Guide Grandes Cultures
Guide Grandes Cultures
Nous vous proposons tout d’abord de revenir en détails sur les principes
agronomiques qui constituent les fondamentaux de la production agricole,
quel que soit le mode de conduite. La rotation, les associations de cultures,
les moyens préventifs pour la maîtrise des adventices sont autant de leviers
indispensables à mettre en œuvre pour pérenniser les systèmes agricoles,
et notamment biologiques. Vous y trouverez ensuite des fiches «cultures»,
Etienne Gangneron, présentant les itinéraires techniques en mode de production biologique des
Elu référent Agriculture biologique des Chambres
d’agriculture France (APCA) principales grandes cultures produites en France.
Alain Lecat,
Animateur référent national Grandes cultures
biologiques des Chambres d’agriculture France (APCA)
Fiches thématiques
SOMMAIRE
• Rotation de cultures
• Gestion des adventices
• Gestion de la fertilité des sols - Fertilisation
• Travail du sol
• Couverts d’interculture
• Associations de culture
Fiches cultures
• Association triticale/pois fourrager
• Avoine
• Blé tendre d’hiver
• Blé tendre de printemps
• Chanvre
• Colza
• Féverole d'hiver et de printemps
• Grand épeautre
• Lupin
• Luzerne
• Maïs
• Orge
• Pois protéagineux d’hiver et de printemps
• Sarrasin
• Soja
• Tournesol
• Triticale
• Travail du sol
• Couverts d’interculture
• Association de cultures
avec l’article 12 qui stipule que “la fertilité et l’activité biologique du sol
sont préservées et augmentées par la rotation pluriannuelle des cultures”.
Il y est également précisé que la préservation de la santé des végétaux
sera entre autres réalisée par une rotation appropriée des cultures et
le choix d’espèces et de variétés appropriées et résistantes aux nuisibles et
aux maladies.
OBJECTIFS AGRONOMIQUES
ALTERNER...
... ...
... légumineuses cultures
... implanter respecter
modes et cultures “salissantes”/ éviter
cultures de des engrais les délais
de semis exigeantes “nettoyantes”/ les sols
printemps verts dès que de retour
et de travail en éléments plantes et d’hiver nus
possible des cultures
du sol fertilisants “étouffantes”/
majeurs sarclées
Maladies/
+ + + + 0 ++ 0
Ravageurs
Adventices ++ 0 ++ ++ + + +
Structure
du sol/ + + ++ 0 ++ 0 ++
érosion
Ressources
minérales/ + ++ ++ + ++ + +
Matière
organique
Les objectifs d’une rotation sont aussi une sécurisation économique de l’exploitation ainsi qu’une meilleure
répartition de la charge de travail au cours de l’année.
SUR LA PARCELLE
Orge de printemps 2 Moins sensible que le blé ou l’orge d’hiver aux maladies du pied
Seigle 3 Ergot
Avoine 4 Nématodes
Soja 4 Sclérotinia
Maïs grain 3 -
Lupin 4 -
Tournesol 5 Sclérotinia
(Viaux 1999)
* Il s’agit ici du pois protéagineux. Par la suite, quand on parlera du pois, il s’agira du pois protéagineux.
Il peut s’agir de luzerne, de prairies temporaires ou en- NB : il s’agit ici d’une construction théorique de rota-
core de plantes sarclées (par exemple soja, légumes, tion. Il est donc important de noter que cela ne s’ap-
tournesol, maïs). plique pas à toutes les rotations. On peut prendre à la
place l’exemple des rotations courtes sur 3 ans.
Corps de rotation
Ex : maïs/soja/blé.
Premières cultures ou premières pailles.
(Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016)
Il s’agit de cultures qui sont là pour profiter de l’azote
disponible et du faible enherbement.
EXEMPLES DE ROTATION
Ex : blé/triticale, blé/orge ou avoine de printemps.
Relais de rotation
Nord-Est
Nord-Ouest
Objectifs
• Gérer les éléments fertilisants (apports d’azote) : il
s’agit de protéagineux à graines comme le pois, la fé-
verole, la lentille ou le soja.
• Gérer le désherbage : dans les rotations avec une ma-
jorité de cultures de printemps, on insère des cultures
d’hiver, et inversement dans les rotations avec une
majorité de cultures d’hiver, on insère des cultures de
Sud-Ouest
printemps (sarclées).
Troisième paille
Objectifs
• Valoriser le regain de fertilité azotée.
• Maîtriser l’enherbement par l’alternance de périodes
de semis, printemps comme automne.
Sud-Est
Luzerne
(2 ans) Légumineuse Blé
Orge,
ROTATION DE CULTURES
triticale Blé
ou avoine Céréales Céréales
NORD-EST secondaires NORD-EST secondaires
ou maïs
Blé
ou maïs Soja Blé Légumineuse
Le maïs et le blé sont ici insérés pour leur rentabilité. Les cultures fourragères ne sont ici pas présentes car
difficiles à favoriser. On peut y observer un problème
Luzerne d’apparition des vivaces.
ou trèfle Blé
(2 ans)
Prairie
Blé Épeautre temporaire
X5
NORD-EST
Tournesol Blé
Pois de
protéagineux
Ces cultures sont très dépendantes de la demande.
Culture
Ces rotations sont plus dépendantes en ce qui concerne
sarclée les apports de matières organiques, mais elles sont aussi
plus sensibles au salissement.
Triticale
ou avoine Céréales
(blé, épeautre,
d’hiver ou triticale)
de printemps
NORD-EST
Blé Féverole
Prairies
temporaires
(2 à 3 ans)
Orge Prairies
de printemps Blé
temporaires
(3 ans)
ROTATION DE CULTURES
Association
céréales Féverole
protéagineux ou
d'hiver Blé Féverole
céréales
secondaires
Blé
Maïs
Orge
Féverole de printemps,
de printemps
NORD-OUEST sarrasin
ou chanvre
Féverole Tournesol/
ou lentille SUD-OUEST maïs
ou soja Tournesol SUD-OUEST Tournesol
Tournesol Blé
Céréales
Pois
Luzerne ou triticale
SUD-OUEST Soja
(2 à 3 ans)
Orge Blé
Maïs
SUD-OUEST
Maïs
Lentille Tournesol
Orge Tournesol
Pois Blé
Ces rotations sont en général pratiquées dans des sols
moyennement profonds et non irrigués.
SUD-OUEST
Blé Féverole
d’hiver
Avoine Blé
nue
Pois
Maïs
Soja
ROTATION DE CULTURES
SUD-OUEST SUD-EST
Blé Soja
Soja Blé tendre
ou maïs
Maïs
Féverole
Blé Soja
SUD-EST
Tournesol Blé
Tournesol
En sec :
Tournesol Soja
Tournesol SUD-EST Blé
SUD-OUEST
Grand
épeautre Pois/Vesce
Blé
Soja Blé
PRÉCÉDENT
CULTURAL ORGE ORGE DE AVOINE AVOINE DE POIS FÉVEROLE FÉVEROLE DE
BLÉ TRITICALE MAÏS PRAIRIE COLZA TOURNESOL CHANVRE LIN MALADIES
CULTURE D’HIVER PRINTEMPS D’HIVER PRINTEMPS PROTÉAGINEUX D’HIVER PRINTEMPS
■ Très bon
ENVISAGÉE
après maïs
Orge d’hiver X X X X X X
■ Moyen
Piétin verse
Orge de
printemps
X X X X X X X X X X
Avoine d’hiver X X X X X X
Avoine
de printemps
X X X X X X X X X X X
Prairie
Mildiou, sclérotinia,
Tournesol
phomopsis, phoma
■ Très mauvais
Anthracnose, pourriture
Pois du pied et des racines
protéagineux
X X X X X X X X X X X
Botrytis, sclérotinia,
anthracnose
Féverole
d’hiver Botrytis, sclérotinia,
Féverole anthracnose
de printemps
X X X X X X X X X
12
■ Impossible (problème de calendrier)
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
ex
ine
ve
in
ot
te
ce
nic
ne
as
air
od
ué
do
lp
lic
an
m
an
Pa
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Ra
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M
Ch
tc
Fo
ta
vo
ou
Pa
M
NUISIBILITÉ DIRECTE
ESPÈCES NUISIBILITÉ INDIRECTE
(NOMBRE PIEDS/M2 SUFFISANTS POUR FAIRE
D’ADVENTICE (NOMBRE DE GRAINES/PIED)
CHUTER LE RENDEMENT DU BLÉ DE 5 %)
GESTION DES ADVENTICES
1
Folle avoine 5,3 500 à 2 000
(d’après A. Rodriguez-ACTA)
ESPÈCES
ESPÈCES
À GERMINATION ESPÈCES ESPÈCES
À GERMINATION PRINTANIÈRE
AUTOMNALE À GERMINATION À GERMINATION
GESTION DES ADVENTICES
• Folle avoine • Miroir de Vénus • Folle avoine • Arrochée étalée • Pâturin commun
* Avenae fatua • Coquelicot *Avenae fatua • Renouée persicaire • Pâturin annuel
pour partie • Alchémille des champs pour partie • Mouron des champs • Ray-grass
* Avenae sterilis • Pensées • Renouée des oiseaux • Linaires • Stellaire intermédiaire
se ludoviciana • Renoncule des champs • Renouée liseron • Véronique de Perse
• Vulpin des champs • Véronique à feuille • Rumex
• Brome stérile de lierre • Sanve
• Gaillet gratteron • Matricaires
• Peigne de Vénus • Ravenelle
• Géraniums
La majorité des semences germe dans les 5 premiers Le taux annuel de décroissance (TAD) indique l’évolution
centimètres du sol. Il existe cependant des espèces ca- potentielle de la viabilité des graines d’adventices dans
pables de germer bien plus en profondeur, telles que la le sol. Chaque année, le nombre de semences viables
folle avoine ou le vulpin des champs. diminue proportionnellement à la valeur du TAD.
Trois règles s’imposent : être patient, privilégier les rota- • Laiteron : malgré son système racinaire superficiel, la
tions longues intégrant des prairies de fauche et bannir stratégie d’extraction est à éviter sur cette espèce, car
les outils à disques. les racines de laiteron se fragmentent facilement et il
est difficile de les extraire du sol.
Il existe deux stratégies de lutte contre les vivaces : • Rumex : la stratégie d’épuisement est applicable uni-
• la stratégie d’épuisement consiste à épuiser progres- quement par des fauches répétées. Les deux straté-
sivement les réserves racinaires, via la destruction des gies sont à employer avec prudence, car il faut veiller à
parties aériennes ou la fragmentation des racines, ne pas fragmenter la racine du rumex.
• la stratégie d’extraction consiste quant à elle à frag-
menter et à sortir les rhizomes du sol, puis à les expor- (Agro Transfert Ressources et Territoires 2014)
Désherbage
• Bineuse
mécanique
120
(avoine, vesce-avoine) 100
Rotation • La luzerne sur 3-4 ans avec fauches 80
et les praires multi-espèces montrent 66
60
des résultats satisfaisants. 37 35
40
• Déchaumages successifs 20
après moisson 0
3 4 5 6
• Intervention de printemps niveau
Inter-culture Nombre de cultures dans la rotation
des réserves du chardon faibles
Christophe DAVID, ISARA de Lyon
si les conditions le permettent
• Décompactage
La mise en place d’engrais verts peut être intéressante
• Binage au stade 10-12 feuilles
dans certaines situations où ceux-ci s’avèrent concur-
pour les cultures d’été efficace
Désherbage rentiels vis-à-vis des adventices. Par contre, ils limitent la
à long terme
mécanique réalisation de déchaumages.
• Lutte manuelle + écimage effet
significatif au bout de 10-15 ans
(Chambre d’Agriculture de Seine-et-Marne 2015)
Ambroisie,Matricaire,
Géranium, Véronique,
Pensée, Stellaire, Disparition quasi-totale
50 % Stock moyennement
Paturin, Annuel, du stock après 7à 8 ans
à assez persistant
Chénopode, Amarrante,
Sanve, Renouée,
Éthuse
5
Il s’agit de réduire le stock de graines d’adventices avant
0
l’implantation de la culture en favorisant leur levée. Pour Vulpin Géraniums Gaillets
cela, on décale la mise en place et le développement
de la culture par rapport à celui des adventices. Le faux ■ 1 déchaumage superficiel ■ 2 déchaumages superficiels
semis est réalisé à l’automne pour les céréales à paille
ou au printemps, pour des cultures telles que le maïs, le (Chambre d’Agriculture du Centre Val-de-Loire 2013)
tournesol, le soja ou encore le sorgho.
