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2 - La Transition Énergétique Au Maroc

Le Maroc, confronté à une forte dépendance énergétique et à une demande croissante, doit accélérer sa transition énergétique pour sécuriser son approvisionnement et réduire sa vulnérabilité face aux crises mondiales. Les axes stratégiques incluent le développement des énergies renouvelables, la diversification des sources d'énergie, et le renforcement des interconnexions régionales. Cependant, des défis tels que les coûts élevés, la dépendance technologique, des problèmes de gouvernance, et une faible sensibilisation de la population doivent être surmontés pour réussir cette transition.

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2 - La Transition Énergétique Au Maroc

Le Maroc, confronté à une forte dépendance énergétique et à une demande croissante, doit accélérer sa transition énergétique pour sécuriser son approvisionnement et réduire sa vulnérabilité face aux crises mondiales. Les axes stratégiques incluent le développement des énergies renouvelables, la diversification des sources d'énergie, et le renforcement des interconnexions régionales. Cependant, des défis tels que les coûts élevés, la dépendance technologique, des problèmes de gouvernance, et une faible sensibilisation de la population doivent être surmontés pour réussir cette transition.

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Réalisé par : Pr Mohamed ELYOUSEFY

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A l'aune de la crise énergétique que traverse l'économie mondiale, l'accélération de la


transition énergétique est placée au centre des priorités du développement économique de
notre pays.
1) Quels sont les nouveaux enjeux de la sécurité énergétique au Maroc ?
2) Quels sont les grands axes stratégiques pour le renforcement de la sécurité énergétique de
notre pays?
3) Quels sont les défis auxquels est confrontée la stratégie de la transition énergétique au
Maroc ? et comment les surmonter ?».

Introduction

La crise énergétique que traverse le monde aujourd’hui, avec la hausse des prix des
énergies fossiles et les tensions géopolitiques (crise russo-ukrainienne, tensions au Moyen-
Orient, guerre commerciale USA-Chine, etc.), a montré à quel point les États qui dépendent
de l’importation d’énergie sont fragiles. Le Maroc fait partie de ces pays, car il couvre plus de
90% de ses besoins énergétiques par des importations, selon le ministère de l’Energie.

Face à cette situation, le Maroc n’a pas d’autre choix que d’accélérer sa transition
énergétique. Il s’agit non seulement de sécuriser l’approvisionnement en énergie, mais aussi
de réduire la dépendance vis-à-vis de l’étranger, tout en respectant les engagements en
matière de développement durable.

Dans ce cadre, trois grandes questions méritent d’être posées :

- Quels sont aujourd’hui les nouveaux enjeux de la sécurité énergétique au Maroc ?


- Quelles sont les principales orientations stratégiques mises en place pour y répondre ?
- Et enfin, quels sont les défis à relever pour réussir cette transition énergétique ?

Afin de répondre à ces questions, cette réflexion sera structurée en trois parties : nous
commencerons par analyser les nouveaux enjeux de la sécurité énergétique au Maroc,
puis nous explorerons les grands axes stratégiques pour renforcer cette sécurité. Enfin,
nous aborderons les défis majeurs de la transition énergétique et les solutions possibles
pour les surmonter.

I. Les nouveaux enjeux de la sécurité énergétique

Dans cette première partie, nous allons explorer les principaux enjeux qui façonnent
la sécurité énergétique du Maroc, notamment la dépendance énergétique, la demande
croissante en énergie, l’urgence climatique, et la nécessité de renforcer la souveraineté
énergétique.

I.1 Une forte dépendance énergétique

Le Maroc dépend des importations pour répondre à ses besoins en énergie. Il achète
principalement du pétrole et du charbon à l’étranger, ce qui le rend vulnérable face aux
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fluctuations de prix sur le marché mondial ou aux crises internationales. Par exemple, la
guerre en Ukraine a provoqué une augmentation soudaine des prix du gaz naturel et du
pétrole, selon l'Office des Changes, la facture énergétique a atteint 153,52 milliards de
dirhams en 2022, contre 101,1 milliards de dirhams en 2021, Cette situation montre à quel
point il est risqué de dépendre des importations pour faire fonctionner son économie.

