0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
15 vues6 pages

Corrdm 10

Le document traite des groupes et de l'arithmétique, en se concentrant sur les groupes multiplicatifs des entiers modulo p et p^n. Il démontre que ces groupes sont cycliques et explore la structure des groupes (Z/pnZ)*, en utilisant des propriétés de Bézout et des arguments de récurrence. Enfin, il aborde le cas spécifique des groupes (Z/2nZ)*, établissant des isomorphismes et des sous-groupes.

Transféré par

carpetedk
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
15 vues6 pages

Corrdm 10

Le document traite des groupes et de l'arithmétique, en se concentrant sur les groupes multiplicatifs des entiers modulo p et p^n. Il démontre que ces groupes sont cycliques et explore la structure des groupes (Z/pnZ)*, en utilisant des propriétés de Bézout et des arguments de récurrence. Enfin, il aborde le cas spécifique des groupes (Z/2nZ)*, établissant des isomorphismes et des sous-groupes.

Transféré par

carpetedk
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Lycée Louis-Le-Grand, Paris Pour le 07/01/2016

MPSI 4 – Mathématiques
A. Troesch

DM no 10 : Groupes, arithmétique

Correction du problème 1 – Nombres de Carmichael

Partie I – Structure du groupe (Z/pZ)∗

1. Soit pour tout p ∈ P,


 
v (a)
p si vp (a) > vp (b) v (b) si v (a) < v (b)
p p p
αp = et βp =
0 sinon 0 sinon
Y Y
On pose a′ = pαp et b′ = pβp . On a alors a′ ∧ b′ = 1, a′ ÷ a et b′ |b . De plus :
p∈P p∈P

Y
a′ b ′ = pmax(vp (a),vp (b)) soit: a′ b ′ = a ∨ b .
p∈P

′ ′
On considère alors x′ = xa/a et y ′ = y b/b , qui sont bien d’ordre a′ et b′ respectivement.
′ ′ a′ ′ b′ ′
2. Comme G est abélien, on a (x′ y ′ )a b = (x′ )b (y ′ )a = 1. Ainsi, en notant c l’ordre de x′ y ′ , on a c|a′ b′ .
Par ailleurs, (x′ y ′ )c = 1, donc (x′ )c = (y ′ )−c ∈ hxi ∩ hyi. Notons H = hx′ i ∩ hy ′ i. Comme H est un sous-groupe
de hxi et de hyi, l’ordre de H divise a′ et b′ . Puisque a′ et b′ sont premiers entre eux, H = {1} ; Ainsi, (x′ )c = 1
et (y ′ )c = 1, de quoi on déduit que a′ |c et b′ |c. Comme a′ et b′ sont premiers entre eux, a′ b′ |c.
Ainsi, x′ y ′ est d’ordre a′ b′ = a ∨ b.
3. Soit ω(G) le ppcm des ordres de tous les éléments de G. En notant x1 , . . . , xn les éléments de G et a1 , . . . , an
leurs ordres, on montre sans problème par une récurrence immédiate basée sur la question précédente, que pour
tout k ∈ [[1, n]], il existe un élément d’ordre a1 ∨ · · · ∨ ak .
En particulier, pour k = n, il existe un élément g ∈ G d’ordre ω(G) .
Par définition, pour tout g ∈ G, l’ordre de g divise ω(G), donc g ω(G) = 1. Donc ω(G) > min{k ∈ N∗ | ∀g ∈
G, g k = 1, }.
De plus, l’existence de g d’ordre ω(G), assure que pour tout k ∈ [[1, ω(G) − 1]], g k 6= 1, donc ω(G) 6 min{k ∈
N∗ | ∀g ∈ G, g k = 1, }.
Les deux inégalités amènent : ω(G) = min{k ∈ N∗ | ∀g ∈ G, g k = 1, } .
4. Tout élément non nul de Z/pZ est inversible (car Fp est un corps). On rappelle que cela provient d’une relation
de Bézout entre k non divisible par p et p : on trouve un inverse de k en réduisant l’égalité uk + bp = 1 modulo
p.
Ainsi, (Z/pZ)∗ = Z/pZ \ {0}, donc son ordre est p − 1.
5. Soit P ∈ Fp [X] le polynôme à coefficients dans Fp défini par :

P (X) = X ω(G) − 1.

