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2025 Dissertation S 1

Le document présente plusieurs sujets de dissertation abordant des thèmes variés tels que l'importance de la jeunesse pour une nation, la protection de l'environnement, la compétition sportive comme métaphore de la vie, la discrimination des femmes, la paix comme condition de prospérité, et les dangers de l'intelligence artificielle. Chaque sujet invite à une réflexion approfondie sur des enjeux sociétaux contemporains, soulignant l'interdépendance entre l'individu et son environnement, ainsi que les défis à relever pour garantir un avenir durable et équitable. Les réponses proposées mettent en lumière des arguments et des perspectives sur ces questions cruciales.

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2025 Dissertation S 1

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EXETAT 2025

EXAMEN DE DISSERTATION

Sujet 6 : Commentez cette


pensée d’un auteur anonyme : « La jeunesse est le pilier de
toute nation. »
Sujet 1 : Commentez cette affirmation de Joël IPARA
MOTEMA : « Protéger l’environnement, c’est protéger l’humanité et
permettre qu’elle survive. »
L'affirmation de Joël Ipara Motema établit un lien direct et vital entre la
sauvegarde de l'environnement et la pérennité de l'espèce humaine. Cette perspective
souligne une interdépendance fondamentale, où le sort de l'humanité est indissociable de
celui de la biosphère. Il s'agit de commenter la justesse de cette assertion en examinant les
fondements de cette relation et les implications d'une dégradation environnementale.
L'humanité puise dans l'environnement les ressources essentielles à son
existence : l'air qu'elle respire, l'eau qu'elle boit, la nourriture qu'elle cultive ou prélève, et
les matériaux nécessaires à ses activités. La dégradation des écosystèmes – pollution de l'air
et de l'eau, appauvrissement des sols, déforestation, perte de biodiversité – compromet
directement ces sources vitales. Lorsque l'environnement est malade, c'est la santé physique
et la sécurité alimentaire des populations qui sont menacées. Les phénomènes climatiques
extrêmes, exacerbés par le dérèglement environnemental, entraînent des catastrophes
naturelles qui mettent en péril des vies humaines et des communautés entières.
Au-delà de la survie physique immédiate, la protection de l'environnement
est également cruciale pour le bien-être et le développement harmonieux des sociétés
humaines. Un environnement sain contribue à la stabilité sociale et économique. Les
conflits liés à l'accès raréfié aux ressources naturelles, les migrations forcées dues à la
désertification ou à la montée des eaux, sont autant de conséquences d'une gestion
environnementale défaillante qui affectent profondément la condition humaine.
Permettre à l'humanité de survivre, c'est donc aussi lui assurer un cadre de vie viable et
pacifié, ce qui passe inéluctablement par le respect des équilibres écologiques.
En définitive, l'idée que protéger l'environnement revient à protéger
l'humanité et à assurer sa survie est une vérité incontournable. L'homme n'est pas un être
hors-sol ; il fait partie intégrante d'un système écologique complexe. Ignorer cette
interdépendance et continuer à surexploiter ou à polluer l'environnement revient à
compromettre les fondations mêmes de notre existence. La prise de conscience de cette
réalité est le premier pas vers une action collective responsable, visant à garantir un avenir
où l'humanité et la nature peuvent coexister durablement.
Sujet 2 : Développez cette pensée de Claude LELOUCH : « La
compétition sportive est une parabole qui illustre parfaitement la grande
course de la vie. »
La pensée de Claude Lelouch présente la compétition sportive comme une
métaphore éclairante de l'existence humaine, suggérant que les dynamiques, les défis et les
émotions du sport reflètent en miniature les enjeux plus vastes de la vie. Développer cette
idée revient à identifier les parallèles significatifs entre l'arène sportive et le parcours
existentiel, en montrant comment le sport peut symboliser les luttes, les aspirations et les
leçons de la condition humaine.
Dans la compétition sportive, comme dans la vie, l'individu est confronté à
des objectifs à atteindre, des obstacles à surmonter et des adversaires à affronter – que ces
adversaires soient d'autres personnes, les circonstances ou ses propres limites. La
préparation rigoureuse, la discipline, la persévérance face à l'échec et la gestion de la
pression sont des qualités indispensables pour réussir dans le sport, tout comme elles le
sont pour naviguer dans les complexités de la vie professionnelle, personnelle ou sociale.
L'effort, le sacrifice et la nécessité de se dépasser sont des thèmes récurrents dans les deux
domaines.
La compétition sportive est également le théâtre d'une gamme intense
d'émotions qui trouvent leur écho dans la vie : la joie de la victoire, l'amertume de la
défaite, l'espoir, la peur, la camaraderie et parfois la solitude. Elle enseigne la gestion de
