Etude Cerdi Recipro Ue-Uemoa
Etude Cerdi Recipro Ue-Uemoa
3.3. Conclusion
3
CHAPITRE 4 - Structure du commerce des pays de l’UEMOA et du Ghana
4.5. Conclusion
5.1. L’hypothèse d’un plan de libéralisation différencié suivant les catégories de produits
6.3. Conclusion
7.1. Le modèle
7.1.1. Biens imparfaitement substituables
7.1.2. Biens parfaitement substituables
4
7.3. Résultats : mise en place de l’Union douanière de l’UEMOA et de l’APER
7.3.1. Les effets d’efficience des accords régionaux
7.3.2. Les effets des accords régionaux sur les recettes fiscales
7.5. Conclusion
8.6. Les mesures d’accompagnement d’un accord de partenariat entre l’UE et l’UEMOA
Bibliographie
5
6
CHAPITRE 1
PRÉSENTATION DE L’ÉTUDE
1 Le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Togo sont des PMA. La Côte d'Ivoire et le Sénégal sont
des non PMA.
7
tarifaires de Lomé par celles du SGP. Les exportations qui souffriraient de cette perte de
préférence seraient essentiellement les exportations de poissons, de conserves de poissons, de
cacao et de fruits. La situation géographique du Ghana et son rapprochement politique et
économique avec divers pays de l'UEMOA pourraient favoriser une intégration économique
avec ces pays. Le Ghana pourrait alors participer aux négociations d’un APER entre
l’UEMOA et l’UE.
La zone étudiée est donc composée de pays qui ont des intérêts divergents
quant à la négociation d’un APER avec l’Union Européenne. Les coûts d’ajustements
transitoires de cette politique seront donc élevés.
La mise en place de l'union douanière prévue par les accords de l'UEMOA est
actuellement en cours et doit être achevée au 1er janvier 2000. Aussi, le choix a-t-il été arrêté
d'évaluer l'effet de l'APER UE-UEMOA relativement à une situation où les pays de
l'UEMOA auraient achevé leur union douanière. La démarche retenue est la suivante.
8
- Le chapitre 5 présente un plan de libéralisation des échanges entre l’UE et
l’UEMOA sur la période 2005-2017. Ce plan sert de base aux simulations effectuées au
chapitre 7.
Les statistiques utilisées dans les chapitres 3, 4, 5 et 7 sont des données portant sur le
commerce extérieur et sur le tarif douanier des pays de l’UEMOA. Les données commerciales
sont des données douanières ; elles nous ont été fournies par la Commission de l’UEMOA.
Les tarifs douaniers ne nous ont été fournis ni par la Commission Européenne, ni par la
Commission de l’UEMOA. Les données sont donc de provenances diverses et se sont
révélées parfois difficilement compatibles, compromettant ainsi la fiabilité des calculs de flux
commerciaux et de taxation douanière et, par conséquent, les résultats des simulations du
chapitre 7.
9
CHAPITRE 2
2 Elle était composée du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Niger, du Sénégal et du Togo.
3 Elle était composée du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal.
4 Elle était composée des pays de l’ancienne UDEAO.
5 Elle est composée du Bénin, du Burkina Faso, du Cap Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de
la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Ghana.
10
membres. En cela, l’UMOA est le principal socle de l’Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine (UEMOA6).
6 Les pays membres sont ceux de l’UMOA et la Guinée Bissau depuis le 1er janvier 1997.
7 Elle était composée du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal.
11
attribué à une conjoncture particulièrement difficile dès la fin des années 1970. Les difficultés
des finances publiques des pays de la CEAO et notamment la Côte d’Ivoire qui était le
principal contributeur ont constitué un facteur de blocage. Enfin, l’échec du projet de tarif
extérieur commun n’a pas permis de dégager, au moins partiellement, la définition des
politiques commerciales des contingences nationales (fortes contraintes budgétaires, influence
des groupes de pression représentant des activités très protégées).
12
Il servait à garantir des emprunts, à octroyer des bonifications d'intérêts et à effectuer des
prêts. Les contributions volontaires n’ont pas été à la hauteur des espérances pour la raison
évoquée précédemment (crise financière des Etat). La contribution de ce fonds au
développement de la communauté a donc été marginale.
13
Tableau 2.1 - Droits d'entrée applicables aux produits de l'entreprise ivoirienne SICABLE en 1992
Bénin Burkina Mali Mauritanie Niger Sénégal
produits TCR TNPF TCR TNPF TCR TNPF TCR TNPF TCR TNPF TCR TNPF
852301 0 15 19 35 0 10 2 20 0 10 30,3 62,8
852302 0 5 19 35 0 10 2 20 0 10 30,3 62,8
852311 0 15 21 66 0 25 14 54 0 15 32 68
852321 0 15 21 39 0 25 14 54 0 15 32 68
852329 0 15 31 58 0 25 14 54 0 15 32 68
852390 0 15 35 66 0 25 14 54 0 15 40,3 88,8
notes : TCR, taxe de coopération régionale et TNPF, taux NPF prélevé par le pays pour des importations en
provenance du reste du monde ; les produits concernés (nomenclature 852301, ... ) sont des câbles électriques.
sources : d'après Camara (1993), p.99.
Au cours des années 1980, la CEAO a fait face à une grave crise car les
mécanismes de redistribution des gains et pertes de recettes douanières au sein de la
Communauté se sont bloqués en raison de l’arrêt des contributions notamment de la Côte
d’Ivoire et du Sénégal. A cette époque, les deux contributeur essentiel au FCP, ont accumulé
des arriérés de paiement considérables (près de 60 milliards de F.CFA fin 1984).
8 Un produit était dit originaire dès lors qu'au moins 60 % des matières premières étaient originaires de la communauté ou au
moins 40 % de la valeur ajoutée était d'origine communautaire.
14
l’UEMOA instaure à la fois des critères de convergence des économies et une surveillance
multilatérale des politiques économiques (cf. 2.2.).
9 Auparavant, certains pays appartenant à l’un des accords n’appartenaient pas à l’autre (Mauritanie et Togo).
10 Le Conseil des Ministres de l’OHADA a adopté le 17 avril 1997 trois actes uniformes portant sur le Droit des sociétés
commerciales et des groupements d’intérêt économique et sur le Droit commercial général. Fait partie du champ
d’application de ce traité l'ensemble des règles relatives au droit des sociétés et au statut juridique des commerçants, au
recouvrement des créances, aux sûretés et aux voies d'exécution, au régime de redressement des entreprises et de la
liquidation judiciaire, au droit de l'arbitrage, au droit du travail, au droit comptable et au droit de la vente et des transports.).
La Cour Commune de Justice et d'Arbitrage peut être saisie par la voie du recours en cassation. Elle se prononce sur les
décisions rendues par les juridictions nationales.
15
des jeunes de moins de 25 ans y est très élevée (entre 45 et 60 %), le taux de croissance
démographique annuel moyen est important (environ 3 %) et l’indice synthétique de fécondité
se situe autour de 7 %.
Les pays de l’UEMOA ont tous connu au cours des années 1980 et au début
des années 1990 d’importants déséquilibres macro-économiques. Ainsi, en 1993, ils ont
connu :
16
2.3. L’UEMOA : objectifs et état d’avancement de l’intégration régionale
17
Tableau 2.2 – Caractéristiques des pays membres de l’UEMOA et du Ghana (en % sauf indication contraire)
Bénin Burkina Faso Côte d’Ivoire Guinée Bissau Mali Niger Sénégal Togo UEMOA Ghana
1993 1996 1993 1996 1993 1996 1993 1996 1993 1996 1993 1996 1993 1996 1993 1996 1993 1996 1993 1996
Population (millions) 5,1 5,5 9,8 10,4 13,2 14,8 1,0 1,1 9,2 9,5 8,4 8,8 8,0 8,5 3,8 4,1 58,5 62,7 16,2 18,0
PIB (milliards F.CFA) 611,3 1157,6 796,0 1231,5 2633,8 5441,7 65,7 137,5 753,8 1325,4 628,7 976,5 1678,4 2587,9 490,4 687,0 7658,1 13545,1 1602,9 3319,4
Taux de croissance du PIB 3,2 5,0 -0,9 5,6 -0,3 6,5 2,8 5,0 -2,4 4,0 1,4 3,5 -2,1 5,2 -14,7 6,9 -1,5 5,6 4,8
PIB/habitant (en $ us) 415 370 310 227 715 721 240 244 306 250 285 216 780 631 433 381 568 527 430 360
Dette extérieure/PNB 65,0 81,8 35,9 55,0 207,1 251,7 353,7 93,2 131,9 73,9 91,2 58,0 82,3 86,5 121,2 114,6 156 67,0
Recettes budgétaires 13,0 15,1 12,6 12,4 17,7 24,0 10,6 12,4 13,9 15,9 7,3 7,8 16,2 15,3 11,1 15,2 14,8 18,1 15,7 19,4
totales/PIB (hors dons)
Dépenses courantes/PIB 12,9 13,2 15,1 11,0 27,0 23,0 14,8 15,8 15,5 12,3 12,7 9,0 16,0 12,5 23,8 19,8 19,7 16,8
Déficit budgétaire/PIB -1,1 -0,3 -4,6 -0,5 -11,8 -2,4 2,4 2,8 -4,1 -0,8 -3,8 -0,2 -2,9 0,0 -15,6 -6,0 -7,3 -1,5 -10,4 -10,6
(y compris dons)
Déficit primaire/PIB -3,7 -2,8 -6,2 -1,5 -20,5 -10,1 -3,3 -3,8 -5,7 -1,9 -5,5 -1,9 -5,1 -2,4 -19,1 -8,8 -11,4 -5,7 -9,6 -13,3
(y compris dons)
Bal. Commerciale/PIB 0,7 -1,3 -8,6 -9,5 -8,6 -1,6 -26,5 -13,8 -4,8 -3,8 -0,6 0,2 -6,9 -6,1 -8,9 -2,6 -6,5 -3,3
Balance courante/PIB -4,5 -4,9 -2,4 -4,2 -11,5 -5,6 -22,1 -14,6 -8,0 -9,5 -7,6 -8,8 -14,0 -7,4 -6,9 -6,8 -9,6 -6,4 -14,4 -8,4
Taxe sur com. 42,5 41,3 36,4 47,0 26,1 36,6 29,0 32,9 45,3 34,7 41,3 46,7 37,2 43,4 35,3 41,2 34,7 40,1 30,4 34,8
extérieur/recettes totales
Sources : Banque de France, Rapport Zone Franc, 1996 et Banque Mondiale, African Development Indicators, 1997.
