CHAPITRE I.
REVUE DE LA LITTERATURE
Section I : GENERALITES SUR LE PROBLEMATIQUE DE LA GESTION
DES DECHETS A L’HGR/ BOMA
Dans ce premier chapitre, il est question de quelques concepts de base de
notre étude par pour donner une bonne compréhension à nos lecteurs. Nous
l’avons divise un trois sections :
1. Définition de concept de base
2. L’approche théorique de l’étude
3. La lecture et analyses des travaux précédents
§ 1. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE
Pour mieux aborder notre sujet de recherche et faciliter sa compréhension, il
est utile de définir les concepts de base.
1.1.1. Problématique
C’est une approche ou la perspective théorique qu’on décide d’adapter
pour traiter un problème posé par la question de départ. Elle constitue une
étape charnière de la recherche entre la rupture et la construction.
1.1.2. Gestion
La gestion vient du latin gesto ce qui veut dire action de gérer l’expression
compte de gestion montre que la gestion s’applique à l’action courante.
C’est l’action ou manière de gérer, d’administrer, d’organiser quelque chose.
Ensemble des connaissances empruntées aux sciences exactes et humaines
permettant de conduire une entreprise.
1.1.3. Déchets
Par étymologique, le déchet vient de déchoir, du latin cadre (tomber).
La racine (dis) traduit l’ l’éloignement et séparation, c’est bien l’esprit qui
entoure tous les objets qui sont considères une entreprise.
Le déchet est un que son propriétaire destine à l’abandon.
Pour Ph BASILA, le déchet est défini « comme un produit dont la valeur
d’usage et la valeur d’échange sont nulles pour son détenteur ou son
propriétaire.
1.1.3 Déchets biomédicaux
Tout déchet solide ou liquide provenant des produit de diagnostic , de suivi et
de traitement préventif et curatif ou de recherche en matière de médecine
humaine et vétérinaire .
Les déchets biomédicaux c’est l’ensemble des résidus d’origine biologique ou
non, résultant des activités médicales ou paramédicales. Pour nous, les
déchets biomédicaux représentent l’ensemble des résidus et matériels pollues
produits dans une structure de soins au cours de l’environnement.
1.1.4. Gestion des déchets
C’est toute opération de pré-collecte, de collecte, de stockage de tri de
transport, décontamination, de mise en déchargé de traitement, de
valorisation, de recyclage et d’élimination des déchets y compris le contrôle de
ces opération ainsi que la surveillance des sites de décharges pendants la
période de leur exploitation ou après leur fermeture. Des ressources humaines
qualifiées et motivées ; des équipements performants adaptes et fonctionnels.
Pour notre étude, la gestion des déchets biomédicaux peut être définie
comme la mise en œuvre effective, continue et correcte de l’ensemble des
étapes de la gestion pour prendre en charge les résidus et les matériels
désaffectes lors des activités se soins. Cette gestion mettra l’accent sur le tri,
la collecte, le transport et l’élimination.
1.1.5 Organisation : Organiser c'est mettre en place les éléments d'un ensemble
en vue d'une fonction, d'un usage déterminés.
Selon le dictionnaire Microsoft Encarta 2009 version électronique, «
Organisation » est un mode de constitution et de fonctionnement (d'un
ensemble, d'un groupe, d'un système).
Le Ministère de la Santé de la RDC définit l'organisation comme la mise en
œuvre des méthodes de travail pour créer des relations dynamiques et
efficaces entre les personnes, les structures et l'environnement dans lequel est
implanté le service.
Dans notre étude, l'organisation de la gestion des DBM répond à la mise en
place d'un ensemble de dispositifs et d'instruments dynamiques permettant de
gérer efficacement les déchets biomédicaux. Elle se résume à l'élaboration
d'un processus permettant de prendre en charge les DBM depuis la production
jusqu'à l'élimination finale.
1.1.6 Disponibilité des ressources : La disponibilité, c'est l'état d'une chose ou
d'une personne dont on peut utiliser.
Mais dans notre étude, la notion de disponibilité des ressources est l'état
d'accessibilité à tout moment et en tout temps des moyens permettant
d'exécuter les tâches quotidiennes conformément aux règles en vigueur.
Les ressources ce sont des moyens employés ou des moyens matériels dont
dispose une structure ou un service. Ces moyens nous permettent de se tirer
d'un embarras.
Dans notre étude, c’est l'ensemble des moyens en terme d'individus (le
nombre d'agents nécessaires), en termes de matériels et d'équipements (pour
la collecte, le transport, le stockage, l'élimination des déchets), en terme de
finances (le budget alloué à la gestion des déchets) dont on peut utiliser dans
une structure de référence pour se tirer de l'embarras de la gestion des DBM.
1.1.7 Implication: Selon le dictionnaire Microsoft Encarta 2009 version
électronique
« implication » c'est un engagement, par sensibilisation à la responsabilité de,
(quelqu'un ou un groupe dans une action).
L'implication des STM est la participation des responsables des STM aux
différentes activités de la gestion des DBM a LHGR/BOMA. Dans notre étude, on
entend par implication des STM la participation des responsables aux activités
de tri, collecte, transport, traitement et l’élimination des DBM au milieu
hospitalier.
§2. CADRE THEORIQUE
Le Guide de bonnes pratiques et de procédures en matière de gestion des
DBM et assimilés élaboré par le Ministère de la Santé en janvier 2012. En effet,
il décrit les procédures et les pratiques en matière de bonne gestion dans une
structure de soins.
La stratégie nationale de gestion des DBM, élaborée par le Ministère de la
Santé en novembre 2014. Elle met l'accent sur l'organisation de la gestion des
DBM et les orientations politiques en matière de gestion des DBM. Ce
document décrit aussi les rôles des différents acteurs de la gestion des DBM.
La stratégie nationale d'hygiène hospitalière, élaborée également par le
Ministère de la Santé en octobre 2016. C'est un document à l'usage du
personnel de santé, et constitue une très bonne référence technique en
matière de savoir, savoir-être et savoir-faire dans le domaine de l'hygiène
hospitalière. Elle apporte des orientations pertinentes en matière de gestion
des DBM.
Le rapport provisoire d'actualisation du plan de gestion des DBM élaboré en
2011 par le Ministère de la Santé sous l'égide du PADS et la Banque Mondiale.
