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2 Épartie

Le document traite de la gestion de l'eau dans les cultures, en se concentrant sur la capacité au champ, la réserve utile et les processus d'évapotranspiration. Il explique comment ces éléments influencent les besoins en eau des plantes et la planification de l'irrigation. De plus, il aborde les méthodes de calcul de l'évapotranspiration et l'importance du bilan hydrique pour évaluer les ressources en eau disponibles.

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Thèmes abordés

  • besoins en eau,
  • Thornthwaite,
  • ressources hydrauliques,
  • écoulement,
  • gestion des ressources,
  • point de flétrissement,
  • bilan hydrique,
  • humidité du sol,
  • fréquence d'irrigation,
  • sol
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2 Épartie

Le document traite de la gestion de l'eau dans les cultures, en se concentrant sur la capacité au champ, la réserve utile et les processus d'évapotranspiration. Il explique comment ces éléments influencent les besoins en eau des plantes et la planification de l'irrigation. De plus, il aborde les méthodes de calcul de l'évapotranspiration et l'importance du bilan hydrique pour évaluer les ressources en eau disponibles.

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La capacité au champ: quantité d’eau retenue dans les premiers niveaux du sol quand

la percolation naturelle vers la profondeur et vers l’aval stoppe. - La teneur en eau du sol peut
descendre au-dessous de la capacité au champ et même atteindre le point de flétrissement près
de la surface: un courant d'eau capillaire s'établit depuis la profondeur.
La réserve utile (RU): quantité d’eau que la plante peut théoriquement utiliser dans ses
conditions optimales. Cette quantité est toujours < à la capacité de la rétention et dépend des
plantes. La quantité d’eau qui reste dans le sol, mais qui ne peut pas être utilisée par les plantes
définit le point de flétrissement.

Chapitre III : Les besoins en eau des cultures

La notion d'évapotranspiration regroupe les deux processus précités, à savoir


l'évaporation directe de l'eau du sol et la transpiration par les plantes. Sur un sol présentant une
couverture végétale, même partielle, les échanges par transpiration sont quantitativement plus
importants que les échanges par évaporation directe.

III.1. Processus de transfert d’eau dans le végétal :


Absorption par les racines
Circulation sous forme liquide dans le système vasculaire des racines, du tronc, des
branches, des feuilles
Transpiration par les pores stomates des feuilles (= 90% de la transpiration totale)
- La transpiration est un produit direct de la photosynthèse, qui dépend du rayonnement
solaire.
- La transpiration régule aussi la T°C de la plante (en s’évaporant l’eau emporte une
partie de la chaleur de la plante)
- La transpiration est influencée par :
*Facteurs climatiques
*Nature, âge et développement du feuillage de la plante
*Humidité du sol
Si teneur en eau du sol < teneur min (« point de flétrissement ») alors les racines ne
parviennent plus à tirer l’eau du sol => la transpiration cesse, le feuillage flétrit, la plante meurt.

10
III.2. L’évapotranspiration (ET)
Ensemble des phénomènes et des flux d'évaporation physique et de transpiration
biologique, notamment de la végétation, qui interviennent dans le bilan d'eau d'un territoire,
d'un hydro système terrestre, comme facteur de flux sortant. Elle
est exprimée le plus généralement en hauteur moyenne évaporée sur la surface
considérée pendant une durée définie.
Quantité d'eau transférée du sol vers l'atmosphère par évaporation et transpiration des
plantes.
L’EVAPOTRANSPIRATION (ET) = EVAPORATION (Évaporation des surface d’eau
libre et l’eau contenue dans le sol et dans les plantes + TRANSPIRATION (Transpiration des
végétaux émanant de leur feuillage).
- Bien que l’ET soit la composante du cycle de l’eau la moins visible, à l’échelle du globe 2/3
des pluies continentales retournent à l’atmosphère par ET !
- L’ET affecte les réserves en eau en surface, dans les sols et dans la biomasse
- Quantité d’eau dispo pour écosystème et homme = Précipitations - ET
- Si ET trop forte, alors création d’un réservoir compromise

III.2.1. Notions d'évapotranspiration de référence, potentiel et réelle


L’évapotranspiration de références ET0: est définie comme le niveau de
l’évapotranspiration d’une surface importante d’un gazon de hauteur uniforme (entre 8 et 15
cm), en croissance active, recouvrant complètement le sol et alimenté en eau d’une façon non
conditionnelle.
L’évapotranspiration potentiel ETP : est l’évapotranspiration d’une culture (stade de
développement végétatif max) bien fournie en eau et ou le sol est à sa capacité de rétention ;
c’est la limite maximale de l’évapotranspiration.
L’évapotranspiration réelle ETR : est la valeur réelle de l’évapotranspiration, elle est
inférieur à L’évapotranspiration potentiel ETP puisque le sol n’est pas en permanence à sa
capacité de rétention.