La technique du faux semis est efficace sur des espèces
La réalisation s’effectue en deux étapes : annuelles, qui ne repoussent pas tous les ans et se re-
1°) travailler le sol de manière à créer un lit de semence produisent principalement par graines. Ces adventices
favorable à la germination des adventices, ont aussi un TAD faible (moyennement persistant), il est
2°) d ès que le sol a reverdi, intervenir mécaniquement inutile donc d’enfouir leurs semences. C’est le cas d’es-
pour détruire les jeunes plantules d’adventices et en pèces comme la pensée, le coquelicot ou le chénopode
remettre en germination. Selon le niveau de salisse- blanc.
ment de la parcelle, il est possible de faire plusieurs
faux-semis.
120
Nombre adventices et repousses par m2
PÂTURIN ANNUEL RAY-GRASS PANIC P. DE C. RENOUÉE DES OIS. STELLAIRE INTERM. CHÉNOP. BLANC
PLANTE/M2 PLANTE/M2 PLANTE/M2 PLANTE/M2 PLANTE/M2 PLANTE/M2
8 cm (450 gr/m2) 0 0 0 8 6 5
GESTION DES ADVENTICES
35 cm (400gr/m2) 18 8 7 5 21 10
Les espèces et variétés choisies doivent avoir une bonne Faire jouer le pouvoir concurrentiel de la culture via
germination, une croissance rapide, ainsi qu’un fort l’intermédiaire de l’implantation de couvert, de la
pouvoir couvrant (hauteur et port étalé) pour être com- densité de semis, etc, par rapport aux adventices est
pétitives vis-à-vis des adventices. La tolérance (port et efficace vis-à-vis des espèces d’adventices vivaces,
retombée des feuilles, enracinement) au désherbage mé- qui repoussent tous les ans.
canique est également un plus. Il faut aussi jouer sur la date de semis afin de per-
mettre à la culture de se développer avant les ad-
Classement des cultures selon leur pouvoir ventices.
de compétition vis-à-vis des adventices
(avec ou sans binage) Raisonnement de la fertilisation azotée
Efficacité des trois principaux outils de désherbage mécanique en fonction de l’humidité du sol
GESTION DES ADVENTICES
Collant
Non adhérent
Frais
Ressuyé
Sec
Efficacité des trois principaux outils de désherbage mécanique en fonction du type de sol
Sols argileux
Argilo-limoneux à silex
Limons/terres blanches
Sols de vallées/sables
Les conditions de météo idéales sont du vent et du soleil quelques heures après le passage des outils pour favoriser le
dessèchement des adventices.
Périodes de gels dans les 2 à 3 jours Pas de gel en principe sur culture
Éviter le désherbage mécanique
suivant l’intervention de printemps
Stades de développement
L’efficacité du désherbage est meilleure quand les adventices sont peu développées.
Quel que soit l’outil utilisé, les vivaces sont très difficilement contrôlables par ce levier.
Pas efficace
Moyennement
Bineuse Très efficace
efficace
DIAMÈTRE
CULTURES ADAPTÉES
DES DENTS
6 mm Cultures fragiles
Démonstration de Herse étrille. Crédit : Chauvel P./
Chambre régionale d'agriculture des Pays-de-la-Loire
7 mm Meilleur compromis pour grandes cultures
Houe rotative
Principe de fonctionnement
La houe rotative détruit les adventices au stade juvénile
en les sectionnant au stade filament et en les déchaus-
sant par la suite. À l’instar des herses étrilles, la houe
désherbe en plein : toute la surface du sol est travaillée.
Réglages
Le principal paramètre qui joue sur l’agressivité du pas-
sage est la vitesse d’avancement du tracteur.
Houe rotative
Stade des cultures Crédit : Chambre d’Agriculture de Seine-et-Marne 2012
cines des adventices situées sur l’inter-rang et peuvent nétration dans le sol. Concernant l’angle de pénétration,
partiellement enfouir les adventices sur le rang. La pré- s’il est faible, le soc a tendance à effectuer un travail de
cision de la bineuse va dépendre de son système de sectionnement de surface, s’il est élevé, le travail du sol
guidage, qui pourra ensuite permettre de travailler à des est plus profond.
écartements plus ou moins grands (17,5 à 50 cm).
Stades des cultures
Le binage intervient à des stades tardifs de la culture.
Possibilités
de passage
de la bineuse
* Attention à ne pas recouvrir la culture (utilisation de protèges-plants recommandée).
La roto-étrille Écimage
Les roto-étrilleuses se composent de dents droites Les écimeuses, on exploite la différence de hauteur entre
moulées dans un disque en polyuréthane. Les éléments la culture et les adventices afin de sectionner les inflores-
travaillent le sol avec un angle de 30°. Cet outil permet cences de ces dernières et ainsi limiter la production de
de réaliser des passages sans “trainer” les résidus de graines.
culture.
La roto-étrille est un outil récent, encore peu développé,
et qui a donc peu de retours d’expériences.
Désherbage manuel
Désherbage thermique
FERTILITÉ DU SOL
FERTILITÉ PHYSIQUE
Favoriser
La levée des plantes
La prospection racinaire
Le stockage de l’eau
La circulation de l’air
et de l’eau
UN CARBURANT
COMMUN
LES MATIÈRES
ORGANIQUES
FERTILITÉ CHIMIQUE FERTILITÉ BIOLOGIQUE
Favoriser Favoriser
Une disponibilité élevée Une vie du sol abondante,
en minéraux et un contexte diversifiée et active
chimique favorable
(pH)
La fertilité des sols fait référence à trois piliers : la fertilité chimique, la fertilité physique et la fertilité biologique.
Micro-organismes
printanière/estivale intense
100
Minéralisation
La vitesse et le volume dépendent de différents pa- 80 hivernale ralentie
60
ramètres :
40
• L’état organique du sol : il est important d’apporter
20
de la “nourriture” aux microorganismes (fertilité bio-
0
logique), via le choix des cultures, la restitution des 1/8 9/11 17/3 28/5 5/9
résidus de culture, la mise en place de couverts d’in-
terculture et/ou par des apports complémentaires de Arvalis-Institut du végétal - Essai “Sol nu”
matière organique (ex : effluents d’élevage). Plus les de Templeux-la-Fosse (80) - 2004/2005
LE TRAVAIL DU SOL
Racine pivotante
Crédit : Sanchez A./Chambre d’Agriculture de la Creuse
Alterner et associer les plantes à enracinement Le travail du sol est également utilisé pour enfouir les ré-
différent sidus de culture et les engrais verts.
Il existe trois types de systèmes racinaires : fasciculé, pivo- Cette gestion de la fertilité des sols à l’échelle de la rota-
tant et traçant. Alterner ces différents systèmes racinaires tion ne suffit pas toujours aux besoins de la culture. Il est
permet d’améliorer l’exploration du sol par les racines, et donc parfois nécessaire de réaliser des apports ponc-
donc l’utilisation de l’eau et des éléments minéraux. tuels à l’échelle de la parcelle.
Lorsque l’on parle de ces différents apports, on se
(Chambre d’Agriculture du Rhône-Alpes 2013) concentre ici sur la fertilité chimique.
Limiter l’exportation des résidus de culture. En effet, en- • fientes de poules, fumier de volailles composté,
fouir les résidus de culture permet de limiter l’exportation • vinasses,
des éléments minéraux. La restitution de ces éléments • farines de plumes, de viande, d’os et soies du porc.
minéraux dépend de la vitesse de dégradation de ces
résidus qui peut être plus ou moins lentes (lignification). NB : en agriculture biologique, les apports d’engrais
et d’amendements organiques sont règlementés. Il est
Les différents types de produits organiques possible de retrouver ici la liste de ces intrants auto-
risés : http://www.inao.gouv.fr/Les-signes-officiels-de-
Apports d’intrants pour les compléments la-qualite-et-de-l-origine-SIQO/Agriculture-Biologique.
La teneur en C/N des produits organiques détermine leur
vitesse de minéralisation (dégradation du composé dans
le sol).
On distinque deux grands types de produits :
• Les amendements organiques (C/N élevé, > 8) : ce
sont des produits à libération lente, apportés dans l’ob-
jectif d’améliorer la fertilisation à long terme du sol.
Exemples :
• composts de fumier de bovins, de cheval, Compost de fumier de Brebis
• composts de déchets verts. Crédit : J.B./Chambre d’Agriculture du Tarn
90
GESTION DE LA FERTILITÉ DES SOLS - FERTILISATION
80
70
% C organique apport
60
50
40
30
20
10
0
0 20 40 60 80 100
Jours 28°C
60
55
50
45
40
% C organique apporté
35
30
25
20
15
10
5
0
0 20 40 60 80 100
Jours 28°C
Fumier cheval dv + fumier cheval
Fumier volailles composté dv + fientes
Compost dv + fientes dv + fumier de bovin
Fumier frais de cheval Compost fumier cheval 4 semaines
Fumier cheval composté Fumier et tourteaux compsotés (Vegor 70)
Atmosphère/air
Azote Dénitrification
Produits Animaux Activités humaines
résiduaires Effluents Engrais
des cultures d’élevage organiques
Légumineuse
Lixiviation
Exportations
par les plantes (récolte)
Directement
assimilable
Stockage long
(2) Lixiviation : percolation lente de l’eau à travers le sol permettant la dissolution des matières solides qui y sont contenues. Source : dictionnaire environnement.
COMPLÉTER LES FOURNITURES D’AZOTE DU SOL Optimiser sa fertilisation azotée en AB, c’est...
PAR DES ENGRAIS ORGANIQUES • Prendre soin de son sol (entretien, passage des outils
au bon moment, fournir du carburant pour une bonne
La méthode du Bilan, qui tient compte des fournitures activité),
d’azote du sol (reliquat sortie hiver, minéralisation du • Fournir de l’azote au système avant tout par la rotation,
sol,...) et des besoins de la plante, permet de calculer la (légumineuses) tout en veillant à limiter les pertes,
dose d’azote minéral à apporter pour atteindre un ren- • Raisonner ses apports en fonction de la culture et de la
dement objectif. situation de la parcelle :
- privilégier les apports sur les cultures les plus exi-
En agriculture biologique, les apports n’étant pas réalisés geantes et rémunératrices,
sous forme minérale, il faut tenir compte des facteurs qui - les cultures d’été valorisent mieux les apports d’en-
peuvent limiter la minéralisation des engrais organiques grais organiques,
(climat et type de sol, état de la structure du sol,...) et - un fort enherbement et/ou des problèmes de struc-
également des facteurs qui peuvent limiter les quantités ture de sol limitent fortement l’efficacité des engrais
d’azote absorbables par la culture : concurrences des organiques.
mauvaises herbes sur l’absorption de l’azote, peuple-
ment trop faible, effet des bioagresseurs.
Ma parcelle présente-t-elle
1 un niveau de salissement important ? Les sources de phosphore
La précédent ou l’antéprécédent Les formes les moins utilisées, sont les phosphates na-
2 de la parcelle est-il une légumineuse
fourragère ?
turels et les phosphates aluminocalciques en raison de
leur coût et de leur faible biodisponibilité dans le sol pour
les plantes.
NON OUI
Le phosphore est un élément qu’il ne faut pas négliger,
les légumineuses, source d’azote dans la rotation, sont
Pas d’apport également très consommatrices en phosphore, source
d’énergie permettant à la plante de fixer l’azote de l’air.
Quelle est la profondeur moyenne
3 du sol sur la parcelle ? Une carence en phosphore peut entraîner une baisse de
rendement significative et a de plus, une influence néga-
tive sur la capacité des légumineuses à fixer l’azote.
CLASSES DE 0À 30 À PLUS DE
PROFONDEUR 30 CM 60 CM 60 CM
Dose
de fertilisation
50 60 60
efficace
à 70 uN à 100 uN à 100 uN
habituellement
observée*
Gain
5 6 6
de rendement
à 7 q/ha à 10 q/ha à 10 q/ha
espérable
* Valeurs définies dans le contexte de la Bourgogne.
Solubilité inférieure aux formes minérales Il s’agit de phosphore contenu dans certains
classiques. À apporter assez tôt avant le besoin minerais de fer. Il est extrait du minéral
Les scories
des cultures. À privilégier sur les sols neutres à la chaux après avoir été oxydé. Cela donne
de déphosphoration
à acides (5 < pH < 7,5). Déconseillé en sols des formes de phosphores solubles mais
basiques ou à forte teneur en calcaire actif. aussi riches en chaux et donc alcanilisantes.
* Réglementairement, en agriculture biologique, cette forme de phosphore ne peut être apportée que sur les sols à pH > 7,5.