18
Les organes de contrôle sont la Cour de justice, la Cour des Comptes et le
Parlement de l’Union. La Cour de justice a pour mission d’interpréter les actes uniformes du
traité et aussi les actes juridiques qui en découlent et de veiller aux conditions de leur
application. La Cour des Comptes contrôle les comptes de l’Union et la fiabilité des données
figurant dans les lois de finances des Etats membres. Ces deux institutions, créées le 27
janvier 1995, ne remplissent pas encore totalement leur rôle. Le Parlement de l’Union sera
chargé du contrôle démocratique des organes de l’Union. En attendant sa mise en place, un
Comité inter-parlementaire se réunit au moins une fois l'an.
2.3.2. Les objectifs de l’UEMOA : une union monétaire renforcée, une union
douanière à construire
La convergence porte sur le rythme d’inflation des pays et sur une série
d’indicateurs budgétaires qui reposent sur (cf. tableau 2.3.) :
19
La surveillance multilatérale se met progressivement en place et devrait être
effective au courant de l’année 1998. Elle est confrontée à des difficultés d’ordre statistique
liées notamment à la collecte des informations et aux calculs d’indicateurs comparables entre
les pays membres. Les comités nationaux de politique économique sont chargés de la collecte
des informations et du suivi des politiques économiques. Ils sont maintenant en place dans
chacun des Etats. La BCEAO et la Commission de l’UEMOA assurent chargées de la
surveillance des politiques macro-économiques. Aucune directive ne précise encore les
sanctions que pourraient supporter les pays ne respectant pas les critères de convergence.
20
(2) créer entre les Etats membres un marché commun basé sur la libre circulation des
biens, des services et des capitaux ainsi que sur le droit d’établissement
Un marché commun implique une union douanière mais aussi une certaine
harmonisation de la fiscalité indirecte intérieure et des avantages accordés dans le cadre des
codes des investissements.
21
Tableau 2.3 – Respect des critères de convergence des pays membres de l’UEMOA en 1997 (en %)
Critères Bénin Burkina Faso Côte d’ivoire Guinée Bissau Mali
1998 1997 1998 1997 1998 1997 1998 1997 1998 1997 1998 1997
Inflation 3 1,8 -0,1 5,2 16,8 0,9
Masse salariale publique* < 40 < 50 37,6 38,4 37,1 40,3 34,7 36,7 44,4 38,8 27,0 29,1
Dépenses en capital/ >20 >20 10,8 7,5 26,4 22,7 24,5 21,7 48,0 15,8 17,1 17,5
financement interne
Solde primaire de base* > 15 > 15 21,3 21,5 7,9 9,0 26,5 24,4 11,1 52,4 28,2 26,9
Variation des arriérés <0 <0 -23,8 -16,9 0 -5,8 -44,7 -51,7 -2,9 -3,8 -4,0 -7,0
internes
Variation des arriérés <0 <0 -20,6 7,9 0 0 -120,9 120,9 -34,9 0 0 0
externes
22
(3) harmoniser le cadre légal et réglementaire en favorisant l’émergence d’un cadre
juridique propice au développement des activités économiques
Cet objectif, qui apparaît essentiel pour développer les relations économiques
entre les Etats membres, est aujourd’hui très avancé dans un cadre qui dépasse d’ailleurs
l’UEMOA. Ainsi, depuis le 1er janvier 1998, le traité sur l’harmonisation du droit des affaires
est en vigueur dans 16 pays d’Afrique (pays de l’UEMOA, pays de l’UDEAC, les Comores et
la Guinée). L’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires (OHADA) est chargée
de l’application du traité qui concerne le droit commercial général, le droit des sociétés
commerciales, les sûretés, les procédures d’apurement de passif, les procédures de
recouvrement et le droit comptable. L’OHADA est composée d’un Conseil des Ministres de
la justice et des finances, d’une Cour commune de justice et d’arbitrage et d’un Secrétariat
Permanent auquel est rattachée l’Ecole Régionale Supérieure de la Magistrature. De même,
depuis le 10 juillet 1992, date de la signature du traité instituant la Conférence inter-africaine
des marchés d’assurances (CIMA), un code unique des assurances est en vigueur dans la Zone
Franc ainsi que des mécanismes de contrôle et de sanction. La CIMA est organisée autour
d’un Conseil des Ministres, d’une Commission Régionale de Contrôle des Assurances et d’un
Secrétariat Général.
23
2.4. Les autres projets d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest
24
25
CHAPITRE 3
Malgré ces réformes qui ont entraîné un désarmement tarifaire important, les
équilibres budgétaires des Etats dépendent encore fortement des recettes perçues en douane.
Pour les pays de l’UEMOA, les recettes douanières représentaient en 1995 48,8 % des
recettes fiscales totales et 7,3 % du PIB.
Tableau 3.1 – Importance des recettes perçues en douane pour les pays de l’UEMOA et du Ghana en 1995
Bénin Burkina Côte Mali Niger Sénégal Togo UEMOA Ghana Guinée
d’Ivoire Bissau
En % des recettes fiscales
Recettes douanières 49,0 43,4 48,8 54,0 53,9 48,3 40,9 48,8 35,0 60,0
Droits de porte 16,2 30,3 27,1 24,0 40,6 36,0 33,4 29,9 20,7 32,0
En % du PIB
Recettes douanières 7,2 5,0 9,3 7,0 3,6 6,8 5,6 7,3 4,5 4,1
Droits de porte 2,4 3,5 5,2 3,1 2,7 5,0 4,6 4,5 2,7 4,1
Recettes fiscales 14,8 11,5 19,0 12,9 6,7 14,0 13,7 14,9 12,9 6,8
Recettes totales 17,1 12,3 22,5 15,9 7,8 14,9 15,0 17,2 20,9 12,6
Note : Les droits de porte sont les droits et taxes perçus exclusivement sur les importations. Les recettes douanières
comprennent les droits de porte, la TVA et les droits d’accise perçus sur les importations.
Source : Divers rapports du FMI et secrétariat d’Etat à la coopération.
26
3.1.1. Barrières tarifaires et non tarifaires dans les pays de l’UEMOA et au Ghana
Tableau 3.2 – Taux légaux de taxation de porte dans les pays de l’UEMOA et au Ghana au 1er mai 1998
(en %)
TEC Bénin Burkina Côte Guinée Mali Niger Sénégal Togo Ghana
2000 Faso d’ivoire Bissau*
Droit de douane 0;5;10; - 5 5 5;10;20; 5 5;10;30 0;5;10;25 - 0 ;10;25
20 30
Droit fiscal 0;5;10 ;1; 0;4;26 0;5;10;15; 5;10;15; 0;10;25 5;10;20
5;20 20 30;40;45;
75
Taxe statistique 1 4 2,6 5 3
Autres taxes 2 3;5 5
Taux maximum 21 20 37 27,6 105 35 35 30 23 25**
de taxation***
* au 1er janvier 1998, ** hors taxe spéciale, *** Droit de douane + droit fiscal + taxe statistique + autres taxes
(hors PCS et PC).
Source : Commission de l’UEMOA et tarif des douanes pour le Ghana.
