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KAMFUNDWA

Ce document présente un rapport de stage effectué à la mine à ciel ouvert de Kamfundwa, axé sur l'acquisition d'une expérience pratique dans l'exploitation minière. Il décrit les objectifs du stage, les missions réalisées, ainsi que les enseignements tirés sur les techniques d'extraction, la logistique et la sécurité. Le rapport inclut également des informations sur l'historique, la géographie et la géologie de la mine.

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KAMFUNDWA

Ce document présente un rapport de stage effectué à la mine à ciel ouvert de Kamfundwa, axé sur l'acquisition d'une expérience pratique dans l'exploitation minière. Il décrit les objectifs du stage, les missions réalisées, ainsi que les enseignements tirés sur les techniques d'extraction, la logistique et la sécurité. Le rapport inclut également des informations sur l'historique, la géographie et la géologie de la mine.

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REMERCIEMENTS

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à toutes les personnes qui ont contribué, de près ou de
loin, à la réussite de mon stage au sein de la mine à ciel ouvert de Kamfundwa.

Je remercie particulièrement l’ingénieur DIEU-MERCI, pour son encadrement, sa disponibilité et


ses conseils techniques tout au long de mon séjour. Grâce à son accompagnement, j’ai pu mieux
comprendre les réalités du terrain et renforcer mes compétences dans le domaine minier.

Mes remerciements s’adressent également à l’ensemble du personnel technique et administratif du


site, pour leur accueil chaleureux, leur patience, ainsi que leur volonté de partager leurs
connaissances et leur expérience avec moi.

Je n’oublie pas ma structure de formation et tous les enseignants qui m’ont préparé à affronter le
milieu professionnel avec assurance et curiosité.

Ce stage a été pour moi une opportunité précieuse d’apprentissage, de découverte et de


développement personnel, et je suis reconnaissant à tous ceux qui y ont contribué.

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I. INTRODUCTION

Dans le cadre de ma formation académique, j’ai eu l’opportunité de réaliser un stage professionnel


à la mine à ciel ouvert de Kamfundwa, l’une des principales exploitations minières du Katanga,
spécialisée dans l’extraction du cuivre et du cobalt. Cette expérience a permis de mettre en pratique
les connaissances théoriques acquises et de découvrir les réalités du secteur minier.

L’objectif du stage était de s’immerger dans les activités d’exploitation minière à ciel ouvert afin
de comprendre les mécanismes techniques et organisationnels, tout en développant des
compétences pratiques dans un environnement industriel exigeant.

Ce rapport débute par une présentation générale de la mine de Kamfundwa, incluant son
fonctionnement et son organisation. Ensuite, il détaille les missions effectuées durant le stage, telles
que l’analyse des processus d’extraction, le suivi des opérations minières et l’observation des
pratiques sécuritaires en vigueur. J’ai ainsi pu développer des compétences techniques et
organisationnelles essentielles dans ce domaine.

Les enseignements tirés de cette expérience sont multiples. Outre l’acquisition de savoir-faire
pratiques, j’ai pris conscience des défis liés à l’exploitation minière, notamment en matière de
sécurité et de gestion environnementale. Ce stage m’a également permis de mieux appréhender les
exigences du travail en équipe et les responsabilités professionnelles dans un cadre industriel
structuré.

En conclusion, cette immersion au sein de la mine de Kamfundwa a été une opportunité précieuse
pour renforcer mes compétences et mieux comprendre les réalités du secteur minier. Elle constitue
une étape clé dans mon parcours de formation, en alliant théorie et pratique de manière concrète et
enrichissante.

1. OBJECTIFS DU STAGE

1.1. Objectif général

L’objectif principal de ce stage était d’acquérir une expérience pratique et professionnelle dans le
domaine de l’exploitation minière à ciel ouvert, à travers une immersion dans les différentes étapes
du processus d’extraction et de traitement des minerais à la mine de Kamfundwa. Il s’agissait de
mettre en application les connaissances théoriques acquises durant la formation académique, tout

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en développant des compétences techniques et une meilleure compréhension du fonctionnement


global d’une exploitation minière industrielle.

