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Cours de Topographie - GC

Ce document présente un cours sur la topographie et la géodésie, destiné aux étudiants en génie civil, en abordant les définitions, concepts et applications de ces disciplines. Il décrit les différentes branches de la topographie, les termes associés, ainsi que les connaissances nécessaires pour les futurs ingénieurs. Le document souligne l'importance de la topographie dans divers domaines tels que l'architecture, le génie civil et l'aménagement du territoire.

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Cours de Topographie - GC

Ce document présente un cours sur la topographie et la géodésie, destiné aux étudiants en génie civil, en abordant les définitions, concepts et applications de ces disciplines. Il décrit les différentes branches de la topographie, les termes associés, ainsi que les connaissances nécessaires pour les futurs ingénieurs. Le document souligne l'importance de la topographie dans divers domaines tels que l'architecture, le génie civil et l'aménagement du territoire.

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CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS ET DÉFINITIONS

1. GENERALITE
Le cours que voici, concerne la Topographie et les notions de la géodésie.
Conçu, est dispensé pour les étudiants de Génie civil, de manière à leurs donner une
idée générale sur la topographie (sa modernité, ses applications) et sur la géodésie
(forme, dimensions et représentation de la terre).
Par contre ceux qui font la topographie comme discipline (Profession ou spécialité),
étudient la topographie comme science dans son large spectre et elle est subdivisée
en plusieurs branches notamment :
• Calcul Topométrique ;
• Dessin topographique ;
• Instruments et méthodes topographique ;
• Hydro-topographique ;
• Technique géographique ;
• Cartographie thématique et mathématique ;
• Géodésie (bi et tridimensionnelle, spatiale) ;
• Astronomie de position ;
• Photogrammétrie et télédétection ;
• ……………………………………………
De ces faits, à l’issue de ce cours les étudiants formés ne sont ni Techniciens
Topographes ou Ingénieurs Géomètre-Topographe mais des élites universitaires dans le
domaine de leur spécialité ci-haut citée, et auront des connaissances générales sur les
notions de la topographie et de la géodésie ainsi que leurs importances.
Les connaissances acquises par les futurs ingénieurs de génie civil vont leurs permettre
dans la vie professionnelle et active suivant les taches à assurer et responsabilités à
assumer, de bien soit :
• Interpréter des cartes et plan topographique ;
• Exploiter les données topographiques ;
• Contrôler et vérifier les résultats issus des travaux topographiques ;
• Communiquer avec un topographe
• Concevoir les spécifications techniques pour un travail donné ;
• Savoir les étapes et différentes méthodes à mettre en œuvre pour réaliser un
relevé, une implantation et un plan topographique ;
• Avoir des idées préalables sur les équipements et matériels topographiques ainsi
que leurs manipulations ;
• Etc.
2. Etymologie de termes :
Géo : terre
Metron : mesure
Topos : lieu
Graphein : graphe ou dessin
Matique : automatisme
Desie : dimension
3. Définitions

Topométrie : du grec topo (topos) signifiant lieu et métrie (Metron) signifiant l’opération
de mesurer.
C’est donc l’ensemble des techniques permettant d’obtenir les éléments métriques
Indispensables à la réalisation d'un plan à grande ou très grande échelle (voir
Lever de détail).
Ces éléments nécessitent des différentes mesures sur le terrain suivi de nombreux
calculs,
Schémas et croquis. C’est un domaine vaste qui demande de nombreuses
compétences, auxquelles l’outil informatique est aujourd’hui indispensable.

Topographie : association de Topos et de Graphein qui, en grec, signifie décrire un lieu.


C’est donc la science qui donne les moyens de représentation graphique ou
numérique d’une surface terrestre.
La nuance entre ces deux techniques réside dans le fait qu’en topographie le terrain
est représenté in situ alors qu’en topométrie les calculs et reports sont des phases
ultérieures au travail sur le site.
Topologie : c’est la science qui analyse les lois générales de la formation du relief par
les déformations lentes des aires continentales appelées mouvements épirogéniques
attenues ultérieurement par les actions externes : érosion due à la mer, au vent, a la
glace, a l’eau et à la neige.
Géodésie :
C’est la science qui étudie la forme de la terre. Par extension, elle regroupe l’ensemble
des techniques ayant pour but de déterminer les positions planimétriques et
altimétriques d’un certain nombre de points géodésiques et repères de nivellement.
Est une des sciences de base nécessaires au topographe.
Sa maitrise n’est pas Indispensable : elle relève du domaine du spécialiste mais un
aperçu centré sur les Incidences de la forme et des caractéristiques de la terre sur la
topographie est indispensable.
Ceci permet d’introduire et de justifier les problèmes de projection plane et leurs
Incidences sur la carte de base, les choix de points et de surfaces de référence pour un
système de coordonnées générales, etc.
Géomatique :
C’est l’ensemble des techniques d’acquisition, de traitement et de diffusion des
données géographiques par l’informatique.
Géométronique :
C’est une discipline de la géodésie qui englobe les méthodes d’acquisition et des
traitements des dimensions physiques de la terre et des éléments qu’elle supporte à ses
alentours.
Cartographie :
C’est l’ensemble des études et opérations scientifiques, artistiques et techniques
intervenant à partir d’observations directes ou de l’exploitation d’un document en vue
d’élaborer des cartes, plans et autres moyens d’expression.
Canevas :
C’est l’ensemble des points connus en planimétrie et/ou en altimétrie avec une
précision absolue homogène.
Photogrammétrie :
Est la technique qui permet de mesurer et de représenter un objet, une construction ou
un terrain en utilisant des photographies aériennes, terrestre et satellitaires.
SIG (Système d’information Géographique) :
C’est presque l’association Géomatique plus une base des données(GBD).
C’est un système qui recueille, stocke, traite, analyse, gère, et présente tous les types
de données spatiales et géographiques.
Métrologie :
C’est une technique qui englobe l’ensemble des méthodes employées pour faire de
mesures précise.
Planimétrie :
Exécution ou exploitation des observations et mesures qui permettent de représenter
sur un plan horizontal les détails situés à la surface du sol.
Altimétrie :
Exécution ou exploitation des observations qui conduisent à la représentation du relief
du sol.

4. Compréhension des termes

o Topographe : c’est l’homme ou technicien s’adonnant à la topographie et en


fait une spécialité.
o Géomètre : est tout expert en géométrie
o Géomètre-Expert : est un professionnel qui identifie, délimite, mesure et évalue
des propriétés immobilières ainsi que les travaux qu’on y exécute et organise son
enregistrement aux services compétant y compris les droits réels y attaches.
o Géomètre du cadastre : est tout technicien Géomètre-Expert prestant au
cadastre
o Métrologue : est toute personne spécialiste aux mesurages et maitrise au mieux la
métrologie.
o Ingénieur Géomètre-topographe : est toute personne détenteur d’un diplôme
universitaire de niveau Bac+5 ayant suivie la formation lui confiant les capacités
de prester en qualité de :
- Géomètre –expert
- Topographe et topomètre/métrologue
- Géodésien et ou cartographe, photogrammètre
En plus, il est ingénieur du fait qu’il ait suivie dans sa formation les cours communs pour
tout ingénieur ainsi que ceux du bâtiment et travaux publics :
- Résistance de matériaux
- Mécanique rationnelle, physique, statique appliqué
- Les mathématiques de l’ingénieur
- Hydraulique
- Mécanique de sols
- Routes, Base aérienne, assainissement, aménagements
5. Différents domaine d’application de la topographie
Avant de donner les domaines où la topographie est d’application, disons aux
Architectes, Ingénieur de génie civil, de mines, de géo-mines, Agronomes que les
responsabilités qu’il leurs attendent ne sont pas forcément celles du chantier ou suivant
la formation pour laquelle ils sont diplômés, mais aussi des fonctions administratives et
managériales.
Ils peuvent être des :
- Chefs de projet
- Concepteurs des projets
- Directeurs Technique
- Directeurs General
- Conseillers technique
- Entrepreneurs
C’est pourquoi, il est impérieux aux candidats architectes et ingénieurs d’avoir une
connaissance générale de la topographie. Cette dernière étant indispensable dans
tout projet d’infrastructures, d’agricultures, des carrières… etc.
Départ les fonctions ci-haut évoquées, le futur responsable saura :
 Editer les cahiers d’appel d’offre pour les recrutements
 Editer les cahiers des prescriptions techniques
 Ecrire les différentes offres possibles
 Faire des conceptions adaptées au relief décrit par la topographie.
 Lire et interpréter les cartes

Voici les différents domaines où la topographie intervient et ne peut qu’intervenir :


a. Architecture
b. Génie civil
c. Construction métallique
d. Voirie et réseaux divers (VRD ; Routes et base aérienne, etc.)
e. Aménagements des espaces ou des territoires (lotissement, remembrement et
urbanisme
f. Mines et carrières
g. Auscultations et micro géodésie
[Link] GEODESIE ET CARTOGRAPHIE

1. FORMES ET DIMENSIONS DE LA TERRE

La terre est la troisième planète parmi les 8 principales, tournant autour du soleil dans le
sens contraire des aiguilles d’une montre (mouvement de translation ou de révolution)
et décrivant des ellipses presque circulaires et situées dans un même plan. Elles
tournent également autour d’elles-mêmes, et ce mouvement de rotation qui se produit
dans le même sens que leur mouvement autour du soleil, sauf pour l’Uranus.

Superficie :
La superficie de la terre est voisine de 510 million de Km2 :
Sur les 510 millions de Km2 de cette superficie ; 361 millions (soit 70,8%) sont occupées
par les océans, contre 149 millions (soit 29,2%) occupées par les continents ; et aussi à
cause de la localisation des continents (les 2/3 des continents sont situés dans
l’hémisphère nord).
Age de la terre :
Différentes méthodes de datations effectuées sur les roches de la terre et sur les
météorites ont permis d’estimer l’âge de la terre à plus au moins 4,5 à 5 milliards
d’années ;

FORME, DIMENSIONS
En apparence la Terre a la forme d’une sphère. En fait, elle est légèrement déformée
par la force centrifuge induite par sa rotation autour de l’axe des pôles : la Terre n’est
pas un corps rigide. Cette déformation est relativement faible : ≪ tassement ≪ de 11 km
au niveau des pôles par rapport à un rayon moyen de 6 367 km et ≪ renflement ≪ de
11 km au niveau de l’équateur.
Elle a donc l’aspect d’un ellipsoïde de révolution dont le petit axe est l’axe de rotation :
l’axe des pôles.
2. Géoïde

La Terre est une surface en équilibre.


La surface du niveau moyen des mers et océans au repos n’a pourtant pas une forme
régulière et ne coïncide ainsi pas avec un ellipsoïde de révolution : elle n’est pas
régulière mais ondulée, présente des creux et des bosses.
Par exemple, la surface de la mer se bombe au-dessus d’un volcan et se creuse au-
dessus des grandes fosses océaniques parce que les reliefs créent des excès ou des
déficits de matière produisant ainsi des variations locales du champ de pesanteur.

Or la surface d’un fluide en équilibre est en tout point normal aux forces de pesanteur :
on dit qu’elle est équipotentielle du champ de pesanteur.
La Terre, non rigide, peut être considérée comme un fluide ; la direction des forces de
pesanteur varie d’un endroit à un autre en raison de la répartition hétérogène de la
matière composant la Terre ; sa surface n’est donc pas régulière.
La surface des mers et océans au repos recouvrant toute la Terre est appelée géoïde,
ou encore la surface équipotentielle qui coïncide avec le niveau moyen des océans

Le géoïde, niveau des mers prolonge sous les continents, est donc une surface gauche
à laquelle on ne saurait appliquer des relations mathématiques de transformation. Il est
la surface de référence pour la détermination des altitudes, autrement dit la surface de
niveau zéro. En réalité, la référence en altitude dépend du choix du repère
fondamental et du système d’altitude. Il s’ensuit que la surface de niveau zéro est
légèrement différente du géoïde ; l’écart est constant et représente l’altitude du point
fondamental au-dessus du géoïde.

Remarque
Lorsque le topographe (ou le maçon) cale la bulle de son niveau, il matérialise un plan
tangent au géoïde qui correspond à la surface d’équilibre des eaux (pente
d’écoulement des eaux nulle). On obtient ainsi partout l’orientation de la verticale
physique d’un lieu. Il est intéressant de noter qu’aucune autre référence n’offre de
telles facilites.

3. Ellipsoïde de révolution
Définitions :
La surface la plus proche du géoïde est un ellipsoïde de révolution, c’est-a-dire un
Volume engendré par la rotation d’une ellipse autour d’un de ses deux axes.
La terre tournant autour de l’axe des pôles (de demi-longueur b, cette rotation
engendre un cercle équatorial de rayon a.

Les dimensions de l’ellipsoïde sont déterminées en comparant la distance par mesures


géodésiques et la différence de latitude par mesures astronomiques entre deux points
d’un même méridien.

Un méridien est l’intersection de la surface de l’ellipsoïde avec un plan contenant l’axe


des pôles : c’est donc une ellipse.
Un parallèle est l’intersection de la surface de l’ellipsoïde avec un plan perpendiculaire
à l’axe des pôles : c’est donc un cercle.
Tous les méridiens sont égaux entre eux (à quelques écarts près).
Leur rayon de courbure diminue des pôles vers l’équateur, donc leur courbure (inverse
du rayon) augmente.
Il n’existe pas un ellipsoïde global unique mais plusieurs ellipsoïdes locaux définis pour
chaque pays, chacun adoptant un ellipsoïde le plus proche possible du géoïde local.
Ceci explique que les ellipsoïdes différents d’un pays à l’autre. Pour la géodésie
française, on utilise l’ellipsoïde défini en 1880 par Clarke et dont les caractéristiques, très
légèrement modifiées par l’IGN par rapport à l’ellipsoïde initial, sont les suivantes :
- Demi-grand axe : a = 6 378 249,20 m
- Demi-petit axe : b = 6 356 515,00 m
- Aplatissement : f= (a – b)/a = 1 / 293, 466 021 3 ; f vient de flattening en anglais
- L’Excentricité e : e2 = (a2 -b2)/a2 =0, 006 803 487 646
C’est l’ellipsoïde de référence actuellement utilise comme surface de projection pour
l’établissement de cartes et plans assez étendus en France.
Il a été choisi le plus proche possible du géoïde, c’est pourquoi :
- il est tangent au géoïde au Panthéon, à Paris ;
- les écarts entre géoïde et ellipsoïde ne dépassent pas 14 m en France Ces
caractéristiques sont en cours de modification afin de mettre en place un
système international, de plus en plus nécessaire.
Le développement du GPS et des travaux de géodésie réalisés au niveau européen
impose ces modifications.

Autres ellipsoïdes
Comme nous l’avons dit au paragraphe précédent, d’autres ellipsoïdes ont été ou sont
utilisés.
Leurs caractéristiques sont les suivantes :
Ellipsoïde grand axe a (m) Excentricité e Syst. géodésique Projection
petit axe b (m) 1/aplat. 1/f Point Méridien origine
fondamental

Clarke 1880 6 378 249,200 0,082 483 256 763 NTF Lambert
6 356 515,000 293,466 021 3 Panthéon Paris

Hayford 6 378 388,000 0,081 991 890 22 ED 50 UTM


1909 6 356 911,946 297,000 000 0 Potsdam Greenwich

GRS 1980 6378 137,000 0,081 819 218 06 International


6 356 752,300 298,257 025

IAGRS 1980 6 378 137,000 0,081 819 191 31 WGS 84


6 356 752,314 298,257 222101

En France, l’ellipsoïde Clarke 1880 (IGN) est associe au système national Français
appelé Nouvelle Triangulation Française utilisant la projection Lambert.
Le système WGS 84 (World General System 1984) sert de base au système géocentrique
de référence utilisé en GPS. Son ellipsoïde IAGRS 80 est très proche de GRS 80
(Geodetic Reference System 1980).
Le système Européen Datum 1950 utilise la projection Universal Transverse Mercator.
4. SYSTEME DE COORDONNEES

4.1. Généralités sur les systèmes de cordonnées

L’objectif important de la topographie (cartographie) est de représenter de éléments


de la réalité avec les plus d’exactitudes possible dans le positionnement absolu ou
relatif.
Pour cela, la localisation des éléments dans l’espace (2D ou 3D) doit se faire en
s’appuyant sur un référentiel que l’on appelle système de coordonnées.
Par nature, la surface terre n’est pas une forme géométriquement parfaite, une
approximation mathématique (ellipsoïde) est donc nécessaire pour pouvoir en faire un
référentiel (sphérique ou ellipsoïdal) à partir duquel sera construit le système de
coordonnées.
NB : cette forme mathématique théorique peut varier selon la zone géographique que
l’on traite et la précision que l’on recherche.

4.2. Système de référence géodésique

Tel qu’évoqué précédemment, il existe plusieurs ellipsoïdes et pas un unique.


En géodésie, on distingue les ellipsoïdes globaux et ellipsoïdes locaux
• Les ellipsoïdes globaux sont utilisés pour des cartographies couvrant l’ensemble
(ou une grande partie) de la surface terrestre.
• Les ellipsoïdes locaux sont définis de manière à épouser au mieux la forme du
géoïde sur une zone restreinte de la surface terrestre (région ou pays)
On notera que ; pour définir un système de coordonnées, la seule spécification d’un
ellipsoïde ne suffit pas car un système géodésique (DATUM en anglais) se définit par son
ellipsoïde y compris la projection, mais également par la position de cet ellipsoïde par
rapport au centre de la masse de la terre.
Par la convention universelle, on utilise le centre du système WGS 84 pour définir des
autres systèmes géodésiques

4.3. LES COORDONNEES

La localisation absolue tout comme relative d’un élément sur la surface terrestre se fait
par des coordonnées (géographique ou géocentrique) déterminées dans un système
géodésique donné associé à un système de projection plane.

4.3.1. Coordonnées géographique

Les coordonnées se déclinent à l’aide de deux valeurs angulaires nommées Longitude


et latitude s’exprimant en différentes unités :
 Degré sexagésimaux (degrés Minutes secondes),
 Degrés décimaux,
L’axe de rotation de la terre est l’axe des pôles PP’.
Le cercle perpendiculaire à l’axe des pôles est l’équateur.
La demi-ellipse méridienne passant par les pôles et par un point A est la méridienne de
A
Un point sur l’ellipsoïde est repéré par sa longitude et sa latitude (rapportées à la
normale (na) à l’ellipsoïde en A).
Elles sont définies ci-après.
Longitude (λ) : la longitude d’un lieu A est l’angle dièdre formé par le méridien du lieu
avec le méridien d’origine. Elle est comprise entre 0° et 180° Est ou Ouest.
Le méridien d’origine international est celui de Greenwich (observatoire de la banlieue
de Londres).
Latitude (ϕ) : la latitude de A est l’angle j que fait la verticale (na) de A avec le plan de
l’équateur. Elle est comprise entre 0 à 90° Nord ou Sud. Les cercles perpendiculaires à
la ligne des pôles PP¢ sont appelés parallèles : ils sont parallèles au plan de l’équateur.
Hauteur ellipsoïdale (h) : à un point A’ situé sur la surface de la terre et sur la même
verticale que A, on associera une troisième coordonnée correspondant à la hauteur
au-dessus de l’ellipsoïde, notée h, mesurée suivant la normale (na).

