THÈME D’EXPOSÉ
LES FONCTIONS DE LA PROPOSITION SUBORDONNÉE RELATIVE
THÈME : les fonctions de la proposition subordonnée relative.
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I - DÉFINITION ET FORMATION DE LA PROPOSITION
SUBORDONNÉE RELATIVE
1 - Définition générale de la proposition subordonnée relative
2 - Distinction entre relatives déterminative , appositive et sans antécédant
3 - la formation des propositions subordonnée relative
II- LES FONCTIONS GRAMMATICALES DE LA PROPOSITION
SUBORDONNÉE RELATIVE
1 - La Fonction d’expansion du nom (complément de l’antécédent) et La
Fonction sujet
2 - La Fonction complément d’objet direct ( COD) ; complément d'objet indirect
( COI ) et complément circonstanciel
3 - la fonction complément d'agent
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION
La grammaire française, en tant que discipline fondamentale de la
linguistique, vise à éclairer les mécanismes qui gouvernent le fonctionnement de
la langue. Elle permet de comprendre comment les mots s’articulent pour
construire des phrases porteuses de sens, capables de transmettre de manière
claire, nuancée et cohérente la pensée. Parmi les structures syntaxiques qui
assurent cette richesse expressive, la proposition subordonnée relative occupe une
place centrale. Introduite généralement par un pronom relatif tel que : qui , que ,
dont , où , quiconque , duquel , de laquelle , lesquelles etc . Elle permet non
seulement d’apporter des informations complémentaires sur un nom ou un
pronom (l’antécédent), mais aussi d’affiner et de densifier le contenu de l’énoncé.
Si sa fonction explicative est bien souvent mise en avant, on oublie parfois que
cette proposition peut assumer diverses fonctions grammaticales au sein de la
phrase. Cette polyvalence fonctionnelle , qui en fait un outil syntaxique de grande
souplesse, demeure parfois difficile à cerner et à analyser.Dès lors, quelles sont
les différentes fonctions que peut remplir la proposition subordonnée relative dans
une phrase, et comment les identifier avec précision ?
Pour répondre à cette interrogation, nous commencerons par définir et analyser la
formation de la subordonnée relative, avant d’en examiner les différentes
fonctions, tant dans la phrase principale que dans sa structure interne .
I - DÉFINITION ET FORMATION DE LA PROPOSITION
SUBORDONNÉE RELATIVE
1 - Définition générale de la proposition subordonnée relative
Selon Maurice Grevisse, célèbre grammairien et auteur du BON USAGE, la
proposition subordonnée relative est une proposition qui complète un nom ou un
pronom appelé antécédent, en apportant une précision ou une information
supplémentaire à son sujet. Elle est introduite par des pronoms relatifs tels que :
les pronoms relatifs simples ( qui, que, quoi, dont, où) . Et les pronoms relatifs
composés ( lequel, laquelle, lesquels, lesquelles). Qui jouent un rôle grammatical
à l’intérieur même de cette subordonnée comme celui de sujet, complément
d’objet, complément du nom, etc.. Cette proposition est dite « subordonnée » car
elle dépend d’un élément principal pour avoir un sens complet, et elle est « relative
» car elle se rapporte directement à un antécédent qu’elle qualifie ou détermine.
Par exemple, dans la phrase « L’élève qui travaille réussira », la subordonnée «
qui travaille » est relative car elle qualifie l’antécédent « élève » en précisant de
quel élève il s’agit. Ainsi, la subordonnée relative joue un rôle essentiel dans la
précision et l’enrichissement du discours. Nous distinguons trois types de
propositions subordonnées relatives que sont : les Relatives déterminatives, les
Relatives appositives ou explicatives et les Relatives sans antécédent
2 - Distinction entre relatives déterminative , appositive et sans antécédent
Les propositions subordonnées relatives en français représentent un domaine
riche et complexe de la grammaire , explorés par de nombreux linguistes et
grammairiens tels que Lucien Tesnière, Noam Chomsky et Maurice Grevisse.
Leurs analyses éclairent le fonctionnement et le rôle syntaxique de ces structures.
On distingue trois types de subordonnée relative : les relatives déterminatives, les
relatives appositives (ou explicatives) et les relatives sans antécédent (ou
indéfinies). Ces catégories se différencient par leur structure, leur fonction et leur
impact sémantique.
