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Christianisme Primitif - Wikipédia

Le christianisme primitif est la période historique du christianisme qui débute avec le ministère de Jésus et se termine au premier concile de Nicée. Ce mouvement, né au sein du judaïsme, s'est rapidement diffusé dans l'Empire romain, attirant des disciples parmi les Juifs et les païens, malgré une minorité persistante et des persécutions qui n'ont commencé qu'au IIIe siècle. Les débats sur les origines et la chronologie du christianisme continuent d'être influencés par différentes écoles d'historiens, avec des perspectives variées sur la séparation entre judaïsme et christianisme.

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Christianisme Primitif - Wikipédia

Le christianisme primitif est la période historique du christianisme qui débute avec le ministère de Jésus et se termine au premier concile de Nicée. Ce mouvement, né au sein du judaïsme, s'est rapidement diffusé dans l'Empire romain, attirant des disciples parmi les Juifs et les païens, malgré une minorité persistante et des persécutions qui n'ont commencé qu'au IIIe siècle. Les débats sur les origines et la chronologie du christianisme continuent d'être influencés par différentes écoles d'historiens, avec des perspectives variées sur la séparation entre judaïsme et christianisme.

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Christianisme primitif

période historique du christianisme commençant avec le ministère de Jésus (vers 27-30) et se terminant avec le
premier concile de Nicée (325)

Le christianisme primitif, christianisme des premiers siècles, ou Église primitive est le


christianisme dans sa période de développement initial, à partir du Levant, de l'Europe méridionale
et du pourtour méditerranéen. La définition du début et de la fin de cette période pose la question
des origines du christianisme, et le débat est influencé par les différentes interprétations des
exégètes et des historiens.

Représentation d'un baptême dans la


catacombe de Saint-Calixte à Rome
(iiie siècle).

La naissance du christianisme

Articles détaillés : Racines juives du christianisme, Origines du christianisme et Grande Mission.

La diffusion du christianisme

Le mouvement créé par les disciples de Jésus de Nazareth naît au sein du judaïsme pluriel du
ier siècle, dans la mouvance de Jean le Baptiste en Galilée et plus généralement en Palestine 1,2.
Malgré l’échec apparent du maître, un noyau de fidèles parvient à entretenir son souvenir et à
attirer de nouveaux disciples, dès les années 40, d’abord chez les Juifs de langue grecque (les
« hellénistes »), comme Paul de Tarse, notamment dans la diaspora. Peu après, il en va de même
dans différents groupes de la société gréco- romaine qui ne sont pas juifs et qu’on appelle les
païens, comme on le voit avec le centurion Corneille.
Alors que le judaïsme n’apparaît pas comme prosélyte, ce développement rapide résulte
probablement de missions confiées à des apôtres, dont les disciples directs de Jésus. On ne
dispose d’aucune source écrite avant le dernier tiers du ier siècle ; on constate cependant que les
mêmes missions semblent se développer dans la totalité de l'espace araméophone, en particulier
à l'est du Jourdain et de l'Euphrate, avec les elcésaïtes en Mésopotamie 3. Ce sont les villes de la
Syrie romaine qui abritent les premières communautés chrétiennes : plusieurs Églises de cette
province se prévalent en effet d’une fondation apostolique, ce qui est assuré à Jérusalem,
Antioche et Damas, et vraisemblable à Césarée 4. Mais en général, on ignore le succès de ces
missions des temps apostoliques. Dans tous les cas, il est sûr que les chrétiens sont largement
minoritaires partout, dans les villes comme dans les campagnes.

D’une façon générale, l’expansion du christianisme n’a pas rencontré d’opposition marquée des
autorités romaines, et la communauté chrétienne peut mener une vie au grand jour. Ce n’est qu’au
milieu du iiie siècle que commencent les persécutions, celle décidée par l’empereur Dèce en 251
fut appliquée avec rigueur et entraîna le martyre des évêques Babylas d'Antioche et Alexandre de
Jérusalem5.

Les courants du judaïsme

Plusieurs courants du judaïsme du ier siècle (sadducéens, esséniens) disparaissent en Judée


après la destruction du Temple de Jérusalem, à partir de l'an 70. D'autres, comme les pharisiens,
fusionnent petit à petit avec ceux de la Diaspora, notamment autour de l'école de Yavné (vers l'an
90), et cette évolution donne naissance au judaïsme rabbinique 6.

Le débat historique

Articles détaillés : Origines du christianisme, Jésus selon l'exégèse contemporaine et Quête du


Jésus historique.

Le poisson (ichthus), symbole des


premiers chrétiens. En grec ancien ἸΧΘΥΣ,
est un acronyme pour « Ἰησοῦς Χριστὸς
Θεοῦ Υυἱός, Σωτήρ / Iēsoûs Khristòs
Theoû Hyiós S ōtḗr', soit « Jésus-Christ, Fils
de Dieu, [notre] Sauveur ».
La question des dates

Les origines du christianisme sont étudiées par diverses écoles d'historiens 7.