Il constitue une source de référence technique et organisationnelle en matière
de gestion des DBM et contribue au renforcement des connaissances du
personnel de santé pour une bonne gestion des DBM.
2.1 Cadre réglementaire
Le décret N°2008-009/PRES/PM/MS/MECV du 10 janvier 2008 portant
organisation de la gestion des déchets biomédicaux et assimilés. En application
des articles 4, 106, et
120 de la loi N°022-2005/AN du 24 mai 2005 portant code de l'hygiène
publique, la gestion des DBM est définie par les dispositions du présent décret.
Cette gestion comprend le tri, la collecte sélective, le stockage, le transport, le
traitement et l'élimination.
Ü La loi N°022-2005/AN du 24 mai 2005 portant code de l'hygiène publique. En
son article 101, il stipule que les déchets biomédicaux, notamment
anatomiques, doivent être détruits par voie d'incinération. Les déchets non
anatomiques doivent être incinérés ou désinfecter.
Ü La loi n°23/94/ADP du 19 mai 1994 portant code de la Santé Publique. Dans
son livre II, Titre I : les articles 8 à 10fixent les textes et règles en vigueur en
matière d'application des règlements sanitaires et la responsabilité des acteurs
municipaux. Aussi le code intervient dans la gestion des déchets, en posant
différentes interdictions.
2.2 Production des DBM
La production journalière de DBM en RDC est estimée à 55.6 kg/j, soit
environ 177 tonnes par an. Cette quantité est calculée sur la base de
l'estimation faite lors de l'étude actualisée. Sur la même manière de calcul, a
L’HGR/Boma, la production journalière est estimée à 30 kg/J soit 950 kg par an.
§3: LECTURE ET ANALYSES DES TRAVAUX PRECEDENT
La classification et la définition des DBM sont fonction de la
réglementation en vigueur et s'inspirent dans la majorité des cas des
classifications conventionnelles de Bâle et de l'OMS sur les déchets
hospitaliers. Pour les besoins de notre étude nous avons adopté la classification
des DBM régie par le décret 2008-009/PRES/PM/MS/MECV du 10 janvier 2008
portant organisation de la gestion des déchets biomédicaux et assimilés. Les
déchets hospitaliers peuvent être classés en cinq (5) grandes catégories de A à
E selon la convention de Bâle. Il s'agit de:
Les déchets de soins médicaux sans risques (classe A) ;
Ils comprennent essentiellement les ordures de bureaux, les emballages et les
restes alimentaires. Ils sont similaires aux ordures ménagères ou municipales
courantes et peuvent être traitées par les services municipaux de nettoyage.
Les déchets biomédicaux et déchets de soins médicaux nécessitant une
attention particulière (classe B) ;
Ils comprennent les déchets anatomiques humains ; les déchets tranchants et
piquants et les déchets pharmaceutiques. Ils sont considérés comme étant
l'une des catégories de déchets les plus dangereux produits dans les
établissements sanitaires et doivent être gérés avec le plus grand soin.
Les déchets infectieux et hautement infectieux (classe C) ;
Des mesures spéciales liées à la gestion des déchets infectieux, doivent être
de rigueur à chaque fois que ceux-ci sont connus, ou sur la base de
l'expérience médicale supposés être contaminés par des agents vecteurs de
maladies et lorsque cette contamination donne des raisons de penser que la
maladie pourrait se répandre.
Les autres déchets dangereux (classe D) ;
Cette catégorie de déchets n'appartient pas exclusivement au domaine
médical. Elle comprend les substances chimiques gazeuses, liquides et solides
à haute teneur en métaux lourds comme les batteries, les conteneurs
pressurisés, etc.
Les déchets de soins médicaux radioactifs (classe E) ;
Ce sont des liquides, gaz et solides contaminés par des radionucléides.
Par ailleurs les déchets se répartissent également en deux catégories en
fonction de leur aspect physique. Ainsi on rencontre :
o -Déchets solides
Ils sont subdivisés en plusieurs sous-groupes en fonction des activités
spécifiques de chaque service. C'est ainsi qu'on a les:
Déchets anatomiques (parties ou de restes humains, foetus, placentas,
prélèvements biologiques, éléments d'amputation) ;
Déchets toxiques (produits ou substances chimiques ; des films radiologiques ;
du mercure ; du chlore) ;
Déchets pointus ou tranchants (les lames de scie, aiguilles, seringues,
bistouris, sondes diverses, tubes, tubulures de perfusion, verres ayant contenu
du sang ou tout autre objet pouvant causer une coupure) ;
Résidus de pansements (gants, du cotons ; des compresses souillées,
garnitures diverses, poches de sang, des bandes ; et les plâtres) ;
Déchets pharmaceutiques (médicaments périmés et/ou non utilisés).
o -Déchets liquides
Ils sont constitués de résidus de sang, de produits chimiques liquides, de
liquides médicaux tels que les liquides de lavage gastrique, de ponction
pleurale et cardiaque ainsi que les liquides de drainage postopératoire et les
expirations bronchiques et gastriques. Les effluents incluent également les
eaux de rinçage de films radiologiques, comme les révélateurs et fixateurs, les
produits chimiques en laboratoire comme les réactifs et les solvants, mais aussi
les eaux usées ménagères en provenance des cuisines et celles des toilettes et
de la buanderie.
3.1 Nature des DBM
Tableau I : Récapitulatif de la composition des types de DBM a l’hgr /Boma
Types de déchets a LHGR/Boma
Déchets solides Déchets liquides Déchets gazeux
Gants, perfuseurs, compresses, Sang, eaux usées, Les émanations
ampoules, aiguilles, poches de liquides de ponction et des réactions
sérum, coton, sondes, flacons d'aspiration, crachats, les chimiques, des
vides, seringues, mandrins, urines, les vomissements brûlages,
résidus de pansements, résidus et des selles liquides, les des préparations
d'aliments, films usagés, réactifs, le pus, bouillons pharmaceutiques
lames, lamelles, boîte de pétri, de culture, liquides de
déchets organiques, conservation, liquide
vaccinostyle, emballages vides, amniotique
plâtres, bandes, jersey, sondes
usées, placenta, parties de
corps
3.2 Description des procédures de gestion des DBM
Les déchets biomédicaux produits dans les établissements sanitaires
doivent toujours suivre un itinéraire approprié et bien identifié, de leurs points
de production à leur élimination finale Cet itinéraire est composé de plusieurs
étapes qui comprennent : le tri, la collecte, le stockage, le transport, le
traitement et l'élimination. Mais avant, la figure suivante résume les étapes du
protocole de gestion des DBM.