27
Tableau 3.3 – Taux moyen non pondéré de taxation de porte dans les pays de l’UEMOA et au Ghana
en 1998 (en %)
UEMOA Bénin Burkina Côte Guinée Mali Niger Sénégal Togo Ghana
2000 Faso d’Ivoire Bissau
Biens 7,8 8,7 18,3 15,1 nd 11,6 17,6 11,8 11,8 5,9
d’équipement
Produits 10,5 10,8 32,1 19,5 nd 20,8 21,8 16,1 16,3 13,2
intermédiaires
Biens de 18,1 13,4 34,8 29,6 nd 31,0 32,1 27,8 19,7 22,0
consommation
Total 12,2 11,4 31,1 21,6 nd 19,5 22,3 21,3 17,2 12,6
note : d’après classification BEC des Nations Unies.
Source : Tarifs douaniers des pays.
Dans le cadre des accords du GATT et de l’OMC, les pays ont consolidé les
taux des droits de porte à des niveaux bien supérieurs aux taux actuellement appliqués
(annexe 3.3). Ces pays pourraient donc rétablir sans contrainte une protection tarifaire
importante. Dans le cadre de l’application du TEC, ces consolidations seront renégociées
globalement pour les pays de l’UEMOA. Ainsi les chances de retour à des tarifs plus élevés
(comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal à la fin des années 80 notamment) devraient être
réduites par les “nouvelles” règles de jeu qui s’appliquent à tous, surtout si les nouveaux
niveaux de consolidation tarifaire approchent les niveaux en vigueur.
Les barrières non tarifaires fortement utilisées par ces pays avant les réformes ont été
en principe toutes éliminées à l'occasion des programmes de libéralisation de la politique
commerciale ; seules demeurent dans quelques cas certaines restrictions particulières
ponctuellement appliquées. Depuis la suppression de ces entraves classiques au commerce,
d'autres formes de protection plus "modernes" commencent à être utilisées par ces pays :
normalisation, utilisation de droits antidumping ... Il convient également de noter que les
procédures d'importation sont encore relativement contraignantes dans ces pays, dans la
mesure où l'application des programmes de vérification nécessite le dépôt d'une intention
d'importer préalable à toute opération, et augmente sensiblement les délais nécessaires pour
pouvoir disposer de la marchandise.
28
3.1.2. L’Union Douanière de l’UEMOA : horizon 2000
L'union douanière de l'UEMOA, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2000,
implique la mise en place d'un tarif extérieur commun (TEC) et la libéralisation totale des
échanges intra-zone de produits originaires. Le calendrier d'application du TEC et
d'élimination des barrières tarifaires dans l'Union est défini dans le règlement 02/97 de la
Commission de l'UEMOA (Tableau 3.4). La taxe dégressive de protection (TDP) est prévue
afin d'offrir à certains secteurs particulièrement sensibles une protection supplémentaire
temporaire en vue de leur adaptation ou restructuration. L'objectif de la taxe conjoncturelle
d'importation (TCI) est de neutraliser d'éventuelles fluctuations erratiques des prix mondiaux.
Les modalités d'application de ces deux taxes, leurs taux et les produits concernés ne sont pas
encore définis ; des discussions sont en cours afin qu'elles puissent être appliquées au début
de l'année 1999.
29
Les importations d'origine des pays membres de l'UEMOA bénéficient
actuellement de préférences tarifaires (tableau 3.4). Les produits du cru et de l'artisanat
traditionnel sont exonérés de tout droit d'entrée ; les produits industriels agréés à la Taxe
Préférentielle Communautaire (TPC) bénéficient d'un abattement de 60 % sur les droits de
douane11 ; peu d'entreprises en bénéficient12 ; les produits industriels non agréés à la TPC
bénéficient d'un abattement de 5 %. En l’an 2000, la notion d’agrément disparaîtra et
l’ensemble des produits originaires13 de l’Union bénéficieront d’un abattement de 100 % des
droits de porte. De nouvelles règles d'origine, compatible avec l’accord de l’OMC, doivent
entrer en vigueur dans l'UEMOA en l'an 2000.
Tableau 3.5 – Tarif extérieur commun (hors prélèvement communautaire, redevance statistique,
TDP et TCI) de l’UEMOA pondéré par la structure du commerce avec l’UE en 1997 (en %)
Bénin Burkina Côte Mali Niger Sénégal Togo UEMOA
Faso d’Ivoire
Biens d’équipement 4.91 6.70 6.93 6.19 8.46 7.46 7.46 6.89
Produits intermédiaires 11.30 9.64 9.08 9.27 11.14 9.91 10.49 9.73
primaires 5.07 4.57 5.22 3.90 6.46 6.15 4.92 5.43
manufacturés 11.58 10.38 9.97 9.59 11.29 10.73 10.83 10.44
Biens de consommation 12.28 14.04 9.18 7.73 14.62 12.15 11.10 10.93
primaires 15.01 14.43 19.84 8.35 18.86 19.29 19.55 18.74
manufacturés 12.15 14.04 8.46 7.72 14.58 11.36 10.83 10.45
véhicules 20.00 20.00 19.78 20.00 20.00 20.00 12.60 19.13
Total 10.43 9.51 9.12 8.20 11.68 10.59 9.12 9.75
note : d’après la classification BEC des Nations Unies et selon le projet de catégorisation de l’UEMOA
de juillet 1998.
11 Jusqu'au mois de juin 1997, les produits industriels agréés à la TPC bénéficiaient d'un abattement de 30 % des droits et
taxes à l'importation. En juin 1997, cet abattement a été porté à 60 %.
12 Fin 1996, les produits agréés ne représentaient que 4 % du total des échanges de produits industriels intra-UEMOA.
13 Actuellement, dans le cadre de l'UEMOA, l'origine communautaire, qui conditionne l’octroi de l'agrément, est reconnue
aux produits dans la fabrication desquels sont incorporés des intrants communautaires représentant au moins 60 % de leur
valeur globale f.a.b. Pour que les produits comprenant moins de 60 % d'intrants locaux fassent l'objet du traitement
préférentiel, la valeur ajoutée nationale doit atteindre au moins 40 % du prix f.a.b du produit final.
30
L’application de l’APER provoquera une baisse significative de la taxation des
importations en provenance de l’UE, de l’ordre de 10 % (tableau 3.5). Elle entraînera une
chute des recettes douanières de l’ordre de 140 milliards de F.CFA pour l’UEMOA sur la
base des importations actuelles et interviendra après des pertes budgétaires substantielles liées
à la mise en place de l’union douanière en l’an 2000.
31
exemptions prévues dans le contrat pour certains produits particuliers, concerne toutes les
importations d'une valeur supérieure à 3 millions de FCFA ; les régimes de transit et
d'admission temporaire ne sont pas concernés.
Les droits de porte sont composés d'un droit fiscal (DF) et du prélèvement
compensatoire de solidarité (PCS) de 1 % destiné à financer les pertes de recettes liées à
l'application des préférences tarifaires dans le cadre de l'UEMOA et de la CEDEAO. Depuis
1994, il existe 5 catégories de DF : 0 %, 5 %, 10 %, 15 % et 20 %.
Le tarif du Bénin est l’un des plus bas de la sous-région. La moyenne non
pondérée du tarif est de 11,4 % en 1998, soit un taux inférieur à celui prévu dans le cadre de
la mise en place du TEC. La moyenne du tarif pondérée par les importations est
significativement inférieure à la moyenne non pondérée : les positions tarifaires à faible taux
sont donc très utilisées. Compte tenu du faible écart entre le taux appliqué aux produits
intermédiaires et aux biens de consommation, la protection effective est relativement faible.
Les droits de porte par chapitre NCCD (Nomenclature du Conseil de Coopération Douanière)
sont présentés dans l’annexe 3.1 pour l’année 1997. Les secteurs les plus fortement taxés sont
les produits chimiques (hors engrais). Les machines et le matériel de transport sont faiblement
taxés. Malgré le caractère modéré des taux, la dispersion des taux à l’intérieur des chapitres
est importante (poissons, céréales, produit de l’édition et coton notamment).
En dehors des droits de porte, les importations sont frappées d'une TVA au
taux unique de 18 % dont l'assiette est la valeur c.a.f majorée des droits de porte. Des droits
d'accises sont également perçus sur les importations d’hydrocarbures et de ciment.
32
Les recettes douanières représentent actuellement 28 % de la valeur des
importations et 6 % du PIB. La part des importations exonérées dans l'ensemble des
importations a très sensiblement diminué en 1996 : elle était de 24 % en 1994, de 26 % en
1995 et de 16,5 % en 1996. La part des exonérations accordées au titre du code des
investissements est devenue marginale : elle est passée de 4,4 % en 1992 à 0,5 % en 1996.