11
Figure 3: Evaporation et évapotranspiration potentielle et réelle.

III.2.2. Les méthodes de détermination de l’ETP par les formules empiriques


a) Formule de Thornthwaite

ETP= 16 (10 t/T)α K

ETP : en mm
T : température moyenne (C°)
I : indice thermique annuel I= ∑112 i
i : indice thermique mensuel i= (t/s)1.5
A : simplification apporté par Serra a= (1,6/100)*I + 0,5
K : coefficient d’ajustement mensuel.

b) Formule de Turc
Si l’humidité relative de l’air est supérieure à 50 %, l’évapotranspiration potentielle est
donnée par :
ETP = 0.40 (Ig + 50)*T /(T +15) en (mm/mois).
Avec :
T : Température moyenne mensuelle en °c
Ig : Radiation globale du mois considéré en (cal / cm2 / j),

Selon TURC, le coefficient 0.40 est réduit à 0.37 pour le mois de février.

Si l’humidité relative de l’air est inférieure à 50 %, l’ETP est donnée par :


ETP = 0.40 (Ig + 50)*T /(T +15) * (1+(50-Hr /70))
Avec :
T : Température moyenne de la période considérée en °c.
Hr : L’humidité de l’air en %
Ig : Radiation globale en (cal / cm2 / jour)
Tel que :
Ig = IgA *(0.18 + 0.62 h/H)
Avec :
IgA : Radiation maximale théorique
H : Durée astronomique de jour en (heure / mois)
h : la durée d’insolation en (heure / mois)
12
Remarque : Pour le mois de février le coefficient 0.40 est réduit à 0.37.

Evapotranspiration (ET): somme de l’évaporation depuis le sol et à la surface des


végétaux + transpiration directe de vapeur d’eau par la végétation. L’ET varie en fonction de la
physiologie de la plante
P > ETP alors ETR = ETP
- mais si ETR < P alors il y a un surplus hydrologique qui va alimenter la RU et
l’écoulement
P < ETP alors ETR = P + RU
ETR = 0 quand P et RU = 0

III.3. Pourquoi déterminer les besoins en eau des cultures ?

Connaître la valeur des besoins en eau des cultures est à la base de :


- Conception des réseaux d'irrigation (calcul du débit de dimensionnement des
ouvrages),
- Gestion des réseaux d'irrigation : prévision à court terme (programmation des
apports d'eau),
- Planification de l'utilisation des ressources hydrauliques : volume d'eau nécessaire
pour l'irrigation, surfaces irrigables au vu des ressources, etc.

III.4. Le bilan hydrique


On peut schématiser le phénomène continu du cycle de l'eau en trois phases :
- Les précipitations,
- Le ruissellement de surface et l'écoulement souterrain,
- L’évapotranspiration.
Il est intéressant de noter que dans chacune des phases on retrouve respectivement un
transport d'eau, un emmagasinement temporaire et parfois un changement d'état. Il s'ensuit que
l'estimation des quantités d'eau passant par chacune des étapes du cycle hydrologique peut se
faire à l'aide d'une équation appelée "hydrologique" qui est le bilan des quantités d'eau entrant
et sortant d'un système défini dans l'espace et dans le temps. Le temporel introduit la notion de
l'année hydrologique.
En principe, cette période d'une année est choisie en fonction des conditions climatiques.
Ainsi en fonction de la situation météorologique des régions, l'année hydrologique peut débuter
à des dates différentes de celle du calendrier ordinaire.

