1.
Introduction et Définition du Chantier
L'organisation des chantiers est essentielle pour la bonne réalisation
des projets de construction.
Un chantier bien organisé permet d'optimiser les coûts, les
délais et la sécurité, tout en garantissant la qualité des travaux.
La gestion rigoureuse d'un chantier est indispensable pour garantir
son succès et prévenir les risques.
Un chantier est une phase fondamentale dans un projet. C'est le lieu
de construction d'un ouvrage, limité dans l'espace par une clôture et
dans le temps par la durée de la construction.
Un chantier est une opération complexe, visant la rapidité, la
qualité et l'économie pour accroître la productivité.
Les chantiers se classifient principalement selon la nature de la
construction : travaux de bâtiments (confort de l'homme,
logements, écoles, bureaux) et travaux publics (intérêt général,
ponts, tunnels, routes, barrages).
La réalisation d'un chantier peut être conceptualisée en trois
dimensions : technique (qualité de l'ouvrage), temps (délai de
réalisation), et coût (effort monétaire).
2. Organisation et Participants du Chantier
L'organisation d'un chantier est l'ensemble des dispositions pour une
exécution dans les meilleures conditions.
Les participants habituels sont le maître d'ouvrage (ou son
représentant), l'architecte / maître de l'œuvre (ou son
représentant), le bureau d'études techniques (ou son
représentant), le bureau de contrôle, et l'entreprise.
3. Plan d'Installation de Chantier (P.I.C.)
Le P.I.C. est établi à partir d'un plan de masse. Il définit les matériels
fixes et les cantonnements pour le personnel.
Son rôle est d'organiser, d'ordonner le déroulement du chantier, et
de positionner les éléments. Il sert à obtenir les autorisations (grues,
hygiène, sécurité).
Les objectifs du P.I.C. incluent la prévision du matériel nécessaire,
l'aménagement des lieux pour recevoir le matériel, l'attribution de
surfaces de stockage aux entreprises, et la prévision des dispositifs
de sécurité et d'hygiène.
Il est généralement établi par l'entreprise de gros œuvre.
L'élaboration du P.I.C. implique des préliminaires (visite du site,
analyse des contraintes) et la détermination des matériels et
cantonnements à installer, incluant l'emplacement du poste béton,
de la grue, des voies de circulation, des locaux pour le personnel
(cantines, sanitaires, vestiaires, salle de réunion), des postes de
fabrication (ferraillage), des réseaux provisoires (électricité, eau, air
comprimé), et la clôture.
4. Circulation et Locaux
Les voies d'accès et internes au chantier doivent être en bon état.
La circulation interne est complexe et présente des risques
d'interférences, nécessitant la planification des postes de travail,
aires de stockage, et déplacements du personnel.
Les locaux d'intérêt commun (cantonnements) varient selon la taille
du chantier (petits, moyens, grands). Ils comprennent des bureaux,
magasin, vestiaires, W.C., ainsi que des équipements comme
bétonnière ou grue.
Les cantonnements sont en principe placés à l'entrée du chantier
pour faciliter l'accès du personnel et des visiteurs, et séparer les
zones propres des zones de travail.
5. Engins et Matériels de Chantier
Les engins sont essentiels et variés selon la nature des travaux.
Les moyens de levage et manutention incluent grues (fixes,
mobiles), lifts, chariots élévateurs.
Une grue est définie par sa capacité de levage, sa hauteur de
levage, sa portée, son type (à tour, mobile, spéciale), et ses
caractéristiques (propulsion, équipement, transmissions).
Il existe trois grandes familles de grues : grues à tour (flèche
relevable, flèche distributrice), grues mobiles (automotrices, sur
porteurs, sur chenilles), et grues spéciales.
Les étapes pour l'emplacement d'un poste de levage (grue) sont
cruciales et incluent le tracé de l'axe de la voie, la détermination de
la longueur minimale de flèche, le calcul de la hauteur minimale
sous crochet (HSC), la détermination des charges maximales, le
choix de la grue, et la détermination de la longueur de la voie. La
HSC est la somme des hauteurs du bâtiment, de la garde de sécurité
(minimum 2m), et des charges à lever (colis, apparaux).
Des distances de sécurité doivent être respectées autour de la grue
(0.60m minimum par rapport au bâtiment, 2m en tous sens par
rapport aux obstacles).
6. Postes de Fabrication et Stockage
Poste de bétonnage : Bétons fabriqués sur chantier (BFC) ou bétons
prêts à l'emploi (BPE). Le choix dépend du volume, durée du
chantier, espace, matériel disponible, et transport.
Aire de ferraillage : Comprend des zones de stockage, bancs de
coupe, façonnage, assemblage.
Poste de préfabrication : Consiste à fabriquer des éléments de
construction à l'avance. On distingue la préfabrication légère
(éléments importants, ~15 tonnes) et lourde (éléments jusqu'à ~1
tonne).
Aire de stockage : Adaptée aux besoins, évitant les ruptures de
stock. Le stockage du ciment (en sacs ou en vrac) et des granulats
(silos, compartiments, tas) est détaillé.
7. Hygiène et Sécurité
La sécurité vise à supprimer ou minimiser les conséquences des
défaillances.
Un danger est une propriété intrinsèque susceptible de causer un
dommage.
Un risque est le résultat de l'exposition à un danger, caractérisé par
la probabilité d'un événement non souhaité (accident, maladie
professionnelle) et la gravité de ses conséquences.
Les accidents sur chantier sont souvent dus au désordre, mauvaise
signalisation, ignorance du personnel, fatigue.
Les risques incluent les chutes, l'électricité, la circulation, la
manutention, l'exposition aux produits chimiques, chaleur, vapeurs
toxiques, poussières, bruit.
La prévention implique l'application des règlements, l'utilisation de
personnel qualifié et matériel adapté, la vérification du matériel, et
la sensibilisation du personnel. Des préventions collectives
(passerelles, escaliers, éclairage, échafaudages sécurisés) sont
nécessaires.
L'évaluation des risques a pour objectifs d'accroître la protection,
améliorer les conditions de travail, développer la qualité, contribuer
au programme de prévention, et mettre en œuvre des mesures
d'élimination des risques. Elle passe par une description précise de
la situation de travail et des calculs (NRB = Gravité * Exposition,
NRR = NRB / Indice de Maîtrise).
8. Conduite et Suivi de Chantier (OPC)
La coordination est l'action de lier des éléments pour atteindre un
objectif. Elle implique de prévoir, organiser, commander, coordonner
et contrôler.
L'organisme d'Ordonnancement Pilotage Coordination (OPC)
est responsable de la diffusion des informations entre tous les
intervenants.
L'OPC gère les correspondances et documents, rédige les comptes-
rendus de réunion (état d'avancement, retards), informe sur
l'avancement financier, propose des mesures correctives, tient le
cahier et le dossier de chantier, et organise les constats
contradictoires.
En phase de planification, l'OPC consulte les dossiers, enquête
auprès des entreprises, recherche les durées de
fabrication/approvisionnement, établit le planigramme (incluant les
concessionnaires), détermine les tâches, durées, moyens, et élabore
les calendriers détaillés (gros œuvre, préfabrication, tous corps
d'état, VRD, réceptions, levées de réserves).
En phase de livraison, l'OPC élabore le programme de réception
(essais, contrôles, visites), pilote le parachèvement des travaux,
centralise les plans d'ouvrages exécutés, et établit le rapport final.
Le suivi de chantier est indispensable pour les gros travaux et est
réalisé par un conducteur de travaux, maître d'œuvre ou architecte.
Il nécessite la récolte quotidienne d'informations (heures travaillées,
heures machine, matériaux consommés, travaux réalisés,
rendements) pour comparer l'état réel au planifié.
9. Gestion du Temps
Plusieurs méthodes existent pour gérer le temps : Diagramme de
PERT, Diagramme de Gantt, Ms Project.
Le Diagramme de PERT est une méthode de planification par
réseau basée sur la théorie des graphes. Il permet de représenter la
logique et l'interdépendance des activités, d'estimer les temps, et de
déterminer les marges. Les éléments sont l'activité (flèche
continue), l'activité fictive (flèche discontinue), et l'événement
(cercle). Le chemin critique est le chemin le plus court où tout
retard doit être évité.
Le Diagramme de Gantt est un outil pour visualiser les tâches d'un
projet et suivre sa progression. Il permet de voir les tâches, maîtriser
leur enchaînement (dépendances, parallélisme), connaître le
début/fin/durée de chaque tâche, estimer l'impact d'un retard, et
gérer les ressources. Créer un Gantt efficace nécessite de bien
définir le projet (objectifs, dates, moyens, budget, tâches, délais,
risques).
10. Gestion des Coûts et Vocabulaire Associé
La gestion des coûts implique planification, suivi et contrôle des
dépenses. L'objectif est de rester dans le budget.
Les étapes sont : Estimation des coûts initiaux (détaillée),
Établissement du budget (détaillé, avec provisions), Suivi des
coûts (en temps réel, comparaison avec budget), Analyse des
écarts (causes), Mesures correctives (réaligner les coûts),
Rapports de gestion (information des parties prenantes).
Vocabulaire important pour les calculs :
o Effectif : nombre d'ouvriers pour une tâche.
o Durée : durée en jours d'une tâche.
o Quantité : quantité d'ouvrage associée à une tâche.
o Temps unitaire (TU) : temps théorique pour un ouvrier pour
réaliser une unité d'ouvrage élémentaire (ex: h/kg, h/Unité).
Les entreprises utilisent des recueils de TU basés sur
l'expérience.
o Crédit d’heures (C.H.) : temps de main d'œuvre pour une
partie d'ouvrage = Quantité x T.U.. Le crédit global d'heures
est le budget d'heures total. C'est une donnée clé pour l'étude
de prix.
o Rendement (R) : quantité d'ouvrage exécutée par un ouvrier
en un temps donné (ex: m²/h). Le rendement est l'inverse du
TU (pour la main d'œuvre). On utilise plutôt le rendement pour
le matériel.
o Déboursé sec (DS) : coût des matériaux et de la main
d'œuvre pour réaliser un ouvrage. Exemple de calcul : (Temps
main d'œuvre x Coût horaire main d'œuvre) + (Quantité
matériau x Prix unitaire matériau).
11. Qualité de la Construction et Contrôles
La qualité est l'aptitude à satisfaire des besoins pour une durée et
un coût donnés.
Un nouveau concept de contrôle qualité est nécessaire pour une
meilleure responsabilisation de l'entreprise et une gestion basée sur
la maîtrise des responsabilités.