Pour tout ξ ∈ G, xξ = 1, par définition de l’exposant. Donc P (ξ) = 0. D’après le point admis plus haut P (X)
est divisible par X − ξ). Écrivons P (X) = (X − ξ)Q(X).
Soit ξ ′ 6= ξ. On a alors P (ξ ′ ) = 0, donc (ξ − ξ ′ )Q(ξ ′ ) = 0. Comme ξ − ξ ′ = 0 et que Fp est un corps (donc
intègre), on en déduit que Q(ξ ′ ) = 0, et donc qu’on peut factoriser Q par (X − ξ ′ ).
Y
En continuant de la sorte (par une récurrence immédiate), on en déduit que P est divisible par (X − ξ)
ξ∈G

1
Y
6. L’examen des degrés nous assure alors, puisque P n’est pas le polynôme nul, que (X − ξ) 6 deg(P ), donc
ξ∈G

que p − 1 6 ω(G) .
Comme par ailleurs, pour tout x ∈ G, xp−1 = 1 (d’après Lagrange), on en déduit, d’après la question 3, que
ω(G) 6 p − 1.
Ainsi, p − 1 = ω(G).
7. On déduit alors de la question 3 qu’il existe un élément g d’ordre p − 1, ce qui équivaut à dire que G = hxi.
Ainsi, G est cyclique d’ordre p − 1.

Partie II – Stucture des groupes (Z/pn Z)∗

1. Il s’agit encore d’une relation de Bézout : k est inversible modulo pn ssi il existe u ∈ Z tel que ku ≡ 1 [pn ],
ssi il existe u et v dans Z tels que ku + pn v = 1, ssi a et pn sont premiers entre eux, ssi p ne divise pas k .
2. Le nomrbe de diviseurs de p dans [[1, pn ]] est pn−1 , donc, d’après la question précédente, le nombre d’éléments
inversibles de Z/pn Z est pn − pn−1 , soit :

|(Z/pn Z)∗ | = ϕ(pn ) = pn−1 (p − 1) .

3. Soit a ∈ Z, et m ∈ N∗ . D’après la formule du binôme,


p  
m
X
p p mk k
(1 + p a) = p a .
k
k=0
 
p
Pour tout k > 2, mk > 3m > m + 2 (car m > 1). De plus, pour k = 2, est divisible par p (car k ∈ [[1, p − 1]]
  k
p p(p − 1)
puisque p > 3 par hypothèse ; plus simplement = , et p − 1 est pair), et 2m > m + 1. Ainsi, pour
  k 2
p mk
k = 2, p est divisible par pm+2 .
k
On en déduit que
 
p m
(1 + pm a)p ≡ 1 + p a ≡ 1 + apm+1 [pm+2 ] .
1

4. On raisonne par récurrence, en notant pour m ∈ N∗ , P(m) la propriété :


m
∀a ∈ Z, (1 + pa)p ≡ 1 + pm+1 a [pm+2 ].
0
• Initialisation : pour m = 0, c’est une évidence, puisque (1 + p)p = 1 + p.
• Hérédité : Soit m ∈ N. Supposons P(m). Nous avons alors :
m+1 m
(1 + pa)p = ((1 + pa)p )p .
m
Or, d’après l’hypothèse de récurrence, il existe b ∈ Z tel que (1 + pa)p = 1 + pm+1 a + pm+2 b. On a donc
m+1
(1 + pa)p = (1 + pm+1 (a + pb))p .

