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X 6 Infections Nasosinusienne

Le document traite des infections naso-sinusiennes chez l'adulte et l'enfant, en se concentrant sur la rhinite aiguë, la rhino-pharyngite et la sinusite aiguë. Il décrit les symptômes, le diagnostic clinique, les complications possibles et les traitements recommandés, en insistant sur l'origine virale des infections et l'absence d'antibiotiques dans la plupart des cas. Les sinusites sont abordées en détail, notamment leur diagnostic, leurs critères majeurs et mineurs, ainsi que les indications pour l'antibiothérapie.

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Le document traite des infections naso-sinusiennes chez l'adulte et l'enfant, en se concentrant sur la rhinite aiguë, la rhino-pharyngite et la sinusite aiguë. Il décrit les symptômes, le diagnostic clinique, les complications possibles et les traitements recommandés, en insistant sur l'origine virale des infections et l'absence d'antibiotiques dans la plupart des cas. Les sinusites sont abordées en détail, notamment leur diagnostic, leurs critères majeurs et mineurs, ainsi que les indications pour l'antibiothérapie.

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R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 24/5/2023

ITEM 148 : INFECTIONS NASO-SINUSIENNES DE L’ADULTE ET DE L’ENFANT


Concernant les discordances (peu nombreuses) de contenu ou de rang : fiche LiSA > ORL > Pilly (partie pédiatrique à part, pas de discordance relevées)

RHINITE AIGUË
= Rhume banal : inflammation de la muqueuse des fosses nasales
- Affection épidémique et contagieuse, fréquente en automne-hiver (mais possible au printemps et été),
favorisée par une baisse transitoire de l’immunité
- Infection bénigne exclusivement virale
- Principaux virus : rhinovirus, adénovirus, influenzae, coronavirus, para-influenza, VRS, entérovirus
- Durée, intensité et gravité variables :
- Evolution favorable dans 99% des cas en 10-15 jours
- Si fièvre > 3 jours : suspecter une complication bactérienne
- Complication (< 1%) : sinusite ++, syndrome méningé, complication oculaire ou cervico-médiastinale
- Disparition totale des végétations adénoïdes
Diagnostic = clinique
- Début : sentiment de lassitude vague, frissonnement, pesanteur de la tête, courbatures
- Dans les heures suivantes :
. Rhinopharynx : sécheresse, cuisson, brûlure
. Fosses nasales : prurit, éternuement, rhinorrhée, larmoiement
- Obstruction nasale, unilatérale, bilatérale ou à bascule
Rhinite
- Ecoulement nasal, uni ou bilatéral :
aiguë de
. Liquide clair : séreux, incolore, filant, irritant les orifices narinaires et la lèvre supérieure, avec
l’adulte
Dg mouchage incessant
. Puis au bout de 2-3 jours liquide muco-purulent : sécrétions épaisses, colorées (jaune-vert) ± stries
sanguinolentes
. Puis sécrétions moins épaisses, claires, muqueuses, avant de disparaître
- ± Toux
- ± Syndrome pseudo-grippal : fièvre modérée < 3 jours, myalgies, céphalées frontales et sensation de
plénitude de la face (souvent des oreilles)
- Rhinoscopie : muqueuse rouge, avec hypertrophie congestive des cornets inférieurs
Formes cliniques