3.2.1 Tri.
Le tri est une opération qui s'effectue au niveau du site de la production et
à travers laquelle chaque catégorie de déchets est mise dans un sac ou un
conteneur qui lui convient. Pour ce faire, il incombe généralement aux
personnels soignants et consiste à séparer les différents déchets. Les
différentes catégories de déchets sont séparées dans des sacs poubelles ou
des réceptacles de couleurs différentes. Pour être efficace, le tri doit suivre une
procédure décrite en commandements dont ces réceptacles:
- boîtes de sécurité de couleur jaune pour les déchets piquants ou
tranchants ;
- réceptacles de couleur jaune pour les déchets infectieux et anatomique
3.2.2 Collecte.
Les structures de soins doivent procéder à la collecte des sachets poubelles
selon les procédures de collecte recommandées tout en respectant les codes
de couleur des récipients dans le strict respect du tri réalisé. Ces récipients
doivent être :
- Étanches, insonores, munis d'un couvercle s'opposant à l'accès des
mouches, rongeurs et autres animaux ;
- installés en quantité suffisante de manière à éviter leur surcharge
et tout éparpillement ;
- identifiables grâce à un système de marquage apparent.
Tableau II : Répartition des différents types de déchets en fonction de leurs
contenants, leurs couleurs et leurs symboles d'étiquettes20
Symboles
Couleurs du
Types de déchets Type de contenant des
contenant
étiquettes
Jaune,
marquage
Déchets hautement Solide, sac en
:
infectieux plastique étanche aux
fuites
«hautement
infectieux »
Autres déchets infectieux,
pathologiques ou Sacs en plastiques Jaune
anatomiques
Déchets piquants ou résistant à la Jaune,
perforation marquage
tranchants à défaut des bidons :
ou bouteilles
«déchets
piquants
ou tranchants »
Déchets de produits
chimiques et Sac en plastique Brun
pharmaceutiques
Boîte en plomb
portant le
Déchets radioactifs pictogramme Rouge
associé au
risque
radioactif
Déchets de soins Sacs ou collecteurs
Noir
médicaux ordinaires en plastique
3.2.3 Transport sur le site
C'est le trajet depuis le site de production ou les zones de stockage
intermédiaire des déchets jusqu'à la zone de stockage central. Les déchets ne
doivent pas s'accumuler à l'endroit où ils sont produits, ils doivent être
collectés régulièrement, au minimum une fois par jour et transportés à un
dépôt central à l'intérieur de l'hôpital. Les moyens de transport interne à
l'établissement peuvent être de plusieurs sortes : brouettes, conteneurs sur
roulettes, chariots et autres moyens.
Le transport externe est envisagé lorsque le traitement sur place n'est pas
possible. Les moyens de transport doivent être adaptés. Les véhicules de
transport des DBM doivent posséder un coulissage indiquant la catégorie de
déchets transportés.
3.2.4 Le stockage sur le site.
Après leur collecte, les DBM peuvent être conservés dans des zones
d'entreposage. Ces zones de stockage doivent être dimensionnées en fonction
des quantités de déchets produites et de la fréquence des collectes. Elles
doivent également être closes, aérées, à même de mettre les déchets à l'abri
des intempéries, des animaux et des insectes. Elles doivent enfin être
identifiées comme des zones contenant des déchets, accessibles par les
véhicules de transport ou de collecte et régulièrement désinfectées28. Selon
l'OMS, la durée recommandée pour le stockage des déchets contaminés dans
les zones à climat chaud est de :
- Quarante-huit (48) heures durant la saison froide ;
- Vingt-quatre (24) heures pendant la période chaude.
En RDC, la durée règlementaire de stockage des déchets contaminés est de 48
heures maximum.
3.3 Traitement et élimination des DBM
Chaque classe de déchets nécessite un traitement spécifique. Cependant,
pour être pragmatique, il est conseillé de distinguer trois principales classes qui
polarisent environ 90% de la production de déchets biomédicaux. Ces grandes
catégories pourraient être : les déchets tranchants et piquants, les déchets
infectieux et cytotoxiques et les déchets organiques (sang, fluides corporels et
les déchets anatomiques humains...). Toute structure doit être dotée
d'installations de traitement et/ou d'élimination des déchets solides et liquides.
3.2 Risques liés à la gestion des DBM
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que la gestion sûre
et durable des déchets d'activité de soins est un impératif de santé publique et
de la responsabilité de tous. Les risques liés à une mauvaise gestion des DBM
portent globalement sur :
- les blessures accidentelles : risques d'accident pour le personnel de
santé, les usagers des FS, les enfants et les récupérateurs non avisés ;
- les intoxications aiguës (produits chimiques), des infections nosocomiales
;
- accidents d'exposition au sang (AES) ;
- Pour ce qui concerne les infections, les catégories suivantes sont
identifiées :
- les maladies virales telles que le VIH/SIDA, l'hépatite virale B et A,
la fièvre hémorragique à virus d'Ebola ;
- les maladies bactériennes telles que la tuberculose, les streptocoques,
la fièvre typhoïde, etc.;
- les maladies parasitaires telles que la dysenterie amibienne, les
ascaridiases, etc. ;
- La contamination de la chaine alimentaire : les animaux domestiques en
quête de nourriture au niveau des décharges publiques ou sauvages
peuvent ingérer ces types de déchets, ce qui peut entraîner une
propagation potentielle de maladies et de contaminants chimiques à
travers la chaine alimentaire.
Les personnes exposées dans le processus de gestion des DBM sont
principalement :les professionnels de la santé, les techniciens de surface, les
agents d'entretien, les préposés à l'incinération, les agents des sociétés privées
de collecte des DBM, les récupérateurs informels (enfants de la rue, les
femmes, les malades mentaux, les populations).
4. Rôles et responsabilités des différents acteurs de la gestion des DBM
4.1 Personnel administratif
Le personnel administratif à l'image du Directeur de l'établissement
intervient à tous les niveaux du processus de gestion. Il doit :
- constituer le Comité de Gestion des DBM et nommer les différents
membres et leurs responsabilités ;
- établir un plan de gestion des déchets au niveau de l'établissement de
soins ;
- prévoir le budget spécifique à la rubrique gestion des déchets ;
- mettre à la disposition du personnel les moyens nécessaires (sacs et
poubelles de couleurs différentes recommandées, conteneurs, chariots...)