On applique la question précédente au rang m + 1 > 1 :

(1 + pm+1 (a + pb))p ≡ 1 + pm+2 (a + pb) [pm+3 ],

puis :
m+1
(1 + pa)p ≡ 1 + pm+2 a [pm+3 ].
Il s’agit là de P(m + 1).
• Ainsi, d’après le principe de récurrence, on peut conclure que :
m
∀m ∈ N∗ , ∀a ∈ Z, (1 + pa)p ≡ 1 + pm+1 a [pm+2 ] .

2
5. On a, d’après la question précédente (qu’on peut appliquer pour n − 1 car n > 2),
n−1 n−1
(1 + p)p ≡ 1 + pn [pn+1 ] donc: (1 + p)p ≡ 1 [pn ].

On en déduit que l’ordre a de 1 + p divise pn−1 . Il existe donc α ∈ [[1, n − 1]] tel que a = pα (α ne peut pas être
nul car 1 + p 6= 1 dans Z/pn Z). Or, la question précédente amène aussi (au rang n − 2 > 0) :
n−2 n−1
(1 + p)p ≡ 1 + pn−1 [pn ] donc: (1 + p)p 6≡ 1 [pn ].

Ainsi, a ne divise pas pn−2 , donc α > n − 2. On a donc α = n − 1, et a = pn−1 .


Ainsi, 1 + p est d’ordre pn−1 dans (Z/pn Z)∗ .
6. Soit x ∈ Z tel que sa classe x modulo p soit une racine primitive modulo p. Ainsi, x est d’ordre p − 1 dans
(Z/pZ)∗ . Considérons x̃ la classe de x modulo pn . Comme x est premier avec p (car x est inversible), x est de

même premier avec pn . Donc x̃ ∈ (Z/pn Z) . L’ordre de ce groupe étant pn (p − 1), l’ordre de x̃ divise pn (p − 1),
d’après le théorème de Lagrange. Soit a l’ordre de x̃. Il existe donc α ∈ [[0, n]] et m divisant p − 1 tel que
a = pα m. On a alors
α α
xp m ≡ 1 [pn ] donc: xp m ≡ 1 [p].

Puisque x est d’ordre p − 1, on en déduit que p − 1 divise pα m, et étant premiers avec pα , il divise m. Par
conséquent m = p − 1.
α
Ainsi, x̃ est d’ordre pα (p − 1), donc tildexp est d’ordre p − 1.
Il existe donc un élément d’ordre p − 1 dans (Z/pn Z)∗ .
7. (Z/pn Z)∗ contient un élément d’ordre p − 1, et un élément d’ordre pn−1 . Par conséquent p − 1 et pn−1 étant
premiers entre eux, il découle de la question I-2 que (Z/pn Z)∗ contient un élément y d’ordre pn−1 (p−1). Comme
il s’agit là de l’ordre du groupe (Z/pn Z)∗ , on en déduit que y engendre (Z/pn Z)∗ .
Ainsi, (Z/pn Z)∗ est cyclique d’ordre pn−1 (p − 1) .

Partie III – Cas des (Z/2n Z)∗

1. On suppose n > 3. On note G = (Z/2n Z)∗ , H l’ensemble des classes modulo 2n des entiers k congrus à 1
modulo 4, et et K = ({−1, +1}, ×).
(a) On a H ⊂ G car les éléments de H sont représentés par des entiers k impairs, donc premiers avec 2n , donc
inversibles modulo 2n . De plus :
• 1 ≡ 1[4], donc 1 ∈ H : H contient le neutre de (Z/2n Z)∗ .
• Soit h et k dans H, représentés par des entiers x et y de Z. On a donc x ≡ 1 [H] et y ≡ 1 [4], donc
xy ≡ 1 [4], donc hk ∈ H.
• Soit h ∈ H représenté par x. Comme x est impair, donc premier avec 2n , x est inversible modulo 2n .
Soit y ∈ Z un inverse modulo 2n de x. On a alors xy ≡ 1[2n ] et comme n > 3, xy ≡ 1 [4]. Or, comme
x ≡ 1 [4], on a xy ≡ y [4], donc y ≡ 1 [4]. Ainsi, y ∈ H. H est donc stable par inversion.
On en déduit que H est un sous-groupe de G . Son ordre est clairement 2n−2 .
(b) Il n’est pas dur de vérifier que K est un groupe (version multiplicative de Z/2Z).
On définit ϕ de H × K dans G par :
ϕ(h, k) = hk.

