0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues40 pages

Chap Intro

Le document présente un module de comptabilité publique pour les étudiants de 3ème année à l'ISCAE Manouba, comprenant divers chapitres sur les principes, le cadre réglementaire et les normes comptables publiques. Il détaille également les instances compétentes en matière de comptabilité publique en Tunisie, ainsi que les objectifs et l'utilité de cette discipline. Enfin, il aborde la distinction entre comptabilité publique et comptabilité privée, ainsi que les responsabilités des différents acteurs impliqués.

Transféré par

Amina Amouna
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues40 pages

Chap Intro

Le document présente un module de comptabilité publique pour les étudiants de 3ème année à l'ISCAE Manouba, comprenant divers chapitres sur les principes, le cadre réglementaire et les normes comptables publiques. Il détaille également les instances compétentes en matière de comptabilité publique en Tunisie, ainsi que les objectifs et l'utilité de cette discipline. Enfin, il aborde la distinction entre comptabilité publique et comptabilité privée, ainsi que les responsabilités des différents acteurs impliqués.

Transféré par

Amina Amouna
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ISCAE Manouba

Comptabilité Publique

3ème année LFC


Equipe pédagogique : Rahma Ben Salem, Rim Tarfaoui, Ahmed Aloui, Amani Hannachi, Ahmed Boussaidi
et Rafik Jarray

2024/2025
2 Plan du module

 Chapitre introductif : Généralités sur la comptabilité publique


 Chapitre 1 : Les caractéristiques de la comptabilité publique
 Chapitre 2 : Le cadre conceptuel de l’information financière des
entités du secteur public (arrêté du ministre des finances 2019)
 Chapitre 3 : Les normes comptables publiques
Cas pratique : les immobilisations corporelles (NCE 02)
 Chapitre 4 : La normalisation comptable publique internationale
3 Les thèmes à exposer

1. Les principes de la comptabilité publique


2. Le champ d’application de la comptabilité publique
3. La différence entre comptabilité générale, comptabilité
d’budgétaire et comptabilité analytique
4. Les immobilisations corporelles NCE 02
5. Le processus d’élaboration des normes publiques en Tunisie
6. Les concepts fondamentaux
7. La normalisation comptable internationale
4

Chapitre introductif :

Généralités sur la comptabilité publique


5 Plan du chapitre introductif

 Définition de la comptabilité publique


 Objectifs et utilité
 Cadre réglementaire
 Instances compétentes
 Entités du Secteur Public
 Budget et Loi des finances
6 Définition de la comptabilité publique
Le domaine de la comptabilité publique comporte l'ensemble des
règles juridiques qui régissent les obligations et les responsabilités
des ordonnateurs, des comptables et autres agents chargés de
l'exécution des budgets et des autres opérations financières de
l'Etat, des collectivités locales et des établissements publics, ainsi
que les règles techniques qui déterminent les modalités
d'enregistrement des opérations susvisées, les documents
comptables ainsi que la contexture et les modalités de
présentation des comptes publics. (Ministère des finances)
7 Définition de la comptabilité publique
 Notions voisines:
 La comptabilité privée, ou comptabilité générale, enregistre les flux financiers d'une
organisation privée (association, entreprise ou d'une société).
 La comptabilité publique enregistre les flux financiers d'une entité publique, d'un État,
d'une collectivité locale ou une administration.
 La comptabilité nationale est la réunion de la comptabilité publique et de la
comptabilité privée. Elle a pour objectif de quantifier le niveau de l'activité
économique d'un pays (les agrégats économiques PIB, PNB….).
8
Objectifs et utilité

 La CP est une pratique sociale et institutionnelle qui vise à:


 Informer sur la performance du gouvernement et sa capacité d’honorer ses
engagements
 Assurer la bonne gestion et le contrôle des fonds publics (contrôle de légalité des
opérations des recettes et des dépenses)
 Protéger le trésor public contre la fraude et le gaspillage
 Remplir des missions de service public et non pas réaliser des profits
 Donner la possibilité aux autorités publiques compétentes de prendre les
décisions financières et de les corriger à la lumière des résultats obtenus (exple: la
loi des finances complémentaires qui rectifie la loi des finances initiale)
9
Objectifs et utilité