4.2 Responsable du service d'hygiène a l’hgr /Boma
Il représente l'acteur principal de la gestion des déchets au niveau de son
établissement. A cet effet, il est chargé de :
- coordonner l'élaboration du plan et des procédures internes de gestion
des DBM ;
- coordonner les opérations de gestion des déchets au niveau des
différents sites de production depuis la production jusqu'à l'évacuation
finale ;
- coordonner la mise en œuvre et du suivi du plan de gestion des DBM ;
- définir les rôles et responsabilités dans la gestion des DBM poste par poste
;
- collaborer avec les autorités municipales pour les questions relatives à
l'évacuation et l'enfouissement des déchets d'activités de soins à risque.
4.3 Personnel de soins
Constitué par l'ensemble des prestataires de soins médicaux et
paramédicaux, ils produisent les déchets biomédicaux et sont chargés du tri
systématique lors de cette production. Ce personnel doit :
- respecter le tri sélectif et le conditionnement correct des déchets ;
- s'assurer que les sacs sont remplis aux 3/4, et convenablement fermés.
5. Synthèse et analyse critique des études antérieures
En effet, KUYUMA, dans une étude transversale descriptive menée à
BUKAVU en septembre 2007 sur : « La prise en compte de la gestion des
déchets spéciaux (déchets biomédicaux) dans le processus de planification
communale » a trouvé dans la commune VI de Bamako, que des structures
sanitaires ne possèdent pas un dispositif approprié de gestion des déchets qui
sont produits. Ces déchets biomédicaux sont conditionnés en même temps
dans les mêmes poubelles que les déchets ordinaires et acheminés dans les
mêmes décharges.
Notre étude a porté spécifiquement en tant que structure de référence située
dans une commune urbaine. Elle a abordé le niveau d'implication des services
techniques municipaux dans la gestion des DBM produits à l’hôpital.
En plus, Mr LELO en novembre 2008 dans le cadre de son mémoire de fin d'études
réalisé une étude transversale à visée descriptive intitulée: « étude du système
de gestion des déchets biomédicaux dans le district sanitaire de mont-amba
(RDC) en 2012 : aspects techniques, coûts et financement » a révélé qu'en
matière d'implication des 39 élus et partenaires dans la gestion des DBM,
79,5% des acteurs interrogés pensent que les déchets biomédicaux ne
présentent pas de risques pour les populations exposées et les malades ;
84,6% pensent que le personnel et l'environnement n'encourent aucun risque.
La majorité des partenaires (94,9%) affirment que la gestion des DBM n'est pas
une priorité dans leur programme.
Moins d'un cinquième des acteurs (17,9%) s'implique réellement dans la gestion
des DBM. Cette implication s'est matérialisée par un appui en ressources
humaines et financières dans 12,8% des cas. Son étude a concerné
l'implication de plusieurs acteurs de développement dans la GDBM tandis
que la nôtre se limitera spécifiquement à
l'implication de la municipalité dans la gestion des déchets biomédicaux du
L’HGR/Boma dans la commune KABONDO.
En somme, ces études antérieures ont mis en évidence divers obstacles à la
gestion des déchets biomédicaux résumés comme suit: manque de matériels
et d'équipements adéquats, insuffisance de procédures adéquates de gestion
des DBM, insuffisance d'implication des municipalités. Au regard de ces
résultats, nous pensons que ceux de notre étude pourraient être un
complément pouvant contribuer à une meilleure gestion des DBM a
LHGR/BOMA.
CHAPITRE II. METHODOLOGIE
Section 1 : CHOIX ET DEFINITION DES METHODES
Pour attendre les objectifs fixes de notre travail, plusieurs méthodes ont été
utilisées :
§1 . METHODE DE RECHERCHE
Elle consiste à réunir les différentes des données et des informations
traitant de la gestion des déchets en général et en particulier ceux de la
gestion des biomédicaux relatifs à notre thème. Cela nous a permis d’avoir
beaucoup d’informations.
Les documents consultés sont entre autres des rapports d’études, des projets,
des guides, des manuels, des anciens rapports de stages et aussi des
recherches internet. L’objectif était d’avoir le maximum d’informations
disponibles concernant notre thème d’étude.
Il s'agit d'une étude de type transversal à visée descriptive
1.1 Description de la population d'étude
La population objet de notre étude est constituée par les services et unités de
soins à L’HGR/ Boma et les différents acteurs intervenant dans la gestion des
DBM et se répartit comme suit :
- Les services et unités de soins du LHGR/B.
Il comprend essentiellement le personnel administratif, médical, paramédical.
Le personnel administratif veille à l'organisation de la gestion des DBM tandis
que les autres constituent les acteurs qui produisent et trient les déchets
biomédicaux.
o le personnel administratif ;
Être un personnel administratif à l’hôpital général de Boma exerçant sa
profession dans les services du bloc moins 1 mois avant le début de l'enquête.
Être un chef de service, correspondant d'Hygiène en poste de travail au moins
1 avant le début de l'enquête a l’hôpital et accepté participer à l'enquête.
Les autres personnels de soins ;
Être un personnel soignant en poste de travail au moins six mois avant le
début de l'enquête a l’hgr /Boma et accepté participer à l'enquête.
1.2 Taille de l'échantillon.
Conformément aux critères d'inclusion que nous avons définis, notre
échantillon se compose comme suit :
5 services et unités de soins à L’HGR/Boma ;
3 membres de l'administration ;
5 Chefs de services ;
35 Correspondants d'hygiènes ;
49 Autres personnels de soins ;
8 Personnels de la société assainie ;
3 Personnels des STM.
Soit un total de 113 personnes à enquêter dans 5
services et unités de soins
à L’HGR/Boma
Pour la taille de l'échantillon des autres personnels des l’hôpital, l'OMS
préconisant un échantillon variant de 1 à 50% de la population cible45, nous
avons fait le choix de retenir 13% de l'effectif des autres personnels (291). Cela
nous donne un échantillon de 42 personnes.
1.3 Services enquêtés
Pour les services et unités de soins.