• Comme h est inversible modulo 2n ainsi que k (égal à 1 ou −1), il en est de même de hk. Ainsi, ϕ est
bien à valeurs dans G.
• Soit (h, k) et (h′ , k ′ ) des éléments de H × K. On a alors

ϕ((h, k) · (h′ , k ′ )) = ϕ(hh′ , kk ′ ) = hh′ kk ′ = hkh′ k ′ = ϕ(h, k)ϕ(h′ , k ′ ),

puisque G est abélien. Ainsi, ϕ est un morphisme.

3
• Soit (h, k) ∈ Ker(ϕ). On a donc hk = 1 dans Z/2n Z. Comme k = 1 ou k = −1, on en déduit que
h = 1 ou h = −1 dans Z/2n Z. Comme n > 2, on peut réduire modulo 4. Comme h soit être représenté
par un élément congru à 1 modulo 4, on en déduit qu’on a nécessairement h = 1, puis k = 1. Ainsi,
Ker(ϕ) = {(1, 1)}, donc ϕ est injective.
• G est de cardinal 2n−1 (représenté par les entiers impaires de [[2, 2n ]], ainsi que H × K. Ainsi, l’injectivité
et l’égalité des cardinaux finis amènent le fait que ϕ est bijective.
• On en déduit que ϕ est un isomorphisme .
(c) On montre par récurrence sur n > 3 la propriété
n−3
P(n) : 52 ≡ 1 + 2n−1 [2n ].

• Initialisation : Pour n = 3, c’est trivial : 5 ≡ 1 + 4 [8].


• Hérédité : Soit n > 3 tel que P(n) soit vrai. Il existe alors a tel que
n−3
52 = 1 + 2n−1 + a2n = 1 + 2n−1 (1 + 2a).

En élevant au carré et en développant le carré de droite, il vient :


n−2
52 = 1 + 2n (1 + 2a) + 22n−2 (1 + 2a)2 .

Or, n > 3, donc 2n − 2 > n + 1. On en déduit alors que


n−2
52 ≡ 1 + 2n [2n+1 ],

ce qui est exactement P(n + 1).


• On déduit du principe de récurrence que
n−3
∀n > 3, 52 ≡ 1 + 2n−1 [2n ] .

Comme H est d’ordre 2n−2 , le théorème de Lagrange nous affirme que l’ordre de 5 (ou plutôt de sa classe
n−3
dans H) est une puissance de 2, inférieure à 2n−2 . Comme 52 6≡ 1 [2n ] d’après la question précédente,
n−2
l’ordre de 5 ne peut alors qu’être 2 .
(d) On déduit de la question précédente que H est cyclique d’ordre 2n−2 , donc isomorphe à Z/2n−2 Z (remarquez
que cet isomorphisme nous fait passer d’une notation multiplicative à une notation additive). On a déjà
remarqué que K est isomorphe à Z/2Z.
Donc, d’après la question 1(b), (Z/2Z)∗ est isomorphe à (Z/2Z) × (Z/2n−2 Z)
Ce groupe n’est pas cyclique . En effet, pour tout x = (y, z) dans ce produit cartésien,

2n−2 x = (2n−2 y, 2n−2 z) = (0, 0),

donc il n’existe pas d’élément d’ordre 2n−1 (l’ordre maximal ne pouvant excéder 2n−2 , égal d’ailleurs à cette
valeur).
2. • Cas n = 1 : le seul élément inversible de Z/2Z est 1, donc (Z/2Z)∗ = {1} (groupe trivial)
• Cas n = 2 : les éléments inversibles de Z/4Z sont 1 et 3. Donc (Z/4Z)∗ est d’ordre 2, donc isomorphe à Z/2Z .

