Forgeur Kelly, Di Cintio Ines, Dubois
Hugo, Egrek Hélène & Dewandre
Julia.(Groupe numéro 10)
Université de Liège – Orientation psychologie
générale : 2ème année de bachelier.
DEVELOPPEMENT
PROFESSIONNEL DU
PSYCHOLOGUE ET DU
PEDAGOGUE
Démarche réflexive : Les compétences requises à
l’exercice du métier de psychologue auprès d’une
population d’enfant.
Développement professionnel du psychologue et du pédagogue
Décrire les compétences du psychologue
Au préalable, des connaissances relatives aux spécificités propres à la population d’enfants
(regroupées dans un « canevas de référence ») sont requises car elles permettent l’ajustement/la remise
en question de notre pratique ; « c’est indispensable » nous relève-t-elle. A titre illustratif, selon le stade
de développement de l’enfant, une métaphore mal formulée pourrait x occasionner des dommages.
Cependant, les enfants ne sont pas indifférenciés. Le psychologue doit user de flexibilité et s’adapter
au cas par cas ; il est parfois nécessaire d’user de davantage de souplesse ou de rigidité ou bien, dans un
autre registre, employer différents outils ; génogramme, la musique, le dessin, l’écriture, l’humour, les
métaphores … d’autant plus que nous pouvons avoir affaire à des enfants non-demandeurs, victimes de
violences, etc. « On doit recourir à beaucoup de créativité ! » nous dit-elle.
D’autres compétences sont moins évidentes. Prenons notamment l’exemple du silence, de l’irrespect,
de l’agressivité, de l’absence de l’enfant etc. Au-delà de ses capacités de gestion, le psychologue doit
pouvoir analyser et interpréter adéquatement de quoi ils relèvent ; A titre illustratif, le silence peut
relever d’un manque de confiance, l’agressivité d’un mécanisme de défense, …
D’un point de vue déontologique et éthique à présent, nous avons certaines obligations. Deux points me
semblent tout à fait pertinents ici ; Premièrement, nous devons nous maintenir informés (formations,
lectures, supervisions) quant aux innovations, traitements, etc. qui concernent notre discipline ; c’est un
apprentissage continu. Deuxièmement, nous devons être capable d’identifier nos limites
(émotionnelles, méthodologiques, empathiques …) et d’agir en conséquence (réorientation, travail en
interdisciplinarité, etc.).
Problématiser en termes de compétences du psychologue
Lors d’une mise en commun, nous avons constaté que nous avions initialement des représentations très
réductrices des compétences nécessaires à l’exercice du métier. Nous nous étions limités à l’aspect
« savoir-être » ; c’est-à-dire avoir de l’empathie, être dans la neutralité bienveillante (écouter sans
jugement), instaurer une relation thérapeutique de confiance, … Bien que ces compétences soient
essentielles, et que leurs pertinences aient été confirmées au cours de l’interview, ce n’est que le sommet
de l’iceberg.
Hormis les compétences citées au point précédent, deux de nos aprioris ont été remis en question :
1. Nous avions une vision assez « statique » des connaissances. Nous ne pensions pas devoir
perpétuellement actualiser celles-ci. Mais « la science évolue » nous-a-t-elle dit.
2. Nous pensions devoir accepter toutes les prises en charge ; d’autant plus si la personne semble
vraiment souffrante. Et pourtant, notamment si nous manquons de connaissances ou que la
situation du patient provoque, chez nous, une résonnance émotionnelle (qui, le cas échéant,
viendrait freiner tout le processus thérapeutique), le refus et la réorientation sont
déontologiquement et éthiquement de mises.
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Développement professionnel du psychologue et du pédagogue
Analyser
Nous avons rapporté plus haut, que le psychologue employait des outils notamment le
« génogramme » ; son utilisation peut être mise en parallèle avec la théorie de l’abandon du
réductionnisme en faveur de la complexité de Paul Watzlawick (vu en cours de psychologie
systémique enseigné par Mme Brianda) qui stipule qu’ « un phénomène est incompréhensible tant que
le champ d’observation n’est pas assez large pour y inclure le contexte ». Cet outil permet, en effet, de
replacer l’individu au sein de ses différents systèmes. Par exemple, le comportement d’un enfant
« difficile » pourrait, après analyse du contexte socio-familial, se révéler être la seule façon que
l’enfant ait trouvée pour s’exprimer au sein d’un milieu conflictuel entre ses parents.
D’un point de vue un peu moins « théorique », l’importance de l’analyse de l’environnement dans la
prise en charge clinique, peut-être illustrée par l’ouvrage de Susan Forward « parents toxiques » qui
illustre les répercussions des différentes personnalités parentales X sur l’enfant. En effet, selon le type
de traumatismes/blessures familiales, différents « traitements » sont à envisager.