Le fait d'attribuer au christianisme primitif une origine à la fin de la période apostolique est un
choix contesté. De même, situer l'achèvement du christianisme primitif à la fin des conciles
christologiques suppose que la création et le développement d'un corpus dogmatique répondent
à une nécessité intrinsèque du christianisme.

Doctrine et histoire

On distingue deux perspectives. D'une part, la doctrine chrétienne fait généralement remonter le
christianisme à la naissance de Jésus, à sa résurrection ou à la Pentecôte 8.

D'autre part, les hypothèses historiques se fondent sur des faits avérés : par exemple, le
christianisme commence à la suite de la diffusion d'un message. Les dates de rédaction du
Nouveau Testament sont connues : entre les années 50 pour les premières Épîtres de Paul et les
années 95- 110 pour l'Évangile selon Jean. Dans l'intervalle, les Évangiles synoptiques (Marc,
Matthieu et Luc), écrits vers 65- 85, ont utilisé des traditions orales ainsi que des documents qui
ont déjà circulé, comme le démontrent la théorie des deux sources et l'existence de la Source Q,
admises par le consensus des chercheurs.

Le mot khristianoï est attesté dès les années 40 à Antioche où vit l'une des premières
communautés chrétiennes et d'où vient probablement l'Évangile selon Matthieu, une quarantaine
d'années plus tard.

La critique textuelle, c'est- à- dire l'évaluation de la transmission des textes à travers les
manuscrits, a permis d'établir un texte fiable des écrits du Nouveau Testament, en particulier pour
des Épîtres de Paul, dont des échantillons significatifs datent de la fin du iie siècle et du début du
iiie siècle 9. La circulation de témoignages oraux (prédications, proclamations) est plus difficile à
établir (absence de matériaux sur lesquels peuvent travailler les historiens, contrairement aux
textes écrits), mais peut se déduire de témoignages indirects comme le sénatus- consulte de l'an
35, à Rome 10,11, y établissant le christianisme comme superstitio illicita (« religion interdite »),
présence de vestiges chrétiens dans les villes de Pompéi et Herculanum12 (vestiges antérieurs
donc à l'an 79 et l'ensevelissement de ces villes sous l'éruption du Vésuve).

La recherche actuelle se concentre principalement sur la diffusion du message du christianisme,


orale dans un premier temps (comme le livre des Actes en témoigne), écrite par la suite. La
diffusion des Évangiles et Épîtres est sujette à débat. Il est cependant très probable que, dès la
fin du ier siècle, il existait un certain nombre de paroles de Jésus qui circulaient13. Clément de
Rome (ier siècle) cite également des passages des Évangiles et des Épitres de Paul14. Marcion
de Sinope, qui fut excommunié Note 1 en 144 dans l'église de Rome, liste les écrits qu'il considère
comme canoniques, en se basant probablement sur un groupement préexistant des lettres de
Paul15.

Le début du christianisme ancien

Les onze apôtres réunis pour désigner le


successeur de Judas, miniature des
Évangiles de Rabula (586).

Le débat sur la question de la date des débuts du christianisme demeure encore ouvert entre un
consensus anglo- saxon et une tendance européenne.

École européenne

Le terme « judéo- chrétien » apparaît dans un chapitre de la thèse de Marcel Simon « Verus Israël »,
Étude sur les relations entre chrétiens et juifs dans l'Empire romain (135-425). Elle fut soutenue
avant 1938Note 2 et conduite sous la direction de Charles Guignebert. Elle étudie les racines de
l'antijudaïsme chrétien à travers la patristique grecque depuis Justin de Naplouse et Marcion de
Sinope. Il s'attarde en particulier sur l'expression Vetus Israel opposée à l'expression Verus Israel,
revendication dans laquelle il identifie le supersessionisme Note 3 et, au détour d'une section
s'interroge sur les marges entre judaïsme et ce qu'on nomme aujourd'hui « proto- christianisme »
auxquelles il consacrera l'essentiel de sa carrière.

Sa thèse traduite en anglais et rééditée quatre fois demeure un ouvrage de référence et, de ce
fait, en Europe, la séparation entre judaïsme et christianisme date de 135, à savoir de l'exil de
l'école de Yavné à Poumbedita (dans l'actuel Irak). C'est pourquoi en Europe, on voit les choses un
peu plus tôt. Un consensus s'est établi autour d'une période s'étirant de l'établissement de l'école
de Yavné à l'introduction de la Birkat ha- Minim (« Bénédiction des hérétiques ») à la fin du iie siècle
parce que les Nazaréens ne s'étaient pas associés à la révolte de Bar Kokhba16,17.