- Pas d’examen complémentaire


- Pas d’antibiotique
- Symptomatique : antalgiques/antipyrétiques (paracétamol), lavage des fosses nasales au sérum
physiologique
TTT - AINS, vasoconstricteurs (local ou généraux), antihistaminiques, corticoïdes (locaux ou généraux) non
indiqués (bénéfice-risque défavorable)
- Vasoconstricteurs nasaux possibles en cure courte max 7 jours chez l’adulte en l’absence de contre-
indication en cas d’obstruction invalidante (collège ORL)
= Touchant l’enfant < 6 mois, à respiration nasale exclusive (jusqu’à l’âge de 6-12 semaines)
- Atteinte concomitante des muqueuses naso-sinusiennes et rhinopharyngées
- A la naissance : protection partielle par les immunoglobulines maternelles
- Exposition répétée des fosses nasales aux antigènes de l’environnement  Hypertrophie physiologique des
végétations adénoïdes = maturation immunitaire
Rhinite
- Symptomatologie variable : de la simple obstruction nasale bilatérale intermittente avec rhinorrhée à la
aiguë du
détresse respiratoire imposant l’hospitalisation
nourrisson
. Forme typique non grave : diagnostic clinique (pas d’examen complémentaire)
. Forme grave (détresse respiratoire) : rechercher un diagnostic différentiel : atrésie de choane, hypoplasie
des orifices piriformes, ou autres malformations faciales
- Examen des fosses nasales : œdème de la muqueuse, cornets inférieurs tuméfiés œdématiés jusqu’au
contact du septum nasal
= Inflammation simultanée de la muqueuse des fosses nasales et de l’oropharynx (LISA et collège ORL)
= Inflammation de l’étage supérieur du pharynx (rhinopharynx ou cavum) ± atteinte nasale (Pilly)
- Bénigne et fréquente d’origine virale
- 1ère pathologie infectieuse et 1ère cause de consultation en pédiatrie (préscolaire +++)
Rhino- - Contamination strictement interhumaine par voie aérienne
pharyngite - Contagiosité importante
de l’adulte - Durée d’incubation brève (48-72h)
- Etiologies similaires à celles de la rhinite aiguë : rhinovirus, adénovirus, coronavirus, influenza, para-
influenza, VRS, métapneumovirus
- Evolution similaire à la rhinite aiguë : favorable dans 99% des cas en 10-15 jours
- Si fièvre > 3 jours : penser à une complication bactérienne (otite, sinusite)

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Diagnostic = clinique (symptômes bilatéraux)


- Rhinorrhée claire puis mucopurulente
- Erythème pharyngé, gêne pharyngée
- Obstruction nasale
Dg
- ± Toux, laryngite, otite, conjonctivite
- ± Syndrome pseudo-grippal : fièvre modérée < 3 jours, myalgies, céphalées
Rhino- - Adénopathies cervicales bilatérales inflammatoires et sensibles
pharyngite - Pas d’examen complémentaire
de l’adulte - Pas d’antibiotique
- Symptomatique : antalgiques/antipyrétiques (paracétamol), lavage des fosses nasales au sérum
physiologique
TTT - AINS, vasoconstricteurs (local ou généraux), antihistaminiques, corticoïdes (locaux ou généraux) non
indiqués (bénéfice-risque défavorable)
- Vasoconstricteurs nasaux possibles en cure courte max 7 jours chez l’adulte en l’absence de contre-
indication en cas d’obstruction invalidante (collège ORL)
- A partir de 7 ans, involution spontanée des végétations adénoïdes
- Mode d’expression le plus fréquent de la grippe
- Tableau clinique typique :
. Rhinite : écoulement nasal antérieur ou postérieur + obstruction + toux (parfois émétisante)
Formes cliniques

. Pharyngite (muqueuse rouge ± œdémateuse)


. Respiration buccale bruyante
. Signes inconstants : fièvre modérée (< 38,5°C), ADP sous-angulo-maxillaires bilatérales, otite congestive
. Souvent associée à une atteinte sinusienne virale qui guérit spontanément
- Diagnostic exclusivement clinique
Rhino-
- Examen :
pharyngite
. Rhinorrhée antérieure mucopurulente bilatérale
de l’enfant
. Rhinorrhée postérieure : épais tapis de mucus sur la paroi postérieure du pharynx
. Discrète rougeur de la muqueuse pharyngée (≠ angine)
. ADP cervicales bilatérales, inflammatoires et sensibles
- Otoscopie pour éliminer une OMA : tympan dépoli ou légèrement congestif mais sans bombement
inflammatoire et avec conservation des reliefs
- Aucune recherche bactériologique ou virologique sur sérum ou sécrétions en l’absence de données cliniques
faisant craindre une complication bactérienne sévère ou un autre diagnostic
- Complications possibles : OMA purulente, conjonctivite purulente, sinusite aiguë
- Caractère puriforme de la rhinorrhée et fièvre ≠ infection/surinfection bactérienne
= Rhinite aiguë, prédominant classiquement au printemps ou per annuelle
- Obstruction nasale, rhinorrhée claire abondante, éternuements en salves
- ± Conjonctivite bilatérale et/ou symptôme d’asthme associé
Rhinite - Prurit palatin souvent associé
allergique - Pas de facteur infectieux
- Interrogatoire : terrain atopique ? exposition à un allergène ?
- Examen complémentaire si besoin pour conformer l’hypersensibilité, avis allergologique, tests cutanés,
dosage des IgE spécifiques

