0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues83 pages

Wcms 167756

Le document est un guide méthodologique pour l'inspection du travail en République Centrafricaine, élaboré avec l'appui du Bureau International du Travail. Il couvre des aspects juridiques, organisationnels, et fonctionnels de l'inspection, ainsi que les missions, déontologie, pouvoirs et moyens des agents d'inspection. Le guide inclut également des annexes pratiques pour les contrôles en entreprise et dans l'économie informelle.

Transféré par

justinjeanpaulfandema
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
37 vues83 pages

Wcms 167756

Le document est un guide méthodologique pour l'inspection du travail en République Centrafricaine, élaboré avec l'appui du Bureau International du Travail. Il couvre des aspects juridiques, organisationnels, et fonctionnels de l'inspection, ainsi que les missions, déontologie, pouvoirs et moyens des agents d'inspection. Le guide inclut également des annexes pratiques pour les contrôles en entreprise et dans l'économie informelle.

Transféré par

justinjeanpaulfandema
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

DU TRAVAIL DE LA SECURITE SOCIALE Unité – Dignité – Travail


ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE *******
DES JEUNES
********
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL

GUIDE METHODOLOGIQUE
DE L’INSPECTION DU TRAVAIL

Elaboré avec l’appui de

Bureau International du Travail Groupement d’Intérêt Public


International
TABLE DES MATIERES
Glossaire ……………………………………………………………………………………..….……...….. 3
Liste des abréviations ……………………………………………………………………………..….…..... 9
Préface ……………………………………………………………………………………….…....……...... 10
Introduction ………………………………………………………………………………........................... 12
Plan …………………………………………………………………….................................................…... 14

CHAP I Référentiel juridique de l’inspection du travail ……………..................................................….. 15

1. Les textes d’origine internationale ………………………………………………………….………....... 15


2. Les textes d’origine nationale …………………………………....…………........................................... 16

CHAP II Organisation et Fonctionnement du système d’inspection du travail …………………..…...... 18


1. L’organisation ……………………………………………………………………………...………….... 18
2. Le fonctionnement .…………………………………………………………………………...………..... 19

CHAP III Missions et Déontologie de l’inspection du travail ……………………....…………...........…. 21

1. La mission de contrôle …………………………………………………………….……....….....………. 21


2. La mission de conciliation ……………………………………………………..……...........………........ 21
3. La mission de conseil ……………………….........………………………………..………….................. 22
4. La mission d’enquête ………………………………………………………...........……………..........… 23
5. Les règles déontologiques ………………………………………………………….................…............ 23

CHAP IV Pouvoirs et Moyens de l’inspection du travail …………………….….........…......….….......... 26

1. Les pouvoirs …………………............………………………………………………….......................... 26


- pouvoir de libre entrée, de visite, de contrôle et d’enquête …………………............................................ 26
- pouvoir de convocation ……………………………………………………............................................... 27
- pouvoir de se faire communiquer des documents ………………...............…………………………….... 27
- pouvoir de décision ………………………………………......................................................................... 30

2. Les moyens ………………………………………..............................................………………………... 30


- la lettre d’observations………………………………………………………............................................. 30
- la mise en demeure ………………………………...................................................................................... 31
- le procès-verbal …................................................................……………................................................... 31

CHAP V - Contrôle en entreprise ................................................................................................................ 34

1. La préparation du contrôle ........................................................................................................................ 34


2. Le déroulement du contrôle ....................................................................................................................... 36
3. Les suites du contrôle ................................................................................................................................ 42

CHAP VI - Situation particulière du contrôle des unités de l’économie informelle ................................. 46

ANNEXES………………………………………………………………………………………………..47
Attestation de service …………………………………………………………………................................ 48
Convocation pour présentation de documents .............................................................................................. 49
Fiche de synthèse .......................................................................................................................................... 50
Mise en demeure avec délai .......................................................................................................................... 52
Mise en demeure sans délai .......................................................................................................................... 53
Procès-verbal de carence d’élection des délégués du personnel ................................................................... 54
Procès-verbal de non conciliation ................................................................................................................. 55
Procès-verbal de conciliation ........................................................................................................................ 57
Procès-verbal de conciliation partielle .......................................................................................................... 59
Autorisation de candidature .......................................................................................................................... 61
Fiche intégrée de visite d’inspection dans les entreprises formelles ............................................................ 62
Fiche d’inspection dans les unités informelles ............................................................................................. 76
Fiche de signalement d’un incident de contrôle ........................................................................................... 79
Rapport de visite d’inspection ...................................................................................................................... 81

2
GLOSSAIRE

A AGENT CHARGÉ DE
L'INSPECTION DU TRAVAIL
ACCIDENT DU TRAVAIL Stricto sensu, l’agent chargé de
Accident survenu du fait ou à l’inspection du travail est tout agent
l’occasion du travail, soit sur le lieu et appartenant au corps inspectorat,
pendant le temps de travail, soit à un assermenté, verbalisateur et qui est
moment où le salarié était placé sous investi de la mission de contrôle de
la subordination de l’employeur, soit l’application de la législation du travail.
pendant le trajet ininterrompu et non Lato sensu, la notion d’agent chargé
détourné pour des motifs personnels de l’inspection du travail comprend
de sa résidence à son lieu d’emploi et également d’autres agents de contrôle
vice versa comme le médecin inspecteur du
travail.
ADMINISTRATION
Ensemble des personnes morales de AMPLITUDE DE TRAVAIL
droit public assurant, par essence, la Intervalle de temps entre le début et la
satisfaction de l’intérêt général et fin d’une même journée de travail.
disposant souvent, à ce titre, de
prérogatives exorbitantes du droit
commun
ARCHIVAGE
Opération effectuée par l'inspecteur du
travail ou l'agent de secrétariat qui
ADMINISTRATION DU consiste à procéder au classement de
TRAVAIL documents en vue d’une consultation
Activités de l'administration publique ou d’une utilisation ultérieure.
dans le domaine de la politique
nationale du travail.

Les termes système d'administration B


du travail visent tous les organes de
l'administration publique responsables
ou chargés de l'administration du
BRANCHE D’ACTIVITES
Ensemble d’entreprises ou d’éléments
travail -- qu'il s'agisse d'administrations
d’entreprises qui exercent la même
ministérielles ou d'institutions
activité.
publiques, y compris les organismes
paraétatiques et les administrations
régionales ou locales ou toute autre
forme décentralisée d'administration --
C
ainsi que toute structure
institutionnelle établie en vue de CERTIFICAT DE TRAVAIL
coordonner les activités de ces organes Document écrit et remis par
et d'assurer la consultation et la l’employeur au salarié au moment de
participation des employeurs, des son départ définitif de l’entreprise,
travailleurs et de leurs organisations. certifiant la durée, la nature et les
dates des emplois successivement
occupés.

3
CHOMAGE TECHNIQUE CONTRAT DE TRAVAIL
Décision de l’employeur de Convention, conclue ou non par écrit,
l’interruption temporaire collective de par laquelle une personne physique (le
travail de tout ou partie de son salarié) s’engage à mettre son activité
personnel résultant de causes professionnelle sous la subordination
conjoncturelles ou de causes d’une personne physique ou morale
accidentelles. (l’employeur) qui s’engage à lui assurer
en contrepartie une rémunération.
CIRCULAIRE
Lettre, avis, etc, de l’autorité centrale CONVENTION COLLECTIVE
qui sert à communiquer une même Accord relatif aux conditions de travail
information aux agents relevant d’une conclu entre, d’une part, les
même administration. représentants d’un ou plusieurs
syndicats ou groupements
CONCILIATION professionnels de travailleurs, et,
Procédé de règlement à l'amiable des d’autre part, une ou plusieurs
conflits individuels ou collectifs de organisations syndicales d’employeurs,
travail. ou un ou plusieurs employeurs pris
individuellement.
CONFLIT COLLECTIF
Le conflit collectif ou différend collectif
de travail est un désaccord entre des
D
travailleurs et leur employeur, portant
sur une ou plusieurs questions DANGER IMMINENT
relatives à l’intérêt collectif des Atteinte à l’intégrité physique et/ou
travailleurs. morale du salarié susceptible de se
produire immédiatement.
CONFLIT INDIVIDUEL
Le conflit individuel ou différend DIFFAMATION
individuel de travail est un désaccord Allégation ou imputation d’un fait
entre un employeur et un travailleur à portant atteinte à l’honneur, à la
l’occasion de la conclusion de probité ou à la considération de la
l’exécution ou de la rupture du contrat personne ou au corps auquel elle
de travail. appartient.

CONSEIL DISCRIMINATION
Dans le sens des normes Toute distinction, exclusion ou
internationales du travail, la fonction préférence fondée sur la race, la
« conseil » confiée aux agents chargés couleur, le sexe, la religion, l'opinion
de l’inspection du travail consiste à politique, l'ascendance nationale ou
fournir des informations aux l'origine sociale, qui a pour effet de
employeurs et aux travailleurs et à détruire ou d'altérer l'égalité de
leurs organisations respectives chances ou de traitement en matière
concernant les modalités d'application d'emploi ou de profession.
les plus appropriées de la législation du Les mots emploi et profession
travail. recouvrent l'accès à la formation
professionnelle, l'accès à l'emploi et

4
aux différentes professions, ainsi que ENVIRONNEMENT DE
les conditions d'emploi. TRAVAIL
L’environnement de travail est
constitué de l’ensemble des facteurs
E physiques, chimiques, biologiques,
organisationnels, sociaux, etc.
ECONOMIE INFORMELLE susceptibles d’avoir un effet direct ou
Ensemble des activités économiques indirect, immédiat ou différé sur les
qui se réalisent en marge de la personnes et les équipements de
législation sociale et fiscale ou qui travail.
échappent à la Comptabilité nationale
et à la Politique économique et sociale. ETABLISSEMENT
Partie d’entreprise comprenant
EGALITE PROFESSIONNELLE l’ensemble des installations et des
Egalité de traitement dans le travail, moyens matériels et humains,
l’emploi et la formation. L’action de organisés sous l’autorité d’une même
l’inspection du travail consiste à personne physique ou morale en vue
contrôler l’application du droit visant à de la production ou de la distribution
éliminer toutes formes de de biens ou de services.
discrimination et à promouvoir le
principe de l’égalité professionnelle.
F
EMPLOYEUR
Personne physique ou morale, privée
FORCE MAJEURE
ou publique, qui emploie du personnel
Événement imprévisible, irrésistible et
salarié.
indépendant de la volonté des parties
qui, provenant d’une cause extérieure
ENTREPRISE au débiteur d’une obligation ou à
Unité économique reposant sur une l’auteur d’un dommage (force de la
organisation préétablie qui implique la nature, fait d’un tiers), le libère de son
mise en œuvre de moyens humains et obligation ou l’exonère de sa
matériels pour produire et/ou responsabilité.
distribuer des biens et des services.
En droit du travail, elle est définie
comme un groupe de travailleurs G
exerçant une activité commune sous
l’autorité d’un même employeur. Une
GRÈVE
seule entreprise peut comprendre un
Cessation concertée et collective de
ou plusieurs établissements.
travail dans le but d’appuyer une
revendication professionnelle.
ENTREPRISE DE TRAVAIL
TEMPORAIRE
Une entreprise de travail temporaire
est une entreprise qui met à la
disposition d’une entreprise utilisatrice
des travailleurs qu’elle embauche et
rémunère en fonction de leur emploi.

5
I L
LEGISLATION DU TRAVAIL
INSPECTION REGIONALE DU La notion de législation du travail
TRAVAIL englobe les parties législative et
Service déconcentré ou extérieur du réglementaire du droit du travail (lois,
Ministère en charge du Travail dirigé décrets et arrêtés).
par un Responsable chargé de sa
représentation au niveau régional et de
la mise en œuvre de sa politique et de LETTRE D'OBSERVATIONS
ses attributions, principalement en Lettre rédigée par l’agent chargé de
matière d’inspection du travail et de l’inspection du travail adressée à
protection sociale des travailleurs. l’employeur lui faisant part des
manquements aux dispositions de la
législation du travail constatés au cours
d’une visite ou d’un contrôle sur
J pièces.