Tout d'abord, commençons par Les relatives déterminatives . Elles sont des
subordonnées qui précisent ou restreignent le sens de leur antécédent, d'un nom
ou d'un groupe nominal. Elles sont essentielles à la compréhension de la phrase,
car leur suppression entraîne une perte de sens ou une ambiguïté. Selon Lucien
Tesnière, dans sa THÉORIE DE LA VALENCE ET DE LA DÉPENDANCE ,
soutient que ces propositions agissent comme des nœuds subordonnés
directement rattachés au syntagme nominal antécédent, jouant un rôle de
modificateur restrictif qui limite la portée sémantique du nom. Les
Caractéristiques principales de la relative détermination sont :
- Expansion syntaxique : Elles précisent l’identité ou la nature de l’antécédent,
souvent introduites par un article défini (le, la, l’, les) ou un pronom démonstratif
(ce, cette).
- l'indispensabilités: Leur retrait rend la phrase agrammaticale ou altère
profondément son sens.
- l'absence de pause : À l’oral, elles ne sont pas marquées par une pause
prosodique ; à l’écrit, elles ne sont pas encadrées par des virgules.
- Réduction référentielle : Elles limitent l’ensemble référentiel de l’antécédent à
un sous-ensemble spécifique. A titre d'exemples nous avons :
P 1 : Prévenez tous ceux que vous rencontrerez.
- La relative « que vous rencontrerez » restreint l’antécédent « tous ceux » à un
groupe spécifique : les personnes rencontrées par le locuteur. Sans cette relative,
la phrase devient vague « Prévenez tous ceux ».
P 2 : Je n’aime pas les gens qui se plaignent toujours.
- La relative « qui se plaignent toujours » limite « les gens » à ceux ayant un
comportement spécifique. La phrase sans la relative (« Je n’aime pas les gens »)
change radicalement de sens.
P 3 : Le livre que j’ai lu hier est fascinant.
- La relative « que j’ai lu hier » identifie précisément quel livre est fascinant.
Sans elle, la phrase « Le livre est fascinant » est trop générale.
Ensuite , nous avons les relatives appositives (ou explicatives) qui
contrairement aux relatives déterminatives apportent une information
supplémentaire, non essentielle, sur leur antécédent. Leur suppression n’affecte
pas la grammaticalité de la phrase ni son sens fondamental. Elles ont une fonction
descriptive ou circonstancielle (indiquant une cause, une concession, un but, etc.).
Pour Tesnière , Les relatives appositives sont des circonstants, c’est-à-dire des
éléments périphériques qui ne sont pas requis par la valence du verbe ou du nom
principal. Elles sont moins intégrées dans la structure syntaxique que les relatives
déterminatives.
Ainsi les relatives appositives sont des ajouts non restrictifs, souvent comparables
à des propositions coordonnées ou à des appositions. Ces Caractéristiques
principales sont :
- La phrase reste grammaticalement correcte et sémantiquement complète sans
la subordonnée relative.
- la Pause prosodique : À l’oral, elles sont marquées par des pauses, et à l’écrit,
elles sont encadrées par des virgules.
- Une Valeur circonstancielle : Elles peuvent exprimer une cause, une
concession, une conséquence, etc.
- Un rôle descriptif : Elles enrichissent le discours sans limiter l’antécédent.
Comme Exemples nous pouvons suggérer :
P 1 : Le professeur, qui devait dispenser le cours hier matin, a eu un empêchement.
- La relative « qui devait dispenser le cours hier matin » ajoute une information
contextuelle. Sans elle, la phrase « Le professeur a eu un empêchement » reste
valide.
P 2 : La cabane, qui était vétuste, s’effondra.
- La relative « qui était vétuste » a une valeur circonstancielle de cause,
équivalente à « parce qu’elle était vétuste ». La phrase sans la relative (« La cabane
s’effondra ») est toujours correcte.
P 3 : Cet homme, qui avait un air farouche, n’aurait pas fait de mal à une mouche.
- La relative « qui avait un air farouche » est une information descriptive qui
n'est pas essentielle à la compréhension de l'affirmation principale. Sa suppression
ne modifie pas le sens fondamental de la phrase.
Dans ces exemples, les virgules encadrant la proposition relative indiquent
clairement son statut non restrictif. Le pronom relatif introduit une information
additionnelle sur l'antécédent, mais cette information est secondaire et peut être
omise sans altérer la signification principale de la phrase .