1.2. Objectifs spécifiques

Ce stage visait plus particulièrement à :

 Observer et comprendre les techniques de fragmentation des roches par forage et sautage ;
 Participer aux opérations de chargement et de transport du minerai et des stériles, et en
analyser la logistique ;
 Étudier les systèmes d’exhaure mis en place pour l’évacuation des eaux de la fosse minière ;
 Appréhender les méthodes de constitution des remblais de mise en stérile, ainsi que leur
importance dans la gestion des déchets miniers ;
 Découvrir le fonctionnement de l’usine HMS (Heavy Media Separation) et les techniques
de concentration du minerai mises en œuvre ;
 Respecter les normes de sécurité, de santé et d’environnement en vigueur sur le site.

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CHAPITRE I. GENERALITES SUR LA MINE A CIEL


OUVERT DE KAMFUNDWA

I.1. HISTORIQUE
La mine à ciel ouvert de Kamfundwa avait débuté les opérations de découverture en 1984, mais
l’extraction a commencé en 1989 et a permis à la Gécamines de constituer un certain nombre
de remblais.
Dès l’année 1992, l’extraction a été arrêtée à cause de la métallurgie difficile du minerai de
cuivre et du contexte de l’époque où le cobalt était plus recherché. C’est d’ailleurs pour cette
dernière raison que la Gécamines s’est rabattue sur le gisement de Kamoya qui offrait une
minéralisation cupro-cobaltifère.
Dès l’année 2008, l’extraction à la mine de Kamfundwa avait repris d’abord avec SOMIKA et
MCK, et ensuite en 2011 avec l’entreprise RULCO Sprl.
Actuellement, la Gécamines exploite la Mine à Ciel Ouvert de Kamfundwa en partenariat.

I.2. CADRE GÉOGRAPHIQUE


I.2.1. Localisation du site

La Mine à Ciel Ouvert de Kamfundwa est située à environ 10 km au Nord-Ouest des


installations du siège de Kambove et à environ 4km au Sud de la mine de Shangulowe sur le
PE 𝑛° 465 appartenant à la Gécamines/Groupe Centre entre 26°34’48’’ et 26°36’30’’ de
longitude Est et entre 10°48’00’’ et 10°49’30’’ de latitude Sud. Elle s’étend sur une superficie
de 1,5 km x 0,9 km.
La prospection a montré que le gisement a un pendage de 75° vers le Nord-Est pour la lèvre
Nord, la lèvre Sud par contre s’ouvre largement au Sud-Ouest pour se redresser à proximité de
la surface. Son pendage moyen oscille entre 3° et 50° vers le Nord-Est et le Nord-Ouest. La
figure ci-dessous montre la localisation de la mine de KAMFUNDWA sur l’arc Lufilien
(ceinture cuprifère).

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Figure I-1 : Localisation de la mine de KAMFUNDWA sur l’arc lufilien (ceinture cuprifère) [J.
Cailteux]

I.2.2. Relief et hydrographie

Le relief est très accidenté dans ce secteur ; les points élevés atteignent 1450 m d’altitude ou
plus. Ainsi donc, le relief du Haut-Katanga est caractérisé par de hauts plateaux dont les
altitudes varient entre 800 m et 1500 m.
La forêt de galerie se développe le long de certains cours d’eau avec plusieurs espèces
sempervirentes.
Les principaux cours d’eau partent de la crête de partage des bassins hydrographiques des
fleuves d’eau qui coulent du Sud vers le Nord.
Le secteur du gisement de Kamfundwa se trouve en bordure septentrionale du plateau séparant
les eaux du Congo et du Zambèze, contrairement à la plupart des gisements cuprifères
rencontrés plus au nord dans la zone de relief intermédiaire entre ce plateau et les plaines
alluviales des sources du Congo.

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I.2.3. Climat et végétation

Le site de Kamfundwa bénéficie d’un climat tropical caractérisé par l’alternance d’une saison
des pluies qui s’étend de mi-octobre à mi-avril et d’une saison sèche couvrant le reste de
l’année. L’alternance des saisons est plus liée aux variations des précipitations qu’à celles des
températures. La température moyenne annuelle est de 20°C avec une variation annuelle de 6
à 8°C ; la température mensuelle est d’environ 18 à 22°C, avec une température maximum
variant entre 29 et 30°C aux mois de septembre et d’octobre.