FORMES DE POTASSIUM
UTILISABLE EN AGRICULTURE MODALITÉ D’UTILISATION ORIGINE
BIOLOGIQUE
Il ne faut pas oublier que les produits organiques (en- portent également du phosphore et du potassium, ce qui
grais et amendements) sont les principales sources de compense déjà une partie des exportations. Il est donc
phosphore et potassium dans les systèmes de grandes possible de choisir en amont son fertilisant azoté en
cultures en agriculture biologique. Les engrais orga- fonction de sa composition en phosphore et potassium.
niques que l’on apporte pour la fertilisation azotée com-
Apports = exportations
Apports > exportations Apports < exportations
ENTRETIEN
Les exportations en Agriculture Biologique sont toujours Elevé Betterave, pomme de terre
plus faibles qu’en conventionnel du fait des rendements
plus faibles. Colza, luzerne, maïs ensilage, maïs grain,
Moyen
Pois, ray-grass, Soja, tournesol
Elevé Betterave, Colza, Luzerne, Pomme de terre (Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016)
Blé dur, maïs ensilage, orge, pois, NB : il faut être vigilant avec les systèmes en luzerne,
Moyen
Ray-grass, Sorgho, blé sur blé
qui présentent des risques de carences importants
en phosphore et potassium liés à l’exportation par la
Avoine, Blé tendre, Maïs grain, Soja,
Faible luzerne.
tournesol
• Activateurs de sol : •É
liciteur :
amélioration de la structure du sol et/ou déclenche un mécanisme physiologique.
de sa capacité de rétention d’eau. Il peut s’agir
de l’introduction de micro-organismes, d’une Des essais ont été réalisés par les Chambres d’agri-
stimulation de ceux déjà présents, d’amendements culteurs sur plusieurs de ces biostimulants, dans les
minéraux ou de complexes rétenteurs d’eau. trois catégories.
Le chaulage
Le principal rôle du chaulage est de contrôler
l’acidification du sol et ses conséquences
négatives sur la nutrition des plantes comme la
réduction de la disponibilité en éléments
minéraux. Il a également un rôle sur les propriétés
du sol : structure, vie biologique et chimie.
Enfin, il a un rôle nutritif pour les végétaux.
LE LABOUR
dans le fond de la raie. bourre) pour éviter de projeter les matières organiques
• Peu profond : il doit rester peu profond dans le fond,
(max 20 à 25 cm). La vitesse doit être adaptée au • plus la vitesse d’avancement est élevée, plus il faut
type de sol. reculer la position de la rasette.
• Période de labour
• Conséquences d’un labour “mal fait” en sols fragiles
fissurer le sol.
• Le semis direct 2 à 5 cm Selon l’aptitude des matériels à plus ou moins bou-
Cette technique correspond à une démarche de simpli- leverser la couche travaillée, on peut distinguer deux
fication des pratiques très avancée. La préparation du types de non-labour profond :
sol et le semis sont réalisés en un seul passage avec un - le pseudo-labour qui brasse et mélange la couche
outil. Le travail du sol est limité au rang de semis et reste travaillée et qui est réalisé avec des outils comme les
très superficiel (quelques cm). L’objectif est de limiter au chisels, les cultivateurs lourds, la machine à bêcher, la
maximum les perturbations verticales du sol et d’aug- charrue déchaumeuse...
menter au maximum la couverture par les résidus. - le décompactage qui fissure sans brasser la terre et qui
est réalisé avec des décompacteurs à dents droites ou
Les outils les plus souvent utilisés sont des semoirs à obliques.
disques, mais l’on observe depuis peu le développement
de semoirs à dents. S’il y a une forte présence de rési- (Chambre d’Agriculture de Midi-Pyrénées 2006)
dus, les disques permettent d’éviter des bourrages mais (Chambre d’Agriculture de Bretagne 2014)
ont tendance à plaquer les résidus au fond de la ligne
de semis.
Quelques définitions...
• Le travail en bandes
Ce type de travail s’effectue sur 10 à 15 cm de largeur. Sous-solage : opération dont le but est
Il désigne un travail du sol plus ou moins localisé sous la de régénérer la structure des horizons de sol
future ligne de semis (strip-till). Cette technique est utili- situés sous le fond de labour. Réalisé avec
sée sur les cultures qui se sèment avec un écartement un outil à dents droites (sous-soleuse) cette
important entre rangs. L’intérêt est de ne pas travailler opération poursuit deux buts principaux :
le sol sur toute la surface tout en assurant un bon dé- améliorer la croissance en profondeur des racines
marrage de la culture en travaillant le sol sous la ligne et favoriser le drainage de l’eau en excès.
de semis. La profondeur de travail varie de 50 à 85 cm.
Décompactage : technique de travail du sol
• Le travail superficiel profond, sans retournement qui se distingue
De 5 à 15 cm de profondeur, il induit un mélange des du sous-solage par une profondeur de travail
résidus de culture dans le volume travaillé. inférieure (qui ne dépasse pas le fond du labour).
On distingue : On peut réaliser un décompactage à l’aide
- le travail très superficiel à 5 cm, il permet de laisser plus d’outils non animés à dents (cultivateur lourd) ou
de résidus en surface pour limiter l’érosion, à disques (charrue à disque) et d’outils animés
- le travail superficiel à 10-15 cm, ameublit davantage le par la prise de force du tracteur (cultivateurs
sol et contribue à mieux incorporer les résidus. rotatifs à axe horizontal).
des disques et/ou des rouleaux. En cas de faux semis multiples, il est recommandé
de respecter certaines règles :
Par exemple, pour des faux-semis il est conseillé de ne • réaliser des faux semis de moins en moins profonds
pas réaliser de faux-semis trop profonds, supérieur à 7-8 afin de ne pas faire remonter de nouvelles graines,
cm, car cela risque de faire remonter des graines d’ad- • ne pas laisser les adventices trop se développer car leur
ventices qui n’auraient pas germé à cette profondeur. destruction mécanique risque de devenir compliquée :
le stade optimal est entre “filament” et “cotylédons”,
Cette opération est réalisée en un ou plusieurs passages • ne pas réaliser de faux-semis trop profond, supérieur à
à une profondeur variant de 10 à 15 cm. 7-8 cm, car cela risque de faire remonter des graines
d’adventices qui n’auraient pas germé à cette profon-
Les déchaumeurs sont soient à dents soient à disques deur,
ou les deux. Le choix dépend des objectifs agrono- • il faut être vigilant à de pas toujours intervenir sur sol
miques ainsi que du type et la structure du sol. ressuyé, afin de ne pas pénaliser la structure du sol.
Par exemple, pour des faux-semis il est conseillé de ne CONSÉQUENCES DES DIFFÉRENTES PRATIQUES
pas réaliser de faux-semis trop profond, supérieur à 7-8 DE TRAVAIL DU SOL
cm, car cela risque de faire remonter des graines d’ad-
ventices qui n’auraient pas germé à cette profondeur. COMPOSANTE BIOLOGIQUE DES SOLS
ET MATIÈRE ORGANIQUE
En cas d’adventices developpées, le déchaumage
profond est plus efficace Stockage de carbone
Le déchaumage profond se justifie quand il s’agit de
détruire des adventices déjà développées. Il en découle L’une des caractéristiques du labour est d’enfouir la
un classement presque inversé entre l’aptitude à faire matière organique en profondeur, on peut donc se de-
lever et l’aptitude à la destruction des adventices des mander quelles sont les conséquences d’un travail du
différents outils de déchaumage. Le meilleur compro- sol plus simplifié.
mis semble résider dans les outils capables de travailler
relativement superficiellement tout en touchant toute la Essai en agriculture biologique
largeur de travail. Les outils dotés de disques avec un Résultats après 10 années d’expérimentation
écartement serré entre eux ou encore les dents équipées 6
de socs larges semblent en faire partie. a
5 ab ab a
Soil organic matter content (%)
ab
b b b a a b
(Jean Pauget. Arvalis Institut du végétal 2015) 4 b
(Bonin, Gautellier Vizioz, et Metais. Arvalis Institut du Végétal. 2016)
3
LE FAUX SEMIS 2
1
Un faux-semis est un travail superficiel du sol (moins de 5
cm de profondeur) qui a pour objectif de stimuler la levée 0
0 - 5 cm 5 - 15 cm 15 - 25 cm
des adventices puis de les détruire avant l’implantation
de la culture, et ainsi de diminuer le stock de graines ■ L_25 ■ L_18 ■ TR_15 ■ TR_8
d’adventices dans le sol. Sa réussite repose sur le choix
de bons outils sur les adventices ciblées et reste dépen- Pérès, 2014-Projet SUSTAIN (Snowman Notwork)
50 %
0,42 45 % a
b
Biomasse lombridienne en g/m2
0,40 40 %
0,38 35 %
ab
0,36 30 %
0,34 25 % ab b
20 %
0,32
15 %
0,30
Travail très Travail très Labour Labour 10 %
superficiel 8 cm superficiel 15 cm argonomique conventionnel 5%
0
Pérès, 2014. Projet SUSTAIN (Snowman Network) 2004 luzerne 2005 maïs 2006 soja 2007 blé d’hiver
état initial semis-direct
sous couvert
Le travail très superficiel semble avoir un effet positif sur ■ Labour traditionnel ■ Travail superficiel
la biomasse microbienne. On observe notamment une ■ Labour agronomique ■ Travail très superficiel
transition relativement importante lorsque que l’on passe
à un travail avec non retournement du sol à 15 cm. (J. Peigné et al. 2009)
140
120
100
80
60
40
20
0
2004 luzerne 2005 maïs 2006 soja 2007 blé d’hiver 2007-blé d’hiver (3 ans d’expérimentation)
état initial semis-direct
sous couvert
■ Labour traditionnel ■ Travail très superficiel On retrouve un plus fort pourcentage de zone tassées
dans les sols travaillés superficiellement.
(J. Peigné et al. 2009)
tend à diminuer.
5 b
Il est donc nécessaire de pousuivre ces essais sur une
d’adventices en non-labour.
Le fait de ne plus labourer conduit à une évolution de la
Cependant, tant qu’aucun accident (climatique, rava- flore adventice. En passant du labour, au semis-direct,
geurs...) n’intervient, l’abondance d’adventices est au la flore sera composée de moins de dicotylédones et de
même niveau avec ou sans-labour. plus de graminées.
LABOUR
Renouée oiseaux
Chénopode
Renouée liseron
Morelle
Mouron
Rotations Coquelicot Rotations
Stellaire
Céréales-céréales Blé-maïs
Amarante
Pensée Seneçon
Capselle Pâturin
Laiteron Vulpin
Gaillet Brôme
Ray-grass
SEMIS DIRECT
120 35
100 1:1 30
T. superficiel (qx/ha)
80 25
60 20
l/ha
40 15
20 10
0 5
0 20 40 60 80 100 120
Labour (qx/ha) 0
Labour TCSL TCSL
travail superficiel semis direct
● Pois hiver ● Sarrasin ● Céréales ● Maïs
Cotinet, 2014 - Projet SUSTAIN (Snowman Network) ■ Semis direct ■ Labour
■ Semis combiné ■ Déchaumage
(Chambre d’Agriculture de Bretagne 2014)
ÉCONOMIQUE ET SOCIAL
30
20
gourmandes en énergie et en temps de travail. La di-
minution du travail du sol entraine une modification de 10
l’utilisation de carburants et une réorganisation de la ré-
partition du travail dans l’année (gain de temps). 0
Labour TCSL travail TCSL
semis direct
140
120
(Chambre d’Agriculture de Bretagne 2014)
100
Coût par hectare
80
60
140
20
0
Labour TCSL Labour TCSL
travail superficiel travail superficiel
Blé Maïs
biodiversité de la faune du sol, la compaction ou encore • des labours à chaque semis, avec présence de prairies
la baisse des teneurs en matière organique du sol. Le temporaires sur la SAU en rotation,
labour a cependant un rôle important dans la gestion des • des labours peu fréquents : absence de labour avant
adventices, car il permet l’enfouissement des graines et semis lorsque les risques de salissement sont faibles.
limite ainsi la propagation des adventices qui germent en Des techniques agronomiques de base sont introduites
surface et ont un fort taux annuel de décroissance. telles que la diversification des rotations ou l’introduc-
L’amélioration structurale des sols ainsi que la gestion tion de prairies temporaires,
des adventices sont deux objectifs majeurs en agriculture • le non labour strict partiel : abandon du labour sur une
biologique. Ces deux objectifs requièrent donc de faire partie de la SAU en rotation de l’exploitation,
des compromis entre labour et non labour. • le non labour total.
Quelques recommandations
pour réussir un passage
au non-labour...
