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Civilisations Résumées

Yh

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LA NOTION DE CIVILISATION ET SON EVOLUTION : CIVILISATION ET

CIVILISATIONS

INTRODUCTION :
La civilisation est un concept sociopolitique qui a connu des évolutions majeures dans le temps. La définition
du concept de civilisation prend en compte l’ensemble de faits sociaux (religion, art, philosophie, …),
économiques, politiques, intellectuels, … et aussi la somme des techniques et sciences propres à un groupe
humain, pendant une époque donnée transmis à l’aide de l’éducation formelle ou informelle.
Il est, dès lors, important
d’analyser l’évolution sémantique de la notion de civilisation, ensuite examiner ses différents éléments
constitutifs avant d’étudier comment s’effectue son évolution.
I- LES CIVILISATIONS NEGRO-AFRICAINES

Le monde négro-africain correspond globalement à l’Afrique subsaharienne ; ses populations, malgré une
histoire mouvementée se sont illustrées par une organisation socio-économique et religieuse assez
particulière qui a cependant subi des influences d’origine externe

a- Organisation du monde négro-africain

La société négro-africaine est essentiellement communautaire. Chaque unité sociale forme un tout au sein
duquel l’homme est pleinement intégré par la parenté et la solidarité. La famille est la base de la
communauté sociale ; celle- ci est hiérarchisée (selon l’âge et le sexe) et donc inégalitaire. En effet on y
distingue les nobles, les hommes libres, les gens de castes et les esclaves.

- Sur le plan politique, les formes d’organisation sont variées ; il s’agit essentiellement de la tribu
(assemblage de clans liés en général par la langue), du royaume (Etat centralisé dont les pouvoirs du
chef sont limités par des conseillers et des coutumes) et des sociétés secrètes qui sont des
organisations politico –religieuses dont les membres sont initiés et inconnus des autres membres de
la société.
- Sur le plan religieux, les croyances reposent sur la prééminence d’un dieu suprême (Wende en
Mossi, Roog Sen en Sérère, Ndundary en Pulaar…) qui ne peut être atteint que par l’intermédiaire
des génies, des esprits, des âmes des anciens…L’africain croit aussi en l’existence de puissances
invisibles dans la nature et auxquelles il faut faire des offrandes : totems, mânes ou ancêtres,
divinités.
- Sur le plan économique, les activités sont diversifiées malgré des techniques de production assez
rudimentaires : jachère, culture sur brûlis, transhumance…En plus de l’agriculture, de l’élevage et de
la pêche, l’artisanat et les échanges occupent une place importante ; dans ce dernier domaine il faut
noter la pratique du troc, du don et le recours à des monnaies comme les cauris et les pièces
métalliques.
b- Evolution du monde négro-africain

Par son contact avec l’extérieur, le monde négro-africain a connu de nombreuses mutations ayant tous les
aspects de la vie.

 Au plan socio-économique, on assiste à une montée de l’individualisme au détriment de la


famille traditionnelle élargie en raison notamment de la place de l’argent. Cette nouveauté est
aussi liée à l’apparition des villes, lieux de concentration de populations très hétérogènes. Ainsi,
une nouvelle hiérarchie des valeurs se fait jour avec une nouvelle bourgeoisie constituée de
grands commerçants, de fonctionnaires, de planteurs et d’hommes d’affaires.
 De la même manière, les structures politiques, sont aussi modifiées. Beaucoup de chefs
traditionnels sont déposés et les Etats dirigés par des pouvoirs issus de coups d’Etat ou
d’élections démocratiques ; d’où l’importance acquise par les partis politiques. On note aussi
l’émergence d’une société civile qui s’intéresse davantage à la gouvernance des Etats ; c’est
alors, à une sorte d’éveil des citoyens auquel on assiste.
 D’autre part, la religion a été aussi concernée par les transformations. En effet, l’implantation de
l’Islam et du Christianisme a sensiblement influencé les modes de vie : mariage, héritage, autorité
familiale…Mais, il faut noter que l’Islam , par exemple, a servi de ferment à un certain
nationalisme et animé une vie intellectuelle et urbaine très dense (exemple de Tombouctou ) .
Dans tous les cas, les Africains pratiquent pour la plupart un syncrétisme religieux.

Les civilisations négro-africaines sont caractérisées par leur ancienneté, et leur diversité. Ainsi les sociétés
communautaires et hiérarchisées ont pratiqué des économies de subsistance et des religions traditionnelles au
sein d’Etats monarchiques dotés d’institutions de contrôle. Mais ces réalités ont été bouleversées par le
christianisme, l’Islam et la colonisation.

II/ LA CIVILISATION MUSULMANE : Unioté et division du monde musulman

Troisième religion révélée après le Judaïsme et le Christianisme, l’Islam est né au VII ème siècle en
Arabie. Par plusieurs moyens, il a gagné le monde entier et se trouve aujourd’hui au cœur de la
géopolitique mondiale.
a-Unité du monde musulman

La « Ummah » c’est d’abord une communauté de croyants partageant la même foi : cela se traduit par
l’observation commune des dogmes et des cinq piliers ; ils ont également les mêmes références pour le
Coran, la Sunna et le calendrier.
Ensuite, les musulmans ont un même idéal de vie sociale définie par la sharia ; cela concerne tous les aspects
de la vie quotidienne : statut des biens et des personnes, interdiction de l’usure, du prêt à intérêt, des jeux de
hasard.
En outre, l’islam offre un modèle politique à travers l’Etat théocratique dont la Constitution s’inspire du
Coran et de la Sunna (temporel et spirituel sont inséparables).
Enfin, il y a des organisations comme l’O.C.I. qui regroupent des Etats à communauté musulmane
importante.

b-Une communauté diversifiée


Malgré son unité, le monde musulman est traversé par de nombreuses lignes de rupture ; ainsi on peut
distinguer :
- Les tendances historiques : elles se déclinent en trois groupes que sont les Sunnites (avec les écoles
malikite, hanebalite, hanafite et shafites), les Chiites et les kharidjites.
- Les tendances actuelles : On y retrouve le courant réformiste qui est favorable à l’ouverture à
l’Occident notamment dans le domaine des sciences et techniques et l’islamisme radical qui cherche
à résoudre les problèmes sociaux et à restaurer l’intégrité des dogmes. Dans ce dernier groupe on
trouve un courant traditionnaliste (wahhabisme), un courant fondamentaliste ou intégriste et les
réseaux néo-fondamentalistes (Al Qaeda).
- Les tendances géoculturelles : c’est l’adaptation de l’Islam aux cultures des populations locales
(exemple de ce qu’on appelle l’islam noir).

CONCLUSION
En somme, les sociétés humaines sont porteuses individuellement de civilisations dissemblables qui se
différencient par leurs éléments constitutifs. Ces civilisations évoluent sous l’influence de facteurs à la fois
endogènes et exogènes de manière lente ou brusque. Sous le poids de la mondialisation, on assiste
aujourd’hui à la poussée d’une civilisation universelle principalement occidentale et surtout américaine.

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