHÈSE
SYNTHÈSE VISUELLE
La matière
Les atomes
g Corps chargés positivement : nombre de protons > nombre d’électrons : manque d'électrons
g Corps chargés négativement : nombre de protons < nombre d’électrons : excès d'électrons
Transferts d’électron
Transfert d’électrons de transfert d’électrons
Pas
deux corps porteurs de
g deux corps porteurs de
g Réorganisation temporaire
g
charges de signe contraire
charges de même signe
des électrons
+ + - -
Les corps portant une charge de
signe contraire s’
attirent . = attraction
+ -
18 Module 1 : L’électrostatique
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
SYNTHÈSE TEXTUELLE
MODÉLISATION DE LA MATIÈRE
Module 1
La matière est constituée d’atomes, eux-mêmes constitués d’un noyau (chargé positivement) et
d’électrons (chargés négativement).
Un corps ayant plus de protons que d’électrons, qui manque donc d’électrons, est chargé positivement.
Un corps chargé négativement a donc un excès d’électrons.
- Suite à une électrisation par frottement, les deux corps sont porteurs de charges de signe contraire.
- Suite à une électrisation par contact, les deux corps portent des charges de même signe.
Ils peuvent aussi être électrisés par influence mais il n’y a pas de transfert d’électrons dans ce cas-là, ce
n’est qu’une réorganisation temporaire des électrons dans la matière.
Les corps qui s’électrisent plus ou moins facilement sont appelés conducteurs alors que ceux qui ne
permettent quasi aucune électrisation sont des isolants.
Mais globalement, la charge électrique se conserve et son unité dans le système international est le
coulomb (C).
Les corps portant une charge de même signe se repoussent alors que les corps portant une charge
de signe contraire s’attirent.
Module 1 : L’électrostatique 19
5. APPLICATIONS Exercices
interactifs
Touchons la boule avec le morceau de polystyrène. Quelques charges négatives passent sur celle-ci.
Qu’observes-tu ? JUSTIFIE ta réponse en donnant le type d’électrisation.
La boule et le polystyrène se repoussent car ils sont chargés d’électricité de même signe puisque
l'électrisation s'est faite par contact.
A T v 2. Une demoiselle isolée du sol touche une boule en cuivre fortement chargée. Qu’OBSERVES-tu ?
C Pourquoi ?
Ses cheveux se dressent sur sa tête.
La jeune fille est conductrice, une partie des charges
électriques présentes sur la boule de cuivre se
répartissent sur le corps de la demoiselle. Ses cheveux
chargés d’électricité de même signe se repoussent et se
dressent sur sa tête pour s'écarter au maximum.
A T v 3. Quatre sphères colorées sont suspendues par des fils. La sphère orange porte une charge positive.
C On sait aussi que les autres sphères portent soit une charge positive, soit une charge négative ou pas
de charge du tout.
DESSINE les forces agissant sur les sphères orange, verte, jaune, bleue dans les situations représentées
ci-dessous et DÉTERMINE la charge de chaque sphère. JUSTIFIE ta réponse.
Les sphères verte et orange s’attirent. Si la sphère orange porte une charge positive, la sphère verte porte
donc une charge négative. Les sphères jaune et verte se repoussent. Elles sont chargées d’électricité de
même signe, elles sont donc toutes les deux chargées négativement. La sphère bleue n’est soumise à
aucune force, elle n’est pas chargée.
20 Module 1 : L’électrostatique
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 1
Électrise par frottement une feuille en plastique. Dépose et glisse le
montage sur cette feuille afin de l’électriser par contact.
Soulève le montage en le tenant par le gobelet et touche du doigt le
pendule.
a) Qu’OBSERVES-tu ?
pendule effectue un mouvement d’oscillation entre l’assiette et le
Le
doigt.
Elle attire le pendule qui est un corps léger.
Module 1 : L’électrostatique 21
6. ÉVALUATION Évaluation
supplémentaire
f LE PENDULE ÉLECTRIQUE
C’est une petite sphère, électriquement isolée du sol.
f LE BIC ET LE PULL
En frottant le bic contre le pull, j’électrise par frottement ces objets. Avant le
frottement, tous les objets étaient électriquement neutres. Supposons que le
bic contenait un total de 2 charges et le pull 8 charges. Après le frottement, le
pull a un total de 5 charges.
Avant Après
Bic +- + - - - -
Pull +-+-+-+- + + + + -
22 Module 1 : L’électrostatique
MODULE 2 L’électricité
INTRODUCTION
Nous allons dans ce chapitre définir la base UAA1
des circuits électriques, tant du point de vue
matériel que des grandeurs les définissant.
Au terme de ce module, tu seras capable de :
COMPÉTENCES À DÉVELOPPER
• Résoudre une situation concrète impliquant des concepts et des propriétés des courants électriques.
PROCESSUS RESSOURCES
Connaitre Prérequis
A T
C
• Sur la base d’une expérience, énoncer les • Interrupteur : circuit ouvert, circuit fermé.
conditions de circulation d’un courant élec-
• Bons et mauvais conducteurs.
trique dans un milieu donné.
• Circuit électrique simple.
• Reconnaitre et utiliser des symboles norma-
lisés des éléments de circuit. • Notion d’énergie.
24 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
1. QUESTIONNEMENT
Situation
supplémentaire
SITUATION - PROBLÈME
ar la diminution de la réactivité de la manette de la console de jeux, on sait qu’est venu le moment
P
de devoir changer les piles. Malheureusement, nous nous rendons compte que dans notre réserve de
Module 2
piles, il manque justement celles qu’il faut.
Nous avons également tous vécu ce moment où, après avoir mis les piles à l’endroit approprié, nous
nous rendons compte qu’elles ne sont pas dans le bon sens.
Pourquoi existe-t-il différents voltages de piles (1,5 V, 4,5 V, 9 V, …) ? Et pourquoi ont-elles un
sens ?
Pour cette question de départ, nous nous limiterons au voltage des piles ainsi qu’à la façon de les
positionner dans l’appareil, et non à leur forme.
Module 2 : L’électricité 25
2. ACTIVITÉS
La plaque photovoltaïque,
accompagnée d’une batterie
de stockage, fournit l’énergie
électrique à la lampe. C’est un
L'interrupteur : générateur électrique.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Un circuit électrique simple se compose des éléments repris ci-dessous et qui seront reliés (connectés)
les uns aux autres.
• Le générateur électrique : pile, batterie, plaque photovoltaïque, réseau électrique, etc. Il fournit
de l’énergie électrique.
• Le récepteur électrique : moteur, lampe, diode LED, une résistance chauffante, etc. Il utilise
l’énergie électrique reçue et la transforme en une autre forme d’énergie.
• L’interrupteur (éventuellement), en position ON (marche), ferme le circuit, ce qui permet le passage
du courant. En position OFF (arrêt), il ouvre le circuit et interrompt le passage du courant.
• Les câbles électriques ou câbles de connexions relient le générateur, le(s) récepteur(s) et
l’interrupteur et forment ainsi une suite de conducteurs.
26 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 2
+
Générateur G
pile
générateur
M
Récepteurs
lampe résistance moteur
LED
Interrupteurs
interrupteur ouvert interrupteur fermé
Appareils de A V �
mesure
ampèremètre voltmètre ohmmètre
Dans un schéma électrique, une pile ou une batterie sont représentées par le schéma
ci-contre.
La grande barre sera la borne positive tandis que la petite barre sera la borne
négative.
Dans les schémas électriques comportant d’autres générateurs qu’une
+
G pile, le générateur est représenté par un cercle contenant la lettre G. Un
« + » désigne la borne positive.
Souvent, la borne positive du générateur est de couleur rouge et la borne négative de
couleur bleue ou noire.
Schéma :
Module 2 : L’électricité 27
3 Générateurs électriques
5 6 7 8
28 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 2
U= 1 volt =
q 1 coulomb
La tension indiquée sur les piles ou sur les batteries est appelée tension nominale : il s’agit de la tension
délivrée par le générateur au cours d’un fonctionnement normal. Si la tension délivrée par le générateur est
plus importante que la tension acceptée par le récepteur, alors le récepteur est endommagé.
INFO +
INFO +
La tension électrique théorique des installations domestiques de nos régions est généralement
annoncée à 220 V.
En réalité, elle est comprise entre 210 V et 240 V car sa valeur dépend notamment de la distance entre
la cabine électrique et la maison. Notons cependant que la tension nominale domestique varie selon
la zone géographique.
Module 2 : L’électricité 29
v INSCRIS au-dessus de chaque pile ou
batterie sa tension nominale. U= 14,4 V U= 1,5 V
Les cours d'eau sont caractérisés par leur débit, le nombre de mètre
cube d'eau passant en point par unité de temps. Dans l’étude du courant
électrique, il est important de connaître le nombre de charges électriques
passant en un point par unité de temps. Ce débit est appelé intensité.
L'eau qui coule n'est utile que si nous trouvons un moyen d’utiliser son mouvement. Tout comme le
courant électrique nous est utile que si nous parvenons à domestiquer l’énergie qu’il véhicule. Il s’agit
du rôle du récepteur électrique.
30 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 2
q 1 coulomb
I= 1 ampère =
Δt 1 seconde
Éclair 100 kA
INFO +
Module 2 : L’électricité 31
3.5 PUISSANCE ÉLECTRIQUE
Tous les générateurs ne libèrent pas leur énergie avec la même rapidité. Pour caractériser un générateur, il est
important d’également tenir compte du facteur temps.
La puissance (P) d’un générateur est définie comme étant l’énergie (E) fournie par unité de temps.
En revanche, la puissance d’un récepteur est définie comme l’énergie utilisée par le récepteur par unité de
temps.
L’unité de la puissance est le watt (W).
E 1 joule
P= 1 watt =
Δt 1 seconde
E q
U = ⇔ E = U⋅q
Précédemment, nous avons vu les relations suivantes : et I=
q Δt
U⋅q q
Nous en déduisons donc que : P = ⇔ P = U⋅ . Par conséquent, P = U . I
Δt Δt
Dans le langage courant, une confusion se fait régulièrement entre le watt (W) et le kilowattheure (kWh) qui
est l’unité usuelle de mesure de l’énergie. Le kilowattheure (kWh) est l’énergie consommée par un récepteur
ayant une puissance de 1 000 W (1kW) et fonctionnant pendant 1 heure.
INFO +
32 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Tous les circuits électriques sont élaborés à partir d’une boucle constituée au minimum d’un générateur
et d’un récepteur, reliés entre eux par des fils électriques.
Module 2
lui permettant de traverser un circuit électrique. E
U= 1 coulomb
L’unité de la tension dans le système international est q
le volt (V).
L’intensité électrique (I) est la quantité de charges
électriques (q) passant en un point du circuit par unité q 1 coulomb
I= 1 ampère =
de temps. Son unité dans le système international est Δt 1 seconde
l’ampère (A).
La puissance (P) est definie comme etant l’energie (E)
E 1 joule
fournie ou perdue par unite de temps. Son unite dans P= 1 watt =
Δt 1 seconde
le systeme international est le watt (W).
mAh
c) Quelle relation unit ces deux grandeurs ? Que peux-tu en conclure concernant cette unité ?
Module 2 : L’électricité 33
4 Sens du courant électrique
v 1. OBSERVE et RÉALISE les deux montages illustrés ci-dessous. COMPLÈTE ensuite le tableau.
Montage 1 Montage 2
v SCHÉMATISE le
montage.
OBSERVES-tu inversées.
une différence ?
Si oui, laquelle ?
Observons-nous toujours le même effet avec toutes les sources lumineuses électriques ?
Essayons avec une LED…
Les LED, de l’anglais light-emitting diode, ou diodes électroluminescentes en français, sont des dispositifs
émettant de la lumière lorsqu’elles sont parcourues par un
courant électrique. Par rapport aux ampoules traditionnelles,
elles présentent l’avantage d’être moins énergivores.
Les LED étant asymétriques, le contact le plus long doit être relié
à la borne positive.
Pour éviter que la LED ne s’échauffe trop et brûle, il faut placer
derrière un dispositif limitant la quantité de charges électriques
qui la traversent. Ce dispositif est appelé une résistance
électrique. Nous reviendrons par la suite sur ce sujet.
Pour pouvoir fonctionner, les LED nécessitent une tension minimum. En dessous de cette dernière, le courant
ne circule pas. Cette tension est nommée tension seuil et varie en fonction de la couleur de la LED.
34 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Jaune 2,1
Module 2
Rouge 1,6-2 U seul U(V)
a) Qu’OBSERVES-tu ?
a) INDIQUE sur chacun le sens du courant et DÉTERMINE dans quel cas la LED brille.
Le courant électrique a un sens. Ce dernier peut influencer le fonctionnement d’un récepteur.
Module 2 : L’électricité 35
INFO +
Le prix Nobel de physique 2014 a été décerné à trois physiciens d’origine japonaise, Isamu Akasaki,
Hiroshi Amano et Shuji Nakamura, pour la mise au point de LED (diodes luminescentes) bleues en
1992.
Cette découverte a permis la mise au point de diodes émettant de la lumière
blanche. En effet, la lumière émise par une diode bleue est partiellement
absorbée par un luminophore couvrant son enveloppe. Celui-ci transforme
une partie de la lumière bleue en un spectre allant du rouge au vert et
permet ainsi de reconstituer la lumière blanche. Cette découverte permet
aujourd’hui l’utilisation de sources lumineuses beaucoup moins énergivores
que les lampes à incandescence ou les tubes fluorescents (néons).
Par convention, le courant électrique parcourt un circuit en allant de la borne positive, de couleur rouge,
vers la borne négative, de couleur noire. Cette convention, proposée en 1820 par André-Marie Ampère,
remonte à une époque où la nature du courant électrique était encore inconnue.
Pour rappel, en 1897, Joseph John Thomson met en évidence l’existence d’une particule
de charge négative, l’électron. Il constate que cette particule chargée négativement
est quasi libre de se mouvoir dans un conducteur solide. L’électron est repoussé par la
borne négative et est attiré par la borne positive d’un générateur. Pour qu’un électron
puisse se déplacer dans un circuit, il faut impérativement une combinaison de ces deux
forces.
+ _ + _
Électrons Électrons
Le sens de déplacement des électrons dans un circuit électrique est donc à l’opposé du sens conventionnel
du courant électrique.
Sens conventionnel du courant
Dorénavant, lorsque nous parlerons du sens du courant, nous ferons référence au sens conventionnel du
courant.
36 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
INFO +
Un courant continu (DC pour Direct Current) est un courant électrique dans lequel les charges
électriques se déplacent à tout instant dans le même sens.
Par contre, un courant alternatif (AC pour Alternative Current) est un courant dans lequel les charges
vibrent sur place, ce qui donne l’impression que toutes les charges se déplacent pendant une certaine
durée dans un sens et ensuite pendant la même durée en sens inverse. Dans le réseau électrique
Module 2
belge, le courant est alternatif et change 50 fois de sens par seconde (50 hertz).
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Par convention, le courant électrique parcourt un circuit de la borne positive vers la borne
négative. Ce sens est l’opposé de celui des électrons.
5 Récepteurs
En étudiant les générateurs électriques, nous avons défini la tension électrique ou différence de potentiel
comme étant l’énergie électrique communiquée par le générateur à une charge électrique unitaire. Quand
cette charge revient au générateur, elle a perdu toute l’énergie reçue. Le récepteur est le composant du circuit
qui permet de transformer cette énergie électrique en une autre forme d’énergie.
• Réalise le montage, dont le schéma est donné ci-contre, en utilisant successivement comme récepteur :
1) un fil électrique ;
2) un fil électrique près duquel est placé une boussole ;
3) une ampoule à incandescence ;
4) une diode LED (et une resistance) ;
5) un moteur électrique
6) un récipient rempli d’une solution H2SO4 Récepteur
électrique
Dans les cinq premières situations, tu représenteras le schéma normalisé
(interrupteur ouvert).
Module 2 : L’électricité 37
v DÉCRIS tes observations.
INFO +
L’aiguille aimantée pivote et vient se placer perpendiculairement au fil lorsque le courant circule dans
celui-ci ; elle reprend sa position initiale dès que le courant est interrompu.
Lorsqu’on inverse le sens du courant, l’aiguille se place perpendiculairement au fil mais en inversant la
position de ses extrémités.
38 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
INFO +
Module 2
forces électriques d’une part et les forces magnétiques d’autre part, ce qui était
révolutionnaire pour l’époque.
INFO +
Un aimant exerce une force d’attraction sur certains matériaux, comme le fer, le cobalt ou le nickel,
appelés substances ferromagnétiques. L’attraction est particulièrement importante aux extrémités de
l’aimant, appelées « pôles ». Nous disons que l’aimant développe, dans son voisinage, un champ
magnétique.
La Terre est entourée d’un champ magnétique appelé champ magnétique terrestre.
La boussole est un instrument constitué d’une aiguille aimantée mobile capable
de s’orienter dans un champ magnétique. L’extrémité de l’aiguille indiquant
approximativement le pôle nord géographique sera appelée pôle Nord. Par
convention, on la peindra en rouge tandis que l’autre extrémité, appelée pôle
Sud, sera habituellement de couleur verte, blanche ou parfois bleue.
L’orientation de l’aiguille de la boussole se modifie lorsqu’elle est placée au voisinage
d’un aimant. L’expérience montre que les pôles de même nom d’un aimant se
repoussent tandis que ceux de noms contraires s’attirent et qu’il est impossible de
séparer le pôle Nord du pôle Sud d’un aimant même en le brisant. En effet, les deux
pôles sont présents aux extrémités de chaque morceau.
• Ferme l’interrupteur.
• Approche ta main de la lampe à incandescence quand elle
brille.
• Inverse les connexions du générateur.
Module 2 : L’électricité 39
v Explique pourquoi une lampe à incandescence émet de la lumière.
INFO +
• Ferme l’interrupteur.
Schéma :
• Approche ta main de la diode LED quand elle brille.
La diode s’échauffe-t-elle ?
40 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 2
M
L’électrode prend une couleur jaune cuivre à la borne négative. Du cuivre se dépose sur cette électrode.
Module 2 : L’électricité 41
v OBSERVES-tu une différence lorsque tu inverses les connexions de la pile ?
Non.
À la borne positive, nous observons chaque fois un dégagement gazeux, tandis qu’à la borne négative,
nous observons un dépôt de cuivre.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
En circulant dans un récepteur, le courant électrique peut fournir un effet chimique, lumineux,
magnétique, mécanique ou thermique.
Les transformations d’énergie entrainent un dégagement de chaleur. Il en va de même pour le passage
d’un courant électrique dans un conducteur. Ce passage s’accompagne d’un dégagement de chaleur
appelé effet Joule.
42 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
3. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME
Module 2
électrique précise et à chaque appareil
correspond un voltage de fonctionnement
optimal. Il est donc déconseillé de faire
fonctionner un appareil électrique avec un autre
voltage de pile que celui prévu : la tension de la
pile serait soit trop faible pour faire fonctionner
idéalement l’appareil, soit trop importante et
risquerait d’endommager le circuit électrique.
sens des piles est également important
Le
en fonction des récepteurs électriques, le
car,
courant électrique doit circuler dans un sens
précis. Si la pile est placée dans le mauvais sens,
l'appareil ne fonctionne pas.
Module 2 : L’électricité 43
44
Estockée
Module 2 : L’électricité
+
4. SYNTHÈSE
Générateur
E
SYNTHÈSE VISUELLE
U=
q
1 joule
1 volt = E Sens conventionnel
1 coulomb U=
q
I= q 1 coulomb
1 ampère =
t 1 seconde
E 1 joule
P= = U . I 1 watt =
Δt 1 seconde
Sens électronique
Récepteur
Eutile
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
SYNTHÈSE TEXTUELLE
UN CIRCUIT ÉLECTRIQUE
Tous les circuits électriques sont composés d’une boucle constituée au minimum d’un générateur et
d’un récepteur reliés entre eux par des fils électriques.
Module 2
Le générateur (pile, batterie…) fournit l’énergie électrique.
Le récepteur (moteur, lampe…) utilise l’énergie électrique reçue et la transforme en une autre forme.
On retrouve parfois un interrupteur qui va permettre de faire passer ou d’interrompre le courant.
L’intensité électrique (I) est la quantité de charges électriques (q) passant en un point du circuit par
unité de temps et son unité dans le système international est l’ampère (A).
q
I=
Δt
E
P= =U.I
Δt
Par convention, le courant électrique parcourt un circuit de la borne positive vers la borne négative. Ce
sens est l’opposé de celui des électrons.
En circulant dans un récepteur, le courant électrique peut fournir un effet chimique, lumineux,
magnétique, mécanique ou thermique.
Les transformations d’énergie entrainent un dégagement de chaleur. Il en va de même pour le passage
d’un courant électrique dans un conducteur. Ce passage s’accompagne d’un dégagement de chaleur
appelé effet Joule.