Marcel Simon représente le moment où l'étude de l'histoire du christianisme sort de


l'apologétique pour entrer dans la critique 18 ; il se situe, comme le cardinal Jean Daniélou19,
toutefois 20, dans les problématiques de l'antériorité et de la postériorité, de l'orthodoxie, de
l'erreur, de la vérité, du syncrétisme qui se sont révélées être de faux dilemmes 21.

Toutefois, le professeur Simon entendait limiter son étude à la période 135- 425. Toute une école
s'intéresse actuellement à la période antérieure, plus indistincte. Par exemple, François
Blanchetière avec ses études Les premiers chrétiens étaient-ils missionnaires ? (30-135) et son
Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), toutes deux publiées au CERF
ces dernières années, dans lesquelles il pose la question de la différenciation progressive. Cette
différenciation progressive fait aussi l'objet des travaux d'autres chercheurs comme Dan Jaffé,
Simon Claude Mimouni, Enrico Norelli, Bernard Pouderon, Daniel Marguerat, Dominique Cerbeleaud.

Cette question est le sujet principal de l'école anglo- saxonne.

École anglo-saxonne

Dans ce cas de figure, bien développé chez les chercheurs anglo- saxons réunis au colloque « The
ways that never part » 22, le christianisme ancien correspond à la période des conciles ; auparavant,
n'existe qu'un proto- christianisme (ou paléochristianisme), en fait, une forme spécifique de
judaïsme recruté parmi les membres les plus eschatologiques des courants messianistes.

La fin du christianisme ancien

Pour l'école européenne, le christianisme primitif s'achève à la fin de l'âge apostolique, (période
comprise entre l'Envoi en mission de Mt 28:19- 20 et la mort supposée de Jean l'évangéliste)
tandis que le christianisme ancien s'achève avec le concile de Nicée (325),

Pour l'école anglo- saxonne, on ne fixe pas de date de fin du paléo- christianisme. On tâche de
définir le moment de séparation entre le christianisme ancien et le judaïsme hellénistique. Cette
séparation se produit à des dates variables selon les régions, où l'on observe parfois longtemps
après la fin des conciles christologiques des pratiques communes, en dépit du fait que les
apologistes, notoirement Irénée de Lyon et Tertullien, tiennent les pratiques judaïsantes pour des
hérésies. Toutefois, s'il fallait fixer une date, ce cycle s'achèverait au plus tôt :

en Occident, lors du concile de Tolède de 589 qui interdit les processions communes avec les
juifs ;

en Orient, à la disparition des quartodécimans, au ixe siècle 23 après Jésus- Christ.


Les sources

Littérature chrétienne

Articles détaillés : Bibliographie de la christologie, Sources sur la vie de Jésus de Nazareth et


Canon (Bible).

Longtemps, faire l'histoire des origines du christianisme fut difficile, d'une part en raison du
manque de sources écrites, d'autant qu'elles étaient réduites artificiellement par le jeu de critères
tels que « littérature hétérodoxe parce que minoritaire donc mineure » ou par le jeu de typologies
anachroniques telles que « orthodoxe / hérétique » ou encore « canonique / non canonique » 24.
Ces critères méthodologiques devinrent obsolètes dès qu'on se rendit compte qu'ils étaient
anachroniques : l'orthodoxie se fait jour seulement au ive siècle. D'autre part, par les effets de la
crise moderniste dans laquelle quelques Églises visent à interdire toute étude historique et
critique, tant dans le protestantisme évangélique 25 que dans le catholicisme 26.

On dispose de 5 800 manuscrits des textes du Nouveau Testament dont certains datent d'entre
50 et 300 ans après la mise par écrit27. Ce nombre est à comparer avec celui des manuscrits des
historiens de l'Antiquité qui remontent dans l'ensemble au xe siècle apr. J.- C. : les Grecs Hérodote
(8 manuscrits) et Thucydide (8 manuscrits) qui sont parmi les principales sources sur la Grèce
ancienne. Également, chez les Latins, les manuscrits de l'Histoire des Gaules de Jules César (10
manuscrits), ceux de Tacite (20 manuscrits) ou encore ceux de l'Histoire de Rome de Pline le
Jeune (7 manuscrits). En outre tous ces manuscrits grecs et latins qui ne datent que du xe siècle
sont postérieurs pour les historiens grecs de près de 1300- 1 350 ans, et pour les latins de 900-
1 000 ans, après leur rédaction28.

La multitude de variantes d'un manuscrit à un autre importe généralement peu : si elles peuvent
être intéressantes, elles ne remettent pas l'essentiel en question. De surcroît, la critique textuelle
est parvenue aujourd'hui à des reconstitutions sans doute très proches des textes originaux29.

Littératures juives contemporaines du Nouveau Testament

Article détaillé : Historiographie juive du Nouveau Testament.