JOUR FERIE
Jour pendant lequel il y a cessation
M
collective de travail résultant de la
législation ou de la pratique d’une MALADIE PROFESSIONNELLE
profession pour célébrer une fête Maladie contractée par un travailleur à
religieuse ou civile. l’occasion de l’exécution de son ou de
ses contrats de travail et inscrite dans
JOUR OUVRABLE un tableau de maladies
Tous les jours de la semaine à professionnelles établi par un
l’exception du jour de repos règlement, lorsque ce tableau existe.
hebdomadaire et du jour férié.
MISE EN DEMEURE
JOUR OUVRE Injonction, assortie ou non d’un délai
Jour effectivement travaillé dans d’exécution, adressée par l’inspecteur
l’entreprise. du travail à l’employeur, en vue de
remédier à une infraction à la
JURISPRUDENCE législation du travail constatée dans
son établissement.
Ensemble des décisions de justice
intervenant en application de la loi,
interprétant la loi quand celle-ci est
obscure, ou créatrices de droit quand il
N
faut compléter la loi ou suppléer une
règle qui fait défaut. NORMES INTERNATIONALES
DU TRAVAIL
Les normes internationales du travail
sont des instruments juridiques
élaborés par les mandants de l’OIT et
adoptés par la Conférence

6
Internationale du Travail. dans lequel l’agent chargé de
l’inspection du travail constate les
infractions à la législation du travail. Le
procès-verbal a une force probante
O jusqu'à preuve du contraire.

OBSTACLE
Entrave faite par quiconque à R
l’accomplissement des missions de
l’agent chargé de l’inspection du RAPPORT DE VISITE
travail. Rapport, établi par l’agent chargé de
l’inspection du travail, pour rendre
OUTRAGE compte à la hiérarchie de l’état
Toute expression menaçante, d’application de la législation du travail
diffamatoire ou injurieuse, propre à dans un établissement.
diminuer l’autorité morale d’un
dépositaire de l’autorité publique. RISQUES PROFESSIONNELS
Expositions d’un travailleur à un
danger susceptible de porter atteinte à
P son intégrité dans l’exécution de son
contrat de travail.
PIRES FORMES DE TRAVAIL
DES ENFANTS
Toutes formes d’esclavage ou de S
pratiques analogues tels que la vente
ou la traite des enfants, la servitude SALAIRE
pour dette et le servage ainsi que le Paiement de la prestation de travail, en
travail forcé ou obligatoire, y compris espèces ou en nature, assuré par
le recrutement forcé des enfants en l’employeur au travailleur selon une
vue de leur utilisation dans des conflits périodicité fixée par la réglementation
armés, des travaux susceptibles de du travail.
nuire à leur santé, à des fins de
prostitution, ou d’activités illicites, la SALARIÉ
production et les trafics de stupéfiants. Toute personne exerçant une activité
professionnelle, moyennant
POLITIQUE DU TRAVAIL rémunération, sous la subordination
Document définissant les grandes d’une autre personne, physique ou
orientations et les priorités nationales morale, publique ou privée, dénommée
en matière du travail, de l’emploi, de la « employeur ».
formation professionnelle, de la
sécurité sociale de la sécurité et santé
SECTEUR GEOGRAPHIQUE
au travail
Circonscription administrative du
service l’inspection du travail.
PROCÈS-VERBAL
D’INFRACTIONS
Document, transmis au Procureur de la
République aux fins de poursuites,

7
SYNDICAT conditions de travail et à la protection
Groupement constitué par des des travailleurs dans l'exercice de leur
personnes exerçant une même profession, telles que les dispositions
profession ou métier, ou des relatives à la durée du travail, aux
professions ou métiers connexes ou salaires, à la sécurité, à l'hygiène et au
similaires, pour l’étude et la défense bien-être, à l'emploi des enfants et des
des droits ainsi que des intérêts adolescents, et à d'autres matières
matériels et moraux, tant collectifs connexes;
qu’individuels, des personnes visées b) de fournir des informations et des
par les statuts. conseils techniques aux employeurs et
aux travailleurs sur les moyens les plus
efficaces d'observer les dispositions
légales;
c) de porter à l'attention de l'autorité
SYSTÈME D'INSPECTION DU compétente les déficiences ou les abus
TRAVAIL qui ne sont pas spécifiquement
Le système d’inspection du travail couverts par les dispositions légales
comprend les inspecteurs et existantes.
contrôleurs du travail eux-mêmes,
mais aussi les membres de la
hiérarchie de l’inspection du travail, les T
personnels de secrétariat, les experts
et techniciens qualifiés et les médecins
TRAVAILLEUR
inspecteurs qui collaborent à son
Toute personne physique exerçant
fonctionnement.
une activité professionnelle pour son
Il vise tous les établissements pour
propre compte (travailleur
lesquels les agents de l’inspection du
indépendant, profession libérale) ou
travail sont chargés :
pour le compte d’un tiers (salarié).
a) d'assurer l'application de la
législation du travail relative aux

8
LISTE DES ABREVIATIONS

 ACE : Accord Collectif d’Etablissement

 BIT : Bureau International du Travail

 C : Convention

 CC : Convention Collective

 CHS : Comité d’Hygiène et de Sécurité

 CNSS : Caisse Nationale de Sécurité Sociale

 CT : Code du Travail

 GIP Inter : Groupement d’Intérêt Public International

 OIT : Organisation Internationale du Travail

 PV : Procès-verbal

 R : Recommandation

 SIT : Système d’Inspection du Travail

9
PREFACE

Avec l’entrée en vigueur le 29 Janvier 2009 d’un nouveau Code du Travail de la


République Centrafricaine, l’un des grands chantiers de réforme du cadre institutionnel et
règlementaire favorable à la création d’emplois a connu une avancée significative par
l’actualisation et la mise en conformité avec les normes internationales du travail d’un de nos
textes fondamentaux en la matière.

Ce Code, qui, entre autres, reprend dans sa majeure partie les dispositions de la
Convention n°81 de l’Organisation Internationale du travail (OIT) sur l’Inspection du travail,
renforce les moyens d’action et les prérogatives des corps d’inspection, précise leurs missions
et responsabilités.

Aussi bien, au-delà de la modernisation de l’Administration et de l’Inspection du


Travail, la restauration du professionnalisme de ses cadres et agents apparait comme un
impératif, notamment pour ce qui concerne les questions d’éthique, de morale et de
déontologie.

La méthodologie d’inspection est partie intégrante de ce processus. C’est pourquoi la


mise à disposition et l’appropriation par les corps du cadre du travail d’un guide
méthodologique, ainsi que son utilisation à bon escient, revêt une dimension capitale.

La RCA ne disposait pas à ce jour d’un document propre, synthétisant les bonnes
pratiques notamment en matière de contrôle de l’application de la législation du travail et de
règlement des conflits collectifs dans les entreprises et établissements relevant l’économie
formelle et informelle.

En ce qui concerne plus précisément le présent Guide, le groupe de travail conjoint


BIT-ADMITRA/GIP International a rédigé un premier projet de guide, document diffusé au
cours du mois de juin 2009 à l’ensemble des Directeurs généraux du Travail des sept pays
africains bénéficiaires du Projet, dont la RCA.

Par la suite, ont été réalisés la validation et l’enrichissement du document sous la


forme d’un atelier sous-régional organisé du 13 au 15 octobre 2009 à Bamako.
La phase suivante a été de permettre l’appropriation de chaque Guide national par
l’Administration et l’Inspection du Travail et les partenaires internes, à travers un atelier de
présentation et de validation.

L’objectif visé à travers cet atelier national tripartite était de présenter le Guide,
«adapté à notre contexte » par un Comité National de rédaction, aux cadres de
l’Administration et de l’Inspection du Travail ainsi qu’aux partenaires nationaux, pour
enrichissement et une meilleure appropriation.

L’atelier national de présentation, d’appropriation et de validation du Guide


Méthodologique d’Inspection du Travail s’est tenu à BANGUI du 26 au 27 Mars 2010.
J’ai éprouvé un réel plaisir à en présider la cérémonie d’ouverture.

10
Permettez-moi à ce stade de témoigner, au nom du Président de la République, Chef
de l’Etat, et du Gouvernement, notre profonde gratitude à la Coordonnatrice du Projet de
Dynamisation, Modernisation, et Renforcement de l’Administration et de l’Inspection du
Travail (BIT/ADMITRA) pour son appui à la réalisation du présent guide.

Je tiens à rassurer le Bureau International du Travail (BIT) de la disponibilité du


Gouvernement au renforcement d’un partenariat actif à l’effet de promouvoir le travail décent
en République Centrafricaine.

Enfin j’exhorte les cadres et agents de l’Administration et de l’Inspection du Travail à


s’inspirer de ce Guide dans leur pratique professionnelle, en espérant fortement qu’il soit pris
en compte dans les stratégies d’interventions conjointes de l’Inspection du Travail avec ses
partenaires institutionnels.

Je suis convaincu que les Inspecteurs et Contrôleurs du Travail, les syndicats


d’Employeurs et de Travailleurs, les responsables d’entreprises et de gestion des ressources
humaines, les juges, les juristes, chercheurs, et tous autres partenaires institutionnels
trouveront dans ce guide la méthodologie et la déontologie accessibles, pratiques et adaptées
au contexte législatif centrafricain.

Il est l’expression d’un outil global et commun qui contribuera à participer au


développement socio-économique dans un climat social apaisé grâce à la prévention et la
réduction des conflits sociaux et risques professionnels.

Gaston MACKOUZANGBA

Ministre de la Fonction Publique,


du Travail, de la Sécurité Sociale,
et de l’Insertion Professionnelle
des Jeunes

11
INTRODUCTION

Le présent guide est le fruit d’un travail de groupe impliquant des praticiens du Droit du
Travail et des experts de la coopération technique BIT/GIP Inter. Il doit faire l’objet d’une
grande utilisation et s’inscrit dans le prolongement de la volonté des Etats membres du
CRADAT de moderniser leur système d’administration et d’inspection du travail.

Ce guide est un document cadre consolidé, inspiré des deux guides existants, celui du
CRADAT élaboré en 2006 et celui du Sénégal dont la parution a eu lieu en janvier 2009.

Ce guide a un double objectif :

1) d'abord, être un outil pratique, opérationnel et commun, destiné aux agents de


contrôle de l'inspection du travail de la République Centrafricaine ;
2) ensuite, d'être intégré aux formations des agents de contrôle, formation initiale et
formation continue.

En effet, conduire une politique de l'inspection du travail nécessite de s'intéresser de près aux
aspects pratiques et opérationnels des fonctions et des missions dévolues aux services de
l'inspection du travail et notamment à l'ensemble des questions qui concernent l'organisation
des missions d'inspection et leurs suites.

Comme son nom l'indique, ce guide méthodologique a pour vocation de servir de document
de référence pour les services de l'inspection du travail en ce qui concerne le référentiel
juridique sur lequel repose l'organisation, les fonctions et les missions de l'inspection du
travail ainsi que son champ d'action privilégié.

Ce guide est centré sur la visite d'inspection, moyen essentiel pour assurer la mission
fondamentale d'application des dispositions législatives et réglementaires relatives au travail.
Il a une vocation très opérationnelle et se veut un référentiel personnel et structuré pour la
préparation, le déroulement et le suivi de l'activité de contrôle des inspecteurs et contrôleurs
du travail. Ainsi les agents de contrôle seront à même de mener à partir de ce socle commun,
des contrôles initiés à partir d'une base et d'une démarche méthodiques, harmonisées,
coordonnées et intégrées.

Si ce guide a pour finalité d'aider l'action de l'inspection du travail, il vise aussi son
professionnalisme en constante évolution. Il est un gage de son efficacité, de sa pertinence et
de sa montée en compétence.

L'élaboration d'une vision partagée des méthodes et des pratiques de contrôles représente un
acquis majeur. C'est aussi un gain de crédibilité vis-à-vis des partenaires sociaux.