Les normes ISO 9000:2015 sont fondées sur des principes
(orientation client, leadership, implication du personnel, approche
processus, approche système, amélioration continue, approche
factuelle, relations fournisseurs).
Des outils comme le cycle PDCA (Plan, Do, Check, Act) et le QQOQCP
sont utilisés pour l'analyse et l'amélioration.
Le Plan Assurance Qualité (PAQ) décrit l'organisation de la
qualité sur le chantier.
Le Contrôle Qualité distingue le contrôle intérieur (par l'exécutant)
qui peut être interne (par l'exécutant lui-même) ou externe (par une
structure indépendante).
Dans le processus de contrôle, les points d’arrêt sont des moments
clés où l'exécutant doit obtenir l'accord du contrôle externe, souvent
pour un constat contradictoire. Les points critiques sont des
moments importants où la vérification formelle de la conformité est
essentielle.
Différentes fiches sont utilisées pour matérialiser les contrôles
(validation, prélèvement, contrôle fouilles, ferraillage, bétonnage,
etc.).
Les sources donnent des exemples d'anomalies fréquentes et les
solutions à adopter pour les fondations, coffrages, bétonnage, et
décoffrage.
Conseils pour les exercices :
Exercices sur les grues : Soyez prêt à calculer la Hauteur Sous
Crochet (HSC) en additionnant la hauteur du bâtiment, la garde de
sécurité (2m minimum), et la hauteur des charges avec apparaux.
Comprenez comment déterminer la longueur de flèche et de voie
graphiquement.
Exercices de calcul de production et de coûts : Entraînez-vous
à calculer le Temps Unitaire (TU) à partir de la quantité réalisée, de
l'effectif et de la durée. Appliquez la formule du Crédit d’Heures (CH
= Quantité x TU). Comprenez la relation inverse entre TU et
Rendement. Soyez capable de calculer un Déboursé Sec (DS) en
additionnant les coûts de main d'œuvre (heures x coût horaire) et de
matériaux (quantité x prix unitaire).
Exercices sur PERT/Gantt : Comprenez les dépendances entre
tâches ("Tâche antérieure" ou "Tâches précédentes" dans les
tableaux d'exercices). Pour PERT, sachez identifier les tâches qui
dépendent d'autres pour démarrer. Pour Gantt, comprenez comment
visualiser la durée et le séquencement des tâches.
Ce résumé couvre les principaux sujets abordés dans les sources. Assurez-
vous de bien comprendre les définitions, les rôles des différents acteurs,
les étapes clés des processus (planification, gestion des coûts, contrôle
qualité), et d'être capable d'appliquer les formules simples présentées
pour les calculs. Bonne chance pour votre examen !
Des exemples d'exercices basés sur les informations contenues dans les
sources, avec une explication détaillée des réponses possibles, en
m'appuyant exclusivement sur les documents fournis.
Les sources abordent plusieurs aspects de l'organisation et du suivi des
chantiers, notamment la planification, la gestion des coûts et l'installation
de chantier. Voici des exemples d'exercices possibles tirés directement ou
inspirés par les sources, avec les explications pour les résoudre.
Exercice 1 : Détermination des caractéristiques d'une grue
Cet exercice, tel que présenté dans la source, vous demande de calculer
certaines caractéristiques d'une grue nécessaires à l'organisation du poste
de levage.
Données fournies par la source :
Benne de 900 l, poids à vide 200 kg, Hauteur H=2,7 m. Masse
volumique du béton frais 2,4 t/m³.
Prédalle de 2250 kg. Palonnier pour levage 370 kg, 2,5 m de
hauteur.
Banches de 1850 kg, 2,8 m de hauteur. Palonnier pour levage 370
kg, 2,5 m de hauteur.
Élingue pour benne à béton hauteur 2,6 m.
Embase de la grue 4x4 m.
Hauteur du bâtiment (h0) = 15 m.
Longueur de la flèche pour la question 4 = 35 m.
Hauteur de sécurité (h1) = 2 m.
Questions :
1. Calculer la hauteur minimale sous crochet (HSC) pour un bâtiment
de 15 m.
2. Déterminer la valeur maximale à lever.
3. Déterminer la longueur minimale de la flèche (LF).
4. Déterminer la longueur de la voie de la grue si la longueur de la
flèche est égale à 35 m.
Explication des réponses possibles :
Question 1 : Calculer la hauteur minimale sous crochet (HSC) La
source indique que la hauteur minimale sous crochet (HSC) est la somme
de la hauteur du bâtiment (h0), de la hauteur de sécurité (h1), et de la
hauteur des charges à lever y compris les matériels de manutention (h2).
La formule est : HSC = h0 + h1 + h2.
h0 est donné : 15 m.
h1 (hauteur de sécurité) est donnée : 2 m.
h2 est la hauteur la plus importante des charges à lever incluant les
accessoires de levage. Nous devons calculer h2 pour chaque type de
levage spécifié :
o Benne à béton : Hauteur de la benne (2,7 m) + Hauteur de
l'élingue pour benne (2,6 m) = 5,3 m.
o Prédalle : La source donne la masse de la prédalle (2250 kg)
et la hauteur du palonnier (2,5 m), mais pas la hauteur de la
prédalle elle-même comme élément à lever. Les prédalles sont
typiquement des éléments plats. En considérant "les
dimensions des colis", si une épaisseur de prédalle est à
considérer (par exemple 0,3m), alors h2 serait 0,3m + 2,5m =
2,8m. Cependant, si l'on considère simplement le système de
levage (palonnier), sa hauteur est de 2,5m. La source précise
"hauteur des charges à lever y compris matériels de
manutention". La hauteur du "colis" prédalle plus le palonnier
serait donc la hauteur de la prédalle plus celle du palonnier.
Sans la hauteur de la prédalle, prenons la hauteur du palonnier
(2.5m) et ajoutons une hauteur typique pour une prédalle si
elle est levée à plat (mettons 0.3m pour l'exemple), soit h2 =
0.3m + 2.5m = 2.8m. Ou peut-être la hauteur h2 fait référence
à la hauteur du système (prédalle sur son support temporaire
+ palonnier), ce n'est pas parfaitement clair sans schéma.
Concentrons-nous sur les éléments dont la hauteur est
donnée.
o Banches : Hauteur des banches (2,8 m) + Hauteur du
palonnier (2,5 m) = 5,3 m. En comparant les hauteurs
calculées pour h2 (5,3 m pour la benne, 2,8m pour la prédalle
dans notre exemple interprétatif, 5,3 m pour les banches), la
valeur maximale de h2 est 5,3 m.
Donc, HSC = 15 m + 2 m + 5,3 m = 22,3 m.
Question 2 : Déterminer la valeur maximale à lever La source
demande de déterminer les valeurs maximales des charges à lever et de
retenir la plus grande. Nous devons calculer la masse totale de chaque
type de levage, incluant le poids de l'élément et celui des accessoires de
levage spécifiés.
Benne à béton : La benne vide pèse 200 kg. Sa capacité est de
900 l, soit 0,9 m³ (1000 l = 1 m³). La masse volumique du béton est
de 2,4 t/m³, soit 2400 kg/m³. Masse du béton = 0,9 m³ * 2400 kg/m³
= 2160 kg. Masse totale (Benne + béton) = 200 kg + 2160 kg =
2360 kg. Le poids de l'élingue n'est pas donné et n'est généralement
pas inclus dans la charge utile levée par la grue.
Prédalle : Masse de la prédalle = 2250 kg. Masse du palonnier =
370 kg. Masse totale à lever = 2250 kg + 370 kg = 2620 kg.
Banches : Masse des banches = 1850 kg. Masse du palonnier =
370 kg. Masse totale à lever = 1850 kg + 370 kg = 2220 kg. La
valeur maximale à lever est la plus élevée de ces masses :
max(2360 kg, 2620 kg, 2220 kg) = 2620 kg.
Question 3 : Déterminer la longueur minimale de la flèche (LF) La
source indique que la longueur minimale de la flèche est déterminée
graphiquement après avoir repéré l'angle du bâtiment le plus éloigné de
l'axe de la voie de grue, et en traçant une perpendiculaire à cet axe. La
flèche doit pouvoir atteindre tous les points nécessaires à la construction.
Pour déterminer LF, il faut le plan du bâtiment et l'emplacement prévu de
la voie de grue. LF doit être au moins égale à la portée horizontale
nécessaire pour atteindre le point le plus éloigné de la zone de travail
(bâtiment plus distances de sécurité). La source donne les dimensions du
bâtiment (60m x 30m) et les distances de sécurité autour de la grue
(0.60m minimum entre la grue et le bâtiment, 2m entre éléments de la
grue et obstacles). La distance minimale (D) de l'axe de la voie de grue
par rapport au bâtiment est donnée par D = L/2 + 0,6m, où L est la
dimension de l'embase perpendiculaire à la voie. Avec une embase de
4x4m, si la voie est parallèle à un côté, L=4m, donc D = 4/2 + 0,6 = 2,6m.
La portée de la flèche doit couvrir la largeur du bâtiment (30m) plus cette
distance D si le bâtiment est à côté de la voie, et potentiellement une
portée plus grande pour atteindre les coins éloignés. Sans un plan précis
montrant la position de la voie de grue par rapport au bâtiment, le calcul
exact de LF n'est pas possible à partir des données seules, mais
l'explication réside dans la nécessité pour la flèche d'atteindre la totalité
de la zone à desservir, en tenant compte des dimensions du bâtiment et
des distances de sécurité.
Question 4 : Déterminer la longueur de la voie de la grue La source
explique que la longueur de la voie de grue est obtenue graphiquement en
traçant deux arcs de cercle, centrés sur les points O1 et O2 (les points les
plus éloignés du projet de construction), avec un rayon R égal à la
longueur de la flèche (LF), et en mesurant la distance A1-A2. Cette
distance A1-A2 représente la longueur de la voie nécessaire pour que la
grue puisse desservir toute la zone de travail avec la flèche de 35m.
Comme pour LF, cela nécessite un plan et une représentation graphique
pour mesurer A1-A2. L'explication est donc la méthode graphique décrite.
Exercice 2 : Calcul du Crédit Horaire
Cet exercice est directement extrait de la source.
Données fournies par la source :
Tâche : coffrer un mur de 20 m².
Temps unitaire (TU) : 0,24 heure par mètre carré.
Question :
Calculer le crédit horaire.
Explication de la réponse possible :
La source définit le crédit d'heures (CH) pour une partie d'ouvrage comme
la quantité réalisée multipliée par le temps unitaire (TU). La formule est :
C.H = Quantité x T.U.