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SINUSITE AIGUË
Sinusite aiguë = inflammation de la muqueuse des fosses nasales et d’une/plusieurs cavités sinusiennes
- Rare chez l’enfant car apparition progressive de la pneumatisation des sinus : sinus ethmoïde (1er mois de vie), maxillaire (3-4
ans), frontal (5-10 ans) puis sphénoïdal (10-15 ans)  Avant la pneumatisation, il n’y a jamais de sinusite (sinusite maxillaire à
partir de 5 ans, sinusite frontale à partir de 10 ans, sinusite sphénoïdale à partir de 15 ans)
- Origine virale ou bactérienne (la plupart des sinusites bactériennes compliquent une infection virale des VAS)
- Symptomatologie dépendant de la virulence du germe et de la perméabilité ostiale
- Voies de l’infection bactérienne :
. Nasale (rhinogène) à la suite d’une rhinite/rhinopharyngite aiguë (<1%, souvent localisée à un sinus maxillaire) ou dans un
contexte de barotraumatisme (plus rare) :
. Sinusite maxillaire, frontale, sphénoïdienne : pneumocoque, Haemophilus influenzae > Branhamella catarrhalis (=Moraxella
catarrhalis), staphylocoque
. Sinusite ethmoïdale : staphylocoque, Haemophilus influenzae, streptocoque, pneumocoque
. Dentaire, par propagation d’une infection dentaire ou parodontale : germes anaérobies, Aspergillus  Présentation subaiguë
ou chronique avec atteinte unilatérale
- Diagnostic différentiel avec rhinopharyngite virale difficile (symptômes similaires)
- Complications rares mais potentiellement graves
- Sinus paranasaux = cavités aériennes creusées dans le massif facial, tapissées par une muqueuse respiratoire et
communiquant avec les fosses nasales par un orifice (ostium)
Anatomie

- Méat moyen : accès à l’ethmoïde antérieur où se situe l’ostium des sinus maxillaire et frontal
- Méat supérieur : accès à l’ethmoïde postérieur
- Sphénoïde : drainage direct par son ostium dans la fosse nasale
- Ethmoïde : développement pendant le 1er trimestre du développement fœtal autour de l’organe olfactif
- Sinus maxillaires, frontaux, sphénoïdaux : apparition après la naissance et développement durant l’enfance et l’adolescence
= La plus fréquente, le plus souvent au cours de l’évolution d’une rhinite banale par surinfection bactérienne
chez un adulte ou un enfant > 3 ans
- Douleur sous-orbitaire : unilatérale, pulsatile,  à l’effort et au procubitus, recrudescence vespérale
- Obstruction nasale homolatérale
- Mouchage épais, voie mucopurulent ± strié de sang, homolatéral
- Fébricule
- Rhinoscopie antérieure : pus au méat moyen du côté douloureux
- Douleur provoquée par la pression des points sinusiens (sans valeur diagnostique)
- Rechercher des signes de complication neuro-méningée ou oculaire (rare) : syndrome méningé, altération
de conscience, exophtalmie, œdème palpébral, trouble oculomoteur, baisse d’acuité visuelle
 Sinusite maxillaire unilatérale subaiguë, sans contexte de rhinite : rechercher une origine dentaire
Diagnostic de sinusite maxillaire aiguë purulente = clinique : ≥ 2/3 critères majeurs ± critère(s) mineur(s)
- Persistance/augmentation des douleurs sinusiennes infraorbitaire malgré un traitement
symptomatique ≥ 48h
Critères
- Douleur typique : unilatérale et/ou majorée par l’inclinaison de la tête en avant et/ou
majeurs
pulsatile et/ou acmé en fin d’après-midi et la nuit
Dg - Augmentation de la rhinorrhée et de son caractère purulent (surtout si unilatérale)
Critères - Fièvre ≥ 3 jours
Diagnostic