 Favoriser la prise de décision


 Apprécier la reddition des comptes
 Évaluer la performance des entités gouvernementales
 S’assurer de la bonne allocation des fonds publics

La bonne gouvernance La transparence La redevabilité


10 Cadre réglementaire

 Le cadre légal et règlementaire dans lequel opère la comptabilité publique


est très vaste compte tenu de la multitude et de la variété des opérations
financières et comptables induites par l'activité des entités publiques,

Textes législatifs Textes règlementaires


Cadre réglementaire
11
Textes législatifs

 La première loi organique du budget (LOB) n° 60-1 du 12 mars 1960


 Loi n°67-53 du 8 décembre 1967 portant loi organique du budget telle que modifiée
notamment par la loi n°2004-42 du 13 mai 2004;
 Loi 68-8 du 8 mars 1968 portant organisation de la cour des comptes telle que modifiée
notamment par la loi organique n°2008-3 du 29 janvier 2008;
 Loi 75-35 du 14 mai 1975 portant loi organique du budget des collectivités locales telle
que modifiée notamment par la loi organique n°2007-65 du 18 décembre 2007;
 Loi N°88-62 du 2 Juin 1988 Portant refonte de la Réglementation relative au droit de
consommation;
 Code de la comptabilité publique promulgué par la loi n°73-81 du 31 décembre 1973, tel
que modifié notamment par la loi des finances pour la gestion 2010;
 Code de la TVA promulgué par la loi N°88-61 du 2 Juin 1988;
Cadre réglementaire
12
Textes législatifs

 Loi N°88-62 du 2 Juin 1988 Portant refonte de la Réglementation relative au droit de


consommation;
 Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés
promulgué par la loi N°89-114 du 30 Décembre 1989;
 Code des droits d'enregistrement et de timbre promulgué par la loi N°93-53 du 17 Mai 1993;
 Code d'indication aux investissements promulgué par la loi N°93-120 du 27 Décembre 1993;
 Code de la fiscalité locale promulgué par la loi N°97-11 du 3 Février 1997;
 Code des droits et procédures fiscaux promulgué par la loi N°2000-82 du 09 Août 2000;
 Code de la route tel que modifié et complété notamment par la loi N° 2006 – 54 du 28 Juillet
2006.
Cadre réglementaire
13
Textes règlementaires
 Décret n°71-218 du 29 mai 1971 relatif au fonctionnement de la cour des comptes;
 Décret n°71-219 du 29 mai 1971 portant désignation des comptables dont les comptes,
sont soumis à la juridiction de la cour des comptes tel que modifié par le décret n°86-820
du 22 août 1986;
 Décret n°89-1999 du 31 décembre 1989 relatif au contrôle des dépenses publiques tel que
modifié par le décret n°98-433 du 23 février 1998;
 Décret n°2002-3158 du 17 décembre 2002 portant réglementation des marchés publics tel
que modifié par le décret n°2006-2167 du 10 août 2006;
 Décret n°2007-1198 du 14 mai 2007 modifiant et complétant le décret n°91-556 du 23 avril
1991 portant organisation du ministère des finances;
 Décret n°2006-995 du 3 avril 2006 modifiant et complétant le décret n°1999-630 du 22
mars 1999 relatif à la réorganisation des postes comptables relevant du Ministère des
Finances;
14
Instances compétentes
 Le Conseil National des Normes des Comptes Publics (CNNCP) est un organe normatif
placé sous l’autorité du ministre des finances ayant pour objectifs d’établir des règles
communes dans le double but d’uniformiser et de rationaliser la présentation des informations
comptables et de contribuer à l’harmonisation et à l’amélioration des pratiques comptables.