4.3.2. Coordonnées géocentrique ou cartésiennes


Les coordonnées cartésiennes géocentriques (X Y Z) issue de trois axes orthonormés
dont le repère a pour origine le centre de la masse de la terre, et souvent utilisé
comme intermédiaire pour le changement ou passage d’un système géodésique à
l’autre.

Un système de référence géocentrique est un repère (O, X, Y, Z) tel que :


 O est proche du centre des masses de la terre (au mieux à quelques dizaines de
mètres près pour les systèmes réalisés par géodésie spatiale) ;
 l’axe OZ est proche de l’axe de rotation terrestre ;
 le plan OXZ est proche du plan de méridien origine.
Dans un système de référence géodésique, un point de la croûte terrestre est
considéré fixe bien qu’il soit soumis à de faibles mouvements, dus aux marées terrestres,
d’une amplitude inférieure à 30 cm et aux mouvements tectoniques, provoquant des
déplacements inférieurs à 10 cm par an.

Où X, Y, Z sont calculée par :


X= (N+h) cos ϕ cos λ
Y= (N+h) cos ϕ sin λ
Z= (N (1- e2) +h) sin ϕ
N: grande normale = a/ W = a/ (1-e2sin2ϕ)
W : (1-e2sin2ϕ)
NB. le passage inverse est possible, c’est-à-dire XYZ vers λ,ϕ, h

- tg λ = Y /X
- r2 =X2 +Y2 = (N+h)2 Cos2 ϕ
- Z’=(N+h) Sin ϕ
- tgϕ= Z’/r
- 1ere approxi tgϕ=Z’/r …….ϕ= arc tg Z’/r
- 2eme approxi ; Z’=Z+Ne2 sin ϕ d’où tgϕ= Z’/r

4.3.3. Coordonnées planes


En plan, la localisation peut se faire soit à l’aide des coordonnées polaires ou des
coordonnées rectangulaires.
La terre étant ronde et les carte étant plates, la conversion de positions géographiques
d’une surface courbe sur une surface plane nécessite l’utilisation d’une formule
mathématique appelée projection cartographique.
Une fois cette projection a lieu, la localisation peut alors s’exprimer sous la forme de
coordonnées planes à l’aide de deux valeurs linéaires X et Y.
Partant de l’origine (0,0) ces deux valeurs peuvent s’exprimer dans différentes unités :
mètres, kilomètres, miles, miles nautiques.
[Link]. Coordonnées polaires topographiques

La localisation d’un élément est faite par l’angle compté à partir de l’axe des Y positif
(Nord) et compris entre ce dernier et la direction du point à localisé ainsi que la
distance depuis l’origine des axes.
Pour un point M on aura : M (θ, Dr)
On notera que, les coordonnées polaires, liée à un repère instrumental différent (cas
d’un levé topo sur une station à l’aide d’une station totale) des coordonnées liées à un
système.
C’est des coordonnées planes dans lesquelles le rayon vecteur joignant l’origine au
point M, est caractérisé par sa longueur Dr dans le système de projection utilisé et son
gisement G

[Link]. Coordonnée Rectangulaire

OM = X i +Y j ; dans un repère orthonormé où M a pour coordonnées X, Y


Pour éviter la confusion entre coordonnées cartésiennes (X Y Z) et planes (X Y) de
préférence on utilise E et N (Est et Nord) pour désigner les coordonnées en projection.
E = X et N=Y

5. Représentation plane de la terre


La réalisation directe des mesures sur une surface courbe de référence telle que
l’ellipsoïde n’est pas aisé, mais il est plus pratique d’avoir sur un plan l’image graphique
de la zone concernée.
La représentation plane de toute ou partie, voir région de la terre ne se limite pas au
simple plan projection, mais aussi des différentes natures des déformations, natures des
contacts et de la position de l’axe de révolution.

DEFORMATION DE FIGURES

Module linéaire ou de réduction à la projection (m)


C’est le rapport de la longueur de l’image sur un plan de projection d’une courbe à la
longueur de la courbe sur l’ellipsoïde.
Si ij est l’image de la courbe IJ, m= ij / IJ

Indicateur de TISSOT

Classification des systèmes de représentation

D’après la nature des déformations :


- Projection conforme : conserve les angles, donc les formes mais pas les surfaces
et distance.
- Projection équivalente : conserve les surfaces mais non les formes
- Projection équidistantes ou aphilatique : conserve les distance le long des
certaines lignes privilégiées
D’après la nature du plan de projection :
- Projection conique : le plan de projection est un cône
- Projection cylindrique : le plan de projection est un cylindre
NB. Le cône et le cylindre peuvent développés sans déformations supplémentaires sur
un plan et ils sont utilisés pour agrandir le contact entre l’ellipsoïde et le plan de
projection afin de limiter les déformations
- Projection azimutale : le plan de projection est un plan
D’après la nature du plan de contact :
Le contact entre ellipsoïde et le plan de projection peut être tangent, sécant ou
polyconique. L’objectif est limiter les déformations en augmentant le contact entre les
deux surfaces.
D’après la position de l’axe de rotation :
Pour mieux représenter une partie de l’ellipsoïde, on augmenter le contact entre la
zone à représenter et le plan de projection par le choix de la position de l’axe de
révolution.

- Projection normale : l’axe de révolution coïncide d’avec l’axe de pole


- Projection transverse : l’axe de révolution est perpendiculaire à l’axe de rotation
de l’ellipsoïde.
- Projection oblique : l’axe de révolution forme un angle quelconque avec l’axe
de rotation de l’ellipsoïde.

Projection cylindrique transverse Projection cylindrique conforme Mercator


UTM

Représentation conique directe

6. SYSTEME GEODESIQUE
C’est un ensemble cohérent pour la représentation de la forme et dimension de la
terre ; et définie par :
- un ellipsoïde, dont les caractéristiques le rapproche plus du géoïde
- un système de représentation plane
- Un point fondamental dont les coordonnées sont déterminées par des mesures
astronomique. En ce point-là la normale à l’ellipsoïde est confondue à la
verticale du lieu (la normale au géoïde)
Un système géodésique est matérialisé par la présence d’un certain nombre des points
(ou d’un réseau des points) dont les coordonnées sont connues dans ce système.
La réalisation de ce réseau est fonction des techniques de mesure, calcul et de leusr
évolutions

7. CHANGEMENT D’ELLIPSOIDE
Le changement de l’ellipsoïde, c’est une opération qui s’effectue lorsque des
coordonnées sont connues dans l’ellipsoïde 1 et que l’on veut les avoir dans un autres
que l’on trouve mieux adapter dans la zone des travaux.
Par exemple, on a de coordonnées GPS avec IAGRS que l’on veut avoir sur Clarke 80
Etapes
- 0n commence par la transformation des coordonnées géographique (λ1, ϕ1, h1)
du premier ellipsoïde en coordonnées géocentrique (X1, Y1, Z1) en appliquant les
formules ci-dessous.

X1= (N+h) cos ϕ cos λ


Y1= (N+h) cos ϕ sin λ
Z1= (N (1- e2) +h) sin ϕ

- Faire intervenir les décalage tx , ty, tz entre les deux centres des ellipsoïde c'est-à-
dire des translations ainsi l’angle θ entres les axes de X dans le deux repère
suivant l’origine de la longitude
X2= X1 cosθ + Y1 Sinθ + tx
Y2= X1 Sinθ + Y1 Cosθ + ty
Z2= Z1 +tz
Par exemple, pour passer de l’ellipsoïde IAGRS 80 (système WGS 84) à l’ellipsoïde Clarke
80, on effectue un décalage d’origine de (tx = 168 m, ty = 60 m, tz = – 320 m), mais pas
de rotation autour de Z (q = 0) puisque les origines des longitudes (Greenwich) sont
identiques.

8. RESEAU GEODESIQUE ET ALTIMETRIQUE

Un réseau géodésique, c’est un ensemble des points connus en coordonnées dont la


détermination s’est effectuée dans un même système géodésique et avec une même
précision.
Ces points sont souvent matérialisés par des bornes en béton au voisinage du sol sur
laquelle on trouve des inscriptions liées à l’identification de ce dernier.

Il existe des bornes connues qu’en plan et d’autres qu’en altimétrie, mais actuellement
avec le développement de la technologie, elles sont déterminées avec trois
coordonnées (longitude, latitude et hauteur ellipsoïdale qui après calcul de projection
on obtient Est =X, Nord =Y et Hauteur ortho métrique)
En RD Congo, les réseaux géodésiques sont sous la gestion de l’Institut Géographique
du CONGO (IGC).
Bien que des réseaux tels que le canevas du Katanga (Clarke 1866), le canevas du
Kongo central (Clarke 1880), canevas de Kilo Moto (Clarke 1880) et triangulation du
Kasaï ont existés ou encore continus à exister, actuellement seul le réseau dit du tiers
méridional de 2004 dans le système ITRF obtenu grâce à la géodésie spatiale qui sert
de base pour les travaux topographiques.

9. GEODESIQUES
Sur la sphère, la géodésique c’est un grand cercle tel qu’en tout point le long, la
normale principale passe par le centre ; donc confondue avec la normale à la sphère.
Et les angles de coupe entre la géodésique et les méridiens sont différents.
Pour aller du point M au point M’, le plus court chemin est la géodésique ; ces grands
cercles, trajectoires de longueur minimale, sont appelés orthodromie tandis que la
loxodromie est le plus long parcours mais facile à suivre du fait que la coupe de
méridiens se fait sous un angle Z constant (azimut)

10. Méthode d’orientation


En cartographie ou en topographie, l’orientation est la détermination de la position
d’un élément (point, surfaces, ouvrages, etc.) relativement aux points cardinaux.
La référence de l’orientation est le Nord.
On notera que le Nord est représenté par une flèche (pourvu d’une inscription de la
lettre N) dans les cartes ou plan topographique.

Système d’orientation
En réalité et scientifiquement il existe plusieurs Nord dont :
 Le nord magnétique (NM)
 Le nord Géographique ou géodésique (NG)
 Le nord cartographique ou du quadrillage
Le nord géographique est la direction du méridien du point (ici le centre de la carte)
vers le pôle Nord.
Le nord magnétique est la direction de l’aiguille aimantée, c’est-à-dire du champ
magnétique terrestre du moment et du lieu.
Le champ magnétique terrestre, plus intense aux pôles que dans les régions
équatoriales, est tel que ses lignes de champ ne suivent pas la direction des méridiens
mais l’axe des pôles géomagnétiques est incliné de 11° 30’ sur l’axe terrestre. Il est en
outre sujet à de lentes variations d’orientation.
L’angle entre le nord géographique et le nord magnétique est la déclinaison
magnétique d : elle varie dans le temps et dans l’espace.

Le Nord cartographique ou du quadrillage du système de projection est la direction des


ordonnées Y positifs en ce point ; il est encore appelé Nord Lambert en France.

Orientation angulaire depuis le nord


Il existe deux angles servant à l’orientation cartographique :
- L’azimut (différent de Hz mesuré par un cercle)
- Gisement

Dans le système de projection cartographique, l’angle entre le Nord géographique et


la direction des ordonnées Y positifs en un point est la convergence des méridiens

On appelle Azimut Az l’angle compté positivement en sens horaire depuis le nord


géographique, tandis que Gisement G l’angle compté positivement en sens horaire
depuis le nord cartographique.

12. UNITES DE MESURE


a) Pour les longueurs
L’unité de mesure pour les longueurs est le mètre(m).
Sous-multiple : Le décimètre (dm) =0,1m =10-1m,
Le centimètre (cm) =0,01m =10-2m,
Le millimètre (mm) =0,001m =10-3m,
Le micron (W) =0,000001m =10-6m,

Multiples : Le décamètre (dam) = 10m = 101m


Le hectomètre (hm) = 100m = 102m
Le kilomètre (km) = 1000m = 103m

b) Pour les Aires, superficie, surfaces


L’unité de mesure pour les superficies est le mètre carre (m2) ou centiare.
Sous-multiple : Le décimètre carre (dm2)
Le centimètre carre (cm2)
Le millimètre carre (mm2)

Multiples : Le décamètre carre (dam2) = Are = 102m


Le hectomètre carre (hm2) = Hectare = 10 000 m2 =100 ares
Le kilomètre carre (km2) = 100 ha (peu utilise sauf pour les étendues des
extrêmement large tels que des territoires d’un pays).

c) Angles
• En trigonométrie et dans les calculs d’erreurs on utilise comme unité le radian
(rad)
Le radian est un arc dont la longueur est égale au rayon.

Dans un cercle la circonférence est égale au diamètre x π,


Et si le rayon étant égal à l’unité, en radians, la circonférence mesurera : 2π radian
On appelle angle d’un radian, c’est un angle qui dans la position de l’angle au centre
découpe un arc d’un radian

• En navigation et en astronomie, l’unité utilisée pour l’angle le degré (°), (et le


système est dit sexagésimal)
Tout angle au centre a même valeur que l’angle intercepte.
Le degré est l’angle au centre interceptant sur la circonférence un arc d’une longueur
égale à1/360 de celle de cette circonférence.
La circonférence vaut donc 360 °
La minute d’angle (‘) vaut 1/60 de degré,
La seconde d’angle (‘’) vaut 1/60 minute.

En topométrie, l’unité d’angle employée est le grade (gr) ou gon(g), (le système est dit
centésimal).
La circonférence vaut 400 gr.
Sous-multiples : Le décigrade (dgr) = 0,1 gr,
Le centigrade (cgr) =0.01 gr
Le milligrade (mgr) =0,001 gr
Le déci milligrade (dmgr) =0,0001 gr
Dans certain calcul, il est utile de pouvoir passer des grades aux radians, et
inversement.

13. CARTES ET PLANS


II.3.1 Notions des Echelle et précision
L’échelle d’un plan ou d’une carte est le rapport exprime dans la même unité entre
une longueur mesurée sur la carte et la même longueur mesurée sur le terrain. Et
l’échelle est toujours indiquée avec 1 au numérateur.
Exemples :
a) Si l’on mesure une distance de 2,5 cm sur le plan et que la distance sur le terrain est
25m, l’échelle sera : 2,5/2500 =1/1000 (DD/DO)

b) Si on mesure une longueur de 7,4 cm sur un plan à l’échelle de 1/500, la longueur


réelle sera de 7,4 x 500 =3700cm = 37m
c) Inversement si une longueur mesurée sur le terrain est : 85m, elle sera représentée sur
un plan a 1/200 par :
d) 85/200= 0,425 m = 42,25cm

L’échelle d’un plan ou d’une carte est une fraction. Elle sera d’autant plus grande, que
son dénominateur sera petit.
Sur les plans l’échelle est souvent indiquée sous sa forme décimale suivie de la forme
fractionnaire, entre parenthèses.
Par exemple : 0,002 (1/500)
0,005 (1/200)
0,02 (1/50)

13.1. Classification sommaire des cartes et plans

Echelles Finalité
1/1 000 000 à 1/500 000 Cartes géographiques
1/250 000 a 1/100 000 Cartes topographiques à petite échelle
1/50 000, 1/25 000 (base), 1/20 000 Cartes topographiques à moyenne échelle (IGN)
1/10 000 Cartes topographiques à grande échelle
1/5 000 Plans topographiques d’étude, plans d’urbanisme
1/2 000 Plans d’occupation des sols (POS), descriptifs parcellaires
1/1 000, 1/500 Plans parcellaires, cadastraux urbains
1/200 Plans de voirie, d’implantation, de lotissement
1/100 Plans de propriété, plans de masse
1/50 Plans d’architecture, de coffrage, etc.

[Link] LES FAUTES ET LES ERREURS


III.1 Définition
La valeur des travaux topographiques repose sur l’étude des erreurs possibles pour leurs
contrôles, leurs neutralisations ou atténuations par des méthodes appropriées.
Erreur de mesurage :
C’est la discordance entre la valeur mesurée et la valeur vraie généralement
inconnue. Elle provient soit des fautes ou des erreurs ;

Fautes (terme normalisé en erreurs parasites) :


Ces sont des erreurs grossières dues le plus souvent à l’inadvertance de l’opérateur.
(Omission d’une portée de mesure de longueur, confusion de chiffres, maladresse,
opératoire, etc.…)
Pour déceler les fautes, on pratique :
- Soit un contrôle direct, qui consiste à répéter la mesure par le même procédé,
- Soit un contrôle indirect, qui consiste à reprendre la mesure par une méthode
différente, indépendante de la première.
NB.
- Le contrôle indirect est préférable au contrôle direct.
- Les fautes doivent être obligatoirement éliminées. Un résultat non vérifiés
susceptible de cacher une faute et doit être rejeté.

III.2 LES Erreurs (systématiques et accidentelles)


Ces sont des inexactitudes dues aux imperfections des instruments et de nos sens.
Elles sont inévitables mais on peut en diminuer l’effet par le choix des instruments et des
méthodes
L’erreur (e)= valeur mesurer (x) – valeur exacte (X)
Généralement la valeur de X est inconnue, et les erreurs sont impossibles à connaitre
exactement. On cherche seulement dans quelles limites elles sont comprises.

Erreurs systématiques
Elles proviennent, en général, de défauts de construction ou de réglage des
instruments.
- Elles restent constantes en grandeur et en signe lorsque les mesures se font dans
les mêmes conditions.
- Elles s’ajoutent systématiquement les unes aux autres.
- On en connait généralement la cause et leur ordre de grandeur.
Il faut seulement les éliminer, ou en diminuer l’importance car leur effet se
compose par voie d’addition,
a) Par le calcul (étalonnage pour les mesures de distances)
b) Par un mode opératoire (symétrie)

Erreurs accidentelles
Toutes les erreurs qui ne peuvent être calculées d’avance, ni éliminées par un mode
opératoire, celles dont les causes sont fortuites, et dont le signe n’est pas constant, sont
des erreurs accidentelles.

Etudes des erreurs accidentelles


Elle suppose :
- Les mesures sont répétées en très grand nombre fois, dans les mêmes conditions,
- Les fautes et erreurs systématiques ont été éliminées.
But de l’étude des erreurs
L’étude des erreurs a pour but de nous faire connaitre :
- La valeur la plus probable à adopter pour une quantité mesurée directement ou
indirectement,
- L’incertitude sur les mesures effectuées au départ,
- L’incertitude sur le résultat adopté.