Terminons avec les Relatives Sans Antécédent (ou Indéfinies) les
propositions subordonnées relatives sans antécédent, également appelées relatives
indéfinies ou relatives substantives, se distinguent des deux types précédents par
l'absence d'un antécédent explicite auquel elles se rapportent. Elles fonctionnent
comme des noms ou des groupes nominaux, et leur pronom relatif "qui", "quoi",
"où", "quel que", "ce que", "ce qui" intègre en lui-même l'idée d'un antécédent
général ou indéfini. Elles sont donc autonomes sur le plan sémantique et
syntaxique, se comportant comme des subordonnées complètes. Ces
caractéristiques Principales sont :
- L'absence d'antécédent explicite : Le pronom relatif ne renvoie pas à un nom ou
un groupe nominal précédemment énoncé.
- Le fonctionnement nominal ou adverbial : La proposition relative dans son
ensemble joue le rôle d'un nom (sujet, COD, COI, attribut, complément du nom,
etc.) ou d'un adverbe (complément de lieu, de manière, etc.).
- l'indépendance sémantique : Le sens de la proposition ne dépend pas d'un
élément externe pour être compris.
- l'intégration syntaxique : Elles s'intègrent directement dans la structure de la
phrase principale comme un constituant essentiel. Quelques exemples de
Relatives Sans Antécédent
P 1 : Qui va à la chasse perd sa place. La relative « Qui va à la chasse » fonctionne
comme le sujet de la phrase principale. Elle signifie « celui qui va à la chasse ».
Le pronom "qui" englobe l'idée de l'antécédent indéfini.
P 2 : Il s'est réfugié où il a pu.
La relative « où il a pu » fonctionne comme un complément de lieu, indiquant
l'endroit où il s'est réfugié. Le pronom "où" inclut l'idée de "l'endroit où".
Retenons au vu de tous ce qui à été dit que les relatives déterminatives sont
essentielles à la compréhension de la phrase en restreignant le sens de leur
antécédent, sans virgules. Les relatives appositives ajoutent des informations non
essentielles, souvent encadrées de virgules, sans modifier le sens fondamental.
Les relatives sans antécédent n'ont pas d'antécédent explicitent et fonctionnent
comme des noms ou adverbes, le pronom relatif intégrant l'idée d'un antécédent
général.
3 - la formation des propositions subordonnée relative
La construction d'une proposition subordonnée relative repose sur
l'assemblage de trois éléments obligatoires et interdépendante. La présence de
chacun est indispensable à la justesse syntaxique de la subordonnée relative . Ces
trois éléments sont :
- L'Antécédent: L'antécédent est le nom ou le pronom que la proposition
subordonnée relative vient compléter, qualifier ou préciser. C'est l'élément
référent, déjà exprimé dans la proposition principale, auquel le pronom relatif fait
référence. ll est le pivot sémantique sur lequel s'appuie toute la relative pour
donner son [Link] exemple dans la phrase suivante
P: Le garçon qui court est mon frère.
Le mot "garçon" est l'antécédent. Il est le point de départ de l'information apportée
par la relative.
- Le Pronom Relatif : Le pronom relatif est le mot subordonnant qui introduit la
proposition subordonnée relative. C'est un pronom, ce qui signifie qu'il remplace
un nom ou un pronom pour éviter sa répétition. Aussi , Il occupe lui-même une
fonction grammaticale (sujet, complément d'objet direct, complément d'objet
indirect, complément circonstanciel, etc.) au sein de la proposition subordonnée
relative où il se trouve. On distingue deux types de pronoms relatifs courants qui
sont : les pronoms relatifs simples ( qui, que, quoi, dont, où) . Et les pronoms
relatifs composés ( lequel, laquelle, lesquels, lesquelles). À titre d'exemple nous
allons reprendre la même sus mentionnée :
P: Le garçon qui court est mon frère. Ici, "qui" est le pronom relatif. Il remplace
"le garçon" et est le sujet du verbe "court" dans la proposition subordonnée
relative "qui court".
- Une Proposition Complète (avec un verbe conjugué)
La "proposition complète" désigne la structure interne de la subordonnée relative.
Cela signifie que la subordonnée, malgré sa dépendance, doit être une unité
grammaticale autonome en elle-même, c'est-à-dire qu'elle doit contenir un verbe
conjugué et les éléments qui dépendent de ce verbe (sujet, compléments, etc.) En
guise d'exemple nous avons cette phrase :
P: La maison que j'ai achetée est ancienne.
la proposition subordonnée relative est "que j'ai achetée". Elle est "complète" car
elle possède un sujet "j'", un verbe conjugué "ai achetée" et un complément
représenté par "que".
En résumé, la formule de formation est bien :
Antécédent + Pronom relatif + Proposition (avec verbe conjugué) + Suite de la
phrase (si nécessaire).
