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Cours Inéquations

Le document traite des résolutions d'inéquations et de la comparaison de réels, en définissant des concepts clés tels que les inégalités strictes et larges. Il présente des propriétés de transitivité, des règles de calcul sur les inégalités, ainsi que des théorèmes sur les produits et les puissances de réels. Enfin, il aborde la résolution d'inéquations avec des exemples pratiques.

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Cours Inéquations

Le document traite des résolutions d'inéquations et de la comparaison de réels, en définissant des concepts clés tels que les inégalités strictes et larges. Il présente des propriétés de transitivité, des règles de calcul sur les inégalités, ainsi que des théorèmes sur les produits et les puissances de réels. Enfin, il aborde la résolution d'inéquations avec des exemples pratiques.

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Résolutions d’inéquations

I. Comparaison de 2 réels.
Définition :
Comparer deux nombres A et B, c’est dire s’ils sont égaux, ou si le nombre A est inférieur ou
supérieur au nombre B.
Remarque :
D’une manière générale, on étudie le signe de la différence : B  A :
 Pour montrer que A  B il suffit de montrer que A  B  0 .
 Pour montrer que A  B il suffit de montrer que A  B  0 .
 Pour montrer que A  B il suffit de montrer que A  B  0 .
Exemples :
15 3
Comparer A et B : a) 𝐴 = 𝑥 + 3 et 𝐵 = 𝑥 − 7 où x est un réel. b) 𝐴 = et B = 2 .
8

Remarque :
On emploi des inégalités strictes dans tous les énoncés, mais ils restent vrais avec des
inégalités larges.
Propriété de transitivité :
Soient a ,b ,c trois nombres réels. Si a < b et b < c alors a < c .
Preuve : Si ab et bc alors : a  b  0 et b  c  0
d ' où : a  b  b  c  0 ce qui nous donne : a  c  0
donc : a  c.
Exemples :
20 102,01
Comparer A et B : 𝐴 = 𝑒𝑡 𝐵 = .
21 102

CAS PARTICULIERS :
Les fractions :
Deux fractions, si elles sont réduites au même dénominateur, sont rangées dans le même
ordre que leurs numérateurs.
a b
Autrement dit : Soient A  et B  . Si a < b alors A < B. Si a > b alors A > B.
c c
Deux fractions, si elles ont même numérateur, sont rangées dans le sens contraire de leurs
dénominateurs.
c c
Autrement dit : Soient A  et B  . Si a < b alors A > B. Si a > b alors A < B.
a b
Exemples :
4 4 15 3 5 5
Comparer A et B : a) A = et B = ; b) A = et B = ; c) A = − et B = − .
13 15 8 2 2 4
Les racines carrées :
Si A et B sont positifs et se présentent sous la forme de racines carrées, mieux comparer leurs
carrés : Si A > 0 et B > 0 et si A ² < B ² alors A < B.
Si A > 0 et B > 0 et si A ² > B ² alors A > B.
Exemples :

Comparer A et B : a) 𝐴 = √ 11 − √ 2 et 𝐵 = √ 13 ; b) 𝐴 = 1 − √ 5 et 𝐵 = √ 6 − 2 √ 5 .

II . Opérations sur une inégalité.


Définitions :
Soient a et b deux nombres réels.
On dit que a est inférieur ou égal à b ( noté a ≤ b) si et seulement si a – b ≤ 0.
On dit que a est supérieur ou égal à b ( noté a ≥ b) si et seulement si a – b ≥ 0.
On dit que a est inférieur strictement à b ( noté a < b) si et seulement si a – b < 0.
On dit que a est supérieur strictement à b ( noté a > b) si et seulement si a – b > 0.