I.3. CADRE GEOLOGIQUE

I.3.1. Géologie régionale

Partant des travaux de plusieurs auteurs, trois grands ensembles géologiques au Katanga ont
été mis en évidence [François 1995] Il s’agit bien :
Du soubassement archéen ;
Des formations protérozoïques ;
De la couverture tabulaire d’âge phanérozoïque.

Les formations protérozoïques peuvent être classifiées en trois ensembles géologiques, à savoir
:
Ensemble Paléoprotérozoïque : l’Ubendien ;
Ensemble Mésoprotérozoïque : le Kibarien ;
Ensemble Néoprotérozoïque : le Katanguien.

Le katanguien affleure sur plus de 500km de long et sur plus de 60 km de large de part et
d’autre de la frontière Congo-Zambie. Ce supergroupe Katanguien est constitué par une série
épaisse ayant plusieurs milliers de mètres des sédiments qui se sont déposés entre 880 et 550Ma
[Kyalwe, 2012].
De bas en haut, ce supergroupe comprend les groupes suivants :
1. Le groupe de Roan qui comprend :
Le sous-groupe des RAT (R1) ;
Le sous-groupe des mines (R2) ;
Le sous-groupe de la Dipeta ou (R3) ;

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Le sous-groupe du Mwashya ou (R4).


2. Le groupe de Nguba
Le groupe de Nguba comprend les sous-groupes suivants :
Le sous - groupe de Muombe ou G1 ;
Le sous - groupe de Monwezi ou G2.
3. Le groupe de Kundelungu
Le sous - groupe de la Kalule ;
Le sous - groupe de la Biano ;
Le sous - groupe de Kiubo.
I.3.2. Géologie locale

Le gisement de Kamfundwa est situé dans la faille d'extrusion de M’sesa orientée NW-SE dans
la région de Kambove. Selon [François, 2006], le gisement de Kamfundwa comprend 7 écailles
du Groupe des Mines (R2). Le gisement se compose d’écailles de dolomies stromatolitiques
talqueuses laminées en contact avec les roches du Kundelungu par une faille occupée par une
brèche monogénique faite du sous-groupe R1 (RAT lilas).

Deux types de CMN brèchifiés sont identifiés ; le premier est composé de fragments de roches
angulaires, elliptiques et non cimentées. Ces fragments sont généralement disposés avec un
grand axe vertical. Cette brèche est enrichie en cristaux de malachite massive, de chrysocole
et d’oxydes noirs.

I.3.3. Stratigraphie

L’échelle stratigraphique de Kamfundwa se présente du sommet à la base de la manière ci-après :


Brèches ;
CMN : calcaire à minerai noir ;
SD : Shales Dolomitiques ;
RSC : Roches siliceuses cellulaires ;
RSF : Roches siliceuses feuilletées ;
SDB : Shales dolomitiques de base ;
Dstr : Dolomies stratifiées ;
RAT : Roches argilo-talqueuses ;

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SDS : Shales dolomitiques supérieures ;


CalcSch : calcaires schisteux ;
Dol Dip : dolomie de la dipeta ;
RAT grise : Roches argilo-talqueuses grise ;
Ks : formation du kundelungu supérieur.

I.3.4. Tectonique

Le katanguien a largement subi les effets de l’orogenèse Lufilienne. Cette orogenèse s’est
déroulée en plusieurs épisodes échelonnés (885, 680 et 620Ma) que [François, 1974] appelle
phase Kolweziènne, phase Kundeluguienne et phase Monweziènne.

La forme arquée de la ceinture cuprifère Zambien-Katangaise daterait de cette orogenèse


Lufilienne qui a donné naissance aux successions d’anticlinaux et des synclinaux orientés
SENW dans la région du dôme granitique de la Luina et NE-SW vers le NW de Lubumbashi.
Le katanguien se trouve en deux régions bien distinctes : le Nord du Katanga qui a échappé à
cette orogenèse est resté tabulaire, le Sud du Katanga a par contre été le siège de la tectonique
très intense.
Au sud du Katanga, le katanguien s’est plissé sous forme d’un grand arc dont la concavité est
tournée vers le Sud.
Dans le sud du Katanga aussi tectonisé, [DEMESMAEKER, 1962] ainsi que [François, 1987]
distinguent trois secteurs aux effets tectoniques inégaux :
Le secteur SE : la tectonique est simple et caractérisée par des anticlinaux complets ;
Le secteur centre : la tectonique est extrusive et les plis déversés vers le sud. Il s’agit
des régions des Likasi, Shinkolobwe, Kambove et Fungurume ;
Le secteur ouest : la tectonique est extrusive, chevauchante et se termine par un
charriage. C’est le secteur de Kolwezi qui présente une structure très complexe et
faillée.