Depuis 1992, la société SGS est chargée de vérifier avant embarquement les
importations à destination du Burkina. En dehors de certaines exemptions prévues dans le
contrat, toutes les importations d'une valeur f.a.b supérieure à 3 millions de FCFA doivent
être inspectées par la SGS.
La moyenne non pondérée des taux est de 31,1 %. C’est le taux le plus élevé de
la sous-région. Les produits intermédiaires sont taxés au même taux que les biens de
33
consommations. La protection effective est très élevée en raison du niveau des taux nominaux
de protection. Les taux des droits de porte par chapitre SH et par secteur CITI (Classification
Internationale Type par Industrie) sont présentés en annexes 3.1 et 3.2. La taxation est élevée
et relativement homogène entre les secteurs ou les chapitres. Sur 97 chapitres de la
nomenclature SH, 43 sont taxés au taux maximal de taxation du Burkina, soit 37 % (annexe
3.1). Les produits les moins taxés (entre 17 % et 23 %) sont les produits miniers, le bois, les
machines non électriques, le matériel de transport. Les autres secteurs sont fortement taxés
(entre 28 % et 37 %) (annexe 3.2).
34
celles accordées au titre du code des investissements représentent en 1996, 29 % de
l'ensemble des importations exonérées.
Parmi les pays membres de la sous région, le Burkina Faso apparaît comme
l'un des plus sensibles au désarmement tarifaire imposé par l'application du TEC, du fait qu'il
applique les taux de droits de porte les plus élevés de la sous région. Les efforts de réduction
de la taxation qu’engendra la mise en place du TEC auront des répercussions importantes sur
les recettes budgétaires du pays.
nouvelle réforme de la politique commerciale est définie14 avec trois objectifs : rationaliser
la tarification douanière, harmoniser la protection effective et contribuer au redressement des
14 En effet, les résultats d’une enquête lancée par la DCGTx au premier trimestre 1989 auprès de 72 entreprises ivoiriennes
ont mis en évidence la très grande disparité des taux de protection effective (TPE) entre les différentes activités (de -189,3 %
à + 251,8 %), l’existence d’incohérences tarifaires (taxation des intrants supérieure à celle du produit fini) et l’importance de
35
finances publiques. Les barrières non tarifaires sont éliminées durant la période 92-95, les
valeurs mercuriales abolies et les subventions à l’exportation supprimées graduellement. Un
programme d’inspection des importations avant embarquement est confié à la société SGS. La
réforme tarifaire commence en 1993 : le droit de douane stricto sensu initialement à trois taux
(5, 10 et 15 %) est unifié, il est maintenant de 5 % pour l’ensemble des produits, certains en
sont toutefois exemptés. Le désarmement tarifaire intervenu en 1994 ne peut être considéré
comme une mesure d'accompagnement de la dévaluation puisque la réforme tarifaire définie
dès 1991, a débuté en 1993. Depuis janvier 1994, le nombre de taux de droit fiscal a été réduit
à 6 compris entre 5 et 30 %. Certains produits sont également exemptés de droit fiscal. Les
taux des droits de porte par chapitre SH et par secteur CITI pour l’année 1997 sont présentés
en annexes 3.1 et 3.2. La dispersion des taux par chapitre est importante notamment pour le
poisson, les produits pétroliers, les engrais et les produits de l’édition.
la discrimination entre les entreprises agréées et les non agréées (surtout dans le secteur laitier). Depuis 1985, le système était
ainsi devenu plus complexe et plus incohérent.
36
En 1995, la TVA était à deux taux : un taux normal de 20 % et un taux réduit
de 11,1 % appliqué essentiellement aux produits alimentaires, aux matériaux de construction,
à l'eau, à l'électricité et au téléphone. Des droits d'accises frappent les produits pétroliers (taxe
spéciale sur les produits pétroliers, TSPP), des produits alcoolisés, les bières et les cigarettes.
En 1997, le tarif des douanes était composé d’un droit de douane à 11 taux (0 à
60 %), d’un droit fiscal à 29 taux (0 à 76 %) et d’une taxe sur les services douaniers (TSA) au
taux de 6 %. Fin 1997, une profonde réforme a permis de simplifier la structure tarifaire et de
diminuer les taux. Ainsi, la Guinée Bissau a communiqué à la Commission de l’UEMOA que
désormais ses taux cumulés de droits de porte n’excédaient pas 30 %.
37
compensatoire de solidarité (PCS) de 0,5 % pour l’UEMOA, d’un prélèvement compensatoire
(PC) de 0,5 % pour la CEDEAO et d'une taxe conjoncturelle d'importation (TCI) de 25 %
prélevée sur les importations de sucre. L'assiette de ces droits est la valeur en douane.
La moyenne non pondérée des droits de porte est de 19,5 %. La moyenne des
droits de porte sur les biens de consommation est supérieure de près de 50 % à celle des
produits intermédiaires. Ainsi le taux de protection effective est important. Les taux des droits
de porte par chapitre SH et par secteurs (CITI) sont présentés en annexes 3.1 et 3.2. La
protection varie fortement selon les secteurs CITI et selon les chapitres SH : les produits les
plus taxés sont le tabac et les produits de la pêche ; les produits les plus faiblement taxés sont
les produits chimiques et les machines non électriques. La protection varie également à
l’intérieur d’un même chapitre (annexe 3.1) : les écarts types et les coefficients de variation
sont globalement élevés.
La TVA est appliquée depuis 1991. Elle est actuellement à deux taux : un taux
réduit de 10 % et un taux normal de 15 %. Ces taux sont les plus faibles de l'UEMOA.
L'assiette de la TVA sur les importations est la valeur CAF majorée des droits de porte. Un
droit d’accises, l’impôt spécial sur certains produits (ISCP), est prélevé sur les importations
ou la production locale de quelques produits : noix de cola, alcool, cigarettes et tabacs, sel,
produits pétroliers et dérivés, gaz naturel et cartouches. Son assiette pour les produits
importés est la même que celle de la TVA ; son montant est inclus dans l'assiette de la TVA.
38
En 1996, les recettes douanières représentent 13,4 % de la valeur totale des
importations, 4,6 % du PIB et 36,6 % des recettes fiscales. La part des importations exonérées
était de 20 % en 1996 , elle est en 1997 de 14 %. Les exonérations accordées au titre du code
des investissements ne représentent que 2,5 % de l'ensemble des importations exonérées en
1996 : les exonérations de droits d'entrée à ce titre sont en effet supprimées, seules demeurent
celles qui ont été accordées au titre de l'ancien code des investissements.
Le taux moyen de droits de porte est de 22,3 %. C’est , avec celui du Burkina
Faso, l’un des taux les plus élevé de la sous-région. Tout comme au Mali, le taux moyen de
taxation des biens de consommation est supérieur à celui appliqué aux produits intermédiaires
de près de 50 %. la protection effective est donc forte. Les taux des droits de porte par
chapitre SH sont présentés dans l’annexes 3.1. La dispersion des taux de taxation par chapitre
est peu élevée dans l’ensemble.
39
note : d’après la classification BEC des Nations Unies et selon le projet de catégorisation de l’UEMOA.
* pondération par la valeur de l’ensemble des importations du Niger.
Le Niger, tout comme la plupart des pays de l’union, devra d’ici l’application
du TEC réduire de façon importante le taux de taxation de porte avec des conséquences
importantes sur les équilibres budgétaires du pays.
Après la dévaluation, le tarif des douanes a été modifié avec pour objectifs de
réduire le niveau moyen des taux et de simplifier le système de taxation. En dépit de cela,
pour des raisons budgétaires et dans le but de maintenir une protection élevée pour certaines
15 Notamment de la part des industriels insatisfaits en raison du non respect des engagements pris concernant la baisse du
coût des facteurs et l'assouplissement des conditions d'embauche et de licenciements.
40
activités, des produits étaient encore très fortement taxés (taux de droits de porte de 65 %), et
une protection supplémentaire est accordée à quelques produits particuliers. Ainsi, une
péréquation sur le sucre correspondant à la différence entre la valeur CAF et la valeur de
référence s'applique dans les cas où la valeur CAF de ce produit est inférieure à la valeur de
référence. Un prélèvement variable de 30 % à 0,8 % selon la valeur CAF est effectué sur les
importations de riz brisé. Pour les importations de viandes de bovins, ovins et volailles, un
prélèvement spécifique fixe est appliqué. Depuis 1995, des surtaxes de protection ont été
instaurées sur certains produits agricoles16.
16 mil 10 %, maïs 10 %, sorgho 10 %, oignons 20 %, pommes de terre 20 % et bananes non originaires de la CEDEAO 20
%.
17 Un droit de douane de 5 % est perçu sur les importations de produits originaires de la CEDEAO et un taux de 30 % sur les
importations de produits originaires des pays non membres de l'OMC.