La quantité de travail est de 20 m².
Le temps unitaire (TU) est de 0,24 heure/m².
En appliquant la formule : CH = 20 m² * 0,24 heures/m² = 4,80
heures. Cette solution est confirmée par la source.
Exercice 3 : Calcul du Crédit Horaire et de l'Effectif
Cet exercice est également extrait de la source, bien que les données
spécifiques pour la tâche ne soient pas incluses dans l'extrait fourni après
l'énoncé.
Données fournies par la source pour l'énoncé :
Tâche : réaliser une partie de plancher d'un bâtiment.
Durée : 6 jours ouvrables.
Raison : 7,00 h/jour.
("A partir des données ci-dessous, calculer :", mais les données
spécifiques (Quantité, TU) sont manquantes dans l'extrait pour cette
tâche de plancher).
Questions :
1. Calculer le crédit d'heure.
2. Calculer l'effectif nécessaire.
Explication des réponses possibles :
Question 1 : Calculer le crédit d'heure Comme vu dans l'Exercice 2, le
crédit d'heures (CH) est calculé avec la formule : C.H = Quantité x T.U.
Pour résoudre cette question, il faudrait connaître la quantité de travail
(par exemple, la surface du plancher en m²) et le temps unitaire (TU)
correspondant à la réalisation de ce plancher (par exemple, en heures/m²).
Sans ces "données ci-dessous" mentionnées dans la source, il n'est pas
possible de calculer une valeur numérique précise pour le CH. Cependant,
l'explication de la réponse passe par l'application de cette formule une fois
que la quantité et le TU sont connus.
Question 2 : Calculer l'effectif nécessaire L'effectif est le nombre
d'ouvriers nécessaires pour une tâche. Si l'on connaît le total d'heures de
travail requises (le Crédit Horaire, CH, calculé à la question 1) et le total
d'heures qu'un seul ouvrier peut fournir pendant la durée prévue (Durée *
Heures par jour), on peut déterminer le nombre d'ouvriers (Effectif) en
divisant le CH par les heures totales fournies par un ouvrier.
Durée prévue : 6 jours.
Heures par jour : 7,00 h/jour.
Total d'heures fournies par 1 ouvrier sur la durée : 6 jours * 7,00
h/jour = 42 heures par ouvrier.
La formule pour l'Effectif est donc : Effectif = C.H / (Durée x
Heures par jour). Pour obtenir une valeur numérique, il faudrait le
CH de la question 1. Par exemple, si le CH était de 75 heures
(comme illustré hypothétiquement dans mon raisonnement),
l'Effectif nécessaire serait de 75 heures / 42 heures/ouvrier ≈ 1,78
ouvriers. Comme on ne peut pas avoir une fraction d'ouvrier, il
faudrait généralement prévoir 2 ouvriers.
Exercice 4 : Élaboration d'un diagramme PERT et détermination du
chemin critique
La source présente la méthode PERT comme une méthode de planification
par réseau pour résoudre des problèmes complexes de délai et de coût.
Elle est basée sur la théorie des graphes et permet de représenter le
déroulement logique des tâches. Elle inclut des éléments comme les
activités (flèches continues), les événements (cercles), et les activités
fictives (flèches discontinues).
Données fournies par la source : Deux tableaux listant des tâches avec
leur tâche antérieure et leur durée en jours.
Questions :
1. Établir le diagramme de PERT.
2. Déterminer le chemin critique.
Explication des réponses possibles :
Question 1 : Établir le diagramme de PERT
Le diagramme PERT représente les activités et leur enchaînement
logique.
Événements : Ils sont représentés par des cercles et marquent le
début ou la fin d'une ou plusieurs activités. Un événement n'a ni
durée ni coût. L'événement de départ n'a pas d'activité précédente,
l'événement final n'a pas d'activité suivante.
Activités : Elles sont représentées par des flèches continues allant
de l'événement de début à l'événement de fin. Chaque activité
consomme du temps et des ressources. L'activité ne peut
commencer que lorsque toutes ses tâches antérieures (représentées
par les flèches menant à l'événement de début de l'activité) sont
terminées.
Activités fictives : Elles sont représentées par des flèches
discontinues. Elles n'ont ni durée ni coût et servent uniquement à
montrer une interdépendance logique entre des activités. Elles sont
utilisées, par exemple, si une activité ne peut commencer que
lorsque plusieurs autres sont terminées, et que ces dernières ne se
terminent pas au même événement, ou pour éviter d'avoir plusieurs
activités commençant et finissant aux mêmes événements.
Pour élaborer le diagramme (en prenant le premier tableau de données
comme exemple) :
1. Identifiez les tâches sans tâche antérieure (ici, la Tache A). Créez un
événement de départ (par exemple, Evénement 1). Dessinez une
flèche pour l'activité A partant de l'Evénement 1 et indiquant sa
durée (2 jours). Cette flèche mène à un nouvel événement (par
exemple, Evénement 2), qui marque la fin de l'activité A.
2. Identifiez les tâches dont la tâche antérieure est A (ici, Tache B).
Dessinez une flèche pour l'activité B partant de l'Evénement 2 et
indiquant sa durée (4 jours). Cette flèche mène à un nouvel
événement (Evénement 3), qui marque la fin de l'activité B.
3. Identifiez les tâches dont la tâche antérieure est B (ici, Taches C et
D). Dessinez une flèche pour l'activité C partant de l'Evénement 3
(durée 3 jours) menant à l'Evénement 4. Dessinez une flèche pour
l'activité D partant de l'Evénement 3 (durée 4 jours) menant à
l'Evénement 5.
4. Continuez ce processus pour toutes les tâches, en créant de
nouveaux événements à la fin de chaque activité. Faites converger
les flèches des activités qui sont des tâches antérieures pour une
même activité suivante vers l'événement de départ de cette activité
suivante (par exemple, l'activité I nécessite que G et H soient
terminées. Donc, les flèches représentant G et H doivent "arriver" à
un événement unique d'où partira la flèche représentant I). Des
activités fictives peuvent être nécessaires pour représenter
correctement ces dépendances multiples si les activités antérieures
ne convergent pas naturellement.
5. Le diagramme se termine par un événement final, vers lequel
convergent toutes les dernières activités (ici, l'activité I).
Question 2 : Déterminer le chemin critique Le chemin critique est
défini dans la source comme le chemin le plus court où il faut éviter tout
retard. Cependant, dans la méthodologie PERT/chemin critique standard
(et comme impliqué par la notion de marge nulle dans la source), le
chemin critique est en fait le chemin le plus long (en termes de durée
cumulée) du début à la fin du projet. Tout retard sur une activité située sur
ce chemin entraîne un retard équivalent sur la fin du projet. Les activités
sur le chemin critique n'ont aucune "réserve" ou "marge" de temps.
Pour déterminer le chemin critique :
1. Listez tous les chemins possibles allant de l'événement de départ à
l'événement final.
2. Calculez la durée totale de chaque chemin en additionnant les
durées des activités qui le composent (les activités fictives ont une
durée de 0).
3. Le chemin avec la durée totale la plus longue est le chemin critique.
Sa durée est la durée minimale totale du projet.
En utilisant le premier tableau :
Chemin 1 : A -> B -> C -> E -> F -> G -> I
Durée : 2 + 4 + 3 + 4 + 5 + 6 + 5 = 29 jours.
Chemin 2 : A -> B -> D -> H -> I
Durée : 2 + 4 + 4 + 2 + 5 = 17 jours.
Le chemin le plus long est le Chemin 1 (A-B-C-E-F-G-I) avec une durée de
29 jours. C'est le chemin critique. La durée minimale du projet est de 29
jours.
La source présente un deuxième tableau de données pour un autre
exercice PERT, qui peut être résolu en appliquant la même méthodologie.
Ces exemples d'exercices couvrent des aspects pratiques de la
planification et de la gestion technique d'un chantier, en utilisant les
définitions et les formules fournies dans les sources.
Questions à Choix Multiples (QCM)
1. Selon les sources, quelle est l'une des qualités mises à l'épreuve sur
un chantier pour atteindre les buts recherchés (rapidité, qualité,
économie) ?
o a) L'ancienneté de l'entreprise.
o b) La taille du chantier.
o c) Toutes les qualités des hommes qui y participent et
l'ensemble de matériels envisagés.
o d) La complexité du projet uniquement.
Réponse : c) Explication : Un chantier est une opération complexe qui met
à l'épreuve toutes les qualités des hommes qui y participent et l'ensemble
de matériels envisagés afin d'atteindre les buts recherchés de rapidité,
qualité et économie.
2. Les travaux de bâtiment concernent le confort de l'homme. Quel
type d'équipements immobiliers nécessaires à la vie sociale sont
mentionnés dans les sources ?
o a) Ponts et tunnels.
o b) Barrages.
o c) Routes.
o d) Logements, écoles, hôpitaux.
Réponse : d) Explication : Les travaux de bâtiment créent des
équipements immobiliers nécessaires à la vie sociale, tels que les
logements, les écoles et les hôpitaux.
3. Quel type de travaux a pour but l'intérêt général et est effectué soit
par une personne publique ou pour son compte, soit par tout
organisme remplissant une mission de service public ?
o a) Travaux de bâtiment.
o b) Travaux privés.
o c) Travaux publics.
o d) Travaux d'aménagement.
Réponse : c) Explication : Les travaux publics ont pour but l'intérêt général
et sont effectués soit par une personne publique ou pour son compte, soit
par tout organisme remplissant une mission de service public.
4. Quelle est l'une des dimensions dans lesquelles la réalisation d'un
chantier peut être conceptualisée ?
o a) La dimension légale.
o b) La dimension humaine.
o c) La dimension technique.
o d) La dimension esthétique.
Réponse : c) Explication : Quelle que soit la nature spécifique d'un
chantier, sa réalisation peut être conceptualisée dans un univers à trois
dimensions : la dimension technique, la dimension temps et la dimension
coût.
5. Qui sont les participants habituels à la vie quotidienne du chantier,
selon les sources ?
o a) Les fournisseurs de matériaux et les banques.
o b) Les autorités locales et les riverains.
o c) Le maître d’ouvrage, l’architecte/maître de l’œuvre, le
bureau d’études techniques, le bureau de contrôle,
l’entreprise.
o d) Les assureurs et les experts juridiques.
Réponse : c) Explication : Les participants habituels à la vie quotidienne du
chantier sont le maître d’ouvrage ou son représentant, l’architecte/Maître
de l’œuvre ou son représentant, le bureau d’études techniques ou son
représentant, le bureau de contrôle, et l’entreprise.