I.2 Une demande croissante en énergie

Au Maroc, la demande en énergie ne cesse d’augmenter. Cela s’explique par la


croissance de la population, le développement rapide des villes et la montée en puissance de
certains secteurs industriels comme l’automobile ou l’agroalimentaire. Cette hausse de la
consommation oblige le pays à anticiper ses besoins pour éviter les coupures ou les tensions
sur le réseau. Par exemple, la région de Tangier-Tétouan-Al Hoceima, devenue un pôle
industriel important avec la zone de Tanger Med, consomme aujourd’hui beaucoup plus
d’électricité qu’il y a dix ans. Cela montre clairement que le pays doit adapter ses capacités
de production pour suivre ce rythme de croissance.

I.3 L’urgence climatique

Le Maroc prend de plus en plus conscience de l’urgence climatique et de ses effets


sur l’environnement. Le pays subit déjà les conséquences du réchauffement, comme la baisse
des précipitations et la sécheresse prolongée dans plusieurs régions. Pour limiter l’impact de
ces changements, le Maroc s’est engagé à réduire ses émissions de CO₂ et à produire une
énergie plus propre. Le complexe solaire Noor à Ouarzazate, par exemple, est l’un des plus
grands au monde, qui permet de produire de l’électricité sans polluer. Ce type de projet
montre que le Maroc cherche à concilier développement énergétique et protection de
l’environnement.

I.4 Le besoin d’assurer une souveraineté énergétique


La crise énergétique mondiale a mis en lumière l’importance, pour chaque pays, de
produire une partie de son énergie localement. Pour le Maroc, cela devient une priorité afin
de mieux contrôler ses approvisionnements et d’éviter les chocs extérieurs. Produire l’énergie
sur le territoire national permet aussi de renforcer l’indépendance économique et de garantir
une certaine stabilité sociale. Un exemple concret est le projet de production d’hydrogène
vert lancé récemment dans la région de Guelmim-Oued Noun en partenariat avec l’Agence
de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ) au Maroc. Ce projet
ambitieux vise à exploiter les ressources naturelles du pays, comme le soleil et le vent, pour
créer une nouvelle source d’énergie stratégique et locale.
II. Les axes stratégiques pour renforcer la sécurité énergétique
Dans cette deuxième partie, nous analyserons les principaux axes stratégiques
adoptés par le Maroc dans le cadre de la Stratégie énergétique nationale 2030 pour faire face
aux enjeux de la sécurité énergétique, tout en intégrant le développement des énergies
renouvelables, la diversification du mix énergétique et les projets d’interconnexion régionale.
II.1 Le développement des énergies renouvelables
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Le Maroc a choisi de miser fortement sur les énergies renouvelables pour assurer
son avenir énergétique. Grâce à ses ressources naturelles, telles que le soleil, le vent et l’eau,
le pays développe plusieurs projets dans ce domaine. Par exemple, les complexes solaires
Noor Ouarzazate et Noor Midelt produisent de l’électricité à partir de l’énergie solaire. De
même, le parc éolien de Tarfaya et le parc éolien de Khalladi (près de Tanger) fournissent
de l’énergie propre en utilisant la force du vent. Le Maroc exploite également ses barrages
pour produire de l’électricité grâce à l’énergie hydraulique. Ces projets d'énergies
renouvelables sont pilotés par l'Agence Marocaine de l'Énergie Durable (MASEN), et ces
efforts visent à atteindre l’objectif de faire en sorte que 52 % de l’électricité produite
provienne des énergies renouvelables d’ici 2030, conformément à la Stratégie énergétique
nationale 2030.