mineurs - Obstruction nasale, éternuement, gêne pharyngée, toux > 10 jours


Sinusite
maxillaire - En cas de doute persistant entre viral/bactérien : réévaluation clinique à 2-3 jours de traitement
aiguë symptomatique
- Evolution favorable des sinusites bactériennes en l’absence d’antibiotique dans ¾ des cas
- Pas d’examen complémentaire sauf si origine dentaire suspectée (sinusite maxillaire unilatérale sans
contexte de rhinite/rhinopharyngite, examen dentaire évocateur, forme unilatérale chronique) :
panoramique dentaire ou scanner des apex dentaire (dentascan)
PC
- Rx standard : non indiquée (souvent prise à défaut)
- TDM sinusien : si doute diagnostique, suspicion de complication ou échec d’antibiothérapie
- Si suspicion d’origine dentaire : examen dentaire avec panoramique + cliché rétroalvéolaire
- Forme subaiguë : traitement symptomatique et réévaluation à 48-72h
- Indications antibiothérapie :
. Critères diagnostiques de sinusite purulente
. Sinusite unilatérale + infection dentaire homolatérale supérieure
. Echec du traitement symptomatique ou apparition de complications
- Molécule :
TTT
. 1ère intention : amoxicilline 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours
. Sinusite d’origine dentaire : amoxicilline-acide clavulanique 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours
- Traitement symptomatique : antalgiques/antipyrétiques (paracétamol), lavage de nez au sérum
physiologique, inhalations et/ou corticoïdes locaux
- Corticoïdes généraux en cure courte (3-4 jours) si sinusite hyperalgique
- AINS non recommandés (risque de potentialisation de l’infection)

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- Céphalée de siège frontal, sus-orbitaire, parfois hémicrânienne : intense, pulsatile, associée à une
rhinorrhée et une obstruction nasale
C
- Risque élevé de complications
- Evolution des symptômes > 72 heures
Sinusite PC - Confirmée par un scanner sinusien (+ dépistage des complications)
frontale
- Antibiothérapie d’emblée par amoxicilline-acide clavulanique 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours
- Traitement symptomatique : antalgiques/antipyrétiques (paracétamol), lavage de nez au sérum
TTT physiologique, inhalations et/ou corticoïdes locaux
- Corticoïdes généraux en cure courte (3-4 jours) si sinusite hyperalgique
- AINS non recommandés (risque de potentialisation de l’infection)
- Céphalée rétro-orbitaires ou occipitales, permanentes
- Irradiation au vertex
C
- Evolution des symptômes > 72 heures
- Nasofibroscopie : écoulement mucopurulent à l’ostium du sinus sphénoïdal
Sinusite PC - Confirmée par un scanner sinusien (+ dépistage des complications)
sphénoïdale
- Antibiothérapie d’emblée par amoxicilline-acide clavulanique 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours
- Traitement symptomatique : antalgiques/antipyrétiques (paracétamol), lavage de nez au sérum
TTT physiologique, inhalations et/ou corticoïdes locaux
- Corticoïdes généraux en cure courte (3-4 jours) si sinusite hyperalgique
- AINS non recommandés (risque de potentialisation de l’infection)
- Comblement de l’angle interne de l’œil
- Œdème palpébral
C
- Céphalées rétro-orbitaires
- Evolution des symptômes > 72 heures
Sinusite PC - Confirmée par un scanner des sinus (+ dépistage des complications)
ethmoïdale
- Antibiothérapie d’emblée par amoxicilline-acide clavulanique 1 g 3 fois par jour pendant 7 jours
- Traitement symptomatique : antalgiques/antipyrétiques (paracétamol), lavage de nez au sérum
TTT physiologique, inhalations et/ou corticoïdes locaux
- Corticoïdes généraux en cure courte (3-4 jours) si sinusite hyperalgique
Diagnostic