•É viter les sols qui se ressuient mal
•É viter les sols sévèrement tassés
•S ystématiser l’implantation de couverts
végétaux, ce sont eux qui assurent le travail
de restructuration et de protection du sol
• Semer en conditions favorables
• Être attentif au développement des adventices
• Utiliser la technique du faux semis pour réduire
la pression des adventices quand c’est possible.
• Surveiller les limaces. Les limaces prolifèrent
à cause des résidus de culture et peuvent
causer des dégâts importants à la levée.
EN MÉLANGE OU EN MONOESPÈCES
Moutarde,
LES COUVERTS VÉGÉTAUX
Fasciculé,
Enracinement Pivotant Fasciculé Fasciculé Pivotant Pivotant
très remifié
Moyennement
Facile facile. Peuvent être Délicate Assez délicate
Implantation Assez facile Délicate
et rapide implantées sous à moyenne à fragile
couvert.
Pouvoir
concurrentiel sur Bon Bon Moyen Bon Moyen Bon
les adventices
Semis direct
IMPLANTATION
AVANTAGES INCONVÉNIENTS
• Assure un bon • Risque de bourrage lié
Technique de semis positionnement de la graine aux résidus
• Semis en un seul passage • Usure du matériel agricole
Semis à la volée • Mise en contact • Largeur de travail limitée
de la graine avec le sol • Abandon du déchaumage
AVANTAGES INCONVÉNIENTS sans trop travailler le sol
Travail du sol/déchaumage
DESTRUCTION DE L’INTERCULTURE
AVANTAGES INCONVÉNIENTS
Quand ?
• Prépare l’implantation • Efficacité limitée en cas
de la culture suivante de couverts très développés
La période de destruction doit faire coïncider la période • Bonne incorporation
de forte minéralisation avec la période d’absorption de la
culture suivante. Gel
AVANTAGES INCONVÉNIENTS
• Possible sur couvert peu • Coût élevé
développé ou gelé • Temps de travail important
• Dégradation rapide • Risque d’enfouir une
• Prépare implantation quantité importante de
de la culture suivante résidus en fond de labour
ENGRAIS VERT AVANT MAÏS ESSAIS DE 2001 À 2005 Périodes de semis retenues :
•S
emis sous couvert de printemps
LES COUVERTS VÉGÉTAUX
Rendement du maïs
26 20
10
24
0
22 Triticale a Orge P a Maïs a Orge b Maïs b
2007 2008 2008 2009 2009
20
Féverole Vesce - avoine Vesce pure Témoin
■ Témoin ■ Trèfle violet
(Chambre d’Agriculture Rhône Alpes et Terres Inovia 2013)
Définition : Une association est une culture simultanée de deux espèces ou plus, sur la même
surface, pendant une période significative de leur cycle de croissance (Willey, 1979).
Avec Sans
Synthèse d’essais européens fertilisation N fertilisation N
d’associations céréale-légumineuse en AB
Rendement
100
Effet positif
Céré
Céré
Taux de fixation azote de l’air %
80
(légumineuse en association)
+ +
Céré. seule
Céré. seule
Lég. seule
Lég seule
60
Lég.
Lég.
40
+ COMPÉTITION -
20
- COMPLÉMENTAIRE
+
Effet négatif (Bedoussac et al.2015)
Céréale seule
> légumineuse seule
•P
récocité de croissance racinaire
•C
apacité de prélèvement
légumineuse seule
•C
apacité à fixer avec l’azote de l’air
légumineuse + céréale
•A
ugmentation de la fixation d’azote de l’air
pour la légumineuse
•A
ugmentation de l’azote du sol disponible
pour la céréale
Rendement/ha (q/ha)
40
Cas de pois protéagineux associés
300 30
a
Matière sèche d’adventices (g/m2)
250 20
200 10
150 0
Agri 1
Agri 2
Agri 3
Agri 4
Agri 5
Agri 5
Agri 6
Agri 7
Agri 8
Agri 8
Agri 9
Agri 10
Agri 2
Agri 7
Agri 11
100
2009 2010 2009 2010 2010
50
Blé dur - Féverole Blé dur - Pois Blé dur - Pois
0
< 500 500 -600 600 -700 > 700 ■ Blé seul ■ Légumineuse seul ■ Association
■ Pois pur à 90 gr/m2 ■ Pois 45 - orge 150 (ANR PerfCom ANR 2012)
■ Pois 90 - orge 150 ■ Orge pur à 300 gr/m2
0,6
Rendement totale de l’association (kg/m2)
0,5
300
0,4
250
0,3
200
g weeds m-2
0,2
150
0,1
100
0
Denmark UK France Germany Italy ■ Blé tendre - Féverole ■ Orge - Féverole ● Blé dur - Féverole
2004 2004 2004 2004 2004
● Blé tendre - Pois ● Orge - Pois ● Blé dur - Pois
■ B100 ■ P50B50 ■ P100
(Projet intercorp, Corre-Hellou et Al., 2011) (d’après Bedoussac et al. 2014)
GAIN DE RENDEMENT
Teneur en protéïnes
8 12
ASSOCIATIONS DE CULTURES
10
Polsen disponible (mg/kg sol)
6
8
4
6
6 8 10 12 14 16
2 Teneur en protéïnes
de la céréale pure (% MS)
b a c;C B A ■ Blé tendre - Féverole ■ Orge - Féverole ● Blé dur - Féverole
0
Seul Association Seul Association
● Blé tendre - Pois ● Orge - Pois ● Blé dur - Pois
Rhizosphère Sol hors Rhizosphère
blé dur rhizosphère pois chiche
(Bedoussac et al. 2014)
14 0
Agri 1 Agri 2 Agri 3 Agri 4 Agri 5 Agri 6
13 2009 2010
12
■ Pois seul ■ Pois associé
1
(PerfCom ANR 2012)
10
ASCOCHYTOSE DU POIS
ASSOCIATIONS DE CULTURES
POIS + CÉRÉALE
(Corre-Hellou 2014)
CONTRAINTES Moins
d’adventices ? ✔
• Commercialisation difficile.
• Récolte souvent versée avec le pois. Il est en effet
Moins
de ravageurs ? !
difficile de trouver les bonnes doses entre céréales
et légumineuses car dans le cas où la légumineuse
est trop présente, le risque de verse augmente.
Moins
de maladies ? !
• Rupture incomplète de la rotation.
Des cultures
• Il est parfois difficile d’associer techniques de semis et
dates de récolte entre les espèces associées.
plus faciles
à conduire ?
!
• Les interventions mécaniques pour le désherbage
ou la récolte sont souvent plus difficiles à réaliser. (Boissinot, Lecat, et Salitot 2016)
1°) Quel est le débouché visé ? • Le besoin de “tuteur” de certaines espèces de légumi-
• S’agit-il de cultures destinées à la vente (en grain/sec) neuses. Ex : Pour le pois fourrager, il est important de
ou destinées à l’autoconsommation ? (fourrages). choisir des espèces et des variétés de céréales résis-
• Veut-on obtenir un produit riche en protéagineux, ré- tantes à la verse car elles servent de tuteur.
colter un produit équilibré en céréales et protéagineux,
ou récolter un produit riche en blé panifiable ? Les débouchés vont également influencer le choix de
l’espèce, s’il y a autoconsommation, il est possible de
2°) Choisir des espèces adaptées privilégier l’orge par rapport au blé. De même, la consom-
• Les maturités doivent concorder. mation en grain ou sous forme de fourrage peut influen-
cer le choix en pois protéagineux ou fourragers.
RÉCOLTER UN PRODUIT
RÉCOLTER UN PRODUIT
RÉCOLTER UN PRODUIT RICHE EN PROTÉAGINEUX ÉQUILIBRÉ EN CÉRÉALES
RICHE EN BLÉ PANIFIABLE
ET PROTÉAGINEUX
• Lupin avec triticale • Lupin avec orge/blé/avoine • Privilégier le triticale à Variété de blé tendre panifiable
• Féverole avec triticale/avoine/ • Féverole avec triticale/blé/ associer avec féverole/pois à associer avec de la féverole,
seigle avoine fourrager du pois protéagineux ou
• Pois protéagineux avec orge/ • Pois protéagineux • Blé ou orge à associer avec fourrager selon la précocité.
blé précoce avec orge/blé pois protéagineux Pour un gain de protéine plus
• Épeautre à associer avec élevé, privilégier la féverole.
féverole/pois fourrager
PLACE DANS LA ROTATION Il est important d’évaluer le reliquat azoté avant l’implan-
tation et d’éviter les situations à risque pour les bioagres-
Il existe à l’heure actuelle peu de référence sur les délais seurs de la culture dominante.
de retour des associations dans la rotation, il faut à mi-
nima respecter les délais de retour des cultures pures.
• Précédents à privilégier : céréales • Positionnement assez souple • Si absence de fertilisation, privilégier
à paille, maïs dans la rotation les précédents protéagineux et
• Précédents à éviter : protéagineux, anté-précédent légumineuse
prairies temporaires, interculture • Précédents à éviter : céréales à paille,
de légumineuses maïs, tournesol
Préparation du semis assez similaire à celle d’une céréale. (Chambre d’Agriculture du Limousin 2014)
L’association s’accommode bien d’un lit de semences
grossier. La présence de mottes la rend moins sensible NB : cette méthode n’est pas valable pour les mé-
au gel. Elle nécessite par contre un sol bien ressuyé. langes avec de la féverole car la graine est beau-
coup plus grosse et est souvent semée en deux
(Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016) passages.
RÉCOLTER UN PRODUIT
RÉCOLTER UN PRODUIT RÉCOLTER UN PRODUIT
ÉQUILIBRÉ EN CÉRÉALES
RICHE EN PROTÉAGINEUX RICHE EN BLÉ PANIFIABLE
ET PROTÉAGINEUX
Protéagineux Au moins 80 % 50 % 25 à 50 %
Céréales 30 % 20 % 80 à 90 % 80 à 100 %
DÉSHERBAGE
• Chanvre
• Colza
• Grand épeautre
• Lupin
• Luzerne
• Maïs
• Orge de printemps
• Sarrasin
• Soja
• Tournesol
• Triticale
PRÉPARATION DU SOL
assez variable, on peut avoir des semis jusqu’à début • Semis d’hiver : Evora, Fervente, Gerald,
novembre. Grafton (nue), Bastion, SW Dalguise, Une de
Densité : 220 à 400 grains/m2, la moyenne est Mai (noire), Péniart.
de 300-320 grains/m2. • Semis de printemps : Tatran (nue), Duffy,
L’avoine est en effet une culture assez “dense”, Albatros, Izak (nue), Jag de Bellouet, Lennon
qui ne nécessite pas des densités de semis trop (nue), Ardente.
élevées.
Profondeur de semis : 2-3 cm.
VARIÉTÉS
Compétitivité
vis-à-vis - ✚
des adventices
Besoins de la culture en NPK Les interventions mécaniques les plus pratiquées sont
• N : 2,2 uN/q avec la herse étrille et la houe rotative.
AVOINE
En système polyculture-élevage, 15 à 20 t/ha de fumier (Chambre d’Agriculture région Nord Pas de Calais 2013)
composté sont généralement apportées à l’automne.
En système polyculture, un engrais vert à base de lé-
gumineuses est généralement utilisé comme fertilisation
pour les semis de printemps.
lle
e
ui
ag
ge
fe
cm
n
on
all
lla
s
te
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so
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ta
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Pl
Fl
R
3
Valorisation
Avoine evergreen
Crédit : Hanquez B./APCA
Profondeur de semis : 3 à 4 cm
Densité de semis :
riticale : 300 à 380 gr/m2
•T
•P
ois fourrager : 12 à 15 gr/m2
(ITAB 2011)
(Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016)
DÉSHERBAGE
Il est à noter que la variété Ascension se différencie beau- Attention, le pois est sensible au hersage à la forma-
coup moins des pois protéagineux que les autres varié- tion des vrilles.
tés de pois fourragers. C’est en effet une variété à fleurs
blanche, avec moins de tanins et une meilleure tenue
qu’une variété de pois fourrager classique.