Règles de calculs sur les inégalités :


Propriétés : soient a , b , c et d quatre nombres réel :

Si a  b alors a  c  b  c
Si a  b alors a  c  b  c
En ajoutant ou en soustrayant un même nombre aux deux membres d’une inégalité on ne change
pas le sens de cette inégalité.
Si a  b et c  d alors : a  c  b  d
En ajoutant membres à membres des inégalités on obtient une inégalité de même sens.
Preuve : Si a  b alors : a  b  0 d ' où : a b c c  0 .
ce qui nous donne : a  c  (b  c )  0 donc : a  c  b  c.
Nous avons la même démonstration avec la soustraction.
Si a  b et cd alors : a  c  b  c et bc bd d ' après ce qui précède.
d ' où : a  c  b  d d ' après la propriété de transitivité .
Attention :
On ne peut pas soustraire membre à membre des inégalités.
Exemple : 4 < 5 et 6 < 8 mais 4–6=–2 ; 5–8 = –3 et –2>–3
Propriété : soient a , b et k trois nombres réel :

Si a  b et si k  0 alors k a  k b
a b
Si a  b et si k  0 alors 
k k
Multiplier ou diviser par un même nombre positif les deux membres d’une inégalité ne change pas le
sens de l’inégalité.
(a  b)
Preuve : a  b et 0k alors : a  b  0 d ' où : (a  b)  k  0 et 0
k
a b a b
ce qui nous donne : k  a  k  b  0 et   0 donc : k  a  k  c et  .
k k k k
Propriété : soient a , b et k trois nombres réel :

Si a  b et si k  0 alors ka  kb
a b
Si a  b et si k  0 alors 
k k
Multiplier ou diviser par un même nombre négatif les deux membres d’une inégalité change le sens
de l’inégalité.
(a  b)
Preuve : a  b et k 0 alors : a  b  0 d ' où : (a  b)  k  0 et 0
k
a b a b
ce qui nous donne : k  a  k  b  0 et   0 donc : k  a  k  c et  .
k k k k
Exemples d’utilisation :
 Résoudre dans l’ensemble des réels l’inéquation 2𝑥 − 3 < 5 et donner le résultat sous forme
d’intervalle.
 Résoudre dans l’ensemble des réels l’inéquation 4 − 3 𝑥 ≥ 13 et donner le résultat sous forme
d’intervalle.
1
 Résoudre dans l’ensemble des réels l’inéquation − 𝑥 + 7 ≤ 5𝑥 + 3 et donner le résultat sous
2

forme d’intervalle.
 Soit x un nombre réel. Si 𝑥 ≤ 3, que dire du réel 3 𝑥 + 7 ?
 Soit x un nombre réel. Si x > -7, que dire du réel −2 𝑥 + 1 ?

Théorème : 1) Soit a, b, c et d quatre nombres réels strictement positifs.


Si 0  a  b et 0  c  d alors a  c  b  d.
2) Soit a et b deux nombres réels strictement positifs et c et d deux nombres
strictement négatifs.
Si 0  a  b et c  d  0 alors a  d > b  c.
Preuve :
Si 0  a  b et 0  c  d alors ac  bc et bc  bd d ' après ce qui précède.

d ' où : ac  bd d ' après la propriété de transitivité.


Si 0  a  b et c  d  0 alors 0  a  b et 0   d  c .
d ' où :  ad  bc d ' après ce qui précède.
alors : a  d > b  c d ' après la règle de multiplication par un nombre négatif .
Théorème : Soient a et b deux nombres réels tels que : a < b.

(i) Si a et b sont deux réels positifs alors : a² < b².

(ii) Si a et b sont deux réels négatifs alors :a² > b².

(iii) Si a et b sont deux réels positifs ou nuls alors : a b.