À ces documents s'ajoutent les Apocryphes et les livres intertestamentaires, les divers livres du
Talmud qui, s'ils ont été écrits entre le iie et le vie siècle, reflètent des récits de littérature orale 30
bien plus anciens, mais aussi des œuvres à peu près contemporaines et profanes comme celles
de Philon d'Alexandrie et de Flavius Josèphe, qui peuvent être complétées par d'autres
historiographes latins ou grecs, y compris les nombreuses Histoires ecclésiastiques dont la plus
célèbre est peut- être celle d'Eusèbe de Césarée.
Les premières communautés

Une Église primitive

Articles détaillés : Craignant- Dieu (christianisme) et Grande Église.

Parler d’« Église primitive » laisse supposer qu’il s’agirait déjà là d’une religion indépendante. La
question qui se pose est en effet de savoir s'il existait une forme de structure ou d'autorité qui
avait pouvoir de légiférer (ou d'émettre un avis) sur les problématiques qui devaient surgir dans
les différentes communautés de chrétiens.

De 30 à 100

Au début du christianisme, existent des communautés de chrétiens (selon l’étymologie du mot


« église », du grec ancien ekklesia , assemblée du peuple). Les fidèles suivent un maître, un peu
selon le modèle des écoles pharisiennes 31. Le souvenir s'en transmet par l'invocation d'un apôtre
à l'origine de telle ou telle Église régionale. Des indices de ce qu'a pu être l'organisation des
pratiques des premiers disciples de Jésus apparaissent dans les Actes des Apôtres. Mais ce
que furent les phases principales et les forces motrices de ce christianisme primitif fait l’objet de
désaccords entre spécialistes 32. Ce qui est sûr, c’est que « ce qui est arrivé entre 30 et 100 est
arrivé à une forme antérieure de la religion indépendante que nous savons avoir existé plus
tard32. » Le christianisme est d'abord constitué de communautés locales considérées comme
plus ou moins hérétiques par le judaïsme à partir de la phase de Yavné, en 70. Quand elles
s'organisent, il n'y a pas l’Église mais l'assemblée locale réunie autour de ses presbytres et de
son épiscope. Il n’y a donc pas eu de « christianisme primitif » avant 70. À cette date, la chute de
Jérusalem et la destruction du Temple constituent un drame central pour le judaïsme ; un
mouvement de réforme est lancé alors par Yoḥanan ben Zakkaï, mais simultanément, un petit
groupe de chrétiens de Jérusalem fuit la répression qui s’abat sur les Juifs à Pella de la
Décapole. La nouvelle organisation du judaïsme rabbinique s’affirma en moins de dix ans et fut
reconnu comme l’autorité nouvelle 33. Selon Étienne Trocmé, « il est impossible de penser que
cette rapide reprise en charge de la vie religieuse et morale d’un grand peuple nombreux, divers et
dispersé n’ait pas rencontré d’opposition34. » C’est de cette opposition menée par les chrétiens à
l’intérieur du judaïsme que serait né, par un long processus de réorientation et de séparation
d’avec le judaïsme, le christianisme en tant que religion indépendante. Il a fallu au christianisme
une génération entière, entre 70 et 100, pour se constituer en religion indépendante 35.

De 100 à 150 environ

À la fin du ier siècle, le mouvement de Jésus est déjà divisé en au moins six courants différents :
les jacobiens, les pétriniens, les hellénistes d'Étienne, les hellénistes de Barnabé, les pauliniens
et les johanniens. Ces communautés divergent selon leur doctrine particulière, mais aussi selon
leur emplacement géographique (Palestine ou diaspora) et leur langue (grecque ou araméenne) : la
liturgie diffère d’un endroit à l’autre. La théologie reste le monopole des gnostiques. Pourtant, les
Apologètes décrivent déjà une religion spécifique : Justin de Naplouse, Marcion et Ignace
marquent clairement la différence entre judaïsme et christianisme. Le christianisme est déjà
reconnu comme une religion originale par ses voisins romains et juifs 32.

Hellénistes

Selon que la théologie ou l'histoire les décrivent, les hellénistes trouvent une définition différente.

pour la théologie chrétienne 36, il s'agit d'un groupe de chrétiens de l'Église primitive (celle de
Jérusalem selon les Actes des Apôtres) constitué en grande partie de Juifs de langue grecque,
résidant en Palestine, qui lisaient la Torah et autres écrits bibliques dans la traduction des
Septante.

pour l'histoire, au ier siècle et depuis les rois séleucides, spécialement Antiochos III et
Antiochos IV, « helléniste » fait référence au grec hellénismos qui désigne le mode de vie grec
et s'oppose à ioudaismos qui désigne le mode de vie judéen37.

Ces juifs lisaient la Bible en grec et ne pratiquaient plus la circoncision. Dans ce cadre, on
comprend plus facilement38 les propos de Paul dans son Épître aux Galates 39. [précision nécessaire]

Pharisiens

Christ accusé par les Pharisiens (détail) par


Duccio di Buoninsegna (début xive).