Les “pois fourragers” d’hiver actuels ont une à la photopériode et à fort pouvoir de ramification.
série de caractères qui les différencient nettement Ces caractéristiques les rendent plus adaptées au
des “pois protéagineux” d’hiver actuels. mélange avec du triticale que “les pois protéagineux
Certains sont importants du point de vue d’hiver”. Les variétés actuelles de pois protéagineux
de la conduite des cultures. d’hiver sont à fleurs blanches (graines sans tanins),
Les variétés actuelles de pois fourragers sont courtes, précoces à maturité, nécessitant un semis
généralement à fleurs colorées (graines riches tardif.
en tanins) et sont à la fois hautes, feuillues, réactives (ITAB 2011)
(ITAB 2011)
ATOUTS
RISQUE RISQUE
FOURNITURE PROPRETÉ
DE MALADIES DE MALADIES
AZOTÉE DE LA PARCELLE
DU PIED DU FEUILLAGE
Tournesol, maïs,
sorgho,
Légumineuses
fourragères (luzerne,
trèfle violet) ou
prairies riches en
légumineuses
Profondeur : 2 à 3 cm •P
récocité par rapport au type de sol et à la date
Écartement moyen : 15 à 17 cm. de semis
BLÉ TENDRE D’HIVER
- Avec binage : 20 à 30 cm •R
ésistance aux maladies (rouille jaune et brune,
- Sans binage : < 12 cm. Il est recommandé d’avoir septoriose, oïdium, et fusariose épis)/rusticité
un écartement faible pour limiter les adventices. •P
ouvoir couvrant/compétitivité vis-à-vis des adventices
•O
bjectif visé :
Si les semis sont tardifs ou s’il y a désherbage mécanique, - meunerie : PS, teneur en protéines et note
il est nécessaire d’augmenter la densité de semis pour de panification,
compenser les pertes à la levée ou lors des passages - élevage : rendement et production de paille.
d’outils (5 à 10% de perte de pied à chaque passage). •S
ensibilité à la germination sur pied
Date de semis : du 20 octobre au 10 novembre en Il est important de diversifier les variétés dans l’assole-
plaine; ment, l’étalement des précocités et des dates de semis
réduit les risques liés aux aléas climatiques, etc. Les pa-
Augmenter de 20 % en cas de semis tardif, c’est-à-dire, 15 thogènes s’adaptent aux variétés les plus cultivées.
jours après la date habituelle (lutte contre la folle avoine).
Le mélange de variétés est également possible, mais il
est important de s’informer auprès de son collecteur au
préalable afin qu’il reprenne le lot mélangé.
Densité de semis en période optimale de semis
Humide : limon
350 380 430 160 180
humide, argile...
STADE DES CÉRÉALES PRÉ LEVÉE POINTANT- 1 FEUILE 2-3 FEUILLES TALLAGE ET +
Bineuse
Houe rotative
Herse étrille
Il est important d’intervenir sur des adventices peu déve- En fonction du nombre de talles en sortie d’hiver.
loppées. En effet, après le stade 3 feuilles de ces adven-
tices, la plupart des outils de désherbage mécanique sont EFFET DU PRÉCÉDENT kg N/ha
peu efficaces.
Luzerne, trèfle >1 an +40
FERTILISATION
Féverole +30
Les besoins de la plante en NPK Pois, lentilles, haricots, lupin, trèfle <1 an +20
•N:3
• P : 1,2 Association protéagineux + céréale +15
• K : 1,8
Colza, betterave, pommes de terre +20
La gestion de l’azote se fait avant tout à l’échelle de la
Lin, chanvre, sarrasin, maïs ensilage 0
rotation, en intégrant des légumineuses et protéagineux
dans la rotation. En l’absence d’effluents d’élevage sur Céréales pailles exportées 0
la ferme, il est possible d’apporter certains engrais exté-
rieurs autorisés en AB, mais attention : leur rentabilité est Céréales pailles enfouies -20
loin d’être évidente. Les blés avec précédents luzerne par
Maïs grain, tournesol -10
exemple, sont ceux qui ont les meilleurs rendements.
Fertilisation azotée
Fournitures du sol (voir référentiels GREN Île-de-France)
Composts 0%
Fumiers 10 %
à multiplier par la dose N
totale apportée (kg N/ha)
Engrais organiques 5%
Vinasses 15 %
Bilan
Guano,
Très élevée à élevée De la sortie d’hiver à fin mars
Farines animales (sang, plumes)
Fumier de bovin
Modérée à faible Automne (sur le couvert ou sur sol nu)
Fumier de volailles
Amendement
Compost de fumier ou de déchets verts
Faible à très faible Bois raméal fragmenté Automne (sur le couvert ou sur sol nu)
Broyats de branchage
pas les mélanges de variétés en parcelle vérifier auprès filières longues. Les filières courtes sont souvent
de votre collecteur avant le semis ! moins exigeantes au niveau des critères de qualité
du blé.
Curatif
• Utilisation de semences traitées ou de semences certi- Rendements
fiées (carie du blé). http://www.itab.asso.fr/downloads/fiches-ble/ft-ble-bro-
chure-2016.pdf
http://www.franceagrimer.fr/content/download/43834/
417782/file/ENQ-CER-repvarBT-A16.pdf
ATOUTS ET CONTRAINTES
ATOUTS
PRÉPARATION DU SOL
SEMIS VARIÉTÉS
lle
ge
ui
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fe
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cm
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Pl
Fl
R
3
Il faut privilégier les sols bien aérés. Le chanvre, no- Période de semis : de début avril à début mai. Il
tamment à l’implantation, souffre de situations hy- faut que le sol soit suffisamment réchauffé (100°C
dromorphes. Un labour agronomique (20 cm), puis jours entre le semis et la levée), quitte à décaler le
une reprise permettant un lit de semence assez fin semis à début juin.
semble la stratégie la plus couramment utilisée.
Écartement : semer en ligne avec un semoir
PLACE DANS LA ROTATION à socs classiques, avec un écartement de 10
à 17 cm.
Les précédents permettant les meilleurs rendements
sont ceux laissant de forts reliquats : prairie, légumi- Profondeur de semis : 2 à 3 cm.
neuse.
En règle générale, cette culture est implantée derrière Densité : plus la densité est importante, plus les
une céréale, un légume ou une culture ayant engen- tiges de chanvre seront fines et courtes. Pour une
dré un égrainage important d’adventices. densité de semis de 40 à 50 kg/ha, le peuplement
espéré sera de 200 à 250 plantes levées/m2.
NB : en sol très bien pourvu, cette culture peut
(Terres Inovia 2017)
atteindre 3 m de haut.
VARIÉTÉS
Chanvre
Crédit : Rousseau S.
Chambre d’Agriculture des Pyrénnées-Atlantiques
Monoïque
+5j/FUTURA
FIBROR 79** (variété Tardive 0,049 - ++ 39,02 -
75***
à tige jaune)
* Valeurs issues des essais agronomiques réalisés par l’Institut techniques du chanvre (ITC) entre 2007 et 2009. (Terres Inovia 2017)
** Données obtenues dans le cadre de l’expérimentation du CTPS. Source CTPS/GAVES.
*** Données issues du réseau d’expérimentation de la FNPC.
Pour un rendement de 8 T/ha de paille et 10q/ha de Le seul problème sanitaire connu est l’orobranche
grains, les besoins sont de : rameuse. Il faut pour cela éviter de revenir trop souvent
• N : 100U en chanvre ou en luzerne sur une même parcelle.
• P2O5 : 50 U
• K2O : 150 U (Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016)
• CaO : 320 U
RÉCOLTE ET VALORISATION
DÉSHERBAGE/MAÎTRISE DES ADVENTICES
La récolte se déroule 4 à 6 semaines après la date de
Une implantation en conditions réchauffées assure un pleine floraison, c’est-à-dire courant septembre. La pé-
développement rapide et permet ainsi de s’abstenir de riode de récolte est cependant très étalée ; elle peut aller
tout désherbage mécanique. La réalisation d’un faux se- de mi-août à début octobre selon le bassin de produc-
mis est également recommandée. tion.
Le pouvoir étouffant du chanvre vis-à-vis des adven-
tices, faible en début de végétation, devient rapidement Le mode de récolte le plus courant en agriculture biolo-
très performant au point d’étouffer toutes les mauvaises gique est le mode battu. Il peut se faire en un ou deux
herbes. Néanmoins, dans le cas où le chanvre est enher- passages. Si l’on récolte en deux passages, il faut
bé, il faut savoir que la culture résiste très bien au dés- d’abord ramasser le grain avec une moissonneuse-bat-
herbage mécanique. Une intervention à la herse étrille, teuse. Le débit de chantier est de 1,5 ha/h.
houe rotative ou bineuse est donc envisageable.
Le chanvre peut être valorisé sous deux formes. • Diversification de la rotation (famille non présente
Le chènevis dans les rotations et culture de printemps)
• Alimentation animale : oisellerie, appât de pêche • Plante très couvrante, nettoyante
• Alimentation humaine : huile, graines décortiquées (effet allélopathique)
• Cosmétiques • Non sensibilité aux ravageurs et maladies
courantes
La paille • Diversification des débouchés
• Chènevotte : litière pour animaux, paillage,
béton de chanvre
• Fibres : papeterie spécialisée, laine d’isolation
• Poussière : combustible, amendement organique
Il faut s’assurer que le sol soit fissuré en profondeur Les graines sont semées à une profondeur de 1 à
pour que les pivots descendent. Éviter les semelles 2 cm. Il est important de semer sur sol affiné sans
superficielles et rechercher un lit de semences fin débris de matière organique en surface et de bien
pour une levée homogène. rouler les semis afin de limiter les cavités du sol (qui
favorisent les limaces) et de maximiser le contact
PLACE DANS LA ROTATION graine/sol.
En agriculture biologique, le colza ne peut être consi- Dans le cas d’une implantation dans une situation
déré comme une tête de rotation compte tenu de ses de bonne disponibilité en azote, et où le risque
forts besoins en azote. Le délai de retour du colza est d’avoir beaucoup d’adventices estivales est faible,
de 5 ans. il faut privilégier des semis précoces, c’est-à-dire 2
semaines avant la date préconisée.
Colza
Crédit : Grand V.
Chambre d’Agriculture de Meurthe-et-Moselle
du 20/08 du 20/08
au 01/09 au 01/09
du 10/08
au 01/09
du 20/08
au 05/09
du 20/08
au 1 0/09
* Valeur pour des semences de fermes, semis de 2 à 4 cm de profondeur, selon l’humidité du sol.
** Pour un PMG de 4 à 5 g.
Critères de choix des variétés : Le colza est une culture exigeante en azote (6,5 kg/q
• la résistance aux maladies, produit) et en phosphore (1,5 unité/q produit). C’est une
COLZA
• la sensibilité à l’élongation automnale, les variétés ca- culture qui valorise très bien la matière organique ap-
pables de repos végétatif au cours de l’hiver minimisent portée avant le semis, car il a la particularité de pouvoir
les risques d’élongation et donc de phoma, valoriser l’azote très tôt au cours de son cycle et de la
• la rapidité de la levée et la vigueur au départ, pour remobiliser au printemps. Des apports doivent donc être
concurrencer les adventices et mieux supporter les at- réalisés avant le semis et enfouis pour être valorisés.
taques de ravageurs,
• la durée de l’intervalle boutons-accolés-floraison, elle Si aucun apport n’a pu être réalisé au semis, une fertilisa-
doit être la plus courte possible pour limiter la durée de tion de printemps est conseillée pour lever une éventuelle
sensibilité aux méligèthes. carence (tests).
DÉSHERBAGE/MAÎTRISE DES ADVENTICES Il faut pour cela une densité minimum de 30 à 40 pieds
au m2, ainsi qu’un sol riche en azote accessible au mo-
La maîtrise des adventices passe avant tout par la ro- ment de la levée.
tation et le développement rapide de la culture. Un la-
bour et des faux semis peuvent également être pratiqués Le désherbage mécanique vient en complément.
avant l’implantation de la culture.
La stratégie de l’étouffement, consiste, lorsque les condi- (ITAB 2007)
(Terres Inovia 2017)
tions le permettent, d’avancer la date de semis d’environ
deux semaines, pour être en avance sur les adventices
tout en semant avec un écartement faible pour limiter
leur accès aux ressources.
Bineuse (3)
* En prévision des passages en plein, augmentez la densité de semis de 10 % et semez un ■ Passage adapté au stade du colza
peu plus profond pour limiter l’impact sur le peuplement du colza.
■ Passage déconseillé
(1) Attention, passage tardif : observez bien le stade des adventices ! ■ Passage à proscrire
(2) Veillez à ne pas être trop agressif !
(3) Équipement protège-plants.
MALADIES ET RAVAGEURS Pour que la culture soit capable de résister aux rava-
geurs défoliateurs (grosses altises, limaces, etc) :
Limaces • décaler la période de sensibilité du colza et la période
• Dégâts par temps humide. d’activité des ravageurs. Pour cela, un semis précoce
• Après le stade 3 feuilles du colza, les risques est préconisé,
sont réduits. • assurer une croissance rapide du colza afin qu’il y ait
Il faut : suffisamment de matière verte pour que la plante sup-
• supprimer les résidus de culture, porte une perte.
• doubler la densité de semis en bordure de champs.