Président

Secrétariat
Général

Comité

Commission des Commission des


Commission des
normes des normes des comptes
normes des
comptes des des établissements
comptes de l’Etat
collectivités locales publics
15 Instances compétentes

 La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Recouvrement (DGCPR) a pour


missions principales le recouvrement des recettes revenant à l'Etat, aux établissements publics et
aux collectivités locales, le contrôle et le paiement des dépenses publiques, la tenue des comptes
publics ainsi que la production de l'information financière et comptable relative à l'exécution des
opérations budgétaires et de la trésorerie des structures publiques régies par le code de la
comptabilité publique
16 Instances compétentes

 Les intervenants de la DGCPR :


 Le trésorier général de la Tunisie
 Le payeur général
 Le payeur départemental: (7 Payeurs Départementaux)
 25 Trésoriers Régionaux des Finances
 24 Receveurs des Conseils de Régions
 241 Receveurs des Finances
 56 Receveurs Municipaux
 Le garde magasin du Timbre
 84 Comptables auprès des postes diplomatiques et consulaires à l'étranger
 548 agents comptables chargés avec le concours des receveurs des finances de la gestion de
2092 établissements publics
17 Instances compétentes

 Les intervenants de la DGCPR :


 Le trésorier général de la Tunisie :
 Est le comptable central du trésor qui gère le compte courant du Trésor ouvert à la Banque Centrale de
Tunisie, centralise dans ses écritures les opérations budgétaires et de trésorerie effectuées par les comptables
de l’Etat et dresser les comptes annuels de l’Etat
 Est le comptable payeur des dépenses publiques engagées, ordonnancées et imputables sur les fonds de trésor
 Est dépositaire des titres, créances et valeurs appartenant à l’Etat et il en prend charge dans sa comptabilité
 Est chargé de la gestion des dépôts et consignations
 Est l’agent comptable de la dette publique
18 Instances compétentes

 Les intervenants de la DGCPR :


 Le payeur général:
 Est chargé du paiement des dépenses de l’Etat et de la mise en état d’examen des comptes de
gestion présentés par les payeurs et les comptables des postes diplomatiques et consulaires à
l’étranger et du visa pour conformité desdits comptes avant de les transmettre au greffe de la cour
des comptes.
 Procède au contrôle et à la vérification des opérations comptables effectuées par les payeurs et les
comptables des postes diplomatiques et consulaires à l’étranger.
 Le payeur départemental (7 Payeurs Départementaux): c’est le comptable qui effectue toutes
les dépenses et les recettes budgétaires et les opérations de trésorerie découlant de sa fonction de
payeur.
19 Instances compétentes

 Les intervenants de la DGCPR :


 25 Trésoriers Régionaux des Finances:
 Procèdent au contrôle et à la vérification des opérations comptables tant en recettes qu’en dépenses
 Effectuent pour le compte du Trésorier Général les opérations de mouvement de fonds au plan
régional,
 Sont chargés de la gestion des dépôts et consignations se rattachant aux services du trésor.
20 Instances compétentes

 Les intervenants de la DGCPR :


 24 Receveurs des Conseils de Régions: Sont des receveurs des finances chargés de la gestion
comptable du conseil de région. Ils sont comptables payeurs des dépenses mandatées sur le budget
et ils procèdent au recouvrement des recettes leurs revenant et tiennent leur comptabilité.
 241 Receveurs des Finances:
 Ils effectuent le recouvrement des impôts, taxes, produits et revenus de l’Etat
 Ils procèdent à la liquidation et à la perception des droits au comptant (vignettes, enregistrement
des actes suite à la vente des terrains ou immeubles….)
 Ils sont de plein droit, comptables des collectivités publiques locales de leurs circonscriptions
respectives
 Ils sont seuls chargés de la prise en charge et du recouvrement des produits, créances et revenus
établis par les autorités administratives ou judiciaires
21 Instances compétentes

 Les intervenants de la DGCPR :


 56 Receveurs Municipaux: Sont des receveurs des finances chargés de la gestion comptable d'une
ou plusieurs communes. Ils sont comptables payeurs des dépenses mandatées sur le budget de ces
communes, procèdent au recouvrement des recettes leurs revenant et tiennent leur comptabilité.
 Le garde magasin du Timbre: Il est chargé de la gestion comptable du magasin du timbre. Il
prend en charge dans ses écritures les timbres mobiles et les vignettes destinés à la vente et dont la
garde lui est confiée et veille à leur conservation en vue d’approvisionner les recettes des finances
chargées de la débite.
22 Instances compétentes

 Les intervenants de la DGCPR :