Du fait de diverses malédictions sur les pharisiens prononcées dans les évangiles 40,
l'interprétation traditionnelle 41 et, plus spécialement théologique, a tendance, le plus souvent, à
attribuer le judaïsme normatif aux pharisiens du ier siècle. On oppose alors un judaïsme confit
dans les normes à un christianisme émancipateur de la loi en faisant une confiance illimitée aux
interprétations de Pères de l'Église traditionnellement données aussi bien dans la lettre de Paul
aux Romains 42 que dans sa lettre aux Galates 43.

Pourtant, nombre d'historiens 44 sont d'accord pour dire que l'image des pharisiens tels qu'ils sont
présentés dans les évangiles ne correspond pas à la façon dont vivaient et se comportaient les
pharisiens du temps de Jésus et que leurs conflits avec celui- ci ont été exagérés. Le judaïsme
normatif est certainement l'œuvre des pharisiens de l'époque de Yavné qui codifient la pratique
des 613 mitsvoth avant laquelle elles ne sont pas formalisées 45.

L'origine pharisienne de Jésus, attestée par les évangiles (« Pourquoi tes disciples ne jeûnent- ils
pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ? » Mc 2, 18) qui soulignent la double
filiation de Jésus, au Baptiste d'une part et au milieu originaire de la doctrine pharisienne de Jésus
(croyances spécifiques dans la Torah orale, les anges, la résurrection des morts…), d'autre part
expliquerait la violence de la polémique évangélique avec les Pharisiens (thèse de Matthieu Collin
et Pierre Lenhardt). Il s'agit moins d'un groupe opposé à celui de Jésus et de ses disciples que
d'un groupe concurrent de même obédience au moment où les évangiles synoptiques issus des
traditions orales (Torah orale) sont rédigés vers 65- 70. La lutte entre les écoles pharisiennes
issues de Hillel et Shammaï avant Jésus, que décrit le Talmud, se poursuit donc après la
destruction du Temple de Jérusalem en 70. Selon cette hypothèse, développée par Daniel Boyarin
et d'autres exégètes français, christianisme et judaïsme sont deux réalités gémellaires issues
d'un même courant de doctrines juives qui ne se séparent probablement pas avant la fin du
premier siècle (Birkat ha-minim) dans le monde occidental et pas avant le ve siècle en monde
oriental. La projection de deux orthodoxies juive et chrétienne séparées avant le ive siècle
(conciles) serait un anachronisme.

Par ailleurs le rôle des pharisiens (hébreu : perushim, fr : séparés), est éminent après la
destruction du second Temple, en sorte que l'organisation et la refonte de la ritualité en l'absence
du Temple qu'ils instaurent à Yavné, sauvent le judaïsme de la destruction46. Alors que la quête
identitaire des Juifs se manifeste par le développement du culte synagogal par les pharisiens et
le développement de l'école rabbinique de Shammaï et d'Hillel, les judéo- chrétiens commencent à
se séparer des Juifs pharisiens et parallèlement mettent en place la tradition des lieux associés
au Christ, notamment le Golgotha47.

Enfin, certains auteurs commencent à dessiner un portrait de Jésus en maître pharisien suivi de
ses disciples ou, au moins, en hassid, c'est- à- dire un pieux48. Cette configuration d'un maître suivi
de disciples n'était connue que des pharisiens 49.

Religion mère et religion fille

Certains ont dit que le judaïsme était religio licita tandis que le christianisme était classé comme
superstitio par les Romains et que les chrétiens en auraient revendiqué le statut. Mais il est
abusif de soutenir cette idée dans la mesure où il s’agit d’une notion juridique inconnue des
Romains 50. L'expression religio licita n'est attestée que par Tertullien et seule la religion romaine
avait le statut de religio licita 51.
Dans la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale 52, l'expression « religions mère et fille »
pour décrire la relation entre le judaïsme et le christianisme, a correspondu à une volonté de
révision des points de vue négatifs que chrétiens et juifs avaient longtemps portés les uns sur
les autres 53. Ce point de vue négatif avait été théorisé, du côté chrétien, par la théologie de la
substitution. Déjà, dans son Adversus Judaeos , Tertullien avait fait de l'aîné des jumeaux Ésaü
l'incarnation des Juifs et du cadet Jacob celle des chrétiens, alors que l'exégèse juive s'était
développée à l'opposé 54.

À cette fin, il a été posé une hypothèse historique, démentie par ce que l'on connaît aujourd'hui de
la complexité du judaïsme du ier siècle, qui explique le point de divergence du christianisme
d'avec le judaïsme en réduisant la diversité religieuse juive au ier siècle à un objet singulier nommé
« judaïsme » selon deux façons de faire. La première consiste à reculer le judaïsme rabbinique
dans le temps en l'inscrivant dans le pharisaïsme du ier siècle (pharisaïsme et judaïsme normatif
ne feraient qu'un). La deuxième ne donne pas au pharisaïsme un tel statut prééminent et
anachronique, mais considère que toutes les formes du judaïsme du ier siècle, à l'exception du
christianisme, avaient suffisamment de traits communs pour former une « religion ». De l'une de
ces deux versions du judaïsme serait née une religion autre, un christianisme « fille » du
judaïsme 55.