Contre les maladies et ravageurs favorisés par le
Altises développement d’une végétation exubérante (petites
Le semis précoce est efficace pour lutter contre l’altise altises, mouche du chou).
d’hiver. • Le mélange variétal : ajouter à la variété de colza
choisie 10 % d’une autre variété de colza à floraison
Méligèthes plus précoce
Les méligèthes broutent les boutons floraux et se nour- • Semer une bande, en bordure de parcelle, de la lar-
rissent du pollen, détruisant ainsi les fleurs et empêchant geur du semoir, avec une variété plus précoce ou de
la formation de siliques. On peut tolérer 10 méligèthes la navette.
par plante.
Il est alors conseillé de semer des variétés précoces (6 à (ITAB 2007)
35 44,0
a a ab ab ab ab ab ab bc bc bc c
43,5
30
43,0
COLZA
0 38,5
y
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(OPABA)
Valorisation
Devenir des graines oléagineuses
GRAINES Trituration
Huile brute
Usages non-alimentaires
Semi-raffinage
(diester, bio-lubrifiant...)
Raffinage
Industrie alimentaire
(Magarine, Shortenings,
autres aliments)
Alimentation animale
CONTRAINTES
+ - + -
• Floraison précoce • Sensible aux maladies • Cycle rapide • Rendement inférieur
• Rendement supérieur du feuillage • Meilleure tolérance aux à la féverole d’hiver
à la féverole de printemps • Débouché animal : maladies • Culture salissante
• Forte teneur ruminants uniquement • Débouché animal : en fin de cycle
en MAT (30 %) • Culture salissante ruminants
• Bonne couverture en fin de cycle et monogastriques
en début de cycle
30-60
20-45 25-40
15-20
20-30
15-30
20-40 20-40
15-30
35
20-35
... de printemps
... d’hiver
... d’hiver et de printemps 15-30
15-40 Rendements
de la féverole 10-15
d’hiver (q/ha) 0-20
15-30 Rendements
de la féverole
0-20
de printemps (q/ha)
5-25
NB : les fourchettes de rendements moyens indiquées cachent une variabilité très importante. À titre
d’exemple, en Bretagne, les rendements moyens se situent le plus souvent entre 20 et 40 q/ha mais les
rendements extrêmes varient entre 0 et 60 q/ha.
le gel hivernal.
Date : hiver
Date de semis optimale
de la féverole d’hiver Dans la zone grise, où aucune date n’est mentionnée, il est déconseillé de semer
de la féverole car le risque de stress hydrique et/ou thermique est trop important.
Écartement : 11 à 17 cm ou 30 à 35 cm si binage
(ARVALIS - Institut du végétal/Terre Inovia) (1) Il est en pratique très difficile de réaliser un semis à cette profondeur.
VARIÉTÉS
Variétés d’hiver
Diva est la variété la plus résistante au froid (jusqu’à
-12°C). Elle peut être cultivée dans toute la moitié nord.
Axel et Iréna résistent jusqu’à -7°C. Elles sont plus adap-
Quand la féverole est très volubile et qu'elle
tées aux régions du sud et de l’ouest. est semée trop dense, elle peut étouffer la plante
Olan est intermédiaire pour la résistance au froid. compagne (ici du blé)
Crédit : Chambre d’Agriculture de l’Orne
(Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016) Elle peut cependant poser problème au niveau des dé-
(Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire 2003) bouchés. Le second choix d’association idéal est celui
des céréales telles que le triticale ou le blé.
Variétés de printemps
Il existe 3 types de féverole de printemps : FERTILISATION
• fleurs colorées ➜ débouchés : ruminants,
• fleurs blanches ➜ débouchés : monogastriques et Les apports d’azote sont inutiles et peuvent même être
ruminants, pénalisants pour le développement des nodosités.
• fleurs avec une faible teneur en vicine-convicine ➜
débouchés principalement pour les poules pondeuses. À titre indicatif : les exportations sont de 1,1 kg de P2O5
et de 1,5 kg de K2O par quintal.
Exemples de quelques variétés utilisées : Gladice,
Diva, Irena ou encore Ogandi (problème de sensibilité Nodosité
aux maladies).
CULTURE EN ASSOCIATION
• Rotations longues et diversifiées, couverts végétaux, du stade 2 feuilles jusqu’au stade 6 feuilles.
variétés, faux-semis. • Bineuse : à partir du stade 2-3 feuilles, jusqu’au
stade 4-8 feuilles en prennant garde aux fleurs.
à l’ongle.
ATOUTS
Normes commerciales : 14 % d’humidité.
• Très bon relais de rotation en sol moyen
Rendement : relativement aléatoire d’une année à profond du fait de son apport d’azote
sur l’autre. En moyenne : 25-40 q/ha en féverole conséquent grâce à ses nodosités
d’hiver/15-35 q/ha en printemps. • Bon précédent au blé d’hiver
• Aliment favorisant l’autonomie protéique
(Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016) de la ferme
• Pouvoir concurrentiel vis-à-vis des adventices,
sauf en fin de cycle
VALORISATION • Culture qui s’associe très bien avec le triticale,
l’avoine, l’épeautre, le seigle... ce qui permet
DÉBOUCHÉ VARIÉTÉS de limiter son salissement en fin de cycle
et de sécuriser le rendement
Alimentation des ruminants Toutes variétés • La féverole est très ’’coriace’’ : elle peut repartir
Porcs (10 % de la formule Variétés à fleurs du pied en cas de gel ou de maladie
alimentaire) et volailles blanches sans tanins (avec
de chair vicine-convicine)
Alimentation humaine
Variétés à fleurs colorées
et pondeuses (5 à 7 %
sans vicine-convicine
de la formule alimentaire)
Oisellerie
Variétés à petites graines, CONTRAINTES
sans tanins de préférence
• Rendement aléatoire et plutôt faible en sol
(Chambre interdépartementale d’Agriculture d’Île-de-France superficiel : très sensible au stress hydrique
et GAB Île-de-France 2004) pendant la période de floraison et de remplissage
des grains dès la mi-juin
• Sensible au gel hivernal dès -12°C,
à réserver aux zones peu gélives
• Sensible aux maladies et aux insectes
• Favorise les chardons, salissement important
en fin de cycle si non associée
• La féverole est agressive : elle peut étouffer
la céréale associée si elle est trop dense
et humides.
kg/ha). En conditions difficiles, en revanche, la densité facilement et se valorise mieux que le seigle. Il est aussi
conseillée est de 320 grains/m2 (200 kg/ha). associé avec la féverole, ce qui crée un mélange équilibré
en protéines et en énergie.
(Groupe technique AB en Franche Comté 2012)
VARIÉTÉS
Association épeautre - féverole
Meunerie : Oberkumer, Ostro, Alkor, Ressac et Divimar. Crédit : Chambre d’Agriculture de l’Orne
Fourragères : Poème, Cosmos, Zollernspelz.
FERTILISATION
DÉSHERBAGE
Les principales maladies sont les mêmes que pour le blé, S’il est décortiqué, le premier marché est l’alimentation
la fusariose pour les maladies d’épis, la septoriose, la humaine, et il se valorise donc à un bon prix.
GRAND ÉPEAUTRE
ATOUTS ET CONTRAINTES
ATOUTS
• Rusticité
• Effets bénéfiques pour la santé des ruminants
(digestion)
• Positionnement aisé dans les rotations
et les types de sol
• Faibles coûts de mise en œuvre
• Faibles besoins en fertilisation
• S’associe bien avec la féverole
• Essor du débouché de l’alimentation humaine
VARIÉTÉS
LUPIN BLEU
Il est conseillé de semer dense pour compenser les LUPIN BLANC
(FEUILLES ÉTROITES,
pertes, à une profondeur de 3 cm. L’écartement est (FLEUR BLANCHE
FLEUR BLANCHE, BLEUE
OU BLEUE)
de 30 à 60 cm pour permettre le binage. OU ROSE)
• Moins sensible • Plus précoce à maturité
Date de semis au calcaire actif • Moins sensible
Lupin d’hiver : entre le 15 septembre • Plus productif à l’anthracnose
et le 30 septembre,15 octobre au plus tard. • Risque accru de verse : • Plante moins
sa hauteur peut concurrentielle
Lupin de printemps : entre le 15 février atteindre 1 m des adventices par
et le 10 mars. sa moindre hauteur
alimentation animale. quer le labour, car la culture est peu concurrentielle des
adventices, surtout le lupin d’hiver.
• Pratiquer le faux-semis pour les semis en septembre.
• Rechercher les variétés peu sensibles à l’anthracnose,
qui garderont leurs feuilles longtemps.
Faible
écartement
Faux semis
en automne
Grand
écartement
par les résidus de culture et les graines. Valorisation : Le Lupin est riche en Matière azotée, en
matière grasse, en cellulose et est dépourvu d’amidon.
Il existe uniquement des mesures de lutte préventives : En alimentation animale, son appétence et sa valeur ali-
• variétés résistantes, mentaire en font une excellente base de ration pour les
• fréquence de retour sur la même parcelle d’au moins vaches laitières, les jeunes bovins ou encore les ovins.
4 ans, En alimentation humaine, le lupin est surtout consommé
• semences issues de cultures saines ou stockées pen- sous forme de farine d’amande de lupin micronisé, qui
dant minimum un an avant le semis. est utilisée comme ingrédient dans les industries de bou-
langerie-pâtisserie, mais les débouchés sont faibles et
Mouche du semis (lupin d’hiver) les variétés doivent être sélectionnées en amont.
Prévention par l’enfouissement des résidus végétaux un
mois avant le semis. (Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016)
ATOUTS
• Riche en protéine
• Fixation de l’azote de l’air
• Bon précédent pour les céréales
• Bonne qualité nutritionnelle pour les animaux
• Peu d’amidon dans la graine, ce qui diminue
les risques d’acidose pour les ruminants
• Azote très fermentescible, qui se dégrade
rapidement dans le rumen
Dégât de limaces sur lupin de printemps • Possibilité d’associer le lupin de printemps
Crédit : Chambre d’Agriculture de l’Orne avec l’avoine (risque d’égrenage), l’orge...
• Possibilité d’associer le lupin d’hiver avec l’avoine
Sitones (risque d’égrenage), l’orge, le blé (le triticale
Morsures de feuilles plus spectaculaires que dange- semble plus concurrentiel)...
reuses.
Le retour fréquent de légumineuses les parcelles favorise
les populations de sitones.
CONTRAINTES
RÉCOLTE ET VALORISATION
• Sensible au stress hydrique pendant
La récolte est possible dès 16,5 % d’humidité, si les le remplissage des gousses
graines sont très sèches (inférieur à 10-12 %), il faut plu- • Très sensible à l’enherbement
tôt battre le matin afin d’éviter l’éclatement des gousses • Rendements aléatoires : 5 à 40 quintaux/ha
au contact des rabatteurs.
Crédit : Mareux C.
SEMIS
Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques
Une fois implantée, la luzerne a tout pour suppor-
PRÉPARATION DU SOL ter les aléas climatiques, 80 % de la réussite passe
donc par une bonne implantation.
Le travail du sol doit être réalisé dans de bonnes • La préparation du sol doit être fine en surface, bien
conditions et le semis réalisé en sol ressuyé ce qui émiettée.
est primordial pour la réussite de l’implantation. • Semer dans le premier centimètre de du sol, au
semoir à céréales.
Un lit de semence le plus fin possible ainsi qu’un • Tassement énergique : 1 à 2 passages de rouleau
rappuyage au rouleau derrière le semis permet sitôt le semis réalisé.
d’assurer le bon contact terre-graine. • Période de semis (semis de fin d’été) : le plus tôt
possible (idéalement mi-juillet) et jusqu’à fin sep-
tembre.
PLACE DANS LA ROTATION
Densité de semis
Seule ou en association la luzerne est une excellente Selon les conditions, une dose de 12 à 18 kg/ha est
tête de rotation pour ses aspects nettoyants, res- généralement pratiquée dans le Sud pour les varié-
tructurants et fertilisants. Elle est en effet un bon pré- tés de type “méditerranée” (il peut y avoir jusqu’à
cédent pour les cultures exigeantes en azote (blé, 5 coupes) et de 20 à 25 kg/ha pour les variétés de
maïs, betterave). type flamand.
Inoculation de la semence
Nécessaire en situation de sol acide (pH < 5,5) et sur Luzerne semée sous orge de printemps au stade 3 feuilles.
parcelles sans historique luzerne ou dans une rotation Crédit : Chambre d’Agriculture de l’Orne
très longue (>10 ans sans luzerne). Préparation à faire à
l’abri de la lumière, laisser le mélange sécher puis semer Pour les semis sous couvert d’une céréale de printemps,
rapidement. il est conseillé de semer dans le courant du mois de mars
(stade tallage de la céréale).