II.2 La diversification des sources d’énergie

Pour ne pas dépendre d’une seule source d’énergie, le Maroc s’efforce de diversifier
son mix énergétique. L’objectif est d’atteindre un équilibre entre les énergies renouvelables,
le gaz naturel et, dans une moindre mesure, les énergies fossiles. Cette stratégie permet au
pays de mieux gérer les risques liés aux fluctuations des prix mondiaux et aux coupures
d’approvisionnement.

Par exemple, le projet de Gaz naturel liquéfié (GNL) à Nador vise à renforcer
l’approvisionnement en gaz naturel pour la production d’électricité. Ce projet constitue un
pilier de la diversification énergétique du Maroc, en offrant une alternative stable et moins
polluante par rapport aux énergies fossiles traditionnelles. Ce type de projet permet de
compléter la production solaire et éolienne, tout en assurant une grande sécurité énergétique.

II.3 Le renforcement des interconnexions régionales

Pour garantir la sécurité de son approvisionnement en énergie et renforcer ses


échanges avec d’autres pays, le Maroc développe activement des projets d’interconnexion
électrique. L’objectif est de connecter le réseau marocain à ceux de l’Europe et de l’Afrique,
afin de mieux gérer les flux d’électricité et de tirer parti des énergies renouvelables.

Le Maroc est déjà relié à l’Espagne grâce à deux lignes d’interconnexion. Un troisième
câble sous-marin est en cours de préparation pour renforcer cette capacité. Le royaume
envisage également une interconnexion avec le Portugal, ce qui permettra non seulement
d’importer en cas de besoin, mais aussi d’exporter l’électricité verte produite localement,
notamment par les parcs solaires et éoliens.

En parallèle, le projet de Gazoduc Nigeria-Maroc, long de plus de 5 600 km, traversera 13


pays d’Afrique de l’Ouest. Ce projet vise à sécuriser l'approvisionnement en gaz naturel, à
diversifier les sources d’énergie, et à créer un marché régional intégré. Une fois achevé, il
permettra de transporter environ 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, tout en
renforçant la coopération sud-sud.

Ces projets d’interconnexion montrent la volonté du Maroc de s’intégrer aux réseaux


énergétiques régionaux, tout en consolidant sa propre sécurité énergétique et en se
positionnant comme un acteur clé de la transition énergétique en Afrique.

II.4 L’amélioration de l’efficacité énergétique


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Le Maroc met en œuvre plusieurs politiques visant à améliorer l’efficacité


énergétique et à réduire la consommation d’énergie, notamment dans les secteurs de
l’industrie, du transport et du bâtiment. L’objectif est d’utiliser moins d’énergie pour
produire autant, voire davantage, tout en limitant l’impact environnemental.

Dans le secteur de l’industrie, un appui technique et financier est apporté aux entreprises
pour moderniser leurs équipements et réduire leur consommation énergétique,
notamment grâce à l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE) et à des
partenariats public-privé.

Dans le secteur du bâtiment, des mesures sont mises en place pour améliorer l’isolation
thermique, en particulier dans les logements sociaux et les bâtiments publics.

Dans le secteur des transports, plusieurs initiatives visent à promouvoir l’usage des
véhicules électriques et hybrides, à l’image du projet de fabrication de voitures
électriques par Renault à Tanger. L’État encourage également les transports collectifs
urbains, tels que les tramways de Rabat et de Casablanca, ainsi que le développement du
transport ferroviaire électrique, notamment avec la ligne TGV Tanger-Casablanca.

Ces efforts contribuent à réduire la consommation globale d’énergie, à préserver les


ressources naturelles, et à favoriser une croissance économique durable et respectueuse
de l’environnement.

II.5 Le soutien à l’investissement

Le Maroc accorde une grande importance au développement des investissements


dans le secteur énergétique, en particulier pour les énergies renouvelables. Pour cela, des
institutions comme MASEN (Agence Marocaine pour l’Énergie Durable) et l’ONEE (Office
National de l’Électricité et de l’Eau Potable) jouent un rôle clé en collaborant avec des
partenaires nationaux et internationaux.