Les caractéristiques des chrétiens du ier siècle

Évangélisation

Au moment où Paul s'est converti, les chrétiens avaient déjà réussi à diffuser le message de
Jésus bien au- delà de Jérusalem, atteignant les communautés à travers la Judée et la Samarie
(Actes 8:1–4)56.

La procédure normale était que les adultes (contrairement aux convertis païens, dont les enfants
étaient également baptisés) étaient d'abord initiés et, s'ils le souhaitaient, leurs enfants étaient
baptisés ensuite 57,58.

Neutralité politique

Les premiers chrétiens refusaient de participer au culte de l'empereur, de servir dans l'armée
romaine ou d'occuper des fonctions politiques. Ils soutenaient que leur seul roi était le Christ, et
ils prenaient cette affirmation très au sérieux. Bien qu'ils ne fussent pas des pacifistes, ils étaient
extrêmement réticents à participer aux combats 56. Et s'ils étaient contraints de se battre, ils
préféraient être martyrisés plutôt que de tuer56.
Culte et clergé

Il faut attendre le début du iie siècle pour voir se mettre en place une hiérarchie épiscopale 4. En
minorité dans toutes les villes où ils se trouvaient, les chrétiens se réunissaient habituellement
dans des maisons, comme on le voit avec la maison à péristyle de Doura Europos où fut aménagé
un baptistère dans une petite pièce d’angle Note 4. Ignace d'Antioche, martyrisé vers 110 sous
Trajan et probable disciple des apôtres Pierre et Jean, semble être le second évêque de cette
ville 4. Il parle longuement dans ses lettres de l'importance de l'Eucharistie dans la vie des
chrétiens. Il insiste également sur la loyauté qu'ils doivent avoir envers l'évêque de la ville,
assisté par les presbytres (ou prêtres) et les diacres. À Jérusalem, c’est au lendemain de la
révolte de Bar Kokhba que l’on constate l’arrivée du premier évêque issu du paganisme ; à
Césarée, Tyr, Ptolémaïs et Tripolis, un évêque apparaît vers la fin du iie siècle. En 268- 269, 70 ou
80 évêques sont réunis à Antioche pour juger Paul de Samosate. La liste des Pères du concile de
Nicée en 325 permet d’affirmer qu’il y eut 18 évêques en Palestine, 9 en Phénicie, 22 en Syrie-
Cœlé, 5 en Arabie et 5 en Mésopotamie 59.

Émergence de la doctrine trinitaire

La doctrine de la Trinité a été formée progressivement ; elle a eu son origine à une époque où
l'Église était en état de controverse et de trouble. Nombreux sont ceux qui soutiennent qu'elle était
inconnue de l'Église apostolique : le terme même de Trinité ne se trouve pas dans les écrits du
premier siècle 60. Comme dans le Nouveau Testament, le nom de Dieu est souvent utilisé pour
parler du seul Père ; ainsi, Clément de Rome, dans sa lettre aux Corinthiens (68, 2), indique que
« Dieu, le Seigneur Jésus- Christ et du Saint Esprit sont tous les trois vivants » et qu'ils sont
« l'objet de la foi et de l'espérance des élus ».

Théophile d'Antioche est probablement le premier auteur grec à parler de triade, vers 180, pour
mentionner en même temps Dieu, son Verbe et sa Sagesse (Esprit Saint)61.

La Trinité telle qu'on la connaît aujourd'hui est solennellement définie à partir des premiers
conciles œcuméniques au IVe siècle, en particulier ceux de Nicée (325) et de Constantinople
(381)62,63,64.

Chronologie du christianisme ancien

Principales dates du christianisme ancien


- 167 - 160 : révolte des Maccabées en réaction à l'hellénisation forcée par les Séleucides ;

6 : la Judée et la Samarie deviennent provinces romaines - recensement de Quirinius - rébellion


de Judas le Galiléen ;
14- 37 : principat de Tibère - 26- 36 préfecture de Judée de Ponce Pilate - 18- 36 Caïphe grand
prêtre ;

~30- 33 : crucifixion de Jésus ;

~31- 39 : lapidation de Saint Étienne, premier martyr chrétien ;

38 : émeutes antijuives d'Alexandrie. Philon d'Alexandrie en mission à Rome ;

41 ou 49 : l'empereur Claude expulse les Juifs de Rome ;

44- 47 : révolte de Theudas l'Égyptien ;

~50 : concile de Jérusalem - le prosélytisme des "judéo- chrétiens" s'étend aux gentils ;

51- 55 : Épîtres de Paul (7 épîtres incontestées) ;

62 : lapidation de Jacques le Juste "frère" de Jésus ;

~65 : persécution des chrétiens par Néron (date hypothétique de la mort de Pierre et Paul) ;