13
Au niveau de l'espace, il est d'usage de travailler à l'échelle d'un bassin versant mais il
est possible de raisonner à un autre niveau (zone administrative, entité régionale, etc.).
L'équation du bilan hydrique se fonde sur l'équation de continuité et peut s'exprimer
comme suit, pour une période et un bassin donnés :
P + S = R + ETP + (S+ΔS)
Avec:
P : précipitations [mm],
S : ressources (accumulation) de la période précédente (eaux souterraines, humidité du
sol, neige, glace) [mm],
R : ruissellement de surface et écoulements souterrains [mm],
E : évapotranspiration [mm],
S + DS : ressources accumulées à la fin de la période [mm].
Le calcul du bilan hydrique estime l'écoulement et l'évapotranspiration sur un pas de
temps décadaire ou mensuelle en fonction du sol et de la météorologie.
Le sol a un impact important sur le bilan car il possède une capacité de stockage qui
peut s'épuiser ce qui conduit au flétrissement des végétaux et ainsi à une baisse de
l'évapotranspiration.
La porosité du sol (20 à 30% en général) peut être considérée comme une capacité de
stockage :
Lorsque le sol est rempli d’eau, la porosité est presque totalement occupée par l'eau, le
sol est dit saturé,

III.4.1. Déficit en eau


Déficit en eau est la comparaison entre les besoins mensuels des plantes avec la quantité
d’eau disponible par le sol au cours de la période de végétation
III.4.2. Déficit pluviométrique (climatique)
Déficit pluviométrique ou climatique est la différence entre l’ETP et le module
pluviométrique correspondant :
dp = ETP – P
- P correspond à la pluviométrie, exprimée en millimètres.
- ETP est l'évapotranspiration potentielle en millimètres,
Il est important de noté que les excédents de précipitation sont perdus par infiltration et
ruissellement et ne viennent pas de compenser les déficits des autres mois, et on résulte que le
déficit pluviométrique annuelle évaluée mois par mois

14
III.4.3. Déficit agricole
Il n’est pas nécessaire de fournir au sol chaque mois la totalité de déficit pluviométrique
si le sol peut mettre à la disposition de la plante une certain quantité d’eau prise par sa réserve
utilisable
da = ETP – P – Kc. RFU
da = dp – Kc . RFU
-RFU est la réserve facilement utilisable, c'est-à-dire la réserve d'eau dans le sol
disponible pour les plantes, exprimée en millimètres. Elle vaut 2/3 de la RU qui est égale au
taux d'humidité multiplié par la profondeur atteinte par les racines.
-Kc coefficient culturale [0,1]

III.4.4. Bilan eau-énergie


Le bilan hydrique est corrélé au bilan énergétique dans les régions arides et semi-arides.
Il est donc clair que ETR dans les régions humides est habituellement inférieur à P, c'est-à-dire
P>ETR> 0, c'est-à-dire ETR = ETP. Cependant, dans les régions semi-arides et arides ETP est
dépendant des ressources énergétiques et ETR est dépendant des ressources hydriques, c'est-à-
dire ETR<ETP
Puisque les ressources énergétiques sont plus importantes que les ressources en eau, plus
particulièrement dans ces régions, il est nécessaire d'étudier les ressources en eau avec celles
énergétiques, déterminant conjointement les paramètres hydroclimatiques des cultures
irrigables dans ces régions. Ainsi les changements d’état de l’eau (d’une phase à une autre)
dépendent des conditions énergétiques.
L’énergie requise pour le changement de la phase liquide à la phase gazeuse
(évaporation) est très importante et joue un rôle substantiel dans les échanges énergétiques du
système climatique.
Dans l’estimation des besoins en eau des cultures, ETM, l'étude du bilan hydrique qui
ne tient pas compte du bilan énergétique, conduira certainement à la salinisation des sols
irrigués, d'une part, ou à un faible rendement agricole, d’autre part. C’est pour cette raison, qu’il
se trouve très nécessaire de faire des mesures en continu des paramètres énergétiques à la fois
dans les stations hydroclimatiques ordinaires et dans les bassins expérimentaux des régions
semi-arides et arides. Ces enregistrements continus faciliteront la mise au point des formules
empiriques tenant compte à la fois des variables et des conditions énergétiques et
hydrologiques, c’est-à-dire trouver des relations hydroclimatiques.