Il permettra de démontrer l'intérêt à agir, de produire un effet de motivation et conduira à


une présence plus effective sur le terrain induisant en cela la reconnaissance inévitable des
agents de contrôle.

12
Ces conditions auront aussi pour résultat la prise de conscience d'une utilité sociale pour
l'agent qui se rend sur le terrain et donnera du sens à l'action de l'inspection du travail.

Ce document n'a pas un caractère figé et devra évoluer dans le temps en fonction
notamment des modifications des dispositions relatives au travail ou des suggestions
d'amélioration apportées par les agents de contrôle pour qui il apparaîtrait utile aussi de
capitaliser les échanges d'expériences. Chacun d'eux pourra compléter ce document en y
joignant tout document utile à sa pratique personnelle. Des ajouts seront aussi inclus dans le
guide au fur et à mesure des domaines qui seront investis dans le futur, par exemple des
fiches méthodologiques sur les risques professionnels de secteurs économiques spécifiques.

Il sera aussi enrichi en fonction des différentes réglementations et de la mise en œuvre des
actions de contrôle. Il prendra également en compte les attentes et les besoins des agents
ainsi que la politique du travail définie par la République Centrafricaine.

Le présent guide s’articule autour de six (06) grands chapitres.

13
PLAN

1er chapitre : Référentiel juridique de l’inspection du travail

2ème chapitre : Organisation et Fonctionnement du système d’inspection


du travail.

3ème chapitre : Missions et Déontologie de l’inspection du travail

4ème chapitre : Pouvoirs et Moyens de l’inspection du travail

5ème chapitre : Contrôle en entreprise

6ème chapitre : Situation particulière du contrôle des unités de


l’économie informelle

14
CHAPITRE I

REFERENTIEL JURIDIQUE
DE L’INSPECTION DU TRAVAIL

Le référentiel juridique est constitué de textes d'origine internationale et de textes d'origine


nationale.

1/ LES TEXTES D’ORIGINE INTERNATIONALE

Ils sont principalement constitués de conventions et de recommandations de l'OIT.

 Les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT)

Une Convention de l'OIT est un instrument juridique international élaboré par les mandants
tripartites de l’OIT (Etats -employeurs- travailleurs) qui, une fois ratifié par un Etat membre,
crée des obligations à sa charge.
Parmi ces textes, on peut citer les conventions ci-après :

• la Convention n°81 sur l'inspection du travail dans l'industrie et le commerce, 1947,


complétée par le Protocole de 1995 concernant les activités des services non
commerciaux ;
• la Convention n°129 sur l'inspection du travail (agriculture), 1969 ;
• la Convention n°150 sur l’administration du travail, 1978 ;
• la Convention n°178 sur l'inspection du travail (gens de mer), 1996.

Par ailleurs, d’autres conventions peuvent venir à l’appui des missions de l’inspection du
travail, et notamment les conventions fondamentales :

• la Convention n° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948 ;


• la Convention n° 98 sur le droit d'organisation et de négociation collective, 1949 ;
• la Convention n° 100 sur l'égalité de rémunération, 1951 ;
• la Convention n° 111 sur la discrimination en matière d'emploi et de profession,
1958 ;
• la Convention n° 29 sur le Travail forcé, 1930 ;
• la Convention n° 105 sur l'abolition du Travail forcé, 1957 ;
• la Convention n° 138 sur l'âge minimum d'admission à l'emploi, 1973 ;
• la Convention n° 182 sur les Pires formes de Travail des enfants, 1999.

A coté des Conventions, les Recommandations occupent aussi une place importante.

15
 Les recommandations de l’Organisation Internationale du Travail (OIT)

Instruments juridiques élaborés suivant la même procédure que les Conventions, les
Recommandations contiennent des principes directeurs non contraignants. Elles constituent
des normes internationales du travail et ne sont pas soumises à la ratification des Etats
membres. Les Recommandations peuvent accompagner des Conventions dont elles ont pour
objet de faciliter la mise en œuvre afin d'atteindre les objectifs visés dans ces dernières.

Parmi les 198 Recommandations existantes, on peut retenir les Recommandations suivantes:

- la Recommandation n° 81 sur l'inspection du travail (industrie et commerce), 1947 ;


- la Recommandation n° 82 sur l'inspection du travail (mines et transports), 1947 ;
- la Recommandation n° 133 sur l'inspection du travail (agriculture), 1969 ;
- la Recommandation n° 158 sur l’administration et l’inspection du travail, 1978 ;
- la Recommandation n° 185 sur l'inspection du travail (gens de mer), 1996 ;

auxquelles s’ajoutent celles qui contiennent des principes minima fondamentaux :

- la Recommandation n° 163 sur la négociation collective, 1981 ;


- la Recommandation n° 35 sur la contrainte indirecte au travail, 1930 ;
- la Recommandation n° 36 sur la réglementation du travail forcé, 1960 ;
- la Recommandation n° 90 sur l'égalité de rémunération, 1951 ;
- la Recommandation n° 111 sur la discrimination (emploi et profession), 1958 ;
- la Recommandation n° 146 sur l'âge minimum d'admission à l'emploi, 1973 ;
- la Recommandation n° 190 sur les pires formes de travail des enfants, 1999 ;
- la Recommandation n° 198 sur la relation de travail, 2006.

2/ LES TEXTES D’ORIGINE NATIONALE

Il s’agit essentiellement de :

 La Loi Constitutionnelle n°10.005, du 10 Mai 2010, modifiant et complétant


certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004

Les articles 8, 9 et 12 énoncent les principes généraux relatifs aux droits fondamentaux
(droit au travail, droit de grève, liberté syndicale, liberté d’entreprise, etc.).

 Les lois

On peut retenir :
- la loi N° 09.004 du 29 janvier 2009, portant Code du travail de la République
Centrafricaine ;
- la loi N° 06.035 du 28 décembre 2006, portant Code de sécurité sociale en République
Centrafricaine ;
- la loi N°08.011 du 13 Février 2008, portant organisation du cadre institutionnel et
juridique applicable aux entreprises et offices publics ;

16
- l’ordonnance N°73.093 du 09 Novembre 1973, fixant les modalités de compression du
personnel des services ou organismes publics para publics et les entreprises privées en
RCA ;
- l’ordonnance N°76.02 du 22 janvier 1976, réglementant l’engagement des travailleurs
étrangers en République Centrafricaine ;
- l’ordonnance N°71/087 du 06 Août 1971, réglementant les conditions d’exercice des
fonctions de direction et de responsabilités dans les entreprises privées en République
Centrafricaine.

 Les décrets

On peut noter :
- le décret N° 08.296 du 20 Août 2008, fixant les modalités d’application de la loi
N°08.011 du 13 Février 2008, portant organisation du cadre institutionnel et juridique
applicable aux entreprises et offices publics ;
- le décret N°09.115 du 27 Avril 2009, fixant les statuts juridiques de la Caisse Nationale
de Sécurité Sociale ;
- le décret N°74/259 du 28 Mai 1974, portant application de l’Ordonnance N°71/087 du
6 Août 1971, réglementant les conditions d’exercice des fonctions de direction et de
responsabilités dans les entreprises privées en République Centrafricaine ;
- le décret N°73/462 du 09 Novembre 1973, portant modification du décret N°64/336 du
13 Novembre 1973, sur les déclarations obligatoires des mouvements de main d’œuvre
et sur le placement.

 Les arrêtés

Il s’agit notamment de :
- l’arrêté N°02 du 25 janvier 1968, instituant les visas obligatoires des décisions
administratives d’engagements et de licenciements des agents non fonctionnaires ;
- l’arrêt N°02 du 12 Mars 1983, réglementant le visa des contrats de travail des
expatriés ;
- l’arrêté N°08 du 3 Novembre 1983, réglementant le travail temporaire en République
Centrafricaine ;
- l’arrêté N°012 du 17 Novembre 1982, fixant la contexture des bulletins de paie.

 Les conventions collectives

On peut citer :
- la Convention Collective des Agents décisionnaires de 1959 ;
- la Convention Collective de l’Hôtellerie de 1967 ;
- la Convention Collective des banques de 1992 ;
- La Convention Collective des bâtiments et travaux publics de 1957 avec grille salariale
révisée en 1992.

17
CHAPITRE II

ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
DU SYSTEME D’INSPECTION DU TRAVAIL

1/ ORGANISATION

 Au niveau central
La structure centrale (Direction Générale du Travail et de la Prévoyance Sociale) est
responsable des fonctions de planification, d’organisation, de direction, d’impulsion et de
contrôle de la politique nationale du travail et assure la fonction d’animation et d’encadrement
de l’inspection du travail.

A ce titre :
- elle définit les orientations et les actions prioritaires,
- elle assure la gestion des ressources humaines,
- elle diffuse les informations en provenance et à destination des services déconcentrés,
- elle communique les informations économiques et sociales à diffuser notamment
auprès des partenaires sociaux et institutionnels,
- elle assure les relations avec les institutions internationales dans le domaine du
travail,
- elle est garante du bon fonctionnement des services d’inspection du travail,
notamment en termes de moyens mis à sa disposition, et de la formation initiale et
continue de ses agents.

 Au niveau déconcentré

Les services d’inspection du travail sont répartis sur l’ensemble du territoire national et placés,
au niveau local, sous l’autorité d’un Inspecteur Régional du Travail ayant rang et prérogative
de Directeur de service.

Celui-ci est chargé de :

- représenter le Directeur Général du Travail au niveau déconcentré ;


- planifier, organiser et superviser les activités en fonction des moyens et
matériels disponibles et des directives reçues du niveau central ;
- conseiller, encadrer et évaluer ses collaborateurs ;
- transmettre à l'autorité centrale les rapports périodiques d'un caractère général
sur les résultats des activités des services d’inspection du travail ;
- planifier et programmer avec ses collaborateurs les visites d’inspection dans les
établissements assujettis ;
- contrôler le travail dans la circonscription du ressort ;
- vérifier la qualité des rapports de visite établis par les inspecteurs ;

18
- établir les procès-verbaux de conciliation définitive et transmettre copie au
Tribunal du Travail pour signature et classement au rang et minute de
jugement ;
- dresser et transmettre les procès-verbaux de conciliation partielle, les procès-
verbaux de non conciliation et les procès-verbaux de carence au Tribunal de
Travail pour suite de la procédure ;
- dresser et transmettre copie des procès-verbaux d’infraction au Parquet, au
trésor public et au Ministre en charge du travail.

L’Inspecteur Régional du Travail du ressort est compétent pour dresser et transmettre les
procès-verbaux d’infraction aux autorités compétentes.

2/ FONCTIONNEMENT

 L’agent de contrôle (inspecteur ou contrôleur du travail)

Pour que la mission essentielle de l’inspection du travail, le contrôle de l’application de la


législation du travail, soit efficace, il doit pouvoir disposer d’un certain nombre d’outils
comme la fiche d’établissement, ou la fiche de visite n°1, de contrôle ou d’inspection
contenant certains renseignements de base, tels que :
- nom ou raison sociale de l’établissement ou de l’entreprise ;
- nature juridique ;
- coordonnées ;
- effectifs ;
- activités ;
- nom du responsable ;
- numéro d’affiliation au régime de la CNSS ;
- institutions représentatives du personnel ;
- dates des visites.

La fiche d’établissement est actualisée à chaque visite ou contrôle ou inspection par l’agent
de contrôle.

A ces missions de contrôle, s’ajoutent des tâches administratives accessoires : visa des
contrats de travail, des règlements intérieurs et des accords collectifs, délivrance
d’attestations et d’autorisation, enquêtes administratives, rédaction de rapports, etc.

Aux côtés des agents de contrôle, participent au système d’inspection du travail :

 Le Secrétariat. Il a en charge :
- la frappe et la saisie du courrier ;
- le classement des documents et la distribution du courrier ;
- le bureau d'ordre (réception et expédition du courrier) ;
- le standard téléphonique ;
- l’orientation des usagers ;
- l’archivage.