Module 2 : L’électricité 45
5. APPLICATIONS Exercices
interactifs
A T v 1. Pour finir un jeu vidéo sur sa playstation, Sébastien a consommé 17,55.106 J. La puissance de la
C console étant de 75 W, combien d’heures a-t-il joué ?
E 17,55 106
t= = = 234 000 s soit 65 h
P 75
A T v 2. Manu peut charger deux fois son Ipad à 100 % et une fois à 50 % avec sa nouvelle batterie de 10 000
C mAh. DÉTERMINE la charge de la tablette en l’exprimant dans les unités du système international.
10 000
qIpad = = 4 000 m Ah soit 4 3 600=14 400 C
2,5
A T v 4. Stéphanie met 8 h pour finir un jeu vidéo sur Xbox (branchée sur secteur). Sachant que la puissance
C consommée par la console est de 75 W,
A T v 5. Michel recharge son iPad Air, qui possède une batterie de 8 600 mAh, à l’aide d’un courant de
C 2,15 A. En combien de temps son Ipad sera-t-il chargé à 100 % ?
q 8,6 3 600
t= = = 14 400 s soit 4 h
I 2,15
A T v 6. Parmi les effets d’un courant électrique, quels sont ceux produits lorsqu’un courant électrique
C intense circule dans un fil électrique rectiligne ? DÉCRIS chacun de ceux-ci.
effet thermique (effet Joule) / effet magnétique / effet lumineux
46 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 2
tension U volt V
puissance P watt W
intensité I ampère A
énergie E joule J
Modèle 1 Modèle 2
Le temps nécessaire pour recharger une batterie
q
dépend de l’intensité du courant reçu I = .
Δt
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Module 2 : L’électricité 47
A T v 12. En étudiant le graphique, DÉCRIS l’influence de la vitesse du vent sur le rendement d’une
C éolienne. DÉTERMINE l’énergie produite par une éolienne soumise à un vent d’une vitesse de 10
m/s pendant une journée. (réponse en S.I.)
Puissance d’une éolienne
En dessous d’une vitesse de 3-4 m/s, le vent ne
en fonction de la vitesse du vent
3250
permet pas de produire du courant électrique. 3000
2750
Lorsque le vent atteint les 15 m/s, la production 2500
Puissance (kW)
2250
électrique de l’éolienne plafonne. 2000
1750
E = P . ∆t = 1750 . 1000 . 24 . 3600 = 151,2 . 109 J 1500
1250
1000
750
500
250
0
0 5 10 15 20 25
Vitesse du vent (m/s)
Si la tension est de 0,7 V, que vaut la puissance électrique consommée par la LED ?
P = U . I = 0,7 . 0,02 = 0,014 W
Si la LED ne supporte pas une intensité de courant supérieur à 160 mA, que doit valoir la tension
maximale de la pile ?
800 mV
48 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Module 2
énergie chimique énergie électrique
INFO +
Module 2 : L’électricité 49
6. ÉVALUATION Évaluation
supplémentaire
v 1. Dans le SI, nous quantifions une charge électrique en coulomb (C). Quelle est l’unité usuelle de la
charge électrique ?
le milliampère-heure (mAh)
v 2. Ce circuit électrique est composé d’une lampe, d’un interrupteur, de fils électriques et de piles :
interrupteur
générateur
câble de connexion
récepteur
Symbole de la Symbole de
Définition Grandeur Unité SI
grandeur l’unité SI
Grandeur qui mesure la quantité
Charge électrique q coulomb C
d’électricité portée par un corps.
Quantité d’énergie qui perd une
charge lorsqu’elle se déplace dans Tension
(ou diffé-
le circuit électrique. Le générateur U volt V
fournit continuellement
cette rence de potentiel)
énergie aux charges.
q E
I= P=
Δt Δt
50 Module 2 : L’électricité
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
12 mA 0,12 A 1,2.10-1 A
30 μV 0,000 03 V 3.10-5 V
Module 2
6 MW 6 000 000 W 6.106 W
3 h 15 11 700 s 1,17.104 s
v 6. CALCULE les grandeurs demandées en ayant pris soin de vérifier la cohérence des unités :
a. Que vaut la puissance d’un chauffe-eau électrique si cet appareil consomme 8,64 MJ en 1h ?
E 8,64 MJ 8,64 106 J 8,64 106 J
P= = = = = 2,4 103 W = 2,4 kW = 2400 W
t 1h 3600 s 3,6 103 s
b. Que vaut l’intensité du courant en un point d’un circuit où la quantité de charge électrique passant
pendant 2 h 30 vaut 1,8 Ah ?
q 1,8 Ah 1,8⋅3600 C 6480 C 6,48⋅10 3 C ⎪⎧⎪0,7 A
I= = = = = =⎨
Δt 2h30 (2⋅3600 + 30 ⋅60)s 9000 s 9 ⋅10 3 s ⎪⎪700 mA
⎩
v 7. DÉCRIS les rôles, si possible avec tes propres mots, des éléments d’un circuit :
a. Générateur : Il fournit l’énergie (à partir d’une autre forme d’énergie) nécessaire aux charges
électriques pour se déplacer et alimenter les récepteurs électriques.
b. Récepteur : Il transforme l’énergie électrique qu’il reçoit sous une autre forme d’énergie désirée (ex. :
de la lumière) ou non (perte de chaleur).
c. Interrupteur : Cet élément permet d’ouvrir ou de fermer le circuit, laissant ainsi passer ou non les
charges électriques dans le circuit, à l’aide d’un levier conducteur qui crée un contact quand il est baissé.
d. Câble de connexion : Élément conducteur de courant reliant les éléments du circuit entre eux et
permettant ainsi aux charges de se déplacer d’un élément à un autre.
Module 2 : L’électricité 51
MODULE 3 Les montages électriques
INTRODUCTION
Tu connais à présent le concept de UAA1
charge électrique ainsi que les composants
fondamentaux d'un circuit électrique simple.
Dans ce module, tu vas découvrir différentes
façons de réaliser un montage électrique, y compris
les caractéristiques de chacun d'eux. Tu te rendras
compte que la manière d'assembler les éléments
d'un circuit électrique est loin d'être anodine, bien au
contraire. On peut dire également que cela est parfois
calculé et même mesuré, et ce, sans jeux de mots.
Au terme de ce module, tu seras capable de :
COMPÉTENCES À DÉVELOPPER
PROCESSUS RESSOURCES
Appliquer Prérequis
A T
C
• Réaliser un circuit simple à partir d’un •
Les constituants d’un circuit électrique
schéma et vice versa. (générateur, récepteur, fil électrique…).
• Mesurer et vérifier par calcul la valeur de
• Schéma d’un circuit électrique simple.
l’intensité du courant traversant un élément
de circuit ou de tension appliquée à cet • Grandeurs électriques (intensité, tension,
élément dans un circuit. puissance, énergie…).
• À l’aide d’une expérience montrée, mettre
en évidence et estimer la variation du Savoirs disciplinaires
courant électrique d’un circuit en fonction
de paramètres. • Tension, intensité de courant : mesure.
• Mesurer l’énergie ou la puissance électrique
• Énergie et puissance électriques : mesure.
produite ou consommée dans un circuit.
• Lois des nœuds et d’addition des tensions
sur une branche.
Transférer
A T
• Résistance électrique – Unité SI.
C
• Réaliser une tâche qui implique un montage
• Loi d’Ohm.
à l’aide de commutateurs et/ou de capteurs.
Savoir-faire disciplinaires
Situation
supplémentaire
SITUATION-PROBLÈME
Nous pouvons trouver autour de nous des ustensiles électriques multifonctions.
Par exemple, il existe des moulins à poivre électriques capables de moudre tout en
éclairant l’écoulement du poivre broyé. Toutefois, il arrive qu’une des fonctions de
l’appareil tombe en panne alors que les autres fonctionnent toujours. Il se peut, par
exemple, que la lampe éclaire toujours mais que le moulin ne tourne plus. Notons
Module 3
que les deux fonctions s’actionnent avec un seul et même bouton.
Comment pouvons-nous expliquer cette panne ?
2. ACTIVITÉS
v SCHÉMATISE puis RÉALISE le montage représenté ci-dessous avec deux ampoules identiques.
L1 Schéma : L1
L2
L2
d) Retire complètement L2 du circuit. Qu’observes-tu quant à la brillance de L1, à présent seule dans
le circuit ?
L1 brille plus fort seule.
Ce montage est appelé montage en série. Dans un montage en série, les charges électriques traversant le
premier récepteur passent également à travers le deuxième, le troisième, etc.
v 1. SCHÉMATISE puis RÉALISE le montage représenté ci-dessous avec deux ampoules identiques.
L1 Schéma : L1
L2 L2
d) Retire complètement L2 du circuit. Qu’observes-tu quant à la brillance de L1, à présent seule dans
le circuit ?
L1 brille de la même manière que L2 lorsqu'elle est montée en parallèle et que quand elle est seule.
La partie du circuit commune aux deux récepteurs montés en parallèle est appelée le circuit commun.
Module 3
Les charges électriques ne peuvent plus traverser le récepteur R2, mais elles peuvent encore traverser le
récepteur R1.
v 3. EXPLIQUE quels sont les avantages et les inconvénients des deux types de montage (parallèle et
en série) ?
Nombre de fils
Demande moins de fils. Demande plus de fils.
Varie selon le nombre d'ampoules et Ne varie pas selon le nombre
Brillance
leurs caractéristiques. d'ampoules ou selon leurs
caractéristiques.
En cas de lampe
Toutes les autres sont éteintes. Les autres continuent de briller.
défectueuse
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
• en parallèle : toutes les origines et toutes les extrémités des récepteurs sont reliées
ensemble.
A) Montage en série
Pour mieux appréhender ce qui se passe dans un montage électrique,
faisons une analogie avec un cours d’eau. Imaginons que cette eau fasse
tourner la roue d’un moulin (jouant le même rôle qu’un récepteur dans
un circuit électrique).
IA = 44,1 mA
IB = 43,8 mA
IC = 43,9 mA
B) Montage en parallèle
Comment se répartit l’intensité électrique lorsque le circuit se divise en plusieurs branches à partir d’un même
point ?
C’est la situation rencontrée si plusieurs conducteurs sont montés en parallèle.
Revenons à notre analogie hydraulique. Imaginons qu’une rivière contourne un rocher. Le débit, à sa gauche,
est de 1 m3/s et, à sa droite, de 2 m3/s.
N.B. : Ce n’est pas réellement le rocher ici qui est la cause de
cette différence de débit de part et d’autre du rocher mais la
2 m3/s
dimension des deux bras de rivière ainsi créés. En effet, si le
Module 3
passage de chaque côté du rocher était parfaitement symétrique,
il y aurait eu le même débit de chaque côté. En réalité, c’est la
« résistance au passage du courant » ( dans ce cas-ci, la largeur 1 m3/s
du bras de rivière) qui provoque une différence de débit.
IA = 0,36 A
IB = 0,04 A
IC = 0,33 A
Dans un montage en série, l’intensité électrique est la même en tous points d’un circuit.
Dans un montage en parallèle, la somme des intensités entrant dans un nœud est égale à la somme
des intensités qui en sortent (loi des nœuds).
I1 I3
Exemple :
dans le cas représenté ci-contre, nous pouvons écrire : I2
I1 + I2 = I3
A) Montage en série
U1
Positionner plusieurs récepteurs en série correspond à U2
placer plusieurs pistes bout à bout puisque les charges U
U1
électriques (les skieurs) doivent traverser tous les récepteurs U3
U2
(dévaler l’une après l’autre toutes les pistes). U
U3
v 1. Quelle sera la différence de niveau entre le bas et le sommet de la piste réalisée par ce groupement ?
La différence de niveau totale sera la somme des différences de niveau de chacune des pistes que nous
regroupons.
V
v 2. RÉALISE le montage représenté ci-contre.
Les lampes L1 et L2 n’ont pas les mêmes tensions nominales.
La tension aux bornes du générateur sera d’environ 10 V.
Ferme l’interrupteur.
Module 3
U2 = 0,58 V
U = 4,65 V
B) Montage en parallèle
Ici les pistes sont en parallèle. Le skieur a la possibilité
U
de dévaler une piste rouge ou une piste verte pour
rejoindre le bas de la piste.
b) Traduis cette observation en utilisant les termes "tension aux bornes des récepteurs".
La tension aux bornes de récepteurs montés en parallèle est la même aux bornes de chaque récepteur.
V
A et B, C et D et E et F.
A B Les points A, C et E sont reliés par un même conducteur, de même que les
points B, D et F. Tous ces appareils sont montés en parallèle.
C D
E F
La tension aux bornes de plusieurs récepteurs montés en parallèle est identique pour chacun d’eux.
La tension aux bornes d’un circuit où tous les récepteurs sont montés en série est égale à la somme
des tensions aux bornes de chaque récepteur.
U = U1 + U2 + U3+ …
v Comment sont placés les appareils électriques si ceux-ci doivent pouvoir fonctionner indépendamment
les uns des autres ?
Pour que les appareils puissent fonctionner indépendamment les uns des autres, ils doivent être montés
en parallèle.
X RÉFLEXION THÉORIQUE V
Considérons un circuit formé d’un générateur et de deux récepteurs.
Essayons de déterminer la puissance P fournie par le générateur.
Les récepteurs 1 et 2 sont respectivement parcourus par un courant I1
I
et un courant I2, lorsqu’une tension U est appliquée aux bornes de ces I1
récepteurs. Récepteur 1
v 2. MULTIPLIE les deux membres de cette équation par la tension U aux bornes du circuit. Qu’OBTIENS-
tu ?
U . I = U . I1 + U . I2
Le produit P = U . I est la puissance fournie par un générateur ou la puissance consommée par un récepteur.
v 3. ÉCRIS la relation liant la puissance fournie par un générateur et celles consommées par les
récepteurs placés dans le circuit. TRADUIS cette équation en une phrase.
P = P1 + P2
La puissance fournie par le générateur est égale à la somme des puissances consommées par les
récepteurs.
X VÉRIFICATION EXPÉRIMENTALE.
v 1. OBSERVE les photos ci-dessous. Quelles sont les puissances consommées par les récepteurs et la
puissance fournie par le générateur (le réseau électrique de notre habitation) ?
Les puissances sont mesurées par un wattmètre (grandeur mesurée avec un chiffre après la virgule).
Module 3
Le radiateur fonctionne La lampe fonctionne Le radiateur et la lampe
fonctionnent
Pradiateur =
872 W Plampe =
61,5 W Pradiateur+lampe =
933,5 W
Nous avons réalisé le montage ci-contre et fait varier la tension aux bornes d’un
générateur. Nous avons relevé l’intensité du courant qui traverse le récepteur thermique
pour différentes tensions U à ses bornes. A
Nous avons tracé le graphique de la tension en fonction de l’intensité du courant.
V
v 1. DÉCRIS le graphique obtenu.
U
Le graphique obtenu est une droite passant par l’origine des
axes.
v 3. Pour une même tension, comment varie l’intensité du courant lorsque la valeur de la résistance
d’un récepteur ohmique augmente ?
L’intensité du courant diminue.
INFO +
Module 3
courant.
En circulant, les électrons entrent en effet en collision avec les ions (atomes ayant gagné ou perdu
temporairement un ou plusieurs électrons lors du passage du courant). Il en résulte un échauffement du
conducteur. C’est l’effet Joule.
Énergie thermique
Ion cuivre
Électron
Courant électrique
Fil de cuivre
Lorsque la température s’élève, l’agitation des ions augmente. Le nombre de collisions entre électrons et ions
s’accroit également, ce qui entraine une augmentation de la valeur de la résistance. La résistance des métaux
conducteurs augmente donc avec la température.
CE
TU
AS
Pour rappel :
Chaque métal présente une certaine opposition au passage des électrons. Nous donnons à cette
caractéristique le nom de résistance que nous notons R.
Cette résistance se mesure en ohm (Ω) en hommage à Georg Ohm.
Une résistance est un élément qui ralentit le courant dans le circuit.
Plus un matériau est conducteur, plus sa résistance sera faible. À l’inverse, plus un matériau est résistant,
moins il sera conducteur.
La résistance des métaux conducteurs augmente avec la température.
Résistance ou résistor ?
Par abus de langage, on utilise souvent résistance pour résistor. Mais résistor désigne un récepteur (ou
conducteur ohmique) et résistance est une propriété physique.
Les résistors sont des récepteurs fabriqués spécialement pour leur résistance électrique et qui ont un double
usage :
• limiter l’intensité du courant qui circule dans le circuit et assurer ainsi un rôle de
protection du circuit.
• s'échauffer au passage du courant et, dans certains cas, cet effet est mis à profit
pour produire de la chaleur comme dans les fers à repasser, les grille-pains, les
friteuses…
Remarque
• Tout élément possède une résistance, mais nous négligeons la résistance de certains éléments dans l’étude
d’un circuit électrique. Ainsi, nous ne tiendrons pas compte de la résistance des fils de connexion dans les
montages.
• Tous les métaux sont des conducteurs ohmiques dans la mesure où leur température ne varie pas. Or, le
passage du courant provoque un dégagement de chaleur. Ainsi le filament d’une lampe à incandescence en
fonctionnement peut atteindre 3 000 °C. L’écart de température est tel que le graphique de U en fonction de
I n’est plus une droite. La résistance ( R = U ) est alors variable. La résistance du filament de la lampe ou d’un
I
thermistor dépend de la température, celle d’un photorésistor dépend de l’éclairement… Ces récepteurs
qui ne vérifient pas la loi d’Ohm sont appelés récepteurs non ohmiques.
Module 3
de seuil est de 1,8 V.
Matériel
- Pile de 1,5 V - fils électriques de différentes longueurs mais de même nature
- ampèremètre - fils électriques de différents diamètres mais de même nature
- voltmètre - fils électriques de même diamètre et de même longueur mais de nature
différente
Hypothèse
Prédis ce que seront les effets de la nature du conducteur, de la longueur d’un conducteur ou de la
section transversale sur la résistance.
Par exemple pour l’étude de l’influence de la longueur, on peut supposer que :
• la résistance est indépendante à la longueur du conducteur,
• la résistance est proportionnelle à la longueur du conducteur (plus le conducteur est long, plus la
résistance est grande),
• la résistance est inversement proportionnelle à la longueur du conducteur (plus le conducteur est
long, plus la résistance est petite).
Choisis ton hypothèse et justifie-la.
Que vas-tu faire pour répondre à cette question ? Dresse une liste ordonnée des étapes que tu utiliseras
pour résoudre le problème.
Relier à un générateur un fil dont on fait varier la longueur et placer dans le circuit un ampèremètre et
un voltmètre.
Faire vérifier le montage.
Dresser un tableau de mesures reprenant la longueur du conducteur, l’intensité du courant, la tension
aux bornes du conducteur et le calcul de la résistance.
Tracer un graphique de la résistance en fonction de la longueur.
Tirer une conclusion.
Recommence l'expérience mais avec des fils de différentes natures et de différentes épaisseurs.
Manipulation
Module 3
• de la longueur du fil : plus le fil est long, plus les électrons qui y circulent doivent franchir d’obstacles. La
résistance est donc deux fois plus grande.
• de la grosseur du fil : plus la section d’un fil métallique est grand, plus il laisse passer du courant électrique
et plus sa résistance R est faible.
• du métal lui-même : certains métaux laissent passer le courant électrique plus facilement que d’autres. Par
exemple, le cuivre est meilleur conducteur que le fer.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
La résistance est une propriété physique qui traduit l’opposition du conducteur au passage du courant.
Elle se mesure en ohm (Ω) et se note R. Elle varie avec la température, la nature du métal, la longueur
du fil et sa section (grosseur).
La résistance et l’intensité sont deux grandeurs inversement proportionnelles, liées par la loi d’Ohm :
U=R.I
SYNTHÈSE VISUELLE
série
parallèle TYPES DE MONTAGE
LES MONTAGES ÉLECTRIQUES
mixte
P=U.I
Fiches outils
longueur PUISSANCE
P = P1 + P2 + ...
FACTEURS DE
épaisseur RÉSISTANCE
nature du matériau résistance R en ohm (Ω)
LOI D'OHM
Lexique
- en parallèle : toutes les origines et toutes les extrémités des récepteurs sont reliées ensemble ;
- de manière mixte : toute combinaison de montages en série et en parallèle dans un même circuit.
• Loi d’Ohm : U = R . I
Selon la loi d’Ohm, l’intensité électrique et la tension sont directement proportionnelles.
Le coefficient de proportionnalité de cette équation correspond à une grandeur physique appelée
résistance électrique (R), unité : ohm (Ω).Ce concept est défini comme étant l’aptitude d’un matériau
conducteur à ralentir le passage du courant électrique.
Tout récepteur vérifiant la loi d’Ohm est nommé récepteur ohmique.
• La puissance (P) du générateur est égale à la somme des puissances consommées par les récepteurs
montés en parallèle.