Dans la région de Kambove d’où est localisée la mine de Kamfundwa, la tectonique est
extrusive, chevauchante ; les anticlinaux sont faillés et des plis déversés vers le Sud.

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I.3.5. Minéralisation

L’ensemble d’écailles minéralisées s’étend sur une surface de 1,5km de longueur et de largeur
variant entre 200 à 900 mètres. Il comprend un grand nombre de blocs, répartis de façon
hétéroclite. Le minerai est en effet d’abord lié à l’agencement des écailles dans la brèche et
ensuite est distribué de manière assez variable au sein des écailles.
La minéralisation est composée principalement des oxydes siliceux (peu d’oxydes
dolomitiques) contenant le cuivre et le cobalt. Les minéraux essentiels utiles contenus dans les
minerais sont les suivants :

Pour le cuivre : malachite (principalement) Cu2CO3(OH)2, cuprite Cu2O, et une très


faible quantité de chrysocolle CuSiO3(H2O)2.
Pour le cobalt : l’hétérogénite CoO(OH).

Cette minéralisation est essentiellement oxydée (95%) avec une gangue siliceuse. La
proportion des oxydes dolomitiques est faible (5%) [Rapport mission KVE/MCO, 2012].
On observe également une minéralisation uranifère sous forme de lentilles d’uraninite à la base
de la RAT grise. Le flanc Nord du synclinal contient une minéralisation épigénétique
constituée de veinules de chalcocite (Cu2S) et de bornite (Cu5FeS4) dans les fissures.

I.4. DESCRIPTION DU PROJET KAMFUNDWA

I.4.1. Phases d’exploitation

L’exploitation de la mine à ciel ouvert de Kamfundwa est conçue en quatre phases successives
A, B, C et D intégrées dans la fosse finale 1220.
a. Phase A – projet 1230
Le projet 1230 Est couvre la partie du gisement délimitée entre les coordonnées locales
X=3200 et Y=2000 d’une part et X=3700 et Y=1600 d’autre part. Cette phase concerne
principalement l’exploitation de l’écaille 1 du gisement de Kamfundwa notamment les écailles
1 Aa, 1 AB, 1
Ba et 1 Bb depuis le niveau 1340 jusqu’au niveau 1240 avec un fond à 1230.

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b. Phase B – projet 1280


Le projet 1280 couvre la partie du gisement délimitée entre les coordonnées locales X=3450 et
Y=1800 d’une part et X=2450 et Y=2300 d’autre part. Cette phase concerne l’exploitation des
autres écailles du gisement de Kamfundwa notamment les écailles 2 A, 2 B, 2 C, 3 A, 3 S-J, 4
A, 4 B, 6 A et 7 depuis le même niveau 1340 jusqu’au niveau 1280.
c. Phase C –projet 1220 Nord-Est
Le projet 1220 Nord-Est couvre la partie du gisement de Kamfundwa délimitée entre les
coordonnées locales X=3200 et Y=2250 d’une part et X=2800 et Y=1850 d’autre part. Cette
phase concerne l’exploitation des écailles du gisement de Kamfundwa notamment les écailles
2 AB, 2 B, 3 A, 4 B, 3 S-J, et 6 A depuis le niveau 1280 jusqu’au niveau 1230 avec fond à
1220.
d. Phase D – projet 1220 Nord-Ouest
Le projet 1220 Nord-Ouest couvre la partie du gisement de Kamfundwa délimitée entre les
coordonnées locales X=2900 et Y=2160 d’une part et X=2550 et Y=1890 d’autre part. Cette
phase concerne l’exploitation des écailles du gisement de Kamfundwa notamment les écailles
3 A, 3 S-J, 4 A, 4 B, 6 A, 6 B et 7 depuis le niveau 1280 jusqu’à l’horizon 1220.
C’est de l’optimisation de cette dernière phase qui est question dans ce travail.