19
 Le Médecin Inspecteur du Travail

Pour l’exécution des tâches imparties à l’inspection médicale du travail, les Médecins
Inspecteurs du travail sont soumis aux mêmes obligations et jouissent des mêmes
prérogatives que celles dévolues aux Inspecteurs du Travail et des Lois Sociales.
Cependant, ils ne sont pas habiletés à dresser procès-verbal ni à mettre en demeure un
employeur.

Le Médecin Inspecteur du Travail est notamment chargé de :

- assister les Inspecteurs du Travail dans le contrôle de l’application des dispositions en


matière d’hygiène, de santé et de sécurité des salariés ;
- effectuer des visites d’entreprise en vue de s’assurer de l’application des normes en
matière d’hygiène, de santé et de sécurité au travail ;
- contrôler le fonctionnement des services de santé au travail ;
- procéder à des visites médicales périodiques dans les entreprises ;
- émettre des avis sur les questions relatives à la santé et la sécurité des salariés ;
- contrôler les médecins du travail.

20
CHAPITRE III

MISSIONS ET DEONTOLOGIE DE L’INSPECTION DU TRAVAIL

1/ LA MISSION DE CONTRÔLE

La mission essentielle de l’Inspection du Travail est d’assurer, par le contrôle en


entreprise, l’application de la législation du travail.

Cela suppose que l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales soit capable d’assurer des
contrôles réguliers, dans toutes les entreprises et les établissements assujettis (industries,
commerces, chantiers du bâtiment et des travaux publics, mines et carrières, exploitations
agricoles, etc.), sans oublier les unités de l’économie informelle.

Ces contrôles en entreprise portent sur le respect des droits fondamentaux des
travailleurs (liberté syndicale, négociation collective, non discrimination, abolition du travail
forcé et du travail des enfants) ;

et plus généralement sur :

- le respect des conditions générales de travail (amplitude et durée du travail, congés,


repos hebdomadaire, salaires, contrats de travail…) ;
- la santé et la sécurité au travail, et, d’une manière générale, les conditions de travail et
la prévention des risques professionnels ;
- les relations professionnelles (représentation du personnel, dialogue social et
prévention des conflits sociaux…) ;
- le travail non déclaré ;
- les conditions particulières d’emploi et de travail des enfants.

A ces contrôles en entreprise s’ajoute une mission de contrôle sur pièces à l’occasion du
dépôt de certains documents (contrats, déclarations d’établissement, registres d’employeur,
registre de paie, règlements intérieurs, etc.), au cours de laquelle l’Inspecteur du Travail
vérifie la conformité des renseignements portés par rapport à la législation du travail.

2/ LA MISSION DE CONCILIATION

L’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales peut intervenir pour le règlement des différends
individuels et des différends collectifs de travail.

 Les différends individuels de travail

Les différends individuels de travail, qui surviennent entre un employeur et un ou des


travailleurs à l’occasion de l’exécution ou de la rupture du contrat de travail, peuvent faire

21
l’objet d’une tentative de conciliation devant l’Inspection du Travail. Le service est saisi par
l’une ou l’autre des parties par une requête ou plainte comprenant au moins l’objet de la
requête, l’exposé sommaire des faits, et l’énumération complète des réclamations. A cette
occasion, l’Agent de l’Inspection du Travail fait connaître les droits du travailleur à chacune
des parties.

Il doit refuser d’entériner un accord portant atteinte aux droits incontestables du travailleur.
En cas d’échec total ou partiel de la tentative de conciliation, l’Inspecteur du Travail et des
Lois Sociales du ressort transmet le différend au Tribunal du Travail.

 Les différends collectifs de travail

Le différent collectif ou conflit collectif du travail est un désaccord entre des travailleurs et
leur employeur, portant sur une ou plusieurs questions relatives à l’intérêt collectif des
travailleurs.
L’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales joue un rôle déterminant dans le règlement des
différends collectifs, lesquels doivent lui être immédiatement notifiés par les parties ou au
Directeur du Travail si ces conflits s’étendent sur le ressort de plusieurs Inspections
Régionales. Il les convoque et procède à la conciliation. Les parties peuvent se faire
substituer par un représentant ayant qualité pour se concilier.
Si une des parties ne comparaît pas ou ne se fait pas représenter, l’Inspecteur du Travail et
des Lois Sociales du ressort reconvoque les parties dans les quarante huit (48) heures. En cas
de carence, il dresse un procès-verbal qu’il adresse à la juridiction compétente.
Lorsque le conflit s’étend dans deux (02) ou plusieurs juridictions des Inspections Régionales
du Travail, le Directeur du Travail convoque les parties et tente la conciliation.

A l’issue de la tentative de conciliation, l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales du ressort


ou le Directeur du Travail établit un procès-verbal constatant soit l’accord, soit le désaccord
total ou partiel des parties qui contresignent le procès-verbal et en reçoivent ampliation.
L’accord de conciliation est exécutoire dans les conditions fixées à l’article 352 du Code du
Travail.

En cas d’échec de la conciliation, l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales du ressort ou le


Directeur du Travail communique sans délai un rapport sur l’état du différend accompagné de
documents et renseignements recueillis par ses soins, au Président du Tribunal du Travail,
aux fins de la saisine de la Commission d’arbitrage. Une copie du rapport est remise
immédiatement à chacune des parties et au Ministre en charge du travail.

3/ LA MISSION DE CONSEIL
Les agents de l’inspection du travail sont chargés de fournir des informations, des conseils
techniques et des recommandations tant aux employeurs, qu’aux travailleurs et/ou à leurs
représentants sur la législation du travail, l’état du droit et sur les moyens les plus efficaces
d'observer les dispositions légales.

22
4/ LA MISSION D’ENQUETE

Les agents de l’inspection du travail peuvent être amenés à effectuer, dans l’entreprise, des
enquêtes en vue de répondre notamment à une demande de dérogation, d’autorisation, suite
à un accident du travail, une plainte ou à la demande de l’Administration.

Pour assurer ces missions, le respect de règles déontologiques est un gage de


crédibilité pour l’agent de contrôle.

L’agent de contrôle est soumis à des règles déontologiques propres en raison de ses
attributions et de ses prérogatives spécifiques.

Ces obligations sont principalement issues de la convention n° 81 de l’OIT et confirmées par


la loi n°09.004 du 29 janvier 2009, portant Code du Travail de la République Centrafricaine.

5/ LES REGLES DEONTOLOGIQUES

 La probité

La convention n° 81 interdit aux inspecteurs du travail " d’avoir un intérêt quelconque, direct
ou indirect, dans les entreprises placées sous leur contrôle."

 L’Inspecteur du Travail ne doit accepter - et encore moins solliciter - ni rémunération,


ni cadeau, ni avantage de quelque nature que ce soit.

 Il doit faire preuve de responsabilité et d’autorité pour échapper à toute forme de


concussion ou de corruption.

 L’impartialité

La convention n° 81 impose l’impartialité aux inspecteurs du travail dans leurs relations avec
les employeurs et les travailleurs.

23
 L’impartialité constitue une référence de conduite.

 L’impartialité doit être définie comme une attitude excluant, dans l’exercice de ses
fonctions, toute manifestation de préjugés, d’esprit partisan dans le comportement,
les paroles et les actes.

 Elle interdit l’expression, dans l’exercice de ses fonctions, d’opinions politiques,


syndicales, philosophiques ou religieuses.

 Elle implique de traiter les parties de manière égale.

 L’agent doit, de façon impartiale, dire à l’employeur comme au salarié, l’état du droit
et en donner une explication en vue de son application.

 Le secret professionnel

 D’une manière générale, en tant que fonctionnaire, l’Inspecteur du Travail est soumis
au secret professionnel.

 En outre, la Convention n° 81 ajoute à cette obligation de secret professionnel, une


obligation de garder confidentiels les procédés de fabrication dont l’inspecteur peut
avoir connaissance.

"Les inspecteurs du travail seront tenus, sous peine de sanctions pénales ou de mesures
disciplinaires, de ne point révéler, même après avoir quitté leur service, les secrets de
fabrication ou de commerce ou les procédés d’exploitation dont ils peuvent avoir
connaissance dans l’exercice de leurs fonctions ».

 La confidentialité des plaintes

La Convention n° 81 prévoit que les inspecteurs du travail « devront traiter comme


absolument confidentielle la source de toute plainte leur signalant un défaut dans l'installation
ou une infraction aux dispositions légales et devront s'abstenir de révéler à l'employeur ou à
son représentant qu'il a été procédé à une visite d'inspection comme suite à une plainte».

24
 Cette obligation de confidentialité ou de discrétion répond au double souci de
protéger les travailleurs qui se sont plaints et d’accroître l’efficacité de l’intervention des
agents de contrôle.

 L’indépendance

Aux termes de la Convention n°81, « l'inspection du travail est composée de fonctionnaires


dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans leur emploi et les
rendent indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure
indue ».

 L’indépendance est une condition indispensable pour que les deux parties,
employeurs et salariés, puissent avoir confiance dans l’objectivité et l’impartialité des
agents de l’Inspection du Travail.

 La libre décision

Prévue par la convention n° 81, elle constitue le corollaire du principe d'indépendance : « Il


est laissé à la libre décision des inspecteurs du travail de donner des avertissements ou des
conseils au lieu d'intenter ou de recommander des poursuites ».

 L'agent de contrôle est maître des actions qu'il veut entreprendre à la suite des
contrôles (observations, mise en demeure ou procès-verbal).

 Il pourra ainsi décider selon la fréquence, la gravité ou l’imminence des risques, la


situation de l’entreprise, sa taille, le caractère réitéré de l’infraction, l’existence
d’observations antérieures, etc.

 Suivant les circonstances, une même infraction pourra donner lieu à un simple rappel
ou à l’engagement de poursuites.

25
CHAPITRE IV

POUVOIRS ET MOYENS DE L’INSPECTION DU TRAVAIL

1/ LES POUVOIRS
Le contrôle étant la fonction principale de l’Inspecteur et/ou du Contrôleur du Travail, ce
dernier dispose d’importants pouvoirs en la matière.

 Pouvoir de libre entrée, de visite, de contrôle et d’enquête

L’agent de l’Inspection du Travail, muni de pièces justificatives de sa fonction (carte


professionnelle), dispose du pouvoir de pénétrer librement sans avertissement préalable, à
toute heure du jour et de la nuit, dans tout établissement assujetti au contrôle de l'inspection.

Il peut procéder à tous examens, contrôles ou enquêtes jugés nécessaires pour s'assurer que
les dispositions légales sont effectivement observées, et notamment:

 interroger, soit seul soit en présence de témoins, l'employeur ou le personnel de


l'entreprise sur toutes les matières relatives à l'application des dispositions légales ;
 demander communication de tous livres, registres et documents dont la tenue est
prescrite par la législation relative aux conditions de travail, en vue d'en vérifier la
conformité avec les dispositions légales et de les copier ou d'en établir des extraits ;
 exiger l'affichage des avis dont l'apposition est prévue par les dispositions légales,
notamment en ce qui concerne :

- le tâcheronnat ;
- les horaires de travail ;
- les repos compensateurs ;
- le règlement intérieur ;
- les consignes en matière de sécurité
- le nom, l’adresse et le n° de téléphone de l’Inspection du Travail ;

 prélever et emporter aux fins d'analyse des échantillons des matières et substances
utilisées ou manipulées, pourvu que l'employeur ou son représentant soit informé que
des matières ou substances ont été prélevées et emportées à cette fin.

A l’occasion de son contrôle dans l’entreprise, il peut, s’il le juge nécessaire, se faire
accompagner de l’employeur ou de son représentant, des représentants du personnel, du
médecin du travail, d’experts ou de techniciens.

 Les chefs d’établissements sont tenus de prendre toutes dispositions utiles pour
assurer le libre accès de l’Inspecteur du Travail, que le contrôle soit inopiné ou pas.

