Friedrich Nietzsche est un philosophe allemand du XIXe siècle et l’une des figures les plus
marquantes de la pensée moderne. À travers ses œuvres, il remet en question les fondements de
la morale, de la religion et de la société occidentale. Parmi ses écrits les plus célèbres, Ainsi
parlait Zarathoustra met en scène Zarathoustra, un sage solitaire qui descend de sa montagne
pour annoncer une transformation radicale de l’humanité.
Dans cette œuvre se trouvent trois figures fondamentales : le dernier homme, le surhomme et
l’autodépassement.
Dernier Homme
Dans Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche commence par présenter une figure inquiétante :
celle du dernier homme. Le dernier homme est celui qui ne croit plus en rien de grand, qui
rejette le risque, l’effort, la douleur. Bref, il cherche uniquement le confort, la sécurité et la
tranquillité.
Nietzsche critique à travers cette image la société moderne, marquée par le nihilisme passif :
C’est pourquoi il dit "Dieu est mort" signifiant que les anciennes valeurs religieuses et morales
ont disparu, mais rien de nouveau n’a été créé pour les remplacer.
Le dernier homme ne veut plus se dépasser, il veut simplement « ne pas souffrir ». Zarathoustra
le décrit ironiquement comme celui qui « a inventé le bonheur » comme pour moquer ce leurre
de satisfaction.
Surhomme
Face à la médiocrité du dernier homme, Nietzsche propose une figure radicalement opposée qui
est le surhomme. Le surhomme n’est pas un être supérieur au sens biologique du terme mais
celui qui a le courage de créer ses propres valeurs après la « mort de Dieu ».
Le surhomme s’oppose directement au dernier homme. Là où le dernier homme fuit l’effort, le
risque, le surhomme les accepte et les transforme en force. Le surhomme incarne la capacité à
dire « oui » à l’existence.
Nietzsche insiste sur le fait que le surhomme n’existe pas encore mais il est un modèle à
atteindre.
L’autodépassement
Chez Nietzsche, le surhomme ne peut être atteint que par un processus qui est
l’autodépassement. L’autodépassement désigne la capacité de l’individu à se transformer sans
cesse, à briser ses limites, à mourir à ce qu’il était pour devenir quelque chose de plus grand.
Nietzsche compare ce processus à trois métamorphoses de l’esprit :
le chameau ( celui qui est chargé des fardeaux de la tradition),
le lion (qui dit « non » à l’autorité),
et enfin l’enfant (qui dit « oui » à la vie et crée de nouvelles valeurs).