41
taux non taux non pondéré taux non pondéré taux pondéré
pondéré 1998 1997 1997 *
Biens d’équipement 7,8 11,8 20,6 27,6
Produits intermédiaires 10,5 16,1 27,0 28,7
primaires 7,3 12,6 31,9 24,6
manufacturés 11,0 16,5 26,5 29,4
Biens de consommation 18,1 27,8 40,9 28,5
primaires 17,8 28,2 39,2 37,2
manufacturés 18,2 27,8 41,0 25,6
véhicules 20,0 30,0 54,4 51,3
Total 12,2 21,3 29,0 28,5
note : d’après la classification BEC des Nations Unies et selon le projet de catégorisation de l’UEMOA.
* pondération par la valeur de l’ensemble des importations du Sénégal.
Des accises ou "taxes spécifiques" ad valorem sont perçues pour une liste de
produits18 et calculée sur la base de la valeur CAF majorée des droits de porte. Une TVA à
deux taux 10 % et 20 %, dont l'assiette est la valeur CAF majorée des droits de porte et des
éventuelles taxes spécifiques est également appliquée.
42
millions de FCFA sont, sauf cas particuliers précisés dans le contrat, soumises à inspection
avant embarquement.
Les droits de porte sont constitués d'un droit fiscal d'entrée (DFE) à trois taux :
5, 10 et 20 %, d'une taxe de statistique (TSE) de 3 %, d’un timbre douanier (TD) de 4 % sur
les importations exonérées et du PCS et du PC de 0,5 % chacun prélevés respectivement pour
le compte de l'UEMOA et de la CEDEAO. L'assiette de ces taxes est la valeur CAF des
importations.
Le taux de droit de porte non pondéré est de 17,2 %. Les taux des droits de
porte par chapitre SH et par secteur (CITI) sont présentés en annexes 3.1 et 3.2. La taxation
est relativement homogène entre les secteurs. Seuls les produits miniers sont taxés, en
moyenne, à moins de 10 %. Les coefficients de variation sont faibles sauf pour les produits de
l’édition (chapitre 49, annexe 3.1).
18 La liste de ces produits est définie dans le Code Général des Impôts. Les taux appliqués sont identiques pour les
importations et les produits de même nature fabriqués localement.
43
Tableau 3.12 – Togo : Structure tarifaire selon la classification BEC – 1997 (en %)
(DF)
UEMOA Togo Togo
taux non pondéré taux non pondéré taux pondéré *
Biens d’équipement 7,8 11,8 18,1
Produits intermédiaires 10,5 16,3 16,3
primaires 7,3 8,3 8,9
manufacturés 11,0 17,5 17,7
Biens de consommation 18,1 19,1 19,7
primaires 17,8 19,3 19,3
manufacturés 18,2 19,0 19,1
véhicules 20,0 20,0 23,0
Total 12,2 17,2 18,0
note : d’après la classification BEC des Nations Unies et selon le projet de catégorisation de l’UEMOA.
* pondération par la valeur de l’ensemble des importations du Togo.
Les recettes douanières représentent en 1997, 40,9 % des recettes fiscales, 5,6
% du PIB et 10,2 % des importations totales.
44
spéciale pour le développement qui est de 20 % et des prélèvements liés aux licences
d'importation de l'ordre de 20 %
45
chapitres les plus fortement taxés concernent les produits agro-alimentaires. La dispersion des
taux à l’intérieur d’un chapitre est forte pour les produits de l’édition, les machines et le
matériel de transport.
Tableau 3.13 – Ghana : Structure tarifaire selon la classification BEC – 1997 (en %)
(DF)
UEMOA Ghana Ghana
taux non pondéré taux non pondéré taux pondéré *
Biens d’équipement 7,8 5,9 4,3
produits intermédiaires 10,5 13,2 8,9
primaires 7,3 15,7 6,5
manufacturés 11,0 14,0 9,5
Biens de consommation 18,1 22,0 19,7
primaires 17,8 24,7 24,9
manufacturés 18,2 22,6 19,9
véhicules 20,0 10,1 9,9
Total 12,2 12,6 7,9
note : d’après la classification BEC des Nations Unies.
* pondération par la valeur de l’ensemble des importations du Ghana.
3.3. Conclusion
Les pays de l’UEMOA et le Ghana ont très largement simplifié leur système de
taxation douanière. Les valeurs mercuriales, les licences d’importation et les entraves aux
exportations (à l'exception de la prohibition des exportations de cuir et peaux au Burkina
Faso) ont été abolies. Cependant, des procédures administratives sont encore appliquées dans
la plupart des pays (systèmes de vérification des importations notamment). La structure des
droits de douane a été considérablement simplifiée, ne comprenant que 2 à 4 taux différents.
La protection nominale la plus élevée demeure pour les biens de consommation, aux alentours
de 30 % sauf pour le Ghana (22 %) et le Bénin (13 %). Ainsi, les pays de l’UEMOA, à
l’exception du Bénin et du Ghana dans le cas d’une adhésion de ce dernier, devront
considérablement abaisser leur protection pour appliquer le TEC en l’an 2000. Dans la plupart
des cas, la réduction tarifaire sera entre 25 et 50 % des taux en vigueur en 1998.
Les pays de l’UEMOA se sont engagés à créer une Union douanière (UD) qui
devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2000. Il est prévu un tarif extérieur commun (TEC)
avec quatre taux : 0 % (médicaments et articles scolaires), 5 % (matières premières et biens
19 Act 504, voté par le parlement et signé par le président le 31 août 1995.
46
d’équipement), 10 % (biens intermédiaires) et 20 % (biens de consommation). Il est
cependant prévu des exceptions, telle la taxe conjoncturelle d’importation (TCI) ou la taxe
dégressive de protection (TDP). Déterminées par le conseil des Ministres de l’UEMOA, ces
exceptions devraient entraîner des activités de lobbying qui réduiront nécessairement l’effort
de rationalisation et de coordination de la politique commerciale de l’Union. De plus, il faut
souligner que l’origine communautaire, nécessaire pour qu’un produit circule librement au
sein de l’UEMOA, n’est accordée que si la valeur du produit contient 60 % d’intrants
communautaires (ou si la valeur ajoutée nationale créée est d’au moins 40 %). Cette règle
apparaît très restrictive pour la plupart des pays de la zone (à l’exception peut être de la Côte
d’Ivoire et du Sénégal).
47
CHAPITRE 4
Une analyse de la structure des échanges entre les pays de la zone UEMOA-
Ghana, et aussi vis-à-vis de l’Union Européenne et des autres pays constitue un préalable
pour évaluer les effets successifs de la mise en œuvre de l’accord UEMOA et d’un APER
liant l’UEMOA et le Ghana avec l’Union Européenne.
Bénin 147,5 52,6 20,4 7,3 0,0 0,0 112,4 40,1 280,3 100
Burkina Faso 150,4 47,4 63,0 19,8 2,6 0,8 101,6 32,0 317,6 100
Côte d’Ivoire 576,9 53,6 13,9 1,3 0,6 0,1 484,4 45,0 1075,8 100
Guinée Bissau 32,1 58,8 2,7 4,9 0,0 0,0 19,8 36,3 54,6 100
Mali 159,3 39,8 119,0 29,7 0,8 0,2 121,3 30,3 400,4 100
Niger 65,5 41,9 25,5 16,3 2,3 1,5 63,2 40,4 156,5 100
Sénégal 384,4 51,0 42,5 5,6 0,8 0,1 325,8 43,2 753,5 100
Togo 101,5 49,9 19,0 9,3 5,2 2,6 77,8 38,2 203,5 100
Total UEMOA 1617,6 49,9 306,0 9,4 12,3 0,4 1306,3 40,3 3242,2 100
Ghana 713,5 43,3 75,8 4,6 0,0 0,0 856,9 52,1 1646,2 100
Total 2331,1 47,7 381,8 7,8 12,3 0,3 2163,2 44,3 4888,4 100
Source : UEMOA et FMI (1998) pour la Guinée Bissau et le Ghana.
48
niveau de revenu le plus élevé des pays de l’UEMOA constituent une explication
complémentaire.
Bénin * 7,4 26,4 3,0 10,8 0,0 0,0 17,6 62,9 28,0 100,0
Burkina Faso 38,2 31,3 25,7 21,0 2,9 2,4 55,5 45,4 122,3 100,0
Côte d’Ivoire 990,3 53,6 98,1 5,3 41,7 2,3 718,6 38,9 1848,7 100,0
Guinée Bissau 20,9 73,3 … … … … … … 28,5 100,0
Mali 41,5 17,6 126,8 53,9 1,0 0,4 67,0 28,5 235,3 100,0
Niger 69,8 71,9 3,3 3,4 1,1 1,1 22,8 23,5 97,0 100,0
Sénégal 28,5 16,5 33,8 19,5 0,2 0,1 110,5 63,9 172,9 100,0
Togo 24,7 20,0 5,5 4,4 3,8 3,1 89,3 72,4 123,4 100,0
Total UEMOA 1221,3 46,0 296,2 11,2 50,6 1,9 1081,4 40,7 2656,1 100,0
Ghana 457,1 52,9 97,0 11,2 0,0 0,0 310,1 35,9 864,2 100,0
Total 1678,4 47,7 393,2 11,2 50,6 1,4 1391,5 39,5 3520,3 100,0
note : * Deuxième semestre uniquement.
