0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues2 pages

Droit Mineur

Le Code d’instruction criminelle haïtien, promulgué en 1835, établit les fonctions du juge d’instruction et régit la procédure pénale en Haïti, notamment en ce qui concerne les mineurs. Le cabinet d’instruction a pour mission de protéger les droits des mineurs en conflit avec la loi, en menant des enquêtes tout en privilégiant des mesures éducatives plutôt que punitives. Des protections spécifiques, telles que la présence d'un avocat dès le début de l'enquête et des audiences à huis clos, sont mises en place pour garantir la dignité et la réhabilitation des mineurs.

Transféré par

Benjamin Milord
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues2 pages

Droit Mineur

Le Code d’instruction criminelle haïtien, promulgué en 1835, établit les fonctions du juge d’instruction et régit la procédure pénale en Haïti, notamment en ce qui concerne les mineurs. Le cabinet d’instruction a pour mission de protéger les droits des mineurs en conflit avec la loi, en menant des enquêtes tout en privilégiant des mesures éducatives plutôt que punitives. Des protections spécifiques, telles que la présence d'un avocat dès le début de l'enquête et des audiences à huis clos, sont mises en place pour garantir la dignité et la réhabilitation des mineurs.

Transféré par

Benjamin Milord
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Le Code d’instruction criminelle haïtien, promulgué le 31 juillet 1835, a établit les fonctions

du juge d’instruction et le cadre légal du cabinet d’instruction. Ce dernier est donc une
création législative issue de ce code, qui régit encore aujourd’hui la procédure pénale en Haïti.
consideré comme une juridiction d’enquête dirigée par un juge d’instruction, qui mène des
investigations sur les affaires pénales graves avant qu’elles ne soient jugées. Son rôle
principal est de rechercher la vérité en rassemblant des preuves, en interrogeant les parties
concernées (prévenus, témoins, victimes) et en décidant si l’affaire doit être renvoyée devant
un tribunal ou classée sans suite.

L’article 44 du code d’instruction criminelle dispose : Il y aura un ou plusieurs Juges


d’instruction pour le ressort de chaque tribunal de première instance. Ils sont nommés pour
trois ans par le Président de la République ; et leurs fonctions ne pourront être continuées pour
un temps plus long qu’avec son consentement exprès. Ils tiendront séance au jugement des
affaires civiles et ne pourront connaître des affaires correctionnelles ou criminelles qu’ils
auront instruites.

Le rôle du cabinet d’instruction face aux mineurs en Haïti

Le cabinet d’instruction joue un rôle fondamental dans la procédure judiciaire impliquant des
mineurs en conflit avec la loi. En Haïti, la justice des mineurs repose sur des principes
spécifiques visant à protéger leurs droits tout en garantissant la recherche de la vérité(la
primauté de l’éducatif sur la représif ).Contrairement aux adultes, les mineurs bénéficient
d’un traitement particulier qui prend en compte leur vulnérabilité et leur capacité à être
rééduqués.

Dans ce cadre, le cabinet d’instruction a plusieurs missions essentielles. Il doit d’abord mener
une enquête pour établir les faits et identifier les responsabilités, tout en veillant à ne pas
porter atteinte aux droits fondamentaux du mineur. Une des premières étapes consiste à
vérifier l’âge du mis en cause, afin de s’assurer qu’il relève bien du régime des mineurs et non
de celui des adultes. De plus, il appartient au juge d’instruction de prendre des mesures
adaptées à la situation du mineur, en évitant autant que possible l’incarcération préventive et
en privilégiant des alternatives éducatives.

La loi du 7 Septembre 1961 ,selon les prescrits de l’article 7 ,fait l’obligation d’avoir un
avocat dès le début de l’enquête, afin de garantir que le mineur soit défendu équitablement.
De plus, les audiences se déroulent à huis clos pour protéger l’identité du mineur et éviter
toute stigmatisation sociale. Certaines mesures coercitives sont également interdites,
notamment l’isolement prolongé et la détention préventive abusive. Ces protections
s’inscrivent dans une approche visant à respecter la dignité du mineur et à lui offrir une
chance de réhabilitation.

Vous aimerez peut-être aussi