15
III.4.5. L’état des Réserves en eau des sols
III.4.5.1. La réserve utile (RU)
La réserve utile (RU) est la quantité d'eau stockée dans le sol qui peut être absorbée par
les racines des plantes (entre la capacité de rétention et le point de flétrissement). En général,
cette réserve utile pour les plantes dépend essentiellement de la granulométrie des sols et varie
à l'inverse de la perméabilité: les sols argileux ont une réserve utile supérieure aux sols sableux,
mais ils sont moins perméables.
En l'absence de mesures précises, qu'il faut faire au laboratoire, on peut donner les ordres
de grandeur suivants de cette capacité utile:

Tableau 3 : La réserve utile des sols


Type de sol RU %
Sols sableux 6
Sols moyens (limoneux-sablo/argileux) 12
Argiles 16

III.4.5.2. La réserve facilement utilisable (RFU)


C’est la quantité d’eau disponible par unité de surface calculé sur la profondeur
maximale d’enracinement, et comprise entre deux limites ; d’un part le point de flétrissement
et d’autre part la capacité de rétention.
RFU = (1/2 ou 2/3) RU
RFU/RU = 2/3
RFU dépend essentiellement de :
1- La nature du sol et son profondeur.
2- La nature des cultures (profondeur des racines)
En pratique, on déconseille d'attendre que le sol soit revenu au point de flétrissement
avant de pratiquer une irrigation. On déclenche l'irrigation dès que la "réserve facilement
utilisable" (RFU) a été consommée.
Le rapport RFU/RU dépend de tout un ensemble de facteurs, en particulier la densité
des racines (et donc le volume de sol effectivement utilisé par les racines).
Pour faciliter les calculs, on considère souvent que ce rapport est fixe et que
RFU/RU= 2/3, mais en réalité, les sols argileux sont souvent compacts et moins bien explorés
par les racines que les sols sableux et on recommande les rapports suivants:

16
Tableau 4 : le rapport RFU/RU des sols
Type des sols RFU/ RU
Sols argileux 0,5
Sols limoneux: 0,65
Sols sableux 0,75

Il s'agit d'une estimation très approximative, car on a pu montrer que le rapport RFU/RU
dépend des cultures.
Dans un même sol les cultures résistantes à la sécheresse disposent d'une RFU plus
importante que les cultures sensibles. Il faut considérer que les cultures maraîchères disposent
d'une RFU réduite par rapport aux céréales; elles doivent donc recevoir des doses d'irrigation
plus petites mais plus fréquentes.
La dose réelle d’irrigation dr (volume d'eau) qu'il faut apporter à chaque irrigation
dépend de la profondeur explorée par les racines et de la nature du sol:
dr = RU X (RFU / RU) X Profondeur enracinement.

Exercice : déterminer la dose d’irrigation :


1) Pour une culture de radis sur un sol sableux, on peut estimer que les racines
n'explorent pas plus de 20 cm. Et les besoins en eau ETRM = 4,5 mm/j.
2) pour une culture de tomate arrivée à floraison en terre franche, racines atteignant 60
cm de profondeur ; l'ETRM est de 6,6 mm/j
Par exemple, pour une culture de radis sur un sol sableux, on peut estimer que les
racines n'explorent pas plus de 20 cm. La dose d'irrigation sera donc de :
6 % x 0,75 x 0,2 m = 0,009 m = 9 mm. Il faudra donc arroser tous les jours (si ETRM =
4,5 mm/j, ce qui est en général le cas).
Par contre, pour une culture de tomate arrivée à floraison en terre franche (racines
atteignant 60 cm de profondeur): Dose = 16 % x 0,5 x 0,6 m = 48 mm. Si l'ETP est de 6 mm/j,
il suffit d'arroser tous les 7 jours (compte tenu du coefficient cultural de 1,1, l'ETRM est de 6,6
mm/j).
III.6. La sécheresse
La sécheresse est l'état normal ou passager du sol et/ou d'un environnement,
correspondant à un manque d'eau, sur une période significativement longue pour qu'elle ait des
impacts sur la flore naturelle ou cultivée, la faune sauvage ou les animaux d'élevage. Sécheresse
ne doit pas être confondue avec aridité. Une région aride peut connaître des épisodes de
sécheresse.

17
L'aridité caractérise un climat ayant de faibles précipitations moyennes annuelles et par
un fort déficit de celles-ci par rapport à l'évapotranspiration potentielle, en opposition à un
climat humide. L'aridité présente de fortes implications hydrologiques, édaphiques et
géomorphologiques. Il s'agit d'un concept climatique à référence spatiale (zone aride), l'aridité
ne doit pas être confondue avec la sécheresse qui est un concept météorologique où l'absence
d'eau ou les déficits hydriques sont considérés comme une référence temporelle, conjoncturelle
(période où année(s) sèche(s)).