Partie IV – Nombres de Carmichael et indicateur de Carmichael

1. • Soit n > 2 ; Comme ϕ(n) est l’ordre de (Z/nZ)∗ (encore Bézout comme en II-1), l’ordre des éléments de
(ZZ/nZ)∗ divise ϕ(n) (théorème d’Euler), donc leur ppcm aussi.
Ainsi pour tout n > 2, λ(n) divise ϕ(n) .
• Si λ(n) = ϕ(n), alors d’après le rappel en début de partie, il existe un élément x d’ordre λ(n), donc d’ordre
ϕ(n) dans (Z/nZ)∗ . Pour des raisons de cardinalité, on a alors (Z/nZ)∗ = hxi, donc (Z/nZ)∗ est cyclique .
• Réciproquement, si (Z/nZ)∗ est cyclique, il existe un élément d’ordre ϕ(n), donc ϕ(n) divise λ(n) par
définition. Les deux divisibilités amènent l’égalité ϕ(n) = λ(n).

4
• Ainsi, λ(n) = ϕ(n) si et seulement si (Z/nZ)∗ est cyclique.
2. • Si n est premier, alors λ(n) = ϕ(n) (car (Z/pZ)∗ est cyclique), et ϕ(n) = n − 1. Ainsi, λ(n) ne divise pas
strictement n − 1.
• Supposons alors que λ(n) divise strictement n − 1. La remarque qui précède permet déjà d’affirmer que n
n’est pas premier. De plus, pour tout x premier avec n, x est dans (Z/nZ)∗ , donc son ordre divise λ(n)
(définition de λ(n)), donc aussi n − 1, par hypothèse. Ainsi, xn−1 = 1, soit xn−1 ≡ 1 [n].
On en déduit que n est un nombre de Carmichael.
• Réciproquement, supposons que n est un nombre de Carmichael. Alors pour tout x premier avec n, xn−1 = 1,
donc l’ordre de x divise n−1. Ceci étant vrai pour tout élément de (Z/nZ)∗ , le ppcm des ordres des éléments
de ce groupe divise aussi n − 1, soit λ(n) divise n − 1.
De plus, on ne peut pas avoir égalité, car cela impliquerait que ϕ(n) > n − 1, puis ϕ(n) = n − 1, donc que
tout nombre de [[1, n − 1]] est premier avec n, donc que n est premier, ce qui est exclus par définition pour
un nombre de Carmichael.
• Ainsi, n est de Carmichael si et seulement si λ(n) divise strictement n − 1 .
k
Y
3. Soit n = pα
i , avec αi > 1 et k > 1.
i

i=1
• Le théorème chinois nous permet d’affirmer que

Z/nZ = Z/pα αk
1 Z × · · · × Z/pk Z.
1

On montre sans difficulté qu’on a alors :

(Z/nZ)∗ = (Z/pα ∗ αk ∗
1 Z) × · · · × (Z/pk Z) .
1

• Il existe dans (Z/pαi ∗ αi


i Z) un élément d’ordre λ(pi ) (question I-3), donc en itérant I-2, il existe dans (Z/nZ)

α1 α2 αk
un élément d’ordre µ = λ(p1 ) ∨ λ(p2 ) ∨ · · · ∨ λ(pk ). Donc µ divise λ(n).
• Récirproquement, µ est un multiple de chaque Piαi , donc pour tout i ∈ [[1, k]], et tout x dans Z/pα
i Z, l’ordre
i

µ α1 αk
de x divise µ, donc x = 1. Ainsi, pour tout (x1 , . . . , xk dans (Z/p1 Z) × · · · × (Z/pk Z) , on a :
∗ ∗

(x1 , . . . , xk )µ = (xµ1 , . . . , xµk ) = (1, . . . , 1).

Donc l’ordre de tout élément de (Z/nZ)∗ divise µ, donc λ(n) divise µ.