5. APPLICATIONS Exercices
interactifs
Module 3
C ou D.
deux interrupteurs.
M M
Non. Dans le premier montage, les deux lampes et la résistance sont en parallèle tandis que dans
second, l’ensemble formé par la résistance montée en série avec la lampe est en parallèle avec la
le
seconde lampe.
A T v 4. Comment sont placés les deux ventilateurs (moteurs) d’ordinateur ? SCHÉMATISE le circuit.
C Les deux ventilateurs sont placés en parallèle.
Schéma :
A T v 6. Une guirlande de Noël est composée de cent ampoules. Lorsqu’une des ampoules « brule »,
C dix-neuf autres ampoules s’éteignent. EXPLIQUE pourquoi.
La guirlande est formée de cinq groupes de vingt ampoules montées en
série. Lorsqu’une ampoule d’un groupe « brule », le circuit du groupe
« s’ouvre » et les dix-neuf autres ampoules s’éteignent. Les cinq groupes
d’ampoules sont montés en parallèle, puisque les quatre autres groupes
continuent de briller.
Module 3
A T v 7. SCHÉMATISE un circuit électrique composé d’un générateur
Schéma :
C alimentant un groupement de deux lampes montées en série.
Ce premier groupement est monté en série avec un second
groupement de deux lampes montées en parallèle. Combien de
lampes continuent de briller si :
A T v 8. OBSERVE le montage ci-dessous. Les deux interrupteurs sont de type « va-et-vient ». Ils peuvent
C ainsi fermer ou ouvrir deux circuits distincts.
A T v 1. ASSOCIE le calibre adéquat à la mesure des intensités reprises dans la première colonne au moyen
C d’une flèche.
350 mA 2 mA
125 mA 20 mA
0,015 A 200 mA
1,2 mA 20 A
A T v 3. Un élève doit monter deux lampes L1 et L2 en parallèle aux bornes d’un générateur fournissant
C une tension de 6 V. Il doit placer, dans le circuit, un interrupteur permettant d’éteindre ou d’allumer
les deux lampes à la fois.
Schéma :
SCHÉMATISE le circuit avec l’interrupteur ouvert
ainsi que la position d’un ampèremètre mesurant
l’intensité électrique traversant la lampe L1.
A
Lorsqu’il ferme l’interrupteur, le courant fourni par L1
le générateur est de 450 mA.
Module 3
A T v 2. Tom réalise le circuit représenté ci-dessous. Il mesure les tensions aux bornes du moteur et de la
C lampe et trouve respectivement 3,7 V et 2,5 V.
Il mesure ensuite l’intensité du courant traversant la lampe et obtient 40 mA.
V V
A T v 3. Lydia mesure l’intensité du courant fourni par un générateur dont la tension est de 12 V. Elle
C obtient 0,6 A.
Elle mesure ensuite la tension aux bornes du moteur et l’intensité du courant
qui le traverse.
Elle obtient : 6 V et 0,4 A.
Les deux lampes sont-elles identiques ? JUSTIFIE ta réponse en donnant les M
caractéristiques (tension nominale et intensité nominale) des deux lampes. L1
Celles-ci fonctionnent normalement.
L1 : 6 V, 0,6 A L2 : 6 V, 0,2 A L2
Les 2 lampes sont différentes.
6V
A T v 4. Grégory a réalisé le circuit ci-contre.
C Il a mesuré la tension aux bornes de la lampe L3 et a trouvé 4 V.
Quelles sont les tensions aux bornes des lampes L1 et L2 ?
U1 = 6 V et U2 = 2 V
L1
L2 L3
Module 3 : Les montages électriques 77
A T v 5. En schématisant un circuit électrique, l’infographiste a oublié d’inscrire les unités des grandeurs
C mesurées par les différents multimètres.
d) Puis-je déterminer l’intensité dans ces deux lampes si elles sont différentes ?
Non, on ne peut pas déterminer l’intensité dans ces deux lampes si elles sont différentes, car on ne
connait que l’intensité du courant dans le circuit commun.
A T v 1. CLASSE les résistances suivantes de la plus petite à la plus grande : 33 kΩ, 100 Ω, 0,47 MΩ
C 33 kΩ = 33 000 Ω
0,47 MΩ = 470 000 Ω donc 100 Ω < 33 000 Ω < 470 000 Ω
A T v 2. Les ensembles suivants sont réalisés avec des générateurs et des lampes identiques. Les valeurs
C des intensités mesurées sont 120 mA, 220 mA et 310 mA.
A A A
10 Ω 10 Ω 20 Ω
L’ intensité la plus grande correspond au circuit dont la résistance est la plus faible, c’est-à-dire le 1.
La valeur de 220 mA correspond au circuit 2 et la plus petite valeur au circuit 3 qui a la plus grande
résistance.
A T v 3. Dans un circuit, nous branchons successivement trois résistors de résistances respectives : 330 Ω,
C 560 Ω et 810 Ω aux bornes d’un même générateur. Quelle série de mesures de l’intensité a-t-on
effectuée ? JUSTIFIE.
En attribuant l'intensité la plus grande avec la résistance la plus petite et inversement et enfin en
associant les valeurs intermédiaires entre elles, les séries de mesures qui donneraient la même tension
Module 3
seraient la b ou la c. Pour les départager, nous devons passer par le calcul, à savoir R.I. La série b est la
série de mesures pour laquelle la tension est constante.
b) Quelle est l’intensité du courant circulant dans la lampe. La lampe brille-t-elle correctement ?
0,15A car la lampe fonctionne avec sa tension nominale. Elle brille correctement.
A T v 5. Quelle est l’intensité du courant qui traverse un radiateur électrique d’une puissance de 2 000 W,
C alimenté en 230 V. CALCULE la valeur de la résistance électrique.
⇔ P 2000
P = U . I I= = = 8,7 A
U 230
⇔ U 230
U = R . I R= = = 26,4 Ω
I 8,7
A T v 1. Quel est le type de montage illustré par la photo ci-dessous ? SCHÉMATISE-le et INDIQUE sur ton
C schéma le sens conventionnel du courant.
Il s'agit d'un montage mixte.
Schéma :
A T v 3. SCHÉMATISE le circuit électrique décrit dans le texte ci-dessous en sachant que les câbles décrits
C sont des câbles gainés constitués de deux fils électriques (et d’un fil de terre, mais il ne faut pas en
tenir compte).
Module 3
déplacement de charge dans le solénoïde.
Que devrais-tu observer si les LED étaient remplacées par deux très petites lampes incandescentes ?
Les deux lampes sont allumées lorsque l’aimant s’approche et s’éloigne.
A T v 5. Une LED rouge supporte un courant maximal de 20 mA sous 1,8 V. Pour pouvoir la faire fonctionner
C à l’aide d’une pile LR12 de 4,5 V sans l’endommager, il faut la protéger à l’aide d’une résistance.
A T v 6. La pile de ce montage est de 9 V et délivre une intensité de 3 A. Si R1 est traversée par une
C intensité de 1 A et que la différence de potentiel aux bornes de R2 est de 3 V, DÉTERMINE la valeur
de chaque résistance.
R1 est en parallèle avec la pile donc U1 = 9 V. R1
U
R = 1 = 9 = 9 Ω
1
I 1
R2 et 1R3 sont en série et leur branche en parallèle avec celle de R1 donc
It = I1 + I2,3 et Ut - U2 = U3 il en ressort que I2 = I3 = 2 A et U3 = 6 V R2 R3
U2 3 U3 6
R = = = 1,5 Ω R3 = = =3 Ω
2
I2 2 I3 2
Bornes du montage 6V/9A Les trois résistances ont la même différence de potentiel qui est celle
R1 6V/3A de la pile : elles sont donc en parallèle.
R2 6V/3A Remarque : même si elles ont la même intensité, elles ne sont pas en
R3 6V/3A série car leur intensité est différente de celle de la pile. On remarque
également que :
Schéma :
I = I1 + I2 + I3 , ce qui est une caractéristique d’un montage en
parallèle.
Bornes du montage 6V/1A Les trois résistances partagent la même intensité qui est celle de la
R1 2V/1A pile, elles sont donc en série.
R2 2V/1A Et U = U1 + U2 + U3 , ce qui est une caractéristique d’un montage en
R3 2V/1A série.
Schéma :
Bornes du montage 6 V / 4,5 A Deux résistances, R2 et R3, ont la même intensité et la somme de leur
R1 6V/3A tension est identique à celle de la pile ainsi qu’à celle de R1, elles sont
R2 3 V / 1,5 A donc en série sur une branche de parallèle et R1 est sur l’autre branche.
R3 3 V / 1,5 A
Schéma :
6. ÉVALUATION Évaluation
supplémentaire
Tension Voltmètre
Intensité Ampèremètre
Module 3
Résistance Ohmmètre
Puissance Wattmètre
v 2. À partir du montage suivant, RÉALISE le schéma et DÉTERMINE pour ce circuit une relation
permettant de calculer :
Schéma :
a) l’intensité totale : I = I1,2 + I3
b) la tension totale : U = U1 + U2 = U3
v 3. DÉFINIS la notion de résistance électrique et DONNE son symbole ainsi que son unité SI.
Grandeur caractérisant l’aptitude d’un matériau conducteur à ralentir le passage du courant électrique.
Symbole : R et unité SI : ohm (Ω).
Schéma :
v 8. Toujours à partir du même montage, RÉALISE les mesures et les calculs nécessaires afin de
déterminer la valeur de la résistance de R3. DÉTAILLE ton raisonnement.
U3 = U = 4,5 V
I3 = I – I1,2
U
U = R ⋅I ⇔ R = U = 3
I I−I1,2
v 9. DÉTERMINE à présent la puissance consommée par R3. DÉTAILLE à nouveau ton raisonnement.
P = U . I = U3 . (I – I1,2)
v 11. À partir du matériel mis à disposition, RÉALISE un montage qui permet d’allumer et d’éteindre
une lampe à deux endroits distincts (différents) du circuit et SCHÉMATISE ce montage.
A C
Int1 Int2
B D
INTRODUCTION
Ce module a pour objectif de synthétiser UAA1
l’ensemble des connaissances et des
compétences acquises dans les chapitres
précédents à propos de l’électricité, pour les
mettre en œuvre dans un contexte particulier, à
savoir celui des installations électriques domestiques.
Au terme de ce module, tu seras capable de :
COMPÉTENCES À DÉVELOPPER
• Résoudre une situation concrète indiquant des concepts et des propriétés des courants électriques.
PROCESSUS RESSOURCES
Connaitre Prérequis
A T
C
• Décrire le schéma d’une installation élec- • Interrupteur : circuit ouvert/fermé.
trique simple : repérer et nommer les diffé-
• Bons et mauvais conducteurs.
rents éléments.
• Circuit électrique simple.
• Décrire les conditions d’utilisations sécuri-
sées (pour les personnes et pour le matériel) • Notion d’énergie.
d’un circuit simple, qu’il soit domestique ou
non. Savoirs disciplinaires
Situation
supplémentaire
SITUATION-PROBLÈME
Toute habitation neuve ou toute habitation ancienne qui est
l’objet d’une transaction de vente doit au préalable se voir
délivrer un certificat de conformité électrique, attestant que
l’installation est conforme aux normes en vigueur, tant en
termes de configuration que de protection.
Sur quoi faut-il donc essentiellement porter son attention
lorsque l’on doit faire établir un tel certificat de conformité
électrique par un organisme agréé ?
Module 4
2. ACTIVITÉS
À titre introductif, on peut se poser deux questions principales :
- Comment utilise-t-on l’électricite au sein d’une maison ?
- Comment sont protégées les installations électriques de la maison, en fonction de leur usage ?
En effet, l’électricité consommée par nos appareils n’est pas produite dans la maison, elle provient du réseau
électrique extérieur. Par conséquent, il est fondamental de protéger la maison contre les éventuels problèmes
survenant sur ce réseau, de même qu’il est fondamental de protéger l’utilisateur quand il fait usage d’un de
ces appareils.
Commençons ici par nous poser la question de la configuration du circuit électrique d’une maison : on parle
du schéma électrique de l’installation.
D’après les notions acquises précédemment sur les circuits, nous savons qu’il existe deux types de montages
de résistances qui peuvent être associés : ENTRÉE
DE L'ÉLECTRICITÉ LAMPE RÉFRIGÉRATEUR
- une configuration des éléments en série ; DANS LA MAISON
v Que doit-on penser d’une telle proposition et semble-t-elle pertinente ? Quels sont les inconvénients
et les avantages de ce type de montage pour une maison ?
fonctionnement en série comme celui proposé sur le schéma n’a pas de sens, car toute panne de l’un
Un
des appareils coupe automatiquement la circulation du courant dans tous les autres. Et on ne voudrait pas
qu’une ampoule grillée empêche de faire griller le pain.
On doit donc conclure ici qu’une structure en parallèle est probablement plus adaptée.
Il est maintenant intéressant et nécessaire de se poser la question suivante : tout appareillage électrique d’une
maison nécessite-t-il le même niveau de protection ?
Pour commencer, tentons d’associer différents appareillages électriques à un groupe d’utilisation, et donc à
un lieu de la maison :
Ordinateur •
Lave-linge •
Perceuse électrique •
• Cuisine (se nourrir)
Brosse à dents électrique •
Four •
• Salle d’eau (se laver / hygiène)
Grille-pain •
Téléviseur •
• Salon / bureau / chambre (se divertir / communiquer)
Sèche-cheveux •
Robot ménager •
• Nettoyer
Machine à café •
Aspirateur filaire •
Réfrigérateur/congélateur •
v 1. IDENTIFIE les types de risques que l’on peut rencontrer dans une habitation lors de l’utilisation
de ces appareils.
- Risque dû à une mauvaise utilisation humaine (couper un fil électrique par mégarde, projeter de l’eau sur
une prise de courant, introduire un objet métallique dans un grille-pain, etc.) => risque d’électrocution.
- Risque extérieur (orage, composant qui est défaillant suite à une surtension, etc.) ou inhérent à l’âge d’un
appareil (soudures qui lâchent, composants dysfonctionnels, etc.). => risque d’incendie.
v 2. Nous disposons donc de quatre grands groupes d’appareillages électriques. À priori, dans quel
groupe se situe le risque maximal et surtout quelle serait sa nature ?
nourrir / se laver, car cuisine et salle de bains utilisent de l’eau de manière quotidienne et intensive
Se
risque d'électrocution.
Mais on peut s’attendre à l’implosion d’un téléviseur (même si c’est rarissime de nos jours vu l’obsolescence
des tubes cathodiques).
l’ordinateur / un de ses composants qui surchauffe et fond, provoquant un mini-incendie !
Ou
risque d'incendie
Étudions plus en détail les deux risques majeurs dans la maison : l'électrocution et l'incendie.
Module 4
5000
Durée de passage du courant (ms)
2000
1000
500
200
100
50
20
10
0,1 0,2 0,5 1 2 5 10 20 30 50 100 200 500 1000 2000 5000 10000
Le graphique montre bien que le danger principal pour un humain est lié à l’intensité du courant
électrique, c’est-à-dire au passage d’électrons au sein de son corps. Plus la durée de ce passage est
longue, plus les dégâts seront importants.
Intensité (A) 10 16 à 20 25 32
prise de courant
pour appareils
circuits de puissance (cuisine électrique,
Utilisations éclairage électroménagers
chauffage électrique…)
(lave-linge,
réfrigérateurs…)
Plus le diamètre du fil est grand, plus l’intensité qu’il peut accepter est élevée.
v
Un voleur de câbles électrocuté en coupant un câble sous haute tension
v
Par : rédaction 17/08/12 - 12 h 37 Source : belga.be
Le voleur est brulé aux deuxième et troisième degrés sur 50 % de son corps.
Laeken se retrouve sans électricité.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
L’électricité est dangereuse et parfois mortelle. Connaitre les risques que nous encourons et les
protections à utiliser est nécessaire.
Il existe autant de risques évitables que de dysfonctionnements aléatoires et imprévisibles.
Face à ces groupes de dangers, quelle serait la protection adéquate à fournir pour éviter toute mauvaise
surprise ?
1 Compteur
Module 4
3 Disjoncteur principal
4 Différentiel principal
5 Disjoncteur de chaque
circuit de l’habitation
2 Deux conducteurs alimentent l’installation électrique : le fil de phase et le fil neutre. Le potentiel du fil
de phase est de 220 V, tandis que celui du fil neutre est de 0 V. La tension disponible est donc de 220 V.
4 Le courant électrique passe ensuite dans le différentiel principal dont la sensibilité est de 300 mA.
5 L’installation électrique d’une maison est divisée en plusieurs circuits et chacun de ces derniers est
protégé par un disjoncteur de sensibilité appropriée.
v 1. Bastien organise une fête en l’absence de ses parents. Il invite des amis et utilise la friteuse, le four
électrique, le four à micro-ondes et le grill en même temps. Soudain, le courant se coupe. Pourquoi ?
Trop d’appareils sont branchés en même temps, sur le même circuit. Donc chaque appareil ne bénéficie
pas d’un seul circuit.
v 2. L’installation électrique, dans une maison, est divisée en plusieurs circuits indépendants les uns
des autres. Dans un même circuit, comment sont placés les appareils électriques si ceux-ci doivent
pouvoir fonctionner indépendamment les uns des autres ?
Pour pouvoir fonctionner indépendamment les uns des autres, ils sont montés en parallèle.
Nous avons vu que, dans un circuit où les récepteurs sont montés en parallèle, la puissance fournie par le
générateur est égale à la somme des puissances consommées par les récepteurs et que l’intensité dans le
circuit commun est égale à la somme des intensités parcourant les récepteurs.
Maintenant que l’on a bien compris la nécessité de la protection d'une installation électrique, notamment en
associant les composants en parallèle, on peut se demander en quoi consiste réellement une protection
électrique et quelle devrait être sa fonction première ?
Toute protection électrique doit jouer le rôle d’un interrupteur agissant seul et de façon instantanée pour
couper l’arrivée du courant dans le circuit et protéger la vie des occupants de l’habitation et l’habitation elle-
même.
Afin d’éviter des intensités trop élevées suite à une surcharge dans le circuit ou suite à un court-circuit, des
fusibles et des disjoncteurs sont insérés en série dans le circuit électrique. Une surintensité provoque un
échauffement trop élevé des câbles de l’installation, ce qui peut engendrer un incendie.
Module 4
Aujourd’hui, dans nos installations électriques, le fusible est
habituellement remplacé par un disjoncteur. Celui-ci est un dispositif
qui ouvre le circuit électrique lorsque l’intensité du courant qui le
traverse est trop grande. Son fonctionnement est basé sur les effets
magnétique et thermique du courant. Les disjoncteurs ont diverses
intensités maximales en fonction des circuits à protéger. Après
Symbole résolution du problème, les disjoncteurs sont réenclenchés afin de
du disjoncteur permettre à nouveau le passage du courant.
INFO +
Les tensions et intensités à ne pas dépasser pour le corps humain sont de 50 V et 50 mA en courant
continu et de 25 V et 30 mA en courant alternatif. Dans certaines conditions, des tensions et des
intensités plus faibles peuvent aussi provoquer une électrocution.
Certains facteurs favorisent le passage du courant vers la terre au travers du corps. Ainsi, la résistance du
corps humain passe de 5 000 ohms à 1 000 ohms quand il est mouillé. Le type de chaussures, un sol humide…
interviennent aussi.
La prise de terre protège les personnes
d’une électrocution au contact d’un
appareil électrique défectueux (mal
isolé électriquement de sa carcasse
métallique).
Symbole
prise de terre
Les parties métalliques de l’appareil sont reliées à la terre par l’intermédiaire d’une broche supplémentaire
dont sont munies la plupart des prises de courant ; celle-ci établit un contact avec un fil conducteur (plongé
dans la terre) qui sera utilisé préférentiellement par le courant, évitant ainsi une décharge à travers la personne.
Ce fil oppose en effet une résistance (30 Ω maximale) beaucoup moins grande que le corps humain (1000 Ω
minimum) au passage du courant.
L’existence d’une prise de terre impose la présence de trois fils conducteurs dans les câbles de connexion des
appareils et dans les prises électriques.
INFO +
v DESSINE sur les deux schémas le trajet du courant électrique à partir de la borne positive du
générateur (nous simplifions le problème en supposant que le courant est continu). L’isolation de
l’appareil est défectueuse au point bleu.
Il faut rappeler ici que la résistance de la prise de terre est de quelques ohms alors que celle du corps
humain est d’environ 1 kΩ. La carcasse de la machine est métallique et ses pieds sont isolants.
+ +
G G
Module 4
M M
Le courant qui aurait pu traverser la personne, mais qui est finalement dévié par la prise de terre vers le sol,
porte le nom de courant de fuite.
Section minimale
Circuit(s) Alimente(nt) disjoncteur
des conducteurs
Le RGIE stipule finalement que tous les circuits d'une salle de bain doivent impérativement être protégés par
un différentiel de 30 mA situé dans le tableau électrique.