26
Nonobstant les dispositions du Code Pénal, est punie d’un emprisonnement d’un (01) mois et
d’une amende 2 500 000 à 5 000 000 FCFA ou l’une de ces deux (02) peines seulement,
toute personne qui s’oppose à l’exécution des obligations ou à l’exercice des pouvoirs qui
incombent aux Inspecteurs du Travail et des Lois Sociales, aux Médecins Inspecteurs du
Travail et aux Contrôleurs du Travail (article 391 du Code du Travail).

 Plus généralement, l’agent de l’Inspection du Travail est protégé à la fois contre les
obstacles, mais aussi dans le cas d’actes de résistance, d’outrages et de violences.

 Pouvoir de convocation
Il dispose du pouvoir de convocation des parties dans le cadre d’un différend individuel ou
collectif de travail.
Le refus de déférer à la convocation de l’Inspection du Travail est un acte de désobéissance
aux autorités publiques pénalement répréhensible (Loi n°60/168 du 12 Décembre 1960
réprimant les actes de résistance aux autorités publiques).

 Pouvoir de se faire communiquer des documents


L’agent de l’inspection du travail peut demander communication de documents tels que :

- contrats de travail
- registre d’employeur
- bilan social
- registre de visite médicale
- registre du personnel
- registre, le livre ou journal de paie, ou sa version informatique
- horaires de travail
- bordereaux ou justificatifs de la sécurité sociale
- rapport annuel du médecin du travail
- procès-verbal des réunions du comité d'hygiène et de sécurité
- programme, bilan et rapport annuel du comité d'hygiène et de sécurité
- livrets (rapports de vérification) de contrôle des installations électriques et des
engins
- compte-rendu des réunions tenues par l’employeur avec les institutions
représentatives du personnel
- accords d’entreprise ou d’établissement
- règlement intérieur
- registre spécial mis à la disposition des délégués du personnel
- registre spécial mis à la disposition du CHS
- déclarations d’ouverture et de fermeture d’établissement ou de chantier
- registre des dépôts effectués par les salariés à titre de cautionnement
- autorisation de création d'un économat

27
- autorisations et contrats d’utilisation des entreprises d’emploi temporaire, leur
certificat de dépôt de cautionnement à la Caisse de Dépôt et de Garantie.

 Lorsque l’agent de contrôle ne peut obtenir présentation des documents ou registres

lors du contrôle, il peut demander que ceux-ci lui soient communiqués à son bureau.

28
PROCEDURE DE VERIFICATION DES
DOCUMENTS ET AFFICHAGES
Vérification des documents Vérification des affichages
et registres

Non
disponibles
Affichés
Manquants
Bien tenus Incomplets

Convocation Rappel des Lettre


au bureau dispositions d’observations
légales

29
 Pouvoir de décision
Ce pouvoir ne s’exerce que si une disposition légale ou règlementaire l’a prévu et conduit
l’Inspecteur du Travail à rendre une décision motivée ; le plus souvent pour répondre à des
sollicitations (demandes d’autorisation, de dérogation, etc.), dans un sens favorable ou
défavorable à l’auteur de la demande, et dans un délai imparti.

Selon la législation de la République Centrafricaine, certaines décisions de l’Inspecteur du


Travail et des Lois Sociales peuvent faire l’objet de recours devant le Directeur du Travail (cas
de refus d’autoriser le repos hebdomadaire par roulement ou de licenciement d’un délégué du
personnel) ou le Ministre en charge du travail.

En cas de confirmation de la décision de l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales du


ressort, le Tribunal Administratif peut être saisi pour l’annulation de la décision.

Ce pouvoir se distingue de la libre décision (cf. paragraphe « règles déontologiques »)


propre à la fonction d’Inspecteur du Travail et qui rend ce dernier maître des actions
qu'il veut entreprendre à la suite de ses contrôles (observations, mise en demeure ou
procès-verbal).

2/ LES MOYENS

 La lettre d’observations

 La notification des observations est un des outils de l’Inspection du Travail.

A la suite de sa visite, l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales du ressort, lorsqu’il a


constaté des manquements à la législation du travail, adresse une correspondance à
l’employeur pour relever ces manquements, et recommander des mesures correctrices.

En général, aucun cadre juridique ne régit ni les conditions de forme et de fond, ni la nature
juridique des observations.

Ces observations doivent avoir un fondement légal. Certaines violations des règles du Code
du Travail sont assorties de sanctions, d’autres en sont dépourvues.

S’agissant d’observations relatives à des dispositions non sanctionnées pénalement (par


exemple l’organisation annuelle de la négociation collective), l’agent de contrôle peut, par ce
moyen, inciter l’entreprise à s’y conformer. Elles consistent en un simple rappel des
dispositions législatives et réglementaires. Cette lettre d’observations peut également être le

30
moyen permettant à l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales du ressort de conseiller
l’employeur.

 Elle peut aussi constituer un préalable à une éventuelle mise en demeure, ou à un


procès-verbal dans le cas où l’employeur n’en tiendrait pas compte.

 La mise en demeure
Lorsqu’il constate que ses observations ou prescriptions ne sont pas suivies d’effets, ou
lorsqu’il relève des manquements aux dispositions légales, règlementaires ou
conventionnelles en vigueur, l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales du ressort peut
mettre en demeure l’employeur de s’y conformer.

La mise en demeure est notifiée à l’employeur, par écrit et précise la nature des
manquements constatés ou des dangers relevés.

 Si l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales du ressort l’estime nécessaire, sa mise


en demeure peut n’être assortie d’aucun délai.

 Le procès-verbal
La liberté de dresser ou de ne pas dresser procès-verbal est reconnue à l’Inspecteur du
Travail par la Convention n°81. Le procès-verbal est l’acte par lequel l’Inspecteur du Travail et
des Lois Sociales du ressort constate les infractions à la législation du travail et aux
conventions collectives du travail.

L’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales du ressort peut dresser à l’encontre d’un
employeur qui viole la législation sociale, un procès-verbal d’infraction faisant foi jusqu’à
preuve du contraire. C’est le cas, notamment, lorsque sa mise en demeure n’a connu aucune
suite ou lorsque la gravité de l’infraction l’exige.

Le champ de la verbalisation couvre les infractions à la législation du travail et de la


prévoyance sociale. Il s’agit donc du champ de la compétence ratione–materiae des agents
chargés de l’Inspection du Travail.

Le constat des infractions à la législation du travail se fait lors du contrôle en entreprise, en


particulier lorsque l’agent de contrôle constate des manquements aux règles d’hygiène, de
santé et de sécurité au travail. Il peut par ailleurs infliger une sanction en cas de
manquements des documents exigés par la législation de la RCA (affichages prescrits par la
loi, registre d’employeur, règlement intérieur, etc.).

31
 Le procès-verbal d’infraction résulte de ce que l’inspecteur du travail aura
personnellement constaté.

 Le procès-verbal d’infraction est transmis au Procureur de la République aux fins de


poursuites pénales. Il est communiqué par l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales
du ressort à l’auteur de l’infraction, au Ministre en charge du travail, au Directeur
Général du Travail, au Directeur du Travail et est classé à l’archive de l’Inspection du
Travail du ressort.

32
Gradation des suites pouvant être données
Le présent tableau est donné à titre indicatif

Mise en demeure
Mesures
Procès-verbal
Manquements conseil observation avec délai sans délai d’infraction

généraux
● ●
santé et
sécurité
● ● ●
danger
1er imminent
contrôle ● ●

généraux
● ● ●
santé et
2ème sécurité
contrôle ● ● ●

33
CHAPITRE V

CONTRÔLE EN ENTREPRISE

1/ LA PREPARATION DU CONTRÔLE : les bonnes questions à se poser !

- dans quelle entreprise ?

Le choix de l’entreprise à contrôler est déterminant : il conditionne les


préparatifs et le déroulement du contrôle !

Une approche par secteur :


 secteur privé, para-public, public
 chantiers du BTP, mines et carrières, transport, commerces, hôtels,
exploitations agricoles, industries de transformation, etc.
 entreprises de l’économie informelle

Une approche par thème:


 campagne de contrôles
 travail des enfants
 travail de nuit
 lutte contre le VIH Sida
 travail forcé
 troubles musculo-squelettiques
 risques psychosociaux
 …

- quel type de visite ?

 visites générales qui ont pour objectif le contrôle général de la


législation du travail ;
 visites ciblées portant sur un aspect particulier de la législation ou en
fonction de risques ou de thèmes particuliers (salaire minimum,
protection sociale, durée du travail, travail des enfants, des femmes,
discrimination, médecine du travail…)
 visites de suivi pour s'assurer que l'employeur s'est conformé aux
observations ou mises en demeure
 visites sollicitées (suite à des plaintes de salariés ou à des demandes
d’autres administrations)
 visites d’urgence (suite à un accident du travail grave ou mortel)

Pour plus d’efficacité, ces visites doivent avoir un caractère inopiné

34
- que doit-on connaître de l’entreprise avant de la contrôler ?

 statistiques AT/MP
 plaintes de salariés ou des partenaires sociaux
 différends de travail
 comptes-rendus de visites précédentes
 informations et documentation sur le secteur d’activité duquel relève
l’entreprise, sur les risques professionnels de cette branche d’activité
 sur la situation économique de l’entreprise
 effectifs
 …

- comment programmer ce contrôle ?

 tenir compte de la saison et des conditions climatiques


 connaître le secteur ou la branche d’activité
 connaître et déterminer le secteur géographique
 appréhender le secteur lorsqu’il présente des risques particuliers
 …

- de quoi a-t-on besoin ?

 code du travail
 grille ou fiche de visite n°2
 convention collective ou accords d’établissement
 règlement intérieur de l’établissement
 guide méthodologique
 dossier d’établissement
 fichier d’établissement
 …

- qui peut accompagner l’agent de contrôle ?

 collègue
 médecin inspecteur du travail
 agent de contrôle de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale
 force publique, en cas de besoin (obstacles, menaces, résistance lors
d’un contrôle précédent)
 agents ou techniciens ou experts de la Santé, de l’Environnement, de la
Protection civile

- que ne faut-il pas oublier ?

 carte professionnelle

35
 ordre de mission du responsable de l’Inspection du Travail, le cas
échéant
 cachet de l’Inspection du Travail
 papier, stylo
 réserver un véhicule
 équipements de protection (casque, vêtements et/ou chaussures
appropriés)
 instruments de mesure
 prévenir l’accompagnant et s’assurer de sa disponibilité

2/ LE DEROULEMENT DU CONTRÔLE

Pour rappel

 L’agent de contrôle a le droit de pénétrer librement de jour et de nuit et sans


avertissement préalable.
 Ne pas indiquer qui est à l’origine de la plainte ou de la visite s’il s’agit
d’une visite sollicitée

Conseil méthodologique

L’agent de contrôle ne doit pas oublier de prendre note de ce qu’il observe,


entend, recueille et analyse.

- l’arrivée dans l’établissement

 s’assurer qu’il s’agit bien de l’établissement ciblé


 à l’arrivée, se présenter et présenter sa carte professionnelle
 informer de sa présence l’employeur ou son représentant, à moins qu’un
tel avis risque de nuire à l’efficacité du contrôle
 préciser, au besoin, l’objet du contrôle et le déroulement souhaité
 commencer la visite si on vous fait attendre indûment
 décliner poliment les invitations (café, repas,…)
 être ponctuel (si la visite est annoncée)
 …

36
Conseil méthodologique

S’il s’agit d’un premier contrôle, il peut être utile de se faire donner les
explications nécessaires à la compréhension de la situation économique, du climat
social, etc. mais attention ! Ce moment peut être utilisé par l’employeur pour
dissimuler ou faire corriger certaines situations non conformes (travail d’enfants,
machines défectueuses, dissimulation de salariés, etc …)

 l’ordre des opérations est adapté : il est préférable que la visite débute
par le contrôle des lieux et des conditions de travail ; le contrôle des
documents viendrait donc en deuxième lieu.
 toutefois, si la visite est effectuée à la suite d’une plainte, l’ordre des
opérations doit se dérouler de manière à ce que le caractère confidentiel
soit préservé.
 l’opportunité de se faire accompagner ou d’effectuer seul le contrôle ainsi
que le choix de l’accompagnateur dépend de l’objet de la visite (salarié,
représentant du personnel, médecin ou infirmier du travail, ingénieur de
sécurité, membre du CHS …)

- le contrôle dans l’établissement

Le déroulement d'une visite s’effectue en deux étapes :


 sur place par la visite du site : elle concernera les conditions de travail, la
sécurité et la santé au travail, l’environnement, les conditions de travail,
etc. ;
 sur pièces par la vérification des documents, registres et affiches : elle
visera le contrôle de la rémunération, de la durée du travail, de la qualité
du dialogue social, etc.