III.3 Constatations statistiques sur les mesures directes:


Quand la valeur exacte X est inconnue (cas le plus fréquent). On adopte comme
valeur approchée la plus probable " la moyenne arithmétique des mesures", désignée
par x.
Où:
X: la vraie valeur de l'inconnue.
x1, x2, x3,…... xn : ensemble de mesures (appelé population).
La moyenne arithmétique: x = (x1 + x2 + x3 + ….. + xn)/n

Les écarts (v) à la moyenne arithmétique sont appelés : Ecarts, Erreurs Apparentes ou
Résidus
L'erreur apparente d'une mesure vi = xn – x
L'erreur vraie d'une mesure i, EVi = Xv – xn

III.3.1. Propriétés de la moyenne arithmétique


- la somme algébrique des écarts est nulle;
- la somme des carrés des écarts est minimale.
Les erreurs systématiques sont supposées éliminées, lorsque le nombre de répétition des
mesures tend vers l'infini, La moyenne arithmétique des mesures tend alors vers la vraie
valeur de la grandeur à mesurer.

III.3.2. Etude de la courbe de Gauss


En portant les mesures sur un graphique:
La valeur des écarts en abscisse, et le nombre des écarts correspondants à des
Intervalles petites et égaux des valeurs de l'Ema (Ecart ou Erreur moyenne arithmétique
v) en ordonnée.
Si le nombre des mesures et le nombre des intervalles tendent vers l'infini, la
Courbe représentative prend la forme ci-dessus
La courbe de Gauss (loi de distribution normale).
Cette courbe est appelée "courbe de Gauss".
On constate que, quel que soit la grandeur mesurée directement:
- les écarts (erreurs) les plus petits sont les plus nombreux :
- les écarts sont compris entre deux valeurs extrêmes (la dispersion);
- à tout écart positif correspond un écart négatif (symétrie).
La courbe a toujours la même forme (courbe en cloche) à un coefficient d’échelle
prés
La courbe de Gauss étant universelle, si la dispersion des écarts ne suit pas à peu près
la dispersion type, il subsiste sans doute des erreurs systématiques non éliminées.
Les erreurs ne sont pas purement fortuites.

III.4. définition des erreurs caractéristiques

III.4.1. Erreur moyenne arithmétique (ema) d’une mesure isolée:


L'expression théorique est:
Ema = (e1+ e2+ e3+……. en)/n

III.4.2. Erreur moyenne quadratique (Emq) ou écart type (σ)


L’écart type est égal a la racine carre de la moyenne arithmétique des carres des
écarts à la moyenne.
On a pour un grand nombre de mesures:
σ= (√ e21+ e22+ e23+……..+ e2n)/n
Pour un nombre limite de mesures, la meilleure estimation est donnée par:
σ= (√ e21+ e22+ e23+……..+ e2n)/ n-1

III.4.3. Erreur probable (ou écart équiprobable) d’une mesures isolée εp


C'est l'écart dont la probabilité d'être dépassée en valeur, est 1/2.
La valeur médiane est l'erreur probable " ε p". L'expérience montre que "Ema" et
" εp" sont liées à "Emq" par les relations numériques très rapprochées suivantes:

εp=2 / 3) Emq = 0,6745 Emq


Ema = (4 / 5) Emq
III.4.4. Erreur maximum ou tolérance
On définit souvent l'erreur maximum ou tolérance par:
EM = 4εp
Ou, comme εp = 2/3 emq ceci conduit a EM =2,7 Emq
Cette valeur conventionnelle définit la limite a partir de laquelle il y a présomption de
faute.
III.5. Composition des écarts-types
Dans ce paragraphe seul les formules seront données. Les applications numériques
seront faites au cours des chapitres intéresse.
a) Somme de n mesures de la même quantité effectuées avec la même précision
Toutes les mesures ont le même écart-type σx.
σu =±σx.√n

b) Composition de deux écart-types dans une somme


Lorsque deux écarts se composent dans une somme, le plus faible peut être négligé, s’il
est égal ou inferieur à la moitie de l’autre.

c) Ecart-type d’une moyenne


Soit u= (x1+x2+x3+x4+………… xn ) /n= moyenne arithmétique de n mesures de la même
quantité effectuées avec la même précision σx.
Deux cas :
1) L’écart-type sur une mesure est connu
σu= ± σx /√n

2) L’écart-type sur une mesure est inconnu. On calcul alors l’écart-type sur une mesure :
σx =√ Σ υ2 /n
υ = écarts a la somme
Σ=somme

[Link] LES INSTRUMENTS ET APPAREILS (MATERIELS) DE


TOPOGRAPHIE
Le mot instrument en topographie, englobe ou prend compte de tous les outils
nécessaires à la réalisation d’un quelconque travail de topographie ou de géodésie
(topo métrique ou Géometronique) soit lors d’un relevé, d’une implantation ou d’une
détermination.
Tandis que le vocable appareil concerne le plus souvent les machines qui peuvent
être: optiques (mécanique et électronique), électroniques, lasers et autres.
En plus de ces vocabulaire instrument et appareil, les professionnels du métier parlent
aussi des accessoires. Ces derniers sont les éléments qui accompagnent des appareils
et nécessaire soit pour le fonctionnement de l’appareil, pour le transfert (import et
export), pour l’énergie, etc.….Et parfois détachable

IV.1 CLASSIFICATION DES APPAREILS SELON LA TERMINILOGIE

- Goniomètre ; terme général désignant un instrument permettant de mesurer des


angles (horizontaux ou verticaux).
- Goniographe ; instrument permettant de déterminer graphiquement des angles.
- Niveau ; instrument définissant une ligne horizontale.
- Cercle ; instrument permettant la mesure des angles horizontaux.
- Eclimètre ; instrument permettant la mesure des angles verticaux.
- Clisimètre ; instrument permettant la mesure de pente.
- Théodolite ; instrument permettant la mesure des angles horizontaux et verticaux.
- Tachéomètre ; instrument possédant les fonctions du théodolite, plus un procédé
de mesure de distances (stadimétrique ou électronique)
- Stadimètre ; instrument permettant la mesure des distances.

IV.2 DIFFERENTS INSTRUMENTS OU MATERIELS DE TOPOGRAPHIE


1. Pour les mesures directes de distances
- Les rubans
- La chaine d’arpenteur
- Télémètre
- Cyclomètre
2. Pour les alignements et marquage
- Le jalon
- L’équerre optique
- Equerre de maçon
- Masse (marteau)
- La canne ou porte prisme
3. Les accessoires
- Fil a plomb
- Chargeurs
- Différents Câbles
- Prismes ou réflecteurs
- Embases
- Batteries
- Etc…..
4. Parmi différent appareil (d’angles, distances directe et indirecte, images)
- Des stations totales et théodolite
- Des récepteurs GPS
- Niveau à lunette et à laser
- Drones
5. Pour les traitements des données (Informatiques)
- L’ordinateur
- Les imprimantes
- Les logiciels
- Scanner

Trépied en aluminium Jalon petite canne

Support jalon Canne support canne ou pincette

Prisme ou réflecteur
Niveau a lunette + trépied+ Mire Chaine d’arpenteur

Chaine d’arpenteur Equerre à prisme Le Ruban

Station totale Théodolite


1. Poignée amovible 12. Commutateur de lecture Hz-V
2. Viseur d'approche 13. Nivelle d'alidade
3. Vis de blocage de la lunette 14. Vis d'alidade de fin pointée
4. Oculaire de la lunette 15. Nivelle sphérique
5. Vis de fin pointe 16. Débrayage du limbe (T16)
6. Contrôle d’automatisme 17. Cercle vertical
7. Embase amovible 18. Cercle horizontal
8. Plomb optique 19. Vis calmantes
9. Micromètre optique 20. Objectif
10. Bague de mise au point 21. Blocage de l’embase
11. Microscope de lecture 22. Eclairage des cercles
CHAPITRE V. MESURES GONIOMETRIQUES
Dans ce chapitre, il est question d’étudier les possibilités et méthodologies à appliquer
pour mieux mesurer les angles horizontaux, verticaux, les distances et exécuter
correctement les d’alignements.

V.1 MESURE GONIOMETRIQUE (ANGULAIRE)

La mesure d’angles est toujours indispensable en topographie.


Par rapport aux mesures de distances au moyen des technologies modernes (IMEL), les
mesures angulaires gardent l’avantage d’être d’autant plus précises que les portées
de mesures sont longues.

V.1.1 LE THEODOLITE OPTICO-MECANIQUE


Un théodolite est un appareil permettant de mesurer des angles horizontaux (angles
projetés dans un plan horizontal) et des angles verticaux (angles projetés dans un plan
vertical).
Le terme théodolite ≪ optico-mécanique ≪ regroupe l’ensemble des appareils à
lecture ≪ mécanique ≪ par vernier gradué en comparaison aux appareils ≪ optico
électroniques≪, appelés aussi stations, dont la lecture se fait sur un écran à
Affichage numérique et qui intègrent souvent un appareil de mesure électronique des
distances (IMEL).
La mécanique de base des stations électroniques est souvent la même que celle des
Théodolites classiques.
Par exemple, le modèle T2000 de Leica est une station électronique de précision bâtie
sur la base du T2 mécanique. Les précisions de lecture angulaire sont donc
comparables : l’écart type constructeur pour une mesure angulaire sur une direction est
de } 2,5 dmgon sur un T2 et de } 1,5 dmgon sur un T2000.

- (P) : axe principal, il doit être vertical après la mise en station du théodolite et
doit passer par le centre de la graduation horizontale (et le point stationne).
- (T) : axe secondaire (ou axe des tourillons), il est perpendiculaire à (P) et doit
passer au centre de la graduation verticale.
- (O) : axe optique (ou axe de visée), il doit toujours être perpendiculaire à (T), les
trois axes (P), (T) et (O) devant être concourants.
- L'alidade : c’est un ensemble mobile autour de l’axe principal (P) comprenant le
cercle vertical, la lunette, la nivelle torique d’alidade et les dispositifs de lecture
(symbolises ici par des index).
- Le cercle vertical (graduation verticale). Il est solidaire de la lunette et pivote
autour de l’axe des tourillons (T).
- Le cercle horizontal ou limbe (graduation horizontale). Il est le plus souvent fixe
par rapport à l’embase mais il peut être solidarisé à l’alidade par un système
d’embrayage (T16) : on parle alors de mouvement général de l’alidade et du
cercle autour de (P) ;
C’est le mouvement utilisé lors du positionnement du zéro du cercle sur un point donné.
Lorsqu’il est fixe par rapport au socle, on parle de mouvement particulier :
C’est le mouvement utilisé lors des lectures angulaires. Sur le T2, un système de vis sans
fin permet d’entrainer le cercle et de positionner son zéro.

V.1.2 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN THEODOLITE

V.2 MISE EN STATION D’UN THÉODOLITE : CALAGE ET RÉGLAGES,


LECTURES
La mise en station d’un théodolite consiste à caler l’axe principal de l’instrument à la
verticale d’un point de station donne et de son centrage au-dessus de celui-ci.
- Le centrage est obtenu par l’utilisation : du fil a plomb, de la canne de centrage,
plomb optique ou du laser.
Et on doit s’assurer de la stabilité, par enfoncement des pieds dans le sol.
- Le calage de l’appareil s’obtient par manipulation du trépied, des vis calantes,
la rotule (vis) de l’appareil, et la nivelle dont la bulle doit rester immobile quelle
que soit la direction donnée à la lunette
La méthode de mise en station détaillée dans ce paragraphe suppose
L’utilisation d’un trépied classique (par comparaison au trépied centrant Kern).
Elle donne toutefois le principe de base commun à tous les types de trépieds.
Cette méthode évite l’emploi du fil à plomb qui, dans la pratique, est peu commode :
trop sensible, inutilisable dans un vent même faible et le plus souvent introuvable...
Etant donne aussi la technologie de pointe est de notre heure, dans ce cours il est
question de la mise en station d’une station totale, qui sa mise en station respecte les
mêmes principes que pour un théodolite. A la différence dans les optico -mécaniques
on se sert d’un plomb optique (fil a plomb, canne de centrage) pour se mettre au-
dessus du point (rivet) contrairement aux optico-électroniques utilisant le laser.
Ce point décrit une mise en station d'instrument au-dessus d'un repère au sol au moyen
du plomb laser. Il est toujours possible de mettre l'instrument en station sans se servir d'un
repère au sol.
V.2.1 Caractéristiques importantes
• Il est toujours recommandé de protéger l'instrument d'un rayonnement solaire direct
et d'éviter des variations de température autour de l'instrument.
• Le plomb laser décrit dans cette section est monté dans l'axe vertical de l'instrument.
Il projette un point rouge sur le sol en facilitant ainsi considérablement le centrage de
l'instrument.
• Le plomb laser ne peut être utilise en combinaison avec une embase à plomb
optique.
Trépied
Lors de la mise en place du trépied, veiller à ce que le plateau du trépied soit à
l'horizontale. Se servir des vis calantes de l'embase pour compenser des inclinaisons
légères. Les inclinaisons plus fortes doivent être corrigées à l'aide des jambes du
trépied.

V.2.2 Desserrer les vis des jambes du trépied.


Tirer ces dernières à la longueur voulue et resserrer les vis.
a) Afin d'assurer la stabilité des pieds, enfoncer suffisamment les jambes du trépied
dans le sol.
b) Veiller lors de cette opération à appliquer la force dans la direction des jambes.

V.2.3 Soins à apporter au trépied


• Vérifier que toutes les vis et tous les boulons sont bien serres.
• Pendant le transport, mettre toujours en place le couvercle fourni avec le trépied.
• N'utiliser le trépied que pour les taches topographiques.

V.2.4 Mise en station pas à pas


1. Allonger les jambes de trépied pour bénéficier d'une position de travail confortable.
Positionner le trépied au-dessus du repère au sol en le centrant le mieux possible.
2. Fixer l'embase et l'instrument sur le trépied.
3. Tourner l'instrument et, si le compensateur est réglé sur 1-Axe ou 2-Axes, le plomb
laser sera automatiquement active. L'écran Nivelle s'affiche alors. Ou presser FNC à
l'intérieur d'une application et sélectionner Nivelle.
4. Déplacer les jambes de trépied (1) et utiliser les vis calantes (6) de l'embase pour
centrer le plomb (4) sur le repère au sol.
5. Régler les jambes (5) du trépied pour centrer la bulle de la nivelle sphérique (7).
6. En utilisant la nivelle électronique, tourner les vis calantes (6) de l'embase pour
effectuer un calage à l'horizontale précis de l'instrument. Se reporter à "Calage à
l'horizontale avec la nivelle électronique pas à pas".
7. Centrer l'instrument avec précision au-dessus du repère au sol en déplaçant
l'embase sur le plateau (2).

8. Répéter les opérations 6 et 7 jusqu'a ce que la précision requise ait été atteinte.
La nivelle électronique peut être utilisée pour mettre avec précision l'instrument à
l'horizontale à l'aide des vis calantes de l'embase.
V.2.5 Calage a l'horizontale avec la nivelle électronique pas à pas
1. Tourner l'instrument jusqu'à ce qu'il soit parallèle aux deux vis calantes.
2. Centrer la nivelle circulaire approximativement en tournant les vis calantes de
l'embase.
3. Tourner l'instrument et, si le compensateur est réglé sur 1-Axe ou 2-Axes, le plomb
laser sera automatiquement active. L'écran Nivelle s'affiche alors. Ou presser FNC à
l'intérieur d'une application et sélectionner Nivelle.
La bulle de la nivelle électronique et les flèches indiquant le sens de rotation des
vis calantes s'affichent seulement si l'inclinaison de l'instrument se trouve dans une
certaine plage de calage.

4. Centrer la nivelle électronique du premier axe en tournant les deux vis calantes.
Les flèches indiquent le sens de rotation exige.
Lorsque la nivelle électronique est centrée, les flèches sont remplacées par des repères
de contrôle.
5. Centrer la nivelle électronique pour le deuxième axe en tournant la dernière vis
calante. Une flèche indique le sens de rotation exigé. Lorsque la nivelle électronique est
centrée, la flèche est remplacée par un repère de contrôle.

Quand la nivelle électronique est centrée et que les trois repères de contrôle
apparaissent, l'instrument se trouve parfaitement cale a l'horizontale.
6. Confirmer avec OK.
- Réglage de la position cercle de la lunette
Vérifiez que l'appareil est dans sa position de référence. Généralement, le cercle
vertical doit se situer à gauche de l’observateur. Pour les stations électroniques, il est
souvent à droite. Cette vérification se fait en positionnant la lunette approximativement
à l’horizontale et en lisant l’angle vertical qui doit être proche de 100 gon. Si la lecture
indique une valeur proche de 300 gon, faites un double retournement, c’est-a-dire le
demi-tour de la lunette et de l’alidade pour vous retrouver dans la position de
référence. Positionnez éventuellement le zéro du limbe sur la référence choisie.

Icone I et II montre la position de la lunette dans les électroniques

V.3 LES ANGLES HORIZONTAUX


Le cercle horizontal (ou limbe) est la graduation du théodolite sur laquelle l'operateur lit
les angles horizontaux. Il est lie au socle de l'appareil mais peut aussi pivoter sur lui-
même de manière à régler le zéro des graduations sur une direction donnée. Il existe
plusieurs technologies possibles pour cette mise à zéro : le débrayage de
l’entrainement du cercle (T16) ou bien le mouvement par vis écrou (T2).
Tandis que dans les appareils électroniques, il y a une option permettant de ramener le
compteur de l’angle horizontal à 0,0000 gon ou 0° 00’00’’
F1 F2 F3 F4
Il suffit d’active l’icone par le bouton F4 correspondant pour dérouler le menu et
trouver Hz=0 pour configurer l'orientation sur direction horizontale = 0 ou une autre
valeur de votre choix
Les graduations sont croissantes de 0 à 400 gons dans le sens horaire, dans les
appareils optico-mécanique. Mais dans les électroniques le sens de croissance est
modifiable. Hz / Hz Pour régler les lectures d'angle horizontal à gauche (antihoraire) ou
à droite (horaire).
Apres la mise en station du théodolite, ce cercle est horizontal, ce qui explique que les
angles lus soient des angles projetés sur le plan horizontal sont appelés angles
horizontaux (ou azimutaux), notes Hz.

V.3.1 LECTURES ANGULAIRES

V.3.1.1 Réticules de pointé


On distingue quatre types principaux de pointés (fig.) :
• Le pointé ordinaire ou par contact.
• Le pointé par bissection : le fil vertical du réticule passe par l’axe de l’objet
pointe.
• Le pointe par encadrement : l’objet pointe est encadre par deux fils parallèles du
réticule.
• Le pointé par coïncidence : le fil vertical du réticule tend à se confondre avec
l’objet pointé.
NB. La précision du pointe dépend de la forme de l’objet vise, du type de réticule mais
aussi du grossissement de la lunette et des conditions de luminosité.
V.3.1.2 Systèmes de lecture
Il existe deux systèmes de lecture :
 Sur vernier
Sur les appareils optico-mécaniques, la lecture s’effectue sur un vernier gradue
Comme sur la figure : a gauche T16 (angles horizontal Hz et vertical V), a droite T2
(Angle vertical). La lecture de ces verniers se fait ainsi : les chiffres avant la virgule
défilent devant la graduation fixe du vernier, les chiffres après la virgule se lisent à
l’endroit ou une graduation mobile intercepte le secteur gradue.
 Electronique
Sur les appareils optico-électronique, il y a un affichage numérique

V.3.2 PRÉCISION DES MESURES ANGULAIRES

La précision des angles mesurés est obtenue par l’élimination possible des erreurs et
fautes pouvant soit entachées ou grevées les mesures.
Dans ce paragraphe, nous ne parlerons que des erreurs systématiques et accidentelles
dont la cause pourrait être soit instrumentale ou extérieure.