Exemple de schéma
Exemple de plan unifilaire de position
3. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME
4. SYNTHÈSE
SYNTHÈSE VISUELLE
ÉLECTRICITÉ =
Module 4
POUR L'HUMAIN POUR L'INSTALLATION
v ne pas approcher ou
toucher une ligne électrique
Disjoncteur
v faire attention à ce picto :
Différentiel
L'électricité peut être dangereuse. Il est important de protéger les habitants et les installations électriques
de la maison.
5. APPLICATIONS Exercices
interactifs
K3 L3
Module 4
Le fusible brule, car :
Ifusible = 500 mA + 600 mA + 300 mA = 1 400 mA = 1,4 A
Quels interrupteurs peux-tu fermer en même temps si tu ne veux pas bruler le fusible ?
K1 et K3, car Ifusible = 500 mA + 300 mA = 800 mA = 0,8 A
K2 et K3, car Ifusible = 600 mA + 300 mA = 900 mA = 0,9 A
pas K1 et K2 car Ifusible = 500 mA + 600 mA = 1,1A qui est + grand que 1A
16 A 10 A 10 A 20 A
4 kW
50 W
3 kW
700 W
1 000 W
800 W
Quels sont les fusibles qui vont bruler dans cette installation? JUSTIFIE tes choix.
Le circuit du four électrique : I = P / U = 3 000 W / 220 V = 13,6 A
La multiprise : If = P / U = (1 000 W + 800 W + 700 W) / 220 V = 11,4 A
Le compteur : I = 16 + 10 + 10 +20 = 56 A
v 2. Sur certains appareils électriques, on lit l'unité kVA. Quelle grandeur a-t-on sous les yeux ?
Le "k" est pour le préfixe "kilo", V pour le Volt et A pour Ampère. Donc Volt.Ampère signifie une
grandeur définie par le produit U.I, c'est-à-dire la puissance.
v 3. Une personne a voulu se préparer des tartines grillées. Malheureusement, une tartine est restée
coincée dans l’appareil. La personne essaie alors de la décoincer avec un couteau entièrement
métallique. Cette personne court-elle un risque ? Si oui, lequel et pourquoi ? Que lui conseilles-tu ?
JUSTIFIE ta réponse.
Cette personne risque une électrocution car l’appareil n’est pas débranché et son couteau métallique
sert alors de conducteur électrique entre l’appareil et la personne. Il est donc recommandé de
débrancher l’appareil avant toute manipulation.
INTRODUCTION
Nous pouvons observer dans la nature, UAA2
et autour de nous de manière générale,
des corps (êtres vivants ou non) qui peuvent
flotter sur des liquides, comme par exemple les
bateaux ou les canards sur l’eau. Il y en a même qui
peuvent se déplacer au sein des liquides, notamment
les poissons ou les sous-marins. D’autres peuvent voler
dans les airs comme les oiseaux et les montgolfières.
En ce qui concerne les êtres vivants, les scientifiques
ont émis l’hypothèse que leur morphologie intervient
dans la flottaison et/ou dans le vol. Nous verrons dans
la suite que le vol n’est pas toujours régi par les mêmes
principes physiques. Pour les moyens de transport
construits par l’Homme, les ingénieurs se sont inspirés
du monde vivant mais ils ont dû surtout comprendre les
lois physiques qui se cachent derrière ces phénomènes.
Pourquoi un corps flotte, coule ou vole ?
C’est ce que nous essaierons à notre tour de comprendre
dans cette seconde UAA de troisième année.
Au terme de ce module, tu seras capable de :
COMPÉTENCES À DÉVELOPPER
PROCESSUS RESSOURCES
Connaitre Prérequis
A T
C
• Illustrer la notion d’équilibre par le biais de • Notion de force.
la résultante de forces de même ligne d’ac-
• Masse volumique.
tion.
1. QUESTIONNEMENT
Situation
supplémentaire
SITUATION-PROBLÈME
Plaçons un œuf dans de l’eau puis
ISBN 978-2-8010-5652-3
Module 5
2. ACTIVITÉS
1 Masse volumique
Tu as pu constater dans la situation de départ que l’œuf ne se comporte pas de la même façon selon qu’il
se trouve dans de l’eau pure ou dans de l’eau salée. Ces deux liquides diffèrent en effet de par leur masse
volumique.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
La masse volumique d’une substance (ρ) est le quotient de sa masse (m), exprimée en kg, par son
volume (V), exprimé en m³ :
m
ρρ =
=
V
kg
La masse volumique s’exprime donc en dans le système international.
m3
9 Consulte la fiche outil 9 « Tables des masses volumiques usuelles », qui reprend les masses volumiques
des différentes substances.
AS
Pour convertir
des g/cm³ en kg/m³
et inversément, on effectue l’opération
:
g/cm3 kg/m3
INFO +
Le rapport entre la masse volumique d’une substance (ρ) et une masse volumique de référence (ρ’)
porte le nom de densité (d). La densité étant un quotient de grandeurs identiques, elle est donc sans
unité (c’est la seule grandeur vue cette année qui sera dans ce cas).
ρ
d=
ρ'
Remarques :
• l’eau pure à 4 °C est la référence pour les solides et les liquides (ρ’= 1 000 kg/m³) ;
• l’air sec à 0 °C est la référence pour les gaz (ρ’= 1,29 kg/m³).
Comme tu peux le remarquer, la température est indiquée car elle influence la valeur de la masse
volumique. En effet, une modification de température entraine une modification du volume de l’objet
(dilatation ou contraction) mais pas de sa masse.
Par exemple, l’air chaud possède une masse volumique moins importante que l’air froid. De ce fait,
l’air chaud a également une densité plus faible par rapport à l’air froid, l’air chaud montera donc en
altitude. C’est ce principe qui est utilisé notamment pour les montgolfières.
La masse volumique d’une substance est d’autant plus grande que les molécules ou les atomes qui la
constituent sont proches les uns des autres.
2 Masse et poids
Revenons à l’expérience de l’œuf plongé dans de l’eau non salée. Nous avons constaté que l’œuf coule.
v 1. À partir de tes connaissances du 1er degré en sciences, EXPLIQUE pourquoi l’œuf se déplace vers
le fond du récipient.
L’œuf attiré par la Terre est soumis à la force de pesanteur.
Modélisons cette expérience en utilisant le concept de force.
Module 5
- Le point A est le point d’application de la force.
- La longueur du vecteur indique l’intensité (valeur) F de la force. Il est donc nécessaire d’utiliser une
échelle.
1N d
!
F
Schéma :
v 2. Quelle est, dans l’exemple, l’intensité de la force ?
F = 6 N
Cette force de pesanteur,! que tu as certainement identifiée dans cette situation, est également appelée
poids du corps. (symbole G ; unité SI : newton (N)).
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
f MATÉRIEL
• Différents objets (dont on peut facilement mesurer la masse et le poids).
f MANIPULATIONS
• Mesure la masse et le poids de différents objets.
• Complète le tableau de mesures.
• Réalise le graphique du poids en fonction de la masse.
f OBSERVATIONS
• Tableau de mesures
1
2
3
4
5
6
• Graphique
Module 5
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
INFO +
NN
Des mesures précises montrent que, dans nos régions, ce rapport vaut 9,81
9,81 .
kg
kg
NN
Aux pôles, il prendra comme valeur gpôle = 9,83
9,81 tandis qu’à l’équateur, sa
NN kg
kg
valeur sera de géquateur = 9,78
9,81 .
kg
kg
De même, cette grandeur diminue en altitude. Ainsi, au sommet de l’Everest (8
NN
9,81 .
840 m), elle vaut gEverest = 9,76
kg
kg
1) L’œuf lâché dans l’air. 2) L’œuf lâché dans l’eau. 3) L’œuf lâché dans l’eau
salée.
Situation
Eau
G G
Eau salée
Modélisation
G G G
1
Aide : la force la plus intense correspond à celle qui est dans le même sens que le déplacement de l’œuf.
Remarque : le signe d’une force dépend du sens de son vecteur sur la droite d’action.
Par conséquent :
• Si deux vecteurs forces ont le même sens, alors leur norme (intensité) a le même signe. Les valeurs des
forces s’additionnent et la résultante (R) est toujours différente de zéro (R ≠ 0) :
! ! !
Module 5
R = F1 + F2 ⇔ R = F1 +F2
Exemple :
• Si deux vecteurs forces sont de sens opposé, alors leur norme (intensité) a un signe différent. Les valeurs
des forces se soustraient et la résultante (R) peut parfois être nulle (R=0) si les forces sont de même intensité
(F1 = F2) :
Dans le cas où la résultante est nulle, alors le corps est immobile (ou il se déplace à vitesse constante).
En revanche, si la résultante n’est pas nulle, c’est-à-dire qu’une des forces a une intensité plus élevée que
l’autre, le corps se déplacera dans le sens de la force ayant l’intensité la plus élevée.
Exemple :
INFO +
Le nom « force/poussée d’Archimède » est un hommage au physicien,
mathématicien et ingénieur grec Archimède de Syracuse (287 à 212 ACN).
C’est en cherchant à déterminer si un orfèvre avait ou non roulé le tyran Hiéron II
qu’Archimède plancha sur l’étude des objets immergés.
Le roi avait en effet remis à l’orfèvre de l’or pour lui confectionner une
couronne qu’il voulait offrir à Zeus. Celle-ci était magnifique. Soupçonnant
une tromperie, le roi demanda à Archimède de vérifier, sans abimer l’œuvre
d’art, si le bijoutier n’avait pas remplacé une partie de l’or par de l’argent.
La légende veut qu’Archimède trouva la solution au problème posé lorsqu’il
était aux bains publics. Heureux de cette découverte, il aurait couru nu
jusqu’au palais en criant dans toute la ville « Eurêka » (j’ai trouvé en grec ancien). Pour la petite histoire,
Archimède prouva que l’orfèvre avait triché.
v DÉPOSE à la surface de l’eau salée un œuf et ce dernier flottera. Quels sont la direction et le sens de
la force qu’il faut exercer sur l’œuf pour le faire couler ?
Il faut exercer une force verticale vers le bas. Lorsqu'un objet flotte dans un liquide, ce dernier exerce sur
l'objet une force verticale dirigée vers le haut : la force d'Archimède (Fa).
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Lorsqu’un objet flotte dans un liquide, celui-ci exerce donc sur l’objet une force verticale dirigée vers le
!
haut : la force d’Archimède ( FA ). L’objet étant immobile ou en déplacement horizontal, à profondeur
constante, la résultante des forces exercées sur cet objet est nulle. L’intensité de la force d’Archimède
est donc égale à celle du poids de l’objet.
Si un objet flotte : FA = Gobjet et Vobjet ≥ Vimmergé
fManipulation 1
• Suspendons une masse de 50 g à l’extrémité
d’un dynamomètre de 1 N à l’aide d’une ficelle.
v Qu’indique le dynamomètre ?
G = 0,5 N
Module 5
fManipulation 2
• Immerge cet objet dans un récipient rempli d’eau.
L’objet est soumis à une force d’Archimède dirigée vers le haut qui
diminue la force mesurée.
v REPRÉSENTE sur le schéma ci-dessous, et à l’échelle 0,2 N/cm, les forces auxquelles est soumis
cet objet immergé ainsi que leur résultante.
!
On appellera cette résultante (dont l’intensité est lue sur le dynamomètre) le poids apparent G' ou
!
G'apparent.
G΄
G
Manipulation 3
v OBSERVE les photos ci-dessous. L’objet utilisé précédemment a été successivement plongé à
deux profondeurs différentes. Les dynamomètres mesurent une force maximale de 1 N.
Profondeur
0,5 0,4 0,1
en B
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Lorsqu’un objet est plongé dans un liquide, ce dernier exerce donc sur l’objet une force verticale
!
dirigée vers le haut, la force d’Archimède ( FA ). L’objet se déplaçant vers le bas, la résultante des forces
exercées est également dirigée vers le bas. L’intensité de la force d’Archimède est donc inférieure à
celle du poids de l’objet.
Dans l’expérience de l’œuf, on peut observer trois situations différentes. L’œuf coule vers le fond du récipient
lorsque celui-ci ne contient que de l’eau. Si on ajoute au fur et à mesure du sel dans l’eau, l’œuf remonte à la
surface pour finir par flotter.
v 1. Dans ces différentes situations, le poids de l’œuf a-t-il varié ? JUSTIFIE ta réponse.
Non car le poids d’un objet dépend de sa masse et de la constante de gravité du lieu où il se trouve.
Ici, aucun de ces deux paramètres n’a varié. Le poids de l’œuf est donc resté constant tout au long de
l’expérience.
Module 5
v 2. Pour chaque situation, REPRÉSENTE sur l’œuf son poids et la force d’Archimède agissant dessus.
INDIQUE aussi le niveau de l’eau sur chaque schéma et COMMENTE ton choix. COMPARE ensuite
ces forces.
L’œuf coule (eau) L’œuf remonte (eau peu salée) L’œuf flotte (eau très salée)
!
! FA
FA !
! G
FA !
! G
G
La force d’Archimède étant la seule force à varier au cours de cette expérience, on va se concentrer sur l’étude
des facteurs qui provoquent ces changements.
v 4. Quelle hypothèse peux-tu émettre quant à l’influence de ce facteur sur la force d’Archimède ?
L’ajout de sel dans l’eau augmente la masse volumique du liquide. La force d’Archimède augmente
également suite à cet ajout. Plus la masse volumique du liquide est importante, plus la force
d’Archimède est grande.
Un œuf est maintenu au fond d’un récipient contenant de l’eau salée et il est ensuite laissé libre de se
mouvoir dans le liquide. La première photo est prise au moment où l’œuf est lâché dans le fond du récipient,
la seconde une dizaine de secondes plus tard.
c) Quelle hypothèse peux-tu émettre quant à l’influence de ce facteur sur la force d’Archimède ?
Lorsque le volume immergé diminue, la force d’Archimède diminue également. Plus le volume immergé
l’objet est important, plus la force d’Archimède est grande.
de
fManipulation
• Suspends un objet à un dynamomètre.
• Mesure son poids puis plonge-le successivement, à la même profondeur, dans de l’eau, du méthanol
et de la glycérine.
• Mesure à chaque fois le poids apparent et détermine l’intensité de la force d’Archimède.
Module 5
La nature des liquides est caractérisée par leur masse volumique.
9 Consulte la fiche-outil 9, qui reprend les masses volumiques des differentes substances.
fConclusion
fManipulation
• Prends deux objets de même volume mais dont le poids est différent.
• Suspends successivement ceux-ci à un dynamomètre et immerge-les totalement dans un récipient
rempli d’eau.
• Mesure, à chaque fois, le poids apparent afin de déterminer l’intensité de la force d’Archimède.
fConclusion
L’intensité de la force d’Archimède ne varie pas. Elle ne dépend pas du poids ni de la masse de
l’objet immergé.
Module 5
Fiche n°11
fManipulation
• Prends une bouteille de 250 ml (= 250 cm³) qui sera l’objet immergé.
• Remplis celle-ci successivement de 50, 100, 150… ml d’eau et fais un trait sur la bouteille à chaque
fois. Les graduations ainsi obtenues te permettront d’immerger successivement dans le liquide un
objet dont le volume est de 50, 100, 150… cm³.
fConclusion
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Tout corps plongé dans un liquide subit de la part de celui-ci une force verticale, orientée de bas en
haut, et dont la valeur est le poids du volume de liquide déplacé par le corps immergé. Cette force
s’appelle la force (poussée) d’Archimède (FA).
Elle s’exprime mathématiquement par la formule suivante :
INFO +
Module 5
Si nous appelons Vimmergé le volume immergé de l’objet et ρliquide la masse volumique du liquide,
Un ballon gonflé à l’hélium possède un poids (poids de l’enveloppe et poids de l’hélium) et pourtant, lorsqu’il
est lâché, il s’envole.
Tom revient de la foire avec un beau ballon gonflé à l’hélium. Dans sa chambre, il le laisse s’envoler au plafond.
Après quelques jours, il observe que celui-ci ne touche plus le plafond, se stabilise dans un premier temps à
une certaine hauteur, puis, finalement, git sur le sol.
Schéma :
FA
Plafond
FA
FA
Poids
Poids
Sol
Poids
v 4. COMPARE, dans chaque cas, l’intensité des forces agissantes (nous ne considérerons pas les forces
exercées par le sol ou le plafond).
Dans le premier cas, la force dirigée vers le haut est supérieure au poids du ballon. Dans le deuxième cas,
cette force est égale au poids du ballon, tandis que dans le troisième cas, elle est plus petite que le poids
ballon.
du
Ce raisonnement nous permet d’affirmer que l’intensité de la force verticale s’exerçant vers le haut augmente
avec le volume du ballon. Les caractéristiques de cette force sont celles de la force d’Archimède. La force
d’Archimède s’exerce également dans les gaz. C’est cette force qui permet, par exemple, aux ballons
météorologiques, aux montgolfières et aux dirigeables de s’élever dans les airs.
Les gaz et les liquides sont des fluides, la force d’Archimède s’exerce donc dans tous les fluides.
INFO +
3. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME
Module 5
supérieur et donc ce qui permet à la
force d’Archimède d’égaler le poids de
l’œuf.
SYNTHÈSE VISUELLE
L’objet flotte ?
OUI NON
FA = Gobjet- Gapparent
FA = ρfluide . Vimmergé . g
SYNTHÈSE TEXTUELLE
Tout objet plongé (entièrement ou en partie) dans un fluide subit, de la part de celui-ci, une force
appelée force d’Archimède, dont :
• la droite d’action est la droite verticale ;
• le sens est vers le haut ;
• l’intensité est égale au poids de la masse de fluide déplacée par le corps immergé.
5. APPLICATIONS Exercices
interactifs
A T v 1. CONVERTIS les unités suivantes dans l’unité demandée, d’abord en notation décimale, puis en
C notation scientifique.
a. 200 g = 0,2 kg = 2 . 10-1 kg d. 8 m³ = 8 000 000 cm³ = 8 . 106 cm³
b. 3,5 kg = 3 500 g = 3,5 . 10³ g e. 12 l = 0,012 m³ = 1,2 . 10-2 m³
A T v 2. Que vaut la masse volumique ρ d’une substance ayant une masse de 80 g et un volume de 100 ml ?
m
m 80
80 gg 80
80 gg 8⋅10−2
8⋅10 −2
kg
kg 8⋅10−2
8⋅10 −2
kg
kg kg
kg kg
kg
C ρρ =
= = = =
= =
= =
= = 8⋅10−2
=8⋅10 −2
⋅1044 33 =
⋅10 =800
800 33
33 22 −6
−6 33 −4
−4 33
VV 100
100 ml
ml 100
100 cm
cm 10 10 ⋅10
⋅10 m m 10 m
10 m m
m m
m
Module 5
A T v 3. À l’aide du tableau des masses volumiques en annexe, IDENTIFIE la substance dont tu viens de
C calculer la masse volumique.
l’huile.
De
A T v 5. Que vaut la densité de l’aluminium sachant que sa masse volumique vaut 2,7 g/cm3 ? COMPARE-la
C ensuite à celle de l’eau pure.
ρ 2,7⋅10 3
d = Al = = 2,7 L’aluminium est 2,7 fois plus dense que l’eau pure (à 4 °C).
ρeau 10 3
Non, la masse d’un corps est invariable, seul le poids peut varier.
Le robot a une masse de 100 kg, mais son poids sur la comète est équivalent à celui d’un objet dont la
masse est de 1 g sur Terre.
A T v 2. Un astronaute ramasse une pierre de 350 g sur la Lune. Sachant que gLune vaut 1,6 N/kg, COMPARE
C le poids de la pierre sur la Lune et sur la Terre (prendre 9,81 N/kg pour g).
GLune = m . g = 0,350 . 1,6 = 0,56 N
GTerre = 0,350 . 9,81 = 3,43 N
GTerre > GLune. Le rapport des poids est 3,43/ 0,56 ≅6
A T v 3. La masse d’Ariane 5 est de 750 t. CALCULE la différence de poids de cette fusée entre le pôle et
C l’équateur.
Pôle = m . g = 750 000 . 9,83 = 7 372 500 N
G
Equateur = m . g = 750 000 . 9,78 = 7 335 000 N
G
= 7 372 500 – 7 335 000 = 37 500 N
∆G
∆G = 750 000 . (9,83 - 9,78) = 750 000 . 0,05 = 37 500 N
Ou
A T v 4. Une pierre a une masse de 300 g et un poids de 1,11 N. Sur quel astre se trouve-t-elle ?
C
= mg, donc g = G/m = 1,11 N/0,3 kg = 3,7 N/kg
G Nom de l’astre gastre (N/kg)
pierre se trouve sur la planète Mars.