I.4.2. Localisation de la phase D de Kamfundwa

La Mine à Ciel Ouvert de Kamfundwa s’étend actuellement -en coordonnées Lambert- entre
Ymin = 8803803 et Ymax = 8805117, Xmin = 454349 et Xmax = 455685. En altitude Zmin =
1237 et Zmax = 1420.
NB : la phase D est localisée par le triangle rouge sur la figure I-2 ci-après.

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Figure I-2: Localisation de la phase D de la mine de Kamfundwa [design de Mars 2021]

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CHAPITRE II : LES ACTIVITÉS RÉALISÉES

Au cours de mon stage, j’ai eu l’opportunité de participer à plusieurs activités clés liées aux
pérations minières. Ces activités sont présentées ci-dessous :

II.1 FRAGMENTATION

 Définition :
On nous a dit que la fragmentation est l’opération qui consiste à réduire la taille des blocs de roche
en morceaux plus petits, généralement à l’aide de forages suivis de tirs de mines. Elle est réalisée
avant le chargement et le transport du minerai ou du stérile.

 Rôle :
La fragmentation joue un rôle essentiel dans le processus d’exploitation minière. Elle permet de
faciliter l’extraction, le transport et le traitement du minerai. Une bonne fragmentation améliore
la productivité des équipements de chargement et réduit l’usure des machines, tout en garantissant
une alimentation homogène de l’usine.

 Déroulement :
Le processus commence par le marquage de la zone à fragmenter. Ensuite, des forages sont réalisés
selon un schéma défini. Une fois les trous forés, on y introduit les explosifs, puis on procède au
tir après les vérifications de sécurité. Enfin, une inspection post-tir permet d’évaluer la qualité de
la fragmentation obtenue.

II.2 CHARGEMENT ET TRANSPORT

 Définition :

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Le chargement et le transport consistent à extraire les matériaux fragmentés (minerai ou stérile)


du front de taille et à les acheminer vers leur destination finale : soit l’usine de traitement, soit les
remblais ou les haldes de stériles.

 Rôle :
Cette opération est indispensable à la continuité de la production. Elle assure l’évacuation rapide
des matériaux extraits, permettant ainsi la libération des fronts pour de nouveaux cycles de
production. Elle a un impact direct sur la productivité et le rendement global de la mine.

 Déroulement :
Après la fragmentation, les pelles ou chargeuses viennent charger les matériaux dans les
tombereaux ou camions. Ceux-ci suivent des circuits précis vers les aires de stockage ou l’usine.
Un système de coordination et de signalisation permet de réguler les flux pour éviter les temps
morts et optimiser les cycles de transport.

II.3 EXHAURE

 Définition :
L’exhaure désigne l’ensemble des opérations visant à évacuer les eaux d’infiltration ou de
ruissellement présentes dans les fosses ou zones de travail minières.

 Rôle :
L’exhaure permet de maintenir les zones d’exploitation sèches et accessibles, assurant ainsi la
sécurité des travailleurs et la continuité des opérations. Elle prévient également les risques
d’instabilité des fronts ou d’interruption de la production.

 Déroulement :
Des pompes de surface ou submersibles sont installées dans les points bas de la fosse ou dans des
puisards. Ces pompes fonctionnent en continu ou par intermittence selon le niveau d’eau. L’eau

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est ensuite dirigée vers des bassins de décantation ou de rejet, conformément aux normes
environnementales en vigueur.

II.4 CONSTITUTION DES REMBLAIS DE MISE EN STERILE

 Définition :
Il s’agit du dépôt contrôlé des matériaux stériles issus de l’exploitation minière dans des zones
spécialement aménagées, appelées remblais ou haldes.

 Rôle :
La mise en stérile permet de gérer les volumes importants de déchets miniers en respectant les
critères de stabilité, de sécurité et de préservation de l’environnement. Elle participe également à
la réhabilitation progressive du site minier.

 Déroulement :
Les matériaux stériles sont transportés par tombereaux vers les remblais. Ils sont ensuite étalés en
couches successives et compactés selon un plan d’aménagement. Des contrôles géotechniques
réguliers permettent de vérifier la stabilité des remblais et d’éviter les glissements de terrain.