V.3.2.1 Erreurs systématiques dues à une cause extérieure


Il s'agit essentiellement des erreurs dues à la réfraction atmosphérique qui incurve le
trajet de tout rayon lumineux. Les réfractions sont de deux types :
• réfraction latérale : elle est due à la présence d’une paroi exposée au soleil.
Elle est impossible à évaluer ;
• réfraction verticale : elle est due aux variations de densité de l’atmosphère, elle
peut être évaluée et corrigée.
Il faut éviter les visées rasantes près d’obstacles importants, au-dessus d’un cours d’eau,
trop près du sol par temps chaud à cause du flamboiement de l’air.
V.3.2.2 Erreurs accidentelles

V.[Link] Erreur de calage de l’axe principal


Le calage parfait de l’axe principal est très difficile à réaliser : il n’est jamais
parfaitement vertical. Ceci entraine un défaut d’horizontalité t’ de l’axe secondaire,
défaut qui ressemble à un défaut de tourillonnement, entrainant sur l’angle horizontal
une erreur e dans la mesure des angles horizontaux de la forme : sine = sin t¢. tgi ,
comme pour le tourillonnement.
L’incidence de cette erreur sur les angles horizontaux ne peut pas être éliminée par des
méthodes de mesure. En revanche, elle peut être mesurée, pour les manipulations de
haute précision, au moyen d’une nivelle cavalière : il s’agit d’une nivelle que
l’operateur pose sur les montants de l’alidade et qui permet d’obtenir l’angle
d’inclinaison de l’axe secondaire. Cela permet de souligner l’importance de la mise en
station et du réglage de la nivelle torique.

V.[Link] Erreur de centrage (de l’instrument sur le point stationné)


Cette erreur est inversement proportionnelle à la longueur de la visée. Il faut donc
soigner d’autant plus les centrages que les visées seront plus courte.
Il est de l’ordre de 4 mm pour le mode de mise en station d’optico-mécanique et de
1 mm pour le mode de mise en station étudié.

V.[Link] Erreur de pointé, en direction


Elle varie avec la forme et l’éclairage de l’objectif.
La lutte contre cette erreur se fait par le choix d’un pointé le mieux adapte à l’objet
vise (Voir les différents types de pointes vus précédemment).
V.[Link] Erreurs de lecture
Pour éviter ce type d’erreur, il faut soigner la lecture sur vernier et effectuer des doubles
lectures. Les appareils électroniques à affichage digital limitent les erreurs de lecture et
les erreurs de retranscription (en particulier s'ils sont munis d’une interface informatique).
V.[Link] Erreur de dérive du zéro
Cette erreur est due a la torsion du trépied : les trépieds en bois (ou en métal) étant
peu massifs (pour faciliter leur transport) et relativement peu rigides, il existe des
phénomènes de torsion du trépied dus aux passages et aux manipulations de
l’operateur, aux dilatations différentielles des pieds sous l'effet du soleil, etc. Ces
phénomènes entrainent une dérive du zéro qui peut affecter des mesures de très
Grande précision (dmgon). Pour les minimiser, il est donc recommande :
• de rester en station le moins longtemps possible sur un point ;
• d’effectuer les observations à l’ombre d’un parasol ;
• ou bien d’utiliser comme en métrologie des trépieds très massifs et stables.
En mesurage de précision, il est possible de contrôler cette dérive en pointant
régulièrement un signal fixe (ou mire de torsion) et en tenant compte de l’évolution des
lectures.
V.[Link] Déplacement accidentel de l’appareil
C’est par exemple un déplacement dû à un choc sur un pied. Le contrôle s’effectue
en refermant chaque série de lectures angulaires sur le point de départ (fermeture d’un
tour d’horizon). Cette manipulation permet aussi de contrôler la dérive du zéro traitée.
V.3.2.3 Erreurs systématiques dues à un défaut de l’appareil

V.[Link] Défaut de Graduation et de la géométrie des cercles


L’irrégularité des graduations des cercles et le défaut de perpendicularité du cercle
horizontal avec l’axe principal sont minimisés par la réitération des lectures effectuées,
c’est-a-dire plusieurs lectures du même angle sur des parties différentes de la
graduation, décalées de 100 gon.
V.[Link] Défauts d’excentricité
Concernant le défaut d’excentricité de l’axe principal, l’axe principal ne passe pas par
le centre du cercle horizontal.
Concernant le défaut d’excentricité de l’axe secondaire, l’axe secondaire ne passe
pas par le centre du cercle vertical.
Les appareils les plus précis sont munis d’un système permettant d’éliminer ces défauts
d’excentricité (lecture dite ≪ par double vernier ≪ et de lire sur deux parties
diamétralement opposées du cercle et d’en faire une moyenne optique. Ce système
est utilise dans le micromètre du théodolite T2
V.[Link] Tourillonnement ou défaut de collimation verticale
• Défaut de perpendicularité de l’axe des tourillons avec l’axe principal
• L’axe des tourillons AT est incline de β sur l’horizontale et le plan de visée est
incline de β sur plan verticale.
• Si l’on désigne par : (e) l’erreur commise (erreur angulaire), par (i) l’inclinaison de
la visée, β étant toujours petit, on a : e = β tg i
Cette erreur est dangereuse car elle augmente avec la valeur absolue du site de la
visée.
Exemple : Soit une dénivelée entre les tourillons de 0,05 mm, l’écartement entre les
tourillons étant de 64 mm, on a :
β = 0,00078 rad, Soit 0,00078 x 63,66 ≈ 0,05 gr
Pour un site de 20 grades on a :
e = 0,05 x tg 20 gr = 1,6 cgr entre soit 3,2 cgr entre CG et CD
Pour un site de 50 gr on a :
e = 0,05 x 50 gr = 5 cgr soit 10 cg entre CG et CD.
REMARQUE : Si i = 0 e = 0
Le tourillonnement est sans influence sur les visées horizontales. Cette erreur est éliminée
par le double retournement

V.3.2.4 Mesure de l’erreur en direction due au tourillonnement.


a) Vérifier que l’appareil ne compte pas de collimation pour une visée de site nul en
CG et CD.
b) Effectuer deux pointes CG et CD avec lecture pour une visée de site élevé.
La différence des deux lectures fait apparaitre le double de l’erreur :

V.[Link] Collimation horizontale (C)


Défaut de perpendicularité de l’axe optique (axe de visée de la lunette par rapport a
l’axe des tourillons ou secondaire).
Si l’on désigne par (i) l’inclination de l’axe optique par rapport à l’horizontale (site) et
par (C) la collimation horizontale :
L’erreur angulaire commise (e) sera e =
Cette erreur est éliminée par le double retournement.
On dit qu’on a effectué un double retournement lorsqu’ayant visé un repère R dans
une position de la lunette, on peut retourner l’alidade autour de l’axe principal de
200g, puis tourner la lunette autour de l’axe des tourillons pour pointer à nouveau R.
Ce qui se traduit par : un pointé cercle à gauche et l’autre cercle à droite.
V.[Link] Mesure de la collimation
Si le site est nul on a : e = c
Pour une visée horizontale, le double retournement permet de mesurer la collimation.
e = (grades)
Contrôle des observations sur le terrain
Pour les sites faibles la différence des deux lectures cercle à gauche et cercle à droite
doit rester constante et représente le double de l’erreur de collimation horizontale de
l’instrument.
V.[Link] Erreur d’index de cercle vertical
L’index du cercle vertical n’est pas situe sur la verticale du centre du cercle. Cette
erreur peut être éliminée par double retournement ou par l’utilisation d’une nivelle
d’index. Sur les appareils récents, un automatisme utilisant l’action de la pesanteur
minimise ce défaut.
V.[Link] Erreur d’excentricité du viseur
L’axe de visée ne coupe pas l’axe principal ou l’axe secondaire. Cette erreur est
éliminée par double retournement.
Jeux de fonctionnement
La variation de la position des axes de rotation (P) et (T) est due à la présence
obligatoire de jeux de fonctionnement dans les mécanismes de guidage en rotation.
Cette erreur peut être minimisée par l’inversion du sens de rotation lors des mesures par
paire de séquence. Cette inversion provoque un changement de sens du rattrapage
de jeux. Il faut également veiller à ne pas entrainer brusquement un élément en
rotation et a toujours effectuer les rotations en manipulant l’alidade de manière
symétrique (avec les deux mains en même temps).
V.4 MESURE DES ANGLES HORIZONTAUX
Apres la mise en station du théodolite/station totale, ce cercle est horizontal, ce qui
explique que les angles lus soient des angles projetés sur le plan horizontal et appelés
angle horizontaux (ou azimutaux), notes Hz.

Si l'appareil est en station sur le point S. L'operateur vise le point A (Sommet du


bâtiment) et règle le zéro des graduations sur ce point. En visant le point B, il lit dans le
théodolite (station totale) l'angle horizontal A - S - B (A’, B’, S’ sont les projections de A, B
et S sur le plan horizontal passant par l’axe des tourillons de l’appareil).
V.4.1 Le double retournement
C’est une manipulation consistant en un demi-tour simultané de la lunette et de
l’alidade. Cette technique de mesure permet d'éliminer certaines erreurs systématiques
et de limiter les fautes de lecture. Lors d’une mesure d’angle horizontal, cela permet :
• de doubler les lectures et donc de diminuer le risque de faute de lecture ;
• de ne pas toujours lire sur la même zone du limbe, donc de limiter l’erreur due
aux défauts de graduation du limbe ;
• d’éliminer les défauts de collimation horizontale et de tourillonnement.
L’erreur de centrage sur le point de station et l’erreur de calage de l’axe vertical ne
sont pas éliminées par cette manipulation. Il convient donc de soigner ces opérations.
Pratiquement, on effectue :
• une lecture en cercle gauche (cercle vertical de l'appareil à gauche de
l'operateur, plus généralement en position de référence) ;
• un double retournement ;
• Une nouvelle lecture du même angle en cercle droite (cercle vertical à Droite).
Si l’on appelle Hz CG la valeur lue en cercle gauche, et Hz CD celle lue en cercle droit,
on doit observer :
En effet, le double retournement décale le zéro de la graduation de 200 gon ceci
permet un contrôle simple et immédiat des lectures sur le terrain.
La différence entre les valeurs Hz CG et (Hz CD – 200) représente la combinaison des
erreurs de collimation, de mise en station, de lecture, etc.
L'angle horizontal Hz mesure vaut alors :

(Hz CG + (Hz CD -200))/2 = Hz ; Si Hz CD est supérieur à 200gr

(Hz CG + (Hz CD -200+400))/2 = (Hz CG + (Hz CD +200))/2


Hz ; Si Hz CD est inferieur à 200gr
Remarque
Si l’on n'effectue qu'une seule lecture, elle doit être faite en position de référence
(CG sur les théodolites classiques et CD sur la plupart des stations électroniques voir
position I).

V.4.2 Terminologie des mesures d’angles horizontaux

V.4.1 Lecture simple


L'appareil étant dans sa position de référence (par exemple CG), et le zéro de la
graduation horizontale n'étant pas modifiée après la mise en station, l'operateur
effectue une lecture azimutale LA sur le point A puis une lecture LB sur B et en déduit
l'angle ASB :
Hz AB = LB – LA

V.4.2 Séquence
On appelle séquence un ensemble de (n + 1) lectures effectuées a partir d'une même
station sur n directions différentes avec la même position des cercles horizontaux et
verticaux, le contrôle de fermeture sur la référence et la répercussion sur les n lectures
de l'écart de fermeture sur la référence (sur laquelle on réduira les angles à zéro).

Par exemple, la référence est le point R sur lequel l’operateur effectue la première
lecture LR1, on fait une lecture sur chaque point en tournant en sens horaire et une
dernière lecture de fermeture sur le point R LR2.
Par calcul, les lectures sont ensuite réduites à la référence A en soustrayant aux autres
lectures la moyenne des deux lectures sur la référence. Pour cela, on
Calcule :
- la fermeture de la séquence : Fs = | LR1 – LR2 |
- la moyenne sur la référence : LR = (L R1 + L R2)/2
- la lecture sur chaque point : Lj = Lj – L R
La lecture sur la référence devient donc LR = 0
La fermeture angulaire de chaque séquence est soumise à des tolérances
réglementaires dont les valeurs fixées (en France) a :
1,5 mgon en canevas de précision et 2,8 mgon en canevas ordinaire.

V.4.3 Paire de séquences


Une paire de séquence est l'association de deux séquences successives avec un
décalage de l'origine du limbe, le retournement de la lunette et l’inversion du sens
d'observation.
Cette méthode permet de minimiser certaines erreurs systématiques.
Généralement, l’operateur effectue une séquence en CG dans le sens horaire de
rotation de l'appareil puis effectue un double retournement et enfin effectue la
séquence en CD dans le sens trigonométrique (sens inverse horaire).
Pour une seule paire de séquences on décale l'origine du limbe de 100 gon ; le double
retournement décale déjà l'origine du limbe de 200 gon.
NB. Réduire les lectures à la référence revient à affecter à la référence la lecture zéro

Paire Origine Sens de rotation Position du cercle vertical

n°1 0 sens horaire CG gauche


100 sens trigo CD droite
n°2 50 sens horaire CG gauche
150 sens trigo CD droite

V.4.4 Tour d'horizon


Le tour d’horizon est le résultat final de la combinaison des observations angulaires
(séquences) en une même station et rapportées à une même référence (dans nos
exemples le point A).
Lors du calcul, on détermine la valeur moyenne de l’écart sur la référence : c’est la
somme algébrique de tous les écarts de lecture d’une même paire divisée par (n + 1),
n étant le nombre de directions visées y compris la référence.
Cet écart est soumis à des tolérances réglementaires :
• 0,7 mgon en canevas de précision pour quatre paires (0,8 mgon pour huit
paires);
• 0,8 mgon en canevas ordinaire pour deux paires (0,9 mgon pour quatre paires).

V.4.5 Paire de séquences réduite


C’est une paire de séquences sans fermeture et sans décalage du limbe. On l’utilise en
lever de détails ou pour la mesure d’angles uniques, par exemple en polygonation
ordinaire.

Station Points Lecture CG (gon) Lecture CD (gon) Moyenne


1 A 114,75 314,71 114,73
B 207,23 7,28 207,23
C 373,64 173,60 373,62
D 86,19 286,14 86,16

• Arrive en D, on effectue un double retournement et on inverse le sens de


rotation.
• L’écart entre CG + 200 et CD doit rester constant ( } 1 graduation).
• On prend la moyenne des deux lectures basée sur CG.

V.5 MESURE ET LECTURE DES ANGLES VERTICAUX


V.5.1 Conventions et notations
La lecture d’un angle vertical z, note aussi V, est réalisée de la manière suivante.

Sur la figure, est représentée une vue en élévation du cercle vertical d’un théodolite en
position de référence (cercle gauche). Nous avons vu avant que ce cercle est solidaire
de la lunette. Son zéro est place sur l’axe de la lunette (visée).
L’index de lecture est fixe et positionne a la verticale (zénith) du centre optique (t) de
l’appareil, lui-même stationne a la verticale du point S. Lorsque la ligne de visée passe
par un point M, l’index donne alors la lecture de l’angle z (ou V) intercepte sur le cercle
vertical :
z = angle (tM , tI ) ; Z est appelé ≪ angle zénithal ≫ : c’est un angle projeté dans le plan
vertical du point de station.
Le cercle a gauche de l’operateur (CG) est la position de référence de la plupart des
appareils optico-mécaniques classiques. Soit un point M vise au théodolite, on note
généralement :
• V tout angle mesure dans un plan vertical ;
• Z angle zénithal ;
• i angle de site (par rapport à l’horizon) ;
• n angle nadiral (par rapport au nadir).
Pour la suite, nous avons préféré la notation V pour les angles zénithaux car l’angle V
mesure par les appareils modernes est toujours l’angle zénithal z. De plus, cela permet
d’éviter la confusion avec les coordonnées notées Z.
Les relations entre ces angles sont :
n = 200 – V ; i = 100 – V ; 100 = n – i
L’angle i est compte positif dans le sens inverse horaire de manière a obtenir un angle
de site positif pour une visée au-dessus de l’horizon et un angle de site négatif pour une
visée en dessous de l’horizon. L’angle n est compte positif en sens inverse horaire ; il
vaut 0 au nadir et 200 au zénith.

V.5.2 Valeur moyenne d’un angle vertical par double


retournement
Pour la suite, nous n’admettrons que la position de référence de notre appareil est le
cercle à gauche (CG).
On constate qu’après un double retournement le sens d’évolution de la graduation du
cercle vertical est inverse. L’angle lu en cercle droit VCD n’est donc pas ≪ directement
comparable ≪ avec l’angle lu en cercle gauche VCG, comme c’était le cas avec les
angles horizontaux.
La relation entre les deux lectures est : VCG = 400 – VCD
L’angle final moyen déduit des deux lectures est :

V = (VCG + (400 – VCD))/ 2

• Si la précision des mesures ne nécessite qu’une lecture, elle sera faite en position
de référence de manière à lire directement l’angle V.
Dans ce cas, V = VCG.
• Sur le terrain, on vérifie en permanence la cohérence de VCD et VCG pour limiter
les fautes de lecture.

V.5.2.1 Erreur d’index vertical


L’intérêt du double retournement est, comme pour les angles horizontaux, de limiter les
fautes de lecture et d’éliminer certaines erreurs systématiques ou accidentelles.
Dans le cas de mesure d’angles verticaux, le double retournement permet d’éliminer :
• L’erreur d’excentricité de l’axe optique par rapport a l’axe secondaire
• L’erreur d’index de cercle vertical : en effet, qu’il soit manuel (nivelle d’index) ou
automatique (compensateur), le dispositif des appareils modernes ne cale pas
exactement le zéro (index de lecture) à la verticale du centre du cercle mais
dans deux positions voisines symétriques par rapport a cette verticale ;

V.5.2.2 Le défaut de tourillonnement (non-perpendicularité de l’axe secondaire et de


l’axe principal).
Sur les schémas de la figure ici-bas, on suppose la présence d’une erreur angulaire
Vo de position de l’index du cercle vertical par rapport à la verticale du centre du
cercle.