 84 Comptables auprès des postes diplomatiques et consulaires à l'étranger: Auprès de chaque
ambassade ou consulat est placé un agent comptable. Il est chargé de l’encaissement des recettes
du poste auprès duquel il est affecté et du paiement des dépenses engagées et liquidées par
l'ordonnateur du poste ainsi que de la réception, de la conservation et de la comptabilisation des
biens mobiliers affectés audit poste.
 548 agents comptables chargés avec le concours des receveurs des finances de la gestion de
2092 établissements publics: Ils concourent avec les receveurs des finances à la gestion
comptable de ces établissements. Ils sont nommés par arrêté du ministre des finances et ils relèvent
de son autorité. Ils sont comptables payeurs des dépenses mandatées sur le budget desdits
établissements, procèdent au recouvrement des recettes leurs revenant et tiennent leur comptabilité.
23 Instances compétentes

 Les autres intervenants de la DGCPR :


 La Direction Générale du Contrôle des Dépenses Publiques
 Les commissions des marchés
 Le Contrôle Général des Services Publics
 Le Contrôle Général des Finances (CGF)
 Le Contrôle Général des Domaines de l'Etat et des Affaires Foncières
 Les inspections départementales
 La cour de discipline financière
 Le Haut Comité du Contrôle Administratif et Financier
 La cour des comptes
24 Instances compétentes

 Les autres intervenants de la DGCPR :


 La Direction Générale du Contrôle des Dépenses Publiques: relève du Premier Ministère.
 assurer le contrôle préalable des engagements par le biais du corps des contrôleurs des dépenses
qui sont chargés de :
 vérifier la régularité des dépenses de l'Etat, des établissements publics à caractère administratif et
des collectivités locales
 viser les demandes de virement de crédit;
 viser les situations trimestrielles et annuelles des dépenses engagées et ordonnancées, que les
ordonnateurs sont tenus de transmettre à la Cour des Comptes .
25 Instances compétentes

 Les autres intervenants de la DGCPR :


 Les commissions des marchés sont chargées de:
 l’examen de la régularité des procédures de recours à la concurrence;
 la sincérité et la transparence des procédures de passation des marchés;
 s’assurer du caractère acceptable des conditions administratives, financières et techniques.
 Ce contrôle est également exercé après achèvement des prestations au moment du règlement
définitif du marché
26 Instances compétentes

 Les autres intervenants de la DGCPR :


 Le Contrôle Général des Services Publics relève du Premier Ministère.
 est chargé du contrôle supérieur des services de l'Etat, des établissements publics,
des collectivités locales, ainsi que des offices, sociétés nationale
 donne son avis sur les mesures législatives ou réglementaires qui tendent à
organiser les structures et les méthodes de travail des services publics.
 effectue toutes enquêtes ou missions particulières qui lui sont confiées.
27
Instances compétentes
 Les autres intervenants de la DGCPR :
 Le Contrôle Général des Finances (CGF): relève du Ministère des Finances. Il est chargé du
contrôle financier :
 des services de l'Etat, des EPA et des collectivités locales, des offices, sociétés nationales,…….
 Il effectue en outre toutes enquêtes ou missions particulières ou réglementaires à caractère
financier
 Le Contrôle Général des Domaines de l'Etat et des Affaires Foncières: relève du Ministère des
domaines de l'Etat et des affaires foncières, il est chargé :
 d'assurer le contrôle des services de l'Etat en ce qui concerne la gestion, l'utilisation et l'entretien ou
la maintenance des biens meubles et immeubles de l'Etat
 d'effectuer le suivi auprès des collectivités locales, établissements et entreprises publiques en ce qui
concerne la gestion, l'utilisation et l'entretien ou la maintenance des biens meubles et immeubles.
28 Instances compétentes

 Les autres intervenants de la DGCPR :


 Les inspections départementales: Outre leurs inspections techniques, la plupart des ministères
disposent d'inspections administratives et financières rattachées directement au Ministre et
chargées de vérifier la gestion des services centraux et régionaux du département concerné ainsi
que les organismes placés sous sa tutelle. La Direction Générale de la Comptabilité Publique
dispose d’un corps d’inspecteurs chargés de vérifier la gestion des comptables publics.
 La cour de discipline financière: Elle sanctionne les fautes de gestion commises à l'égard de
l'Etat, des collectivités locales des EPA et des entreprises publiques et contribue ainsi à assurer la
bonne gestion des deniers publics.
29 Instances compétentes