Source : UEMOA.
49
l’existence d’un secteur manufacturier important à l’échelle de la région en Côte d’Ivoire.
Dans le cas du Sénégal, sa place est plus faible en raison de sa moindre compétitivité.
Depuis 1974, la part des pays de l’UEMOA et du Ghana dans les importations
de l’Europe des 1220 est inférieure à 1,7% et elle décline constamment à partir de 1977. Les
accords de Lomé n’ont donc pas eu les effets escomptés. Cette évolution est imputable
notamment à la concentration des exportations de l’UEMOA sur les produits primaires. Les
exportations de produits industriels ne se sont pas développées en raison du manque de
compétitivité des pays de l’UEMOA : de multiples obstacles structurels (faiblesse des
infrastructures, manque de formation du capital humain, absence d’Etat de droit, …)
constituent des handicaps pour la compétitivité des producteurs de l’UEMOA. L’évolution de
la part de la zone UEMOA est comparable à celle de la part de la totalité des pays ACP ; en
effet, la part de ces pays diminue depuis 1974 (Graphique 4.1).
La part des pays ACP dans les exportations européennes (Europe des 12) est
faible ; en 1996, cette part était inférieure à 4 %. La part des pays de l’UEMOA et du Ghana
est également faible (0,6% en 1996) et elle a fortement décliné depuis 1978 (0,6 % en 1996
contre 1,5 % en 1978). La libéralisation des importations originaires de l’Union européenne et
destinées aux pays de l’UEMOA et au Ghana aura donc un impact très faible pour l’Union
Européenne (Graphique 4.2).
50
12
10
Pays ACP
6
UEMOA + Ghana
12.00
4
10.00
2
8.00
0 Pays ACP
6.0074 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96
Uemoa + Ghana
4.00
2.00
0.00
74 76 78 80 82 84 86 88 90 92 94 96
51
4.2. Analyse détaillée du commerce intra-UEMOA
Tableau 4.3 - Commerce intra-communautaire hors Guinée Bissau (Millions de francs CFA)
Bénin Burkina Faso Côte d'Ivoire Mali Niger Sénégal Togo Total
Bénin 0 297 535 1 807 1951 129 2 073 6 792
Burkina Faso 0 0 92 374 1391 5 331 2 193
Côte d'Ivoire 13 061 52 716 0 94 497 18 895 41 915 13 738 234 822
Guinée Bissau 0 2 0 0 1 32 18 53
Mali 0 694 1 716 0 114 10 64 2 598
Niger 7 219 26 23 0 0 105 380
Sénégal 6 727 4 610 11 338 22 130 1 477 0 2 716 48 998
Togo 645 4 467 184 193 1678 508 0 7 675
Total UEMOA 20 440 63 005 13 891 119 024 25 507 42 599 19 045 303 511
M totales 280 342 317 692 1 075 844 400 467 156 532 753 514 203 564 3 187 952
M originaires de 7,3 19,8 1,3 29,7 16,3 5,4 9,4 9,5
l'UEMOA/M totales
Les importations sont notées en colonnes et les exportations en lignes.
Source : UEMOA.
52
Tableau 4.4 - Commerce intra-UEMOA21 par groupes de chapitres du SH
Secteur Chapitres du Valeur du commerce Part des Part des
SH intra-UEMOA importations de importations
(millions de FCFA) l’UEMOA (%) totales (%)
Viande 1,2 113,9 0,0 0,9
Produits laitiers 4 901,5 0,3 1,1
Sucre 17 2 040,7 0,7 2,9
Boissons et tabacs 22, 24 2 231,1 0,7 3,2
Autres produits agro- 3, 5-16, 18-21, 65 411,9 21,5 10,1
alimentaires 23
Minéraux 25, 26 37 666,5 12,4 36,2
Produits pétroliers 27 24 659,1 8,1 19,0
Produits chimiques 28, 29, 31, 32 52 825,3 17,4 26,8
Produits pharmaceutiques 30 2 899,6 1,0 2,2
Textiles 50-67 20 958,5 6,9 10,5
Machines, transport 84-87 97 07,6 3,2 1,1
Autres 33-49, 68-83, 84 143,4 27,7 11,0
88-97
Total 1-97 303 559,2 100,0 9,3
Source : UEMOA.
Les principaux produits échangés au sein de l’UEMOA sont des produits agro-
alimentaires (23,2 % des importations intra-régionales), les produits minéraux notamment le
ciment (12,4 %) et les produits chimiques (en particulier les engrais) et les produits pétroliers
(activité de raffinage essentiellement). On notera le peu d’échanges officiels de produits de
consommation comme le textile. Néanmoins, avec la baisse de la protection, le commerce
pourrait se développer pour ce type de produit.
53
Tableau 4.5 - Les 20 principaux produits échangés au sein de l’UEMOA22
SH8 Produits Valeur en millions Part des Part des
de FCFA importations de importations
l’UEMOA (%) totales 1 (%)
3037900 Autre poissons congelés 5 023 1,5 11,5
8029010 Noix de cola 6 190 1,8 82,6
15119090 Huile de palme 11 143 3,3 79,2
21011000 Extraits et concentrés de café 6 064 1,8 99,1
21011100 Extraits et concentrés de café 6 403 1,9 98,9
25010020 Sel destiné à l'alimentation humaine 5 779 1,7 77,2
25239000 Ciments hydrauliques 26 894 7,9 98,1
27100005 Pétroles partiellement raffinés 4 024 1,2 79,0
27100039 Autres huiles légères 4 222 1,2 99,1
27100069 Autres huiles lubrifiantes 9 730 2,9 63,7
31021000 Urée 4 077 1,2 12,2
31052000 Engrais minéraux ou chimiques 37 987 11,2 88,1
contenant de l'azote, du phosphate et du
potassium
34011910 Savons ordinaires 5 300 1,6 93,8
38081010 Insecticides destinés à la vente au détail 4 958 1,5 38,7
38081090 Autres insecticides 6 102 1,8 43,8
38083000 Herbicides 4 209 1,2 33,3
44072900 Bois tropicaux 4 946 1,5 97,2
44079900 Bois sciés ou tranchés 10 288 3,0 84,4
63053100 Sacs et sachets d'emballage en lames de 4 391 1,3 88,7
polyéthylène
72142000 Barres en fer ou en acier 5 237 1,5 71,5
Notes : 1, toutes origines confondues.
Source : UEMOA.
54
4.3. Analyse détaillée du commerce de la région avec l’Union Européenne
Tableau 4.6 - Exportations de la région (sauf Guinée Bissau, Ghana et Mali) vers l’Union
Européenne par produits (par groupe de chapitres du SH)
Secteur Chapitres du SH Valeur UE Part des Part des
(Millions de exportations vers exportations
FCFA) l’Europe (%) totales1 (%)
Viande 1,2 2 0 0,0
Produits laitiers 4 79 0 4,7
Sucre 17 7 663 0,7 56,0
Café 9 125 823 11,5 63,4
Cacao 18 563 884 51,6 64,5
Boissons et tabacs 22, 24 589 0 16,3
Autres produits agro-alim. 3, 5-8, 10-16,19- 102 429 9,4 58,0
21, 23
Minéraux 25, 26 77 114 7,1 49,3
Produits pétroliers 27 6 449 0,6 3,0
Produits chimiques 28, 29, 31, 32 4 269 0,4 4,5
Produits pharmaceutiques 30 163 0 5,2
Textiles 50-67 60 293 5,4 23,3
Machines, transport 84-87 9 163 0,8 36,2
Autres 33-49, 68-83, 88- 134 667 12,2 40,6
97
Total 1-97 1 092 585 100 45,9
note : 1 Toutes destinations confondues.
Source : UEMOA.
Ainsi que le met en évidence le tableau 4.6, les pays de l’UEMOA exportent
vers l’Union Européenne essentiellement des produits primaires : le café, le cacao, divers
produits agro-alimentaires constituent 68 % des exportations et les produits minéraux 7 %.
Ces produits ne rentrent pas en concurrence avec les productions européennes.