ces émotions, la capacité à rebondir après un revers et l'humilité dans le succès. De plus,
le respect des règles, l'esprit d'équipe, le fair-play sont des valeurs prônées dans le sport
qui ont une résonance éthique importante pour la vie en société. La recherche de
l'excellence, le désir de laisser une trace, ou simplement la volonté de participer et de
donner le meilleur de soi-même sont des moteurs communs.
En somme, la "grande course de la vie" trouve dans la compétition sportive
une illustration condensée et symbolique de ses principaux aspects. Les efforts pour
atteindre un but, les victoires et les défaites, la nécessité de la résilience et l'importance des
valeurs humaines sont magnifiés sur le terrain de sport, offrant ainsi une parabole riche
d'enseignements sur notre propre parcours. Lelouch nous invite à voir dans le drame
sportif un miroir de nos propres luttes et triomphes.
Sujet 3 : Discutez cette affirmation d’un auteur anonyme : « Les femmes
ont de la place dans les institutions et dans la société, mais elles sont
discriminées. »
Cette affirmation anonyme soulève un paradoxe contemporain : la présence
visible des femmes dans diverses sphères de la société et au sein des institutions coexiste
avec la persistance de discriminations à leur égard. Discuter cette idée revient à reconnaître
les avancées en termes de représentation féminine tout en mettant en lumière les obstacles
et les inégalités qui subsistent et qui limitent leur pleine participation et leur
épanouissement.
Il est indéniable que les femmes ont conquis des places significatives dans de
nombreux domaines autrefois quasi exclusivement masculins : politique, économie,
sciences, arts, etc. Leur présence accrue dans les parlements, les conseils d'administration,
les universités et les postes à responsabilité témoigne d'une évolution positive vers plus
d'égalité formelle et d'une reconnaissance de leurs compétences. Ces avancées sont le fruit
de luttes longues et de changements législatifs et sociétaux importants. La visibilité des
femmes dans ces espaces est cruciale car elle offre des modèles et contribue à déconstruire
les stéréotypes de genre.
Cependant, cette présence ne signifie pas automatiquement l'absence de
discrimination. Les femmes continuent de se heurtent à de multiples formes d'inégalités,
parfois subtiles, parfois flagrantes. Le "plafond de verre" qui freine leur progression vers les
plus hauts postes, les écarts de salaires injustifiés pour un travail de valeur égale, le
harcèlement sexuel et sexiste, la répartition inégale des tâches domestiques et familiales
qui pèse davantage sur leurs carrières, ou encore les préjugés persistants quant à leurs
capacités dans certains domaines, sont autant de manifestations de ces discriminations.
Elles peuvent être institutionnelles, culturelles ou interpersonnelles, et elles ont pour effet
de marginaliser, de dévaloriser ou de limiter les opportunités des femmes malgré leur
présence.
Ainsi, l'affirmation met en évidence une réalité complexe où les progrès
côtoient les résistances. Avoir "de la place" est une condition nécessaire mais non suffisante
pour une véritable égalité. La lutte contre les discriminations exige non seulement de
garantir l'accès des femmes à tous les niveaux de la société et des institutions, mais aussi
de s'attaquer aux mécanismes systémiques et aux mentalités qui perpétuent les inégalités.
Il s'agit de passer d'une simple présence à une influence réelle et à une égalité de traitement
et d'opportunités effective.
Sujet 4 : Expliquez cette pensée de Marion HALLET : « Créer
des liens de paix est un gage puissant de prospérité. »
La pensée de Marion Hallet établit une corrélation directe entre
l'établissement de relations pacifiques et l'avènement de la prospérité, suggérant que la
paix n'est pas seulement une fin en soi, mais aussi un catalyseur essentiel du
développement économique et social. Expliquer cette pensée revient à analyser comment
la paix favorise les conditions nécessaires à l'épanouissement des individus et des sociétés.
En premier lieu, la paix crée un environnement de sécurité et de stabilité
indispensable au développement des activités économiques. En l'absence de conflits, les
ressources humaines et financières, autrement détournées vers l'effort de guerre ou la
gestion des crises, peuvent être investies dans des secteurs productifs : éducation, santé,
infrastructures, innovation. La confiance, qui est le socle des échanges commerciaux et des
investissements à long terme, prospère dans un climat de paix. Les individus et les
entreprises sont plus enclins à prendre des risques, à entreprendre et à planifier l'avenir
lorsque la menace de violence est écartée.
Ensuite, les liens de paix favorisent la coopération entre les peuples et les
nations. Cette coopération peut prendre la forme d'échanges commerciaux accrus, de
transferts de technologies, de collaborations scientifiques et culturelles, ou encore de
gestion commune des ressources transfrontalières. Ces interactions positives génèrent des