Le champ de notre étude concerne tous les services de production des
DBM disponibles a L’HGR/Boma. Le choix des services à enquêter a été
exhaustif Les services à enquêter l’hôpital dans le cadre de notre étude sont
au nombre de 37.
1.4 Personnel
Pour le personnel administratif ;
De façon raisonnée, le personnel suivant a été retenu au regard de leur
fonction administrative. Il s'agit du:
Directeur des Services Généraux ;
Directeur des Hospitalisations et de la Qualité des Soins ;
Le responsable du service de l'hygiène hospitalière ;
Il s'agit du personnel de soins administrant les soins aux malades et produisant
à cet effet des déchets biomédicaux dans les différents services et unités de
soins.
Nous avons procédé par un échantillonnage accidentel des agents du jour par
service retenu pour l'enquête. Cela a consisté à observer les agents qu'on
trouve en train de travailler (remplir ses tâches quotidiennes) et on coche la
grille d'observation. Si une norme est respectée on coche dans la case « Oui »
dans le cas contraire on coche dans la case. « Non »
SECTION 2. TECHNIQUE
§2.1 Mode opératoire des techniques de collecte
Il est ici question de l'ensemble des étapes depuis la production des déchets
dans l'établissement de santé, jusqu'à leur élimination finale. Toutefois, il
importe de préciser que quelque soit le type de DBM, le mode opératoire
commence toujours par
l’identification bien que la chronologie des étapes ultérieures varie selon que le
déchet serait liquide ou solide.
L’hygiène.
En termes de sécurité incendie, le local de stockage est considéré comme un
local à risque particulier. Ceci entraîne différentes mesures de prévention et de
sécurité qui doivent être respectées et notamment :
- les planchers hauts et parois verticales ;
- coupe-feu de degré une heure (risque moyen) ou deux heures (risque
important)
- aucune communication directe avec les locaux et dégagements
accessibles au public.
-
En termes d’hygiène :
- Le local doit être à l'abri des intempéries et de la chaleur ;
- Comporté toiture, ventilation et éclairage corrects ;
- Dispositif empêchant l'accès et la prolifération d'animaux ;
- parois et sols lavables ;
- Local réservé exclusivement aux produits sales es souillés ;
- Local identifié par rapport à son utilisation ;
- Local nettoyé de façon régulière ;
- Local n'acceptant que les déchets préalablement conditionnés.
Les pièces anatomiques si elles sont stockées, elles doivent 1'être à une
température comprise entre 0 et 5°c. Ce stockage doit impérativement se
faire dans une chambre
mortuaire ou bien une enceinte réfrigérée réservée à cet usage (un casier
frigorifique de la morgue peut être réservé à cet usage). Le délai de stockage
doit être déterminé. Il ne doit pas dépasser 48heures si les conditions requises
sont réunies. Il peut être de six jours pour les pièces anatomiques si elles sont
entreposées dans une enceinte frigorifique.
Pour BILA BILA (2010), il ‘est généralement le lieu où les chiffonniers, les
enfants d’âge scolaire peuvent s’infecter en cas de mauvais triage ou d’erreur
d’étiquetage ou en cas mauvais choix du site.
Il s’agit des moyens permettant d’acheminés les déchets d'un lieu vers les sites
de traitement ou d’entreposage en empruntant la voie publique. Pour
BINZANGI K(2011), ce transport peut être interne vers l’entreposage initial ou
externe vers l’entreposage intermédiaire ou final. L’évacuation périodique de
ces tas de DBM ou encore DASRI permet d’assurer l’hygiène recherchée. Les
conditions de transport doivent répondre aux exigences suivantes : - éviter le
contact accidentel avec les déchets pour tout acteur de la filière d'élimination
- limiter au maximum les manipulations
- limiter les risques en cas d'accident de la circulation
- répartir et fixer les obligations et les responsabilités de chaque
interlocuteur: producteur, transporteur, responsable du traitement
- permettre à chaque intervenant le suivi et le contrôle de la
filière sont considérés comme des matières dangereuses et font l'objet
de conventions le plus souvent. Dans tous les cas, ils doivent être
transportés dans des conditionnements particuliers garantissant le
respect des exigences. Les moyens utilisés pour le transport des déchets
biomédicaux doivent être réservés exclusivement à cet usage. Après
chaque usage, les véhicules et contenants sont nettoyés et désinfectés,
tant à l'extérieur qu'à 1'intérieur.
2.2.1 Le traitement
Le traitement permet d'enlever le pouvoir pathogène aux DBM avant leur
élimination définitive dans la nature. Il peut être réalisé à 1'intérieur de
l'établissement de soin ou à l'extérieur.
2.2.2. Techniques de traitement des DBM et inconvénients associés
Le traitement peut se faire de plusieurs manières : par recyclage, par
incinération, par désinfection, par enfouissement, par autoclavage, ou par
encapsulation.
2.2.3. Le recyclage
Le recyclage implique souvent des opérations, de sélection d’un certain
type de déchets qui seront ensuite soumis à des transformations sans
engendrer un changement profond de sa nature (plastiques). Dans les pays
pauvres, souligne BILA BILA(2010), le
recyclage se fait pour des économiques et revêt souvent la forme d’une
récupération sauvage qui expose les intéressés à de nombreux risques
sanitaires.
2.2.3 L’incinération
L’incinération consiste à brûler les déchets dans des incinérateurs à haute
température.
Les incinérateurs des métaux ou des matériels à forte teneur en métaux lourds
(plomb,mercure …) conduit au rejet dans l’environnement des substances
toxiques et des objets polluants. La toxine, le furane et les métaux sont
considérés comme polluant organiques qui s’accumule dans l’environnement.
Pour BINZANGI K (2011), les incinérateurs modernes Peuvent fonctionner à une
température comprise entre 800°c et 1000°c permettant d’éliminer les germes
et les objets piquants de façon efficace. Basse température (<
400°C) Il s’agit de la combustion en
plein air des déchets dans des fosses, des fûts, des incinérateurs à chambre
unique, etc. Les résidus et les cendres sont enfouis.
Comme avantage, on note qu’il y a réduction du volume et du poids des
déchets, pas de formation poussée nécessaire, désinfection relativement
efficace.
estime que cette technique peut nécessiter un combustible ou des déchets
secs pour mettre la combustion en route, combustion incomplète, risque de
stérilisation incomplète, risque de piqûres par les aiguilles dans la mesure où
elles ne sont pas détruites, émissions toxiques (métaux lourds, dioxines,
furanes, cendres volantes) qui présentent un risque pour la santé et ne sont
pas conformes à la réglementation sur l’hygiène de l’environnement, émission
d’importantes fumées et risque d’incendie, production de cendres dangereuses
contenant des métaux livides, des dioxines et des furannes risquant de polluer
le sol et l’eau, production des déchets secondaires.