Ce défaut est une constante de l’appareil qui peut varier. Il peut brusquement
augmenter si la nivelle d’index vertical est déréglée ou si le compensateur est
défaillant. Il convient donc de l’évaluer régulièrement et de vérifier qu’il est à peu près
constant (aux erreurs de lecture près). Si l’on constate qu’il varie beaucoup d’une
station à l’autre, c’est que le système de calage de l’index vertical est déréglé.
En cercle gauche, l’operateur lit VCG, l’angle V cherche vaut V = VCG – Vo.
En cercle droit, l’operateur lit VCD, l’angle V cherche vaut V = 400 – VCD + Vo.
Si on fait la moyenne des deux valeurs, on retrouve V = (VCG + (400 – VCD))/2.
Si on soustrait les deux équations, on isole Vo et on obtient
Vo= ((VCG + VCD) – 400) /2.
La valeur de Vo trouvée est aussi entachée des erreurs de lecture, de pointe, etc., si
bien qu’il est impossible de dire si c’est bien la valeur de Vo seul que l’on mesure ainsi
(sauf dans le cas d’une faute grossière de calage ou dans le cas d’un dérèglement du
système de calage manuel ou automatique de l’index vertical).
Grace au double retournement, on arrive donc à éliminer certaines erreurs et en
particulier l’erreur d’index vertical. Sur les appareils de bas de gamme qui ne disposent
pas d’un dispositif de calage précis de l’index vertical (manuel ou automatique), cette
moyenne des lectures CG et CD permet d’améliorer la précision de mesure de V.

Application
On cherche à connaitre l’altitude d’un point inaccessible C connaissant seulement
l’altitude d’un point proche A qui servira de référence. Si l’on peut mesurer la distance
horizontale AC, on peut calculer la dénivelée de A vers C en mesurant l’angle V lu de
A sur C et la hauteur de l’axe des tourillons ht.
L’altitude est donnée par : DH = Dh. cotg V

Fig. : Point parfaitement inaccessible Vue en plan

Une solution pour obtenir la distance horizontale Dh est de créer une base AB par
adjonction d’un deuxième point B, de mesurer cette base et de mesurer les angles
horizontaux CBA et CAB. Ceci permet de résoudre le triangle ABC et donc de calculer
les distances horizontales AC et BC (fig.).
L’altitude de C est alors : HC= (HA+ ht) Dh/tg V
On peut aussi calculer l’altitude de C deux fois : une première fois depuis A et une
seconde depuis B et ainsi contrôler les résultats. Pour cela, il faut déterminer l’altitude
de B et ne pas oublier de mesurer la hauteur des tourillons ht a chaque station.
L’altitude du point A est donnée par HA = 5,32 m et les mesures sur le terrain sont
données dans le tableau ci-après :

Pt Di Angles verticaux Angles horizontaux


Visé (m)
VCG gon VCD gon Vo V gon Hz CG Hz CD Écart Hz gon
mgon gon gon mgon

Station A ht = 1,67 m
C 57, 8547 342, 1469 0,8 57,8539 12,3232 212,3224 0,8 12,3228
B 48.93 102,6576 297,3436 0,6 102,6570 81,1253 281,1253 1,1 81,1288
Station B ht = 1,72 m
A 48,94 101,7351 298,2652 0,3 101,7351 3,1245 203,1237 -0,8 3,1241
C 56,4887 343,5123 0,5 56,4882 76,6445 276,6468 2,3 76,6457

La distance Di est mesurée au ruban suivant la pente de A vers B.


Calculer :
1. la distance horizontale (Dp moyenne = 48,935 m).
2. Calculer la dénivelée de A vers B
3. La résolution du triangle horizontal ABC donne les angles A, B et C
4. Les distances horizontales AC et BC
5. L’altitude de C depuis A
6. L’altitude de C depuis B

CHAP VI. LES MESURES LINEAIRES


Par mesure linéaire nous voyons le mesurage de distance séparant deux repères.
VI.1 Définition :
Une distance est définie comme étant soit une longueur ou intervalle ou encore un
espace entre deux points.
VI.2 Différent types de distances
On distingue plusieurs types à savoir :
 Distance horizontale Dh
 Distance inclinée (Di) ou distance suivant la pente(Dp)
 Distance de parcours
 Distance à vol d’oiseau
 Distance géodésique (loxodromie et l’orthodromie).

Orthodromie Loxodromie

VI.3 Différentes méthodes et catégories de mesure

Les procédés de mesures des distances peuvent être classés en deux catégories:
Mesure Directe et Mesure Indirecte.

VI.3.1 Méthode directe ; Une mesure est appelée directe lorsqu'on parcourt la ligne
à mesurer en appliquant bout à bout un certain nombre de fois un étalon de mesure.
L'étalon peut être rigide comme une règle ou souple comme un ruban.
Pour exécuter la mesure directe d'une distance, il existe plusieurs méthodes rapides et
approximatives et d'autres rapides et précises:

A) le compteur kilométrique : c'est un moyen permettant d'avoir rapidement et


approximativement la distance entre deux points, mais cette distance est suivant
le chemin parcouru et non horizontale. Il est utilisé surtout pour les travaux de
reconnaissance.
B) Mesure au pas: c'est une méthode approximative pour évaluer des distances
courtes et pour vérifier grossièrement le chaînage en cas de fautes. Ce procédé
est valable sur un terrain relativement plat et dégagé.
C) Mesure à la roue de reconnaissance: connaissant le rayon R de la roue et
marquant un point de départ, on peut mesurer une distance entre deux points
quelconques en comptant le nombre de tours de la roue.
Distance= n (nombre de tours) x 2πR (circonférence de la roue)
Ce procédé donne d'assez de bons résultats en terrain plat dégagé.
D) Mesure par chaine ou par ruban : Cependant, le procédé le plus utilisé et le plus
courant pour mesurer directement une distance est le chaînage qui est une
opération importante (elle donne la distance sur le terrain) et délicate
(introduction de fautes et d'erreurs dans les mesures).

VI.3.2 Méthode indirect ; Une mesure est indirecte lorsqu'on l'obtient sans avoir à
Parcourir la longueur à mesurer en comptant le nombre de fois qu'elle contient la
longueur étalon. On utilise le procédé stadimétriques parallactiques ;
Pour exécuter la mesure indirecte d'une distance, il existe plusieurs méthodes rapides et
approximatives et d'autres rapides et précises:
- Mesure parallactiques,
- Mesure stadimétrique,
- Mesure assistée par satellite
- Mesure IMEL/EDM

VI.4 MESURES DE DISTANCES À [Link] D’UNE


CHAÎNE
L’opération qui consiste au mesurage par chaine s’appelle : le chainage
C’est un procédé donnant la distance sur le terrain entre deux points A et B.
La mesure à la chaîne est le moyen le plus classique et utilisé pour déterminer les
distances. Ses inconvénients principaux sont d’être tributaire du terrain (accidenté ou
non, en forte pente ou non, etc.) et d’être limité en portée (les rubans utilisés
couramment sont limités à 100 m). La précision de la mesure est également limitée et
dépend fortement des opérateurs.
Jadis, la chaîne était une véritable chaîne à maillons étalonnée servant à mesurer les
longueurs, appelée également chaîne d’arpenteur.

Aujourd’hui, on utilise le décamètre, simple, double, triple ou quintuple, bien plus facile
à manipuler. On a gardé le nom de chaîne qui devient le terme général englobant le
décamètre, le double-décamètre, etc. On utilise aussi le terme de ruban.
Au-delà de ruban, il ya des accessoires utilisés pour mieux mener le mesurage il s’agit
de :
- les fiches: tiges en fer utilisées pour marquer le terme d'une portée. Elles servent
aussi à compter le nombre de portées.
- le fil à plomb: sert à donner la verticale du point où la fiche est implantée, ainsi
que dans le chaînage d'un terrain accidenté ou en pente (chaînage par
cultellation).
- jalons: utilisés pour marquer l'alignement et indiquer la direction à suivre

VI.4.1 Mesures en terrain régulier


En topographie, la donnée essentielle est la distance horizontale entre deux points.
Suivant la configuration du terrain, elle est plus ou moins difficile à obtenir précisément
à la chaîne.

VI.4.1.1 Terrain régulier et horizontal


Si le terrain est régulier et en pente faible (moins de 2 %), il est possible de se contenter
de poser le ruban sur le sol et de considérer que la distance horizontale est lue
directement. La précision qu’il est possible d’obtenir sur une mesure est au mieux de
l’ordre de ± 5 mm à 50 m pour un ruban.

APPLICATION
Montrez qu’à partir de 2 % de pente, une erreur de 1 cm apparaît sur une mesure de
50 m. Dp = 50 m, DH = 0,02 . 50 = 1 m donc Dh = 49,99 m.

VI.4.1.2 Terrain en pente régulière


Si le terrain n’est pas parfaitement horizontal, il faut considérer que l’on mesure la
distance suivant la pente. Pour connaître la distance horizontale avec précision, il faut
donc mesurer la dénivelée ∆H entre A et B ou bien la pente p d’AB.
Soit : Dh2 =Dp2-∆H2
Ou bien : Dh=Dp cos i = Dp (1/1+tan2 i) ½ = Dp/(1+p2)1/2 puisque p = tan i.

La précision est du même ordre que précédemment, c’est-à-dire 10 mm à 50 m.


APPLICATION
Vous mesurez une distance suivant la pente de 37,25 m et vous mesurez, au clisimètre,
une pente de 2,3 %. Quelles sont les valeurs de Dh et de ∆H ?

VI.4.2 Mesures en terrain irrégulier ou en forte pente


On ne peut pas tendre le ruban sur le sol à cause de ses ondulations. De plus, la pente
(ou la distance à chaîner) est telle qu’on ne peut pas directement mesurer la distance
Dh.
VI.4.2.1 Mesure par ressauts horizontaux
Citons pour mémoire la méthode appelée mesure par ressauts horizontaux ou
cultellation.
Illustrée par la figure ci-dessous, elle nécessite l’emploi d’un niveau à bulle et de deux
fils à plomb en plus de la chaîne et des fiches d’arpentage (ou jalons). Sa mise en
œuvre est longue et le procédé peu précis.

Le procédé consiste à réaliser des mesures par portées et à utiliser:


- un jalon pour indiquer la direction à suivre;
- des fiches pour marquer les portées;
- des fils à plomb pour avoir la lecture correspondante à la verticale de la fiche plantée.
Dans ce type de mesure, il est conseiller de :
- chaîner dans le sens de pente descendante;
- chaîner au pied du jalon arrière et à la hauteur du chaîneur avant;
- veiller à l'horizontalité de la chaîne et à sa tension.
VI.4.2.2 Mesure en mode suspendu
Un fil en matériau stable (Invar) est tendu au-dessus du sol. La tension est maintenue
constante par des poids. L’opérateur doit mesurer la dénivelée DH entre les sommets A’
et B’ sur des tripodes de suspension du fil pour pouvoir calculer la longueur Dh en
fonction de la distance inclinée Di mesurée : Dh2= Di2 – ∆H2

On sait calculer l’erreur sur la distance due à la forme de chaînette prise par le fil.
Il est même possible d’annuler l’erreur de chaînette par un choix judicieux de la tension
à appliquer au fil.
Cette méthode donne des résultats satisfaisants en mesurage de précision mais elle est
longue à mettre en œuvre. On obtient une précision millimétrique pour des portées
d’une centaine de mètres. Elle est applicable à un ruban.
Remarque
La différence entre la longueur de la corde A’B’ et celle de la chaînette peut être
considérée comme constante pour une tension donnée et pour un fil donné (elle est
fonction de son poids par unité de longueur) si la dénivelée entre A’ et B’ reste faible.
C’est pourquoi certains constructeurs donnent la correction de chaînette à appliquer
pour une tension donnée sous forme d’une correction d’étalonnage spécifique à la
mesure en mode suspendu.

VI.5 MESURES PARALLACTIQUES


VI.5.1 Mesure avec une stadia
Ce type de mesure parallactique nécessite l’emploi d’un théodolite et d’une stadia.
Une stadia est une règle comportant deux voyants (triangulaires ou circulaires) dont
l’écartement est connu (généralement 2 m). Il existe des stadias Invar pour des mesures
de haute précision. La stadia est dotée d’une nivelle sphérique et d’un viseur pour
régler sa perpendicularité par rapport à la ligne de visée A’ B’.
L’opérateur dispose en A un théodolite (ou un cercle d’alignement) et en B une stadia
horizontale perpendiculaire à la distance à mesurer AB.
Le réglage en hauteur est inutile : l’angle mesuré est l’angle projeté sur le plan
horizontal.
En projection sur le plan horizontal passant par exemple par le point A, on obtient :
Tan (α/2) =L/ 2Dh  Dh= cotg (α/2) étant donné que L vaut 2 m en général
VI.5.2 Mesure avec une base auxiliaire

Le principe de base de cette méthode est aussi utilisée dans la mesure d’altitude (ou
de coordonnées) d’un point inaccessible. Cette méthode nécessite l’emploi d’un
ruban et d’un théodolite classique. Il s’agit de transformer la mesure d’une longue
distance en une mesure d’une distance courte associée à des mesures angulaires qui
sont d’autant plus précises que l’on vise loin. On crée donc une base AB dont on
connaît parfaitement la longueur. En stationnant un théodolite en A puis en B, on
mesure les angles (PAB) et (PBA).

La résolution du triangle PAB permet d’obtenir : DAP= DAB sin β/ sin (α + β)

VI.6 MESURES STADIMÉTRIQUES


La stadimétrie est une méthode moins précise que les précédentes. Elle permet la
mesure indirecte d’une distance horizontale en lisant la longueur interceptée sur une
mire par les fils stadimétriques du réticule de visée.
Le point A, centre optique d’un théodolite, est situé à la verticale du point stationné en
S ; l’opérateur vise une mire posée en P et effectue la lecture interceptée par chaque
fil sur la mire soit m1 et m2.
Lecture sur fil stadimétrique

La distance horizontale peut s’exprimer par : Dh = (m2-m1/2 tan(α/2)) sin2 V


Si la visée est horizontale, (V = 100 gon) ; on obtient : Dh = (m2-m1/2 tan (α/2)

VI.6.1 Stadimétrie à angle constant


Si l’angle α est constant dans l’appareil utilisé, on a : Dh = K (m2 – m1) sin2 V.
La constante K =1/2 tan (α/2) est appelée constante stadimétrique. Elle vaut
généralement 100 ; c’est pourquoi l’expression de Dh devient : Dh = 100(m2-m1) sin2 V

VI.6.2 Stadimétrie à angle variable


L’angle a est variable sur certains appareils dits « auto-réducteurs », par exemple le
tachéomètre Wild RDS, le terme « auto-réducteurs » signifiant que le calcul de
réduction de la distance inclinée à l’horizontale est automatisé. L’angle stadimétrique
varie en permanence en fonction de l’inclinaison de la visée de manière à intercepter
une longueur constante L sur la mire. Les fils stadimétriques deviennent des courbes qui
défilent dans l’optique au fur et à mesure de l’inclinaison de la lunette (voir courbes C0,
C1 et C2,).
La formule donnant Dh reste la même, c’est-à-dire Dh = 100. L, L étant la longueur
interceptée sur la mire.
La figure ci-dessous représente l’objectif du Wild RDS ; C0 est la courbe origine,
C1 la courbe des dénivelées (avec coefficient) et C2 la courbe des distances
horizontales. Les lectures sont :
Dh = 100 x 2,53 dm soit : 25,30 m ± 11 cm
DH = 100 ´ 0,1 ´ 1,05 dm soit : 1,05 m ± 1 cm
VI.7 MESURE PAR VARIATION DE PENTE
C’est un procédé qui est peu précis bien que plus précis que la stadimétrie.
La méthode générale consiste à lire les angles V et V’ correspondant à des
graduations m et m’ de la mire interceptées par le fil horizontal du réticule (axe de
visée). On pose pour la suite L = m’ – m.

Pour calculer Dh, on fait intervenir la lecture m0 faite sur la mire lorsque l’appareil est
horizontal V = 100 gon, mais sa connaissance est inutile puisqu’elle s’élimine dans le
calcul :
tan V’ = Dh/ (m’-m0) → (m’-m0)= Dh/ tan V’ Dh= L/cotan V’-cotan V
tan V = Dh/ (m - m0) → (m -m0)= Dh/ tan V
Ce procédé s’applique à tout appareil mesurant des angles verticaux (ou des pentes).

VI.8 MESURE AU MOYEN D’UN IMEL


IMEL, veut dire Instrument de Mesure Électronique des Longueurs ou distancemètre, est
un appareil qui fonctionne le plus souvent par émission d’une onde
électromagnétique, qui permet la mesure du déphasage de l’écho de cette onde
renvoyée par un réflecteur.
La photographie ci - bas (documentation Leica) présente trois types de distancemètre
Indépendants pouvant être associés à des théodolites optico-mécaniques ou
électroniques

Ces appareils peuvent être intégrés à l’optique d’un théodolite ou être montés en
externe sur des bases de théodolites optico-mécaniques classiques ou électroniques.

De nos jours, il existe trois technologies relatives aux types des ondes, permettant le
fonctionnement des ces appareils :
 Onde électromagnétique
Les appareils électro-optiques utilisent une onde électromagnétique modulée, onde
porteuse lumineuse de type lumière blanche, infrarouge ou laser.
Ce sont les plus utilisés dans le domaine de la topométrie.
 Micro-ondes
Les appareils à micro-ondes utilisent des micro-ondes dont les fréquences varient de 5
à 35 GHz (Gigahertz ou 109 Hz) ;
 Ondes radio
Ce sont les appareils à longues ondes qui utilisent des ondes radio très longues, de
l’ordre du kilomètre : d’une moins bonne précision que les appareils précédemment
cités, ils sont très peu utilisés en topométrie.

VI.8.1 La précision des distancemètre


La précision des distancemètre s’exprime en ppm (le ppm ou partie par million)
représente 1 mm/km et varie actuellement de ± (5 mm + 5 ppm), soit ± 1 cm pour 1 km
pour le DI 1001) à ± (1 mm + 1 ppm), soit ± 2 mm pour 1 km pour le Wild DI
2002.
L'erreur ppm, dite proportionnelle, est essentiellement due à la précision de
connaissance de l’indice de l’air (indice ATM basé sur la concentration des indicateurs
de la pollution atmosphérique)).