bénéfices mutuels, stimulent la croissance et permettent de relever ensemble des défis
communs (pauvreté, maladies, dérèglements climatiques) qui entravent la prospérité. La
paix ouvre la voie au dialogue et à la diplomatie, permettant de résoudre les différends
de manière constructive plutôt que par la confrontation coûteuse.
Enfin, la paix a un impact direct sur le bien-être humain, qui est une dimension
essentielle de la prospérité. Elle préserve des vies, évite les traumatismes physiques et
psychologiques liés aux conflits, et permet aux individus de jouir de leurs droits
fondamentaux. Une société en paix est une société où les citoyens peuvent se consacrer à
leur épanouissement personnel, à l'éducation de leurs enfants et à la construction d'un
avenir meilleur. La prospérité ne se mesure pas uniquement en termes économiques, mais
aussi en termes de qualité de vie, de cohésion sociale et de capital humain, autant d'aspects
que la paix nourrit.
En somme, Marion Hallet souligne avec justesse que la construction de liens
de paix est un investissement fondamental pour un avenir prospère. En éliminant les coûts
humains et économiques des conflits et en créant un climat propice à la confiance, à la
coopération et à l'épanouissement humain, la paix se révèle être la fondation sur laquelle
peut se bâtir une prospérité durable et partagée.
Sujet 5 : Démontrez cette déclaration d’Elon MUSK : « L’intelligence
artificielle est potentiellement plus dangereuse que les armes nucléaires. »
La déclaration d'Elon Musk, comparant le danger de l'intelligence artificielle
(IA) à celui des armes nucléaires, voire le jugeant supérieur, est une mise en garde
frappante qui mérite une analyse approfondie. Démontrer la pertinence de cette
inquiétude revient à explorer les scénarios de risques spécifiques à une IA avancée et les
raisons pour lesquelles sa menace pourrait surpasser celle, déjà considérable, de l'arsenal
nucléaire.
Un premier argument réside dans la nature même d'une intelligence artificielle
super-intelligente (ASI), une IA qui dépasserait largement les capacités cognitives humaines
dans tous les domaines. Contrairement aux armes nucléaires, qui sont des outils contrôlés
par des humains (même si des erreurs ou des escalades sont possibles), une ASI pourrait
potentiellement développer ses propres objectifs, qui ne seraient pas alignés sur ceux de
l'humanité. Si une telle entité, dotée d'une intelligence et de capacités de planification et
d'action immenses, percevait l'humanité comme un obstacle à ses propres buts, les
conséquences pourraient être catastrophiques à une échelle globale, allant jusqu'à
l'extinction. La difficulté, voire l'impossibilité, de contrôler ou de "débrancher" une ASI
devenue autonome constitue un risque existentiel majeur.
Ensuite, la prolifération et l'accessibilité de l'IA posent un défi différent de
celui du nucléaire. Si la technologie nucléaire est complexe et coûteuse, rendant sa
possession limitée à un certain nombre d'États, les algorithmes d'IA peuvent être plus
facilement diffusés, copiés et adaptés. Des IA puissantes pourraient tomber entre les mains
d'acteurs malveillants (États voyous, groupes terroristes, individus) qui les utiliseraient à
des fins destructrices : cyberattaques massives paralysant des infrastructures critiques,
développement d'armes autonomes létales (robots tueurs) échappant à tout contrôle
humain significatif, manipulation de l'information à grande échelle déstabilisant les
sociétés. La course aux armements en matière d'IA, sans les garde-fous et les traités qui ont
(partiellement) contenu la menace nucléaire, pourrait mener à une instabilité mondiale
accrue.
Elon Musk, par cette déclaration, appelle à une prise de conscience urgente
et à une régulation proactive du développement de l'IA. Si les armes nucléaires
représentent une menace de destruction massive bien réelle, le caractère potentiellement
autonome, auto-améliorant et universellement applicable d'une IA super-intelligente
introduit une nouvelle catégorie de risques existentiels qui pourraient, à terme, se révéler
encore plus complexes à maîtriser et plus fondamentaux dans leur impact sur l'avenir de
l'humanité.
Sujet 6 : Commentez cette pensée d’un auteur anonyme : « La jeunesse
est le pilier de toute nation. »
Cette pensée anonyme attribue à la jeunesse un rôle fondamental et
structurant dans la vie et l'avenir d'une nation, la comparant à un "pilier" qui soutient
l'ensemble de l'édifice. Commenter cette affirmation revient à analyser en quoi la jeunesse
représente une force vive et essentielle pour la continuité, le dynamisme et le progrès d'un
pays.
La jeunesse est d'abord le garant de la pérennité d'une nation. C'est elle qui
assure la relève générationnelle, qui portera les responsabilités futures et qui transmettra
le patrimoine culturel, les valeurs et les savoirs. Sans une jeunesse éduquée, en bonne santé
et intégrée, une nation voit son avenir compromis, son tissu social se fragiliser et sa capacité
