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Théâtre, Tle

Le document présente le théâtre comme un genre littéraire avec différentes fonctions et genres dramatiques, notamment la comédie, la tragédie, la tragicomédie et le drame. Il explore également l'action théâtrale, les types de paroles théâtrales et les fonctions du théâtre, telles que la fonction ludique, engagée, documentaire et cathartique. En conclusion, le théâtre est décrit comme un reflet de la société, influencé par la politique et la religion, et comme un moyen de communication entre personnages et public.

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Le document présente le théâtre comme un genre littéraire avec différentes fonctions et genres dramatiques, notamment la comédie, la tragédie, la tragicomédie et le drame. Il explore également l'action théâtrale, les types de paroles théâtrales et les fonctions du théâtre, telles que la fonction ludique, engagée, documentaire et cathartique. En conclusion, le théâtre est décrit comme un reflet de la société, influencé par la politique et la religion, et comme un moyen de communication entre personnages et public.

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Nom : Ahmada Année : 2021/2022

Tel : 778722621 Niveau : Terminales L’/L2

COURS DE RENFORCEMENT

EN ROUTE VERS LE BAC

PARTIE VI : DU THÉÂTRE ET DE SES DIFFÉRENTES FONCTIONS

INTRODUCTION

Le théâtre est un genre littéraire qui représente une histoire, une série d’événements mis en
scène par des personnages en action qui se parlent (si on le compare à la poésie) et non par le
moyen de narration d'événements (si on le compare au roman).
Quatre grands genres dramatiques sont utilisés par les dramaturges pour représenter une
histoire à structure ternaire afin d’en traduire, avec toutes les ressources imaginables de la
parole théâtrale, les principales fonctions.

l- LES GRANDS GENRES DRAMATIQUES

1- La comédie
C’est un théâtre de pur divertissement où donc le rire est assuré . Les personnages comiques
sont soit de classe moyenne (fonctionnaire, homme de Dieu, riche commerçant…), soit de
basse classe (ouvrier, domestique, marchand ambulant…).
Réunis autour d’un conflit d’intérêt, ces derniers interagissent pour résoudre un problème qui
les interpelle de près ou de loin. C’est l’exemple des pièces comme Le Malade imaginaire de
Molière ou encore de Trois prétendants, un mari de Guillaume Oyono-Mbia.

2- La tragédie
Il s’agit d’un théâtre où le sort des personnages tragiques (du héros en particulier)inspire chez
le spectateur un sentiment de terreur,de pitié et de crainte. La pièce se termine toujours en
bain de sang. Voués à l’échec, ceux -ci sont généralement de haute classe (noble, bourgeois,
aristocrate…) ou de sang royal (prince, roi, reine…). C’est le cas de Phèdre de Jean Racine
ou de La tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire.
3- La tragicomédie
C’est une pièce théâtrale qui s’apparente presque trait pour trait à la tragédie, à la seule
différence qu’elle finit bien. Finalement,il y a plus de peur que de mal. Il ne faut donc pas
s’inspirer du mot << tragicomédie >> pour croire qu’il s’agirait d’une pièce qui mêle rire et
pleurs. C’est l’exemple des pièces telles que Le Cid de Pierre Corneille ou L’exil d’Alboury
de Cheikh Aliou Ndao.
4- Le drame
C’est un genre dramatique un peu en voyage au XVIIIème siècle mais plus prisé et popularisé
par les romantiques. Réputés pour leur farouche opposition aux nombreuses règles classiques
qui leur semblent bloquer, étouffer, anéantir l’inspiration de l’écrivain, ceux -ci mêlent les
genres dramatiques dans une même pièce théâtrale appelée << drame >>. L’illustration qui
me semble la plus pertinente est Hernani de Victor Hugo, une << force qui va >>.

Il- L’ACTION THÉÂTRALE

1- L’exposition
Elle correspond au début de l’histoire. C’est l’ensemble des premières scènes où règne la
tranquillité. C’est souvent l’occasion, pour le dramaturge, d’exposer l’origine de la naissance
du conflit en perspective et de faire connaître au spectateur les liens (parentaux,
sentimentaux, matrimoniaux…) qui unissent ou opposent les personnages.
2- Le noeud
C’est l’ensemble des scènes où règne la tension. Celle-ci est si inextricable, si emberlificotée,
si entortillée, qu’aucune solution n’existe pendant ces moments-là, aux yeux du spectateur.
3- Le dénouement
Il correspond à la fin de l’histoire représentée. C’est l’aboutissement de l’histoire qui
s’achève par la réponse à toutes les interrogations, au résultat de toutes les équations. À noter
que l’issue peut être heureuse ou malheureuse.

III- LA PAROLE THÉÂTRALE

1- Le dialogue ou la réplique
C’est l’échange de paroles qui s’effectue entre au moins deux acteurs sur scène. Il y a
réplique lorsque l’un répond à l’autre.
2- Le monologue
C’est une parole prononcée par un acteur seul sur scène. À ne pas confondre au soliloque, une
parole insensée débitée par un fou ou encore un somnambule.
3- L’aparté
C’est une parole ou une petite conversation échange avec le public (le lecteur du texte ou le
spectateur de la représentation) par un acteur qui s’écarte du ou des autres personnages sur
scène. Comme le sous -entend la dénomination de ce type de parole, l’aparté est un discours
<< à part >>.
4- La tirade
C’est un discours qui tire en longueur prononcé à côté d’un autre plus court.
5- La stichomythie
C’est le contraire de la tirade, c’est-à-dire un échange de paroles courtes entre acteurs.
6- Le quiproquo
C’est une situation de conversation où les personnages entretiennent un dialogue de sourd,
c’est-à-dire qu’ils parlent sans se comprendre ou bien l’un ne comprend pas l’autre.
7- La didascalie
Il s’agit d’une indication textuelle scénique et informative des faits et gestes (costumes,
diction, décor, entrée en scène…) des personnages en action.