• On en déduit que
αk
λ(n) = µ = λ(pα α2
1 ) ∨ λ(p2 ) ∨ · · · ∨ λ(pk ) .
1

4. Les parties précédentes nous apprennent que si p est un nombre premier impair, λ(pα ) = ϕ(pα ) = pα−1 (p − 1)
(car Z/pα Z est cyclique), et que pour p = 2, λ(2α ) = 2α−2 si α > 3, 2α−1 si α = 1 ou α = 2 (ce qui correspond
aussi à l’expression obtenue pour p > 2). Ainsi :
• si vp (2) 6 2 (donc si 8 ne divise pas n), on a :

λ(n) = (p1α1 −1 (p1 − 1)) ∨ (p2α2 −1 (p2 − 1) ∨ · · · ∨ (pα


k
k −1
(pk − 1)) .

• si vp (2) > 3 (donc si 8 divise n), en stipulant que p1 = 2, on a :

λ(n) = 2α1 −2 ∨ (pα


2
2 −1
(p2 − 1)) ∨ · · · ∨ (pα
k
k −1
(pk − 1)) .

5. • Si n est un nombre de Carmichael, il est composé par définition.


Par ailleurs, λ(n) divise n − 1, donc pour tout i ∈ [[1, p]], λi (pα αi
i ) divise n − 1, et l’expression de λi (pi )
i

montre que si αi > 1, alors pi divise n − 1 (y compris pour p = 2, en distinguant les cas α = 2 et a > 3).
Or, comme pi divise n, ceci n’est pas possible. Par conséquent, αi 6 1. Par conséquent, n n’a pas de facteur
multiple.
On a donc pour tout i ∈ [[1, k]], λ(pα αi
i ) = pi − 1 (y compris si pi = 2), et λ(pi ) divise n − 1, donc pi − 1
i

divise n − 1.

5
• Réciproquement, si n est composé, sans facteur multiple et si pour tout p facteur premier de n, p − 1 divise
n, alors, en écrivant n = p1 · pk avec les pi premiers deux à deux distincts, on a

λ(n) = (p1 − 1) ∨ · ∨ (pk − 1).

Or chacun des pi − 1 divise n − 1, donc leur pgcd aussi. On en déduit que λ(n) divise n − 1. On a déjà
montré qu’on ne peut avoir l’égalité que si n est premier, ce qui est exclus ici. Ainsi, λ(n) divise strictement
n − 1.
Ainsi, n est de Carmichael ssi tout facteur premier p de n est simple et vérifie p − 1|n − 1 .
6. On a 561 = 3 × 11 × 17, donc il est composé, sans facteur multiple. De plus on vérifie facilement que 2, 10 et
16 divisent 560, donc n est de Carmichael.
7. La réciproque résulte du fait que si a est premier avec n, il est inversible modulo n, donc on peut simplifier
par a.
Dans le sens direct, si n est de Carmichael, l’égalité est trivialement vérifiée par définition pour les a premiers
avec n, et il faut l’obtenir pour les autres valeurs de a. C’est en fait une conséquence du théorème chinois.
On écrit n = p1 · · · pk (les pi étant deux à deux distincts car n est de Carmichael), et on considère a ∈ Z, et
i ∈ [[1, k]]
• Si a ∧ pi = 1, alors api −1 ≡ 1 [pi ] d’après Fermat, donc, comme pi − 1 divise n − 1, an−1 ≡ 1 [pi ], puis
an ≡ a [pi ].
• Si a ∧ pi 6= 1, alors pi |a, donc a ≡ 0 |p1 ], donc an ≡ a ≡ 0 [pi ].
Par conséquent, pour tout i ∈ [[1, k]], an ≡ a [pi ]. Les pi étant des premiers 2 à 2 distincts, ils sont 2 à 2 premiers
entre eux, et, sachant que n = p1 · · · pk , le théorème chinois permet de conclure que an ≡ a [n].

Vous aimerez peut-être aussi