Incinération à température moyenne (800-1000°C) L’incinération à
température relativement élevée (au-dessus de 800°C) ramène les déchets
combustibles à des produits incombustibles et entraîne une baisse
considérable du volume et du poids des déchets. La température élevée
atteinte au cours de l’incinération garantit une combustion complète et la
stérilisation des aiguilles utilisées. L’incinération produit une petite quantité de
cendres et de déchets qui doivent être enfouis.
En parlant désavantages concernant cette méthode, on fait allusion à la
réduction du volume et du poids des déchets, la réduction du matériel
infectieux, empêche la réutilisation des aiguilles, permet d’obtenir une
stérilisation complète des déchets contaminés.
Ce type de traitement comporte aussi des inconvénients car il peut nécessiter
un combustible ou des déchets secs pour mettre l’incinération en route et
entretenir des températures élevées, émissions toxiques possibles (métaux
lourds, dioxines, furannes,
cendres volantes) qui présentent un risque pour la santé et ne sont pas
conformes à la réglementation sur l’hygiène et de l’environnement, possibilité
de fumées épaisses production de cendres dangereuses contenant des métaux
livides, des dioxines et des furannes risquant de polluer le sol et l’eau,
l’exploitation du système exige du personnel formé, risque de piqûre par les
aiguilles dans la mesure où certaines peuvent ne pas être détruites.
Incinération à haute température (>1000°C) Ce type d’incinération offre
l’avantage d’une combustion complète ainsi que la stérilisation du matériel
d’injection ayant servi, l’émission des toxiques est réduite, la réduction du
volume des déchets est considérable. Cependant, on relève aussi le coût élevé
de toxiques possibles (métaux lourds, dioxines, furannes, cendres volantes) qui
présentent un risque pour la santé et ne sont pas conformes à la
réglementation sur l’hygiène de l’environnement en l’absence de dispositifs de
lutte contre la pollution, production de cendres dangereuses contenant des
métaux livides, des dioxines et des furannes risquant de polluer sol et l’eau.
2.2.4 La désinfection
La désinfection est le traitement des déchets par des désinfectants chimiques,
eau de javel par exemple (solution d’hypochlorite de sodium à 1 %). Comme
avantage, cette technique est simple, relativement bon marché, désinfectants
largement disponibles. Néanmoins, les désinfectants peuvent être corrosifs et
doivent être manipulés avec précaution, pour obtenir une bonne désinfection,
il faut respecter la concentration du désinfectant et la durée de contact, pas de
diminution du volume des déchets, risque pour l’environnement lors de
l’élimination des désinfectants, émissions aériennes non caractérisées.
2.2.5. L’enfouissement
C’est un procédé qui consiste à mettre les déchets sous le sol après triage,
sont concernés les déchets anatomiques, anatomiques les placentas. Ici les
côtés de la fosse seront recouverts d’un matériau ayant une faible perméabilité
; la fosse sera couverte et clôturée. Une fois pleine, elle sera scellée au moyen
de ciment, ou au moins les derniers 50 cm seront remplis de matériaux
compacts et la zone sera identifiée. Cette technique couramment d’usage
dans les facile, simple, adapté aux petites quantités de déchets et ne contient
pas de pollution atmosphérique (pas de combustion). Comme facteurs de
décision, on note le tri correct des déchets, la profondeur des nappes
phréatiques, la taille, le revêtement de la fosse, et risques à la saison des
pluies. La performance de cette technique dépend de la taille de la fosse.
Sans toutefois oublier de mentionner que le coût de la construction est faible, y
compris. Comme inconvénient, on que cette méthode nécessite un espace
disponible, la désinfection des déchets n’est pas complète, il y a un risque pour
la communauté si l’enfouissement n’est pas bien fait, risque d’accès de
personnes non autorisées, les déchets Conservent leurs volumes, l’espace peut
être remplie rapidement et risque de pollution du sol et de l’eau est
possible. Dans le cas de l’utilisation d’une fosse
d’enfouissement cimentée pour les déchets perforants, la fosse est couverte et
ne laisse qu’un accès limité pour les déchets perforants.
Elle est remplie de ciment une fois pleine. Si cette technique est simple et
adaptée aux grandes quantités d’aiguilles, et qu’elle n’émet pas de pollution
atmosphérique (pas de combustion), il n’en demeure pas moins vrai qu’elle
présente quelques risques. On enregistre en effet qu’il faut un espace
disponible, pas de désinfection des déchets, pas de réduction du volume,
risque de pollution du sol et de l’eau.
2.2.6 L’autoclavage et de micro-onde
Dans le cas de l’autoclave, les déchets sont introduits dans une grande étuve
où ils sont stérilisés par la chaleur et sous pression. Pour ADoum (2009), le
système d’autoclave et de micro-onde est le plus souvent utilisé dans les
laboratoires d’analyses médicales où on trouve des milieux de cultures et des
déchets très infectieux et où une réutilisation du matériel est envisagée. Dans
le cas de la micro-onde, les micro-organismes sont détruits par l’action des
micro-ondes qui chauffent rapidement l’eau contenue dans les déchets.
Comme atouts, on peut dire que cette technique permet une stérilisation
totale d’un grand nombre de types de déchets, le matériel d’injection usagé
par exemple. On peut également noter la réduction importante du volume des
déchets, les déchets ne sont pas reconnaissables, pas d’écoulement de liquide.
En effet, les conséquences nuisibles pour l’environnement sont réduites.