II- LES FONCTIONS GRAMMATICALES DE LA PROPOSITION
SUBORDONNÉE RELATIVE
1 - La Fonction d’expansion du nom (complément de l’antécédent) et La
Fonction sujet
. La fonction d'expansion du nom (complément de l'antécédent).
En grammaire française, la proposition subordonnée relative joue un rôle très
précis dans la phrase : elle complète un nom, appelé l’antécédent. Cette relation
étroite entre la subordonnée relative et l’antécédent explique pourquoi la
proposition relative est toujours considérée comme un complément. Comprendre
comment cette subordonnée fonctionne et pourquoi elle dépend de l’antécédent
permet de mieux maîtriser la structure des phrases [Link] outre la
subordonnée relative est introduite par un pronom relatif comme qui, que, dont,
où, lequel, etc. Ce pronom sert de lien entre l’antécédent (un nom ou un pronom
dans la proposition principale) et la proposition subordonnée qui vient ensuite.
Par exemple, dans la phrase:
P: Le livre que j’ai lu est passionnant .
- la subordonnée relative « que j’ai lu » apporte une précision sur « le livre ». Elle
permet de savoir de quel livre il s’agit. Ainsi, elle complète ce nom : elle est donc
un complément de l’antécédent ( le livre). De plus, la fonction de la proposition
relative est toujours de qualifier ou d’identifier l’antécédent. Dans les deux types
(déterminative et explicative) la subordonnée relative enrichit le sens de
l’antécédent. Elle joue donc un rôle de complément du nom, tout comme un
adjectif qualificatif ou un groupe prépositionnel. Aussi la proposition
subordonnée relative est toujours un complément de l’antécédent, car , elle
l’enrichit en apportant une information essentielle ou secondaire, et elle s’intègre
dans la phrase comme un complément du nom. Nous avons comme exemple
d'analyse :
P: la neige qui tombe dans les films et dont on parle tant est du savon industriel. "
la neige est du savon industriel" : proposition principale . "qui tombe dans les
films": proposition subordonnée relative, introduite par le pronom relatif qui,
complément de l'antécédent neige. " dont on parle tant": proposition subordonnée
relative, coordonnée à la première proposition subordonnée relative par la
conjonction de coordination et, introduite par le pronom relatif dont, complément
de l'antécédent neige.
. La fonction sujet
La proposition subordonnée relative a une fonction sujet lorsque le pronom relatif
(généralement (qui) ou parfois ( ce qui, ceux qui, celles qui, etc.) agit comme le
sujet du verbe de la proposition subordonnée. Cela signifie que l'antécédent (le
mot ou groupe de mots auquel la relative se rapporte) est celui qui accomplit
l'action décrite dans la subordonnée. Cette fonction est courante dans les relatives
déterminatives et explicatives . C'est l'exemple de :
- Relative déterminative
P : L’homme qui parle est mon professeur.
Antécédent : l’homme.
Pronom relatif : qui (sujet du verbe parle).
Explication : dans la phrase (qui) remplace l'antécédent ''l'homme'' donc il est sujet
du verbe de la proposition subordonnée relative ''parle''.
- Relative explicative.
P: Marie, qui chante magnifiquement, a gagné le concours.
Antécédent : Marie.
Pronom relatif : qui (sujet du verbe chante).
Explication : dans la relative ''qui chante magnifiquement '' , ( qui) est sujet du
verbe '' chante ''car il remplace l'antécédent '' Marie''.
Remarque: Dans tous ces cas, le pronom relatif (qui, ce qui, etc.) est le sujet du
verbe de la subordonnée, c’est-à-dire qu’il désigne ce qui fait l’action du verbe.
Pour vérifier la fonction sujet, on peut reformuler la subordonnée en phrase
indépendante.
Exemple : L’homme qui parle = L’homme parle (le pronom qui remplace l’homme
comme sujet).
2 - La Fonction complément d’objet direct ( COD) ; complément d'objet
indirect ( COI ) et complément circonstanciel
La subordonnée relative peut occuper la fonction de :
- Complément d’objet direct (COD)
- Complément d’objet indirect (COI) -Complément circonstanciel (CC).
De prime abord, la fonction complément d'objet direct ( COD ) . Le
complément d'objet direct est un élément indispensable du groupe verbal. Il
désigne l'être ou la chose qui subit directement l'action exprimée par le verbe. Il
n'est jamais introduit par une préposition et répond aux questions "qui ?" ou "quoi
?" posées après le verbe. Il a pour caractéristique suivante :
- Il complète directement le verbe sans préposition.