6. Quel est l'un des rôles principaux de l'installation du chantier (Plan
d'Installation de Chantier - P.I.C.) ?
o a) Déterminer les tarifs des matériaux.
o b) Organiser le déroulement du chantier.
o c) Recruter le personnel.
o d) Établir les contrats avec les sous-traitants.
Réponse : b) Explication : Le rôle de l'installation du chantier est
d'organiser le déroulement du chantier, ordonner le chantier et positionner
les éléments. Le Plan d'Installation de Chantier (P.I.C.) est généralement
établi pour définir les matériels "fixes" et les cantonnements.
7. Selon les sources, quel document est généralement établi à partir
d’un plan de masse et définit les matériels « fixes » et les
cantonnements nécessaires ?
o a) Le planning des travaux.
o b) Le Plan d'Hygiène et Sécurité (PHS).
o c) Le Plan d’Installation de Chantier (P.I.C.).
o d) Le compte prorata.
Réponse : c) Explication : Un plan d’installation de chantier (P.I.C) est
généralement établi à partir d’un plan de masse et définit les matériels «
fixes » nécessaires à la réalisation des ouvrages et les cantonnements
pour accueillir le personnel du chantier.
8. Le Plan d'Installation de Chantier (P.I.C.) sert aussi à obtenir des
autorisations. Lesquelles sont mentionnées ?
o a) Les autorisations de fermeture de rue.
o b) Les autorisations d’installations de grues.
o c) Les autorisations de travail de nuit.
o d) Les autorisations de survol par drone.
Réponse : b) Explication : Le Plan d'Installation de Chantier (P.I.C.) sert
aussi à obtenir les autorisations d’installations de grues et les
autorisations d’installer le chantier suivant les règles d’hygiène et de
sécurité.
9. Quel est l'un des objectifs du plan d’installation de chantier ?
o a) Déterminer le prix de vente de l'ouvrage.
o b) Prévoir le matériel nécessaire à l’exécution du chantier et
vérifier le respect du planning.
o c) Choisir les sous-traitants.
o d) Négocier les salaires du personnel.
Réponse : b) Explication : Le plan d’installation de chantier a pour objectif
de prévoir le matériel nécessaire à l’exécution du chantier et vérifier que
les prévisions permettent d’exécuter des travaux en respectant le planning
prévu.
10. Quels éléments doivent figurer sur le Plan d'Installation de
Chantier (P.I.C.) concernant les postes et circulations ?
o a) Emplacement des zones de pique-nique et des aires de
jeux.
o b) Emplacement du poste de fabrication du béton,
emplacement de la grue, tracé des voies d’accès et
circulations intérieures.
o c) Emplacement des habitations voisines et des commerces.
o d) Emplacement des parkings publics.
Réponse : b) Explication : Le P.I.C. doit indiquer l'emplacement du poste de
fabrication du béton, l'emplacement de la grue avec son aire de balayage,
les tracés des voies d’accès, entrées et sorties des véhicules, et les tracés
intérieurs permettant aux engins de circuler.
11. Selon les sources, quel est l'un des risques multiples
d'interférences liés aux cheminements et circulations à l'intérieur du
chantier ?
o a) Les conflits de voisinage.
o b) La préparation des postes de travail, aires de préfabrication,
de stockage.
o c) Les conditions météorologiques imprévues.
o d) Les grèves du personnel.
Réponse : b) Explication : Les cheminements et circulations à l'intérieur du
chantier sont sujets à de multiples risques d'interférences, notamment
avec la préparation des postes de travail, les aires de préfabrication et de
stockage, et les déplacements du personnel et des intervenants.
12. Pour un chantier moyen (15 à 60 ouvriers), quel type de
matériel de bétonnage est généralement mentionné dans les
sources ?
o a) Une bétonnière dont la contenance n’excède pas 250 l.
o b) Une bétonnière dont la capacité ne dépasse pas 500 l.
o c) Une installation de bétonnage dont la capacité peut varier
de 500 à 3000 l.
o d) Pas de matériel de bétonnage spécifique.
Réponse : b) Explication : Pour les chantiers moyens (15 à 60 ouvriers), les
sources mentionnent une bétonnière dont la capacité ne dépasse pas 500
l.
13. Pour un grand chantier (de 60 à 200 ouvriers), quel type de
matériel de levage est généralement mentionné ?
o a) Une petite grue, une monte charge.
o b) Une grue à tour.
o c) Plusieurs grues.
o d) Uniquement des chariots élévateurs.
Réponse : c) Explication : Pour les grands chantiers (de 60 à 200 ouvriers),
les sources indiquent la présence de plusieurs grues.
14. Selon les sources, dans les pièces écrites, qui indique le
nombre de bureaux à installer sur un chantier ?
o a) L'entreprise.
o b) Le bureau de contrôle.
o c) La maîtrise d’œuvre.
o d) Le maître d'ouvrage.
Réponse : c) Explication : Le nombre de bureaux à installer est indiqué par
la maîtrise d’œuvre dans les pièces écrites.
15. Où doit se situer le magasin sur le chantier, selon les
recommandations du P.I.C. ?
o a) Loin des bureaux.
o b) Près de la clôture du chantier.
o c) Près du bureau du chef chantier.
o d) À l'opposé de l'entrée principale.
Réponse : c) Explication : Le magasin doit se situer près du bureau du chef
chantier.
16. Quelles couleurs normalisées sont utilisées sur le plan pour
représenter les réseaux d'eau, de gaz et d'électricité ?
o a) Rouge pour l'eau, Vert pour le gaz, Bleu pour l'électricité.
o b) Bleu pour l'eau, Jaune pour le gaz, Rouge pour l'électricité.
o c) Vert pour l'eau, Bleu pour le gaz, Jaune pour l'électricité.
o d) Blanc pour l'eau, Rouge pour le gaz, Vert pour l'électricité.
Réponse : b) Explication : Sur le plan, les réseaux sont représentés par des
lignes en couleur normaliser : Bleu pour l'Eau, Jaune pour le Gaz, Rouge
pour l'Électricité.
17. Qu'est-ce que le panneau de chantier doit mentionner
concernant l'autorisation d'urbanisme ?
o a) Uniquement la date de début des travaux.
o b) Le numéro et la date de délivrance du permis.
o c) Le nom de l'urbaniste.
o d) Le coût du permis.
Réponse : b) Explication : Le panneau de chantier doit mentionner le
numéro et la date de délivrance du permis de construire, de démolir ou
d'aménager (l'autorisation d’urbanisme).
18. Outre le numéro et la date du permis, quels autres
informations essentielles doivent figurer sur le panneau de
chantier ?
o a) Le planning détaillé des tâches.
o b) Les coordonnées bancaires de l'entreprise.
o c) L'adresse du chantier, la nature du projet, la superficie du
terrain, le nom des intervenants, la hauteur de la construction
(si nouvelle construction).
o d) La liste complète des matériaux utilisés.
Réponse : c) Explication : Le panneau de chantier doit inclure l'adresse
précise du terrain, la nature succincte des travaux, la superficie totale du
terrain, le nom des intervenants, et la hauteur de la construction si de
nouvelles constructions sont prévues.
19. Quel type de moyens de levage est un appareil travaillant en
porte à faux par l’intermédiaire d’une flèche ?
o a) Un chariot élévateur.
o b) Un lift.
o c) Une bande transporteuse.
o d) Une grue.
Réponse : d) Explication : Une grue est définie comme un appareil de
levage travaillant en porte à faux par l’intermédiaire d’une membrure
appelée flèche.
20. Comment définit-on principalement une grue, selon les sources
?
o a) Par son modèle et sa couleur.
o b) Par sa capacité de levage et sa hauteur de levage/portée.
o c) Uniquement par sa vitesse de déplacement.
o d) Par le nombre d'opérateurs nécessaires.
Réponse : b) Explication : On définit une grue principalement par sa
capacité de levage (charge en tonnes) et sa hauteur de levage définissant
l’espace accessible et sa portée. Il est précisé qu'il faut au minimum parler
de la charge maximale à portée minimale et de la charge minimale à
portée maximale.
21. Quelles sont les trois grandes familles de grues de chantier
mentionnées ?
o a) Grues hydrauliques, grues mécaniques, grues électriques.
o b) Grues de petite taille, grues de moyenne taille, grues de
grande taille.
o c) Grues à tour, grues mobiles, grues spéciales.
o d) Grues sur rail, grues sur pneus, grues sur chenilles.
Réponse : c) Explication : Il existe trois grandes familles de grues de
chantier : les grues à tour, les grues mobiles et les grues spéciales. (Les
options d et a/b sont des caractéristiques, pas des familles principales).
22. Quelle est la caractéristique principale d'une grue à flèche
distributrice ?
o a) La flèche est articulée dans un plan vertical pour faire varier
le rayon de travail.
o b) La flèche est maintenue horizontale, la hauteur maximale
sous crochet reste constante.
o c) Elle n'a pas de flèche, juste un crochet.
o d) Elle ne peut lever que des matériaux légers.
Réponse : b) Explication : Dans une grue à flèche distributrice, la flèche
est maintenue horizontale, la hauteur maximale sous crochet reste ainsi
constante quelle que soit la portée.
23. Quelle est la caractéristique principale d'une grue à flèche
relevable ?
o a) La flèche est maintenue horizontale.
o b) La flèche est articulée dans un plan vertical pour faire varier
le rayon de travail et la hauteur.
o c) Elle se déplace de manière autonome.
o d) Elle travaille uniquement à poste fixe sans se déplacées.
Réponse : b) Explication : Dans une grue à flèche relevable, la flèche est
articulée dans un plan vertical pour faire varier le rayon de travail (portée)
et la hauteur de mise sous.
24. Quel type de grue mobile est susceptible de déplacements
autonomes d’un point à un autre sans asservissement de trajet ?
o a) Les grues à tour.
o b) Les grues spéciales.
o c) Les grues mobiles.
o d) Les grues à flèche distributrice.
Réponse : c) Explication : Les grues mobiles sont définies comme des
grues à flèche orientable, susceptible de déplacements autonomes d’un
point à un autre sans asservissement de trajet.
25. Quelles sont les étapes d'emplacement d'un poste de levage
mentionnées ?
o a) Choisir la couleur de la grue, négocier le prix, installer la
cabine.
o b) Tracer l’axe de la voie, déterminer la longueur minimale de
la flèche, calculer la hauteur sous crochet, déterminer les
charges maximales, déterminer la longueur de la voie.
o c) Vérifier les compétences de l'opérateur, commander le
carburant, installer la clôture.
o d) Obtenir le permis de construire, réaliser les fondations,
installer les réseaux.