L’autoclave facilite le recyclage du plastique, associé au déchiquetage, il
permet de réduire le volume des déchets et de les traiter en toute sécurité
comme des déchets ménagers solides. Pourtant, l’exploitation et la
maintenance nécessitent du personnel bien formé, il est susceptible d’émettre
des vapeurs organiques volatiles au cours de la dépressurisation et de
l’ouverture de la chambre, pas adapté à tous les types de déchets, apparence
des déchets inchangée, poids des déchets inchangé, traitement ultérieur
indispensable pour éviter la réutilisation (déchiquetage, par exemple), les
déchets stériles ainsi obtenus doivent cependant être éliminés. Après
autoclavage, les déchets sont souvent introduits dans un déchiqueteur
mécanique qui diminue le volume. Il existe divers modèles commerciaux
fabriqués localement. On note comme avantage la réduction du volume des
déchets, ce procédé facilite le recyclage des matières plastiques ; les déchets
peuvent être manipulés comme des déchets ménagers solides. Pour un
broyeur à grains fabriqué localement, le coût est peu élevé alors
2.2.7 L’encapsulation
Ici, les conteneurs de sécurité remplis ou les aiguilles désinfectées sont placés
dans des récipients en plastique de haute densité ou des fûts métalliques. Une
fois le conteneur plein, on ajoute un matériau qui enrobe les déchets : mousse
plastique, sable, ciment ou argile.
Après séchage, les conteneurs sont scellés et éliminés dans des décharges ou
des fosses d’enfouissement. Comme avantage, on relève que cette technique
est facile et simple ; elle empêche la réutilisation des aiguilles, empêche les
accidents et infections par objets perforants des personnels chargés des
déchets et des récupérateurs, pas de pollution atmosphérique un espace
disponible, pas de réduction du volume, pas de désinfection des déchets,
risque de pollution du sol et de l’eau.
Au terme de cette section, on peut retenir que la plupart des formations
sanitaires disposent d’incinérateur de type Montfort ou autres brûleurs
artisanal dans lesquels les DBM
sont incinérés ou qui permettent tout au moins d’incinérer plus ou moins
efficacement les DBM dans des endroits précis (cela évite les rejets
anarchiques avec les ordures de type ménager). Rappelons au moins que les
déchets, lorsqu’ils sont brûlés à l’air libre constitue une source majeure de
pollution et de nuisances pour le milieu environnant. Par ailleurs, les déchets
liquides sont souvent traités comme les eaux usées domestiques et leur
évacuation s’effectue dans le réseau d’égout, des puits perdus ou dans la
nature sans traitement préalable.
Dans certaines formations sanitaires, les déchets liquides sont collectés dans
des fosses septiques dont la vidange laisse à désirer. L’effet toxique de ces
déchets est à relever et il est donc indispensable de mener un examen
particulier malgré la faiblesse des volumes concernés. Aperçu des solutions
employées dans le pays
2.2.8 Mode opératoire des techniques de collecte
Il est ici question de l'ensemble des étapes depuis la production des déchets
dans l'établissement de santé, jusqu'à leur élimination finale. Toutefois, il
importe de préciser que quel que soit le type de DBM, le mode opératoire
commence toujours par l’identification bien que la chronologie des étapes
ultérieures varie selon que le déchet serait liquide ou solide. On peut alors
avoir la figure 01 ci-dessous Figure 01. Mode opératoire des techniques
de collecte et d’élimination des DBM déchets solides Déchets
liquides
o 2.2.9 L’identification
Les déchets sont identifiés par des systèmes de tri, d’emballage et
d’étiquetage. En effet, il est important qu’une fois les DBM identifiés, qu’ils
soient conservés dans des conditions de sécurités adéquates. Le tri consiste à
faire une sélection des déchets selon leur catégorisation. Le tri se fait à la
source même du déchet ou le plus près du lieu de production car, le tri à la
production est le garant de la sécurité tout le long de la filière d'élimination. Un
tri rigoureux des DBM permet de garantir :
- le respect des règles d'hygiène ;
- la sécurité des personnes (le personnel de l'établissement de soins, le
personnel de la filière d'élimination et le grand public);
- la protection de 1'environnement ;
- le respect de la réglementation ;
- le contrôle de 1'incidence économique de 1'élimination des DBM.
Le conditionnement constitue une barrière physique contre les déchets
blessants et les microorganismes pathogènes. Il se fait dès le tri, sur le lieu de
production du déchet et consiste à emballer le plutôt possible dans des
conteneurs en vue d’une élimination soigneuse et d’éviter les effets néfastes
de ces déchets. L’étiquetage est un marquage spécifique des différents
conteneurs à l’aide d’étiquette afin d’éviter toute confusion lors des
manipulations ultérieures.
2.3 La collecte
Cette étape va concerner le ramassage et le rassemblement des déchets des
différents services vers les dépôts d’ordures (poubelles, lieux de
décontamination des matériels usagers...) ; c’est donc le tri à la source, à
chaque type de déchets est affectée une poubelle de couleur spécifique (8).
2.3.1 L’évacuation
Cette étape qui regroupe l’entreposage et le transport permet 1'enlèvement
des DBM des lieux de production.
C’est le lieu de dépôt des déchets à l’intérieur de la structure, ou site
intermédiaire à l’intérieur de la ville ou externe à l’extérieur de la ville. Il
consiste à regrouper les déchets biomédicaux en un lieu avant leur traitement.
Le stockage peut se faire à l'intérieur de l'établissement de soins ou à
l'extérieur si le traitement est fait en dehors de la structure. Dans tous les cas,
le stockage est réglementé à travers deux grands thèmes : la sécurité incendie
et l'hygiène.
En termes de sécurité incendie, le local de stockage est considéré comme un
local à risque particulier. Ceci entraîne différentes mesures de prévention et de
sécurité qui doivent être respectées et notamment :
- les planchers hauts et parois verticales ;
- coupe-feu de degré une heure (risque moyen) ou deux heures (risque
important)
- aucune communication directe avec les locaux et dégagements
accessibles au public.
En termes d’hygiène :
- Le local doit être à l'abri des intempéries et de la chaleur ;
- Comporté toiture, ventilation et éclairage corrects ;
- Dispositif empêchant l'accès et la prolifération d'animaux ;
- parois et sols lavables ;
- Local réservé exclusivement aux produits sales es souillés ;
- Local identifié par rapport à son utilisation ;
- Local nettoyé de façon régulière ;
- Local n'acceptant que les déchets préalablement conditionnés.