La Terre 9,8
Vénus 8,9
Mars 3,7
A T v 5. Sur le graphique suivant, la droite e représente l’évolution du poids d’un objet sur Terre en fonction
C de sa masse. Quelle droite représente l’évolution du poids d’un objet sur une planète ayant une
gravité quatre fois plus faible que sur Terre ?
a b c Le graphique du poids en fonction de la masse
Module 5
G est un graphique linéaire. Les deux grandeurs sont
d directement proportionnelles suivant la relation
G = m . g. La constante de proportionnalité est la valeur
e
de g, gravité de la planète. Sur le graphique, cette
f
constante est donnée par la pente de la droite.
g
Il s’agit donc de la droite h.
h
m
2. Un sportif tire sur la poignée d’un rameur avec une force F1 de 500 N. Le câble du rameur tente de
retenir la poignée avec une force F2 de 400 N.
Modélisation :
F1 F2
= F1 - F2 = 500 – 400 = 100 N => La poignée se déplace vers la gauche (vers le sportif).
R
<=> Ffil/homme – G = 600 – 600
Ffil/homme
=0N
R=0
A T v 1. Comment procéderais-tu pour faire couler et ensuite faire flotter sur l’eau un même morceau de
C pâte à modeler ? JUSTIFIE.
Je donne à la pâte à modeler la forme d’une boule compacte : elle coule.
Je donne à la pâte à modeler la forme d’une cuvette (ou d’une sphère creuse) : elle flotte.
Le volume immergé de la cuvette est supérieur au volume immergé de la boule donc la force
d’Archimède qui s’exerce sur la cuvette est plus grande.
Dans le cas de la boule, la force d’Archimède est plus petite que le poids tandis que dans le cas de la
cuvette, la force d’Archimède devient égale au poids.
Module 5
A T v 2. Cola à l’eau
C Plonge, dans un récipient contenant de l’eau, une canette de Cola
normal et une canette de Cola light, toutes deux fermées et de même
volume.
a) Qu’OBSERVES-tu ?
La canette de Coca normal coule et la canette light flotte.
AS
A T v 4. Nous avons vu que le Titanic s’est rempli d’eau après son choc avec Lors de la résolution des
l’iceberg. COMPARE les intensités du poids et de la force d’Archimède exercices qui suivent, nous arrondiron
C s
la valeur de g à 10 N/kg.
qui s’exercent sur le Titanic lorsqu’il flotte puis coule. JUSTIFIE ta réponse.
Le Titanic flotte tant que G = FA car la résultante des forces s’exerçant sur le
bateau est nulle.
Le Titanic coule quand G > FA suite au fait que le bateau se remplit d’eau par une brèche dans la coque.
La résultante des forces s’exerçant sur le bateau est une force verticale dirigée vers le bas.
FA
FA
R
G
R=0 G
A T v 5. Que se passe-t-il lorsqu’un bateau chargé quitte la mer (ρ = 1030 kg/m³) pour remonter un fleuve
C (ρ= 1000 kg/m³) ? JUSTIFIE ta réponse.
Dans les deux cas, la force d’Archimède est égale au poids du bateau. La masse volumique de l’eau
douce est plus petite que celle de l’eau salée, le volume immergé est donc plus grand dans l’eau douce.
Le bateau s’enfonce davantage.
INFO +
La photo ci-contre montre le niveau atteint par l’eau le
long de la coque d’un bateau chargé, en fonction de la
nature de l’eau sur laquelle il navigue.
TF (Tropical Fresh) et T (Tropical) : eau douce et eau
salée tropicale.
F (Fresh) : eau douce.
W (Winter) et S (Summer) : eau salée en hiver et en
été.
A T v 6. Deux billes de même volume, l’une en bois, l’autre en plomb, sont posées à la surface de l’eau. Les
C forces d’Archimède subies par les billes sont-elles identiques ? JUSTIFIE.
Non. La bille en plomb coule, tandis que la bille en bois flotte. Les deux volumes immergés sont
différents et les forces d’Archimède varient donc également.
A T v 7. Où la photo ci-dessous a-t-elle été prise ? Sachant que la masse volumique de l’homme est
C légèrement supérieure à 1000 kg/m3, JUSTIFIE ta réponse en t’aidant du tableau.
Module 5
Salinité (g/l) 35 0 270
Cette photo a été prise dans la mer morte. Cette mer est très
salée. Sa masse volumique est de 1270 g/ℓ = 1270 kg/m³. La
force d’Archimède est de ce fait toujours plus grande que le
poids du nageur. Par ailleurs, la salinité de l’océan Atlantique
n’est pas suffisante pour observer un volume émergé aussi
important.
A T v 8. Pour gonfler un dirigeable, tu disposes de deux gaz : l’hélium (ρ = 0,18 kg/m³ à 0 °C) et
C l’oxygène (ρ = 1,30 kg/m³ à 0° C). Quel gaz vas-tu choisir si la masse volumique de l’air à 0 °C vaut
1,29 kg/m³ ? JUSTIFIE ta réponse.
INFO +
Le 4 mars 1936, le Hindenburg réalise son premier voyage entre l’Allemagne et les États-Unis. Il
inaugure ainsi le transport de passagers par zeppelin.
Quatorze mois plus tard, le 6 mai 1937, le dirigeable s’enflamme lors de son atterrissage sur la base
aérienne de Lakehurst dans le New Jersey. Nonante-sept personnes faisaient partie du voyage. Trente-
six perdront la vie lors de cette catastrophe. L’enveloppe de l’appareil était remplie d’hydrogène très
inflammable et non d’hélium peu combustible car les États-Unis avaient imposé un embargo militaire
sur ce dernier.
Septante-six ans après l’accident, l’ingénieur aéronautique
britannique Jem Stansfield et ses collègues pensent avoir trouvé
la cause de cet accident. Suite à son passage dans un orage,
l’enveloppe du dirigeable se serait chargée d’électricité statique.
De plus, un conduit de gaz cassé aurait laissé du gaz s’échapper
dans les puits d’aération. Quand le personnel a saisi les cordes
d’atterrissage, l’appareil a été mis en contact avec le sol. Une
décharge électrique s’est produite, provoquant une étincelle qui a
enflammé l’hydrogène. Le zeppelin s’est embrasé.
A T v 10. Un pédalo a une masse de 250 kg. Que vaut la force d’Archimède exercée sur le pédalo ?
C FA = 2 500 N. Le poids et la force d’Archimède sont égaux, puisque
l’objet flotte.
Oui, la force d’Archimède varie, puisque le poids du pédalo augmente. Il s’enfonce alors dans l’eau. Le
volume d’eau déplacé augmente. La poussée d’Archimède augmente ainsi également.
DÉTERMINE les volumes immergés du pédalo à vide, puis du pédalo avec l’adolescent :
A T v 11. Un boulet de canon en fer, d’un volume de 900 cm³ et d’une masse de 7 kg, flotte à la surface du
C mercure (ρ = 13 600 kg/m³). Quel est le volume immergé ?
FA = G
m 7
ρ g V = mg Vimmergé = = = 5,15⋅10−4 m3
Hg immergé
ρHg 13600
Vimmergé = 515 cm3
Soit environ 57 %.
A T v 12. Le poids de la bouteille est de 3 N. Le volume immergé est de 90 ml. Le dynamomètre indique
C 2 N. Que vaut la masse volumique du liquide bleu ?
FA = 3 - 2 = 1N, Vimmergé = 90 cm³ = 9 . 10-5 m³
FA 1
ρ = = = 1111,11 kg/m3
Module 5
liquide −4
g⋅ Vimmergé 9 ⋅10
N
A T v 13. Titan ( g = 1,35 ) est le plus grand satellite de
m3
C Saturne. Cette lune possède une atmosphère et des
kg
lacs de méthane liquide (ρ ρ== 422 3 ) se trouvant à sa
m
surface. Elle captive de plus en plus la communauté
scientifique et la NASA projette d’y envoyer des
sondes. La prochaine à quitter notre planète pour
cette lune sera la sonde Dragonfly. Elle quittera notre
planète en 2026 et se posera sur Titan en 2034. Elle
possède une masse de 450 kg et son volume peut être
estimé à 1 m3. Si Dragonfly venait à tomber dans l’un
des lacs de Titan, quel serait son poids apparent ?
apparent = Gobjet
G FA = 450 1,35 422 1 1,35 = 37,8 N
v 1. DÉMONTRE la formule suivante : FA = ρliquide ⋅ Vimmergé ⋅g et DONNE les unités (SI) de tous les
facteurs de la formule finale.
A = Gfluide
F
A = mfluide . g
F
A = ρfluide . Vfluide deplacé . g
F
A = ρfluide . Vimmergé . g
F
(N) (kg/m³) (m³) (N/kg)
v2. Une barque de 350 kg flotte sur de l’eau salée (ρ = 1030 kg/m3).
DÉTERMINE son volume immergé.
F 3500
Vimmergé = A = = 0,33 m3
ρ⋅g 1030 ⋅10
v 3. Un objet est suspendu à un dynamomètre. Ce dernier indique 3,5 N. L’objet est ensuite immergé
dans de l’eau déminéralisée, le dynamomètre indique alors 2 N. En te basant sur ces informations,
DÉTERMINE la masse volumique de l’objet.
mobjet = 0,35 kg et FA = 1,5 N =1000 . Vobjet . 10 il en ressort que V = 1,5 . 10-4 m3
ρ m 0,35 kg
objet
= = = 2333,33 3
V 1,5⋅10−4 m
v 4. Un glaçon cubique de 2 cm de côté a une masse volumique de 900 kg/m³. DÉTERMINE le volume
immergé du glaçon lorsqu’il se trouve :
b) dans de l’huile.
huile < ρglace , donc le glaçon coule : Vobjet = Vimmergé = (0,02)3 = 8 . 10-6 m3
ρ
INTRODUCTION
Le terme « pression » fait partie de notre UAA2
quotidien, il suffit de regarder un bulletin
météo pour en entendre parler. Mais que
représente-t-elle, comment se détermine-t-
elle et comment l'explique-t-on ? C'est ce que nous
allons découvrir dans ce chapitre.
Au terme de ce module, tu seras capable de :
COMPÉTENCES À DÉVELOPPER
• Décrire, expliquer et quantifier une situation donnée mettant en jeu la pression et ses variations.
PROCESSUS RESSOURCES
Connaitre Prérequis
A T
C
• Décrire un exemple de la vie quotidienne • Notion de force
dans lequel la notion de pression d’une • Pression comme rapport F/A
force intervient. • Unité SI de la pression
• Décrire une expérience qui met en évidence • Pression atmosphérique (approche qualita-
la mesure de la pression atmosphérique. tive) : ordre de grandeur
• Indiquer l’ordre de grandeur d’une pression • Masse volumique
par rapport à la pression atmosphérique. • Incompressibilité des liquides
• Décrire la variation de la pression d’un fluide
en fonction de sa vitesse.
Savoirs disciplinaires
Appliquer • Force (représentation, caractéristiques)
A T
C • Résultante de forces de même ligne d'action
•
Expliquer une situation quotidienne qui
• Notion de fluide
met en œuvre la pression atmosphérique
• Pression dans un fluide
(par exemple : l’aspiration dans une paille,
• Pression hydrostatique
un aspirateur, une soufflerie).
• Transmission des pressions (principe de Pas-
• Expliquer le fonctionnement de la partie
cal)
hydraulique d’une machine (par exemple :
• Éléments d'hydrodynamique (variation qua-
pont, bulldozer, freins) à l’aide du principe
litative de la pression avec la vitesse du
de Pascal.
fluide)
• Mener une recherche expérimentale pour
• Loi de Boyle-Mariotte
identifier et quantifier les paramètres qui
font varier la pression dans un fluide au re-
pos. Savoir-faire disciplinaires
• Résoudre une application concrète en utili-
sant la loi de Boyle-Mariotte. • Représenter une force
• Calculer une pression
Transférer • Appliquer la loi de Boyle-Mariotte
A T • Utiliser les unités SI des grandeurs (force et
C pression)
• Illustrer la loi de Boyle-Mariotte pour une si-
tuation donnée (par exemple : pompe à air, • Vérifier la cohérence des unités et le cas
aspi venin, ventouse de débouchage…). échéant les transformer (force et pression).
1. QUESTIONNEMENT
Situation
supplémentaire
SITUATION-PROBLÈME
ISBN 978-2-8010-5652-3
Comment l’expliques-tu ?
2. ACTIVITÉS
Module 6
1 Rappel : notion de pression
v 1. Lorsque tu marches sur un sol enneigé, tu t’enfonces. Que peux-tu faire pour réduire cet
enfoncement ?
Puisque je ne change pas de poids, je peux augmenter la surface de contact avec le sol en chaussant soit
des raquettes, soit des skis, soit en avançant sur un traineau, soit …
v 2. De même, un trappeur désire aller chasser alors que la couche de neige est très épaisse, il porte
des raquettes. Pourquoi ?
Pour s’enfoncer moins profondément dans la neige.
Son poids, perpendiculaire au sol, est ainsi réparti sur une plus grande surface. La
force s’exerçant par unité de surface est de ce fait plus petite. Son enfoncement dans
la neige est moins important.
v 4. Voici les sabots d’un renne, appelé caribou au Canada, et ceux d’un cerf de nos Ardennes.
RÉATTRIBUE les sabots à leur propriétaire et JUSTIFIE ton choix.
Par comparaison, celui-ci est le sabot Par comparaison, celui-ci est le sabot du
de cerf car ce sabot est moins large que renne car il est plus large pour que le
l’autre. renne s’enfonce moins dans la neige. Le
caribou vivant plus souvent dans la neige
que le cerf, ses sabots se sont adaptés à
son milieu de vie.
v 5. Lorsqu’il a neigé, tu peux aller faire une randonnée en raquettes avec des amis ou des membres de
ta famille. Lors de la location des raquettes, il est possible que vous soyez plusieurs à avoir le même
modèle de raquette en fonction de la pointure de vos bottines. Les traces dans la neige seront-elles
de même profondeur pour toutes les personnes ayant la même pointure ?
Non, pour une même pointure, plus le poids de la personne est important, plus la profondeur de
l’empreinte est grande.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Lorsqu’une force s’exerce perpendiculairement à une surface, nous l’appelons force pressante ou
force de pression.
L’intensité de la force s’exerçant par unité de surface porte le nom de pression (p). Elle est égale au
quotient de l’intensité F de la force par l’aire S de la surface sur laquelle la force se répartit uniformément.
F
p=
S
L’unité de pression est le pascal (Pa).
Le pascal (Pa) est la pression engendrée par une force de 1 N s’exerçant sur une surface de 1 m².
1N
1 Pa =
1 m2
INFO +
Blaise Pascal (1623-1662) est un mathématicien, physicien, inventeur, philo-
Module 6
sophe, moraliste et théologien français. Ses premiers travaux concernent les
sciences. Il étudie les fluides, travaille sur la pression et la notion de vide.
À 18 ans, il invente la première machine à calculer, la pascaline.
Retiens bien son nom car nous allons encore parler de ses découvertes dans
la suite de ce chapitre !
2 Pression hydrostatique
Manipulation 3
• Refais les deux dernières expériences mais avec le bas de bouteille en premier dans l’eau.
• Que peux-tu ajouter à tes observations ?
Plus les jets sont dans le bas de la bouteille, plus ils arrivent au milieu de la
bouteille. La longueur du jet d’entrée est plus grande dans le fond de la
bouteille.
Plus les trous sont bas dans la bouteille, plus le jet d’eau en sortant est long.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
La pression engendrée par un liquide au repos est appelée pression hydrostatique (p).
Elle se mesure en pascal (Pa).
INFO +
Il existe d’autres unités de mesure (et leurs multiples) pour la pression hydrostatique: le bar (bar), le
millimètre de mercure aussi appelé Torr (mm Hg) ainsi que l’atmosphère (atm). Pour passer d’une unité
à l’autre, nous allons prendre l’exemple de la pression atmosphérique moyenne :
1 atm = 101 325 Pa = 1 013,25 hPa = 1 013,25 mbar = 760 mm Hg
Nous reviendrons plus loin dans ce chapitre sur les domaines d’application de ces unités.
Module 6
L’influence de la position sur une surface horizontale.
Nous veillerons à n’étudier qu’un facteur à la fois en maintenant les autres constants.
Laboratoire
Fiche n°13
v Observation :
La dénivellation est constante.
• Immerge la capsule à une certaine profondeur puis déplace celle-ci horizontalement. Mesure, en
plusieurs endroits de cette surface horizontale, la dénivellation apparue dans le tube en U.
v Observation :
dénivellation est constante.
La
• Observe les photos suivantes. La capsule a été plongée dans l’eau, successivement à 5, 10 et 15 cm
de profondeur. Complète le tableau de mesures.
0 0
5 3
10 6
15 9
v Observation :
dénivellation varie, elle augmente avec la profondeur.
La
Module 6
p = k . h
Le graphique est une droite passant par l’origine des axes.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Tous les points d’un liquide de masse volumique constante situés sur une
même droite horizontale sont soumis à la même pression hydrostatique.
celle-ci). La force s’exerçant sur la surface S sera ici égale au poids de la colonne h
de liquide surplombant celle-ci.
Réalisons cette expérience pour visualiser que la pression hydrostatique vaut le poids de la colonne de liquide
que l’objet immergé a au-dessus de lui.
Laboratoire
Fiche n°14
Module 6
v Qu’OBSERVES-tu ? À quel moment ?
Au moment où le niveau de l’eau dans le tube arrive au niveau de l’eau dans le récipient, le carton
se décolle du fond du tube.
Et si on veut être plus précis, nous devrions mettre dans la partie « pression au-dessus du carton » : poids de
la colonne d’eau sur le carton et pression atmosphérique.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
La pression est le rapport entre l’intensité de la force et la surface sur laquelle elle s’exerce.
Elle s’exprime en pascal.
La pression hydrostatique est la pression exercée par un fluide au repos.
p = ρliquide . g . h
N
(Pa) (kg/m³) ( kg ) (m)
f LA FAUNE ABYSSALE
Les poissons abyssaux, vivant à plus de 3 800 m de profondeur, sont soumis à
Module 6
des pressions gigantesques (plus de 380 fois notre pression atmosphérique !).
Leurs organismes ont donc dû s’adapter à cette situation. Par exemple, leur vessie
natatoire, poche gazeuse permettant une meilleure flottabilité, est soit beaucoup
plus résistante que celles des autres poissons, soit atrophiée. La faune abyssale
nous est encore fort méconnue car la gigantesque pression hydrostatique qui
règne dans les abysses rend leur étude particulièrement difficile. En outre, il est
impossible de remonter ces poissons à la surface car ils exploseraient.
INFO +
Le crève-tonneau de Pascal est une expérience réalisée par Blaise Pascal en 1646.
Un tube de 10 m de long est inséré dans un tonneau rempli d’eau. De petites
quantités d’eau sont ajoutées progressivement dans le tuyau. L’augmentation
de pression fait exploser le tonneau.
À travers cette expérience, Pascal a compris qu’avec une faible quantité d’eau
et un minimum d’effort, il était capable d’obtenir une force importante. Ce
principe est encore utilisé aujourd'hui dans le monde de l’industrie (presse
hydraulique, vérin hydraulique sur les engins de chantier…) mais aussi dans
le secteur du divertissement.
Lors de cette expérience, Pascal a compris que l’augmentation de pression
hydrostatique provoquée par la colonne d’eau apparaissait non seulement
en-dessous du tube, mais aussi au voisinage de la paroi du tonneau.
De cette observation, Pascal a tiré comme conclusion :
« Dans un liquide en équilibre, de masse volumique uniforme, la pression est la même en tout point du
liquide et cela aussi longtemps que ces points sont à la même profondeur. »
Bien que ces découvertes soient attribuées à Blaise Pascal, Héron d’Alexandrie, ingénieur grec du Ier
siècle après J.-C., relate dans son ouvrage Pneumatica un système de porte automatique basé sur une
machine hydraulique primitive.
Remarque : Chaque fois que tu descends de 10 m dans l’eau, la pression mesurée augmente d’une fois la
pression atmosphérique.
v Qu’OBSERVES-tu ?
De l’eau sort par chaque petit trou en jets quasi identiques.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
Les fluides transmettent totalement et dans toutes les directions les variations de pressions qu’ils
subissent. C’est le principe de Pascal. Il est à l’origine de la conception de machines hydrauliques.
Lorsque nous pressons un tube de dentifrice, la pâte sort du tube quel que soit
l’endroit où la pression a été exercée.
Nous appliquons donc le principe de Pascal tous les jours !
f LA PRESSE HYDRAULIQUE
Une presse hydraulique est une machine comprenant un circuit hydraulique formé de deux pistons se
déplaçant dans deux cylindres de sections très différentes. Cette machine permet de fournir une grande force
de compression à partir d’une force exercée relativement petite. Elle permet donc de transmettre un effort
démultiplié et un déplacement pour écraser, déformer un objet ou soulever une pièce lourde.
F1 F2
Une force de faible intensité F1 est exercée sur
le piston de petite surface.