Réponse : b) Explication : Les étapes pour l'emplacement d'un poste de
levage incluent tracer l’axe de la voie de la grue, déterminer la longueur
minimale de la flèche, calculer la hauteur minimale sous crochet (HSC),
déterminer les valeurs maximales des charges à lever, et déterminer la
longueur de la voie de grue.
26. Comment calcule-t-on la hauteur minimale sous crochet (HSC)
selon la relation donnée dans les sources ?
o a) HSC = h0 * h1 * h2.
o b) HSC = h0 - h1 - h2.
o c) HSC = h0 + h1 + h2.
o d) HSC = (h0 + h1) / h2.
Réponse : c) Explication : La hauteur minimale sous crochet (HSC) est
calculée par rapport au-dessus des rails de la grue avec la relation : HSC =
h0 + h1 + h2.
27. Dans la formule de la HSC (HSC = h0 + h1 + h2), que
représente h1 ?
o a) La hauteur de la grue elle-même.
o b) La hauteur du bâtiment le plus haut.
o c) La hauteur de sécurité entre charges à lever et le point le
plus haut du bâtiment, fixée à 2 mètres.
o d) La hauteur des charges à lever.
Réponse : c) Explication : Dans la relation HSC = h0 + h1 + h2, h1
représente la hauteur de sécurité entre charges à lever et le point le plus
haut du bâtiment, fixée à 2 mètres.
28. Dans la formule de la HSC, que représente h2 ?
o a) La hauteur du bâtiment le plus bas.
o b) La hauteur de la voie de grue.
o c) La hauteur de sécurité sous la charge.
o d) Hauteur des charges à lever y compris matériels de
manutention.
Réponse : d) Explication : Dans la relation HSC = h0 + h1 + h2, h2
représente la hauteur des charges à lever y compris matériels de
manutention.
29. Dans l'exercice de l'étude de cas sur la grue, quelle est la
hauteur des banches mentionnée ?
o a) 1,85 m.
o b) 2,7 m.
o c) 2,8 m.
o d) 2,5 m.
Réponse : c) Explication : L'exercice donne les banches avec une hauteur
de 2,8m.
30. Dans l'exercice de l'étude de cas sur la grue, quel est le poids
d'une prédalle ?
o a) 900 kg.
o b) 200 kg.
o c) 2250 kg.
o d) 1850 kg.
Réponse : c) Explication : L'exercice donne une prédalle de 2250 kg.
31. Dans l'exercice de l'étude de cas sur la grue, quel est le poids
à vide d'une benne à 900 l ?
o a) 900 kg.
o b) 200 kg.
o c) 2250 kg.
o d) 2,4 t.
Réponse : b) Explication : L'exercice donne une benne à 900 l de poids à
vide 200kg.
32. Pour lever une benne à béton, quel matériel de manutention
est mentionné dans l'exercice et quelle est sa hauteur ?
o a) Un palonnier de 2,5 m.
o b) Des élingues de 2,6 m.
o c) Une benne de 2,7 m.
o d) Une élingue de 2,7 m.
Réponse : b) Explication : L'exercice mentionne une Elingue pour benne à
béton hauteur 2,6 m.
33. Quelle est la masse volumique du béton frais donnée dans
l'exercice ?
o a) 900 l/m3.
o b) 200 kg/m3.
o c) 2250 kg/m3.
o d) 2,4 t/m3.
Réponse : d) Explication : L'exercice donne la Masse volumique du béton
frais à 2,4 t/m3. (Note : 2.4 t/m3 = 2400 kg/m3).
34. Pour calculer la hauteur sous crochet (HSC) du bâtiment qui
est à 15m (Question 1 de l'exercice), quelle est la valeur de h0 à
utiliser ?
o a) 2 m (hauteur de sécurité).
o b) 15 m (hauteur du bâtiment).
o c) 2,8 m (hauteur des banches).
o d) La hauteur la plus grande de tous les éléments à lever.
Réponse : b) Explication : h0 est la hauteur plus grande des bâtiments à
construire ou déjà construits. Dans la Question 1 de l'exercice, la hauteur
du bâtiment est donnée à 15m. Donc h0 = 15m.
35. Pour calculer la hauteur sous crochet (HSC) dans la Question 1
de l'exercice, quelle est la valeur de h1 à utiliser ?
o a) 0,60 m (distance de sécurité grue/bâtiment).
o b) 2 m (hauteur de sécurité entre charges et bâtiment).
o c) 2,6 m (hauteur élingue).
o d) 2,5 m (hauteur palonnier).
Réponse : b) Explication : h1 est la hauteur de sécurité entre charges à
lever et le point le plus haut du bâtiment, fixée à 2 mètres.
36. Pour calculer la hauteur sous crochet (HSC) dans la Question 1
de l'exercice, quelle est la valeur de h2 à utiliser ? (Rappel HSC = h0
+ h1 + h2, h0=15m, h1=2m)
o a) La hauteur de la benne seule (2,7m).
o b) La hauteur des banches seules (2,8m).
o c) La hauteur la plus grande parmi les charges à lever avec
leurs matériels de manutention associés.
o d) La hauteur du palonnier seul (2,5m).
Réponse : c) Explication : h2 est la hauteur des charges à lever y compris
matériels de manutention. On doit considérer chaque type de levage et
prendre la hauteur totale la plus élevée :
o Benne + Elingue : 2,7m (benne) + 2,6m (elingue) = 5,3 m.
o Prédalle + Palonnier : hauteur prédalle (non donnée mais
souvent faible) + 2,5m (palonnier). On peut supposer la
prédalle est fine ou que sa hauteur n'est pas un facteur
limitant seul. L'élément limitant pour les prédalles/banches
sera le palonnier.
o Banches + Palonnier : 2,8m (banches) + 2,5m (palonnier) =
5,3 m. Dans ce cas, la hauteur maximale de l'ensemble charge
+ matériel de manutention est de 5,3 m (pour la benne ou les
banches). Donc h2 = 5,3 m.
37. Quelle est la réponse au calcul de la hauteur sous crochet
(HSC) pour la Question 1 de l'exercice, sachant que la hauteur du
bâtiment est à 15m ? (Utiliser les valeurs déterminées h0=15m,
h1=2m, h2=5,3m)
o a) 15 m.
o b) 17 m.
o c) 20,3 m.
o d) 22,3 m.
Réponse : d) Explication : HSC = h0 + h1 + h2 = 15m + 2m + 5,3m =
22,3 m.
38. Pour déterminer la valeur maximale à lever (Question 2 de
l'exercice), quels sont les différents éléments ou ensembles à
considérer ?
o a) Uniquement le poids de la benne vide.
o b) La benne remplie de béton, la prédalle, les banches.
o c) La grue elle-même.
o d) Le palonnier et l'élingue seulement.
Réponse : b) Explication : On doit déterminer la valeur maximale des
charges à lever. Dans l'exercice, les charges mentionnées sont la benne
(vide et pleine), les prédalles et les banches. Il faut calculer le poids de la
benne pleine et comparer avec les poids de la prédalle et des banches
pour trouver la charge la plus lourde à lever.
39. Quel est le poids de la benne de 900 l lorsqu'elle est remplie
de béton frais, en utilisant les données de l'exercice ? (Poids à vide
benne = 200kg, Volume = 900l, Masse volumique béton = 2,4 t/m3)
o a) 200 kg.
o b) 900 kg.
o c) 2160 kg.
o d) 2360 kg.
Réponse : d) Explication : Poids du béton = Volume * Masse volumique. Le
volume de 900 l est 0,9 m3. La masse volumique est de 2,4 t/m3, soit
2400 kg/m3. Poids du béton = 0,9 m3 * 2400 kg/m3 = 2160 kg. Poids total
de la benne pleine = Poids à vide + Poids du béton = 200 kg + 2160 kg =
2360 kg.
40. Quelle est la valeur maximale à lever (Question 2 de l'exercice)
parmi les éléments mentionnés dans les données ? (Poids benne
pleine = 2360 kg, Prédalle = 2250 kg, Banches = 1850 kg)
o a) 1850 kg.
o b) 2250 kg.
o c) 2360 kg.
o d) 900 kg.
Réponse : c) Explication : On compare les poids des différentes charges :
Benne pleine = 2360 kg, Prédalle = 2250 kg, Banches = 1850 kg. La
valeur maximale à lever est la plus grande, soit 2360 kg.
41. Comment détermine-t-on la longueur minimale de la flèche
(Question 3 de l'exercice) selon les étapes d'emplacement du poste
de levage ?
o a) En la mesurant sur le chantier.
o b) En la calculant à partir de la capacité de levage.
o c) En repérant l’angle du bâtiment le plus éloigné de l’axe de
la voie et en traçant une perpendiculaire à cet axe.
o d) Elle est toujours égale à la hauteur sous crochet.
Réponse : c) Explication : La longueur minimale de la flèche en mètre est
déterminée après avoir repéré l’angle du bâtiment le plus éloigné de l’axe
de la voie, on trace une perpendiculaire à cet axe.
42. L'étude de cas montre un plan avec un bâtiment A de
dimensions 60m x 30m. Si l'axe de la voie de grue est dessiné le
plus souvent parallèle aux bâtiments, à quelle distance minimale (D)
cet axe doit-il être du bâtiment, sachant que l'embase de la grue est
de 4x4m ? (Règle D = L/2 + 0,6 m)
o a) 0,6 m.
o b) 2 m.
o c) 2,6 m.
o d) 4,6 m.
Réponse : c) Explication : La règle est D = L/2 + 0,6 m, où L est la
dimension de l'embase. L'embase de la grue est de 4m x 4m, donc L =
4m. D = 4m / 2 + 0,6 m = 2m + 0,6 m = 2,6 m.
43. Quels sont les deux modes de production des bétons
mentionnés dans les sources ?
o a) Bétons armés et bétons précontraints.
o b) Bétons fabriqués sur chantier (BFC) et bétons prêts à
l'emploi (BPE).
o c) Bétons secs et bétons humides.
o d) Bétons traditionnels et bétons modernes.
Réponse : b) Explication : Il existe deux modes de production des bétons :
les bétons fabriqués sur chantier (BFC) et les bétons prêts à l’emploi (BPE).
44. Parmi les facteurs pris en compte pour choisir entre BFC et
BPE, lequel est mentionné dans les sources ?
o a) Le nom de l'entreprise de maçonnerie.
o b) Le volume total de béton à produire.
o c) La couleur du béton.
o d) Le type de coffrage utilisé.