III.6.1. Types de sécheresse


Il existe trois types de sécheresse. Le premier type, la sécheresse météorologique,
survient lorsqu'il existe une période prolongée d'un taux de précipitations en dessous de la
moyenne.
Le deuxième est la sécheresse agricole, lorsqu'il n'existe pas assez d'humidité pour les
cultures. Cette condition peut avoir lieu même si les précipitations sont normales à cause des
conditions du sol et des techniques agricoles, ou de choix de plantes inadaptées (comme le maïs
ou le riz, très consommatrices d'eau).
Le troisième, la sécheresse hydrologique, survient lorsque le niveau des réserves d'eau
disponibles dans les nappes aquifères, lacs et réservoirs descend sous la moyenne. Ce seuil peut
être atteint avec des précipitations normales ou au-dessus de la moyenne lorsque l'eau est
détournée vers une autre région ou lorsqu'elle a été surexploitée, lorsqu'une consommation
élevée d'eau dépasse les capacités de la nappe ou des réservoirs à se renouveler, ou encore,
lorsque les conditions d'alimentation des nappes ne sont plus réunies.
III.6.2. Conséquences de la sécheresse
La sécheresse joue un rôle perturbateur ou a pour conséquences :
- le manque d'eau pour les cultures vivrières, la diminution du rendement des cultures
et des prairies ;
- l'amoindrissement de la qualité de l'eau : la dilution des polluants s'affaiblit et la
contamination des réserves hydriques augmente;
- la déshydratation des populations et l'apparition de maladies ;
- les troubles sociaux et les conflits pour les ressources naturelles (eau et nourriture) ;
- la formation ou l'augmentation des tempêtes de poussière avec l'accentuation de
l'érosion éolienne ou des dépôts de sédiments éoliens (en Chine en particulier) ;
- la modification, les perturbations voire la destruction des écosystèmes en particulier
des zones humides.

18
III.7. Principe de l’arrosage
Le but d’un arrosage est de compenser les pertes en eau d’un espace vert, pour que les
plantes n’aient pas à souffrir de sécheresse. Le raisonnement se fait par étape :
1ère étape : quelle quantité d’eau est nécessaire ?
2ème étape : combien d’eau au maximum peut stocker le sol ?
3ème étape : y a-t-il eu des pluies ?
4ème étape : compte tenu de la capacité de stockage du sol et des apports par les pluies,
quel est le stock disponible, et combien de jours laisser entre deux arrosages ?
5ème étape : régler la durée d’arrosage, en fonction du débit de l’installation.

III.7.1. Estimation des doses et fréquences d'irrigation au niveau des parcelles


Lorsque les besoins en eau des cultures tout au long de leur phase de croissance sont
connus, il reste à estimer les quantités d'eau d'irrigation à fournir au niveau de la parcelle. Pour
ce faire, il est nécessaire d'en connaître les données pédologiques.
Celles-ci permettront de déterminer la capacité de stockage de l'eau dans le sol et par là
même de déterminer la dose d'irrigation à appliquer selon une fréquence définie par l'agriculteur
de façon à couvrir les besoins en eau des cultures.
Les paramètres nécessaires sont les suivants:
- le type de sol ;
- la teneur en eau utile;
- la profondeur d'enracinement;
- la vitesse maximale d'infiltration de l'eau dans le sol;
III.7.2. Les éléments de base pour une étude d’irrigation
III.7.2.1. Évaluation des besoins des cultures ETM
C’est la quantité d’eau à donner pendant toute la période de végétation ou les besoins
en eau des cultures ou moment de déficit.
ETM = ETP. Kc
Kc : coefficient culturale dépend de la nature de culture, phase de végétation, les
conditions climatiques ; les valeurs de Kc dans la période de pointe s’écartent de l’unité donc
nous prendrons Kc = 1
Exemple : Une parcelle de 0,3 ha de tomates arrive à floraison au mois de janvier.
L'ETP mesurée représente 37 mm la première semaine, 45 mm la deuxième semaine, 54 mm la
troisième semaine et 42 mm la dernière semaine. Quel est alors le besoin en eau de la parcelle
de tomates pour le mois? Le coefficient cultural de la tomate est de 1,1