Différentes techniques d’implantation
• Associations de variétés Pour éviter la montée éventuelle de la luzerne et compli-
• Associations d’espèces quer le battage, la luzerne peut être semée au stade 3
• Sous couvert de céréales feuilles de la céréale.
• Implantation lente si réchauffement du sol insuffisant, • Mauvaise implantation due à la sécheresse et risque
risque de période de sécheresse hivernale si faible développement avant l’hiver
Limites
• Concurrence potentielle des céréales • Technique de désherbage pointue liée à la gestion
des repousses du précédent si semis simplifié
En cas de parcelle sale : effectuer une coupe de nettoyage ou broyage, à la montaison des graminées adventices
• Ses forts besoins en azote déterminent sa place (Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016)
dans la rotation, il est de préférence implanté (Chambre d’Agriculture région Nord Pas de Calais 2013)
(Chambre d’Agriculture de Bretagne 2011)
Précédents favorables
+ (hiver)
Protéagineux +
= (printemps)
-
Céréale à paille ++
(++) avec engrais vert
de légumineuse (trèfle)
* Risque taupin.
+ Favorable = Faible incidence - Défavorable () Effet non assuré
* Les pertes à la levée doivent considérer les pourcentages de germination (de l’ordre de 95 % en maïs), la qualité de la préparation du lit de semences, la date de
semis et le niveau de protection des plantes.
• port couvrant,
• précocité (compromis entre précocité et rendement),
• tenue de tige,
• résistance aux maladies,
• résistance à la sécheresse,
• maïs grain : résistance à la fusariose,
• maïs ensilage : bonne valeur UFL.
STADE 1 2 3 4 5-6 8 10
SEMIS LEVÉE
DE LA CULTURE FEUILLE FEUILLES FEUILLES FEUILLES FEUILLES FEUILLES FEUILLES
Éviter tout
passage
Houe rotative A 3-4 km/h, faible agressivité (maïs fragile)
: plante
fragile
En
Herse étrille pré-levée, Éviter tout passage : plante fragile
à l’aveugle
2ème
Bineuse 1 binage
er
binage/
buttage
Il y a de forts risques de dégâts par la pyrale du maïs. Les objectifs d’une association sont d’améliorer la maî-
Le trichogramme, parasitoïde des œufs de la pyrale, est trise du salissement et d’obtenir un fourrage plus équi-
MAÏS
simple d’utilisation et efficace. Il convient également de libré en rééquilibrant les valeurs alimentaires avec l’aug-
broyer et d’incorporer les cannes dans les sols pour évi- mentation de la Matière Azotée Totale.
ter la permanence des vers durant l’hiver.
Il existe peu de références à l’heure actuelle, et les ré-
Il faut être vigilant et éviter de faire de maïs sur maïs, ainsi sultats sont assez variables. Quelques associations ont
que de cultiver deux parcelles adjacentes afin de gérer cependant été testées comme le maya (association
les risques de chrysomèle. maïs-soja), maïs-trèfle blanc ou violet ou encore maïs-fé-
verole.
Les taupins peuvent causer des dégâts très importants.
La culture de maïs y est sensible jusqu’au stade 6-8 FERTILISATION
feuilles. L’implantation d’un maïs derrière une prairie re-
présente le risque le plus élevé. Plus la prairie est âgée, Besoins
plus le risque de taupin augmente. Afin de prévenir ce • 120 à 130 uN/pour 65 q/ha de grains secs
risque, la date de retournement de la prairie semble être ou 2 à 2,2 kg d’azote par quintal
un moyen de lutte intéressant. Plusieurs suivis de par- • O,6 kg de P2O5/q de grains
celles chez des agriculteurs montrent qu’un labour au • 0,5 kg de K2O/q de grains
plus près du semis peut permettre de diminuer de ma-
nière très importante le nombre d’attaques sur le maïs. Les besoins du maïs en azote sont élevés. Le maïs étant
L’enfouissement de matières organiques en profondeur une culture d’été, il valorise très bien l’azote organique.
est également à éviter car il est favorable au taupin. Le Ses besoins en azote peuvent donc être fournis par un
cycle de ce ravageur étant très difficile à comprendre, il engrais vert couplé à l’enfouissement d’engrais de ferme
est encore difficile de mettre en avant des techniques avant semis. Un précédent légumineuse ou prairie peut
de lutte performantes. Quelques pistes aujourd’hui sont également libérer jusqu’à 200 uN/ha en fonction de l’es-
travaillées tels que les répulsifs, l’association de cultures, pèce, de la biomasse produite et des conditions clima-
les couverts végétaux. tiques.
La lutte contre les ravageurs du sol est avant tout pré- RÉCOLTE ET VALORISATION
ventive : faux semis, labour, etc.
• Période : fin octobre à novembre.
Pour les limaces, il faut éviter de laisser les déchets de • Sud : début octobre à début décembre.
la culture précédente en surface. Il est également né-
cessaire de rappuyer le sol pour éviter les creux et les Récolte en grains
mottes où elles déposent leurs œufs. Le passage d’outils • Normes de récolte : ne pas récolter au-delà de 35 %
de surface permet de détruire les œufs en les exposant à d’humidité pour limiter les frais de séchage.
la chaleur et à la sécheresse. • Normes de commercialisation : 15 % d’humidité
-2 % d’impuretés.
Contre les oiseaux, des ballons, cerfs-volants ou encore • Pour la récolte en grain, lorsqu’il est possible de
des canons peuvent être utilisés pour les effaroucher. On choisir la date de récolte, le compromis devra se
note toutefois un phénomène d’accoutumance. faire entre :
- une récolte précoce avec de bonnes conditions cli-
La sensibilité au charbon se traite par le choix variétal. matiques mais un grain plutôt couteux en séchage,
- une récolte tardive avec un taux d’humidité du grain
correct, mais un climat plus humide et un risque de
tassement du sol.
ATOUTS
Choux ou betteraves X
Céréale X
Maïs X
Tournesol X
Prairie X X
Luzerne X X
Protéagineux X X
VARIÉTÉS
CULTURES EN ASSOCIATION
Orge de printemps+ trèfle nain semé sous couvert Lupin bleu + orge de printemps + prairie semée
de l’association sous couvert de l’association
Crédit : Chambre d’Agriculture de l’Orne Crédit : Chambre d’Agriculture de l’Orne
Phosphore : l’orge de printemps exporte 0,8 kg P2O5/q Dans certaines régions, le binage peut aussi être prati-
dans le cas des pailles enfouies. Elle exporte 1,1 kg qué.
P2O5/q dans le cas de pailles enlevées. lle
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3
Herse étrille
Houe rotative
(1) Attention aux réglementations (Directive Nitrate) pour les apports organiques avant culture de printemps.
Contre les limaces, les passages de herse étrille peuvent • Culture de printemps permettant de varier
être efficaces tôt le matin. Il est conseillé d’effectuer 3 les périodes d’implantation et de limiter le
passages de suite la semaine précédant le semis. salissement en adventices d’automne et d’été
• Facilite le semis sous couvert de prairies
RÉCOLTE ET VALORISATION temporaires
• Possibilité d’associer facilement à des pois
La récolte de l’orge intervient en général à partir de protéagineux de printemps
fin juin-début juillet dans le sud et jusqu’à mi-aout
dans le nord, une à deux semaines après les céréales
d’hiver.
de trop de calcaire actif (sol à pH élevé > 8), mais il a aussi des difficultés
à se développer sur des sols trop acides (pH < 6) du fait d’une mauvaise
nodulation.
Il est sensible au salissement, il est recommandé de le réserver à
des parcelles propres. Les sols caillouteux peuvent également entraver la
récolte.
10/02 - 10/03
20/02 - 15/03
20/01 -
25/10 - 15/11 01/03 10/02 -
05/02 - 01/03 01/03
5/11 - 20/11
25/10 - 20/01-
25/11 01/03
10/12 - 20/02
15/11 - 15/12
DENSITÉ DE SEMIS
PMG = 175 125 à 140 kg/ha 140 à 160 kg/ha 200 kg/ha
PMG = 200 140 à 160 kg/ha 160 à 180 kg/ha 230 kg/ha
DENSITÉ DE SEMIS
PMG = 175 125 à 140 kg/ha 140 à 160 kg/ha 200 kg/ha
PMG = 200 140 à 160 kg/ha 160 à 180 kg/ha 230 kg/ha
Houe rotative :
ne pas attendre l’apparition des adventices
porter de l’azote. Cette culture est de plus moyennement sont : les pucerons verts, les bruches et les tordeuses.
exigeante en phosphore et en potasse.
(Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016)
UNITÉ P2O5 UNITÉ K2O
Que ce soit pour les maladies ou les ravageurs, sur le
Pois 1 kg/qx 1,6 kg/qx pois, il n’existe pas de méthodes de luttes curatives. Il
faut s’axer sur des méthodes préventives via l’optimisa-
MALADIES ET RAVAGEURS tion agronomique des cultures, l’association avec les cé-
réales à paille, l’utilisation de semences saines, la diversi-
Maladies fication de la rotation, une densité de semence adaptée
L’aphanomyces est une maladie qui entraine des pertes ou encore éviter les parcelles mal aérées.
de rendements très élevées. Elle est due à un champi-
gnon présent dans le sol. Pour limiter les risques, il faut (Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016)
respecter un délai de 5 ans entre deux cultures de pois.
Un test de contamination du sol peut être réalisé avant RÉCOLTE ET VALORISATION
l’implantation du pois.
Dates de récolte
L’antracnose se transmet par les semences et les rési- • Pois d’hiver : du 1er à la mi-juillet.
dus de récolte. En cas d’attaque sur une parcelle, mieux • Moitié nord : à partir de la mi-juillet.
vaut ne pas utiliser la récolte en semences fermières. • Moitié sud : récolte au 10 juin.
(Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016) Rendement : entre 15 et 20 quintaux en association
avec de l’orge (Occitanie).
Valorisation
• Alimentation animale = débouché principal.
• Alimentation humaine (grains peu bruchés).
CONTRAINTES
POIS PROTEAGINEUX D’HIVER ET DE PRINTEMPS
PRÉPARATION DU SOL
VARIÉTÉS
La pollinisation jour un rôle majeur dans la réussite du (Chambre d’Agriculture de Bretagne 2012)
sarrasin, car jusqu’à la fécondation des fleurs, on ne peut
définir le rendement.
(Chambre d’Agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne 2016) • Plante peu exigeante en temps de travail,
• Plante étouffante, qu’il est rarement
RÉCOLTE ET VALORISATION nécessaire de désherber
• Peu de ravageurs et de maladies
Date de récolte : septembre à fin-octobre et jusqu’à • Peu exigeant en azote
fin décembre dans le sud de la France. Du fait de sa • Culture des rattrapages par excellence
floraison indéterminée, sa maturité est échelonnée et la
récolte est réalisée lorsque ¾ des grains formés sont
matures.
Valorisation
• Alimentation humaine : le principal débouché du sar-
rasin est la meunerie.
• Alimentation animale : le sarrasin contient des proté-
ines de bonne qualité (taux de 13 % environ) et il est
riche en lysine. Il peut être associé à d’autres céréales
dans l’alimentation des volailles et du gibier notamment.
• Production de miel : le sarrasin est très mellifère et
fleurit pendant 50 jours environ à une période où les
autres plantes ne produisent plus de nectar, d’où l’inté-
rêt que lui portent les apiculteurs. Un hectare de sarra-
sin peut donner jusqu’à 150 kg de miel.
PRESSION
PROPRETÉ
DES MALADIES
DE LA PARCELLE
ET RAVAGEURS
Cultures
- =/-
de printemps
Légumineuses
++ +
ou colza
0 Début à mi-mai
I Mi-avril à mi-juin
Sud méditerranéen
II Mi-avril à fin mai
* TTP : variétés très très précoces, significativement plus précoces que les autres du groupe 000.
00 550 000 610 000 690 000 500 000 550 000 625 000
0 500 000 550 000 625 000 400 000 440 000 500 000
I 450 000 500 000 560 000 350 000 390 000 440 000
II 400 000 440 000 500 000 300 000 330 000 375 000
15 q/ha 30 u 20 u 0u 50 u 30 u 0u
25 q/ha 40 u 30 u 0u 80 u 50 u 0u
35 q/ha 60 u 40 u 0u 100 u 70 u 0u
Ces conseils sont issus dé références obtenues en agriculture conventionnelle ( Terre Inovia 2017)
Il est possible de faire du soja sans irrigation, elle permet Méthodes préventives
cependant de réguler le rendement. La valorisation de • Éviter les parcelles sales.
l’irrigation du soja est de 7 à 13 q/ha par an dans le sud- • Privilégier les rotations longues et/ou avec des cultures
ouest. étouffantes comme le triticale, l’orge d’hiver, etc.