Cette action est à l’origine d’une variation de
F
pression Δp = 1 en dessous du piston. S1 S2
S1
Les liquides étant incompressibles, la même variation de pression existe aussi en-dessous du piston de section
F F
S2. Nous pouvons écrire : Δp = 2 = 1 → F2 ⋅S1 = F1 ⋅S2
S2 S1
F2 F1
Nous écrivons : Δp = = ⇔ F2 ⋅S1 = F1 ⋅S2
S2 S1
F2 S2
Ou : =
F1 S1
! !
L’intensité de la force F2 est plus importante que l’intensité de la force initiale F1 car S2 est plus grande que S1.
Une force de faible intensité agissant sur une petite surface donne naissance à une force de grande intensité
agissant sur une surface bien plus grande.
Si, par le passé, il fallait exercer mécaniquement une force sur un piston
de petite section pour soulever un objet lourd placé sur un piston de
grande section, aujourd’hui la plupart des systèmes hydrauliques sont
actionnés par de l’air comprimé pressant sur de l’huile, contenu dans
un cylindre.
Module 6
f LE VÉRIN
Une des applications les plus fréquentes du principe de la presse hydraulique
est l’utilisation d’un système hydraulique ou pneumatique pour actionner
un vérin. Il s'agit d'un tube cylindrique dans lequel coulisse un piston qui
sépare le volume du cylindre en deux chambres distinctes. Des ouvertures
réalisées dans chacune des deux parties du cylindre permettent d’y injecter
un fluide (liquide ou gaz) sous pression et ainsi de déplacer le piston. Ce
système peut être utilisé sur des machines à bras flexibles (bulldozer, …)
puisque l’emploi de fluides permet non seulement de modifier la valeur
mais aussi la droite d’action de la force appliquée.
f LES FREINS
Roue 1 Roue 3
F Réservoir
F2 F2
de
liquide
Cylindre récepteur
F1
Patin
Piston
Tambour
Maître cylindre
v Qu’OBSERVES-tu ?
Le carton reste « collé » sur le verre. L’eau ne s’écoule pas.
L’ air exerce une force pressante sur le carton. Cette force est plus grande que le
poids de l’eau contenue dans le verre. Elle est due à la pression de l’air sur le carton. On la nomme pression
atmosphérique.
INFO +
! Origine de la pression dans un gaz
F3 !
F2
Tu as vu en deuxième année qu’un gaz est formé de corpuscules très petits,
très éloignés les uns des autres et se déplaçant à très grande vitesse.
! !
F F1 Chaque fois qu’un de ces corpuscules vient frapper la paroi de l’enceinte
S
contenant le gaz, il exerce sur celle-ci une force. Comme il y a des milliards
de corpuscules qui s’écrasent sur la paroi, à chaque seconde, ces forces
donnent naissance à une force globale perpendiculaire à celle-ci.
INFO +
Aujourd’hui, pour mesurer la pression atmosphérique, nous utilisons
principalement le baromètre anéroïde, c’est-à-dire qui fonctionne sans
liquide. Ce baromètre a été inventé par le physicien français Lucien Vidie
en 1844. Il est composé d’une boite en tôle creuse, partiellement vide d’air,
sur laquelle est montée une aiguille.
Lorsque la pression atmosphérique varie, la force exercée par l’air sur
la boite varie aussi. La boite se déforme et entraine l’aiguille grâce à un
mécanisme de précision. La valeur de la pression est lue sur un cadran.
Ce type de baromètre est moins précis qu’un baromètre à mercure mais il
est aussi plus compact, aisément transportable et beaucoup plus solide.
Module 6
v 1. COMPARE la pression aux points A et B. JUSTIFIE ta réponse. h = 76cm
Les deux points sont sur une même surface horizontale du liquide, ils
A B
sont à la même pression.
v 2. Quelle serait la hauteur atteinte par la colonne de liquide si tu remplaçais le mercure par de l’eau ?
masse volumique de l’eau étant 13,6 fois plus petite que celle du mercure, la hauteur de l’eau doit être
La
13,6 fois plus grande que celle du mercure pour exercer la même pression.
= 76 . 13,6 = 10,34 m
h
Il faudrait donc un tube de plus de 10 m de haut pour fabriquer un baromètre à eau.
f LE MANOMÈTRE
En lien avec...
En chimie, on a besoin de définir un cadre standard expliquant comment une réaction a été effectuée,
pour permettre une éventuelle comparaison : ce sont les conditions normales de température et de
pression (CNTP). Jusqu’en 1990, la pression était exprimée en atmosphères mais a été remplacée
depuis par sa valeur en pascal.
f EN MÉDECINE
En médecine, lors de la majorité des examens de routine, on mesure la pression artérielle du patient, qui est
tout simplement la pression du sang dans les artères, ou plus précisément la surpression du sang par rapport
à la pression atmosphérique. Le résultat s’exprime sous forme de deux nombres : il s’agit de la pression
systolique, correspondant à la surpression la plus élevée exercée par le
cœur (systole signifiant contraction du cœur), et la pression diastolique,
la plus faible (diastole, signifiant relâchement du cœur) : pour un individu
en bonne santé, on se trouve autour de 8/9 pour le plus petit nombre et
12/13 pour le plus élevé.
Ces deux nombres sont tout simplement des surpressions en millimètres
de mercure divisées par 10, soit des cm Hg, et on donne par convention
la pression systolique avant la pression diastolique.
Ainsi, un résultat 12/9 indique :
• une pression systolique égale à 120 mmHg ; Un tensiomètre ancien, sur lequel
• une pression diastolique égale à 90 mmHg. on lit l’indication de pression en
centimètres de mercure.
Module 6
élémentaires s'exercent sans résistance de l'intérieur. Les hémisphères sont scellés.
INFO +
Il est important de noter qu’en réalité, il est impossible de réaliser un vide complet, autrement dit
un vide qui correspondrait à une pression nulle. On ne réalise effectivement qu’un vide partiel (la
pression résiduelle est de l’ordre du Pascal), et certainement très partiel à l’époque de l’expérience de
Magdebourg. Cela suffisait pourtant à démontrer l’effet voulu.
De nos jours, pour des applications scientifiques et industrielles de pointe, on peut réaliser ce qui est
appelé ultra-ultravide. On arrive alors à atteindre des pressions inférieures ou égales au milliardième
de pascal.
f LE BALLON-SONDE
Altitude
(km)
35 Pression
(hPa)
30
25 20
20 40
15 90
10 230
5 550
0 1013
Les stations météorologiques mesurent de nombreuses grandeurs au niveau du sol mais pour connaitre l’état
de l’atmosphère, les météorologues utilisent des ballons-sondes. Ces ballons sont des ballons libres non
habités munis d’instruments et gonflés de façon à avoir une vitesse d’environ 5 m/s. Au cours de l’ascension,
la radio-sonde accumule les données de température, d’humidité et de pression et les transmet par radio à
la station météo.
L’enveloppe du ballon-sonde se dilate (son diamètre
peut augmenter de 400 %) et finit par éclater dans
la stratosphère, à une trentaine de kilomètres
d’altitude.
Pourquoi le ballon éclate-t-il ?
Pour répondre à cette question, prends un ballon de
baudruche légèrement gonflé et fermé solidement.
Place celui-ci à l’intérieur d’une cloche et branche
la pompe qui extrait, peu à peu, l’air de cette
enceinte.
v 1. Qu’OBSERVES-tu ?
Le ballon placé à l’intérieur de la cloche gonfle peu à peu.
v 2. Pourquoi ?
La pression dans la cloche diminue peu à peu car le nombre de molécules d’air décroît. Les chocs contre
la paroi extérieure du ballon sont moins fréquents.
v 3. Sachant que p1 est la pression à l’intérieur du ballon, p2 la pression à l’extérieur du ballon et que
! !
p1 > p2, COMPARE l’intensité des forces pressantes F1 et F2 s’exerçant sur un petit élément de la
surface S représentant le ballon.
1 est plus grande que F2 car p1 > p2 .
F1 F
R
F2 A v 4. REPRÉSENTE les deux forces sur le schéma ainsi que la force
résultante.
Le sens de la force résultante (force pressante) va de la zone de haute
p1 pression p1 vers la zone de basse pression p2.
p2
Module 6
v 1. PLONGE une paille dans un liquide. COMPLÈTE ci-contre le niveau d’eau, dans la paille.
D
dans une dépression.
A
v 2. Que fait une masse d’air comprise entre une zone de haute
pression et une autre de basse pression ?
A
masse d’air se déplace de la zone de haute pression vers la zone
La
basse pression.
de
D
Ce mouvement de masse d’air est un des facteurs à l’origine des vents. Mais il n’est pas le seul, la rotation de
la Terre, la topographie, etc. sont également prises en considération pour déterminer la force et la trajectoire
des vents.
SYNTHÈSE INTERMÉDIAIRE
5 La Loi de Boyle-Mariotte
• Prends une seringue médicale et tire le piston pour la remplir à moitié d’air. À l’aide de ton doigt, bouche
hermétiquement l’entrée de la seringue. À ce moment, les pressions à l’intérieur et à l’extérieur de la
seringue sont égales.
• Tire le piston vers l’extérieur de la seringue et, ensuite, relâche le piston.
v 1. Qu’OBSERVES-tu ?
Le piston est difficile à tirer. Quand on le relâche, il revient à sa position initiale.
v 2. Comment l’EXPLIQUES-tu ?
Lorsque le piston est tiré vers l’extérieur, le volume du gaz s’accroit. Comme le piston est repoussé
vers l’intérieur par la pression atmosphérique, la pression interne doit être inférieure à la pression
atmosphérique.
v 3. CONCLUS.
Module 6
Lorsque la pression diminue, le volume du gaz augmente.
Remarque :
La loi de Boyle-Mariotte a des conséquences importantes pour les plongeurs autonomes et les scaphandriers.
Pendant une plongée sous-marine, l’air respiré est de l’air sous pression. Lors de la remontée, la pression
extérieure diminue, et l’air va donc se dilater. Si on bloque sa respiration en regagnant la surface, le volume de
l’air présent dans les poumons va augmenter et provoquer la rupture des tissus pulmonaires. Ce phénomène
est appelé la surpression pulmonaire. En plongée, lors d’une remontée, il est donc vital de ne pas bloquer sa
respiration.
Dans un système isolé et à température constante, lorsque le volume d’un gaz diminue, alors sa
pression augmente. Au contraire, lorsque son volume augmente, sa pression diminue.
Une étude détaillée par Boyle et Mariotte montre que pression et volume d’un gaz sont liés par la
formule suivante :
p1 . V1 = p2 . V2
INFO +
Ce principe a été découvert indépendamment, à quelques années d’intervalle, par l’Irlandais Robert
Boyle (1662) et par le Français Edme Mariotte (1676). De leurs expériences découle la loi baptisée
en leur hommage : La loi de Boyle-Mariotte. En 1702, le Français Guillaume Amontons précisa que
cette loi n’était valable qu’à température constante. En effet, une augmentation de la température
provoque une dilatation du volume et/ou une augmentation de la pression, tandis qu’une diminution
de la température engendre une contraction du volume et/ou une diminution de la pression.
INFO +
Le principe de la loi de Boyle-Mariotte est également utilisé
au travers de la manœuvre de Heimlich pour sauver des
vies. Lorsqu’un aliment vient totalement obstruer les voies
respiratoires, la méthode est utilisée pour expulser l’aliment.
On place un poing fermé avec le dos de la main situé vers le
haut entre le sternum et le nombril de la victime. À l’aide de
son autre main, on agrippe alors ce poing tout en écartant bien
les avant-bras. On exerce ensuite de violentes tractions dirigées
obliquement vers soi et vers le haut afin de faire remonter le
diaphragme et donc comprimer les poumons. Le volume d’air
diminue, augmentant la pression dans les voies respiratoires.
Cette manœuvre est généralement suffisante pour éjecter
l’aliment et sauver une vie.
v Qu’OBSERVES-tu ?
deux feuilles se rapprochent.
Les
Module 6
longueur avant de la poser sur la table. Souffle au moyen
d’une paille dans l’espace qui se trouve sous la carte.
v Qu’OBSERVES-tu ?
carte s’aplatit presque complètement.
La
L’air est mis en mouvement entre les feuilles ou entre la carte et la table. Les feuilles se rapprochent, la carte
s’aplatit. La pression est plus forte à l’extérieur des deux feuilles qu’à l’intérieur et au-dessus de la carte qu’en
dessous.
Cette expérience permet d’expliquer pourquoi quand deux trains se croisent à grande vitesse, ils ont tendance
à se rapprocher l’un de l’autre car entre eux la pression de l’air diminue soudainement.
Ce déplacement est bien sûr imperceptible pour le voyageur par contre l’on perçoit une secousse qui en est
la manifestation.
Sur la route, tu as peut-être déjà constaté cet effet : lorsqu’un gros camion passe à côté d’une voiture, l’air
entre les deux doit se déplacer dans un espace étroit. Il va donc plus vite et la pression diminue. La voiture est
attirée par le camion.
De même, si tu te trouves sur le quai d’une gare, face aux rails, tu es attiré par le train qui passe devant toi.
La pression de l’air entre le train et toi diminue et c’est l’air qui est situé derrière toi (dont la pression est plus
grande) qui te pousse. Voilà pourquoi il ne faut jamais se placer trop près du bord.
Aile (coupe)
Air
Pression
constante
v 1. PRENDS une seringue médicale et remplis-la d’eau. Ensuite presse lentement le piston à vitesse
constante. COMPARE, de façon qualitative, la vitesse du liquide (v) qui sort de la seringue à celle du
liquide contenu dans la seringue.
La vitesse d’écoulement du liquide est plus faible lorsqu’il est dans la
vp
seringue que lorsqu’il sort de cette dernière.
vs
• Ce tube présente différentes sections, au travers desquelles un liquide s’écoule à débit constant. Le niveau
du liquide dans les tubes (manométriques) placés dans chaque section nous renseigne sur la pression
régnant dans ce compartiment.
ha
Module 6
hb
A
B
Durant l’écoulement d’un liquide à débit constant, lorsque la surface de passage diminue, la vitesse du liquide
augmente.
Appliquons les connaissances acquises pour interpréter l’expérience suivante de la balle et l’entonnoir,
qui est la synthèse d’une expérience de conduite (typique de l’effet Venturi) et d’écoulement d’air
(typique du principe de Bernoulli).
Pourquoi ?
Dans un fluide en mouvement, la pression en un point est d’autant plus petite que la vitesse du fluide en ce
point est grande.
Dans notre expérience, l’air en B est presque au repos. La pression de l’air est donc la pression atmosphérique.
L’air en A est en mouvement, la pression de l’air y est donc plus faible. La balle est plaquée au fond de
l’entonnoir.
Entraine-toi avec les exercices d'application à la page 172.
3. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME
Module 6
Dans les deux situations mentionnées ci-dessus, il y a changement de pression à l’extérieur de l’oreille.
plongée, la pression extérieure à l’oreille augmente d’une valeur égale à la pression hydrostatique
En
bar supplémentaire par 10 m de profondeur). Le tympan va donc être bombé vers l’intérieur de
(1
l’oreille. Cette déformation accentuée du tympan peut être douloureuse.
Il en va de même lors de variations de pression atmosphérique lors d’un vol en avion. Le tympan peut
retrouver bombé vers l’extérieur de l’oreille lors de phases de chutes de pression.
se
Afin d’essayer d’équilibrer la pression des deux côtés du tympan, il y a des mécanismes physiologiques
que tu peux aider en adoptant la bonne manœuvre. Puisque l’oreille moyenne communique avec
l’arrière-gorge via la trompe d’Eustache, il est possible d’aider le tympan à retrouver un équilibre entre
pressions qu’il a des deux côtés en aidant à provoquer l’ouverture des trompes d’Eustache. Ferme
les
bouche, mets l’index et le pouce contre tes narines pour les obstruer et :
la
- en descente de plongée et en chute de pression brutale en avion (lors de la descente) : expire
doucement contre tes doigts et tes lèvres maintenues fermées, c’est la manœuvre de Valsalva ;
- en remontée d’une plongée : essaie d’inspirer l’air malgré les fermetures que tu as imposées, c’est la
manœuvre de Toynbee.
Dans les deux cas, tu peux t’aider en déglutissant plusieurs fois.
SYNTHÈSE VISUELLE
PRESSION HYDROSTATIQUE
DÉFINITION DÉFINITION
rapport entre l'intensité de la force et la pression exercée par un fluide au repos
surface
LA PRESSION
DÉFINITION DÉFINITION
La pression dans un fluide incompressible La pression et le volume de gaz sont
se transmet en toutes directions et en liés.
tous sens.
UNITÉ FORMULE
Pa . m³ = Pa . m³ p1 . V1 = p2 . V2
UNITÉ FORMULE
F2 S2
pascal =
N m2 F1 S1
=
N m2
PRESSION À LA PROFONDEUR h
DÉFINITION
Somme de la pression à la surface et de la pression
hydrostatique.
UNITÉ FORMULE
kg N
Pa = Pa + . .m p = p0 + ρfluide . g . hfluide
m3 kg
SYNTHÈSE TEXTUELLE
• La pression : rapport entre l’intensité de la force et la surface sur laquelle elle s’exerce. Elle s’exprime
en pascal (Pa).
F N
p= Pa = 2
S m
• La pression à la profondeur h : somme de la pression à la surface et de la pression hydrostatique.
p = p0 + ρfluide . g . hfluide avec p0 = pression à la surface du liquide
• La pression hydrostatique : pression exercée par un fluide au repos. Elle se mesure en pascal.
kg N
p = ρfluide . hfluide . g Pa = 3 ⋅m⋅
m kg
• Le principe de Pascal : la pression dans un fluide incompressible se transmet intégralement, en
toutes directions et en tous sens. On peut appliquer ce principe à la presse hydraulique :
F2 S2
=
F1 S1
Module 6
• La loi de Boyle-Mariotte : la pression et le volume d'un gaz sont liés
p1 . V1 = p2 . V2
• Pression et vitesse dans un fluide : quelle qu’en soit la cause, toute variation de vitesse d’un
fluide est associée à une variation de pression. Que ce soit : - dans les gaz = Bernoulli
- dans les liquides = Venturi
• L'effet Venturi : lorsqu’un liquide s’ecoule de facon reguliere dans une conduite ou un tuyau, ou
entre des obstacles, toute variation de section de l’ecoulement provoque une variation de vitesse
et de pression, car le debit est conservé. Toute diminution de section provoque une augmentation
de vitesse accompagnée d’une baisse de pression, et vice versa.
A T v 1. Répartissons une masse de 100 g uniformément sur une surface de 1 m². Quelle est la valeur de
C la pression engendrée ?
p = F = m⋅g = 0,1 kg⋅10 N/kg = 1 Pa Une pression de 1 Pa est donc très faible.
S S 1 m2
A T v 2. Quelle est la pression engendrée par une jeune fille de 50 kg s’appuyant sur un seul de ses talons
C aiguilles dont la surface est de 1 cm² ?
F 50 kg 10 N/kg
= =
p = 5 000 000 Pa= 5 106 Pa=5 MPa
S 0,0001 m2
Les pressions sont souvent très grandes. C’est pourquoi nous utilisons généralement des multiples du
pascal.
A T v 3. Un marchand propose deux modèles de montres étanches. La première précise qu’elle est
C étanche jusqu’à 100 m de profondeur, la seconde indique qu’elle résiste à 10 bars. Laquelle des deux
indications est la plus fiable ?
La seconde est plus fiable, car elle donne la pression maximale que la montre peut subir. La première
indication ne stipule pas la masse volumique du liquide.
Module 6
A T v 1. Versons dans les deux branches d’un tube en U deux liquides de masses
C volumiques différentes, ρg et ρd. Considérons que le niveau de référence 6h
est le plan horizontal passant par le fond du tube en U. Dans la branche de
droite, l’interface entre les deux liquides est à la hauteur 2 h.
niveau 2 h : pg = pd et donc : 2 h . ρg . g = 4 h . ρd . g
Au
2h
simplifiant, on obtient : ρg = 2 . ρd
En
h
A T v 2. Pourquoi le conduit reliant les deux pistons d’une machine hydraulique est-il rempli de liquide et
C non pas de gaz ?
Contrairement aux gaz, les liquides sont incompressibles. Les gaz ne transmettraient donc pas aussi
efficacement la force.
A T v 3. Un jeu de fête foraine est fondé sur le principe des machines hydrauliques. Il faut frapper sur le
C premier piston avec un marteau pour communiquer une force au second piston qui projettera une
bille vers le haut. Si la force est suffisante, la bille touche la cloche. Le premier piston a une surface
de 0,25 m². Le second piston a une surface de 0,1 m².
Si tu exerces une force de 100 N sur le premier piston, quelle force est
communiquée au second piston ?
100 F
= 2 donc F2 = 40 N
0,25 0,1
Pour que la bille touche la cloche, une force minimale de 50 N doit s’exercer
sur le second piston. Quelle force minimale faut-il exercer pour gagner ?
