Mouvement 1 : homme à l’origine de sa propre destruction
Vers 1 : Métaphore péjorative et animalisation de l’homme en insecte → petitesse, nuisibilité. «
Affairés » renvoie à l’obsession du travail, de l’argent et du capitalisme.
Vers 2 : Opposition chiffres (statistiques, technologie, codage) / lettres (langue, poésie). Leur
mélange symbolise le chaos et la destruction du langage sous la pression économique. Allitération
en T et R → bruit du métro/travail.
Vers 3 : S’emmêlent » évoque un désordre, un nœud à dénouer. La « terre souillée » illustre la
pollution et l’éloignement de la pureté originelle.
Vers 4-5 : « Souffle les vagues » → référence biblique (déluge, arche de Noé) et internet (vagues
numériques). Mise en garde contre la destruction de la nature par l’homme, amplifiée par le
réchauffement climatique et les catastrophes naturelles (tsunamis).
Mouvement 2 : Le monde est fracturé à cause du numérique
Vers 6 : Le chaos du monde moderne envahit nos corps → perte de soi.
Vers 7-8 : Langage en sigles → perte de l'écriture, reflet d’un monde disloqué. Référence à la technologie et à l’inhumanité. "Chus, ARN" → hôpital (CHU), chus ->
choir, tomber ( qui fait référence à la section qui précède -> la chute du monde).
Vers 9-10 : Antithèse "SDF/VIP" → inégalités sociales marquées. Triple K → ségrégation raciale qui sont amplifiée par les blancs typographiques qui matérialisent sur
la page ces écarts.
Vers 11 : Mondialisation et industrialisation → pollution, déforestation. Blanc typographique = fossé grandissant, écart entre USA et Chine / Allitération en K =
rupture du monde.
Vers 12-13 : Désillusion, perte de la capacité d’émerveillement.
Vers 14-15-16 : Langage familier → appauvrissement de l'écriture. Violence, égoïsme humain.
Vers 17 : Fast fashion, surconsommation effrénée.
Mouvement 3 :L’homme noyé dans l’illusion
Vers 18 : L’homme refuse son lien avec la nature. H.D. rejette ce mode de vie → condamnation des dérives humaines, appel à la prise de
conscience. "Rejet/projettent" → surconsommation, violence, pollution.évacuer) nous ramène à la surconsommation, la violence, pollution
Vers 19-20-21-22 : L’homme refuse son lien avec la nature. H.D. rejette ce mode de vie → condamnation des dérives humaines, appel à la prise
de conscience. "Rejet/projettent" → surconsommation, violence, pollution.
Vers 23 : le verbe dévorer → avenir tout de suite balayer / dévore → chimère → renforce la cruauté de cet ère du numérique qui nous
renferme dans un univers effrayant/ allitération en r -> le son agressif, qui fait aussi référence au cri du monstre de la chimère
Vers 24-25 : "Écorce" = protection fragile. "Feu" = espoir/danger. Une seule mention de la forêt vs. omniprésence du numérique → espoir
minime ("creux de la main").
Vers 26-27 : Les rêves s’effacent, étouffés par le numérique. "Questions malmenées" → perte de la philosophie et de la réflexion. "Siècle" =
plus de temps pour se questionner. "Écouter l’air dur" → cri d’alarme, noyade dans le numérique.
INTRODUCTION :
Carte d’identité : Restitution de l’extrait dans l’œuvre :
- Mes forets → recueil de poème → 2021 ( après Dans la section “Onde du chaos”, H.D convoque l’image des
période Covid 19) → structure : vers libres ( sans déluges, évoquant un extrait biblique où un “oiseau demande
contraintes, sans rimes, pas de ponctuation), où la refuge à la terre ravagée”. H.D. utilise cette métaphore de
nature côtoie l’intime. naufrage pour montrer la terre subissant le chaos. Le champ
lexical de l'onde du chaos est riche en termes comme “météo”,
- Hélène Dorion → 1958, Québécoise → à travers ses “chute”, “vide” et “chaos”, qui renforcent l’idée d’un monde
livres, les thèmes les + abordées sont : la mémoire, la désordonné. Elle dresse un constat sombre, se demandant dans
quête existentielle et la relation entre l'humain et son un “temps de comment et de pourquoi” (p.62) les raisons de
environnement naturel ce qui explique d’avantages cette situation chaotique et interroge notre responsabilité dans
son recueil de poèmes « mes forets » . cet état catastrophique, avec la phrase “la nuit approche”
(p.63). Ce poème, extrait de la troisième section de l'œuvre, est
construit sur l’anaphore “il fait”, créant un rythme qui associe
- Parcours associé : la poésie, la nature, l’intime
l’état du monde à un état météorologique.
Mouvements :
Vers 1 -5 : homme à l’origine de sa propre destruction / Vers 6 – 17 : Le monde est fracturé à cause du numérique /
Vers 18 – 28 : L’homme noyé dans l’illusion
Problématique : En quoi Hélène Dorion dénonce un monde illusoire à travers son écriture poétique ?
CONCLUSION :
Bilan : Dans ce poème dénonciateur, Hélène Dorion dresse métaphoriquement un bilan climatique du monde
alarmant empreint d’images bibliques et mythologiques infernale tels que le chaos et l’enfer. De plus, elle dit
dans ce texte qu’il y a une fracture du monde que soit littéraire ou socialement parlant et qu’il faut répondre aux
questions dites existentielles afin de sortir de l’illusion dans laquelle nous entraîne le monde moderne pour
retrouver la capacité à rêver et à s’émerveiller.
Ouverture : Ainsi, ce poème est une invitation à suivre un chemin autre que celui du monde moderne qui nous
conduira ailleurs de la falaise. ce qui nous sauvera du chaos.