Réponse : b) Explication : Les facteurs à prendre en compte pour choisir
l'une des deux options (BFC ou BPE) sont : le volume total de béton à
produire, la durée du chantier, les productions, l'espace disponible sur
chantier, les disponibilités de l'entreprise en matériel, et les données liées
au transport du béton.
45. Quel type de matériel de fabrication des bétons sur chantier
(BFC) est adapté aux travaux de grande importance (grands
chantiers) ?
o a) Les bétonnières à axe horizontal ou incliné.
o b) Les malaxeurs à axe vertical ou horizontal.
o c) Les centrales à béton mobiles.
o d) Les bétonnières dont la contenance n’excède pas 250 l.
Réponse : c) Explication : Suivant l’importance des travaux, on rencontre 3
types de matériels de fabrication des bétons sur chantier : les bétonnières
à axe horizontal ou incliné, les malaxeurs à axe vertical ou horizontal, et
les centrales à béton mobiles. Les centrales à béton mobiles sont
généralement utilisées pour les grands volumes.
46. Une aire de ferraillage est constituée de plusieurs sous-postes.
Lequel est mentionné dans les sources ?
o a) Zone de lavage des outils.
o b) Banc de coupe.
o c) Aire de peinture.
o d) Atelier de mécanique.
Réponse : b) Explication : Une aire de ferraillage est constituée de 5 sous-
postes : Zone de stockage, Banc de coupe, Banc de façonnage, Banc
d’assemblage, et Zone de stockage des châssis d’armatures terminées.
47. Qu'est-ce que la préfabrication, selon la définition donnée dans
les sources ?
o a) La fabrication de matériaux directement sur le lieu de leur
utilisation.
o b) Une solution technique qui consiste à fabriquer à l’avance
des produits (éléments de construction).
o c) L'assemblage d'éléments importés de l'étranger.
o d) La réparation d'éléments endommagés.
Réponse : b) Explication : La préfabrication est une solution technique qui
consiste à fabriquer à l’avance des produits (éléments de construction)
généralement en grand nombre répétitif.
48. Quels sont des exemples de produits fabriqués par
préfabrication, mentionnés dans les sources ?
o a) Ciment, sable, graviers.
o b) Poutrelles, prédalles, panneaux.
o c) Grues, bétonnières, pelles hydrauliques.
o d) Vêtements de travail, casques, chaussures de sécurité.
Réponse : b) Explication : Des exemples de produits issus de la
préfabrication sont les poutrelles, prédalles et panneaux.
49. Quelle est la caractéristique principale de la préfabrication
lourde ?
o a) Elle utilise principalement du bois.
o b) Elle fait appel à des éléments d’un poids maximal de l’ordre
d’une tonne.
o c) Elle met en jeu des éléments de très grande portée dont le
poids peut atteindre une quinzaine de tonnes.
o d) Elle ne concerne que les fondations.
Réponse : b) Explication : La préfabrication lourde fait appel à des
éléments d’un poids maximal de l’ordre d’une tonne. (La préfabrication
légère concerne des éléments de grande portée dont le poids peut
atteindre une quinzaine de tonnes).
50. Pour le stockage du ciment conditionné en sacs, comment doit-
il être stocké ?
o a) Directement sur le sol en tas.
o b) Dans des silos verticaux.
o c) Sur des palettes sur sol sec.
o d) À l'extérieur, sans protection.
Réponse : c) Explication : Pour le ciment conditionné en sacs (utilisé avec
des bétonnières), il doit être stocké sur des palettes sur sol sec et protégé
de la pluie, des remontées d’humidité, des projections de boue et de tout
choc mécanique.
51. Dans quel cas les granulats peuvent-ils être stockés dans des
silos ?
o a) Lorsque la place sur chantier est réduite.
o b) Uniquement sur les grands chantiers.
o c) Pour éviter le mélange des différents types de granulats.
o d) Pour les protéger du vent.
Réponse : a) Explication : Les granulats peuvent être stockés dans des
silos, lorsque la place sur chantier est réduite.
52. Pour quelle raison principale les cantonnements doivent-ils, en
principe, être placés à l’entrée du chantier ?
o a) Pour faciliter la livraison des matériaux.
o b) Pour assurer l’accès des ouvriers aux vestiaires et l'accès
des visiteurs/participants aux réunions.
o c) Pour être loin des aires de stockage.
o d) Pour minimiser le bruit sur le chantier.
Réponse : b) Explication : Tous les cantonnements doivent être placés à
l’entrée du chantier pour assurer l’accès des ouvriers aux vestiaires et
l'accès des visiteurs et des participants aux réunions.
53. Comment la surface nécessaire pour un dépôt de matériaux
(S) peut-elle être déterminée selon la relation donnée ?
o a) S = P / (p * β).
o b) S = P * p * β.
o c) S = P * p / β.
o d) S = P * β / p.
Réponse : d) Explication : La relation pour déterminer la surface
nécessaire d’un dépôt est S = P * β / p, où P est la quantité totale à
déposer, p la quantité par m², et β le coefficient de majoration pour la
circulation et l'accès.
54. Quel est l'un des motifs généraux des accidents survenant sur
le chantier mentionnés dans les sources ?
o a) Le manque d'argent.
o b) Le désordre sur le chantier.
o c) L'excès de personnel.
o d) Des objectifs de production trop bas.
Réponse : b) Explication : En général, les accidents survenant sur le
chantier sont dus aux motifs suivants : Désordre sur le chantier, Mauvaise
ou inexistence de signalisation, Ignorance du personnel, Fatigue.
55. Quels types de risques sont liés aux chutes sur un chantier,
selon les sources ?
o a) Chutes de hauteur provenant d’un toit, d’un mur, d’une
échelle ou d’un échafaudage.
o b) Chutes d'objets seulement.
o c) Chutes de tension électrique.
o d) Chutes de température.
Réponse : a) Explication : Les risques liés aux chutes incluent des chutes
de hauteur pouvant provenir d’un toit, d’un mur, d’une échelle ou encore
d’un échafaudage.
56. Quel type de risque est mentionné en lien avec le non-respect
des distances de sécurité entre les lignes aériennes et enterrées ?
o a) Risques liés aux chutes.
o b) Risques liés à la circulation.
o c) Risques liés à l’électricité.
o d) Risques liés à la manutention.
Réponse : c) Explication : Le non-respect des distances de sécurité entre
les lignes aériennes et enterrées est un risque lié à l’électricité.
57. Quel type de risque est associé à l'utilisation de matériel de
levage inadapté (grue, monte-matériaux) ou à une manutention
manuelle très présente ?
o a) Risques liés aux chutes.
o b) Risques liés à la circulation.
o c) Risques liés à l’électricité.
o d) Risques liés à la manutention.
Réponse : d) Explication : Le matériel de levage inadapté et la
manutention manuelle sont des risques liés à la manutention.
58. L'exposition aux poussières de ciment, de peinture, ou aux
vapeurs toxiques peut entraîner quel type de problème de santé à
long terme ?
o a) Brûlures chimiques.
o b) Perte de l'audition.
o c) Intoxication et irritation des voies respiratoires,
potentiellement cancer.
o d) Problèmes de circulation sanguine.
Réponse : c) Explication : L'exposition aux produits chimiques, vapeurs
toxiques, poussières de bois, ciment, peinture, métal peut causer une
intoxication par les vapeurs de solvant (troubles digestifs), irritation des
voies respiratoires et, à plus long terme, cancer des voies respiratoires.
59. Que faut-il faire pour prévenir les accidents, selon les sources ?
o a) Augmenter le nombre d'ouvriers sur le chantier.
o b) Appliquer les règlements de sécurité et faire exécuter les
tâches par des personnes qualifiées.
o c) Réduire la durée du chantier au minimum.
o d) Utiliser uniquement du matériel neuf.
Réponse : b) Explication : Pour prévenir les accidents, on devra appliquer
les règlements de sécurité et faire exécuter les tâches strictement par les
personnes qualifiées et habilitées, utilisant le matériel adapté.
60. Quelle est l'une des préventions collectives mentionnée pour la
sécurité ?
o a) Le port du casque obligatoire.
o b) L'utilisation de passerelle(s) munies de garde-corps
latéraux.
o c) La formation individuelle sur les risques.
o d) La vérification quotidienne du matériel par chaque ouvrier.
Réponse : b) Explication : Les préventions collectives incluent la mise en
place de passerelle(s) munies de garde-corps latéraux et la mise en œuvre
des escaliers définitifs au fur et à mesure de la construction.
61. Qu'est-ce que "coordonner" signifie dans le cadre de la
conduite de chantier ?
o a) Exécuter les travaux soi-même.
o b) Lier, agencer des éléments séparés pour atteindre un
objectif déterminé.
o c) Uniquement contrôler la qualité des matériaux.
o d) Gérer la paie des ouvriers.
Réponse : b) Explication : Coordonner, c'est lier, agencer des éléments
séparés pour atteindre un objectif déterminé. Autrement dit : Prévoir,
organiser, commander, coordonner et contrôler.
62. Quelle est l'une des missions de l'organisme OPC
(Ordonnancement Pilotage et Coordination) durant toute la durée de
la mission ?
o a) Réaliser les travaux de gros œuvre.
o b) Assurer la diffusion des informations entre tous les
intervenants.
o c) Fournir tous les matériaux nécessaires au chantier.
o d) Vendre le bien immobilier une fois terminé.
Réponse : b) Explication : Durant toute la durée de la mission, l'organisme
OPC est responsable de la diffusion des informations entre tous les
intervenants (Maître d'œuvre, Bureaux de contrôle, Entreprises, etc.).
63. Que doit préciser le compte-rendu des réunions
d'ordonnancement, coordination et pilotage chaque semaine ?
o a) Les dépenses personnelles des ouvriers.
o b) L'état d'avancement des travaux pour chaque lot par
rapport au calendrier d'exécution, ainsi que les raisons et
responsables des retards.
o c) Les prévisions météorologiques détaillées.
o d) Les menus de la cantine.
Réponse : b) Explication : Les comptes-rendus des réunions
d'ordonnancement, coordination et pilotage devront préciser chaque
semaine l'état d'avancement des travaux, pour chaque lot, par rapport au
calendrier d'exécution, et indiquer les raisons et les responsables des
retards constatés.
64. Quel document spécifique est ouvert entre les entreprises
intervenant sur un chantier afin de répartir certaines dépenses
communes nécessaires à la bonne exécution des travaux ?
o a) Le planigramme général.
o b) Le cahier de chantier.
o c) Le compte prorata.
o d) Le décompte final.