 Les autres intervenants de la DGCPR :


 Le Haut Comité du Contrôle Administratif et Financier: relève de la Présidence de la
République.
 Assurer une meilleure coordination entre les programmes d'intervention des différentes instances
de contrôle et d'inspection d'une part et un meilleur suivi des résultats de vérification et des
recommandations émises
 Coordonner, étudier et exploiter les programmes d'intervention des organes de contrôle général et
d’inspection
 Emettre un avis sur les projets de textes législatifs ou réglementaires qui lui sont soumis et qui
visent à faire évoluer l'efficacité de l'action des organes de contrôle administratif et financier
30 Instances compétentes

 Les autres intervenants de la DGCPR :


 La cour des comptes :c’est l'institution supérieure de contrôle des finances de l'Etat, des
collectivités locales et des établissements publics administratifs.
 Elle dispose d'un pouvoir de juridiction sur les comptables publics et d'un pouvoir de contrôle sur
les ordonnateurs.
 Elle est chargée en outre de l'examen des comptes et de la gestion économique et financière des
entreprises publiques. Elle apprécie les résultats du concours économique et financier de l'Etat, des
gouvernorats ou des communes.
 Elle juge les comptes de tous les comptables publics à l'exception des comptes des communes et
des établissements publics dont le budget annuel ordinaire ne dépasse pas le montant de un million
de dinars. Ces comptes sont apurés administrativement par le ministre des finances.
31 Entités du Secteur Public

 Les entités du secteur public (ESP) regroupent l’Etat, les collectivités locales et les
établissements publics soumis au code de la comptabilité publique ainsi que tout autre
organisme assujetti à la tenue d’une comptabilité publique et dont le budget est
rattaché pour ordre à celui de l’Etat.
 Les ESP fournissent des biens ou des services publics et sont financées, gérées et
contrôlées par l’Etat, contrairement aux entreprises du secteur privé qui cherchent à
réaliser des bénéfices et à maintenir une bonne image de marque sur le marché.
 Les ESP ont pour objectifs d’offrir des services de base, d’assurer une protection
sociale et de préserver le bien être des citoyens du pays.
32 Entités du Secteur Public

 Spécificités (à voir dans le chap. 2):


 rôle des entités du secteur public
 caractère obligatoire et unilatéral des actes des entités du secteur public
 reddition de comptes
 performance publique
 importance du budget
 nature des ressources
 opérations sans contrepartie directe
33 Budget et Loi de finances

 Le budget de l’État constitue l’instrument le plus important du gouvernement pour


atteindre les objectifs de développement du pays, il représente une traduction
financière des orientations des pouvoirs publics et reflète la politique économique et
sociale du pays et l’effort financier consenti par l’Etat dans la gestion des affaires
publique.

 « La loi de finances prévoit chaque année, l’ensemble des ressources et des charges de
l’Etat, arrête l’équilibre budgétaire qui en résulte et précise leur nature et leur
répartition. Elle les autorise dans le cadre des plans de développement, du budget
économique et dans le cadre du budget à moyen terme, conformément aux objectifs et
aux résultats attendus des programmes prévus par ladite loi et sur la base des
équilibres généraux. » Art. 4 de LOB 2019
34 Budget et Loi de finances

 La loi de finances comprend les différentes dispositions juridiques relatives aux


recettes et aux charges de l'Etat, les modalités de leur application et de leur contrôle
ainsi que le budget de l'Etat. C’est un acte de prévision et d’autorisation.
 « La loi de finances prévoit chaque année, l’ensemble des ressources et des charges de
l’Etat, arrête l’équilibre budgétaire qui en résulte et précise leur nature et leur
répartition. Elle les autorise dans le cadre des plans de développement, du budget
économique et dans le cadre du budget à moyen terme, conformément aux objectifs et
aux résultats attendus des programmes prévus par ladite loi et sur la base des
équilibres généraux. » Art. 4 de LOB 2019
35 Budget et Loi de finances