Conseil méthodologique

L’agent de contrôle doit conserver une attitude posée et savoir écouter, observer,
analyser, interroger, se poser les bonnes questions, sans toutefois déranger

37
Le déroulement type d’un contrôle
A l’arrivée :
présentation de la carte
professionnelle Début de la visite

Acc
epte
Personnes à rencontrer :
N’accepte pas Employeur, DP, représentants syndicaux
CHS, CE

Contrôle

Visite du site Vérification


Rappel des Accepte
(procédure documents
dispositions registres,
LMNOP)
légales affiches
Délit
N’accepte pas d’obstacle

38
Une des méthodes pouvant être utilisée au cours du contrôle est la méthode LMNOP.

L = lieux
M = machines et matériaux
N = nuisances
O = organisation
P = personnel

 L = lieux
Au début de sa visite, l’agent de contrôle demande un plan du site ou établit un croquis
localisant les situations à risques. Il s’assure de l’état de solidité des locaux et de leurs
dépendances, des moyens de protection contre l’incendie et les autres risques, de l’existence
des issues de secours, de la signalisation des passages dangereux, des locaux sanitaires…

 M = machines et matériaux
L’agent doit identifier les risques (courroies, engrenages et autres pièces mobiles), évaluer
leur gravité ; il doit s’assurer de l’affichage et du respect des consignes de sécurité.
L’agent devra interroger l’employeur sur l’état d’avancement de l’évaluation et sur
l’identification des risques professionnels liés à l’utilisation des matériaux, produits et
substances utilisés…

 N = nuisances
Par nuisance il faut entendre tout ce qui peut altérer la santé du travailleur : bruit, éclairage
insuffisant, chaleur ou froid excessif, fumées, poussières, gaz...

Conseil méthodologique

Les nuisances ou leurs effets peuvent être visibles ou ressentis : l’agent de


contrôle doit pouvoir interroger les salariés sur leurs conditions de travail et se
poser les bonnes questions.

 O = organisation
L’organisation du travail (durée du travail, amplitude, gestes et postures de travail,
encadrement, consignes, formation, etc.) influe sur l’état de santé physique ou moral du
personnel.

39
Conseil méthodologique

L’agent de contrôle doit s’inquiéter de l’organisation du travail : est-elle


susceptible d’engendrer, par exemple, fatigue, stress, ou troubles musculo-
squelettiques ?

 P = personnel

Au cours de sa visite, l’agent de contrôle doit porter une attention particulière à la relation
entre le personnel et son milieu de travail.
Il vérifie si le personnel, en effectuant ses tâches, est doté de moyens de protection
individuels (chaussures, casques, masques, lunettes, gants, imperméables, tenue de travail)
ou collectifs (ventilateurs, aspirateurs de poussières) appropriés.

Conseil méthodologique

L’agent de contrôle procède à un contrôle particulier pour certaines catégories de


travailleurs (femmes enceintes, jeunes travailleurs, salariés exposés à des risques,
au VIH/SIDA, travailleurs handicapés).

40
Schéma de la démarche LMNOP

LMNOP PERSONNEL
LIEUX •Informations sur les risques
•Propreté •Protections individuelles
•Protection incendie •Travaux dangereux
•Signalisation des •Catégories particulières
passages (femmes, jeunes, handicapés)
•Installations sanitaires
•Gestes, fatigue, postures,
stress

MACHINES ET ORGANISATION
MATERIAUX
Méthode
•Emplacement des
•Protection machines LMNOP machines
•Consignes de sécurité •Flux de production
•Livrets de contrôle •Stockage
•Encombrement
•Ergonomie des postes
de travail
NUISANCES
•Bruit
•Chaleur
•Éclairage
•Fumées, poussières,
gaz

41
3/ LES SUITES DU CONTRÔLE

 débriefer avec l’employeur ou son représentant, sur ce que l’agent de


contrôle a constaté : c’est l’occasion d’un échange permettant d’attirer
son attention, de le sensibiliser, le conseiller et l’informer sur les
observations qui seront faites à l’issue du contrôle. Ce débriefing peut
permettre de recueillir des informations complémentaires ;

 remplir le registre d’employeur ;

 recourir à un ou plusieurs outils propres à l’inspection du travail et


transmettre au responsable de l’inspection du travail pour notification à
l’employeur :

 lettre d’observations
 mise en demeure assortie ou non d’un délai
 procès-verbal d’infraction ;

 élaborer le rapport de contrôle.

42
Contrôle

Débriefing avec l’employeur


Inscription sur le registre d’employeur

Rédaction du rapport de visite Lettre d’observations


Mise en demeure (avec ou sans délai)
Procès-verbal d’infraction

Responsable régional

EMPLOYEUR

 conserver la « mémoire » du contrôle :


 créer ou mettre à jour le dossier d’entreprise ou
d’établissement et le ficher d’établissement,
 archiver le rapport de contrôle et les correspondances
(lettre d’observations, mises en demeure, PV).

Conseil méthodologique

L’organisation de la traçabilité des contrôles suppose une centralisation de


l’archivage par inspection et l’utilisation d’un modèle type de fichier et de dossier
d’entreprise ou d’établissement.

43
LES SUITES POSSIBLES D’UN CONTRÔLE

Mise en conformité

Observations Notifier une Visite de suivi et constat de


générales lettre
d’observations
non conformité

Dresser un PV

Notifier Mise en conformité


Danger une mise
non en
demeure
imminent Non-conformité Dresser
Hygiène et sécurité

avec délai
dans le délai un PV

Notifier une Mise en conformité


mise en
Danger demeure
imminent sans délai PV et saisine
(exécutoire)
Non du Procureur
conformité de la
République

CONTACT AVEC LE PARQUET


SUR LES SUITES PENALES APPORTEES AUX PV

44
Les étapes du contrôle

La préparation

Déterminer le type Consulter la documentation S'assurer de la logistique


de visite à conduire

La réalisation

Se présenter Prendre les contacts Collecter l'information Conclure la visite


(visite des lieux et
vérification des documents)

Les suites

Rédiger un rapport Lettre d’observations Classer les documents Prévoir un suivi


Prendre des mesures
(mise en demeure, PV)

45
CHAPITRE VI

SITUATION PARTICULIERE DU CONTRÔLE DES UNITES DE


L’ECONOMIE INFORMELLE

Conseil méthodologique

Compte tenu de l’importance et des particularités de l’économie informelle, l’agent


de contrôle aura une approche spécifique de ce secteur.

L’approche spécifique pourra consister à :

- observer des caractéristiques ;

- identifier les situations les plus graves (mise en danger de la santé des
travailleurs, violation avérée de droits fondamentaux des travailleurs) ;

- définir des objectifs à atteindre pour améliorer certaines de ces situations ;

- élaborer une stratégie d’action (sensibilisation et communication sur des règles


de santé et de sécurité faciles à mettre en œuvre, information sur la prévention,
diffusion d’information sur les droits fondamentaux, diffusion de bonnes
pratiques …) ;

- repérer des partenaires (association/organisations professionnelles, partenaires


sociaux, ONG…) ;

- repérer des méthodologies novatrices (exemple : parrainage associant une petite


et une plus grande d’entreprise pour l’échange d’expérience et de bonnes
pratiques).

46
ANNEXES

47
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

ATTESTATION DE SERVICE
Nous soussignés,……………………………………Inspecteur Régional du Travail.............................,
attestons sous la responsabilité des déclarants ci – après que :
M………………………………………..C.N.I N°…………………………….a travaillé d’une façon
permanente à ……………………………..en qualité de
………………………………du…………………………………………………….au…………………
………………………………………………………….

Cette attestation est établie sur les déclarations concordantes faites en notre présence et en
présence de l’intéressé, de deux de ses anciens collègues.

Le premier témoin M……………….C.N.I N°……………………….déclare avoir parfaitement connu


le requérant pour avoir été lui – même employé dans l’entreprise
du…………………………………..au……………………..……………………………… en qualité
de…………………………………………………………

Le second témoin M………………………………….………………….C.N.I


N°……………………………………….…….déclare avoir parfaitement connu le requérant pour avoir
été lui–même employé dans l’entreprise
du…………………………………….…………..au………………………..……en qualité
de……………………………………………………………………..

La présente attestation est destinée à la constitution d’un dossier de demande d’allocation de retraite.
Ainsi toutes fausses déclarations de la part de l’intéressé et des témoins les rendraient passibles des
peines prévenues par l’article 161 du Code Pénal.

Lecture faite et après production des pièces d’Identité, les déclarants ont signés ci – dessous en notre
présence.

LE REQUERANT L’Inspecteur Régional du Travail

1er TEMOIN 2ème TEMOIN

48
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL A
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT. Monsieur / Madame

Objet : Convocation

Suite à la visite d’inspection que j’ai effectuée dans votre établissement le …………………..
et au cours de laquelle il m’a été impossible de consulter les registres et affiches dont le tenue est
prescrite par la loi puisque vous ne les avez pas mis à ma disposition, je vous demande de bien vouloir
vous présenter à mon bureau le ………………………..à ….…heures muni des documents et registres
suivants :

(à titre d’exemple)
Le livre de paie
Le registre des congés payés
Le registre des mises en demeure
Bulletins de paie
…………………………

Veuillez agréer, Monsieur / Madame, l’expression de ma considération.

Date et signature

49
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE CABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT

Fiche de synthèse*
Etat d’application de la législation du travail
et du climat social1

(ce document est à conserver dans le service d’inspection et à classer dans le dossier d’entreprise)

1) Identification de l’entreprise

Nom et Prénom de l’employeur : Nom et fonction du responsable de


l'entreprise :
Raison sociale de l’entreprise : Nature juridique de l’entreprise :

Adresse : Téléphone :
Fax :
Email :
Activité : Date de création :

N° de dossier de l’entreprise N° d’affiliation à la CNSS

Date de la dernière visite : Visite effectuée par :

Organisations syndicales présentes : DP : dates des élections :


CHS :

Salariés Hommes Femmes Total

Total des salariés

Salariés permanents

Salariés temporaires/saisonniers

50
Salariés étrangers

Enfants de 15 à 18 ans

Apprentis

1. L’inspecteur complète la fiche de synthèse lors de la préparation de la visite d’inspection à partir du


dossier de l’établissement et d’autres sources de données pertinentes. Il doit se concentrer sur les
événements récents.

2) Etat d’application de la législation du travail

Principales observations relatives à la législation du travail en vigueur en RCA

Mises en demeure avec délai notifiées à l’employeur

Mises en demeure sans délai notifiées à l’employeur

Procès-verbaux d’infractions dressés contre l’employeur

3) Etat du climat social

Informations sur le climat social (plaintes des salariés (indiquer les dates), PV de
conciliation/non conciliation, dates et motifs des conflits de travail et grèves…)

51
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

Monsieur / Madame

Objet : Mise en demeure avec délai

Suite à la visite d’inspection effectuée le ………………………………………………...……..


dans votre entreprise / établissement ..………………………………...……………………..…
situé …………………………………………………………………………………………......
nous avons constaté que……………………………………………………………...………….
………………………………………………………………………………...…………………
n’est pas conforme à l’article …………………….de..............………...……………..………….
/ du décret…………………………...…../ de l'arrêté ………………………………..…………
prévoyant que…………………………………………………………………………...……….
……………………………………………………………………………………...……………

En vertu de l’article…………… du Code du travail, nous vous mettons en demeure de.…...….