Réponse : c) Explication : Le compte prorata est un compte spécifique
ouvert entre les entreprises intervenant sur un chantier afin de répartir
certaines dépenses communes nécessaires à la bonne exécution des
travaux.
65. Qu'est-ce que l'implantation d'un ouvrage, selon les sources ?
o a) Le choix du nom du bâtiment.
o b) La modification du relief d'un terrain.
o c) La matérialisation sur le terrain des axes et repères de
l'ouvrage à l'aide de « chaises ».
o d) La décoration intérieure.
Réponse : c) Explication : L’ouvrage est implanté à l’aide de lignes
directrices et repères, et la matérialisation de cette implantation se fait à
l’aide de « chaises » sur le terrain.
66. Les terrassements se rapportent à la modification du relief
d'un terrain et se font par l'exécution de :
o a) Fondations et murs.
o b) Déblais et remblais.
o c) Toitures et façades.
o d) Routes et ponts.
Réponse : b) Explication : Les terrassements se rapportent à la
modification du relief d’un terrain et se font par l’exécution de déblais et
de remblais. Le remblaiement consiste à rapporter des terres, le
déblaiement à enlever des terres.
67. Quel type d'ouvrage de soutènement est un procédé formé
d'éléments offrant une résistance verticale, économique et rapide à
mettre en œuvre, impliquant l'implantation de profilés métalliques
puis l'insertion de planches ou panneaux ?
o a) Parois Moulées.
o b) Rideaux de Palplanches.
o c) Parois Berlinoises.
o d) Murs de soutènement préfabriqués.
Réponse : c) Explication : La paroi berlinoise est décrite comme un
procédé de soutènement, provisoire ou définitif, formé d'éléments offrant
une résistance verticale, économique et rapide à mettre en œuvre. Le
mode opératoire implique l'implantation de profilés métalliques puis
l'insertion de planches, panneaux de béton préfabriqués ou plaques
d'acier.
68. Dans quel contexte technique spécifique la solution des parois
moulées est-elle souvent la seule possible, selon les sources ?
o a) Pour des ouvrages de faible hauteur en milieu rural.
o b) Lorsqu'on réalise un bâtiment enterré en partie sous la
nappe phréatique avec des bâtiments mitoyens.
o c) Pour la construction de murs intérieurs non porteurs.
o d) Pour des chantiers sans contraintes d'espace.
Réponse : b) Explication : Les parois moulées sont souvent la seule
solution technique possible lorsqu'on réalise un bâtiment de parkings, une
tranchée couverte, un bassin, etc., enterrés en partie sous la nappe
phréatique, avec des bâtiments mitoyens.
69. L'utilisation de la bentonite est mentionnée dans le mode
opératoire des parois moulées. Quel est l'un de ses rôles ?
o a) Accélérer la prise du béton.
o b) Stabiliser le forage.
o c) Lubrifier les profilés métalliques.
o d) Réduire le bruit de chantier.
Réponse : b) Explication : Dans le processus de construction des parois
moulées, la bentonite est utilisée pour stabiliser le forage.
70. Selon les recommandations techniques, quand le tirage des
câbles est-il à exécuter ?
o a) Après la pose du revêtement.
o b) Toujours avant la pose du revêtement.
o c) Pendant le coulage du béton.
o d) Pendant les travaux de terrassement.
Réponse : b) Explication : Le tirage des câbles est à exécuter toujours
avant la pose du revêtement.
71. Que doit faire chaque sous-traitant avant son intervention,
selon les recommandations techniques ?
o a) Choisir son matériel.
o b) Réceptionner le support de celui qui le précède.
o c) Établir son propre planning indépendamment.
o d) Commander ses matériaux.
Réponse : b) Explication : Chaque sous traitant doit réceptionner le
support de celui qui le précède avant son intervention.
72. Quelle est l'une des recommandations techniques concernant
le moment de démarrage du projet et le décapage du sol ?
o a) Démarrer en pleine période des pluies pour tester
l'étanchéité.
o b) Bien choisir le moment de démarrage et ne jamais faire le
décapage sur sol mouillé ou en période pluvieuse.
o c) Démarrer le projet sans tenir compte de la météo.
o d) Le décapage peut être fait par n'importe quel temps.
Réponse : b) Explication : Il est recommandé de bien choisir le moment de
démarrage du projet et que le décapage ne se fera jamais sur le sol
mouillé ou en période pluvieuse.
73. L'organisme OPC (Ordonnancement Pilotage et Coordination) a
diverses charges durant la phase de planification des travaux.
Laquelle est mentionnée ?
o a) La réalisation des études de conception.
o b) L'élaboration des planigrammes d'exécution détaillés.
o c) La négociation des contrats avec les ouvriers.
o d) Le contrôle des finances du Maître d'ouvrage.
Réponse : b) Explication : Durant la phase de planification des travaux,
OPC aura à sa charge l'élaboration des planigrammes d'exécution
détaillés, par bâtiment ou unité de chantier, à l'échelle de la semaine.
74. Quel document officiel atteste de la correction des défauts
détectés par le maître d’ouvrage ou la maîtrise d’œuvre lors de la
réception des travaux ?
o a) Le planigramme général.
o b) Le décompte final.
o c) Le procès-verbal de levée des réserves.
o d) Le plan d'installation de chantier.
Réponse : c) Explication : Le procès-verbal de levée des réserves est un
document officiel attestant de la correction des défauts détectés par le
maître d’ouvrage (MOA) ou la maîtrise d’œuvre (MOE) lors de la réception
des travaux.
75. Selon les sources, que doivent figurer sur les planigrammes
d'exécution détaillés pour chacune des tâches ?
o a) Le nom de l'entreprise concurrente.
o b) Les quantités à réaliser, les moyens mis en œuvre, les
cadences journalières, les contraintes techniques et de levage,
les marges.
o c) Les coordonnées de tous les ouvriers.
o d) Le coût exact de chaque matériau.
Réponse : b) Explication : Sur ces documents (planigrammes détaillés)
doivent figurer pour chacun des tâches : Les quantités à réaliser, Les
moyens mis en œuvre (matériel, effectifs, etc.), Les cadences journalières,
Les contraintes techniques et de levage, Les marges.
76. Quelle est l'une des missions de l'organisme OPC durant la
période de livraison du projet ?
o a) Réaliser les travaux de parachèvement.
o b) Centraliser les plans et documents des ouvrages exécutés
et les contrôler avant transmission au maître d'œuvre.
o c) Déterminer le prix final de l'ouvrage.
o d) Assurer la maintenance post-livraison.
Réponse : b) Explication : Durant la période de livraison du projet,
l'organisme OPC centralise les plans et documents des ouvrages exécutés
et les contrôles avant transmission au maître d'œuvre.
77. Quel diagramme est un outil indispensable en gestion de
projet permettant de représenter graphiquement l'ensemble des
tâches et de suivre sa progression ?
o a) Le diagramme de flux.
o b) Le diagramme de PERT.
o c) Le diagramme de Gantt.
o d) L'organigramme.
Réponse : c) Explication : Outil indispensable en gestion de projet, le
diagramme de Gantt permet de représenter graphiquement l'ensemble
des tâches d'un projet et de suivre sa progression. Le diagramme de PERT
est une autre méthode de planning par réseau.
78. Selon les sources, qu'est-ce qu'un chantier met à l'épreuve, en
plus des qualités des hommes qui y participent ?
o a) Les conditions climatiques.
o b) L'ensemble de matériels envisagés.
o c) La résistance des matériaux.
o d) La patience du maître d'ouvrage.
Réponse : b) Explication : Un chantier est toujours une opération
complexe, qui met à l’épreuve toutes les qualités des hommes qui y
participent et l’ensemble de matériels envisagés.
79. Dans les étapes pour créer des diagrammes de Gantt, quelle
est la première étape essentielle pour un lancement de projet
réussi ?
o a) Attribuer les ressources.
o b) Estimer l'impact des retards.
o c) Définir clairement le projet.
o d) Lister les tâches annexes.
Réponse : c) Explication : Pour créer un diagramme de Gantt efficace il
faut suivre les étapes suivantes : Il faut définir clairement le projet : pour
commencer, il faut définir le projet de façon précise. Il s'agit de la
première étape essentielle pour un lancement de projet réussi.
80. Selon les sources, quelle méthode de planning est une
application de la théorie générale des graphes et permet
notamment de déterminer les réserves (marges) du temps de la
construction ?
o a) Le diagramme de Gantt.
o b) Ms Project.
o c) La méthode PERT.
o d) Le tableau de suivi Excel.
Réponse : c) Explication : Les méthodes de planning par réseau ou
planning à chemin critique ont été élaboré pour résoudre des problèmes
complexes de délai et de coût. La plus connue entre les méthodes de
planning par réseau est la méthode PERT. La méthode PERT est une
application de la théorie générale des graphes... On peut déterminer les
réserves (marges) du temps de la construction.
il y a plusieurs exemples et exercices qui présentent des calculs ou des
situations typiques de chantier avec leurs solutions ou explications
associées. Ces sections correspondent bien à votre requête sur "les
réponses avec l'explication".
Voici quelques-unes de ces explications et exemples tirés des sources :
1. Le Déboursé Sec (DS)
Le déboursé sec représente le coût des matériaux et de la main d'œuvre
nécessaires pour réaliser un ouvrage.
Exemple 1 : Enduit Plâtre
o Pour réaliser 1 m² d'enduit plâtre, il faut 0,5 h (soit 30 min) de
main d'œuvre et 11 kg de plâtre.
o Le prix du plâtre est de 0,70 dh/kg.
o Les sources ne fournissent pas le prix de l'heure de main
d'œuvre dans l'exemple 1, mais elles donnent le calcul :
Déboursé = 0,5 * 25 dh/h + 11 * 0,70 dh/kg = 20,2 dh. On
peut en déduire que le prix de l'heure de main d'œuvre est de
25 dh/h dans cet exemple.
o Le calcul détaillé est : (0,5 h * 25 dh/h) + (11 kg * 0,70 dh/kg)
= 12,5 dh + 7,7 dh = 20,2 dh.
