0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
68 vues2 pages

Serie 5

Le document contient une série d'exercices d'algèbre pour des étudiants de L3 en mathématiques à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Les exercices portent sur des concepts tels que les anneaux commutatifs, les éléments idempotents, les éléments nilpotents, et les idéaux dans les anneaux, ainsi que des propriétés des entiers de Gauss. Chaque exercice demande de démontrer des propriétés spécifiques ou de résoudre des problèmes liés à ces concepts algébriques.

Transféré par

Moussa Ndiaye
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
68 vues2 pages

Serie 5

Le document contient une série d'exercices d'algèbre pour des étudiants de L3 en mathématiques à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Les exercices portent sur des concepts tels que les anneaux commutatifs, les éléments idempotents, les éléments nilpotents, et les idéaux dans les anneaux, ainsi que des propriétés des entiers de Gauss. Chaque exercice demande de démontrer des propriétés spécifiques ou de résoudre des problèmes liés à ces concepts algébriques.

Transféré par

Moussa Ndiaye
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR (UCAD)

DEPARTEMENT DE MATHEMATIQUES ET INFORMATIQUE ( DMI)

Série 5 d’algèbre de L3 Maths ( 2020-2021 )

Exercice 1. Soit A un anneau commutatif mais pas nécessairement unitaire et B = A × Z. On munit B des lois
suivantes :(a, m)+(b, n) = (a+b, m+n) et (a, m)(b, n) = (mb+na+ab, mn). Montrer que B est un anneau commutatif
et unitaire.
Exercice 2. Soit (A, +, ×) un anneau unitaire non commutatif.
1) Soient a, b deux éléments de A tels que ab + ba = 1 et a2 b + ba2 = a. Montrer que

a2 b − ba2 = 0, 2aba = a ; ab − ba = 0 et 2ba = 1

2) On suppose qu’il existe dans A deux éléments c et d tels que cd = 1 et dc 6= 1. Montrer que c et d sont des
diviseurs de zéro dont on précisera le coté et un diviseur de zéro associé pour chacun d’eux

Exercice 3. Soit A un anneau commutatif et unitaire. Un élément e ∈ A est appelé idempotent si e2 = e. Soit e 6= 1
un idempotent.
1) Montrer que eA est un anneau unitaire.
2) Montrer que 1 − e est un idempotent.
3) Montrer que A est isomorphe à l’anneau produit eA × (1 − e)A.

Exercice 4.
Soit A un anneau tel que tout élément de A soit idempotent c’est à dire x2 = x, ∀x ∈ A.
1) Montrer que si x ∈ A alors 2x = 0 et que A est commutatif.
2) Montrer que ∀x, y ∈ A, xy(x + y) = 0.
3) Montrer que si A est intègre alors card(A) ≤ 2

Exercice 5. On suppose A un anneau fini.


1) Montrer qu’un élément non nul de A est soit inversible, soit un diviseur de zéro.
2) En déduire qu’un anneau commutatif et unitaire qui est fini est intègre si et seulement si , c’est un corps.

Exercice 6. Soit A un anneau. Un élément x ∈ A est dit nilpotent s’il existe m ∈ N∗ tel que xm = 0.
1) Montrer que N il(A) = {a ∈ A | ∃, m ∈ N∗ am = 0} est un idéal de A. N il(A) est le nil radical de A
2) Montrer que la somme d’un éléments nilpotent de A et d’un élément inversible est inversible dans A.
 
A
3) Déterminer N il
N il(A)
4) Soit n ≥ 2 un entier naturel. On suppose que n = ak b où a,b et k sont des entiers.
Montrer que ab est un éléments nilpotent de Z/nZ.
5) Soit a ∈ Z, montrer que a ∈ Z/nZ est nilpotent si et seulement si tout diviseur premier p de n est aussi un
diviseur de a.
6) Déterminer explicitement les éléments nilpotent de Z/72Z

Exercice 7. Soit d un entier qui n’est pas un carré dans Z. On définit


√ √
Q( d) = {a + b d | a, b ∈ Q}

1) Montrer que Q( d) est un sous corps de C.
√ √ √
2) Montrer que Z[ d] = {a + b d | a, b ∈ Z} est un sous anneau de Q( d).
3) On pose O = Z[ω] = {a + bω | a, b ∈ Z} où
√

 d si d ≡ 2 ou 3 modulo 4

ω= √
 1 + d si d ≡ 1 modulo 4


2
√ √
Montrer que O est un sous anneau de Q( d) appelé anneau des entiers du corps Q( d).
  
a b
4) Soit B = | a, b ∈ Z . Montrer que B est un sous anneau de M2 (Z).
db a

5) Montrer que l’application ϕ : Z[ d] → B définie par

 
a b
ϕ(a + b d) =
db a

est un isomorphisme d’anneaux.


6) Si d ≡ 1 mod 4, montrer que

a b
( ! )
D= (d − 1)b | a, b ∈ Z
a+b
4

est un sous anneau de M2 (Z) isomorphe à l’anneau O des entiers du corps Q( d).

Exercice 8. Soit A un anneau commutatif et unitaire, on note I = {x ∈ A|∃n ∈ N∗ , xn ∈ I}.

1) Monter que I est un idéal contenant I
p√ √
2) Pour tout idéal I de A, on a I = I.
√ √
3) Montrer que : I ⊂ J ⇒ I ⊂ J.
√ √ √
4) Montrer que I ∩ J = I ∩ J.

5) Un idéal propre I de A est dit radical ou semi-premier si I = I et l’anneau A non nul est dit réduit si 0 est
le seul élément nilpotent de A. Montrer que les conditions suivantes sont equivalentes :
(a) L’idéal I est radical.
(b) Si x ∈ A et x2 ∈ I alors x ∈ I.
(c) L’anneau quotient A/I est réduit.
6) Montrer qu’un idéal premier est radical.

7) Soit Z l’anneau des entiers relatifs et p un nombre premier. Déterminer l’idéal pZ

8) Soit α ∈ N∗ , montrer que pα Z = pZ .

9) Déterminer l’idéal mZ avec m ≥ 2 est un entier naturel.

Exercice 9. Soit Z[i] = {a + ib | (a, b) ∈ Z2 }. Si z = a + ib, on pose N (z) = a2 + b2 .


1) Montrer que Z[i] est un sous anneau de C appelé anneau des entiers de Gauss.
2) Montrer que N (z1 z2 ) = N (z1 )N (z2 ).
3) Déterminer les éléments inversibles de Z[i].
4) Montrer que si z ∈ Z[i] et si N (z) est un nombre premier alors z est irréductible.
5) Soit I un idéal non nul de Z[i], montrer qu’i existe z0 ∈ I \ {0} tel que N (z0 ) ≤ N (z) pour tout z ∈ I \ {0}.
z
6) Soit z ∈ I, on pose = a + ib avec (a, b) ∈ R2 . Montrer qu’il existe (u, v) ∈ Z2 tel que
z0
N ((a + ib) − (u + iv)) < 1.

7) Posons α = a − u et β = b − v. En utilisant la relation z − z0 (u + iv) ∈ I, montrer que

(α + iβ)z0 ∈ I et N ((α + iβ)z0 ) < N (z0 ).

En déduire que α = 0 et β = 0.
8) Montrer que I est l’idéal engendré par z0 .

Vous aimerez peut-être aussi