………………………………………………………………………………………...…………
……………………………………………………………………………………………...……
……………………………………………………………………………………...……………
et vous accordons un délai de…………jours.

A défaut de régularisation de cette situation dans le délai imparti, un procès-verbal d’infraction


sera dressé à votre encontre.

Nous vous rappelons que conformément à l’article…………… dudit Code du travail, vous
pouvez formuler une réclamation contre cette mise en demeure, et ce, avant l’expiration du délai
précité et au plus tard dans les quinze jours qui suivent la réception de cette mise en demeure.

Veuillez agréer monsieur / madame l’expression de mes salutations distinguées,

Date et signature

52
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

Monsieur / Madame

Objet : Mise en demeure sans délai


Suite à la visite d’inspection effectuée le………………………………………………
dans votre entreprise / établissement…..………….…………………………………………...
situé à……………………………………………………………………………………… nous avons
constaté que ……………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….
n’est pas conforme à l’article…………………………de…………………………du décret.....
…………………………………..................................... / de
l’arrêté……………………………….............
prévoyant que………………………………………………………………………………...…
…………………………………………………………………………………………………..
Cette situation constitue un danger imminent pour les salariés de……………………..
………………………………………………………………………………………………….

Pour éliminer ce danger imminent et , conformément à l’article ……. du code du travail, nous
vous mettons en demeure de …………………………………………………......
…………………………………………………………………………………..…………………………
………………………………………………………………………..………………

A défaut de régularisation de cette situation, nous ferons application des dispositions de la


réglementation en vigueur (article ………Code du travail), (article………Décret n°……du……),
(article …………..de l’Arrêté n°…………du…………...

Veuillez agréer monsieur / madame l’expression de mes salutations distinguées.

L’Inspecteur régional du travail du ressort

53
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRTBC.

PROCES-VERBAL DE CARENCE**
(Election des délégués du personnel)

En application des prescriptions de l’article…………………..,

Je soussigné............................................................................, l’Inspecteur Régional du


Travail et des Lois Sociales de..............................................., constate la carence des
organisations syndicales, par non représentation au sein de l’entreprise, pour l’élection
des délégués du personnel de l’établissement................................., prévue
le........................................................

En foi de quoi, le présent procès-verbal est dressé pour servir et valoir ce que de droit.

Signature

Identité de l’Inspecteur du Travail du

ressort

(NB : ce procès-verbal est dressé dans le cas où les organisations syndicales ne sont pas
représentées dans l’établissement.
Il est accompagné de la lettre autorisant le vote pour des listes non présentées par les
organisations syndicales)

54
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

PROCES VERBAL DE NON CONCILIATION

Le ……………………………deux mil…………………...............................
par devant nous …………………………………………... Inspecteur Régional du
travail du ………………………………………………………………………

ont comparu
M……………………………………………………………….…………….(employeur)
M………………………………………………………………………….…...…(salarié)

Enoncé des chefs de réclamations :


………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………
Il a été fait abandon des chefs de réclamations ci-dessous :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………
Aucun accord n’est intervenu en ce qui concerne les chefs de réclamations ci-dessous :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………

MOTIF :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

55
………………………………………………………………………………………………
………………………

Date et signatures des parties

DEMANDEUR DEFENDEUR

INSPECTEUR REGIONAL DU
TRAVAIL DU RESSORT

56
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

PROCES VERBAL DE CONCILIATION

L’an…………….……………deux mil……………………………………et le
……………………....……………………………………………………………
par devant nous ……………………………...….…. Inspecteur Régional du Travail
du……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………..

ont comparu :
M……………………………………………………………….……………...(employeur)
M…………………………………………………………………………...…….(salarié)

Enoncé des chefs de réclamations :


………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………..

Les parties ont convenu de se concilier sur les points et sommes ci-après :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………..
Il a été fait abandon des chefs de réclamations ci-dessous :
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………

57
Modalités
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………

Date et signatures des parties

DEMANDEUR DEFENDEUR

INSPECTEUR REGIONAL DU
TRAVAIL DU RESSORT

58
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

PROCES VERBAL DE CONCILIATION PARTIELLE

L’an deux mil……………………………………………………………et le


……………….........................................................................................
par devant nous ……………………………………… Inspecteur Régional du Travail
du…………………………………………………………………………

ont comparu :

M……………………………………………………………….…………….(Employeur)
M…………………………………………………………………………………(Salarié)

Enoncé des chefs de réclamations :


……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
………………………………
Les parties ont convenu de se concilier sur les points et sommes ci-après :
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
………………………………
Il a été fait abandon des chefs de réclamations ci-dessous :
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
………………………………
Aucun accord n’est intervenu en ce qui concerne les chefs de réclamations ci-dessous :
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………

59
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
MOTIF :
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………

Date et signatures des parties

DEMANDEUR DEFENDEUR

INSPECTEUR REGIONAL DU
TRAVAIL DU RESSORT

60
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT

AUTORISATION DE CANDIDATURE**
(Election des délégués du personnel

En application des dispositions de l’article …………du Code du Travail Centrafricain et


au vu du procès-verbal de carence n°….. du……..,
Nous, .................................................................Inspecteur Régional du Travail
du..............................., autorisons le vote pour des listes de candidats non présentés par
les organisations syndicales à l’élection des délégués du personnel de
……………………..………………….. prévue
le…………………à…………......................................................
La présente autorisation est valable pour un seul scrutin.
Fait à …………, le .

L’INSPECTEUR REGIONAL
DU TRAVAIL DU RESSORT

61
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

FICHE INTEGREE DE VISITE D’INSPECTION DANS LES


ENTREPRISES FORMELLES
Date de la visite : /__/__/-/__/__/-/__/__/__/__/
(Jour) - (mois) - (année)
- Nom et Prénoms de l’agent chargé de la visite .....................................................
- Fonction :…………………………………………………………………………………
Accompagné de :………………………………………………………………………
Visite N° /____________/
Type de visite : générale /__/- ciblée - /__/ - sollicitée /___/ - urgence /___/
Première visite:/__/
Suivi : /__/

Identification de l’établissement /__/ - entreprise /___/


- Nom ou raison sociale : …………………………………………………………………
- Forme juridique : …………………………Date de création /_/_/-/__/__/-/__/__/__/__/
- Nom et qualité de l’employeur ou son représentant
…………..……………………………………………………………………………………………
……..
- Adresse : BP………….Localité……………………Quartier…………………………Rue…………
- Tél………………………….Fax………………………..E-mail……………………………….
- Branche d’activité ……………………………………………………………………………..
- Activité principale……………………………………………………………………………
- Activité secondaire………………………………………………………………………….
- Convention collective applicable/______________________________________________/
- Affiliation CNSS : N° : __/__/__/__/__/__/__/__/ Date/_/_/-/__/__/-__/__/__/__/

(Jour) - (mois) - (année)

- Affiliation ACFPE : N° : __/__/__/__/__/__/__/__/ Date/_/_/-/__/__/-__/__/__/__/

(Jour) -(mois) - (année)

62
I. EFFECTIFS
1 – permanents

H F TOTAUX Etrangers
C S P1 CEMAC Hors CEMAC TOTAUX

Cadres

Cadres occupant des


postes de
responsabilité
Agents de Maîtrise
Employés
Ouvriers
Apprentis

2 – temporaires

Nature du contrat H F TOTAUX Etrangers


CEMAC Hors CEMAC TOTAUX

CDD + 1 an
CDD – 1 an
Saisonniers
journaliers
Stagiaires
Intérimaires
Autres

OBSERVATIONS

1
Catégorie socioprofessionnelle

63
II. CONDITIONS DE TRAVAIL
REMUNERATION

Mode de rémunération : au temps /__/ - à la pièce /__/ - autres* /_______/


*A préciser
- Documents légaux :
• Registre de paiement : - à jour /__/ - non à jour /__/ - n’existe pas /__/
• Bulletins de paie : conforme /__/ - non conforme /__/ - n’existe pas /__/
- Paiement du salaire :
• Périodicité : respectée /___/ - retards /_____/
• Salaire conventionnel : respecté /___/ - non respecté /_____/

Accessoires de salaire :
a – en espèces

1- Heures supplémentaires :
Nombre d’heures supplémentaires/semaine………………………………………
Non autorisées /__/
Autorisées /__/

Taux de majoration des HS


Caractère des HS
HS HS de HS Jours
de nuit non Régulier Intermittent
jour ouvrables

2- Indemnités et primes diverses :


Transport /__/ Rendement /__/
Ancienneté /__/ Assiduité /__/
Panier /__/ Autres /__/
b – en nature

1- Logement
TRAVAILLEURS LOGES NON LOGES
(effectifs)
A titre gratuit A titre
onéreux

2- Nourriture
Conditions de prise en charge :
Modalités :

64
OBSERVATIONS :
3-Autres : (préciser)

65
III. RELATIONS DE TRAVAIL
Contrats de travail

Nature des Contrats Nombre Respect des


de Travail formalités
Contrats à durée indéterminée
Contrats à durée déterminée
Contrats de travail à temps
partiel
Contrats d’engagement à l’essai
Contrats de formation
professionnelle
(apprentissage/qualification)
Contrats du travailleur déplacé
Contrats saisonniers
Autres

Autres types de contrats

Contrats de sous entreprise et de Nombre Respect des formalités


tâcheronnat

OBSERVATIONS

Relations professionnelles

66
- Règlement intérieur : élaboré et affiché /__/- élaboré non affiché /__/ - non élaboré /__/
- Désignation des délégués syndicaux : libre /__/ - entrave /___/
- Election des délégués du personnel : libre /__/ - entrave /___/
- Date des dernières élections : /__/__/-/__/__/-/__/__/__/__/
- Date du PV de carence : /__/__/-/__/__/-/__/__/__/__/
- Nombre de délégués élus : H : /__/ F : /__/
- Suffrages des organisations syndicales :
- Exercice des missions des délégués du personnel : libre /__/ - entrave /___/
- Réunions périodiques : régulières /__/ - non régulières /__/- non tenues /__/
- Réception des délégués sur demande : systématique /__/ - non systématique /__/- non reçus /__/
- Consultations des délégués : systématique /__/ - non systématique /__/- non consultés /__/
- Crédits horaires : respectés /__/ - non respectés /__/
- Registre des délégués du personnel : à jour /__/ - non à jour /__/ - n’existe pas /___/
- local des délégués : existe /__/ - n’existe pas /__/

Durée du travail

- Horaire journalier : /________/


- Durée hebdomadaire : /__________/
- Affichage : oui /__/ - non /___/
- Horaire individualisé : oui /__/ non /__/
- Pause quotidienne : supérieure à 1 h /__/ - inférieure à 1 h /__/ - aucune /__/
- Repos hebdomadaire : le même jour pour tous /__/ -par roulement /__/ - aucun /__/
- Congés payés : par roulement /__/ - période fermeture /__/ - aucun /__/
- Jours fériés : ouvrés /__/ - non ouvrés /__/ - payés /__/ - récupérés /__/

Organisation du travail :

- normale /__/ - à la chaîne /__/ - roulement /__/ - feu continu /__/ - par équipe /__/

Travail des enfants

REPARTITION DE L’EFFECTIF
SELON L’AGE ET LE SEXE NATURE DES TRAVAUX EFFECTUES
Moins de Garçons Filles Pires formes Travaux dangereux Travaux légers
15ans
De 15 à 18 ans

Travail des femmes

Travail administratif /____/ Travail avec tâche de manutention /____/


Travaux dangereux /____/ Travail de nuit /____/
Charge de travail élevée /____/ Travaux interdits /____/
Bénéfice du congé de maternité /____/ Bénéfice des heures d’allaitement /____/
Bénéfice des jours de congé supplémentaire /___/

67
OBSERVATIONS

68
IV. SECURITE ET SANTE AU TRAVAIL
Organisation de la sécurité et de la santé au travail

- Comité d’hygiène et de sécurité : fonctionnel /__/ - non fonctionnel /__/ - n’existe pas /__/
- Service de sécurité du travail : fonctionnel /__/ - non fonctionnel /__/ - n’existe pas /__/
- Service médical d’entreprise : fonctionnel /__/ - non fonctionnel /__/ - n’existe pas /__/
o Nombre d’infirmiers : /____/
o Nombre de médecins /____/
o Trousse de secours : existe /__/ - n’existe pas /___/
o Visites médicales : embauche /__/- périodique /__/ - particulière /__/
o Moyenne mensuelle des consultations /_____________/
o Principales affections constatées : ………………………………………………….