1 1
(iv) Si a et b sont deux réels non nuls et de même signe alors : 
a b
Remarques:
Le point (i) : le passage au carré pour deux nombres réels positifs ne change pas l'ordre de
l'inégalité.
Le point (ii) : cet ordre change si ces deux nombres réels sont négatifs.
Le point (iii) : Le passage à la racine carrée conserve l'ordre de l'inégalité.
Le point (iv) :
1) Le passage à l'inverse pour une égalité concernant deux réels ayant même signe (c'est-à-
dire tous les deux positifs ou tous les deux négatifs), change donc l'ordre de celle-ci.
2) Si a est un réel négatif et b un réel positif alors d'une part, 1/a est aussi négatif comme 1/b
demeure positif. Dans ce cas-là, le sens de l'inégalité est conservé par le passage à
l'inverse.
3) On aura noté que les réels a et b sont précisés non nuls. Ceci pour pouvoir les inverser.
Avant toute application de ce théorème, il convient donc de s'assurer que les deux
membres de l'inégalité ne peuvent en aucun cas être nul.
Preuve :
 0ab alors : a 2  ab et ab  b 2 alors d ' après la propriété de transitivité nous obtenons : a ²  b².

ab0 alors : 0  b   a donc d ' après ce qui précède : ( b)²  (  a)². C ' est - à - dire : b ²  a ²

 0  a  b alors b  a  0 et b a 
 b a  b a  ba
b  a  0 d ' où a b
 
donc :
b a b a
1 1 ba 1 1 1 1
 0  a  b alors b  a  0 et ab  0 or   donc :   0 d ' où 
a b ab a b a b
1 1 ba 1 1 1 1
a  b  0 alors b  a  0 et ab  0 or   donc :   0 d ' où 
a b ab a b a b
Théorème :
Soit a un réel positif.
 Si a > 1 alors : a < a ² < a 3.
 Si 0< a < 1 alors : a > a ² > a 3.
Preuve :

 si :1  a alors : 0a et a 1  a  a donc : a  a2


de plus : 0  a et a  a 2 alors : a  a  a  a 2 donc : a 2  a3
alors finalement : a  a 2  a 3 .
 si : 0  a  1 alors : 0a et a  a  a  1 donc : a2  a
de plus : 0  a et a 2  a alors : a  a 2  a  a donc : a3  a 2
alors finalement : a 3  a 2  a
Encadrements.
Définition :
Encadrer un nombre réel x, c’est trouver deux nombres réels u et v tels que :
u  x  v (encadrement au sens strict )
ou u  x  v ( encadrement au sens large )
ou u  x  v
ou u  x  v

Exemples : Encadrer √ 2 et 𝜋 à 10−2 près : 1,41 <√ 2 <1,42 et 3,14< 𝜋<3,15.


Propriétés :
Si a  x  b et c  y  d alors a  c  x  y  b  d .

Si de plus a, b, c, d, x et y sont positifs, alors ac  xy  bd .

Exemples : En déduire un encadrement de 𝜋 + √ 2 et 𝜋 × √ 2 .


4,55 < 𝜋 + √ 2 < 4,57 et 4,4274 < 𝜋 × √ 2 < 4,4730 .

VI . Résolution d’inéquations.
Définition :
Une inéquation est une inégalité dans laquelle figure une ou plusieurs inconnues.
Résoudre une inéquation c’est trouver toutes les valeurs possibles de l’inconnue pour
lesquelles l’inégalité proposée est vérifiée. Une telle valeur est appelée solution de
l’inéquation.
L’ensemble des solutions d’une inéquation est généralement noté S.

Définition:
Dresser le tableau de signe d'une expression A(x), c'est dire pour quelles valeurs de x, A(x)
est négative, nulle ou positive.

