Quand il y a un conflit positif de nationalité impliquant la nationalité du for et une nationalité
étrangère, on donne la préférence à la nationalité du for.
Le droit du commerce international est hybride : privé et public comme le DIPrivé. On peut y
trouver : la GAT, l’OMC, essentiellement des traités bilatéraux d’investissement, de la
fiscalité internationale, les clauses d’arbitrage
Les états ne peuvent pas faire échec à la reconnaissance de la sentence : la particularité de la
CIRDI
Déterminer la loi applicable. Laisse une grande place au droit informel. Incoterm :
international commerciale terme. La CCI offre des avantages commerciaux internationaux. La
théorie de la lex mercatoria (CI, droit des marchands) qui est un droit reconnu et exercé par
les pays. La plupart des conventions du commerce international ont été négocié par la
CNUDCI. Elle intervient soit sous forme de convention soit sous forme de soft law. Les
risques qui se dressent : les régimes de ratification ou de réserve, les problèmes
d’interprétation. Quand un texte de nature supranationale il faut une juridiction capable de
garantir son interprétation.
La convention de Vienne. Dans les années 70, le droit français avait proposé que les
conventions soient soumises à l’assemblée générale qui la rend impérative par le biais de
l’ONU en la déclarant comme droit commun du CI. Le droit français de l’arbitrage ne
ressemble en rien à la loi moderne CNUDCI. La règle : autonomie de la volonté, libre choix
du droit applicable en matière de contrats internationaux (ça peut causer un déséquilibre). Les
questions de forme sont traitées indépendamment et celles de fond en fonction du droit
applicable au contrat. Ce n’est pas parce que les contrats internationaux sont soumis au libre
choix du droit applicable qu’il n’y a pas d’exception (exception d’ordre public national,
exceptions tirés des lois de police.)
Le paradoxe de l’objet et de la source du droit international. La source est nationale en ce sens
que les sources ne sont pas communes aux Etats contrairement à l’objet qui est internationale.
Pour fixer le droit applicable, on doit emprunter une perspective enraciner (on raisonne en se
mettant dans un encrage déterminé. On fait comme si le juge était saisi.). Pour autant, le
problème du droit applicable soumet le sujet aux phases du droit civil internationale : la
compétence, la procédure (la loi nourricière du juge avec un tempérament, celui de l’entraide
judiciaire pour obtenir des preuves ou obtenir des réponses sur des questions
préjudicielles), mise à exécution forcé local, les problèmes de reconnaissance et d’exéquatur.
Pluralité des méthodes : méthodes de résolution des conflits de lois directes et indirectes.
La méthode indirecte est celle de la règle de conflit, de rattachement ou d’applicabilité dans
l’espace (quand on prend la loi, cette loi dit les situations internationales auxquelles elle
s’applique). Elles ne résolvent pas le litige de fond elle ne font qu’y participer. La méthode
directe, on applique une seule et même règle pour trancher le litige de fond : la loi de police et
la règle matérielle internationale (règle de conduite qui dit directement la solution, elle est
faite sur mesure pour les rapports transnationaux).
Les règles de conflits bilatérales déterminent la loi du for et sont polyvalentes. On la retrouve
beaucoup en droit des affaires.
Responsabilité du fait des produits, Responsabilité du droit de la concurrence, Responsabilité
du fait du travail.
Distinction entre les contrats égalitaires (on suppose que les deux parties au contrat sont
d’égale puissance).
C’est en fonction de la volonté des parties qu’on pourra déterminer si la loi applicable au
contrat est d’application formelle. Choisir le régime juridique de la clause de choix de loi et
fixer les exceptions au libre choix de la loi : l’exception d’ordre public international, les lois
de police (tempérament indispensable au principe), les transactions boursières sont régies par
le droit de la bourse. Qualification (va des faits au droit) et rattachement.
Arrêt Caraslanis. Conflits de catégorie : la qualification opérée par le juge pour le fond dans
un état n’est pas forcement la même que dans un autre état.
La désignation d’un droit étranger. Qui demande, qui est à l’origine de la question ? le juge, le
demandeur ou le défendeur. Qui prouve le contenu du droit étranger ? Si ça dérange les
parties, est-ce qu’ils ont un pouvoir d’aménagement du droit étranger ? Réponses possibles :
le juge ne fait rien si les parties ne demandent rien. Même si les parties ne disent rien, le juge
peut dire qu’il faut appliquer la règle de conflit et donc le droit étranger surtout lorsqu’il est
confronté à un droit indisponible comme le droit de la famille ou le droit du travail. Modes de
preuve : le droit étranger quand il est désigné par un droit étranger il devient un droit. Elle est
cependant traitée dans la procédure comme un fait. Par tous moyens par le plaideur qui s’en
prévaut et à la diligence du juge. Le juge peut fait état de la connaissance du droit étranger.