- AINS non recommandés (risque de potentialisation de l’infection)


= Rare, de pronostic potentiellement grave, survenant classiquement chez le jeune enfant dès l’âge de 6 mois
(moins fréquente chez l’adulte)
- Souvent au décours d’une rhinopharyngite aiguë
- Principalement à S. aureus, Haemophilus influenzae, streptocoque A, pneumocoque
= Stade fluxionnaire (atteinte pré-septale)
- Œdème palpébral douloureux unilatéral,
- Effacement du canthus interne, ouverture possible, œil mobile, calme
- Mobilisation non douloureuse
- Fièvre peu élevée (LISA) ou très élevée à 39-40°C (collège ORL), pas d’AEG
- Pas d’examen complémentaire
- Origine ethmoïdale :
. Absence de pus conjonctival (DD : dacryocystite, conjonctivite)
Forme . Suppuration nasale homolatérale, parfois sanguinolente
œdémateuse . Opacité ethmoïdo-maxillaire à prédominance unilatérale
- Ostéomyélite du maxillaire supérieur : œdème prédominant à la paupière inférieure,
Ethmoïdite
tuméfaction gingivale et palatine
aiguë de DD
- Staphylococcie maligne de la face (suite à un furoncle de l’aile du nez ou de la lèvre)
l’enfant
- Erysipèle de la face : affection streptococcique de la face
- En ambulatoire (sous réserve d’une bonne compréhension des consignes de surveillance
TTT et d’un suivi en consultation à 48h)
- Antibiotique large spectre en ambulatoire si état conservé, avec contrôle à 48h
= Stade suppuré (atteinte orbitaire)
- Collection purulente orbitaire, classiquement entre l’os planum (paroi interne de l’orbite) et le
périoste, refoulant le contenu orbitaire
- Œdème palpébral douloureux, prédominant à l’angle interne de l’orbite et à la paupière
supérieure
Forme
- Fièvre élevée (39-40°C)
collectée
- Mobilisation douloureuse du globe oculaire
- Chémosis
- Exophtalmie douloureuse
- Céphalées, prostration
- ± suppuration nasale unilatérale

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- Signe de gravité : diplopie, baisse d’acuité visuelle, ophtalmoplégie complète ou incomplète,


mydriase aréflexique, anesthésie cornéenne  urgence absolue
- TDM injectée des sinus en urgence :
. Abcès extra-périosté visible
Ethmoïdite . Compliqué : suppuration intra-orbitaire, thrombophlébite du sinus caverneux
Forme
aiguë de
collectée - Hospitalisation immédiate (urgence médicale ± chirurgicale)
l’enfant
- Drainage chirurgical en cas de forme compliquée (collection rétro septale ou
TTT intraorbitaire) avec prélèvements
Diagnostic

- Antibiothérapie IV : amoxicilline-acide clavulanique avec fortes doses d’amoxicilline ou