IV- LES FONCTIONS DU THÉÂTRE

1- Fonction ludique et didactique


Lorsqu’on avait demandé à Molière à quoi servaient ses pièces théâtrales, il avait répondu
<<castigare ridendo mores >>, une expression latine qui signifie << corriger les mœurs par
le rire >>. Ainsi, selon beaucoup de penseurs et de dramaturges, le théâtre en général, la
comédie en particulier, éduque et divertit en même temps; en effet, la comédie utilise tous les
registres de comique pour y parvenir (comique des gestes, de paroles, de caractères, de
mœurs et de situations). L’auteur en profite pour railler, pour mettre en scène le ridicule,
l’ignorance, la naïveté, le mensonge, l’hypocrisie, la vantardise…de certains individus à ne
pas prendre pour exemple, vu le sort qui leur est généralement réservé. Molière en propose
une une illustration dans Tartuffe (un personnage, du latin << persona >> qui signifie
<<masque>>, et dans le sens propre du terme) où toutes les mauvaises surprises proviennent
d’Orgon, un naïf père de famille incapable de discerner le bien du mal, le vrai du faux, le vrai
de l’ivraie.
2- Fonction engagée
Certains dramaturges conçoivent très mal que des dirigeants soient injustes envers le peuple
qui les a pourtant élus. Malgré les risques que cette attitude réactionnaire peut coûter, ils
mettent à nu cette politique ignoble et égoïste. D’autres dramaturges sont si horrifiés, si
scandalisés par le manque de solidarité inhumain de membres sociaux sur d’autres qu’ils s’en
inspirent pour peindre ces travers sociaux et montrer jusqu’où ils peuvent conduire.
L’engagement au théâtre peut donc prendre une orientation aussi bien sociale que politique.
Jean Anouilh en donne l’illustration dans Antigone), une pièce qui utilise le mythe comme un
écran de fumée et destinée à s’opposer à une loi humiliante à l’image de ce que l’Allemagne
nazie faisait subir au peuple français pendant l’Occupation.

3- Fonction documentaire
Il est souvent bénéfique de rappeler le passé aux nouvelles générations qui ont tendance à
oublier ou à banaliser l’histoire. C’est pourquoi des dramaturges se donnent pour projet de
ressusciter un passé récent ou lointain. Ici, l’intrigue est basée sur la réalité des faits
historiques et l’auteur s’en sert pour représenter des personnages dont l’action glorieuse ou
odieuse inspire toujours quelque chose de positif. C’est l’exemple de Thiaroye Terre rouge
où Boubacar Boris Diop restitue l’histoire du massacre de centaines de tirailleurs sénégalais
revenus de la guerre et revendiquant le paiement d’indemnités au même titre que celles
reçues par les soldats blancs avec qui ils ont vaillamment combattu au front.

4- Fonction cathartique
Dans la Grèce antique, des prédicateurs organisaient fréquemment des représentations aux
allures de théâtre pour inciter les fidèles à brider toute passion démesurée qui risquerait
d’assombrir leur croyance ou d’interférer sur leur propension à la vertu. Ils y parvenaient par
des spectacles qui suscitaient la terreur et la pitié: la catharsis ou purgation des passions
débordantes. Des guides religieux s’en sont également inspirés par la représentation d’histoire
biblique (Moïse, Jésus, Joseph, Ruth et Booz , Samson et Dalila…). Des dramaturges ont
suivi aussi cette voie en donnant à leurs pièces cette facture religieuse et éducative. À titre
illustratif, nul n’est besoin de résumer Phèdre de Jean Racine qui rappelle l’histoire d’une
femme (Phèdre ) obstinée dans son amour coupable car adultérin et incestueux éprouvée pour
un jeune homme (hippolyte), le fils de son mari (Thésée). On se rappelle aussi sa pièce
intitulée Andromaque où les personnages aiment mais ne sont pas aimés en retour : Oreste
aime Hermione qui ne l’aime pas ; Hermione aime Pyrrhus qui ne l’aime pas ; Pyrrhus aime
Andromaque qui ne l’aime pas; Andromaque aime Hector qui est mort pendant la guerre de
Troie. Tout ou presque finiront dans un bain de sang.

CONCLUSION
En somme, nous pouvons dire que le théâtre est le miroir de la société, de l’antiquité à nos
jours. Il est aussi influencé par la politique et la religion de son époque; il devient ainsi une
porte parole pour les révolutionnaires, un moyen de propagande pour les dirigeants.
Pour tout dire, voilà un genre littéraire dont la spécificité consiste à harmoniser savamment
deux situations de communication : l’une qui s’effectue entre personnages, l’autre entre
acteurs et public. On a même l’impression que c’est le théâtre qui a suscité la naissance du
cinéma.

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