- Il peut être un nom, un pronom, un infinitif ou une proposition subordonnée
complétive.
- Il peut être pronominalisé par "le", "la", "les", "l'". Pour corroborer ces
explications nous avons ces exemples :
La pomme que j'ai mangée est douce.
Dans cette phrase, pour trouver le COD l'on se pose la question J'ai mangé quoi ?
alors, le COD est la pomme.
Ensuite, nous avons Le Complément d'Objet Indirect (COI) . À l'inverse du
COD, le complément d'objet indirect est également un complément essentiel du
verbe, mais il est introduit le plus souvent par une préposition "à" ou "de". Il
désigne l'être ou la chose à qui ou à quoi l'action est destinée, ou de qui ou de quoi
l'action émane. Il répond aux questions "à qui ?", "à quoi ?", "de qui ?", "de quoi
?" posées après le verbe et la préposition. Ces caractéristiques sont : - Il complète
le verbe indirectement, via une préposition.
- Les prépositions les plus courantes sont "à" et "de", mais d'autres peuvent
apparaître comme"pour"et "avec".
- Il peut être un nom, un pronom, un infinitif ou une proposition subordonnée.
- Il peut être pronominalisé par "lui", "leur", "y", "en". En guise d'exemple nous
avons :
Mon ami à qui je parle dort.
Pour trouver le COI , on se pose la question Je parle à qui ?
Alors le COI est : à mon ami
Enfin, Le Complément Circonstanciel (CC) contrairement aux compléments
d'objet, les compléments circonstanciels ne sont pas essentiels à la construction
du verbe. Ils apportent des informations supplémentaires sur les circonstances de
l'action : le temps, le lieu, la manière, la cause, le but, la conséquence, etc. Ils
peuvent être supprimés ou déplacés dans la phrase sans que celle-ci devienne
agrammaticale . Ses caractéristiques sont les suivantes :
- Il n'est pas lié directement au verbe par sa construction, mais ajoute des
précisions.
- Il peut être un groupe nominal, un adverbe, une proposition subordonnée
circonstancielle, un gérondif.
- Il est souvent introduit par une préposition ou une conjonction de subordination.
- Sa suppression ou son déplacement est généralement possible. Nous avons
comme exemple la phrase suivante :
Comme il est malade, il ne s'est pas présenté à l'examen.
Complément circonstanciel de cause.
3 - la fonction complément d'agent
La fonction complément d'agent apparaît dans une proposition subordonnée
relative, mais cela dépend du type de verbe et de voix ( active ou passive ) utilisée
dans cette relative. Le complément d'agent est un complément introduit par une
préposition ( par ou de ) qui indique l'être ou la chose qui accomplit l'action dans
la phrase à la voix passive.
EX : LE livre est lu par l'élève.
Par l'élève = complément d'agent.
Aussi, notons que le complément d'agent se trouve dans la relative si la relative
est à la voix passive.
EX : L'homme qui a été arrêté par la police est innocent.
La relative : qui a été arrêté par la police.
CONCLUSION
En définitive, l’étude approfondie de la proposition subordonnée relative
révèle sa complexité et son rôle indispensable dans la richesse et la précision de
la langue française. De sa définition à sa formation, en passant par la distinction
cruciale entre les relatives déterminatives, appositives et sans antécédent, nous
avons mis en lumière les mécanismes qui régissent son fonctionnement. Nous
avons vu que ces subordonnées ne se contentent pas d’enrichir l’antécédent, mais
qu’elles assument également une variété de fonctions grammaticales essentielles
au sein de la [Link] ce soit en tant qu’expansion du nom, précisant l’identité
ou apportant une information complémentaire, ou en se substituant à d'autres
constituants de la phrase (sujet, COD, COI, complément circonstanciel, et même
complément d’agent), la proposition subordonnée relative se révèle être un outil
syntaxique d’une grande flexibilité. Elle permet d’éviter les répétitions, de
densifier l’information et d’exprimer des nuances complexes, conférant ainsi
clarté et concision au discours. La capacité à identifier et à analyser ces fonctions
multiples est fondamentale pour quiconque souhaite maîtriser les subtilités de la
grammaire française.
Bibliographie
- Nicolas Laurent et Bénédicte Delaunay, Bescherelle ; La grammaire,
Hatier,
- Grevisse, Maurice. Le Bon Usage : Grammaire française. Paris, Duculot,
- Tesnière, Lucien. Éléments de syntaxe structurale. Paris, Klincksieck, 1959
- Chomsky, Noam. Syntactic Structures. La Haye, Mouton, 1957.