19
Solution : ETM= 195.8 mm

III.7.2.2. Le débit caractéristique


C’est le débit maximal parmi les débits mensuels de la période de végétation c'est-à-dire
le besoin max parmi les besoins mensuels exprimé en l/h/ha. La valeur de débit caractéristique
était majorée 25% pour tenir compte les pertes inévitables.
qf = (da . 1 ha) / Nbr du jour du mois
Qc=qf+0.25qf
III.7.2.3. La dose d’irrigation
La dose d’irrigation est la quantité d’eau nécessaire d’amené pour assurer le déficit de
l’humidité du sol pendant la période de végétation.
III.7.2.4. Les régimes d’arrosage
La dose d’irrigation est assurée par les doses d’arrosage pendant la période de végétation
dans un délai déterminé selon les besoins en eau des plantes.
III.7.2.4.1. La dose d’arrosage
C’est la quantité d’eau qui doit être déversé pendant un arrosage sur 1 ha pour la
saturation du sol, exprimé en m3/ha ou en mm ; elle dépend de :
- Nature de la culture
- La phase de développement
- Capacité de la couche végétale (sol)
- La quantité des sels dans le sol
- Les conditions climatiques et hydrogéologiques
- Les procédés et les techniques d’irrigation
III.7.2.4.2. La dose d’arrosage pratique dp
La dose d’arrosage pratique est la quantité d’eau qu’il faut donner au sol pour éviter
d’arriver au point de danger
dp= 1/3 . h . Hvr

h : profondeur (mm).

Hvr : point de rétention

III.7.2.4.3. La dose d’irrigation réelle dr


La dose d’irrigation réelle est la quantité d’eau dans le sol entre le point flétrissement et
la capacité de rétention
dr = (Hvt – Hvf) . h

20
h : profondeur (mm).
Hvr : point de rétention.
Hvf : point de flétrissement

III.7.2.4.4. Nombre d’arrosage


N = A / dr
A : besoin de pointe d’un mois. / dr : dose réelle

III.7.2.4.5. Espacement d’arrosage T


T = N/ Nbr de jour du moi

III.7.2.4.6. Module d’arrosage m


Ou débit pratique c’est le débit d’eau dont l’irrigation dispose pour le déverser sur le sol
de parcelle à irriguer. Il est choisi selon :
- la méthode d’arrosage.
- la topographie de la parcelle.
- la perméabilité du sol.
M : varie entre 20 et 120 l/s
[Le module d’arrosage rationnel m = (dr.s) / t]

III.7.2.4.7. Unité parcellaire d’arrosage S


Le dimensionnement de parcelle repose sur :
- la méthode d’arrosage.
- la perméabilité du sol qui est correspond à la vitesse de filtration
S= m/k = (module d’arrosage m3/s)/ vitesse de filtration (m/s)

III.7.2.4.8. Nombre d’unité parcellaire n


n = Sm/S Sm = m / Qc
S: la surface (ha)
m: le module d’arrosage (l/s)
Sm: la surface que le module peut arroser lorsqu’il coule de façon continue (l/s/ha)

III.6.2.4.9. La durée théorique d’arrosage t


La durée théorique d’arrosage est le temps d’infiltration de la hauteur dr

21
t= dr / k
K : perméabilité (m/s)
Exercice
Dans un périmètre de 100 ha de la plaine Metija quelle sera planté pomme de terre.
L’étude hydrologique est permise d’avoir le tableau suivant :
Mois ETP (mm) P (mm) RFU (mm) Kc
Septembre 111 20 30 0.40
Octobre 100 50 20 0.40
Novembre 90 150 25 0.50
Décembre 30 180 30 0.73
Janvier 30 200 20 0.98
Février 35 210 95 1.13
Mars 70 220 100 1.15
Avril 119 25 110 1.08
Mai 130 10 100 0.91

1) déterminer pour chaque moi le déficit et le besoin en eau chez la plante ?


2) Est ce qu’il est nécessaire de faire l’irrigation ou non ? Dans le cas « oui » calculer
Le débit caractéristique Qc ?
Solution :
1) Les déficits pluviométrique, agricole et le besoin en eau chez la plante :
Mois dp (mm da(mm) ETM (mm)
Septembre 91 79 44.4
Octobre 50 42 40
Novembre -60 -72.5 45
Décembre -150 -171.9 21.9
Janvier -170 -189.6 29.4
Février -175 -282.35 39.55
Mars -150 -265 80.5
Avril 94 -24.8 128.52
Mai 120 29 118.3

2) le débit caractéristique Qc : il est nécessaire de faire l’irrigation dans les mois


septembre, octobre et mai.
qf = (da . 1 ha) / Nbr du jour du mois
Qc=qf+0.25qf
Le déficit max da=79 mm
Qc= 1362.5 l/h

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