55
4.3.2. Les importations originaires de l’Union Européenne
Tableau 4.7 - Importations de la région originaires de l’Union Européenne par produits (par groupes
de chapitres du SH)
Secteur Chapitres du SH Valeur UE Part des Part des
(millions de importations importations
FCFA) européennes (%) totales1 (%)
Viande 1, 2 9 641 0,6 76,2
Produits laitiers 4 74 996 4,6 88,0
Sucre 17 42 368 2,6 59,7
Boissons et tabacs 22, 24 44 928 2,8 66,2
Autres produits agro- 3, 5-16, 18-21, 23 225 451 13,9 34,8
alimentaires
Minéraux 25, 26 33 319 2,1 32,0
Produits pétroliers 27 32 905 2,0 25,3
Produits chimiques 28, 29, 31, 32 58 739 3,6 29,8
Produits pharmaceutiques 30 121 371 7,5 90,0
Textiles 50-67 71 629 4,4 35,8
Machines, transport 84-87 495 359 30,6 58,3
Autres 33-49, 68-83, 88-97 407 557 25,2 53,4
Total 1-97 1 618 265 100,0 49,6
note : 1 Toutes origines confondues.
Source : UEMOA.
56
4.4.1. Les exportations de produits agricoles
57
Tableau 4.8 - Produits agricoles exportés de la région (sauf Ghana, Mali et Guinée Bissau) vers l’Union
Européenne
Chapitre Description Exportations Part TP Lomé (%) TP SGP TP NPF
(Millions de (%) (%) (%)
FCFA)
1 Animaux vivants 1,8 0,0 0 0 0
3 Poissons et crustacés 1 572,3 0,2 0 6,1 10,5
4 Produits laitiers et œufs 78,8 0,0 0 21,9 21,9
6 Plantes et fleurs 1 635,2 0,2 0 10,5 12,3
7-8 Fruits et légumes 1 69 745,5 8,0 0,2 10,7 12,7
9 Café, thé et épices 125 823,0 14,5 0 0,0 3,5
10 Céréales 0,4 0,0 7 8,4 8,4
11 Produits de la minoterie 23,0 0,0 2 12,6 14,6
12 Oléagineux 5 271,3 0,6 0 0,0 0,1
15 Graisses et huiles animales ou 14 853,9 1,7 0 1,6 6,1
végétales
16 Préparations de viandes, poissons 588,4 0,1 0 13,6 17,6
et crustacés
17 Sucres et sucreries 2 7 662,6 0,9 67 67,5 67,5
18 Cacao et ses préparations 563 883,8 64,8 0 1,1 3,3
19-20-21 Préparations alimentaires diverses 2 763,9 0,3 1 30,4 31,7
5-13-14 Autres produits animaux et 1 798,5 0,2 0 0 0
végétaux
22 Boissons 524,3 0,1 4 3,7 3,8
23 Alimentation animale 4 176,2 0,5 0 0 0
24 Tabacs 64,7 0,0 0 45,0 66,6
29 Produits chimiques organiques 33,7 0,0 0 0 6,3
33 Engrais 1 060,0 0,1 0 0 6,5
35 Matières albuminoïdes 0,1 0,0 0 0 10,6
38 Produits chimiques divers 221,3 0,0 0 1,1 5,0
41 Peaux et cuirs 3 769,9 0,4 0 1,5 1,5
51 Laine et crin 0,5 0,0 0 3,0 3,5
52 Coton 64 373,1 7,4 0 2,2 2,6
53 Autres fibres textiles végétales 135,3 0,0 0 0,0 0,0
Total 870 061 100 1 2,5 4,7
note : TP, Taux pondéré par les exportations ; SGP, Système généralisé de préférences ; NPF Nation la plus
favorisée. 1 Quota de 560 tonnes pour les exportations de tomates du Sénégal ; quota tarifaire à droit zéro pour
la majeure partie des exportations de bananes de Côte d’Ivoire. 2 La Côte d’Ivoire, seul exportateur de sucre de
l’UEMOA vers l’Union Européenne, bénéficie d’un quota tarifaire à droit zéro dans le cadre du protocole sucre.
Source : UEMOA - UE.
58
4.4.2. Exportations de produits industriels
La convention de Lomé permet à tous les produits industriels des pays ACP
d’entrer en franchise de droits de porte sur le territoire européen. Cependant, la marge de
préférence accordée par la convention de Lomé est faible puisque le taux moyen pondéré du
tarif du SGP n’est que de 0,3 %.
Pour l’ensemble des exportations, une libéralisation pourrait avoir pour effet
important un abaissement des coûts de production qui pourrait apporter des gains de
compétitivité notable notamment pour les produits subissant une transformation industrielle.
Cependant, on doit souligner que la compétitivité de certaines de ces activités de
transformation repose souvent sur des conditions préférentielles d’accès au produit brut (par
exemple prix de cession du coton inférieur au prix international pour les filatures locales,
idem dans le cas du cacao ivoirien ou dans le cas des tanneries du Burkina) ; si les pays
renonçaient à de telles mesures il n’est pas certain que l’abaissement des coûts serait suffisant
pour assurer la compétitivité de ces productions.
59
Tableau 4.9 - Produits industriels exportés de la région vers l’Union Européenne
Chapitres Description Exportations (Millions Part TP Lomé TP SGP (%) TP NPF (%)
de FCFA) (%) (%)
25-26 Produits minéraux 77 114 33,7 0 0,0 0,0
27 Combustibles minéraux 6 614 2,9 0 0 0,2
30 Produits pharmaceutiques 163 0,1 0 0 0
28-31-32 Produits chimiques 4 236 1,9 0 2,4 6,0
34 Savons 45 0,0 0 0 2,9
36 Poudres et explosifs 0 0,0 0 0 6,0
37 Produits photographiques 37 0,0 0 0 5,3
39 Plastiques et ouvrages en plastiques 21 0,0 0 0,8 7,5
40 Caoutchouc et ouvrages en 32 637 14,3 0 0,0 0,1
caoutchouc
42 Ouvrages en cuir 25 0,0 0 2,3 6,1
44 Bois et produits du bois 76 209 33,3 0 0,5 3,4
46 Ouvrages de sparterie ou de vannerie 190 0,1 0 2,2 4,6
48 Papiers et cartons 742 0,3 0 0 6,2
49 Produits de l'édition 947 0,4 0 0,0 0,9
54 à 63 Textiles et vêtement 362 0,2 0 9,8 11,5
64 Chaussures 5 0,0 0 3,0 4,0
65 Coiffures 1 0,0 0 0 2,3
66 Parapluies, cannes, … 1 0,0 0 2,0 6,0
67 Plumes et duvets 274 0,1 0 0 3,4
68 Ouvrages en pierre, ciment, plâtre, … 0 0,0 0 0 2,2
69 Produits céramiques 25 0,0 0 4,3 6,7
70 Verre et ouvrages en verre 15 0,0 0 4,0 8,1
71 Perles, pierres gemmes, métaux 12 686 5,5 0 0,0 0,0
précieux, bijoux, monnaie
72 à 81 Métaux et ouvrages en métaux 3 121 1,4 0 0,3 1,6
82 Outils et outillages 242 0,1 0 1,0 3,9
83 Ouvrages divers en métaux communs 129 0,1 0 0,7 2,0
84 Machines et engins mécaniques 2 137 0,9 0 0,4 2,2
85 Machines et matériel électriques 4 562 2,0 0 3,1 6,0
86 à 89 Transport 4 340 1,9 0 2,7 5,2
90 Instruments d'optique 1 028 0,4 0 0,8 3,6
91 Horlogerie 9 0,0 0 2,8 5,2
92 Instruments de musique 122 0,1 0 1,5 4,4
93 Armes et munitions 47 0,0 0 3,8 3,8
94 Meubles 276 0,1 0 0,9 3,3
95 Jouets et articles de sport 82 0,0 0 3,3 5,7
96 Ouvrages divers 2 0,0 0 0,0 4,1
97 Objets d'art et d'antiquité 454 0,2 0 0 0
Total 228 900 100 0 0,3 1,6
note : TP, Taux pondéré par les exportations ; SGP, Système généralisé de préférences ; NPF, Nation la plus
favorisée.
Source : UEMOA - UE.
60
4.5. Conclusion
Malgré l’effet favorable d’une Union Monétaire ancienne, les échanges intra
UEMOA demeurent limités, en raison du manque de complémentarité des économies de
l’UEMOA. La Côte d’Ivoire est le principal fournisseur des pays partenaires de l’UEMOA et
le Sénégal arrive second avec une part du marché 3 fois moindre. Les pays sahéliens pauvres
sont les principaux pays qui se fournissent à l’intérieur de l’UEMOA. La caractéristique
actuelle des échanges permet de penser que la Côte d’Ivoire et à un moindre degré le Sénégal
pourraient mettre à profit l’accord de l’UEMOA pour élargir leur part de marché dans cette
zone. Cependant, on doit souligner que les exportations à destination de l’UEMOA
représentent seulement 5 % des exportations ivoiriennes ; dans le cas du Sénégal, pays à
moindre performance du point de vue des produits primaires, ce ratio atteint 19,5 %.