……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………
Gestion des risques professionnels

- Accidents du travail :

o Mortels /______/
o Non mortels : /_______/ - avec IPP /____/- sans IPP /___/
- Maladies professionnelles :
o Types …………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………
o nombre de cas déclarés /_________/
- Politique de prévention des risques professionnels : élaborée et mise en œuvre /__/ - élaborée et
non mise en œuvre /___/- non élaborée/___/
- Plan d’organisation des secours : existe /__/ - n’existe pas /___/
- Bilan annuel de sécurité et de santé au travail : existe /__/ - n’existe pas /___/

- Risques majeurs :
……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………......................................................
..........................................................................................................................................................
....................

- Mesures de protection collective mises en œuvre


…………………………………………………………………......................................................
..........................................................................................................................................................
..........................................................................................................................................................
..........................................................................................................................................................
..........................................................................................................................................................

69
IV. SECURITE ET SANTE AU TRAVAIL (suite)
Affichages et tenue des registres
- correct oui /__/ - non /__/ incorrect oui /__/ - non /__/

Equipement de protection individuelle (EPI)


- Mise à disposition des EPI : oui /__/ - non /__/
- EPI adaptés : oui /__/ - non /__/
- Port des EPI : oui /__/ - non /__/
- Entretien régulier des EPI : oui /__/ - non /__/
- Remplacement périodique des EPI : oui /__/ - non /__/

Habillement
- Tenue de travail /__/

Locaux de travail
- Constructions : adaptées /___/ - non adaptées /___/
- Aération : suffisante /___/ - insuffisante /___/
- Eclairage : suffisant /___/ - insuffisant /____/
- Bruit : élevé /___/ - acceptable /___/
- Aires de circulation et voies d’accès : encombrées/___/ - bien dégagées /___/ - n’existent pas
/__/

Matières, substances et installations dangereuses

Installations dangereuses :

• Protection : suffisante /___/ - insuffisante /___/


• Maintenance : régulière /___/ - non régulière /____/ - interne /____/ - externe /__/

Produits et substances dangereux :

• Bien stockés /___/ - mal stockés /___/


• Manipulés avec mesures de sécurité /___/ - Manipulés sans mesures de sécurité /___/
• Conditions d’élimination satisfaisantes /___/ - non satisfaisantes /___/

Installations électriques :

• Risque d’électrocution : faible /___/- moyen /___/- élevé /___/


• Risque de court-circuit : faible /___/- moyen /___/- élevé /___/

Sanitaires, repas, boissons

- Toilettes, WC : conformes /__/ insuffisants /__/ mal entretenus /___/-absents /__/:


- Eau de boisson : potable /__/non potable /__/suffisante /__/ insuffisante /__/
- Vestiaires : conformes /__/insuffisants /__/mal entretenus /___/absents /__/:
- Local pour prise de repas : fonctionnel /____/- bien entretenu /___/ - n’existe pas/____/

70
VIH/Sida

- Dispositions prises par l’entreprise contre le VIH/Sida :


…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………

- Programme annuel de lutte contre le VIH/Sida :

• élaboré et mis en œuvre /__/

• élaboré et non mis en œuvre /___/

• n’existe pas /___/

- Activités réalisées :

• causeries /__/ nombre de travailleurs réunis /_____/

• sensibilisation /__/ nombre de travailleurs concernés /_____/

• dépistage volontaire /___/ nombre de travailleurs dépistés /______/

• soutien psychosocial /___/ nombre de travailleurs bénéficiaires /___/

• formation /___/ nombre de travailleurs bénéficiaires /___/

• autres (à préciser)

OBSERVATIONS

71
V. SECURITE SOCIALE
- Nombre de travailleurs déclarés à la CNSS : /_____/ hommes /___/ femmes /___/
- Nombre de travailleurs non déclarés à la CNSS : /_____/ hommes /___/ femmes /___/
- Versement des cotisations : à jour /__/ - pas à jour /__/
- Déclaration des ATMP : systématique /__/ - non systématique /__/ - non effectuée /__/

Observations

72
VI. EMPLOI ET MAIN-D’ŒUVRE
- Registre d’employeur : à jour /__/ - pas à jour /__/ - n’existe pas /__/
- Déclaration annuelle de la situation de la main-d’œuvre : oui /__/ - non /__/
- Bilan social : oui /__/ - non /__/
- Nombre de travailleurs embauchés durant l’année en cours : CDI /____/ CDD /___/ Total
/___/
- Nombre de départs enregistrés : licenciements /___/ démissions /___/ retraites /___/ décès
/___/ départs négociés /____/ Total /_____/

- Nombre de travailleurs formés /______/

Observations

73
VII. CLIMAT SOCIAL

• Conflit collectif en cours : oui /___/ - non /___/


• Nombre de conflits collectifs enregistrés durant les 12 derniers mois : /___/
• Causes principales :
……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………
…………………………
• Nombre de conflits individuels enregistrés durant les 12 derniers mois : /___/
• Nombre d’accords conclus : /___/
• Nombre de grèves enregistrées : /___/- nombre de jours de grève /___/

Préoccupations de l’employeur :………………………………………………………


……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………
Réclamations des travailleurs :…………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………

Observations

74
VIII. OBSERVATIONS GENERALES ET MESURES PRISES
PAR L’INSPECTEUR

OBSERVATIONS GENERALES ………………………………………………………………………


……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………….......................................................................................
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………….

MESURES PRISES PAR L’INSPECTEUR

1.
2.
3.
4.
5.

75
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE CABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

FICHE DE VISITE D’INSPECTION DANS LES UNITES INFORMELLES

Date de la visite : /__/__/-/__/__/-/__/__/__/__/


(Jour) - (mois) - (année)

I - Nom et prénoms de l’agent de contrôle .............................................


- Fonction :…………………………………………………………………………………
- Accompagné de :………………………………………………………………………
Visite N° /_____/

II - Type de visite :
- générale /__/- ciblée - /__/ - sollicitée /___/ - urgence /___/
Première visite:/__/
Suivi : /__/

III - Identification de l’établissement :


- Nom ou raison sociale :
…………………………………………………………………………………………
- Nom et qualité de l’employeur ou son représentant :
…………………………………………………………………………………………
- Métier…………………………………………………………………………………
- Adresse :
BP………….Localité……………………………………………………………………………
……………
Quartier……………………………………………Rue…………………………………………
………………………..
- Tél………………………….Fax………………………..E-mail……………………..
- Activité principale…………………………………………………………………
- Activité secondaire…………………………………………………………………
- Branche d’activité économique………………………………………………..
- Convention collective applicable à l’activité………………………………………………
- Affiliation à une mutuelle ou à une caisse de sécurité sociale :
Oui /_/ N°/_/_/_/_/_/_/_/_/ Date : _/_/ - _/_/ - _/_/_/_/ Non _/

76
IV - Forme de l’établissement

- Forme individuelle : /__/


- Association type : /__/
- Unité familiale : /__/
- Coopérative : /__/
- Regroupement de travailleurs indépendants : /__/

V - Conditions de travail :

1- Organisation
-Horaire appliqué :…………………………………………………………….
- Durée du travail par semaine :……………………………………………
-Travail de nuit : ……………………………………………………………………
- Repos hebdomadaire : ………………………………………………………
- Type de travail : …………………………………………………………………..

2- Rémunération : oui /__/ non /__/


Quel mode de rémunération ? :

3-Travail des enfants

Nombre d’enfants selon l’âge


Nature des travaux effectués
Garçons Filles
Moins de 15
ans
15 à 18 ans

4-Hygiène et Sécurité

Description observations
Etat des locaux

Matières 1ères
utilisées
Equipements mis
en place
Sécurité des
équipements
Sanitaire

Moyens médicaux
utilisés

77
5– Accidents du travail

CAS Nbre de cas Causes Période


Mortels
Non mortels
Total

6– Maladies liées au travail évoquées

Nature et nombre de cas

7 – Relations professionnelles

Existence d’un syndicat : oui /__/ non /__/


Existence d’une association professionnelle : oui /__/ non /__/

8 - Relevé des recommandations et sensibilisations faites

(Description sommaire des conseils et recommandations prodigués avec accent sur l’élimination rapide des risques
et les stratégies pour évoluer vers le formel)

1.
2.
3.
4.
5.

78
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******

DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

FICHE DE SIGNALEMENT D’UN INCIDENT DE CONTROLE *


(Obstacles, violence, diffamation)

1) Agent(s) concerné(s)

Nom(s) et prénom(s) :……………………………………………………………………


Grade : …………………………………………………………………………………
2) Description de la nature et des circonstances de l’incident et date de survenance des faits

Date de l’incident :
Lieu de l’incident :
Nature de l’incident :
Obstacle :
Outrage :
Violence :
Autres :
Conséquences de l’incident :
3) Auteur de l’incident :

Nom et prénom :
Fonctions dans l’entreprise :
Conséquences de l’incident :

79
4) Mesures prises :

Lettre d’observation
Procès-verbal transmis au parquet :
Plainte directe devant le parquet :
Autres :
--------------------------------------------------------------------------------------------------------

Cette fiche doit être transmise immédiatement après l’incident au:

Ampliations :

Directeur du Cabinet Fait à …………., le ……….


Directeur Général du Travail.
Directeur du travail L’Inspecteur Régional du Travail du ressort

80
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DU TRAVAIL, DE LA SECURITE SOCIALE ET UNITE – DIGNITE - TRAVAIL
DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE ******
DES JEUNES
*******
DIRECTION DE C ABINET
*******
DIRECTION GENERALE DU TRAVAIL Bangui, le
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
********
DIRECTION DU TRAVAIL ET DE LA
PREVOYANCE SOCIALE
********
INSPECTION REGIONALE DU TRAVAIL
********
N°_____/MFPTSSIPJ/DIRCAB/DGTPS/DTPS/IRT.

RAPPORT DE VISITE D’INSPECTION

Nom et adresse de l’employeur :


…………………………………………………………………

Numéro du dossier de l’entreprise :
…………………………………………………………………

Nombre total de salariés : ……… - Nombre de salariés permanents : H :………
F :…..
- Nombre de salariés temporaires : H :………
F :…..
- Nombre de salariés étrangers : H :………
F :…..
- Nombre d’enfants de 15 à 18 ans : …………
………

N° Objet de l’observation Nombre Nombre de


d’observations mises en Observations
demeure
1 Déclaration d’ouverture
d’établissement
2 Carte de travail

3 Tenue des registres

4 Salaire minimum

5 Bulletin de paie

6 Livre de paie

81
7 Prime d’ancienneté

8 Congés annuels

9 Repos hebdomadaire

10 Jours fériés

11 Horaire du travail

12 Heures supplémentaires

13 Affichage

14 Hygiène

15 Sécurité

16 Médecine du travail

17 Accident du travail

18 Maladie professionnelle

19 Comité de sécurité et
d’hygiène
20 Comité d’entreprise

21 Travail des femmes et des


enfants
22 Licenciement

23 Procédure de fermeture

24 CNSS

25 Délégué des salariés

26 Représentant syndical

27 Apprentissage

28 Contrat d’étranger

29 Convention collective

30 Règlement intérieur

82
31 Divers

32 Mises en demeure
précédentes

N.B. : Ce rapport est établi en trois exemplaires dont un est adressé à l’employeur, le deuxième
transmis au service central et le troisième conservé dans le dossier de l’établissement.

83

Vous aimerez peut-être aussi