Exemple 2 : Mur en brique épaisseur 300 mm (20x50)
o Pour réaliser 1 m² de mur en brique, il faut 1,33 h (soit 1h et
20 min) de main d'œuvre.
o Il faut également 0,04 m³ de mortier et 10 briques.
o Le mortier coûte 120 dh/m³.
o Le prix unitaire de la brique est de 3 dhs, mais pour une
quantité entre 1 000 et 1 500 briques livrées sur chantier, le
fournisseur les propose à 2,5 dh l'unité.
o Le calcul du déboursé sec pour 1 m² de mur est : (1,33 h * Prix
horaire main d'œuvre) + (0,04 m³ * 120 dh/m³) + (10 briques *
Prix unitaire brique). Les sources donnent les coûts des
matériaux (mortier et briques) mais ne complètent pas le
calcul total, car le prix horaire de la main d'œuvre n'est pas
explicitement donné dans cet exemple spécifique. Elles
fournissent les éléments nécessaires au calcul.
2. Le Crédit d’Heures (CH)
Le crédit d’heures, ou temps de main d’œuvre, pour une partie d’ouvrage
est égal à la quantité réalisée multipliée par le temps unitaire (TU). Le TU
est le temps théorique mis par un ouvrier seul pour réaliser une unité
d'ouvrage élémentaire.
Formule générale : CH = Quantité x T.U.
Le crédit global d’heures est la somme de tous les CH correspondant
aux différentes parties d’ouvrage.
Le calcul des crédits horaires permet d’évaluer le nombre d’heures
de travail d’ouvriers qui devront être versées, ce qui est une donnée
importante pour l’étude de prix.
Exemple : Bétonnage de semelles
o Volume (V) = 100 m³.
o Temps Unitaire (T.U) = 1,20 h/m³.
o Crédit d’heure (CH) = 100 m³ * 1,20 h/m³ = 120 h.
3. Le Rendement (R)
Le rendement est la quantité d’ouvrage élémentaire exécutée par un
ouvrier en un temps donné. Le rendement est l’inverse du temps unitaire
correspondant.
Exemple : Rendement pour le coffrage de banches : 15 m²/h.
Remarque : En général, on utilise le temps unitaire pour la main
d’œuvre et le rendement pour le matériel. Par exemple, le
rendement d’une pelle est de 168 m³/h.
4. Exercice 02 : Calcul du crédit horaire
Problème : S’il faut 0,24 heure par mètre carré pour coffrer un mur
de 20 m², calculer le crédit horaire.
Solution :
o Quantité = 20 m².
o Temps Unitaire (TU) = 0,24 h/m².
o Crédit horaire = Quantité x TU.
o Crédit horaire = 20 m² * 0,24 h/m² = 4,80 heures.
5. Exercice 03 : Calcul du crédit d’heure et de l'effectif
Problème : On désire réaliser une partie de plancher d’un bâtiment
en 6 jours ouvrables à raison de 7.00 h/J. À partir de données (non
fournies dans cet extrait pour la quantité et le TU), calculer 1) Le
crédit d’heure et 2) L’effectif nécessaire.
Explication (basée sur les formules données
précédemment) :
1. Calcul du crédit d’heure (CH) : Pour calculer le crédit
d’heure, il faudrait connaître la quantité totale de plancher à
réaliser et le temps unitaire pour réaliser cette tâche (CH =
Quantité x TU). Ces données ne sont pas fournies dans l'extrait
pour cet exercice.
2. Calcul de l’effectif nécessaire : Une fois le crédit d’heure
(CH) calculé, l'effectif nécessaire peut être déterminé en
divisant le total d'heures requises (CH) par le total d'heures de
travail disponibles pendant la durée prévue. Le total d'heures
disponibles est calculé par : Nombre de jours * Heures par jour
* Nombre d'ouvriers (l'inconnu).
Temps total disponible = 6 jours * 7,00 h/jour = 42
heures par ouvrier.
Effectif = Crédit d’heure (CH) / Temps total disponible
par ouvrier.
Effectif = CH / 42 heures.
Il est aussi possible de relier directement l'effectif, la
durée et la quantité via le temps unitaire : Effectif *
Durée * Heures par jour = Quantité / TU, ou Effectif =
(Quantité / TU) / (Durée * Heures par jour). Puisque CH =
Quantité * TU, cela revient à Effectif = CH / (Durée *
Heures par jour). Les sources mentionnent "Effectif" et
"Durée" comme des éléments à considérer dans les
calculs.
6. Calcul des caractéristiques d’une grue (Exercice)
Un exercice est présenté pour déterminer les caractéristiques d'une grue,
en se basant sur divers éléments à lever (benne à béton, prédalle,
banches) et les dimensions du bâtiment. Les étapes et calculs demandés
sont :
1. Calculer la hauteur minimale sous crochet (HSC).
2. Déterminer la valeur maximale à lever.
3. Déterminer la longueur minimale de la flèche.
4. Déterminer la longueur de la voie de la grue si la longueur de la
flèche est égale à 35 m.
Explication des calculs requis :
o Hauteur Minimale Sous Crochet (HSC): La source donne la
formule HSC = h0 + h1 + h2.
h0 : hauteur la plus grande des bâtiments à construire
ou déjà construits (donnée : 15m).
h1 : hauteur de sécurité entre les charges à lever et le
point le plus haut du bâtiment, fixée à 2 mètres.
h2 : hauteur des charges à lever y compris les matériels
de manutention (élingues, palonniers...). Pour calculer
h2, il faut considérer la hauteur de chaque élément à
lever avec ses apparaux :
Benne à béton : H=2,7 m. Élingue pour benne :
hauteur 2,6 m. Hauteur totale pour la benne = 2,7
m + 2,6 m = 5,3 m.
Banches : hauteur 2,8 m. Palonnier : hauteur 2,5
m. Hauteur totale pour les banches = 2,8 m + 2,5
m = 5,3 m.
Prédalle : Palonnier : hauteur 2,5 m. La hauteur de
la prédalle elle-même n'est pas explicitement
donnée, mais comme elle est levée avec le
palonnier, la hauteur de l'ensemble sera au moins
celle du palonnier plus l'épaisseur de la prédalle.
En l'absence d'épaisseur spécifique pour la
prédalle, on considère les hauteurs maximales des
éléments + apparaux.
HSC = h0 + h1 + h2 = 15 m + 2 m + Max(5,3 m, 5,3 m)
= 15 m + 2 m + 5,3 m = 22,3 m.
o Valeur maximale à lever : Il faut calculer le poids total de
chaque élément à lever, y compris les apparaux de levage.
Benne à béton : Poids à vide 200 kg. Volume 900 l = 0,9
m³. Masse volumique du béton frais 2,4 t/m³ = 2400
kg/m³. Poids du béton = 0,9 m³ * 2400 kg/m³ = 2160 kg.
Poids total Benne + Béton = 200 kg + 2160 kg = 2360
kg = 2,36 t. Élingue : poids non spécifié, mais souvent
négligé dans ce type de calcul simple ou inclus dans la
garde.
Prédalle : 2250 kg = 2,25 t. Palonnier : 370 kg = 0,37 t.
Poids total Prédalle + Palonnier = 2250 kg + 370 kg =
2620 kg = 2,62 t.
Banches : 1850 kg = 1,85 t. Palonnier : 370 kg = 0,37 t.
Poids total Banches + Palonnier = 1850 kg + 370 kg =
2220 kg = 2,22 t.
La valeur maximale à lever est la plus grande de ces
charges : Max(2,36 t, 2,62 t, 2,22 t) = 2,62 t.
o Longueur minimale de la flèche (LF) : La source indique
que LF est déterminée après avoir repéré l’angle du bâtiment
le plus éloigné de l’axe de la voie de grue et tracé une
perpendiculaire à cet axe. La longueur minimale de la flèche
correspondra à la distance nécessaire pour atteindre ce point
le plus éloigné. L'exercice fournit un schéma du bâtiment de
60m x 30m. Sans le plan de terrassement et l'axe de la voie, il
est impossible de calculer cette distance précisément. La
source explique la méthode graphique mais ne fournit pas le
plan ou les mesures nécessaires pour réaliser le calcul dans
l'exercice.
o Longueur de la voie de grue : Si la longueur de la flèche est
de 35 m (donnée pour cette partie de l'exercice), la longueur
de la voie de grue est obtenue graphiquement en traçant deux
arcs de cercle de rayon égal à la longueur de la flèche (35m) à
partir des points les plus éloignés du projet de construction par
rapport à la voie, et en mesurant la distance entre les
intersections A1 et A2 sur le schéma. Encore une fois, sans le
schéma complet et l'emplacement précis du bâtiment par
rapport à l'axe de la voie, la longueur ne peut pas être
calculée à partir des seules informations fournies dans l'extrait
de l'exercice. La source décrit la méthode mais ne donne pas
la "réponse" numérique.
7. Types d’anomalies et Solutions à adopter
Les sources présentent des tableaux listant des types d'anomalies
potentielles rencontrées sur un chantier et les solutions correspondantes à
adopter. Ces explications sont cruciales pour le contrôle qualité et la
résolution de problèmes sur le terrain.
Fouilles :
o Anomalie : Décalage des dimensions en plan. Solution :
Exécuter les terrassements du côté en défaut jusqu’au fond de
fouille.
o Anomalie : Fond de fouilles en cotes positives. Solution :
Décaper manuellement l’épaisseur en surplus.
o Anomalie : Fond de fouilles en cotes négatives (>10cm).
Solution : De 0 à 10 cm : rattrapage avec du béton de
propreté. De 10 cm et plus : substitution avec un matériau
granulaire de classe D2-D3.
o Anomalie : Venue accidentelle d’eau dans les fouilles.
Solution : Si évacuation gravitaire impossible, procéder à
l'épuisement par pompage vers un puisard ou un point bas.
Coffrages :
o Anomalie : Peaux coffrantes non nettoyées. Solution :
Procéder au nettoyage à l’aide de brosse métallique et si
nécessaire à l’eau.
o Anomalie : Surface des peaux coffrantes non enduites de
produit démoulant. Solution : Application de produit
démoulant avant bétonnage.
o Anomalie : Défaut de verticalité et stabilité des banches.
Solution : Renforcer les zones de faiblesse détectées.
o Anomalie : Joints entre panneaux non étanches. Solution :
Remplissage par un mastic adhérent dans l’épaisseur du joint.
Temps (Conditions Météorologiques) :
o Anomalie : Temps pluvieux. Solution : Prévoir une nappe en
polyane pour protéger les surfaces bétonnées et soufflage à
l’air comprimé à l’avancement de l’eau en fond de coffrage.
o Anomalie : Temps orageux. Solution : Arrêt des travaux de
bétonnage.
Ces exemples et calculs illustrent concrètement certains aspects de
l'organisation et du suivi des chantiers, notamment l'évaluation des coûts
de main d'œuvre et matériaux, la planification des ressources humaines et
l'identification/résolution des problèmes techniques.