II.5 USINE HMS

 Définition :
L’usine HMS (Heavy Media Separation) est une unité de traitement du minerai par séparation
gravimétrique utilisant un liquide dense pour séparer les minéraux selon leur densité.

 Rôle :
Elle permet d’enrichir le minerai brut en séparant la fraction utile (minéraux lourds) des stériles
plus légers, afin d’augmenter la teneur du produit avant son traitement final ou sa
commercialisation.

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 Déroulement :
Le minerai est d’abord broyé et tamisé, puis introduit dans des cyclones ou spirales contenant une
solution dense. Sous l’effet de la gravité et de la force centrifuge, les particules lourdes sont
séparées des légères. Les concentrés sont récupérés, tandis que les résidus sont évacués vers les
haldes de stériles ou recyclés.

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III. CONCLUSION GÉNÉRALE

Le stage que j’ai eu l’opportunité de réaliser à la mine à ciel ouvert de Kamfundwa a été une
expérience extrêmement enrichissante, tant sur le plan professionnel que personnel. Il m’a permis
de confronter les connaissances théoriques acquises en formation aux réalités du terrain, dans un
environnement industriel exigeant, structuré et orienté vers la performance.

Au cours de cette période, j’ai été intégré aux différentes équipes techniques et j’ai pu participer
activement à plusieurs étapes clés du processus minier, notamment la fragmentation, le
chargement et le transport, l’exhaure, la mise en stérile, ainsi qu’au fonctionnement de l’usine
HMS. Chaque activité m’a permis de mieux comprendre les enjeux de l’exploitation à ciel ouvert,
de la planification jusqu’à la valorisation du minerai, tout en mettant en évidence l’importance de
la rigueur, de la sécurité et du travail en équipe.

Ce stage m’a également permis d’approfondir mes compétences pratiques, de développer mon
esprit d’observation et de renforcer ma capacité d’analyse face aux différentes situations
techniques rencontrées sur le site. J’ai particulièrement apprécié l’encadrement, la disponibilité et
le professionnalisme du personnel, qui n’a pas hésité à partager son savoir-faire et à me faire
participer activement aux tâches sur le terrain.

En conclusion, cette immersion à Kamfundwa m’a non seulement permis de valider mes acquis,
mais elle a aussi renforcé ma motivation à m’investir dans le domaine minier. Je repars avec une
vision plus claire des exigences du métier, ainsi qu’un bagage technique et humain précieux pour
la suite de mon parcours académique et professionnel.

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IV. RECOMMANDATIONS ET SUGGESTIONS

À l’issue de mon stage effectué à la mine à ciel ouvert de Kamfundwa, et au regard des observations
faites sur le terrain, je me permets de formuler les recommandations et suggestions suivantes, dans
l’optique d’améliorer davantage l’efficacité des opérations minières :

1. Respect strict des heures de début du travail


Il a été constaté que dans certaines équipes, le démarrage effectif des activités sur le terrain connaît
parfois des retards. Je recommande une meilleure discipline en ce qui concerne le respect des
horaires de prise de service, afin d’optimiser le temps de travail quotidien et de garantir une
meilleure productivité.

2. Renforcement du parc d’engins


La disponibilité des engins de production (pelles, chargeuses, tombereaux, etc.) est essentielle au
bon déroulement des opérations. J’ai remarqué que le nombre d’engins disponibles ne permettait
pas toujours de répondre à la demande sur le terrain, entraînant parfois des ralentissements. Il serait
donc souhaitable d’envisager l’acquisition de nouveaux équipements ou le renforcement de la
maintenance préventive pour accroître la disponibilité et réduire les temps d’arrêt.

3. Renforcement des formations pratiques


Je suggère également l’organisation périodique de sessions de renforcement de capacités pour les
opérateurs et techniciens, notamment sur la sécurité, l’entretien de base des équipements et les
bonnes pratiques opérationnelles. Cela contribuerait à améliorer la performance individuelle et
collective.
Ces suggestions visent à contribuer à l’amélioration continue des activités de la mine et à soutenir
les efforts déjà entrepris par la direction pour optimiser la production dans des conditions de
sécurité et de durabilité.

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