à se renouveler diminuer. Investir dans la jeunesse, c'est donc investir dans la survie et la
vitalité à long terme du pays.
Ensuite, la jeunesse est souvent synonyme de dynamisme, d'innovation et de
capacité de changement. Moins contrainte par les habitudes et les conservatismes, elle est
porteuse d'idées nouvelles, d'aspirations différentes et d'une énergie créatrice qui peuvent
être des moteurs de progrès social, économique et technologique. Sa capacité à s'adapter
rapidement aux évolutions du monde, à adopter de nouvelles technologies et à remettre
en question les ordres établis peut insuffler une vitalité indispensable à toute nation
soucieuse de ne pas stagner. La jeunesse est souvent à l'avant-garde des mouvements qui
façonnent l'avenir.
De plus, la jeunesse constitue une part significative du capital humain d'une
nation. Sa formation, ses compétences et sa productivité sont des atouts majeurs pour la
compétitivité économique et le développement. Une jeunesse bien formée et employée
contribue à la richesse nationale, tandis qu'une jeunesse laissée pour compte (chômage,
manque d'éducation) peut devenir un fardeau et une source d'instabilité. Le "pilier" que
représente la jeunesse doit donc être solide, ce qui implique des politiques actives en
matière d'éducation, de santé, d'emploi et de participation citoyenne.
En conclusion, l'affirmation selon laquelle "la jeunesse est le pilier de toute
nation" est profondément juste. Elle incarne l'avenir, le dynamisme et le potentiel de
renouvellement. La force et la stabilité d'une nation dépendent en grande partie de la
manière dont elle prend soin de sa jeunesse, dont elle l'éduque, l'intègre et lui donne les
moyens de jouer pleinement son rôle. Négliger ce pilier, c'est mettre en péril l'ensemble
de la structure nationale.
Sujet 7 : Discutez cette affirmation de SAMBA B. : « Les dangers de la
mode se rencontrent dans ses excès et ses mirages. »
L'affirmation de Samba B. pointe du doigt les aspects problématiques de la
mode, non pas dans son essence même, mais dans ses dérives : les "excès" qu'elle peut
engendrer et les "mirages" ou illusions qu'elle peut entretenir. Discuter cette idée revient à
examiner comment la quête de la mode peut conduire à des comportements
déraisonnables et à une perception faussée de la réalité ou de la valeur personnelle.
Les "excès" de la mode peuvent se manifester de plusieurs manières. Il y a
d'abord l'excès consumériste : la surconsommation de vêtements et d'accessoires,
encouragée par le renouvellement incessant des tendances ("fast fashion"), qui entraîne un
gaspillage de ressources, une pollution environnementale et parfois une exploitation de la
main-d'œuvre dans les pays producteurs. Il y a aussi l'excès financier, où la pression pour
suivre la mode peut conduire à un endettement ou à des dépenses disproportionnées par
rapport à ses moyens. Enfin, on peut observer des excès dans la recherche de l'apparence,
avec des régimes dangereux, des recours excessifs à la chirurgie esthétique, ou l'adoption
de styles extrêmes qui peuvent nuire à la santé ou à l'image de soi.
Les "mirages" de la mode sont tout aussi préoccupants. La mode peut créer
l'illusion que le bonheur, la réussite sociale ou l'estime de soi dépendent de la conformité
à des canons esthétiques éphémères ou de la possession de certains biens. Elle peut
entretenir le mirage d'une jeunesse éternelle ou d'une perfection physique inatteignable,
générant ainsi des frustrations, des complexes et une insatisfaction chronique. Le mirage
peut aussi être celui de l'individualité : alors que la mode est souvent présentée comme un
moyen d'expression personnelle, elle peut paradoxalement conduire à une uniformisation
des apparences et à une perte d'authenticité si elle est suivie aveuglément. Elle peut faire
croire que l'identité se construit par l'extérieur, par le paraître, plutôt que par des qualités
intrinsèques.
Cependant, il est important de noter que la mode peut aussi être une source
de plaisir, de créativité et d'affirmation de soi lorsqu'elle est abordée avec discernement et
modération. Le danger ne réside pas dans la mode elle-même, mais, comme le souligne
Samba B., dans la manière dont on s'y rapporte. Éviter ses "excès" et déjouer ses "mirages"
implique de développer un esprit critique, de cultiver son propre style et de ne pas laisser
les diktats extérieurs définir sa valeur ou son bien-être.
En définitive, l'affirmation de Samba B. offre une mise en garde pertinente
contre les dérives potentielles du phénomène de la mode. Ses dangers se nichent
effectivement dans la démesure – qu'elle soit consumériste, financière ou esthétique – et
dans les illusions qu'elle peut véhiculer sur le bonheur et l'identité. Une approche équilibrée
et consciente est nécessaire pour profiter de ses aspects positifs sans tomber dans ses pièges.
Sujet 8 : Développez cette pensée de Jacques BAINVILLE : « Les
générations sont solidaires à travers le temps et à travers les sottises. »