Par exemple, MASEN travaille avec des bailleurs de fonds tels que la Banque mondiale, la
Banque africaine de développement et l’Union européenne pour financer de grands projets
solaires et éoliens. Le complexe Noor Midelt, qui combine énergie solaire thermique et
photovoltaïque, est l’un des projets soutenus par ces partenariats.

Par ailleurs, pour encourager les investisseurs privés, le gouvernement marocain a mis en
place plusieurs incitations fiscales comme l’Exonération de la TVA sur certains
équipements importés destinés à la production d’énergie renouvelable (panneaux solaires,
éoliennes, etc.). Il a également mis en place des mécanismes de financement adaptés,
notamment pour le soutien aux startups innovantes, à travers le Fonds Mohammed VI
pour l’Investissement, qui appuie les projets verts et innovants.

Ce soutien à l’investissement contribue à accélérer la transition énergétique, créer de


l’emploi et renforcer l’indépendance énergétique du pays.

III. Les défis à surmonter et les pistes pour réussir la transition énergétique
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Dans cette troisième partie, nous examinerons les obstacles qui freinent la mise en
œuvre complète de la transition énergétique, à savoir les coûts élevés des projets, la
dépendance technologique, les problèmes de gouvernance et de coordination, ainsi que la
faible sensibilisation de la population. Nous proposerons également des pistes concrètes pour
réussir cette transition au Maroc.

III.1 Des coûts élevés

Les projets d’énergies renouvelables demandent des investissements considérables,


notamment pour la construction d’infrastructures et l’achat d’équipements. Par exemple, le
complexe solaire Noor à Ouarzazate, l’un des plus grands projets d’énergie solaire au monde,
a nécessité un financement de plusieurs milliards de dirhams. Bien que ces projets soient
essentiels pour l’avenir énergétique du Maroc, ils représentent un coût important, ce qui peut
être un obstacle pour leur déploiement rapide à grande échelle. Cependant, ces
investissements devraient, à long terme, permettre de réduire les coûts de production
d’énergie et de favoriser une économie plus verte.

III.2 Une dépendance technologique

Malgré les progrès réalisés par le Maroc dans le développement des énergies
renouvelables, une grande partie des technologies nécessaires — comme les panneaux
solaires ou les turbines éoliennes — reste importée. Cette dépendance technologique limite
l’autonomie énergétique du pays et le rend vulnérable face aux aléas extérieurs.

Par exemple, bien que le Maroc soit considéré comme un acteur de référence dans
l’énergie solaire, notamment grâce au complexe Noor à Ouarzazate, la majorité des
équipements utilisés proviennent de l’étranger.

Cette dépendance a eu un impact concret en 2024 : la centrale solaire Noor III a subi une
panne prolongée due à une fuite dans le réservoir thermique. L’arrêt technique, qui a duré
de mars 2024 à avril 2025, a nécessité des réparations complexes. Selon MASEN, cet
incident aurait engendré des pertes financières estimées à plus de 800 millions de dirhams.

Cette situation met en lumière la nécessité pour le Maroc de renforcer ses capacités
nationales de fabrication et de maintenance des technologies vertes, afin de réduire sa
dépendance et accroître sa souveraineté énergétique à long terme.

III.3 3. Des problèmes de gouvernance et de coordination

La mise en œuvre de la transition énergétique au Maroc ne dépend pas uniquement


des ressources naturelles ou des financements disponibles, mais aussi d'une bonne
gouvernance et d'une coordination efficace entre les différents acteurs. Or, plusieurs
rapports soulignent que des lacunes institutionnelles freinent parfois l’avancement des
projets.

En effet, plusieurs ministères, agences et partenaires sont impliqués dans le développement


énergétique : le Ministère de la Transition Énergétique, MASEN, l’ONEE, les collectivités
locales, les investisseurs privés, etc. Cependant, les rôles et responsabilités ne sont pas
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toujours clairement définis, ce qui peut générer des doublons, des retards administratifs,
ou encore un manque de suivi opérationnel.