50 F
= 1 donc F1 = 125 N
0,1 0,25
A T v 4. Une machine hydraulique est composée de deux pistons de 0,5 m² et de 2 m². Si une force est
C exercée sur le premier piston, combien de fois la force fournie par le second piston sera-t-elle plus
élevée ?
S F
1 = 1 = 0,25
S F2
2
2 est donc quatre fois plus grande que F1.
F
A T v 5. Une presse hydraulique peut fournir une force de 1 MN grâce à son piston de 5 m². Quelle doit
C être la surface du premier piston si l’industriel veut fournir une force maximale de 2 kN ?
F S 2 10 3 5
1 = 1 S1 = S1 = 10 -2 m2 =1 dm2 = 100 cm2
F2 S2 106
A T v 6. Dans un film, le tueur sabote une voiture en coupant le tuyau contenant le liquide de frein. En te
C basant sur la théorie des machines hydrauliques, explique pourquoi cette technique fonctionne.
Sans liquide, la pression ne peut se transmettre dans le système de freinage et aucune force ne s’exerce
sur les disques de freins.
AS
Lors de la résolution des
exercices qui suivent, nous
A T v 1. Dans les hôpitaux, les patients les plus contagieux sont placés arrondirons la valeur de g à 10 N/kg
et
celle de la pression atmosphérique
Module 6
C dans des chambres dites à pression d’air négative. La pression à moyenne à 101 300 Pa.
l’intérieur de ces chambres d’isolement est inférieure à la pression
atmosphérique régnant dans les couloirs. En quoi cette mesure
empêche-t-elle la contagion ?
Lorsque la porte de communication entre le couloir et la chambre est ouverte, l’air se dirige vers la
chambre car la pression y est plus petite que dans le couloir. Ce courant d’air empêche les germes de
quitter la pièce.
A T v 2. Sur la carte ci-dessous, donne l’unité des lignes isobares, place les A et les D dans les ronds blancs
C et JUSTIFIE tes choix.
La pression des isobares est exprimée en hPa sur cette carte. Les anticyclones (A), sont les zones dans
lesquelles la pression augmente peu à peu et qui sont au-dessus de la valeur moyenne de 1 013,25hPa.
Les dépressions (D) sont les zones dans lesquelles la pression diminue peu à peu et sont en-dessous de la
valeur moyenne.
A
Ces premiers altimètres donnaient des mesures indicatives et non des mesures précises. En te basant
sur le lien entre la pression et la météo, explique pourquoi l’altimètre donnait des fourchettes de
mesures et non une altitude précise.
Ces altimètres fonctionnaient sur la différence de pression atmosphérique. L’altitude provoque une
diminution de la pression atmosphérique, mais elle n’est pas la seule cause possible. Par mauvais temps,
la pression diminue également. L’altimètre d’un avion qui volait par temps couvert indiquait donc une
hauteur supérieure à la hauteur réelle de l’appareil.
A T v 5. Les flans industriels, nappés de caramel, sont présentés dans un pot en plastique avec une languette
C sur le dessous. Lorsqu’on ouvre le pot et qu’on le retourne, le flan ne tombe pas.
EXPLIQUE pourquoi.
La pression atmosphérique exerce une force sur la surface du flan. Cette
force empêche le flan de tomber.
A T v 1. OBSERVE les photos suivantes. L’air contenu dans la seringue de la photo A est à pression
C atmosphérique. Ensuite, l’orifice de sortie de la seringue est hermétiquement fermé avec le doigt.
A B C
Module 6
Que vaut la pression dans la seringue de la photo B ? Et celle de la photo C ?
B : le volume a doublé, la pression a diminué de moitié : 101 300 / 2 = 50 650 Pa.
C : le volume a diminué de moitié, la pression a doublé : 101 300 . 2 = 202 600 Pa.
A T v 2. Une bouteille de soda « vide » de 2 ∙ explose lorsque la pression interne atteint 10,35 bars. Quel
C volume d’air relâche-t-elle dans l’atmosphère en explosant ? (Réponse en SI)
pV
p1V1 = p2V2 V V2 = 1 1 = 20,43 ∙ = 0,02043 m³
p2 2
A T v 3. Les poissons possèdent pour la plupart une vessie natatoire emplie essentiellement d’oxygène et
C d’un peu d’azote. Elle permet au poisson d’équilibrer son poids et la force d’Archimède, quelle que
soit la profondeur à laquelle celui-ci nage.
Comment varie le volume de cette vessie lorsque le poisson descend ? JUSTIFIE ta réponse.
Lorsque le poisson descend, la pression extérieure augmente donc le volume de la vessie diminue.
Comme le poids du poisson n’a pas varié, comment évolue la masse volumique de l’eau avec la
profondeur ?
La force d’Archimède ne varie pas, il faut donc que la masse volumique de l’eau augmente.
INFO +
Si l’air s’écoule au-dessus du toit sans provoquer de tourbillons, la même quantité d’air doit traverser
les surfaces S1 et S2 à chaque seconde.
Comme la surface S1 et plus grande que la surface S2, il faut que la vitesse de l’air augmente lorsqu’il
s’approche du sommet du toit.
6. ÉVALUATION Évaluation
supplémentaire
Gliquide
phydrostatique G
=formule
v 1. DÉMONTRE la
phydrostatique = Gliquide
S de la pression hydrostatique.
phydrostatique = Gliquide
S
phydrostatique = liquide
S
S ⋅g
mliquide
phydrostatique = mliquide ⋅g G=m.g
S ⋅g
phydrostatique = mliquide
S ⋅g
phydrostatique = mliquide
phydrostatique = S m
S ⋅v
ρliquide ⋅g = m= V
phydrostatique = ρliquide ⋅vliquide ⋅g
liquide
V
phydrostatique = ρliquide ⋅vSliquide ⋅g
phydrostatique = ρliquide ⋅vSliquide ⋅g
phydrostatique = S V=h.S
S ⋅S⋅g
ρliquidehliquide
phydrostatique = ρliquidehliquide ⋅S⋅g
p S ⋅S⋅g
= ρliquidehliquide
phydrostatique S ⋅S⋅g
= ρliquidehliquide
phydrostatique =
hydrostatique
S
phydrostatique = ρliquide ⋅hhSliquide ⋅gg
phydrostatique = ρliquide ⋅hliquide
liquide
⋅g
phydrostatique = ρliquide ⋅hliquide ⋅g
p = ρliquide ⋅hliquide ⋅g
v 2. À une hydrostatique
profondeur quelconque dans un verre d’eau, la pression hydrostatique égale-t-elle la
pression totale ? JUSTIFIE.
Module 6
Faux, la pression totale est la somme de la pression hydrostatique et de la pression atmosphérique. La
pression totale est donc supérieure à la pression hydrostatique puisque la surface de l’eau du verre est
soumise à la pression atmosphérique.
v 3. Une machine hydraulique est composée de deux pistons S1 et S2. Si une force de 800 N est
exercée sur le premier piston, le second piston permet de soulever une masse de 2 t. DÉTERMINE
S
le rapport 2 .
S1
poids soulevé par le second piston vaut : G = m.g = 2000.10 = 20 000 N
Le
S2 F2 20 000
= = = 25
S1 F1 800
v 4. Une montre est étanche jusqu’à 50 m de profondeur dans de l’eau pure sur Terre.
b) Sachant que la pression atmosphérique à la surface de la Terre vaut 100 000 Pa, tandis que celle
à la surface de la Lune est nulle; à quelle profondeur cette montre pourrait descendre dans un puits
d’eau pure sur la Lune ?
Pression à 30 m de profondeur sur la Terre :
= Patm + ρliq . gterre . h = 100 000 + 1000 . 10 . 30 = 400 000 Pa
p
Profondeur sur la Lune :
= ρliq . glune . h
p
400 000 = 1000 . 1,67 . h
=
h 400 = 239,5 m
1,67
Le principe d’un poêle à bois usuel est d’aspirer de l’air dans la pièce d’habitation ou éventuellement
à l’extérieur, de le faire passer en son sein (l’âtre) pour attiser et entretenir les flammes et finalement de
l’évacuer à l’extérieur par la cheminée. Il y a donc circulation d’air et par conséquent, on l’a maintenant
compris, différence de pression. Cependant, il n’y a aucun
mécanisme analogue à une pompe dans un poêle, il Vent à l’extérieur
N.B. : Cependant, quand le feu est bien amorcé, d’autres mécanismes deviennent dominants, car l’air très
chaud va naturellement s’élever dans le conduit et renforcer l’aspiration.
1
Construire un graphique
• L’axe horizontal est l’axe des abscisses ou axe x. La variable contrôlée, la variable qui est donc sous
ton contrôle d’expérimentateur, y est représentée.
• L’axe vertical est l’axe des ordonnées ou axe y. La variable dépendante, c’est-à-dire que sa valeur
dépend de la valeur de la variable contrôlée, y est représentée. La valeur de la variable dépendante
est donc obtenue en fonction de la variable contrôlée.
Ces deux axes déterminent un plan ou un repère cartésien.
Pour la graduation, une échelle par axe est créée en tenant compte d’une part, de la place disponible
pour construire le graphique et d’autre part, des valeurs maximales à représenter. L’unité de l’axe est
obtenue en faisant le rapport entre la valeur maximale à représenter et la mesure de l’axe. Enfin, sur
chaque axe se retrouvent au minimum deux graduations (le zéro et celle permettant de retrouver
l’unité). Il est possible d’avoir une échelle par axe.
Lorsque l’échelle est la même sur les deux axes et que ces derniers sont perpendiculaires, on parle alors
de repère orthonormé.
Fiche outil 1
3. Il faut placer chaque point dans ce repère.
0 1 2 3 4 5 6 7 7 x
Exemple : Pour placer le point ( 2 ; 4 ), tu avances sur l’axe des abscisses (x) jusqu’à la graduation 2
puis tu te déplaces verticalement, parallèlement à l’axe des ordonnées (y), jusqu’à la graduation 4. En
reprenant l’astuce énoncée plus haut, cela donne : tu te rends devant la maison 2 puis tu montes au
4e étage.
Retrouve un exemple
concret dans Scoodle !
2
Lire et interpréter un graphique
et un tableau de résultats
Lorsqu’une expérience est réalisée avec prise de mesures, ces dernières sont présentées dans un tableau de
résultats en prenant soin de placer la variable contrôlée dans la première colonne (pour les x) et les valeurs de
la variable dépendante dans la deuxième colonne (pour les y).
Les résultats d’une expérience, placés dans un repère, forment un nuage de points. La forme de ce nuage de
points peut indiquer un lien mathématique entre les variables représentées.
1er cas : le nuage de points a l’allure d’une droite passant par le point ( 0 ; 0 ) :
variation de x Δx xB − x A
Les deux grandeurs sont liées par une équation du type y = mx.
Graphiquement, on sait déterminer et/ou vérifier le signe de la pente :
Pente positive Pente nulle Pente négative
y y y
x x x
Mathématiquement, selon le signe de la pente, la fonction est croissante quand la pente est positive. Elle
est décroissante quand la pente est négative et dite constante quand la pente est nulle.
Lorsque le nuage de points est une droite mais qui ne passe pas par ( 0 ; 0 ), on parle d’une droite
passant par le point ( 0 ; p ) et l’équation est du type y = mx + p. Les grandeurs ne sont plus directement
proportionnelles.
Dans le tableau des résultats, pour vérifier si les grandeurs sont directement proportionnelles, on ajoute
une troisième colonne dans laquelle on calcule le quotient entre y et x. Si on obtient une valeur constante
dans cette troisième colonne, on conclura que les grandeurs sont directement proportionnelles.
Ainsi, si on reprend l’exemple de l’allongement du ressort de la fiche outil 1 sur Scoodle :
y
x y
x
0 0 ∃
1 3 3
2 6 3
3 9 3
4 12 3
Fiche outil 2
0 x
Les deux grandeurs x et y sont inversement proportionnelles, c’est-à-dire que quand on double (ou
triple) la variable contrôlée, la variable dépendante est divisée par deux (ou trois).
Les points ne sont pas alignés, ils sont disposés sous la forme d’une courbe qui porte le nom de branche
d’hyperbole. En effet, une hyperbole complète a normalement une seconde branche quand les x et les
y ont des valeurs négatives, ce qui n’est pas le cas ici.
a
Les deux grandeurs sont liées par une équation du type y = .
x
L'hyperbole ne touche pas les axes mais elle les longe.
Dans le tableau des résultats, pour vérifier si les grandeurs sont inversement proportionnelles, on ajoute
une troisième colonne dans laquelle nous ferons le produit de x par y. Si on obtient une valeur constante
dans cette troisième colonne, on conclura que les grandeurs sont inversement proportionnelles.
Retrouve un exemple
concret dans Scoodle !
3
La notation scientifique (NS)
La notation scientifique est l’écriture d’un nombre sous la forme d’une puissance entière de 10 :
a . 10n
a, la mantisse, est un nombre qui peut être 10n est l’ordre n
est un nombre entier (pour rappel :
décimal MAIS dont la partie entière (devant de grandeur. sans virgule, positif ou négatif).
la virgule) est comprise entre 1 et 9 (inclus).
Ainsi, par exemple, 15 200 s’écrit en NS 1,52 . 104 et 0,000 042 3 s’écrit 4,23 . 10–5.
On retrouve ce type de notation dans des exercices du CE1D de mathématiques :
250 000 000 = 2,5 . 108 312 500 000 000 3,125 . 1011
0,003 4 3,4 . 10–3
0,000 05 = 5 . 10–5 4,72 . 105
472 000
137 . 10² = 1,37 . 10 4 0,000 089 8,9 . 10–5
73 500 7,35 . 104
Fiche outil 3
4
Les conversions d’unités
dans le système international (SI)
Convertir les grandeurs décimales à 1 dimension telles que longueur, masse, intensité, …
Fiche outil 4
POUR LA CONVERSION :
1) repère la colonne correspondant à l’unité finale de conversion. Pour parvenir à la colonne finale à
partir de la colonne de départ, complète par un zéro par colonne ;
2) l’éventuelle virgule se place à droite de l’unité souhaitée après conversion ;
3) l’ajout de zéro se fait avec le dernier zéro dans la colonne de l’unité de conversion.
Fiche outil 4 : Les conversions d’unités dans le système international (SI) 177
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Puissance kW hW daW W dW cW mW
9,4 kW = 9 400 W 9 , 4 0 0
Si les abaques sont utiles pour cet exercice, il est néanmoins plus confortable de s’habituer à jongler avec les puissances
de 10 qui accompagnent chaque préfixe (cette table de préfixes est non exhaustive) :
Symbole du préfixe Préfixe Puissance de 10 Facteur multiplicateur de l’unité
G giga 10 9
milliard 1 000 000 000
Multiples
M méga 10 6
million 1 000 000
k kilo 103 mille 1 000
h hecto 10 2
cent 1 00
da déca 10 dix 10
c centi 10 -2
centième 0,01
m milli 10 -3
millième 0,001
µ micro 10 -6
millionième 0,000 001
n nano 10-9 milliardième 0,000 000 001
On peut utiliser l’abaque avec deux chiffres par colonne mais on peut aussi s’habituer à utiliser les puissances de 10,
en sachant que le passage d’unité s’effectue par le biais d’un facteur cent (102 pour les multiples ou 10–2 pour les sous-
multiples).
Ce dernier s’utilise comme l’abaque à un chiffre par colonne. Par conséquent, seules les lignes pleines comptent (on
travaille comme si les lignes pointillées n’existaient pas).
Fiche outil 4
POUR LA CONVERSION :
1) repère la colonne correspondant à l’unité finale de conversion. Pour parvenir à la colonne finale à
partir de la colonne de départ, complète par un zéro par colonne jusqu’à la colonne de droite de
l’unité de conversion ;
2) l’éventuelle virgule se place sur le trait plein à droite de l’unité souhaitée après conversion ;
3) l’ajout de zéro se fait avec le dernier zéro dans la colonne de droite de l’unité de conversion.
On peut utiliser l’abaque avec trois chiffres par colonne mais on peut aussi s’habituer à utiliser les puissances de 10 en
sachant que le passage d’unité se fait par un facteur mille (103 pour les multiples ou 10–3 pour les sous-multiples).
Ce sera le cas pour les unités de capacité. En effet, 1 litre ( = 1 l (lettre « l » minuscule)) d’eau occupe un volume de 1 dm³
et 1 millilitre d’eau occupe un volume de 1 cm³. Donc dans l’abaque des volumes où on met trois chiffres dans la colonne
de chaque unité, vient se nicher une unité de capacité dans chacune de ces sous-colonnes.
Remarque : le litre est symbolisé par un l minuscule pour les physiciens (car ce n’est pas une unité hommage à un
personnage, comme le Kelvin par exemple) mais avec les typographies, il se confond parfois avec le chiffre 1. Certains
chimistes ont donc adopté le L majuscule d’imprimerie.
Mais hors SI, avec les exemples ci-dessus : 33 cl = 0,33 l = 330 ml et 200 hl = 20 000 l. Donc l’abaque des capacités reste un
abaque à un chiffre par colonne.
On remarque que la notation scientifique permet une appréhension plus rapide de l’ordre de grandeur des mesures
données.
5
Transformer une formule
Une formule de physique répond aux mêmes règles que les équations en mathématiques (puisque lorsqu’on
cherche la valeur d’une des grandeurs à partir des autres, on résout une équation, étant donné qu’on est en
présence d’une égalité qui contient une inconnue).
Trois méthodes peuvent te permettre d’isoler une inconnue dans une formule :
Soit la formule v = vo + a . ∆t. Pour isoler la variable « a », on passera par les étapes suivantes :
⇔ a⋅Δt v − v 0
Deuxième principe d’équivalence : si on multiple (ou divise) =
Δt Δt
par un nombre un membre de l’égalité, alors on multiple (ou
divise) par le même nombre l’autre membre de l’égalité. v − v0
⇔ a=
Δt
(B+ b)⋅h
Par exemple, à partir de la formule d’aire du trapèze A = , si on veut isoler chaque inconnue,
2
on aura : ⇔ 2A = (B+b) . h
2A
Pour les bases : =B+b
h
Fiche outil 5
2A
B= b
h
2A
b= B
h
2A
Pour la hauteur : h=
B+b
Si on se focalise dans une formule sur la grandeur que l’on veut isoler, on commence par regarder par
quoi elle est multipliée et/ou divisée puis ce qui lui est additionné et/ou soustrait.
a . Δt + vo =v
en traçant le chemin inverse :
a= : Δt - vo v
v − v0
Donc a =
Δt
(B+ b)⋅h
À partir de la formule d’aire du trapèze A = , si on veut isoler chaque inconnue, on aura :
2
B + b : h . 2 A
2A
Donc on en est à B+ b =
h
Fiche outil 5
2A 2A
Pour B : B +b = Pour b : b +B =
h h
2A 2A
B= -b b -B =
h h
2A 2A
Donc B = −b Donc b = −B
h h
Pour la hauteur : h . (B + b) : 2 =A
h : (B + b) . 2 A
h : 2 . (B + b) = A
h . 2 : (B + b) A
2A
Donc h =
B+ b
a c
Une proportion est une égalité entre deux rapports : =
b d
Les termes a et d sont appelés les termes extrêmes ; les termes b et c sont appelés les termes moyens.
c
Remarque : une proportion se cache dans une égalité du genre a = .
d
En effet, c’est une proportion dans laquelle b vaut 1.
Pour isoler Δx, on utilise la propriété du produit des moyens qui est égal au produit des extrêmes :
Δx = v . Δt
Δx
Pour isoler Δt, on utilise la propriété d’échange des termes extrêmes : Δt =
v
Fiche outil 5
6
Chiffres significatifs
Cette fiche outil a pour objectif de répondre à l’éternelle question du nombre de chiffres après la
virgule et de donner une procédure rigoureuse pour y répondre.
Quand on écrit un nombre en mathématiques et en physique, la valeur rédigée n’a souvent pas la même
signification car, en physique par exemple, il s’agit du résultat d’une mesure, quel que soit l’outil de mesure.
Or, qui dit mesure dit instrument de mesure, et qui dit instrument de mesure dit précision. Une caractéristique
qui varie selon l’outil auquel on recourt. Ainsi,
• pour tout objet gradué, on effectue une mesure avec une précision de plus ou moins une demi-graduation
(dans le cas des règles scolaires graduées millimètre par millimètre, toute mesure de longueur se fait avec
une précision de +/- 0,5 mm) ;
• pour toute lecture digitale sur un écran, on effectue une mesure avec une précision tenant compte du
dernier digit : si l’écran indique 4,375, on mesure par conséquent 4,375 ± 0,001.
Partant de ce constat, on doit prendre également en considération le fait que tout résultat en physique est une
combinaison de différentes grandeurs, issues de mesures tout à fait indépendantes.