66- 70 : première guerre judéo- romaine - siège de Jérusalem par Titus et destruction du Second
Temple ;

~70 : Évangile selon Marc ;

72- 73 : siège et chute de Massada ;

~80- 90 : Évangile selon Matthieu, Évangile selon Luc et Actes des Apôtres ;

~90- 100 : Évangile selon Jean ;

93- 95 : les Antiquités juives de Flavius Josèphe ;

117 : sous Trajan, révolte des Juifs de Cyrène, d'Égypte et de Chypre ;

Avant 132 : Hadrien fait interdire la circoncision ;

132- 135 : révolte de Bar Kokhba - Jérusalem est interdite aux Juifs ;

~140 : Marcion rassemble et édite les Épîtres de Paul ;

~170 : Méliton de Sardes à Jérusalem ;

~195- 230 : Tertullien à Carthage - montanisme ;

202 : édit impérial contre les prosélytismes juif et chrétien ;

~220 : Calixte Ier revendique la primauté de l'évêque de Rome ;

250 : persécution de Dèce ;

257- 258 : persécution de Valérien ;

301 : l'Arménie devient le premier État chrétien au monde ;


303- 304 : persécution de Dioclétien ;

313 : édit de Milan accorde la liberté religieuse aux chrétiens ;

325 : premier concile de Nicée

337 : l'empereur Constantin se convertit au christianisme ;

380 : Édit de Thessalonique : le christianisme devient la religion officielle de l'empire ;

382 : concile de Rome : le concile fixe le Canon des Écritures reconnues par l'Église latine ;

391 : Théodose Ier interdit les cultes païens.

Notes et références

Notes

1. Époque où l'excommunication n'avait de portée que dans l'église qui la prononçait.

2. En Grande- Bretagne, à pareille époque, l'émergence d'un antisémitisme chrétien fondé sur le
Nouveau Testament a été étudiée par James Parkes (1896- 1981), théologien anglican qui
s'intéressa à ces sujets dans les années 1920 en réaction à la montée de l'antisémitisme en
Europe. En 1930, il publie son maître livre Le Juif et son voisin , une exploration de
l'antisémitisme, avec une approche des massacres de la première croisade (1096) comme
arrière- plan du débat sur la « question juive ». Pour sa thèse de doctorat à Oxford, Parkes
s'attache à découvrir les vraies racines du phénomène de l'antisémitisme en essayant
d'identifier le moment crucial de la séparation du judaïsme d'avec le christianisme. Le résultat
en est un livre de grande influence, publié en 1934, Le conflit entre l'Église et la Synagogue
dans lequel il se penche sur la traditionnelle opposition entre Vetus Israel/Verus Israel telle
que propagée dans la littérature patristique triomphaliste.

3. Le supersessionisme contient l'idée selon laquelle une religion succède à une autre et est
destinée, du simple fait chronologique, à écraser la précédente. Boyarin, dans Mourir Pour
Dieu fait une longue analyse des commentaires talmudiques et patristiques des récits
concernant Jacob et Esau et de leur exploitation de cette gémellité au profit de l'un ou l'autre
culte en une lutte polémique.

4. Les vestiges d’une autre maison- église ont été découverts à Aila, aujourd’hui Aqaba, en
Jordanie.

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3. Maurice Sartre 2003, p. 950, note 245.

4. Maurice Sartre 2003, p. 951.

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16. cf. Étienne Trocmé, L'Enfance du christianisme, éd. Noésis. [réf. incomplète]

17. François Blanchetière, Le Monde de la Bible, numéro spécial, septembre 2007.

18. François Laplanche, La Crise de l'origine. La science catholique des Évangiles et l'histoire au
xxe siècle, éd. Albin Michel, 2006.

19. Les travaux de Daniélou sur le judéo- christianisme doivent désormais être largement
amendés cf. Paul Mattéï, Le christianisme antique de Jésus à Constantin , éd. Armand Colin,
2008, p. 112- 113. François Blanchetière synthétise les critiques à y apporter dans L'Enquête
sur les racines juives du mouvement chrétien , p. 71 à 75.
20. Comme l'ensemble de l'historiographie de son époque, cf. Annette Yoshko Reed, introduction
à The ways that never parted.

21. Blanchetière, L'Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien , CERF, 2001.
[réf. incomplète]

22. Colloque Oxford Princeton, The ways that never parted, Daniel Boyarin, Paula Frederiksen.

23. Jean Anderfuhren, Pour relancer l'œcuménisme: réflexions actuelles sur les schismes
d'avant Luther, Labor et Fides, 1999.

24. Blanchetière, enquête.

25. Cf. Pour un survol Fondamentalisme et pour approfondir François Laplanche, la Bible en
France.

26. Cf. Pour un survol Serment anti- modernisme et pour approfondir, François Laplanche, La
Crise de l'origine. La science catholique des Évangiles et l'histoire au xxe siècle, Paris, Albin
Michel, 2006.