Par exemple, dans le cadre de certains projets d’énergie renouvelable, le processus d’octroi
des autorisations environnementales ou techniques peut prendre plusieurs mois, faute
d’une plateforme unifiée ou de circuits de décision rapides. De plus, les collectivités
territoriales ne sont pas toujours suffisamment impliquées dans la planification, ce qui
complique l’adhésion locale ou l’accès aux terrains nécessaires.

Ces problèmes de gouvernance engendrent des retards dans la mise en service des projets,
une perte d’attractivité pour les investisseurs étrangers, et une hausse des coûts de réalisation.

III.4 4. Une faible sensibilisation de la population

Au Maroc, de nombreux citoyens ne sont pas encore pleinement informés des


avantages de la transition énergétique ni des gestes simples à adopter pour économiser de
l’énergie.

Par exemple, bien que les énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien soient de plus
en plus utilisées, beaucoup de Marocains ne sont pas conscients de l’importance de la
réduction de leur consommation d’énergie au quotidien.

L'Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE) joue un rôle important dans
l'organisation de campagnes de sensibilisation, notamment à travers des ateliers éducatifs
dans les écoles, des formations pour les professionnels ou des guides pratiques pour les
ménages (notamment en arabe dialectal et en amazigh afin de toucher toutes les
catégories sociales.).

Cependant, ces efforts, bien que louables, restent limités en termes de portée, de
régularité et de couverture géographique, se concentrant surtout dans les grandes villes.

III.5 Pistes pour surmonter ces défis

Pour surmonter les défis liés à la transition énergétique, plusieurs actions peuvent
être mises en place :

 Encourager la production locale de technologies vertes : Le Maroc doit investir


dans la fabrication locale de panneaux solaires, turbines éoliennes et autres
équipements nécessaires pour réduire sa dépendance. Par exemple, plusieurs
entreprises nationales commencent à produire des panneaux solaires, ce qui permet de
diminuer les coûts d’importation et de créer des emplois.
 Renforcer la formation et les compétences techniques : Il est essentiel de former
des professionnels capables de gérer et de maintenir les infrastructures énergétiques
renouvelables. Le Maroc a déjà lancé des programmes de formation dans le domaine
des énergies renouvelables pour préparer les jeunes à ces nouveaux métiers.
 Simplifier les procédures administratives pour les projets énergétiques : Les
démarches administratives complexes peuvent ralentir la mise en œuvre des projets.
Le gouvernement marocain a récemment introduit des réformes pour faciliter la
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délivrance des permis de construire pour les projets d’énergies renouvelables, afin de
réduire les délais d’attente.
 Élargir la sensibilisation des citoyens à travers l’éducation et la communication :
Des campagnes de sensibilisation sont nécessaires pour informer la population sur les
bienfaits de la transition énergétique et les gestes à adopter. Des initiatives comme la
"Semaine de l’Énergie”, organisées chaque année, sont un bon exemple d’efforts pour
toucher un large public.
 Développer les partenariats public-privé : La collaboration entre le secteur public
et le privé est cruciale pour attirer les investissements nécessaires. Des projets comme
Noor à Ouarzazate montrent l’importance de ces partenariats pour réaliser des projets
d’envergure.

Conclusion

La transition énergétique au Maroc est devenue une nécessité stratégique pour répondre à des
enjeux économiques, sociaux et environnementaux cruciaux. Le pays a déjà accompli des
avancées significatives, notamment avec le développement des énergies renouvelables.

Cependant, plusieurs défis restent à relever. Pour les surmonter, il est essentiel de renforcer la
coopération entre les acteurs publics et privés, de mobiliser des ressources financières
durables et d'impliquer pleinement la population dans le processus de transition.

Réussir cette transition, c’est assurer au Maroc une souveraineté énergétique forte, un avenir
plus vert et une croissance durable pour les générations à venir.

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