Les pièces anatomiques si elles sont stockées, elles doivent 1'être à une
température comprise entre 0 et 5°c. Ce stockage doit impérativement se faire
dans une chambre mortuaire ou bien une enceinte réfrigérée réservée à cet
usage (un casier frigorifique de la morgue peut être réservé à cet usage). Le
délai de stockage doit être déterminé. Il ne doit pas dépasser 48 heures si les
conditions requises sont réunies. Il peut être de six jours pour les pièces
anatomiques si elles sont entreposées dans une enceinte frigorifique. Pour
BINZANGI (2002), il est généralement le lieu où les chiffonniers, les enfants
d’âge scolaire peuvent s’infecter en cas de mauvais triage ou d’erreur
d’étiquetage ou en cas mauvais choix du site.
Le transport
Il s’agit des moyens permettant d’acheminés les déchets d'un lieu vers les sites
de traitement ou d’entreposage en empruntant la voie publique. Pour BILA BILA
(2010), ce transport peut être interne vers l’entreposage initial ou externe vers
l’entreposage intermédiaire ou final.
Comme des matières dangereuses et font l'objet de
conventions le plus souvent. Dans tous les cas, ils doivent être transportés
dans des conditionnements particuliers garantissant le respect des exigences.
Les moyens utilisés pour le transport des déchets biomédicaux doivent être
réservés exclusivement à cet usage. Après chaque usage, les véhicules et
contenants sont nettoyés et désinfectés, tant à l'extérieur qu'à 1'intérieur.. .
§3. DEVIS ET BUDGET DU PROJET
Les outils de collecte des données utilisés ont été élaborés en fonction des
techniques de collecte des données. Ce sont :
L’entretien du projet
Un guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention pour apprécier
l'organisation de la gestion des DBM, la disponibilité des ressources ;
l'implication des STM et d'émettre des suggestions qui permettront d'améliorer
la gestion des déchets biomédicaux a l’hôpital ;
Un guide d'entretien individuel semi-structuré à l'intention du personnel des
STM pour apprécier l'implication des STM et d'émettre des suggestions qui
permettront d'améliorer la gestion des déchets biomédicaux a l’hôpital;
Une liste de vérification afin d'apprécier la disponibilité du matériel et
équipements, des documents de stratégie et cadre réglementaire la gestion
des DBM ;
Une liste de vérification pour témoigner de la disponibilité des procédures et
normes écrites de gestion des DBM dans les services et unités de soins ;
Une grille d'observation l'intention des autres personnels de soins afin de
vérifier l'application des normes de gestion des DBM pendant la dispensation
des soins.
Dans le questionnaire auto-administré adresse aux chefs de services, ,
correspondants d'hygiènes la question suivante a été supprimée :Parmi les
procédures de gestion des DBM suivantes cochez celle(s) qui sont appliquées
dans votre service :
-la collecte / / -le tri / / -le transport / /
-l'élimination / / -le traitement / / -le stockage / /
Questions reformulées
Dans le guide d'entretien individuel semi-structuré adressé à l'intention du
personnel des STM, la question : Disposez-vous d'un CET fonctionnel dans la
commune ?Oui / / Non
/ / a été reformulée de la façon suivante :Disposez-vous d'un site aménagé et
protégé pour recevoir les DBM ?Oui / / Non / /.
3.1 Déroulement de l'enquête du projet
Notre étude a été effectuée en trois étapes :
o Etape préparatoire.
Elle a consisté à des visites d'information et de prises de contact avec les
différents responsables de l’hôpital, l’administrateur gestionnaire (AGT) d'où
nous avons obtenu l'assistance nécessaire des responsables, permettant
l'accès à certaines données et documents et de s'entretenir avec quelques
acteurs de la gestion des DBM puis nous avons introduit une demande auprès
de Médecin directeur en date du 12 novembre 2024.
Etape pré-enquête.
· Choix et formation des enquêteurs
Après avoir reçu l'autorisation d'enquête au médecin Directeur, nous avons eu
recours à deux (02) IDE et deux (02) IB pour réaliser l'enquête. Une formation
d'une journée a été organisée pour leur permettre de se familiariser aux
différents outils de collecte des données et surtout d'harmoniser la
compréhension des items. Elle a eu lieu le 02 mai 2025.
3.2 Considérations éthiques
Pendant l'enquête, nous avons respecté la dignité et la pudeur des malades,
ainsi que la discrétion sur tous ceux dont on a pu voir, lire, ou entendre sur la
structure à l'occasion de notre enquête. Nous avons également préservé
l'anonymat lors de l'administration des questions et obtenu le consentement
éclairé de l’appart des enquêtés. Les personnes interrogées ont été informées
du but, des objectifs de l’étude et sur l'importance de leur participation. La
liberté d'expression, l'anonymat et la confidentialité des informations
recueillies auprès des enquêtés ont été rigoureusement respectés et la
participation à l'étude a été volontaire pour tous.
3.3 Difficultés rencontrées
Nous avons été confronté à un certain nombre de difficultés dont :
Le non disponibilité de certaines personnes ressources a occasionné des
reports de rendez-vous prolongeant ainsi la durée de la collecte des données
Le non-retour à temps de certaines fiches d'enquêtes a été un handicap
important dans la réalisation de cette enquête. A cela s'ajoute les lourdeurs
administratives lors de l'élaboration et la délivrance de certains actes
administratifs. Le contact difficile avec certains agents, marqué par la réticence
et le refus.
Notre enquête s'est limitée aux déchets biomédicaux courants sans prendre en
compte les décès, les parties organiques, les résidus des produits chimiques et
radioactifs qui sont également des déchets. En effet, ces déchets sont
complexes et sont régis par des textes réglementaires plus rigoureux. Ces
éléments constituent donc des limites objectives qui ne devraient pas pour
autant remettre en cause la réalité des résultats trouvé.
Sur sais nous avons trouvés Un certain nombre de ressource a mobilisé pour la
réussite du devis et budget du projet s’agit des ressources humaines et des
ressources matérielles.
3.4 Ressources humaines
Elle est composées des techniciens de surface (garçons et filles de salle,
manœuvres) des surveillants d’unités de soins (SOS) et des chefs de service.
3.5 Ressources matérielles
Pour effectuer notre étude, nous avons fait recours aux matériels et outils
suivant :
- Des guides d’entretiens qui nous permis de collecter les informations
auprès de certains acteurs de la gestion des DBM (personnel médical et
paramédical, personnel administratifs responsable charge de l’hygiène
des garçons et filles de salles/technicien de surface et manœuvre) ;.
- Des équipements de protection individuelle (EPI) composé d’une paire de
botte, des gants, des lunettes, des bavettes, des matériels (poubelles,
sachets de poubelles).