27. (en) Joseph Holden et Norman Geisler, The popular Handbook of Archeology and the Bible,
Eugen, OR: Harvest House, p 129 and 118- 119..

28. Robert J Hutchinson, Enquête sur le Jésus historique. Traduit de l'anglais: New Discovery in
the Quest for Jesus of Nazareth , Paris, Salvator, 2017, p. 112.

29. Robert J. Hutchinson, Enquête sur le Jésus historique, traduction de New Discoveries in the
Quest for Jesus , Paris, Salvator, 2017.

30. Voir, chez Etienne Nodet o.p., le concept de "publication orale" développé dans Nodet et
Taylor, Essai sur les origines du judaïsme, Cerf.

31. Marie- Émile Boismard, À l'aube du christianisme, avant la naissance des dogmes , Cerf,
1998. [réf. incomplète]

32. Étienne Trocmé 1974, p. 15.

33. Maurice Sartre 2003, p. 927- 928.

34. Étienne Trocmé 1974, p. 20.

35. Étienne Trocmé 1974, p. 16 et 20.

36. Jean Daniélou, Les manuscrits de la mer Morte, 1957.

37. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien , CERF, 2001 et
Marie- Françoise Baslez, Bible et Histoire. Judaïsme, hellénisme, christianisme, Paris,
Gallimard, 2003,.
38. Peter J. Tomson, Jésus et les auteurs du Nouveau Testament dans leur relation au
judaïsme, CERF, 2003.

39. Galates 2:3, Galates 5:6.

40. Par exemple, dans l'évangile selon Matthieu, 23.

41. Par exemple, l'opposition entre le particularisme juif et l'universalisme chrétien est une
option qui traverse l'ensemble de l'œuvre de l'historien allemand d'origine suédoise Adolf
von Harnack chez lequel on n'a relevé aucune trace d'antisémitisme alors que l'époque de
son acmé y prédisposait. On y voit généralement l'influence de la sympathie de son sujet de
thèse qui portait sur Marcion qu'il s'employa à réhabiliter. La même remarque est faite par
Annette Yoshiko Reeds dans son introduction, Traditional Models and New Direction , au
recueil d'articles issus du colloque Oxford Princeton The ways that never parted, à propos de
Wilhelm Bousset.

42. Paul de Tarse, références de la lettre aux Romains avec chapitre et versets sous peu.

43. Paul de Tarse, Lettre aux Galates , chap.1 et 2.

44. Étienne Trocmé, L'Enfance du christianisme, Noesis..

45. Peter J Tomson, Les rédacteurs du Nouveau testament dans leur rapport au judaïsme, Cerf.

46. Evaristo de Miranda, José M. Schorr Malca, Sages Pharisiens , Lethielleux, 2005.

47. (en) Yaron Z. Eliav, God's Mountain : The Temple Mount in Time, Place, and Memory, The
Johns Hopkins University Press, 2005, 392 p..

48. Hyam Maccoby, Jesus the pharisee, Paperback, 2003.

49. interview de Étienne Nodet o.p. Dans le monde de la Bible, no 138, à propos de son ouvrage
sur la guerre des Maccabées. Un article de la revue Okeanos traite aussi de ce sujet par
l'analyse du discours de Jésus. Ref sous peu.

50. Maurice Sartre 2003, p. 554.

51. François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), CERF,
2001.

52. Daniel Boyarin date l'expression de 1951, et l'attribue à Jacob Lauterbach (in Jesus in the
Talmud, p. 473) - cf. note 1.. p. 137 de Mourir pour Dieu .

53. John Pawlikoski, Quelques représentations de la relation fondamentale entre juifs et


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Annexes

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Articles connexes

Histoire de la papauté Architecture paléochrétienne

Histoire du christianisme Expansion du christianisme, Pentarchie


Église de Jérusalem (30 ?)
Origines du christianisme
Église d'Antioche (38 ?), École
Racines juives du christianisme
théologique d'Antioche, Histoire du
Christianisme anténicéen christianisme en Anatolie à l'époque

Pères apostoliques romaine

Art paléochrétien Église de Constantinople (38 ?)

Archéologie paléochrétienne Diocèse de Rome (52 ?)


Église d'Alexandrie (62), École Liste des conciles jusqu'en 1054
théologique d'Alexandrie

Liens externes

Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Store norske leksikon (http
s://snl.no/tidlig_ kristendom) [archive] · Universalis (https://www.universalis.fr/encyclopedie/an
tiquite- le- christianisme- primitif/) [archive]

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Larry Hurtado, Revelatory Experiences and Religious Innovation in Earliest Christianity (https://l
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Dan Jaffé, « Entre Jésus et le judaïsme rabbinique. De la relecture de l'histoire à la


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Justin Taylor, « Les origines des premiers chrétiens » (http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_ or


igines_ des_ premiers_ chretiens.asp) [archive], site Clio

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