Par la suite, nous nous sommes intéressés à la notion de « créativité » et sommes tombés sur un article
intitulé « créativité et jeu » (Ximo Tarrega, 2007). Il y était notamment mentionné que le jeu permettait
au sujet de s’exprimer autrement que par la parole. Des jeux d’exploration, descriptifs, d’élaboration
ou encore d’expression, présenteraient donc un intérêt clinique ; par exemple, celui d’identifier certains
dysfonctionnements (peut-être même inconscients) chez l’enfant ; un manque de curiosité, une
incapacité à prendre des risques, l’inhibition des émotions, …
Pour finir, nous avons abordé l’utilité d’avoir de bonnes relations professionnelles. Comme
mentionné dans le référentiel de compétence de l’Université de Liège, et en dehors de la relation entre
le psychologue, le patient et ses contextes, l’établissement de relations (compétence C3) avec d’autres
psychologues et/ou professionnels de la santé encourage au perfectionnement de la pratique et de la
prise en charge par le biais de conseils, réorientations et travaux interdisciplinaires. Notre
professionnelle étant phobique des araignées, ne pourra pas aider une personne souffrant de la même
phobie. Elle réorientera ce patient vers un confrère. Cela exemplifie bien l’importance du travail en
équipe.
Construire une théorie de l’action
Pour vulgariser un peu tout ce dont nous venons de parler, nous pouvons souligner certains
« invariants » :
Compétences invariantes Pourquoi elles ont leurs importances
Une bonne connaissance du - Se situe à la base de la pratique.
code déontologique
Instaurer une relation - Se situe également à la base de notre pratique : sans
thérapeutique confiance, l’enfant ne se confiera pas et la thérapie subira
une stagnation.
Posséder des savoirs - D’un point de vue relatif à l’éthique.
« théoriques » - utiliser un - Les enfants ont des spécificités qui diffèrent de celles des
canevas de références adolescents ou des adultes.
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Développement professionnel du psychologue et du pédagogue
concernant la population - Des lacunes en termes de connaissances pourraient
d’enfant. engendrer des dommages.
Faire preuve d’adaptabilité et - Même s’ils font partie d’une même catégorie, les enfants
de flexibilité font face à des contextes et expériences différentes ; ils ne
sont pas indifférenciés ; toutes leurs différences sont à
prendre en compte.
- Ce qui fonctionne pour l’un, ne fonctionnera pas
forcément pour l’autre.
L’utilisation d’outils - Cela rejoint le point précédent. Selon l’enfant / la
situation, divers outils seront employés : dessin, musique,
génogramme, …
L’apprentissage continu - La science évolue.
Identifier ses propres limites - Pour le bien de l’enfant
- Pour éviter d’enfreindre le code éthique – déontologique
ou parfois pénal.
Le travail interdisciplinaire - Apporter un nouveau point de vue.
- Obtenir des réponses relatives dans des domaines pour
lesquels nous n’avons pas d’expertise.
→ Peaufiner notre pratique.
Réinvestir dans l’action
Grâce aux réponses à nos questions obtenues pendant notre interview, plusieurs autres
questionnements me viennent en tête. En effet, nous avons appris qu’il était très important de pouvoir
faire preuve de créativité. Ceci constitue une de mes craintes car j’ai peur que, lorsque je pratiquerais
le métier, je ne parvienne pas à trouver des solutions créatives permettant d’aider mon patient.
Cependant, je suis conscient qu’il existe de nombreuses sources desquelles il est possible de
s’exprimer. Il me parait donc important de faire ses propres recherches pour pouvoir innover ses
techniques et ajouter des cordes à son arc.
De plus, la psychologue nous a expliqué qu’il était possible de participer à des formations, ce qui peut
également permettre de trouver de nouvelles idées pour nous permettre d’autres façons de faire.
Une autre des mes craintes est de ne pas être capable d’identifier mes limites. Sachant que faire cette
erreur peut avoir des conséquences graves sur la santé d’un patient, il me semble primordial de faire
un travail sur moi-même pour apprendre à identifier quelles sont les choses qui ont un impact trop
important sur moi même que pour me permettre d’aider un patient. Je pense également que
l’expérience peut permettre de mieux savoir où sont nos limites, et ce que l’ont peut accepter ou pas.
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Développement professionnel du psychologue et du pédagogue
Bibliographie
TARREGA, X. (2007). CRÉATIVITÉ ET JEU. [CAHIER DE GESTALT-THÉRAPIE], [20], [P.P. 18-26].