C3G (si allergie pénicilline) + aminosides (si sepsis)
- Confirmation du diagnostic : scanner des sinus
. Non systématique en cas de sinusite maxillaire : seulement si compliquée ou doute
. Systématique en cas de suspicion de sinusite frontale, sphénoïdienne ou d’ethmoïdite
- Prélèvements microbiologiques directs (pus…) sous contrôle fibroscopique, par l’ORL par prélèvement du pus
PC au niveau du méat moyen dans les sinusites maxillaires : en cas d’échec d’antibiothérapie ou en cas de signe
faisant suspecter une sinusite compliquée
- Chez l’enfant :
. Jamais de radiographie
. Scanner tenant compte des variations de pneumatisation des cavités sinusiennes avec l’âge
- Sinusite unilatérale récidivante (≥ 2 épisodes) : rechercher une cause dentaire (si localisation maxillaire) ou
une cause locale (tumeur, balle fongique, anomalie anatomique) -> scanner, voire IRM
- Rhinosinusite chronique > 3 mois (rarement infectieuse) :
. Facteurs favorisants : traitement inadapté lors d’un épisode aigu, épisodes aigus récidivants, facteurs
anatomiques locaux (granulome dentaire, amalgame dentaire dans le fond d’un sinus maxillaire,
malformations, déviation septale, corps étrangers, tumeur), terrain (allergie, polypose nasosinusienne),
Forme facteurs environnementaux (pollution, climatisation, tabagisme)
récidivante/ . Polypose nasosinusienne (cause de sinusite chronique bilatérale) : 5% de la population, maladie
traînante inflammatoire chronique de la muqueuse nasale, polypes des fosses nasales à point de départ ethmoïdal
(obstruction nasale et troubles de l’odorat voire anosmie) + asthme ou hyperréactivité bronchique, peut
s’intégrer dans un syndrome de Fernand Widal ou Samter (polypose, asthme, intolérance à l’aspirine et aux
AINS)
. Germes en cause : bactéries usuelles (streptocoque, staphylocoque, Haemophilus influenzae) et anaérobies,
BGN et Aspergillus
. Scanner des sinus obligatoire (+ bilan dentaire si sinusite maxillaire)
= Sinusite bloquée : douleur intense, non soulagée par le traitement médical
- Imagerie obligatoire
Forme - Soulagement immédiat par ponction :
hyperalgique . Sinusite maxillaire : par voie méatale inférieure
. Sinusite frontale : par voie frontale antérieure (clou de Lemoine)
. Sinusite sphénoïdale : par voie endo-nasale
Formes cliniques

- Chez le sujet jeune


- Surtout en cas de sinusite bactérienne aiguë non maxillaire
- Risque vital ou de séquelles visuelles  Examen clinique systématique devant tout tableur de sinusite aiguë
- Complications non nécessairement liées à la sévérité de la sinusite aiguë (peuvent être en lien avec des
facteurs anatomiques individuels prédisposant)
- Indication de scanner du massif facial et de prélèvements bactériologiques (méat moyen lors d’une
rhinoscopie antérieure ou directement en intrasinusien lors d’un drainage si celui-ci est retenu)
= Principalement en cas d’ethmoïdite :
recherche sd méningé, trouble conscience,
- Cellulite palpébrale oedeme palpébral, ophtalmoplégie, BAV,
- Abcès orbitaire sous-périosté diplopie, mydriase aréfléctique
Complications - Cellulite orbitaire ou périorbitaire
oculo- - Phlegmon
Formes orbitaires - Névrite optique
compliquées - Paralysie oculomotrice
- Œdème palpébral supérieur, exophtalmie, troubles de la motricité oculaire,
Alerte
diminution de l’acuité visuelle
= Principalement en cas de sinusite frontale, sphénoïdale ou d’ethmoïdite :
Complications - Abcès cérébral (streptocoques et anaérobies), méningite (pneumocoque) ou empyème
cérébro- sous-dural (compliquant une sinusite frontale)
méningées - Thrombophlébite du sinus caverneux ou du sinus longitudinal supérieur
Alerte - Syndrome méningé, troubles de la conscience
- Ostéite frontale
Autre - Abcès jugal
- Thrombophlébite