Problèmes : coût et fiabilité. Coopération administrative et judiciaire internationale. Pour la
dernière question, l’accord procédural : les parties demandent au juge de ne pas appliquer la
règle de droit étrangère, ça dépend des cas, oui toujours, non jamais. En droit français, lorsque
la loi est impérative, on n’admet pas l’accord procédural. Les parties ne peuvent conclure un
accord procédural liant le juge.
Les complications : le conflit de qualification, les conflits de système du DIP : les états
concernés par un même cas n’appliquent pas la règle de conflit de la même façon. Pour les
résoudre, conflit négatif : chacun des systèmes impliqués désignent le droit de l’autre système,
conflits positif. Renvoi au 2e degré permet de répondre au conflits de système. Conflit positif :
chacun retient la compétence. Reconnaissance des droits acquis à l’étranger. L’exception
d’ordre public international et l’exception de fraude à la loi.
La loi togolaise se substitue à la loi étrangère dans certaines circonstances. Cf CPF. Art 730
CPF. Parfois c’est la loi étrangère qui va être fraudée.
L’exception d’ordre public international. Cette exception ne joue pas immédiatement
d’emblée contrairement aux lois de police. Bien qu’elle ait une dimension impérative, elle ne
joue pas à l’encontre de la loi étrangère dans l’abstrait. Il y a l’éviction de la loi étrangère et
substitution de la loi nationale. Le regard porté par le juge est sur l’effet que pourrait avoir
l’application de la loi étrangère à la situation et non sur la loi étrangère dans l’abstrait. C’est
une appréciation qui est fait in concreto. Dans l’ordre public international on est plus
confronté à des PGD, des directives que des lois, ce sont des orientations qui sont données et
ne sont pas donc immédiatement applicables. Deux sources possibles : des principes de justice
universelles (égalité homme-femme, dignité humaine, respect de l’intégrité humaine…) portés
par des conventions internationales dont l’Etat est partie. Arrêt Lautour de 1948 : il y a dans
l’ordre public international des principes de justice universelles doués en France d’une valeur
internationale absolue. Les politiques législatives impératives du for. On n’applique pas
toujours avec la même rigueur son ordre public international les situations étrangères qui
s’imposent à nous, il est relatif. L’effet atténué de l’ordre public international : la situation
constituée de bonne foi il y longtemps à l’étranger ne saurait subir la rigueur de l’ordre public
international (jurisprudence rivière).
Parfois, il faut donner la priorité à l’ordre public local devant la tolérance.
L’exception de fraude à la loi. L’affaire de la princesse de Beau Fremont ; l’affaire de Caron.
La fraude est sanctionnée par l’inopposabilité de la manœuvre frauduleuse. Il peut y avoir
fraude à chaque fois que la loi est instrumentalisée.
Il faut établir la compétence. La prohibition de la révision au fond du jugement étranger,
Patino Munzer de 1964. Les critères de reconnaissance. L’exequatur. Certains jugements
peuvent être reconnus par l’effet d’une présomption juridique. Le jugement étranger doit être
préalablement soumis au juge aux fins d’analyse avant toute exequatur. Les 5+1 points de
contrôle : compétence internationale du juge étranger, régularité de la procédure étrangère
(supprimé aujourd’hui parce que tous les pays n’ont pas les mêmes règles), loi appliquée,
absence d’atteinte à l’ordre publie, absence de fraude ; l’absence de contrariété à l’autorité de
la chose jugée entre une décision et une décision antérieurement rendue. Arrêt Cornelissen.
Aujourd’hui c’est 3+1 : compétence internationale du juge étranger, absence d’atteinte à
l’ordre publie, absence de fraude ; l’absence de contrariété à l’autorité de la chose jugée entre
une décision et une décision antérieurement rendue. La réciprocité n’est pas requise.
Vérification de l’étroitesse des liens entre les états en jeu. Clause attributive de juridiction, en
droit de propriété, autorité public : la centralisation de la compétence du juge.
Compétence-incompétence
La clause attributive de juridiction, la clause d’arbitrage ne sont admissibles que dans les
matières patrimoniales et pour les droits disponibles. La compétence du juge civile
international est calibrée selon les litiges. La seule exception à ça est quand on fait face à des
régions étatiques face à des régions supra nationaux.