61
• Les aspects fiscaux de l’UEMOA
A l’évidence, seuls les pays sahéliens enclavés (Mali, Niger, Burkina Faso) se
fournissent de manière importante auprès de l’UEMOA. 20 % des importations du Burkina
Faso proviennent de pays de l’UEMOA. Ce chiffre atteint 30 % au Mali et au Niger. La
structure de leurs importations devrait impliquer des pertes de recettes budgétaires
importantes avec l’application de l’accord de l’UEMOA dans la mesure où cet accord se
traduit par une baisse des taux de taxation douanière. A l’inverse, les importations du Sénégal
et de la Côte d’Ivoire en provenance des pays de l’UEMOA ne représentent que 5 et 1 % de
leurs importations. L’impact budgétaire de l’Union douanière sera limité.
62
63
CHAPITRE 5
5.1. L'hypothèse d'un plan de libéralisation différencié suivant les catégories de produits
64
L'étude effectuée par le CEFTE dans le cadre du Programme d'Appui Régional
à l'Intégration des pays de l'UEMOA24, détermine pour chaque pays membre une liste de
produits sensibles.
Tableau 5.1. Calendrier de libéralisation tenant compte de la sensibilité des produits aux réformes (en %)
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Produits peu 100
sensibles
Produits 16,6 33,3 50,0 66,6 83,3 100
sensibles
Produits très 0 0 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
sensibles
Les différentes catégories de produits, définies à partir des résultats de l'étude PARI, sont présentées dans le
tableau 5.2.
A partir des résultats obtenus dans cette étude, il est possible de définir un plan
de libéralisation retenant le critère de la sensibilité des produits aux réformes en faisant les
hypothèses suivantes : les produits constituant les échantillons regroupent les principaux
secteurs d'activité de chaque pays, les effets de la mise en application de l'APER sur la marge
des producteurs sont supposés semblables à ceux de l'application du TEC d'ici 2000.
65
Afin de protéger le plus longtemps possible les secteurs les plus fragiles, il
conviendrait de libéraliser en 2017 seulement les produits les plus sensibles, c'est à dire ceux
identifiés comme "sensibles aux réformes" et "structurellement affectés". La libéralisation des
deux autres catégories pourrait être plus rapide et intervenir en 2010 (produits sensibles à
certains scénarios, et produits pouvant éventuellement bénéficier des réformes). Tous les
autres produits, actuellement non fabriqués localement, pourraient être libéralisés dès 2005.
66
5.2. Le plan proposé : une libéralisation progressive et uniforme
Tableau 5.3. Evolution du TPE selon un plan de libéralisation dont le rythme varie en fonction de la
sensibilité des produits (en %)
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
TPN intrants 11 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
TPN pdt fini 21 21 21 21 18,9 16,8 14,7 12,6 10,5 8,4 6,3 4,2 2,1 0
TPE 39,9 76,6 76,6 76,6 65,9 56,1 47,1 38,8 31,2 24,0 17,4 11,2 5,4 0,0
En faisant l'hypothèse d'un coefficient technique de production égal à 0,6.
1 − aij
25 TPE = aij
−1
aij coefficient technique, ti taux de protection tarifaire sur le produit fini, tj
1
−
1 + ti 1 + t j
67
Encadré 5.1 : Compatibilité d’un accord de partenariat UE-UEMOA avec les accords de l’OMC
Les principes
L’instauration d’une zone de libre échange est régie par l’article XXIV du GATT. Elle « doit avoir pour
objet de faciliter le commerce entre les territoires constitutifs et non d’opposer des obstacles au commerce
d’autres parties contractantes avec ces territoires ». Aussi, trois grands principes sont contenus dans cet article :
(1) Les droits de douane qui s’appliquent aux pays ne participant pas à la zone de libre échange ne
doivent pas être plus élevés après qu’avant la constitution de la zone ; de même, les autres réglementations
commerciales ne doivent pas être plus rigoureuses après qu’avant la constitution de la zone.
(2) Ne sont considérés comme zone de libre échange que les groupes de deux ou plus de pays entre
lesquels les droits de douane et les autres réglementations commerciales restrictives sont éliminés pour
l’essentiel des échanges commerciaux portant sur les produits originaires des pays membres de la zone. Ainsi,
aucun secteur entier ne peut être exclu de la zone de libre échange et celle-ci doit concerner au moins 90 % du
commerce.
(3) La réalisation effective dans un délai raisonnable de la zone de libre échange entre les pays
membres, Une période de 10 ans ne pourrait être dépassée que dans des cas exceptionnels.
(4) L’obligation de notifier à l’OMC tout projet de zone de libre échange.
Les implications pour l’accord de partenariat UE-UEMOA
L’accord du GATT dans son article XXIV impose plusieurs contraintes pour la réalisation d’une zone
de libre échange entre l’UE et l’UEMOA.
Le principe de la réciprocité de l’accord UE-UEMOA, qui n’existait pas jusqu’alors, va entraîner des
pertes de recettes douanières extrêmement lourdes pour les pays de l’UEMOA du fait de l’importance des droits
d’entrée dans les recettes des Etats et de l’importance du commerce avec l’UE. Ces pays ne pourront pas
compenser ces pertes de recettes par l’augmentation des droits sur le reste du monde, Il est peu probable qu’une
amélioration du recouvrement de la fiscalité indirecte interne pourra compenser ces pertes de recettes fiscales.
L’UE sera donc seule en mesure de compenser ses pertes qui, compte tenu du poids économique des pays de
l’UEMOA, ne devraient pas être une charge trop importante.
Ce problème est d’autant plus aigu que le programme de mise en place de la zone de libre échange ne
devrait pas dépasser dix ans, soit un délai relativement court pour des pays a faible revenu. Ainsi, si le schéma
de partenariat entre l’UE et l’UEMOA est retenu pour l’après Lomé IV, c’est en 2010 que la zone de libre
échange devra être effective. En dix ans, les pays de l’UEMOA devront changer radicalement la structure de
leur fiscalité, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire en presque vingt ans d’ajustement structurel. Le défi est grand.
De plus, la non réciprocité, qui couvrira l’accord entre l’UEMOA et l’UE durant la période de transition
2000-2005, n’est pas conforme à l’accord de l’OMC. L’obtention d’une dérogation n’est pas automatiquement
et nécessite donc le vote des membres de l’OMC.
Enfin, la zone de libre échange doit concerner une part essentielle du commerce des pays constitutifs.
L’interprétation du terme « essentielle » laisse une marge de manœuvre non négligeable. Si déjà 97 % des
importations de l’UE en provenance de l’UEMOA sont libres, les importations de l’UEMOA en provenance de
l’UE font l’objet d’une taxation non négligeable. Ainsi, pour obtenir la libéralisation de 90 % des importations
de l’UEMOA, celle-ci devra supprimer les droits de douane sur 84 % de ces importations actuelles en
provenance de l’UE26.
L’accord du GATT apparaît donc surtout contraignant parce qu’il impose une mutation extrêmement
rapide et brutale de la structure des recettes fiscales des pays de l’UEMOA. Le soutien financier de l’UE sera
certainement un des facteurs essentiels pour la réalisation effective d’un accord de partenariat entre l’UE et
l’UEMOA.
68
est présentée dans le tableau 5.3. Le TPE augmente de 92 % la première année, se maintient à
un niveau élevé pendant trois années, et ne devient inférieur au taux initial qu'en 2011, soit 6
ans après le début de mise en application du plan de libéralisation.
Une telle évolution du TPE n'est pas souhaitable. En effet, ces activités locales
ont pendant longtemps été fortement protégées, sans avoir su profiter de cet avantage pour
améliorer leur compétitivité. Il est d'autre part plus rationnel de diminuer progressivement
leur protection effective dès 2005, plutôt que de l'accroître temporairement pour ensuite la
réduire sur une plus courte période. Un surcroît de protection les premières années ne
sauraient donc favoriser leur adaptation à un nouvel environnement international.
69
destinées à l’UEMOA seront libéralisées en 2017. La part des importations exclues de la
libéralisation présente de fortes disparités entre les pays : cette part est très importante au
Niger (30 % des importations nigériennes originaires de l’UE sont exclues de la
libéralisation) et très faible en Côte d’Ivoire (1,4 %).
Tableau 5.5 Part des importations libéralisées (en millions de francs CFA et en %)
Pays Valeur caf des importations de Valeur caf des Part des Part des
l’UE exclues de la importations totales importations importations
libéralisation en 1997 de l’UE en 1997 exclues libéralisées
Bénin 14 325 147 469 9,7 90,3
Burkina Faso 4 562 150 429 3,0 97
Côte d’Ivoire 7 882 576 883 1,4 98,6
Mali 6 976 159 300 4,4 95,6
Niger 19 006 65 480 29,0 71
Sénégal 55 617 384 407 14,5 85,5
Togo 13 511 101 466 13,3 86,7
Total UEMOA 121 879 1 585 500 7,7 92,3
Source : calculs à partir de données fournies par l’UEMOA.
70