Il est donc important qu’un nombre en physique reflète la précision de la mesure réalisée. Écrire L = 1 m
signifie que l’on est incapable de mesurer toute fraction du mètre, tandis qu’écrire L = 1,00 m laisse transparaitre
que l’on pourrait éventuellement mesurer la longueur au centimètre près, même si on ne l’effectue pas.
Fiche outil 6
Dans le premier cas, on dira que la mesure ne comporte qu’un seul chiffre significatif, alors que la seconde
mesure en comporte trois. Du point de vue de la précision, les mesures {L = 2 m ; L = 6 m ; L = 8 m} sont donc
parfaitement équivalentes, tout comme le sont les mesures {L = 2,34 m ; L = 5,89 m ; L = 6,34 m}.
Chiffres significatifs
Comme on l’a vu précédemment, la notation scientifique permet de normaliser l’écriture des nombres et de
rendre instantanée la lecture du nombre de chiffres significatifs. Cela induit donc que :
• tout zéro à gauche d’un chiffre non nul est un zéro non significatif, puisqu’il n’indique qu’une puissance
de 10 ;
• tout zéro à droite d’un chiffre non nul est significatif et indique une précision de mesure.
Par exemple, :
• la mesure L = 0,024 m s’écrit en notation scientifique L = 2,4 . 10-2 m et ne comporte que deux chiffres
significatifs : les zéros de gauche ont bien été absorbés dans la puissance de 10 ;
• la mesure L = 0,00950470 m s’écrit en notation scientifique L = 9,50470 . 10-3 m et comporte six chiffres
significatifs : seuls les zéros de gauche ont été absorbés dans la puissance de 10, mais le zéro de droite
est conservé car il représente une information importante sur la précision de la mesure.
Une autre conséquence intéressante, quand tout résultat est rédigé de la sorte, c’est qu’il y a un sens à donner
une consigne du type « deux chiffres après la virgule », puisqu’il n’y en a toujours qu’un avant qui est non nul.
Par conséquent, il n’y a pas grand sens à comparer la précision de deux nombres retranscrits avec « deux
chiffres après la virgule » dans le cas, par exemple, de L1= 2342109,45 m et L2= 4,56 m.
Arithmétique et précision
Si l’on cherche à déterminer le périmètre d’un bâtiment triangulaire de côtés a, b et c, sachant que les mesures
n’ont pas été effectuées par la même équipe d’architectes, on se trouve donc face aux relevés suivants :
• a = 25,65 m
• b = 4m
• c = 22,3 m
En étant peu scrupuleux, on rendrait un périmètre P = a + b + c, soit P = 51,95 m. Ce résultat est pourtant
dénué de sens car les différents côtés n’ont pas été mesurés avec la même précision. Il est donc peu pertinent
d’exprimer un périmètre au centimètre près quand l’un des côtés est mesuré au mètre près. On le comprend
aisément : l’écriture la plus logique consiste à se conformer à la précision la plus mauvaise (autrement dit,
le plus petit nombre de chiffres significatifs) : le périmètre sera donc énoncé ainsi : P ≈ 51 m.
Il en va de même pour le calcul d’une aire ou pour toute autre opération de type multiplication ou division : on
ne va jamais au-delà de la plus faible précision des données au moment de communiquer un résultat.
Fiche outil 6
• observer l’ensemble des données numériques issues de mesures (donc pas les constantes physiques), en
repérant le plus petit nombre n de chiffres significatifs ;
• effectuer le(s) calcul(s) normalement quelles que soient les opérations ;
• présenter le résultat numérique final avec ce nombre n de chiffres significatifs, ce qui revient souvent à
effectuer un arrondi à la dernière décimale.
Règles d’arrondis
Si on doit arrondir au n-ième chiffre après la virgule, on regarde la valeur du chiffre qui le suit. Si ce chiffre est
compris entre 0 et 4 inclus, on garde le n-ième chiffre. S’il est compris entre 5 et 9 inclus, on ajoute 1 au n-ième
chiffre.
Exemple :
Arrondir la mantisse au centième Arrondir la mantisse au centième
(deuxième chiffre après la virgule) (deuxième chiffre après la virgule)
3,3138 3,3168
Le troisième chiffre est 3. Le troisième chiffre est 6.
On prend donc le deuxième chiffre : 1, que tu On prend donc le deuxième chiffre : 1, auquel on
conserves. ajoute 1.
Soit : 3,31. Soit : 3,32
7
Incertitudes en physique
Lors de la réalisation des mesures, il existe différentes sources possibles d’erreur. On catégorisera ces
dernières en fonction de leur nature, dans les incertitudes dites systématiques ou les incertitudes dites
aléatoires (involontaires).
Incertitudes systématiques
Ce type d’incertitudes est dû aux instruments de mesure nécessaires pour les expériences.
Chaque instrument de mesure possède un degré de précision qui lui est propre :
• pour tout objet gradué : précision de plus ou moins une demi-graduation ;
• pour toute mesure digitale (multimètre) : précision de plus ou moins le dernier digit.
Ce type d’incertitude est intimement lié à l’opérateur et à la façon avec laquelle il mesure. C’est donc humain
et, par essence, imprévisible et relativement incontrôlable.
Exemple : Avec un chronomètre, il y a toujours quelques dixièmes de seconde de latence :
• au moment de donner le signal : on ne réagit pas instantanément quand le phénomène débute ;
• lors de l’interprétation du signal : pour déclencher le chronomètre.
Pour pallier ce type d’incertitude, on effectuera donc toujours plusieurs mesures qu’on globalisera par
une moyenne arithmétique : celle-ci pourra ainsi gommer en partie l’effet de l’erreur aléatoire.
Autre source d’erreur involontaire, liée cette fois aux instruments analogiques : le positionnement de l’œil face
à la graduation (c’est une erreur dite de parallaxe). Parfois, par inattention, on se retrouve un peu décalé, ce
qui peut sous-évaluer une mesure et sur-évaluer la suivante, par exemple.
8
Utilisation d’un multimètre
Le multimètre
Fiche outil 8
• Intensité : 20 mA, 200 mA, 20 A, …
• Tension : 2 V, 20 V, 200 V
• Résistance : 200 Ω, 2 kΩ, 20 kΩ, …
Les bornes de connexion qui Si la valeur mesurée est supérieure à la valeur maximale
permettent de relier l’appareil affichable, on lit le chiffre « 1 » sur l’écran.
de mesure au circuit électrique. • Le type de courant : continu (=) ou alternatif ( ̴ )
Utilisation du multimètre
Branchement Comment
Ampèremètre En série Ouvrir le montage pour le placer.
Mesure l’intensité électrique
• Connecter la borne A de l’ampèremètre au
Avec le composant
point le plus proche de la borne positive du
parcouru par le courant
circuit ouvert.
électrique car il doit
mesurer la quantité de • Connecter la borne COM (souvent en
charges électriques qui noir) au point le plus proche de la borne
le traversent. négative du générateur.
• Choisir le calibre à l’aide du sélecteur, en
commençant par la valeur la plus élevée
pour obtenir une valeur approximative.
Avant de changer le calibre, il est
conseillé de déconnecter l’ampèremètre
pour éviter tout risque de court-circuit.
• Sélectionner un nouveau calibre, juste au-
dessus de la mesure, afin d’obtenir une
valeur précise.
Voltmètre En parallèle La borne rouge (positive) du voltmètre, notée
Mesure la tension électrique V/∧, sera reliée à l’extrémité du composant
située du côté de la borne positive du
Avec le composant générateur et sa borne noire, notée COM
entre les bornes duquel (négative), sera reliée à l’autre extrémité.
on mesure la tension.
Choisir un calibrage suffisamment grand
Fiche outil 8
9
Tables des masses volumiques usuelles
Fiche outil 9
Bois Gaz Matières plastiques
Acajou 700 Air à 0 °C 1,293 Polypropylène 850 - 920
Buis 910 – 1 320 Air à 20 °C 1,204 (PP)
Cèdre 490 Diazote (N2) 1,250 51 Polyéthylène bd 890 – 930
Chêne 610 – 980 Dioxyde de carbone 1,804 2 (PEBD)
Chêne (cœur) 1 170 (CO2) Polyéthylène hd 940 – 980
Ébène 1 150 Vapeur d’eau à 100 °C 0,597 7 (PEHD)
10
Table tribo-électrique
+
Matières positives
Peau humaine sèche
Cuir
Peau de lapin
Plexiglas
Verre
Quartz
Mica
Cheveux
Nilon
Laine
Peau de chat
Soie
Métaux oxydables (Zinc, Aluminium…)
Transfert d’électrons
Matières négatives
Ambre
Résine
Soufre
Ébonite (caoutchouc dur)
Métaux peu oxydables (Nickel, Acier…)
Fiche outil 10
Cuivre
Laiton
Argent
Or
Platine
Polyester
Polystyrène
Polyuréthane
Polyéthylène
Plypropylène
Cellophane
PVC (polychlorure de vinyle)
Silicone
Téflon
-
Aimant matériau associé à la présence en son sein et autour de lui d’un champ magnétique,
et capable d’attirer un métal comme le fer, le nickel, le cobalt, le chrome, etc. (Il
est important de noter que l’on peut provoquer l’aimantation dans un métal ne la
possédant pas naturellement.)
Ampère (A) unité du système international (SI) de mesure de l’intensité du courant électrique. Un
courant d’un ampère correspond au transport d’une charge électrique d’un coulomb
par seconde à travers une surface.
Atmosphère unité de pression hors système international (SI). Elle représente la pression
(atm) atmosphérique moyenne à la surface de la mer et vaut 101325 Pa.
Atome entité physique constitutive de toute matière (longtemps considérée comme sa plus
partie indivisible), et contenant des protons, des neutrons et des électrons.
Bar (bar) unité de mesure de pression équivalent à 100 000 (105) Pa. Un bar est donc proche
d’une atmosphère. Hors du système international (SI), le bar est utilisé dans les
domaines de la plongée sous-marine et de l’industrie en général.
Champ description physique d'une interaction à distance. Si un champ existe dans une
région de l'espace, alors toute particule qui lui est sensible subit une force.
Champ champ particulier lié à l'action d'un objet magnétisé sur son environnement,
magnétique (B) traduisant sa capacité à attirer ou repousser tout corps ferromagnétique.
Champ de varie en fonction du lieux. Il s'agit du rapport entre le poids d'un objet en un certain
pesanteur (g) lieu et la masse de cet objet.
Charge grandeur qui mesure la quantité d’électricité portée par un corps. On appelle charge
électrique (q) unitaire une charge électrique de valeur 1 (SI).
Lexique
récepteur reliés par des fils conducteurs.
Conducteur corps dans lequel une partie des électrons peut se déplacer librement.
191
Court-circuit mise en connexion volontaire ou accidentelle de deux points (ou plus) d’un circuit
électrique entre lesquels il y a une différence de potentiel, par un conducteur de
faible résistance.
Le court-circuit provoque l’augmentation de l’intensité du courant et, de ce fait,
une augmentation de la température des conducteurs, ce qui peut entrainer la
destruction de toute l’installation électrique avec des possibilités d’incendie, par
exemple.
Densité (d) rapport entre la masse volumique d’une substance (ρ) et une masse volumique de
référence (ρ’).
Différence de énergie fournie par le générateur qui a une charge électrique unitaire. L’unité de la
potentiel (ddp ddp dans le système international est le volt (V).
ou tension (U))
Diode composant électronique qui ne laisse passer le courant électrique que dans un sens.
Électrocution ensemble des lésions consécutives au passage d’un courant électrique à travers le
corps.
Électron particule élémentaire qui possède une charge élémentaire de signe négatif. Il
est l’un des composants de l’atome avec les neutrons et les protons et permet la
combinaison chimique avec les électrons d'autres atomes.
Énergie (E) capacité d’un système à produire, par exemple, de la lumière, de la chaleur, de
l’électricité ou du mouvement.
Énergie ensemble des sources d’énergie dont le renouvellement naturel est assez rapide
renouvelable pour qu’elles puissent être considérées comme inépuisables à l’échelle de temps
humaine comme le vent, le Soleil…
Force (F) toute cause extérieure capable de déformer un objet ou de modifier son état de
repos ou de mouvement.
Force force que subit un corps plongé totalement ou partiellement dans un fluide. C’est
d'Archimède (FA) une force verticale, orientée de bas en haut, et dont l’intensité est égale au poids du
volume de fluide déplacé par le volume immergé du corps.
Force en électrostatique, elle désigne la force qui s’exerce entre deux particules chargées
coulombienne électriquement. Elle est nommée d’après le physicien français Charles-Augustin
(ou force de Coulomb qui l’a énoncée en 1785 et elle est la base de l’électrostatique.
Coulomb)
192
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Fluide se dit d’un corps dont les molécules peuvent glisser les unes sur les autres (liquide)
ou se déplacer indépendamment les unes des autres (gaz).
Fusible organe de sécurité. Son rôle est d’interrompre le courant électrique dans le circuit
électrique en cas de défaut. Son nom vient du fait qu’il fonctionne par fusion d’un
filament conducteur, sous l’effet de l’élévation de température provoquée par la
surintensité. Il n’est donc pas réutilisable.
Générateur dispositif permettant de fournir de l’énergie électrique à partir d’une autre forme
électrique d'énergie. Le générateur peut être un réservoir d'énergie qui se vide (par exemple
une pile) ou un générateur permanent s’il est alimenté par un réseau électrique
extérieur.
Grandeur grandeur caractérisée par une droite d’action, un sens, une intensité et un point
vectorielle d’application.
Incandescence phénomène physique qui se manifeste par une émission de lumière dépendant de la
température d’un corps chauffé.
Isolant corps dans lequel les électrons ne peuvent pas se déplacer de manière collective
pour former un courant électrique.
LED (Light diode électroluminescente, capable d’émettre de la lumière lorsqu’elle est parcourue
Emitting Diode en par un courant électrique.
Lexique
anglais)
Masse (m) la masse d’un objet est la quantité de matière qui le compose, c’est-à-dire la masse
des particules qui constituent cet objet. Cette quantité de matière est la même
quel que soit l’endroit où se trouve l’objet dans l’univers. L’unité de masse est le
kilogramme (kg).
Masse quotient de la masse par le volume. Elle est représentée par la lettre grecque ρ (rhô)
volumique (ρ et s’exprime en kg/m³.
(rhô))
Montage en circuit électrique (ou branche d’un circuit électrique) où les composants sont placés
série les uns derrière les autres et, de ce fait, parcourus par un courant.
Montage en circuit dont les branches sont connectées par des nœuds communs. Les branches
parallèle sont soumises à la même tension mais le courant n’est pas nécessairement le même
dans chaque branche.
Montage mixte circuit dans lequel certains récepteurs sont placés en série entre eux mais en
parallèle avec d’autres.
193
Newton (N) unité de force dans le système international (SI). Approximativement, on peut dire
qu’un newton correspond au poids, à la surface de la Terre, d’un objet ayant une
masse de 100 g. Une définition correcte sera donnée en 5e.
Ohm (Ω) unité de résistance électrique dans le système international (SI). Un ohm est la
résistance électrique mesurée entre deux points d’un conducteur lorsqu’une
différence de potentiel constante de 1 volt, appliquée entre ces deux points, produit
dans ce conducteur un courant de 1 ampère.
Pascal (Pa) unité de pression dans le système international (SI). Un pascal est la pression exercée
par une force de 1 newton agissant sur une surface plane de 1 mètre carré.
Photovoltaïque qui utilise l’effet photovoltaïque. L’effet photovoltaïque est le phénomène physique
par lequel un rayonnement incident lumineux crée un courant électrique.
Pile électrique dispositif qui convertit l’énergie chimique produite par une réaction chimique en
énergie électrique. Dans une pile du commerce, les réactifs sont introduits à la
fabrication ; lorsqu’ils sont consommés, la pile s’use jusqu’à s’épuiser.
Poids (G) le poids d’un objet est la force avec laquelle un astre l’attire. Le poids d’un même
objet varie avec l’altitude et la latitude. Il dépend de l’astre où il se trouve. L’unité de
poids est le newton (N).
Poids apparent résultante entre le poids d’un objet et la force d’Archimède subie par cet objet.
(G' ou Ga)
Pression (p) grandeur caractérisant le rapport de la force et de la surface sur laquelle elle
s’exerce. Elle s’exprime en pascal (Pa).
Pression pression qu’exerce l’atmosphère sur une surface quelconque au contact avec cette
atmosphérique atmosphère.
(patm)
Pression pression qu’exerce l’eau sur la surface d’un corps immergé ; elle augmente d’environ
hydrostatique (p) 1000 hPa par 10 mètres de profondeur.
Prise de terre ensemble du ou des conducteurs enterrés et interconnectés qui sont au potentiel
du sol. La terre électrique est un concept qui représente le sol tout en le considérant
comme conducteur et, par convention, au potentiel 0 volt. On considère que la terre
est capable d’absorber tout excédent de charges électriques par ailleurs dangereux
pour les installations humaines et la vie.
Puissance (P) quantité d’énergie produite ou dissipée par unité de temps. La puissance correspond
donc à un débit d’énergie. Son unité est le watt.
194
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
Résistance (R) grandeur caractérisant l’aptitude d’un matériau conducteur à ralentir le passage du
courant électrique.
Résistor récepteur fabriqué spécialement pour sa résistance électrique et dont son usage est
double : d’une part, limiter l’intensité du courant qui circule dans le circuit et assurant
ainsi un rôle de protection du circuit ; d'autre part, s’échauffer au passage du courant
et, dans certains cas, cet effet est mis à profit pour produire de la chaleur.
Résultante des la force résultante est la somme vectorielle de toutes les forces extérieures que subit
forces (R) un corps. C’est donc la force unique qui a le même effet que toutes les autres forces
agissant sur ce corps.
Tension l’énergie fournie par le générateur qui a une charge électrique unitaire. L’unité de la
(différence de tension dans le système international est le volt (V).
potentiel ou
ddp) (U)
Triboélectricité électricité produite par le frottement de deux corps tels que l’un se charge
positivement, l’autre négativement.
Tube fluorescent lampe électrique de forme tubulaire. Il contient du mercure à l’état gazeux dont les
atomes sont excités sous l’effet d’un courant électrique appliqué entre les électrodes
placées à chaque extrémité ; les atomes de mercure émettent alors un rayonnement
ultraviolet par luminescence, qui est converti en lumière visible par la poudre
fluorescente déposée sur les parois du tube. La couleur de la lumière émise dépend
de la nature de la poudre fluorescente utilisée. Le tube fluorescent est souvent
désigné à tort par l’expression tube au néon.
Watt (W) unité du système international (SI) pour quantifier une puissance. Un watt est
la puissance d’un système énergétique dans lequel une énergie de 1 joule est
Lexique
transférée pendant 1 seconde.
195
Table des matières
MODULE 1 : L’électrostatique 5
I. QUESTIONNEMENT 7
II. ACTIVITÉS 7
1. Électrisation par frottement 7
2. Électrisation par contact 10
3. Évolution de la modélisation de la constitution de la matière 11
4. Fonctionnement de l’électrisation 14
5. Conducteur ou isolant 15
III. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME 17
IV. SYNTHÈSE 18
V. APPLICATIONS 20
VI. ÉVALUATION 22
MODULE 2 : L’électricité 23
I. QUESTIONNEMENT 25
II. ACTIVITÉS 26
1. Observation d’un circuit électrique simple 26
2. Schématisation d’un circuit électrique 27
3. Générateurs électriques 28
4. Sens du courant électrique 34
5. Récepteurs 37
III. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME 43
IV. SYNTHÈSE 44
V. APPLICATIONS 46
VI. ÉVALUATION 50
Fiche rapport de laboratoire disponible sur Scoodle :
- Expérience 5 : Différents types de récepteurs
196
UAA1 UAA2 Fiches outils Lexique
II. ACTIVITÉS 55
1. Types de montage électrique 55
2. Lois de l’électrocinétique 58
3. Loi d’Ohm 64
III. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME 70
IV. SYNTHÈSE 71
V. APPLICATIONS 73
VI. ÉVALUATION 83
II. ACTIVITÉS 87
1. Représentation d’un circuit électrique domestique 87
2. Dangers de l’électricité 88
3. Protection de l’appareillage électrique 91
III. RÉSOLUTION DE LA SITUATION-PROBLÈME 96
IV. SYNTHÈSE 97
V. APPLICATIONS 99
V. APPLICATIONS 123
197
Fiches rapport de laboratoire disponibles sur Scoodle :
- Expérience 7 : Relation poids-masse
- Expérience 8 : Force d'Archimède
- Expérience 9 : Masse volumique et force d'Archimède
- Expéreince 10 : Masse, poids et poussée d'Archimède
- Expérience 11 : Volume et force d'Archimède
V. APPLICATIONS 164
LEXIQUE
Pour chaque année du
2e degré, Experts se compose
de trois supports :
ISBN 978-2-8010-0623-8
ISBN 978-2-8010-5743-8