VI.8.2 Principe de la mesure d’une distance à l’aide d’un IMEL


Partant du principe général de la physique nous permettant de déterminer l’espace
parcouru en fonction de la vitesse et du temps : espace = vitesse x temps (e=Vx T)
Il est possible des mesurer une distance entre deux points (AB) en utilisant les ondes, qui
doivent être envoyé depuis le point d’origine A jusqu’au cible le point d’extrémité B.
Par la connaissance de la vitesse de l’onde et du temps que fait cette dernière pour
parcourir espace (ou pour atteindre la cible) cela donne la possibilité de la
détermination de AB.
Particulièrement pour les appareils de topographie, il est question d’un émetteur
d’onde et d’un récepteur-réflecteur, c’est-à-dire qui reçoit l’one et la retourne vers
l’émetteur. De ceci nous constatons qu’il y a un aller-retour de l’onde, ce qui conduit à
un doublé de parcours ; d’où AB = (V x T)/2

NB. Le principe général évoqué ci-haut ne suffit pas pour obtenir une valeur probable
de distance compte tenue des incidences liés l’atmosphère. Donc la prise en compte
de paramètres suivant s’imposent ;

6. Propriété de la propagation des ondes

• Fréquence f, vitesse de la propagation de l’onde dans le vide et la longueur


d’onde ; Ces termes sont liés par la relation c = λ f . Dans le vide, la vitesse de
propagation d’une onde électromagnétique est de cvide = 299 792 458 m. s–1 ;
• De la diminution la vitesse de propagation des ondes due à l’atmosphère.
• L’amplitude d’une onde diminue en traversant l’atmosphère : c’est un
phénomène d’absorption de dispersion de l’énergie.
• le rapport entre la vitesse de propagation d’une onde dans l’atmosphère, notée
V, et sa vitesse dans le vide est appelé indice de réfraction, noté n, de cette
onde de fréquence f ; on a n = c/ V. L’indice de réfraction de l’atmosphère est
déterminé expérimentalement et a pour valeur approximative n = 1,0003 dans
des conditions normales de température et de pression.

7. Le déphasage de l’onde retour


Principe de la mesure de déphasage : Le signal émis par l’IMEL est une série d’ondes
sinusoïdales dont la longueur d’onde λ correspond à la distance rectiligne parcourue
par l’onde pendant un temps T appelé période

8. La modulation de l’onde
La modulation : l’onde courte λ1 est superposée à une onde plus longue λ2 réalisant
une modulation en amplitude
L’amplitude d’une onde se propageant dans l’atmosphère diminue par absorption de
son énergie. L’incidence de cette absorption varie en fonction de la fréquence, à
savoir que plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte et plus
l’absorption est importante. Pour augmenter la portée des ondes courtes utilisées, on
les superpose à une onde dite porteuse de fréquence plus basse, qui porte plus loin.
Cette superposition est appelée modulation).

Modulation d’amplitude

VI.8.3 DIFFERENTES SOURCE D’ERREUR AUX MESURES PAR IMEL

• Erreurs dues au système de mesure


• Densité de l’atmosphère
• Absorption de l’atmosphère
• Dispersion du faisceau lumineux
• Trajet de l’onde
• Excentrement de l’IMEL
• Forme du réflecteur
Di exacte=( Di mesurée2 – e2)1/2 Di exacte ≈ Di mesurée – e’ × cos V

VI.9 MESURE ASSISTÉE PAR SATELLITE (GPS)


La technologie GPS (Global Positionning System) ou système de positionnement
global/mondial.
Ce système, permet d’obtenir directement les coordonnées géodésiques d’un point
stationné (une seule antenne sur un point) mais avec une précision médiocre,
inutilisable en topographie. Si l’on dispose de deux antennes, par translocation on
arrive à obtenir avec précision la distance entre les deux points après calcul et
l’orientation du vecteur mesuré.
Translocation, veut dire de reporter les informations d'un point vers un autre point.
A étant connu, on mesure par GPS ∆X, ∆Y et ∆Z et on en déduit que XB = XA + ∆X,
YB = YA + ∆Y, ZB = ZA + ∆Z.

La distance AB= (∆X2+∆Y2+ ∆Z2)1/2 et le module dépendra de la précision avec


laquelle la détermination des coordonnée est faite.

CHAP. VII MESURES ALTIMETRIQUES


Une mesure altimétrique, aussi appelée nivellement ou l’altimétrie : est l’ensemble des
opérations (donc l’ensemble des méthodes et procédés) qui permettent de déterminer
des altitudes et des dénivelées (différences d’altitudes).
VII.1 Définition, principes, différent types altitudes et nivellement
VII.1.1 Définition : altitude
L’altitude, dans le langage commun, exprime l’écart (l’éloignement) d’un point au sol
(objet) par rapport au niveau moyen de la mer. Elle exprime également une réalité
physique, l’eau s’écoulant du point d’altitude le plus élevée vers le point d’altitude le
plus faible.
C’est l’élévation verticale d’un lieu ou objet par rapport à un niveau de base ou de
référence

La notion d’altitude est complexe est peut dépendre d’un pays à un autre c’est dire
que chaque pays peut de lui-même définir un système altimétrique dépendant de leur
système géodésique locale partant du point fondamental.
Des nos jours, grâce à l’évolution de la science et de la technologie il y a possibilité par
la connaissance du niveau moyen la mer où le champ de la pesanteur est normale en
tout point, surface équipotentiel appelée géoïde ou surface de niveau 0,000 d’avoir
une référence en altitude suivant des model géoïdale tels que :

 EGM 96 (earth gravitational model 1996)


 EGM 2008 (earth gravitational model 2008)
 Geoid 09

VII.1.2 PRINCIPE DE NIVELLEMENT

Si deux points A et B sont peu éloignés l’un de l’autre, on peut définir deux plans
horizontaux parallèles passant par A et B qui sont perpendiculaires aux verticales et
elles-mêmes parallèles entre elles.
Alors, une notion intuitive consiste à adopter DH (∆H ou ∆Z) comme différence
d'altitudes entre A et B.

Cette différence d'altitudes communément appelée Soit ; dénivelé (dénivellation),


différence de niveau.

VII.1.3 Différents types d’altitudes ou hauteurs

On parle plus des hauteurs H en géodésie et des altitudes Z en topographie pour


exprimer les coordonnées d’un point en troisième dimension :

En topographie c’est la notion des altitudes


- Altitudes orthométrique
- Altitude locale
-
En géodésie c’est la notion des hauteurs
- Hauteur orthométrique
- Hauteur géoïdale
- Hauteur ellipsoïdale

VII.1.4 Différentes types de nivellement

- Nivellement direct ou géométrique / différentiel


- Nivellement indirect ou trigonométrique/ ou topographique
- Nivellement part GPS

VII.2 NIVELLEMENT GEOMETRIQUE OU DIRECT


Le nivellement direct, ou nivellement géométrique consiste à mesurer la différence
d’altitude à partir de visées horizontales.
Cette opération s’effectue à l’aide d’un niveau optique ou numérique qui matérialise
une ligne de visée horizontale (axe optique) et d’une règle graduée verticalisée
appelée mire.

Niveau Mire

VII.2.1 PRINCIPE DE MESURAGE

En adoptant un sens de progression de A vers B, on peut dire que la lecture sur A est
une lecture arrière et la lecture sur B est une lecture avant.

D'où DH = LAR – LAV= C AR- CAV


Avec L, on parle de lecture (arrière ou avant) et avec C on parle de coup(arrière ou
avant)

Supposons l’altitude du point A connue, en notant LAR et LAV les lectures sur les 2 mires,
l’altitude du point B s’obtient comme suit :

VII.2.2 LECTURE SUR LA MIRE


Le réticule comporte un trait vertical et 3 traits horizontaux : le fil niveleur (FN) et 2 fils
stadimétriques (FSH et FSB) symétriques par rapport au fil niveleur.
Dans l’image ci-haut la lecture à faire telle que présentée :
- FSH (Fil stadimétrique haut) : 1475 soit 1,475 m
- FN (Fil niveleur) : 1383 soit 1,383 m
- FSB (Fil stadimétrique bas) : 1291 soit 1,291 m

NB.
Pour opérer un contrôle de la lecture faite sur la mire, il suffit de faire la somme des
lectures des fils stadimétriques divisée par deux et nous avons la lecture au fil niveleur :

(FSH+FSB)/2 = FN → (FSH+FSB) = 2FN = FN+FN → FSH-FN= FN-FSB


Toutefois, couramment dans la lecture on parle beaucoup plus de la lecture supérieure
LS et inferieure Li en lieu et place des fils stadimétriques haut et bas.
De plus il y a une différence entre Ls et la LAR (lecture arrière ou coup arrière), Li et la LAV
(lecture avant ou coup avant)

VII.2.3 Détermination de la distance


L’utilisation d’un niveau lors de nivellement géométrique, nécessite parfois la
connaissance de la distance entre le lieu du stationnement et les deux points pour les
quels on veut connaitre la dénivelé. Par la stadimétrie car le niveau est un stadimètre,
on peut déterminer la distance de la manière suivante ;

Distance D= 100 L = 100 (LS -Li)


Les constantes fournies par le constructeur, nous donne :
- La distance focale f
- L’écartement de réticule e
- Le rapport e/f =100
Etant donné qu’il se forme deux triangle semblable entre l’objectif de l’appareil
et la lecture des fils stadimétrique tel que : e/f= L/D

VII.3 NIVELLEMENT COMPOSE OU CHEMINEMENT


VII.3.1 Principe
Lorsque la distance séparant les points A et B est trop grande ou bien lorsque la
dénivelée entre ces deux points est trop importante ou bien encore lorsque les deux
points ne sont pas visibles depuis une seule station, il va falloir effectuer un
cheminement.
Le cheminement est une succession de principe de base (lecture arrière moins lecture
avant) dont le deuxième point de mire sert de pivot pour la dénivelée suivante.
Il s'en suit une série de points intermédiaires nécessaires pour le calcul de la dénivelée
totale.
Soit un cheminement par des points A, B, C et D
∆ZAD = ∆ZAB + ∆ZBC + ∆ZCD = LAR A -LAV B + LAR B -LAV C + LAR C -LAV D

∆ZAD = Σ ∆Z = Σ LAR - Σ LAV

D’où la dénivelée totale est égale à la somme des lectures arrière moins la somme des
lectures avant; La dénivelée totale est aussi égale à la somme des dénivelées
élémentaires. Le contrôle consiste à vérifier que l'on obtient le même résultat pour ces
deux calculs.

VII.3.2 Différent types de cheminement


En antenne : Le cheminement en antenne part d'un point connu en altitude et va
jusqu'au point à déterminer. Ce type de cheminement est à proscrire car il n'y a aucun
contrôle des mesures.
Fermé ou aller-retour ou boucle : Comme l'indique son nom, nous partons d'un point
connu pour nous fermer sur ce même point connu.

L'avantage est qu'ici le contrôle est assuré, la somme des dénivelées doit être nulle car
le point de départ et d'arrivée est le même. En réalité il y aura une erreur de fermeture
ef car tout au long du parcours des erreurs seront commises sur la mesure des
dénivelées. Donc la somme de dénivelées ne peut être juste que si nous lui retranchons
l'erreur de fermeture

Z arrivé = Z départ +Σ∆Z – ef

Z arrivé - Z départ = Σ∆Z – ef

ef = Σ∆Z -Z arrivé + Z départ

Mais ici le point d'arrivée est le même que le point de départ, donc :
Z arrivée – Z départ = 0

D'ou e =Σ ΔH

Encadré : Comme l'indique son nom, nous partons d'un point connu pour nous fermer
sur un deuxième point connu.

Nous partons du même constat que précédemment mais ici l'altitude d'arrivée est
différente de l'altitude de départ.

Z arrivé = Z départ +Σ∆Z - ef


Z arrivé - Z départ = Σ∆Z – ef
ef = Σ∆Z -Z arrivé + Z départ

VII.3.3 NIVELLEMENT PAR RAYONNEMENT

Lorsqu'un nombre important de points à déterminer sont à portée de niveau, il est


préférable d'utiliser la méthode du rayonnement. Cette méthode consiste à faire une
visée sur une référence et de noter la lecture en lecture arrière et ensuite à viser tous les
autres points à niveler en lecture avant.
 Ces points à déterminer doivent être visibles depuis la station, donc bien
positionner cette station.
 L'égalité des portées est quasi irréalisable. Cela est moins grave car ici les calculs
ne s'enchaînent pas, mais l'erreur de collimation reste entière sur la mesure
individuelle du point rayonné.
 Les dénivelées se calculent entre la lecture arrière sur la référence et chacun des
points.
 Le calcul de l'altitude de chaque point se fait également depuis l'altitude de la
référence.

Points LAR LAV ∆Z Z


+ -
R 1517 1011,37
A 0312 1205 1012,520
B 2414 0897 1011,623
C 1003 0514 1012,137

VII.3.4 NIVELLEMENT POUR CONTROLE DE STABILITE

Le contrôle de stabilité, est l’opération qui consiste à la vérification d’un repère connu
en altitude sur qui est porté de doute.
On suppose :
Que le repère ou son support n'a pas subit d'affaissement.
Que le repère n'a pas été déplacé (ravalement de façade par exemple)
Que le repère est bien le bon,
Etc.
Il s'agit d'effectuer un nivellement de cheminement depuis le repère précédent (n-1)
jusqu'au repère suivant (n+1) le long de la ligne de maille en passant sur le repère
douteux (n).
Ligne de maille
n-1

n+1

VII.3.5 TOLERANCE ET AJUSTEMENT


Dans tout type de mesure, il y a des erreurs élémentaires et accidentelles qui se
composent pour former une erreur résiduelle. Donc lorsqu'on effectue un cheminement
fermé ou encadré il existe toujours un écart entre nos mesures et la dénivelée fournie
par les altitudes des repères. Cet écart appelé "erreur de fermeture" (ef) doit être
inférieure à la tolérance pour être acceptable Pour satisfaire son esprit nous allons
répartir cette erreur de fermeture si elle est acceptable tout le long du cheminement.
Le fait d'ajuster nos mesures ne les rend pas meilleures, l'erreur est tout simplement
répartie sur l'ensemble des mesures. Si la fermeture est supérieure à la tolérance, il faut
refaire le cheminement La tolérance est la limite à ne pas dépasser par l'erreur de
fermeture. Au-delà il faut penser qu'il peut y avoir une faute dans nos mesures.
VII.4 NIVELLEMENT TRIGONOMETRIQUE/GONIOMETRIQUE OU
INDIRECT
Le nivellement trigonométrique consiste à déterminer la dénivelée entre deux stations
par des mesures de distances spatiales et d’angles zénithaux.

Un calcul simple conduit à la différence d’altitude entre A et B

∆Z= hi+ DH - Hr = hi +Dp cos V –Hr → l’utilisation de la distance inclinée


∆Z= hi+ DH - Hr = hi +Dh cotang V – Hr → l’utilisation de la distance horizontale
Où hi est la hauteur instrumentale soit hA dans l’image
H est la hauteur audessus du tourillons
Hr =Hp est la hauteur reflecteur / prisme
Dh est la distance horizontale
Di =Dp est la distance inclinée ou suivant la pente
V = l’angle Zénithal soit l’angle Z dans l’image

Remarque préalable
 L’angle zénithal doit être préalablement corrigé de la collimation verticale.
 La distance spatiale doit être corrigée de la météorologie.

Cette modélisation simplifiée du problème ne tient pas compte :


 De la sphéricité de la Terre
Les verticales ne sont pas parallèles, cette erreur est éliminée par égalité des portées.
 De la réfraction atmosphérique
L’incidence de la réfraction est très importante au ras du sol. Si celui-ci est horizontal on
peut penser que l’égalité des portées minimise son effet, mais ce n’est pas vrai en cas
de fortes pentes où elles peuvent être très différentes. Il est conseillé, ne serait-ce que
pour minimiser l’erreur de verticalité, d’éviter les fortes pentes, de raccourcir les
visées et ne pas travailler par forte chaleur.
 Stabilité du sol
Se méfier des réactions du sol sur le trépied et les crapauds, attention au goudron,
préférer le terrain naturel. Attention à l’ensoleillement du trépied, à l’éclairage des
mires qui sont des causes d’erreurs systématiques mises en évidence sur les grands
cheminements (elles sont liées au sens de marche). Si l’on souhaite de la précision, on
effectue le cheminement ALLER et RETOUR, seule manière permettant (en théorie du
moins) de les éliminer.
La combinaison de ces 2 erreurs est dénommée erreur de niveau apparent.

VII.5 NIVELLEMENT PAR GPS


La détermination des coordonnées d’un point à l’aide du système GPS est basée sur la
mesure du temps de propagation d'une onde électromagnétique entre le satellite et
l'antenne réceptrice. Les coordonnées obtenues peuvent être cartésiennes (X, Y, Z) ou
géographiques (λ, ϕ ) associées à une hauteur au-dessus de l'ellipsoïde « h ».
[Link] POLYGONATION ET LEVE TOPOGRAPHIQUE
VIIII.1 Calcul des gisements
VIII.1.1 Définition
Le gisement d'une direction AB noté (GAB (ou aussi VAB)) est l'angle horizontal mesuré
positivement dans le sens horaire entre l’axe des ordonnées du système de projection
utilisé et cette direction AB.
Le gisement est un angle horizontal très utilisé par les topographes puisque très pratique
dans les calculs.
Mathématiquement, c’est l’angle positif en sens horaire entre l’axe des ordonnées du
repère et le vecteur AB. G est compris entre 0 et 400 gon.

Par exemple : GAB est l’angle entre le Nord (ordonnées) et la direction AB.
GBA est l’angle entre le Nord et la direction BA. La relation qui lie GAB et GBA est :

GBA = GAB + 200

VIII.1.2 Calcul d'un gisement à partir des coordonnées cartésiennes

Considérons les coordonnées de deux points A (EA, NA) et B (EB, NB) ou A (XA, YA) et B
(XB, YB) .
Les étapes suivantes permettent de calculer GAB :

 Calculer les accroissements des abscisses et des ordonnées (∆X, ∆Y)


 Calculer la tangente générée par les accroissements ; tan θ= ∆X/ ∆Y
 Tirer la valeur de l’angle θ en utilisant la fonction inverse de la tangente
 Positionner dans le cercle trigo le quadrant où est orientée la direction AB

Et on aura :
- Premier quadrant : GAB = θ
- Deuxième quadrant : GAB = 200 – θ
- Troisième quadrant : GAB = 200 + θ
- Quatrième quadrant : GAB = 400 - θ

On notera que ; si l’angle est calculer en inversant les accroissements dans la formule
de tangente c'est-à-dire tan= ∆Y/ ∆X, la détermination du gisement AB sera :
- Premier quadrant : GAB =100 - θ
- Deuxième quadrant : GAB = 100 +θ
- Troisième quadrant : GAB = 300 - θ
- Quatrième quadrant : GAB = 300 + θ
VIII.1.3 Calcul des coordonnées cartésiennes à partir d'un gisement
Les étapes suivantes permettent de calculer les coordonnées :
- Connaissant GAB et la distance qui le sépare

XB =XA + D Sin GAB


YB =YA + D Cos GAB
VIII.2 CHEMINEMENT

En topométrie, un polygonal est un squelette ou une l’ossature de base pour un relevé


et un moyen de transmission des informations planimétriques et altimétriques.
Il est constitué par des directions et des angles ; une succession de droite dont les
sommets servent des points de stationnement.
La polygonation vaut le cheminement, c’est le fait de construire un polygonal en
parcourant (chemin) les droites et sommets qui le composent.

VIII.2.1 Terminologie

- Si on mesure les angles entre côtés successifs Hz i, le cheminement est dit


goniométrique.
- Si on mesure directement les gisements des côtés, le cheminement est dit
décliné.