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- Rhinosinusite aiguë fongique invasive : tableau clinique souvent pauvre (fièvre inexpliquée), pronostic très
Immuno- sombre
déprimé - Possible lyse osseuse au scanner
- Indication stricte au scanner du massif facial et aux prélèvements bactériologiques et mycologiques
 Sinusite compliquée (syndrome méningé, exophtalmie, œdème palpébral, ophtalmoplégie, douleur
insomniante) : hospitalisation, prélèvements bactériologiques, imagerie et antibiothérapie IV en urgence
 Sinusite maxillaire subaiguë : réévaluation après traitement uniquement symptomatique pendant 48-72h
Indications :
- Sinusite maxillaire :
. Purulente (critères majeurs)
. Echec d’un traitement symptomatique initial ou complication
. Sinusite maxillaire unilatérale associée à une infection dentaire homolatérale de l’arc dentaire
supérieur
- Sinusite frontale, ethmoïdale ou sphénoïdale : systématique
- Sinusite aiguë maxillaire : amoxicilline 2 à 3g/jour pendant 7 jours
En 1ère
- Sinusite maxillaire en 2nd intention ou d’origine dentaire, ou sinusite frontale,
intention
ethmoïdale ou sphénoïdale : Augmentin® pendant 7 jours
Aux - C2G ou C3G orale (céfuroxime-axétil, céfotiam hexétil,
Antibiothérapie En cas pénicillines cefpodoxime proxetil) pendant 5 jours
d’allergie Aux β- - Pristinamycine pendant 4 jours
lactamines - Télithromycine pendant 5 jours
ADULTE

- Fluoroquinolone (lévofloxacine ou moxifloxacine) pendant 8 jours (pour les


situations cliniques les plus sévères et les plus susceptibles de complications
graves : sinusites frontales, sphénoïdales, ethmoïdales, pansinusites, échec
Dernière
d’antibiothérapie d’une sinusite maxillaire)
intention
- Moxifloxacine : risque plus élevé d’effets indésirables graves Réservée au
traitement des sinusites radiologiquement et/ou bactériologiquement
documentées lorsqu’aucun autre antibiotique ne peut être utilisé
TTT

Suspicion de = En cas de bulles d’air (TDM) ou d’odeur fétide (ponction) ou de sinusite


germe anaérobie compliquée : ajout de métronidazole
- Lavage des fosses nasales au sérum physiologique
- Antalgique ± vasoconstricteurs nasaux (pour une durée maximale de 5 jours)
Traitement - Corticothérapie orale en courte durée (maximum 7 jours) : en cas de sinusites aiguës
symptomatique hyperalgiques, associée à une antibiothérapie
- Traitement des facteurs locaux favorisants : granulome dentaire, amalgame dentaire dans le fond
d’un sinus maxillaire, déviation septale, corps étrangers, polypose nasosinusienne, tumeur…
= Très rarement indiqué, en cas d’évolution défavorable
- Drainage chirurgical des sinus : sinusite aiguë hyperalgique résistante aux antalgiques ou échec du
Drainage des
traitement médical, après confirmation par scanner (niveau hydro-aérique)  ponction ± drain
sinus
- Drainage chirurgical du sinus sphénoïdal si évolution compliquée
- Drainage de collections orbitaires dans les ethmoïdites compliquées
- TDM non systématique : si doute diagnostique, complication ou sinusite sphénoïdale, ethmoïdale ou frontale
- Traitement symptomatique : antalgique + antipyrétique ± corticoïdes discutés en cas de forme hyperalgique
= D’emblée ou après une surveillance après 3-4 jours sous traitement symptomatique
- Indication d’emblée : forme aiguë sévère de sinusite maxillaire ou frontale, ou tableau de
rhinopharyngite se prolongeant ≥ 10 jours sans signe d’amélioration ou se réaggravant
ENFANT

- Amoxicilline (80-90 mg/kg/j) en 2-3 prises par jour en 1ère intention si sinusite maxillaire, pendant
7 à 10 jours
Antibiothérapie
- Augmentin® en 2nde intention ou si origine dentaire ou sinusite frontale, ethmoïdale ou
sphénoïdale
- Allergie :
. C2G/C3G orale en cas d’allergie à la pénicilline
. Cotrimoxazole en cas d’allergie aux β-lactamine

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