La pensée de Jacques Bainville suggère une double solidarité entre les


générations : une solidarité constructive qui se manifeste à travers la transmission et la
continuité dans le temps, mais aussi une solidarité plus ironique et critique, celle qui se
révèle à travers la répétition des erreurs ou des "sottises" humaines. Développer cette idée
revient à explorer ces deux facettes de la liaison intergénérationnelle.
La solidarité "à travers le temps" est la plus évidente. Chaque génération hérite
des réalisations, des savoirs, des valeurs et des institutions des générations précédentes. Il
y a une transmission de patrimoine matériel et immatériel qui assure la continuité des
sociétés et permet le progrès. Les jeunes générations construisent sur les fondations laissées
par leurs aînés, bénéficiant de leurs succès et de leurs découvertes. Inversement, les
générations plus âgées ont souvent le souci de transmettre leur expérience et de préparer
un avenir meilleur pour leurs descendants. Cette interdépendance crée un lien de solidarité
implicite, une chaîne qui relie le passé, le présent et l'avenir.
Cependant, Bainville ajoute une dimension plus caustique avec la "solidarité
à travers les sottises". Cela suggère que les erreurs, les égarements, les illusions et les
passions malheureuses ont tendance à se répéter au fil des générations. L'histoire humaine
est jalonnée de conflits, de crises économiques, d'erreurs politiques ou de phénomènes
sociaux regrettables qui semblent resurgir sous des formes nouvelles, malgré les leçons que
l'on aurait pu tirer du passé. Cette "solidarité dans la sottise" peut s'expliquer par la
permanence de certaines faiblesses de la nature humaine (avidité, orgueil, peur,
conformisme) ou par l'oubli des expériences antérieures. En ce sens, les générations sont
solidaires non seulement dans leurs aspirations au progrès, mais aussi dans leur capacité à
commettre des erreurs similaires.
Cette double perspective invite à une vision nuancée des relations
intergénérationnelles. Elle reconnaît l'importance de l'héritage et de la transmission
positive, mais elle met aussi en garde contre une vision trop idéalisée du progrès linéaire.
La conscience de cette "solidarité à travers les sottises" peut inciter à plus d'humilité, à un
examen critique plus attentif du passé pour tenter de ne pas reproduire les mêmes erreurs,
et à une vigilance constante face aux travers humains. Elle souligne que chaque génération
a le devoir non seulement de construire, mais aussi d'apprendre des échecs de celles qui
l'ont précédée.
En somme, la pensée de Jacques Bainville dépeint une solidarité
intergénérationnelle complexe, faite à la fois de dettes et d'héritages positifs, mais aussi
d'une regrettable tendance à partager les mêmes travers. C'est un appel à la mémoire et à
la lucidité, reconnaissant que si le temps lie les générations dans une progression commune,
il les lie aussi par la récurrence de leurs imperfections.

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