Propriétés:
Un produit ou un quotient des deux nombres de même signe est toujours positif.
Un produit ou un quotient de deux nombres de signe différent est toujours négatif.
Méthodes de résolution des inéquations avec des produits et des quotients
Lorsque l’on veut résoudre une inéquation du type 𝑃 ( 𝑥 ) < 𝑄 ( 𝑥) où 𝑃( 𝑥 ) et 𝑄 ( 𝑥 ) sont des
expressions algébriques, nous utiliserons la méthode suivante :
a) On regroupe tous les termes dans le membre de gauche de l’inéquation.
b) On essaye de factoriser au maximum l’expression obtenue.
c) Si on ne peut pas factoriser, on développe l’expression, on la réduit et on essaye de
factoriser à nouveau.
d) Une fois l’expression factorisée, on étudie le signe de chacun des termes de
l’expression factorisée.
e) On dresse le tableau de signe de l’expression.
f) On conclut.

Exemple : Résoudre l'inéquation 8 𝑥 2 − 18 ≥ − 4(2 𝑥 − 3) 2.


Si on ramène tout dans le premier membre, l'inéquation devient alors:
A(x) : 8 𝑥 2 − 18 + 4 (2 𝑥 − 3) 2 0.
Dressons le tableau de signe de l'expression : 𝐴(𝑥) = 8 𝑥 2 − 18 + 4(2 𝑥 − 3) 2 .
A(x) se factorise en: 𝐴(𝑥) = (2 𝑥 − 3)(12 𝑥 − 6)
Or les signes de 2 𝑥 − 3 et de 12 𝑥 − 6 dépendent de la valeur de x.
Le tableau de signe de 2 𝑥 − 3 s'établit comme suit :

2 𝑥 − 3 est:
 négatif lorsque x est inférieur à 1,5
 nul lorsque x est égale à 1,5
 positif lorsque x est supérieur à 1,5

De même le tableau de signe de 12 𝑥 − 6 est :

12 𝑥 − 6 est:
 négatif lorsque x est inférieur à 0,5
 nul lorsque x est égale à 0,5
 positif lorsque x est supérieur à 0,5
On peut alors dresser le tableau de signe de A(x) :

Remarque :
Quand x est inférieur à 0,5, les deux nombres sont négatifs. Or le produit de deux nombres
négatifs donne un nombre positif. Lorsque x < 0,5, A(x) est donc positif.
Lorsque x = 0,5, alors 12 𝑥 − 6 est égal à 0. Donc A(x) s’annule également lorsque x = 0,5.
Entre 0,5 et 1,5, le nombre 2 𝑥 − 3 est positif alors que le nombre 12 𝑥 − 6 reste négatif.
Or le produit d'un négatif et d'un positif donne un négatif. Donc A(x) est négatif entre 0,5 et 1,5.
Quand x = 1,5 alors l'expression 2 𝑥 − 3 s'annule. Donc A( x ) s’annule également lorsque
x = 1,5.
Enfin lorsque x >1,5 est supérieur, les deux nombres sont positifs. Il en va alors de même
pour A(x).

Les solutions de l'inéquation 8 𝑥 2 − 18 ≥ − 4(2 𝑥 − 3) 2 sont donc tous les nombres de


l’ensemble : ]− ∞ ; 0,5 ] ∪ [ 1,5 ; + ∞ [

Méthodes de résolution des inéquations avec des quotients


𝑃(𝑥) 𝑅(𝑥)
Lorsque l’on veut résoudre une inéquation du type < où 𝑃( 𝑥 ), 𝑄 ( 𝑥 ), 𝑅( 𝑥 ) et
𝑄(𝑥) 𝑆(𝑥)
𝑆( 𝑥 ) sont des expressions algébriques, nous utiliserons la méthode suivante :
a) On recherche les valeurs interdites.
b) On regroupe tous les termes dans le membre de gauche de l’inéquation.
c) On met tout au même dénominateur.
d) On essaye de factoriser le numérateur et le dénominateur de l’expression obtenue.
e) Si on ne peut pas factoriser, on développe, on réduit et on essaye de factoriser à
nouveau.
f) Une fois le numérateur et le dénominateur de l’expression factorisés, on étudie le signe
de chacun des termes du numérateur et du dénominateur de l’expression.
g) On dresse le tableau de signe de l’expression.
h) On conclut.

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