- Un cheminement qui arrive sur un point connu différent du point de départ est
encadré.

- Un cheminement qui revient sur son point de départ est fermé

- Un cheminement ni fermé ni encadré est une antenne.

- Un point lancé (ou point rayonné) est un point hors cheminement, visé
directement depuis un point connu.

- Un point nodal est l'aboutissement d'au moins trois antennes. Ces antennes sont
appelées demi-cheminements.

- Si les coordonnées des sommets sont calculées dans un système donné, on parle
du rattachement et le cheminement est qualifié de rattaché. Par conte s’il n'est
pas rattaché, alors le cheminement est indépendant.

VIII.3 Méthodologie des mesures


Mesure sur terrain
Sur terrain après une bonne mise en station de la machine, depuis la référence (station
d’orientation) on mesure l’angle horizontal Hz et la distance Dh (obtenue par Di et
l’angle zénithal V par Dh = Di. Sin V) entre stations.
Di et V doivent être conservés puisqu’elles entrent dans le calcul des tolérances et
permettent de calculer les dénivelées du parcours.
NB. Les distances doivent ensuite être réduites à la projection par calcul de la distance
réduite

Si l’on veut lire directement l’angle Hz (angle horizontal lu au sommet), l’opérateur peut
positionner le zéro du limbe sur le côté précédant la station.
En pratique, il ne bouge pas le zéro du limbe après la mise en station (sa position est
quelconque : il effectue les lectures angulaires sur le côté précédent puis sur le côté
suivant et l’angle Hz est déduit par différence des lectures.

Si l’on désire lire directement le gisement du côté suivant la station (en mode décliné), il
faut afficher la valeur de son gisement sur le côté précédent : on vise le point
Avant (A) depuis la station (B) et on affiche GBA.

Les angles horizontaux : calculs et compensations

Lors d’un cheminement, les angles horizontaux sont mesurés sur chaque sommet du
polygonal et l’orientation se fait sur la direction arrière puis avant.
Si le polygonal est ouvert ; on parle des angles de gauche Hg ou des angles droite Hd
Si le polygonal est fermé ; on parle des angles externes et des angles internes

Transmission des gisements


Ce calcul consiste à déterminer les gisements de tous les côtés du parcours à partir du
gisement de la direction de référence et des angles mesurés aux sommets. Au sommet
B et à partir de l’angle de gauche, on peut écrire :
GBC = GAB + HgB + 200 ou GBC = GAB + HgB - 200

Dans la pratique, on utilise l’une ou l’autre des formules et on ajoute 400 gon à tout
résultat négatif, ou on retranche 400 gon à tout résultat supérieur à 400 gon.
La formule générale est donc : GBC = GAB + HgB ± 200
Les gisements G et les angles H sont exprimés en gon.
Notez qu’ajouter ou retrancher 200 gon à un gisement revient à faire « demi-tour »
donc le résultat est le même.

Fermeture angulaire d’un cheminement encadré


Les données sont : A, B, C et D, donc aussi GAB noté Gd gisement de départ, et GCD
noté Gf gisement d’arrivé ou de fermeture.
On calcule de proche en proche tous les gisements de tous les côtés pour arriver au
gisement d’arrivée GCD connu qui sert de contrôle des erreurs de lecture d’angles
On peut écrire : GB1 = GAB + HgB – 200
G1-2 = GB1 + Hg1 – 200
Etc.
G’f = G3C + HgC – 200
G’f est le gisement d’arrivée observé (G’CD)

Si l’on fait la somme de ces équations membre à membre, on obtient :


G’f = Gd + Σ(Hgj ) – (n + 1) . 200 ; n étant le nombre de côtés de la polygonale.
Σ(Hgj ) représente la somme de tous les angles de gauche.
Si le résultat G’f est négatif, ajoutez 400 gon autant de fois nécessaires.

L’erreur de fermeture angulaire efa est alors la différence entre ce gisement de


fermeture observé et le gisement de fermeture théorique GCD, noté Gf, issu des
coordonnées des points connus C et D.
efa =G’f-Gf

Fermeture angulaire d’un cheminement fermé


Un cheminement fermé, fait partie des cheminements particuliers.
Recommandés lorsque les travaux sont exécuté en locale et qu’il n’ya pas la possibilité
de se rattacher ou de disposer des points de contrôle sur le site de travaux.

Sur le terrain ou au bureau, on vérifie la fermeture du polygonale de la manière


suivante :
Σ des angles extérieurs = (n+2) 200 ou Σ des angles internes = (n-2) 200
NB ; n est le nombre des cotés formant le polygonal

800,018 gon. Cette valeur est à comparer avec la valeur théorique (n –2) 200 = 800. On
trouve un écart de 18 mgon.

Tolérances théoriques
Soit sa l'écart type angulaire par station dépendant du théodolite utilisé ; on obtient
comme tolérance angulaire Ta pour un cheminement de n côtés :
— pour un cheminement fermé : Ta = 2,7σa √n
— pour un cheminement encadré : Ta = 2,7σa √n+1
Par exemple, pour un parcours fermé de six stations mesuré au moyen d’un T16 (valeur
usuelle de l’écart type angulaire : σ = ± 2,5 mgon ), on a : σa = ± 2,5√2 (deux lectures
angulaires pour un angle) donc Ta = ± 9,5√6. = ± 23 mgon.

Compensation angulaire
C’est l’opération qui consiste à répartir l'écart de fermeture angulaire sur tous les angles
observés. On ne peut compenser angulairement un cheminement que si l'écart de
fermeture angulaire est inférieur à la tolérance (ou à la tolérance réglementaire).
Si ce n’est pas le cas, la manipulation doit être reprise en entier car il s’agit d’une faute.
La compensation angulaire est la quantité à répartir sur les différentes mesures ; c’est
donc l’opposé de la fermeture angulaire :
Suivant le type de cheminement effectué et suivant la valeur de la fermeture
angulaire, on compense de deux manières différentes.
Ca=-efa

Compensation proportionnelle au nombre de stations


Si les distances de visées sont homogènes, on répartit l’écart de fermeture fa de
manière égale sur chaque station. Donc, pour un cheminement de n côtés, la
compensation angulaire Ci sur chaque lecture est : Ci= Ca/n+1

Compensation proportionnelle à l’inverse des distances de visées


Si les distances de visée ne sont pas homogènes, on répartit l’écart de
fermeture efa en considérant que l’on commet plus d’erreur en angle sur
une visée courte que sur une visée longue. Comme à chaque station
intervient la distance de la visée arrière et celle de la visée avant, on fait
intervenir des poids Pi tels que, au sommet i :
Pi = (1/Di-1) + (1/Di+1) ; Di-1 et Di+1 sont exprimées en kilomètre.
La compensation angulaire Ci sur chaque lecture est alors : Ci = (Ca / Σ Pi) Pi
CHAP.X Mesures électronique, format de données
numérique brute des instruments et carnet conventionnel
et codifications

Dans ce chapitre, il est question de comprendre le différent format numérique et


carnet conventionnel d’enregistrement des mesures.
Bien sur que le carnet et le format sont liés à la marque de l’instrument utilisé (voir le
constructeur qui au préalable définit le format et extension possible dans l’appareil) et
savoir la manière que ces mesures s’enregistre dans le carnet et sous un format.
Les données qui sont enregistrées lors des mesures se résument en angles, en distances,
en informations et codes.
Les notions sur les mesures des angles et des distances sont étudiées précédemment, ici
il est tout simplement question de passer à l’action ou application, c'est-à-dire faire des
meures et les enregistrées d’où la notion levé topographique ou d’implantation et les
traitées

Quelques constructeurs des équipements de topographie

1. LEICA (ex WILD)


2. STONEX
3. GEOMAX
4. TRIMBOL
5. TOPCON
6. SOKIA
7. NICON
8. TOPOJIS

Quelques formats d’enregistrement

1. FORMAT GSI
Ce format, a été conçu est développé par la maison WILD aujourd’hui LEICA.

Format de sortie
Définit le format de sortie GSI soit en :
GSI 8 81..00+12345678
GSI 16 81..00+1234567890123456

Masque de sortie
Définit le masque de sortie GSI.
Mask1 N° Pt, Hz, V, Etype, ppm+mm, hr, hi. (Pt, HA, VA, sDIST, ppm+mm, TgtHGT,
Instr.h.)
Mask2 N° Pt, Hz, V, Etype, X, Y, Z, hr. ( Pt, HA, VA, sDIST, E, N, H, TgtHGT.)
Mask3 N° station, X, Y, Z, hi (station).
N° station, Ori, X, Y, Z, hi (résultat station).
N° Pt, X, Y, Z (contrôle).
N° Pt, Hz, V (définition du gisement).
N° Pt, Hz, V, Etype, ppm+mm, hr, X, Y, Z (mesure)

11....+00000D19 21..022+16641826 22..022+09635023


31..00+00006649 58..16+00000344 81..00+00003342
82..00-00005736 83..00+00000091 87..10+00001700

ID GSI ID GSI, suite


11 Pt 41-49 Codes et attributs
21 Direction horizontale 51 ppm [mm]
22 Angle vertical 58 Constantes de prisme
25 Orientation 81-83 (X, Y, Z) Point cible
31 Distance inclinée 84-86 (X, Y, Z) Point de station
32 Distance horizontale 87 Hauteur réflecteur
33 Dénivelée 88 Hauteur d’instrument

La codification

C’est le rassemblement des informations par cryptage à des valeurs numériques en


faveur un système de calcul topométrique.
Un système de calcul topométrique est composé :
• D’un appareil de mesure et accessoires
• D’un logiciel
• D’un utilisateur
L’encodage
C’est le fait qu’un operateur topo introduit ou saisi le code lors d’un relevé
topographique

Le code
Qui, est une courte suite des caractères alphanumérique permettant
l’identification des objets, des noms, des valeurs, toponymiques.

Classification des codes


En général, nous pouvons les classés en deux groupes
1. Codification type ou symbolique (Code type (de détail)
C’est un code de typification ou de symbole, c'est-à-dire le code est lié
l’élément levé et son symbole.
Par ex. si un arbre est codé avec le code 190, automatiquement ou
manuellement le logiciel (le dessinateur) met le symbole d’un arbre au point
dont le code est 190

2. Codification système

2.1. Code champ


C’est un identifiant lié au carnet brut et au format, cela est édité par le
constructeur (voir LEICA dans le tableau ci-haut)
2.2. Code de commande
C’est des commandes codées, saisies par l’operateur pour indiquer,
orienter le logiciel à l’interprétation et exécution les informations utiles au
calcul

Formats des données exportables


Les données d'un job peuvent être exportées depuis un job au format dxf, gsi, csv et
xml ou tout format ASCII défini par l'utilisateur.
Un format est défini dans le gestionnaire de formats de l’appareil utilisé lors des
mesurages.
Importation des données
Lors de l'importation de données, l'instrument enregistre automatiquement le fichier
dans un dossier basé sur l'extension du fichier. On peut importer les formats de données
suivants :

Type Données Extension de fichier Identifié comme

GSI .gsi, .gsi (route) Coordonnées


DXF .dxf Coordonnées
Land XML .XML Coordonnées
ASCII Toute extension de fichier ASCII, Coordonnées
par ex. .txt
Format .frt Fichier Format
Liste de codes .cls Fichier liste de codes
Configuration .cfg Fichier de configuration

NB
Les opérations sur les échanges des données se fait l’intermédiaire soit :
- D’un câble de transfert
- Un flash
- Par Bluetooth

RELEVE TOPOGRAPHIQUE

Un levé (relevé) topo, c’est l’opération de la topométrie qui consiste aux mesurages
des angles et distantes des objets par rayonnement partant d’une direction de
référence dépendant du point de stationnement et du point d’orientation.

Si S est le point de stationnement


R est le point de référence ou d’orientation
P est l’ensemble de point à mesurer
Nous aurons à mesurer :
- La distance DSR
- L’angle de référence dit zéro de référence
- L’angle RSP, c'est-à-dire formé entre les directions de référence SR et SP en
faisant la différence des lectures
- La distance DSP
De ces éléments, il en résulter la possibilité de représentation graphique ou numérique

MODE DE LEVE
Il existe plusieurs modes ou possibilité de procéder à un levé topographique
 Le mode rectangulaire ou cartésien
 le mode polaire
 le mode par abscisse et ordonné
 par Photographique (photographie aérienne ou satellitaire)
Dans ce cours, c’est le deux premiers mode qui nous intéressent et pour les autres, les
simples explications de l’enseignant suffisent.

MODE RECTAGULAIRE ou CARTESIEN


Dans ce mode il est question de déterminer les coordonnées de chaque point levé sur
le terrain sous format N X Y Z C : ID Point, Plan, Altitude, code.

Données préalables :

- Avoir le coordonnées de deux points de départ (S et R) c’est-à-dire (XS, YS, ZS) de la


station et (XR, YR, ZR) de la référence
- Mise en station + canne à la référence
- Introduire les coordonnées dans la machine, dans le dossier ou fichier du jour.
- Activer le programme « levé ».
Fixer le stationnement et l’orientation par leurs coordonnées relatives.
Prise de mesure
- Commencer à viser les points à lever avec le bouton ALL permettant l’enregistrement
direct des résultats dans le carnet interne.
- le n° du point
- le code de typification (détail) doit être configuré grâce au bouton code
- Rayonner pour tous les points à mesurer.

Principe de calcul des points

Seul le principe de calcul de gisement qui est mise en application pour que la machine
puisse donner directement les coordonnées X, Y, Z du point mesuré.
Mais le Z dépend du nivellement trigonométrique
C’est que :
- Connaissant le deux coordonnées du départ, le logiciel embarqué calcul le gisement
de la direction station et orientation
- Par la distance horizontale et l’angle mesuré dans sens topographique, on arrive à
déterminer le gisement station et le point mesurer
- Et la X Pi = Xs + Dh sin G S-Pi
Y Pi = Ys + Dh cos G S-Pn
STOCKAGE DE DONNEES
Les données (point + code) sont stockées dans la mémoire interne de la machine sous
format N° Pt X, Y, Z C (voir masque d’enregistrement)

EXTRACTION DE DONNEES (EXPORTATION)

Soit par flash ou par câble, les données sont transférer à l’ordinateur avec différente
extension : texte, colonie, …

MODE POLAIRE
Le mode polaire consiste à mesurer les angles que forment la direction d’orientation ou
de référence et celles des points à lever en y ajoutant la distance Di ou Dh.
Notons que l’angle Zénithal fera aussi partie, pour permettre le calcul des altitudes des
points.
Dans ce mode, il est question de post-traitement, c’est-à-dire, un calcul topométrique
s’en suivra pour déterminer les x, y, z de chaque point.

Données préalable
- Marquer par des rivés deux point au sol.
- Stationner sur un point
- Mesurer et introduire la hauteur de l’instrument
- Fixer la hauteur canne
- Fixer le nom du point d’orientation et faire la mesure.

Prise de mesure
- Commencer à mesurer les points à levées.
- La codification type doit être mise en application
Les données sont stockées dans la mémoire interne au format : ID point, Hz, V, Di, C ce
stockage au format dépend de la masque d’enregistrement définit par le constructeur
Principe de calcul
- Exporter les données brutes vers l’ordinateur
- lancer l’application de calcul topo
- Importer ou lire le carnet brut
- A l’ordinateur, introduire les coordonnées des deux points de départ ou encore des
tout les points connus du polygonal.
- Calculer le polygonal
- Calculer les points rayonnés avec le même principe que précèdent

.
Chap. XI. PROFILS, SUPERFICIES ET VOLUMES

COURBE DE NIVEAU
Définition
Une courbe de niveau est une ligne dessinée dans un plan topo le long du quelle
l’altitude a la même valeur.
C’est l’intersection du relief réel par projection avec un plan horizontal des altitudes
données en cote ronde (généralement un nombre entier).
Les courbes de niveau, appelées isophyses, sont destinées à donner sur une carte un
aperçu du relief réel.
Mathématiquement, c’est un champ scalaire (des altitudes) dont le gradient est la
direction de la plus grande pente et la norme augmente avec la pente.

Notation des courbes ;


Les courbes de niveau sur plan, sont écartées ou espacées d’une distance horizontale
appelée équidistance qui dépend de la déclivité du terrain représenté.
C’est ainsi, il est normal de constater la variation de la mesure horizontale entre deux
courbes.
Il existe des courbes dites :
- Courbe maitresse (principale) en trait continue fort
- Courbe ordinaire (secondaire) en trait continue moyen
- Courbe intercalaire (tertiaire) en trait interrompu fin

NB. La valeur scalaire de la courbe altimétrique ou de niveau est inscrite de trois


manières :
- Soit la courbe est cachée sous le texte
- Soit la courbe est ajustée sous le texte
- Soit texte est dessus de la courbe

Interprétation des courbes de niveau sur un plan


Interpréteur doit se mettre en tête, que le plan au devant de lui c’est la représentation
d’ un terrain dessiné à plat qu’il faut visualiser en 3D.

Les caractéristiques du relief :


- crête
- Talweg
- Sommet
- Cols
- Cuvettes
- Falaise
Crêtes : qui joignent les sommets et les cols ; elles figurent les lignes de partage des eaux
qui séparent deux bassins-versants contigus dont les eaux s’écoulent vers deux talweg
différents. En zone peu accidentée, on parle de ligne de faîte ;
Talweg : (en allemand chemin de fond de vallée) en bleu rejoignent les points les plus
bas d’une vallée et figurent les lignes d’écoulement des eaux. La ramification de ces
lignes se fait de l’aval vers l’amont et donne sur le plan une figure nommée le chevelu

Interpolation
L’interpolation c’est une opération qui se fait soit sur le terrain soit sur la carte.
Lorsque cette opération est faite sur le terrain, elle est couramment appelée lever c'est-
à-dire que l'interpolation permet de faire un choix judicieux de nombre et position des
points à lever pour mieux représenter le relief.
Tandis que sur la carte, il s’agit de déterminer les altitudes de quelques points de
manière à avoir la possibilité soit d’en connaitre simplement la valeur ou de faire passer
la courbe.
Par exemple ; l’altitude au point M situé entre les courbes de niveau 1530 et 540 est
déterminée en considérant le terrain en pente constante entre A et B. Les points A et
B sont les points les plus proches de M sur les courbes de niveau 1530 et 1540 ; ici
∆H = 10 m. La pente au point M vaut : p =∆H/ab
La distance ab est la distance réelle, c’est-à-dire la distance mesurée sur le plan et
divisée par l’échelle du plan.
L’altitude de M est : Alt A + am (∆H/ab)
Lever de courbes de niveau
L’interpolation implique de collecter sur le terrain un point à chaque changement de
pente. En pratique, on lève les lignes de changement de pente, les crêtes et pieds de
talus et on densifie le nombre de points dans les zones de forte déclivité. Dans tous les
cas, il faut collecter un nombre ne suffisant de points pour que les interpolations faites
soient proches de la réalité.
La densité à l’hectare des points nécessaires pour obtenir une représentation fiable du
terrain est fonction des changements de déclivité du terrain et de l’échelle du plan.