 « Le Chef du Gouvernement arrête les orientations générales du budget de l’Etat


dans le cadre de la politique générale de l’Etat qu’il aura déterminée dans le cadre
des plans de développement. » Art. 6 de LOB 2019
 « Le ministre chargé des finances assure l’élaboration et le suivi de l'exécution du
budget afin d’honorer les engagements et les obligations de l’Etat et de préserver
ses équilibres financiers dans un cadre de soutenabilité du budget. » Art. 7 de
LOB 2019
 « L’année budgétaire commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de la
même année. » Art. 9 de LOB 2019
 « L’Assemblée des représentants du peuple assure le suivi et le contrôle de
l'exécution des lois de finances, et procède à l'évaluation des rapports annuels de
performance, et de toute autre question relative aux finances publiques. » Art. 62
de LOB 2019
36 Budget et Loi de finances

 Tous les ans, chaque ministère prépare son projet budget puis il le discute au niveau du
ministère des finances.
 « Le ministre chargé des finances prépare, sous l’autorité du Chef du Gouvernement, le projet
de loi de finances de l’année, conformément à un calendrier fixé par arrêté du ministre chargé
des finances.
Le Gouvernement présente à l'Assemblée des représentants du peuple, avant la fin du mois du
juillet de chaque année, les hypothèses et les grandes orientations du budget de l'Etat pour
l’année à venir. » Art. 40 de LOB 2019
 « Le projet de loi de finances de l’année est soumis au Conseil des ministres, le Chef du
Gouvernement le présente à l’Assemblée des représentants du peuple au plus tard le 15
octobre de l'année précédant l'année relative à son exécution. » Art. 42 de LOB 2019
37 Budget et Loi de finances

 « L’Assemblée des représentants du peuple adopte le projet de loi de finances de


l’année qui lui est soumis au plus tard le 10 décembre de l'année précédant l’année
relative à son exécution, et le transmet au Président de la République au plus tard
le lendemain de son adoption. » Art. 47 de LOB 2019
 La loi de finances est votée dans les mêmes conditions que les lois ordinaires.
 L’Assemblée des représentants du peuple peut, proposer d’ajouter de nouveaux
articles ou d’introduire des amendements au projet de loi de finances de l’année ou
de la loi de finances rectificative.
38 Budget et Loi de finances (2024)
Dépenses Recettes

49 160 000 000


59 805 000 000
10 645 000 000 (Déficit)

Dépenses de rémunération 23 711 000 Recettes fiscales 44 050 000 000


Dépenses d’investissement 5 274 000 000 Recettes non fiscales 4 760 000 000
Dépenses d’intervention 19 696 000 000 Dons 350 000 000
Dépenses de financement 6 838 000 000
Dépenses des opérations fin 67 000 000
Dépenses de gestion 2 539 000 000
Dépenses imprévues et non 1 680 000 000
réparties
39 Budget et Loi de finances (2025)
Dépenses Recettes

50 028 000 000


59 828 000 000
9 800 000 (Déficit)

Dépenses de rémunération 24 389 000 000 Recettes fiscales 45 249 000 000
Dépenses d’investissement 5 426 000 000 Recettes non fiscales 4 429 000 000
Dépenses d’intervention 20 518 000 000 Dons 350 000 000
Dépenses de financement 6 487 000 000
Dépenses des opérations fin 63 000 000
Dépenses de gestion 2 620 000 000
Dépenses imprévues et non 325 000 000
réparties
40 Budget et Loi des finances

 L'évaluation des recettes et des dépenses se fait selon des méthodes bien précises afin
d'approcher le plus près possible de la réalité, dans la mesure où le budget de l'Etat est en
étroite relation avec l'économie nationale, et de plus en plus avec l'économie mondiale.
 L'évaluation des recettes est effectuée par le ministère des finances parce que tous les
services qui collectent les recettes dépendent de lui. C'est une évaluation relativement
compliquée car elle est tributaire de certains éléments extérieurs à l'administration, comme
l'attitude des agents économiques, ou la variation de la conjoncture.
 L’évaluation des dépenses consiste à déterminer ce que l’Etat va dépenser au cours de la
prochaine année, et cette opération débute vers le mois de mars de chaque année.
L’évaluation des dépenses est une procédure à la fois simple dans la mesure où l’Etat
maîtrise dans un certain sens ses recettes ; et complexe parce qu’elle fait intervenir tous les
départements ministériels.

Vous aimerez peut-être aussi