• Pratiquer les faux semis avant l’implantation.
DÉSHERBAGE • Implanter des couverts en interculture.
Le soja est une plante peu couvrante en début de cycle (Chambre d’Agriculture de Bretagne 2012)
et donc très sujette au salissement.
Méthodes curatives
Pour maintenir une parcelle propre, plusieurs passages de bineuse sont souvent nécessaires.
1ÈRES
POST-SEMIS/ POST-SEMIS 1ÈRE FEUILLE HAUTEUR HAUTEUR
CROSSE COTYLÉDONS FEUILLES
PRÉ-LEVÉE GERMÉ TRIFOLIÉE 10 À 25 CM 25 À 50 CM
UNIFOLIÉES
Houe
15 à 20 km/h 15 à 20 km/h < 10 km/h 12 à 15 km/h 15 à 20 km/h 15 à 20 km/h
rotative
Sclérotinia
• Éviter les parcelles à risques (qui ont déjà été infectées)
SOJA
Normes de commercialisation
Débouchés alimentation animale
• Humidité : 14 %(1)
• Taux d’impuretés : < 2 %
ATOUTS
CONTRAINTES
PRÉPARATION DU SOL
TRAVAIL TRAVAIL
TRAVAIL DU SOL LABOUR TRAVAIL PROFOND
SUPERFICIEL TRÈS SUPERFICIEL
Profondeur
20 à 30 20 à 30 5 à 15 <5
de travail (cm)
En plein
Type En plein En plein En plein
avec retournement
Evaluation
Intermédiaire
par la technique par Satisfaisant Satisfaisant Insuffisant
à suffisant
rapport au tournesol
Le semis doit être effectué, quitte à être retardé, dans un Moitié sud
sol ressuyé et suffisamment réchauffé (au moins 8°C à
TOURNESOL
Profondeur :
• 2 à 3 cm en conditions battantes ou froides,
• 3 à 3,5 cm si bonnes conditions en prévision
de passage de herse étrille et/ou houe rotative.
Précocité P, MP P, MP P TP, P
Précocité P, MP P, MP P, MP TP, P
de la graine en profondeur.
Précocité P, MP P P P, TP
Précocité P, MP P P P, TP
Précocité MP P, MP P, MP P, TP
Précocité • •• ••• •
Période de semis P P P P, TP
Précocité P, TP P, TP P, TP TP
linoléiques.
FERTILISATION
OBJECTIF DE RENDEMENT
Faible (30 u) 30 u 60 u
Reliquat d’azote dans le sol
Moyen (60 u) 0u 30 u
au moment du semis
Elevé (> 90 u) 0u 0u
P2O5 K2O
OBJECTIF SOL BIEN SOL TRÈS BIEN SOL BIEN SOL TRÈS BIEN
SOL PAUVRE SOL PAUVRE
DE RENDEMENT POURVU POURVU POURVU POURVU
15 q/ha 20 u 0u 0u 40 u 20 u 0u
25 q/ha 40 u 30 u 0u 60 u 30 u 0u
apporter 2 à 3 points d’huile supplémentaire. ment ainsi que des plantes sarclées et des céréales
• Favoriser une bonne levée pour concurrencer les ad-
DÉSHERBAGE/MAÎTRISE DES ADVENTICES ventices
• Labourer
Méthodes préventives
• Faux-semis
Méthodes curatives
Plage d’intervention et stades du Tournesol
3 km/h 5 à 7 km/h
Herse 5 à 7 km/h 3 à 6 km/h 4 à 7 km/h
max ••• ou
étrille ••• ••• •••
•• ••••
Houe
15 km/h 15 km/h 15 km/h 15 km/h 15 km/h
rotative
3 km/h
avec des 5 à 10 5 à 10
Bineuse 4 km/h*
protèges- km/h* km/h*
plants
Oiseaux/gibiers ATOUTS
• Ensemencer des surfaces conséquentes.
• Levée rapide. • Bonne culture de fin de rotation
• Récolter tôt. • Bonne capacité à valoriser l’azote en profondeur
• Effaroucheurs. • Permet le semis de prairie de légumineuses
• Débouchés stables
(Terres Inovia 2016)
• Permet d’introduire une plante sarclée
dans la rotation
RÉCOLTE ET VALORISATION
Normes de commercialisation
• Taux d’humidité : 9 %.
• Impuretés : 2 %.
• Acidité oléique : 2 %.
PRÉPARATION DU SOL
TRITICALE
Non caillouteux
180 grains/m2 220 grains/m2 240 grains/m2
et sains
Faiblement
caillouteux 250 grains/m2 300 grains/m2 330 grains/m2
ou battants
Non caillouteux
280 grains/m2 300 grains /m2 330 grains/m2
et hydromorphes
Fortement
caillouteux 300 grains/m2 350 grains/m2 380 grains/m2
ou très humides
• la germination sur pied, Dans la majorité des cas, les besoins sont gérés à
• la productivité, l’échelle de la rotation.
• le poids spécifique,
• l’alternativité (période de semis). Cependant, il peut y avoir des apports complémentaires
sous forme de lisier de porc ou de fientes de volailles
Pour le choix des variétés, se référer aux références (50 U/ha) en sortie d’hiver.
locales.
(Chambre d’Agriculture de Bretagne 2012)
FERTILISATION
DÉSHERBAGE/MAÎTRISE DES ADVENTICES
Besoin de la culture en unité/quintal :
• N : 3, Sa hauteur de paille et ses racines sont un atout contre
• P2O5 : 0,9, les adventices. Toutefois, le désherbage mécanique peut
• K2O : 1,2. être réalisé.
Inter-rang minimum de 15 cm
Tallage à 2 nœuds/épiaison Bineuse
(selon précision du système de guidage)
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brune et jaune), à l’oïdium ainsi qu’au piétin verse à partir On utilise principalement le grain, mais il peut être ensilé
de février. immature, seul ou associé à un protéagineux.
La résistance variétale est un moyen utilisé pour la lutte
contre ces maladies. (Chambre d’Agriculture région Nord Pas de Calais 2013)
ATOUTS/CONTRAINTES
ATOUTS
• Rusticité
• Moindre sensibilité aux maladies
• Fort pouvoir étouffant
• Bonne productivité en grains et en paille
CONTRAINTES
Normes de commercialisation
• Taux d’humidité : 14 %.
• Taux d’impuretés : < 4 %.
d’agriculture
• Autres
Le réseau des Chambres d’agriculture
Chambres d’agriculture France/APCA/
Chambres d’agriculture France. « Synthèse des essais sur les associations légumineuses et céréales mis en place en 2015 ». Sécuriser
la culture des protéagineux en agriculture biologique. Réseau APCA Grandes Cultures.
AURA - Auvergne/
Chambre d’agriculture Puy de Dôme. 2015. « Petit et grand épeautres ». Fiche technique AB.
Bourgogne-Franche Comté/Bourgogne/
Chambre d’agriculture de Bourgogne et Bio Bourgogne. 2016. « Guide Grandes cultures biologiques en Bourgogne ».
Bretagne/
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2004. « Le lupin ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2011a. « La féverole d’hiver en agriculture biologique ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2011b. « La luzerne en agriculture biologique ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2011c. « Le blé d’hiver en agriculture biologique ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2011d. « Le maïs en agriculture biologique ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2012a. « Le sarrasin en agriculture biologique ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2012b. « Le soja en agriculture biologique ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2012c. « Le triticale en agriculture biologique ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2014a. « Les rotations pour une agriculture biologique performante ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. 2014b. « Techniques Culturales Sans Labour ».
Chambre d’agriculture de Bretagne. « Pois protéagineux de printemps en agriculture biologique ». Céréales et oléoprotéagineux.
Centre-Val de Loire/
Chambre d’agriculture Centre-Val de Loire. Octobre 2013. « Le faux semis ».
http://www.indre.chambagri.fr/fileadmin/cda36/documents/Publications/Fiches_Techniques/2013_Faux_semis-1.pdf.
Grand-Est/Champagne-Ardenne/
Chambre d’agriculture de Champagne Ardenne. 2016. « Guide technique Grandes Cultures biologiques ».
Chambre d’agriculture de Champagne-Ardenne, région Champagne-Ardenne, et le club i3A. « Chanvre ».
https://www.cr-champagne-ardenne.fr/Actions/AgricultureEtForet/DevelopperValeurAjouteeFilieres/Documents/Panorama/Chanvre.pdf
Grand-Est /Lorraine/
Chambre d’agriculture Lorraine. 2014. « Les biostimulants. Synthèse de résultats d’essais réalisés par plusieurs Chambres
d’agriculture. »
Ile de France/
Chambre interdépartementale d’agriculture. 2004a. « Blé tendre d’hiver biologique ».
Chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile de France. 2004b. « Féverole biologique ».
Chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile de France. 2004c. « Sarrasin biologique ».
Chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile de France. 2006a. « association pois-céréale biologique ».
Chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile de France. 2006b. « Colza biologique ».
Chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile de France. 2006c. « Pois protéagineux de printemps biologique ».
Chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile de France. 2007. « ENGRAIS VERT en agriculture biologique ».
Chambre interdépartementale d’agriculture d’Ile de France. 2013. « Labours d’hiver : objectifs et conditions de réalisation ». Bioplaine,
no 30.
Chambre d’agriculture de Seine et Marne. 2012a. « Les bineuses ». Le désherbage mécanique : fiches techniques.
Chambre d’agriculture de Seine et Marne. 2012b. « La Herse étrille ». Le désherbage mécanique : fiches techniques, mars.
Chambre d’agriculture de Seine et Marne. 2012c. « La Houe rotative ». Le désherbage mécanique : fiches techniques.
Chambre d’agriculture de Seine et Marne. 2015. « Les grandes cultures biologiques en pratique ». Grandes cultures biologiques en Ile
de France. Convertir son exploitation, no fiche n°2 (février).
Charlotte Glachant Chambre d’Agriculture de Seine et Marne. 2016. « Gestion de la fertilisation en grandes cultures biologiques ».
Présenté à Résolia.
Chambre d’agriculture de Seine et Marne. 2017. « Implantation de la luzerne : sous couvert ou en été ? » Bioplaine, Grandes cultures
biologiques en Ile de France, no 57 (janvier).
Normandie/
Chambre d’agriculture Normandie. « Bien concevoir sa rotation ».
Chambre d’agriculture Normandie. « La féverole, un concentré protéique et énergétique ».
Chambre d’agriculture Normandie. « Les associations céréales et protéagineux récoltées en grain ».
Chambre d’agriculture Normandie. « Les associations céréales protéagineux récoltées en fourrage ».
Chambre d’agriculture Normandie. « Produire du blé pour la meunerie ».
Chambre d’agriculture Normandie. « Réussir le maïs fourrage ».
Nouvelle Aquitaine/Limousin/
Chambre d’agriculture du Limousin. 2014. « La culture des associations céréales et protéagineux en bio ».
Programme Limousin des Acteurs de l’Agriculture Biologique. 2014a. « Féverole d’automne ».
Programme Limousin des Acteurs de l’Agriculture Biologique. 2014b. « Gestion de l’enherbement ».
Programme Limousin des Acteurs de l’Agriculture Biologique. 2014c. « Rotations ».
Programme Limousin des Acteurs de l’Agriculture Biologique. 2014d. « Soja ».
Pays de la Loire/
Chambre d’agriculture des Pays de la Loire. 2003. « Guide Pratique Grandes cultures et cultures fourragères en agriculture biologique ».
Boissinot F., Lecat A., et Salitot G. 2016. « Principes techniques pour conduire une association céréales-protéagineux, pour une
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ITAB/
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ITAB. 2011a. « La culture des associations céréales/protéagineux en AB ».
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Terres Inovia-CETIOM/
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terresinovia.fr/colza/conduites-particulieres/colza-bio/conduites/.
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Terres Inovia. « Le semis du pois ». http://www.terresinovia.fr/pois/cultiver-du-pois/implantation/semis/.
Avec la participation de
• Jean ARINO
• Caroline BARBOT
• Elodie BETENCOURT
• François BOISSINOT
• Jean CHAMPION
• Charlotte GLACHANT
• Aurélien DUPONT
• Anne GLANDIERES
• Amandine GUIMAS
• Jeanne Marie LABROSSE
• Noëllie LEBEAU
• Alain LECAT
• Lucien MARTINEZ
• Gilles SALITOT
• Olwen THIBAUD
Pour la réalisation/création
• Agence Bulles de Couleurs