Le tableau ci-après donne quelques ordres de grandeur.

Échelles 1/100 1/200 1/500 1/1000 1/2000 1/5000


Très accidenté 400 250 150 80 40 20
Accidenté 340 200 130 70 35 15
Peu accidenté 250 150 80 40 20 10

Report de courbes de niveau


Le report de courbes peut se faire manuellement ou automatiquement par les logiciels
de topographie.
Le report manuel bien qu’étant fastidieux, il est qu’à même utile ou formateur d’avoir
effectué au moins un report manuel pour assimiler la discrétisation de terrain.
La formule ci-contre permet le calcul d’interpolation : HM= HA + am .H∆/ab

Données préalable pour une interpolation et un report des courbes :


- Points connus en altitude
- Distance plane entre deux points à interpoler
- Pente entre deux points
- Equidistance entre courbes
- Echelle du dessin
Report manuel
Soit les points repris dans le tableau ci- dessous, reporter sur un plan les points et les
courbes de niveau

ID PT X Y Z C
1 15129 ,770 185
2 15129 ,280
3 15129 ,820
5 15129 ,080
6 15129 ,080
7 15129 ,900

Report automatique

Les logiciels de topographie proposent un tracé automatique des courbes de niveau à


partir d’un semis de points. Ce tracé fonctionne plus ou moins sur le même principe que
le tracé manuel : création d’un maillage du terrain, soit constitué de triangles
s’appuyant sur les points levés, soit constitué de mailles régulières s’appuyant sur le
contour de la zone à mailler ; dans ce cas, le programme détermine l’altitude des
nœuds du maillage en s’appuyant sur le semis de points. Le logiciel détermine ensuite
tous les points d’intersection entre les côtés du maillage et les plans horizontaux
d’altitude entière pour tracer les courbes de niveau point par point.

Principe général
- Lever le terrain
- Préparation des données numériques au format compatible avec le logiciel
- Importation des données 3D de votre semis
- Calcul de model numérique du terrain (M.N.T)
- Génération de courbes et cotation

PROFIL EN LONG ET EN TRAVERS

Définition
Un profil en long c’est une coupe longitudinale verticale d’un relief suivant un axe d’un
projet linéaire (route, voie ferrée, canalisation, pipeline, etc.) ou d’une direction
donnée selon la nécessité.
Un profil en travers, c’est une coupe transversale à l’axe du projet ou à une direction,
c'est-à-dire un profil en travers est perpendiculaire à l’axe en long.

Dans le projet linéaire ou architectural le profil en travers est le complément du profil en


long ; permet de mettre sur pied les informations du relief (configuration du terrain) sur
une bande départ et d’autre de l’axe en long, et son établissement en général sert au
calcul de volume (cubature) de terre à déplacer (déblais) ou à apporter (remblais).
Profil en long
Le profil en long c’est le graphique qui présente la configuration du terrain naturel
suivant un axe de coupe et doit contenir les informations suivantes :
- Plan de comparaison (référence) dont l’altitude est inférieure à l’altitude du point le
plus bas du projet ou du terrain naturel. Ce plan de comparaison est l’axe des
abscisses du graphique sur lequel sont reportées les distances horizontales suivant
l’axe du projet. Et sur l’axe des ordonnées, sont reportées les altitudes.
- Les numéros des profils
- Les altitudes du terrain naturel
- Les distances partielles et cumulées
- Les altitudes du projet
- Différences TN-Projet
- Les déclivités
- Les alignements et courbes
NB
Les échelles de représentation peuvent être différentes en abscisse et en ordonnées
(en rapport de l’ordre de 1/5 à 1/10) de manière à souligner le relief qui peut ne pas
apparaître sur un projet de grande longueur

²
Profil en travers
Le profil en travers, c’est le graphique qui représente le terrain à travers une coupe
transversale mais perpendiculaire à l’axe en long ; dans le projet linéaire ils permettent
les calculs de paramètres tels que :
• la position des points théoriques d’entrée en terre des terrassements ;
• l’assiette du projet et son emprise sur le terrain naturel ;
• les cubatures (volumes de déblais et de remblais).

Les informations ci-dessous doivent au minimum, contenir dans un profil en travers :


- Plan de comparaison
- Les altitudes du terrain naturel
- Distances à l’axe TN
- Distance partielles à l’axe TN
- Les altitudes du projet
- Distances à l’axe projet
- Distance partielles projet
- Différences TN-Projet
- Les déclivités

NB
L’échelle de représentation est de l’ordre de 1/100 à 1/200 (jusqu’à 1/50 pour les voies
les moins larges). Il n’y a pas d’échelle différente en abscisse et en ordonnée de
manière à pouvoir mesurer directement sur le graphique des longueurs dans toutes les
directions ou bien des surfaces (mesure sur papier au planimètre ou sur informatique,
Les profils sont nommés suivant un numéro de profil (PN) et une position partant de
l’origine de l’axe en long (PK ou point kilométrique)
SUPERFICIE
La notion de superficie conduit à la considération directe à la fois de la longueur et de
la largeur d’un élément en faisant abstraction de soit de son épaisseur ou de sa
profondeur. Il s’agit des étendues.

Mesure sur le terrain


Ici il est question d’appliquer les différentes formules de la géométrie

Mesure sur plan


• Mesure sur support papier

Dans les cas des avant-projets, des documents cadastraux, des cartes etc., mesurer
une surface sur un plan peut être suffisante. Il faut garder à l’esprit qu’en raison du jeu
dimensionnel du papier et des imprécisions de retranscription sur calque, la valeur
obtenue n’est qu’indicative.
Le planimètre polaire permet de mesurer une surface directement sur un plan en
parcourant son contour. La précision obtenue peut être de 1/3 000, soit 3 m2 pour une
surface de 10 000 m2.
• Mesure sur support informatique
L’avantage du support informatique est de conserver intactes les données d’un plan ;
ainsi, la précision de la surface obtenue n’est tributaire que de la précision du lever de
détails. Sur Auto CAD, la commande AIRE et propriété des objets permet d’obtenir
rapidement une surface délimitée par des polygones fermés, arcs de cercle et des
droites.

Division de la surface (décomposition)

Méthode de double superficie

de la Description Paramètres Aire


surface

Carré Quadrilatère aux angles et côtés Longueur a d'un des a2


égaux côtés

Rectangle Quadrilatère aux angles droits Longueurs a et b des Axb


côtés

Triangle Donnée de trois points A B C non Hauteur h en B et (b × h) / 2


colinéaires du plan longueur b du segment
opposé [AC]

Longueurs a b et c des
côtés et demi
périmètres

Trapèze Quadrilatère possédant deux côtés Longueur a et b des ((a + b)*h)/2


opposés parallèles, ses bases bases et distance h
entre elles

Losange Quadrilatère dont les Longueurs a et b de (a × b) / 2


côtés opposés sont ses diagonales
parallèles et égaux

Parallélogra Quadrilatère dont les Longueurs a et b des a × b × sin(θ)


mme côtés opposés sont parallèles côtés adjacents et
mesure θ de l'angle
qu'ils forment

Longueur b d'un côté b×h


du parallélogramme et
longueur h de la
hauteur associée
Disque Ensemble des points à Rayon r π × r²
une distance du centre
inférieure ou égale au
rayon

CUBATURE
C’est un mot tiré à partir du vocabulaire cube qui est, une forme géométrique d’un
volume formée par trois dimensions 3D. Donc c’est l’ensemble des opérations ou
travaux qui consistent à la détermination en valeur numérique d’un volume ou
quantité des matières ou objets
Dans ce cours, il est question d’apprendre les techniques et moyens
possibles à la détermination des quantités en volume (M3) des matériaux,
objets, solides et liquide.
Quelques formules usuelles de calcul de volume en géométrie.
Calcul de cubature ou volume
En général, le calcul de cubature c’est un calcul d’évaluation de volume des
matériaux (ou matières) déplacés lors soit ;
- De l’exécution d’un projet
- De l’exploitation d’une carrière
En génie civil il existe deux types de calcul suivant la forme du projet, il s’agit :
• Le calcul de volume << débout >> pour les projets étendus en surface tels que :
stades, aéroports, plateforme, etc.
• Le calcul de volume << couché >> qui concerne les projets linéaires
En génie minière il existe aussi deux types qui sont :
• Le calcul de volume << extrait (ou extract en englais) >> qui concerne les
quantités extraites soit minéralisée ou stérile.
• Le calcul de volume << stock >> qui concerne les remblais minéralisé ou stérile.
NB.
Ces calculs ne tiennent pas compte du foisonnement

Calcul de volume des projets linéaire (calcul couché)

Généralement les projets linéaires sont dotés d’un profil type, qui une fois fixé ou
adapté à la ligne du projet, donne la possibilité de connaitre à chaque profil en
travers la surface de déblais et de remblais.
Toutefois, la distance entre deux profils doit être connue, y compris les profils fictif
(surface nulle, lieu d’intersection entre la ligne du projet et le terrain naturel ; la
connaissance de son abscisse par rapport aux deux profils qui l’encadre est
indispensable dans le calcul de volume) car elle intervient dans le calcul et dénommée
longueur d’application ou distance d’application.
Considérons un volume discrétisé en (n+1) profils :
V1 = l1. (S0 + S1) / 2 V2 = l2. (S1+ S2 ) / 2 . ... Etc. Vn = ln. (Sn-1+ Sn) / 2

VT = ½. Σ Li (Si-1 +Si)
Calcul de volume des projets surfacique (calcul débout) et minier

Toutefois, bien que il existe des logiciels qui permettent le calcul de volume en un
temps record et avec précision tolérable, du moins les principes restent les mêmes
avec le calcul manuel.
Manuellement il est question de constituer les prismes de section rectangulaire de
volume élémentaires obtenus par découpage du terrain naturel et les plans verticaux
issu du terrain coupé.
Mais pour des grandes étendues et en raison des temps, il est fastidieux de réaliser ce
calcul manuellement, l’outil informatique permet de calculer rapidement le volume
automatiquement.
Par l’informatique, il existe trois méthodes : par prisme, par profil entre 2 MNT et par
profils entre polylignes 3D.
• Par prisme
C'est-à-dire par décomposition et cumule de volumes simple
Cette méthode est la plus exacte dans la mesure où le/les MNT sont exact et donne la
possibilité de faire un calcul entre :
 Un MNT et un plan horizontal
 Un MNT et un plan oblique
 Entre 2 MNT
• Par profil entre 2 MNT
Cette méthode souvent utilisé pour contrôler un calcul de cubature réalisé par prisme
• Par profils entre polyligne 3D
Un peu plus longue, mais donne l’avantage de placer les profils exactement où l’on
veut.
Note. Ici les cubatures à partir des données 3D connues et pas la cubature des projets.
Pour les projets les calculs de cubature sont générés par de module spécifique.

Type des terrassements


- Terrassement minier (découverture)
Dans une Mine a ciel ouvert ou souterraine, le volume est présenté comme la quantité
du produit excaver (déblais) ou à stocker (remblais) dans une carrière ou la verse.

- Terrassement routier (mouvement de terre)


La construction d’une route fait partie des travaux publics, son études tient compte de
l’économie, de l’organisation du chantier et conduit à l’établissement de l’épure de
Lallane pour optimiser les mouvements (remblais, déblais et dépôt)

- Terrassement en Génie civil (déblais et remblais)


Généralement, en génie civil il n’ya que deux Operations de terrassement ;
S’agissant du déblai, (terre excavée) le fait d’enlever des terres pour des fins soit de
nivellent, fondations, nettoyage, etc.
Et le remblai, c’est de la terre apportée, et souvent en génie civil cette dernière
provient d’une carrière
[Link]. INTERPRETATION D’UN PLAN TOPOGRAPHIQUE
ET REPORT
Généralité
Interpréter un plan ou encore lire un plan, c’est la compréhension et la figuration de
l’espace représenté sans y avoir été au préalable à travers les lignes, les symboles, les
écrits, les hachures et autres.

Format de plan
• Format électronique ou numérique (CAD) ; Un plan numérique est un fichier
comprenant l’enregistrement sur support informatique des coordonnées des
points et des éléments descriptifs du terrain quel que soit le mode
d’établissement.

• Format dur (papier, bâche, calque, etc.) ; Un plan graphique est la


représentation obtenue en reportant les divers éléments descriptifs du terrain sur
un support approprié, quel que soit le mode d’établissement.

Un plan topographique étant une représentation 2D avec possibilité de contenir les


informations 3D, tels sont des éléments de base à sont interprétation :

1. Point ; symboliquement par une croix (+ ou x) qui à coté porte le code et


l’altitude.
2. Détails ; bâtiments, arbres, bords route, limites divers,……..
Ils sont représentés par des lignes, symboles, figures géométrique
3. Courbes de niveau (représentation du relief)
4. Orientation (Quadrillage et coordonnées, Nord)
5. Cartouche (titre, dates, nom du dessinateur et de l’ingénieur responsable, n° du
plan, Echelle)
6. Légende

Notion de couleur et d’épaisseur des lignes


Pour différentier les détails, les lignes doivent avoir des couleurs et épaisseurs suivant
une norme et de même aussi pour les symboles.
Notion de des lignes 2D et 3D
Cette notion des lignes 2D et 3D a plus de l’impact dans le format électronique.
Du point de vu géométrique de 2D ou de 3D, il ne va se poser aucun problème.
Mais du point de vu caractéristique, altimétrique où il se pose problème lors de la
modélisation du terrain (MNT).
Les lignes 3D, ont les caractéristiques de revêtir linéairement l’altimétrie et permettent
d’avoir les changements brusque des pentes, formes du relief (ligne de rupture)
Dessin Topographique ou report
Un report, c’est l’ensemble des opérations qui consiste et aboutit à l’établissement d’un
plan topographique soit en mode traditionnel ou en mode automatisé

Report traditionnel
Jadis, le dessin en topographie se faisait à la main en se servant d’une table à dessin,
des lattes et équerres, des plumes, des pantographes, des rapporteurs d’angle.
C’est le report manuel ; où l’ensemble des opérations qui interviennent dans
l’établissement d’un plan sont entièrement manuelles

Report automatique
A nos jours, le dessin ou le report se fait à l’aide de l’informatique dont la chaîne est
composée de :
• une station totale, tachéomètre électronique équipé d’un dispositif
d’enregistrement informatique des données ;
• un micro-ordinateur de bureau ou portable (l’ordinateur plus logiciel) destiné au
traitement numérique et graphique des données. Il doit, bien entendu,
communiquer avec la station, soit directement, soit par l’intermédiaire d’une
interface matérielle ;
• une imprimante laser ou à jet d’encre de format A3 (pour les petits plans, croquis,
textes, listings...) ;
• un traceur au format A0 ou plus ;
• éventuellement une table à numériser (digitaliseur) pour la numérisation
d’anciens plans graphiques.
L’assistance informatique permet l’entière réalisation du plan depuis la saisie des
données sur terrain jusqu’à la diffusion de résultat final.

Le logiciel
Un logiciel est un ensemble des programmes, règles et procédés d’un système de
traitement informatique des informations.
Pour la topographie il ya plusieurs logiciels et en deux catégories

 Les logiciels dédiés à la topographie


Tels que :
- COVADIS
- STAR APIC
- PYTHAGORAS
- LISCAD
- LEICA GEO OFFICE

 Les logiciels dédiés aux travaux de génie


Tels que :
- CIVIL 3D
- DATA MINE
- SURPAC

1. IMPORTATION DES DONNEES


Les données à importées proviennent du terrain après qu’un levé ou un relevé
topographique soit réalisé à travers un appareil de mesure tel que : un tachéomètre
électronique ou un GPS différentiel suivant les modes opératoire (en mode
rectangulaire ou en polaire et statique ou RTK) ;
- En rectangulaire, depuis la station totale, un fichier texte au format N X Y Z C ou
en d’autres formats NXYZC suivant les carnets brut enregistré.
- En polaire, le fichier récupéré passe par un calcul topométrique qui détermine
les coordonnées des touts les points rayonnés. Toutes fois deux possibilités se
présentent : celle d’avoir un fichier texte des points au format NX Y Z C permet le
tracé semi-automatique ou celle d’avoir un fichier NX Y Z L C type permettant le
dessin (tracé) automatique.
Une fois le fichier NXYZC est prêt, dans le logiciel de traitement, on fait l’importation
du fichier qui apparait graphiquement à l’écran en semis de points

2. TRACE SEMI-AUTOMATIQUE
A cette étape, il est question d’utiliser les outils de dessin disponible dans le logiciel pour
compléter les détails linéaires, surfaciques et symbolique
Les logiciels de DAO mettent à disposition, grâce à des additifs du type ADTOPO, des
commandes dédiées spécialement au dessin des détails sur le plan et à sa finition.

3. GENERATION DE MODEL DU TERRAIN


Cette étape dite génération du model de terrain, permet de commander au logiciel
de faire les interpolations entre différents points les plus proche possibles afin d’avoir un
model numérique du terrain (MNT) proche de la réalité. Et cette approche à la réalité
est possible si seulement le relevé a été bien exécuté.

4. GENERATION DE COURBE DE NIVEAU


Les courbes de niveau, appelées isophyses, sont destinées à donner sur une carte un
aperçu du relief réel.
Sur le plan, cette façon de modéliser facilite les lecteurs en lieu et place de lire
l’altimétrie d’une manière isolée par des points cotés

5. HABILLAGE DE PLAN
L’ensemble des opérations qui consiste au complètement d’un plan de toutes les
informations relatives à la toponymie, orientation, origine et destination, mise en page
,etc. Parmi les remarquables :
- Quadrillage ou carroyage
- Cartouche
- Mise en page (espace objet et espace papier)

6. DIFFUSION/Tracé de plan
La diffusion est cette opération qui consiste à la publication de résultat des travaux
topographique.

Enregistrement sous
C’est cette opération de l’enregistrement du fichier sous un format lisible par d’autre
logiciel pour la publication au format informatique.
Impression sur support ou par transformation
C’est l’opération finale de la chaîne informatique, qui transformer le plan numérique
utilisable uniquement sur ordinateur en le dessinant à l’échelle voulue sur un support
classique : papier, calque
Tandis que par transformation ; c’est le passage vers une autre extension telles que
format PDF, Word,……………………………………………

Références bibliographiques
 [Link] – Ing. E.S.G.T. - Nivellement direct – 2013/2014 37
 Serge Mille –Jean Lagofun, Topographie et topométrie moderne - Eyllrol
 [Link], [Link], [Link]
 Gaetan lavenu-esri France 2004
 MANGOMBI DEI ILONGA, Prof Dr Ir en astronomie des positions , cours de
geodesie tridimensionnel 2005-2006/INBTP
 VANGU,CT master Ir GT,cours de cartographie mathématique 2005-
2006/INBTP
 Manuel de Leica TS06
 Manuel de stonex R5-R6

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