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Accompagnement Personnalisé 1 Se Relire Et Améliorer Son Orthographe

Le document présente un programme d'accompagnement personnalisé axé sur l'amélioration de l'orthographe des élèves. Il propose des activités variées, allant de la prise de conscience de l'importance de l'orthographe à des jeux et des exercices d'autocorrection, tout en favorisant l'autonomie des élèves. Les méthodes incluent des jeux collectifs, des réflexions individuelles et des championnats d'orthographe pour renforcer les compétences orthographiques.

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Accompagnement Personnalisé 1 Se Relire Et Améliorer Son Orthographe

Le document présente un programme d'accompagnement personnalisé axé sur l'amélioration de l'orthographe des élèves. Il propose des activités variées, allant de la prise de conscience de l'importance de l'orthographe à des jeux et des exercices d'autocorrection, tout en favorisant l'autonomie des élèves. Les méthodes incluent des jeux collectifs, des réflexions individuelles et des championnats d'orthographe pour renforcer les compétences orthographiques.

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Accompagnement personnalisé 1

Se relire et améliorer son orthographe

Intentions et mise en œuvre


La maîtrise de l’orthographe est liée à la mise en œuvre de savoirs acquis au cours de
l’apprentissage de la lecture et régulièrement remis en jeu dans les activités d’écriture.
Bien lire, c’est bien orthographier ; bien orthographier, c’est bien lire et bien écrire. Au
collège, l’amélioration des compétences orthographiques demeure essentielle à la fois
en tant que telle et comme un prérequis dans d’autres acquisitions. Une démarche
autonome et l’acquisition par les élèves d’une attitude réflexive sont indispensables.
Encore faut-il suggérer des méthodes permettant aux élèves de se corriger eux-mêmes.
Nous proposons donc ici des activités destinées à aider chacun dans son travail
personnel d’autocorrection.
Ces activités sont conçues pour être utilisées librement. Elles empruntent aux corpus
du chapitre 5, mais peuvent être mises en œuvre à n’importe quel moment du
programme. Les exercices prennent le plus souvent la forme d’un travail ludique en
groupes, visant à rendre les élèves autonomes pour leur permettre de se corriger eux-
mêmes. Les activités sont aussi suivies d’un bilan personnel.

Déroulement des activités


I – L’orthographe, pourquoi est-ce important ?
Cette séance a pour but de susciter une prise de conscience de l’importance de bien
orthographier les mots.

A. Retour sur les apprentissages anciens (travail individuel)


Chaque élève réfléchit à une marque morphologique (voir fiche élève) puis complète
la partie « Bilan ».
Voici les questions posées :
– Comment marque-t-on le pluriel des noms et des adjectifs (deux manières
différentes) ?
– Dans un groupe nominal, tous les mots du groupe portent-ils les marques du genre et
du nombre ?
– Quelles lettres finales peuvent marquer la première personne, la troisième personne,
la deuxième personne ?
– Quelles désinences trouve-t-on au présent de l’indicatif des verbes du premier
groupe ?
– Avec quel élément de la phrase accorde-t-on le verbe ?
– Quelles peuvent être les formes de l’infinitif ?
– Quelle différence y a-t-il entre le participe passé et l’infinitif des verbes du premier
groupe ?

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B. Le jeu du verbe (travail collectif)
Les élèves suivent les règles données puis, lorsque le jeu est fini, ils répondent aux
questions de la fiche afin de réutiliser les éléments d’orthographe acquis.

Règles du jeu
• Les élèves se mettent par deux.
• Ils disposent devant eux les morceaux de mots suivants, inscrits sur des bouts de
papier :
peu – fai – di – pri – salu – souri – pren – veu – tai – soi
• Dans chaque groupe, l’un des deux élèves est le meneur de jeu. L’autre élève choisit
une lettre de l’alphabet parmi celles-ci, inscrites également sur des bouts de papier :
e–t–s–x–d
Il la place à la fin de l’un des mots placés devant lui.
• Le meneur de jeu note ce mot sur une feuille, identifie la forme verbale ainsi créée
puis l’emploie dans une phrase facile à écrire. Il est parfois possible de former un mot
sans ajouter de lettre.
Si le mot formé est un nom commun, il sera également employé dans une phrase.
• Chaque mot inscrit vaut un point.
• Il est interdit de créer une forme verbale n’existant pas en français (perte d’un point).
Les noms communs fabriqués valent deux points.
• Les élèves échangent ensuite les rôles.
• Le binôme ayant le plus de points est déclaré vainqueur.

II – Se relire, seul et à plusieurs


A. Connaître les règles
Ce travail est individuel. Les élèves sont invités à observer des ensembles de mots.
L’observation de chaque ensemble aboutit à la formulation d’une règle. Les élèves
complètent ensuite leur fiche.

B. Distinguer les mots de même prononciation (homophones) grâce à une méthode


Pour chaque phrase donnée, les élèves doivent faire un choix parmi les deux ou trois
homophones proposés. Après avoir écrit le mot à trouver, chaque élève explique à son
voisin comment il a raisonné pour trouver la bonne orthographe. Chacun parle à son
tour sur un des choix à faire. C’est le fait de remplacer une forme ou un mot par un
autre (la substitution) qui est la méthode à employer.

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Dans les phrases, il faut appliquer les règles suivantes et faire les manipulations
indiquées.
a. On remplace la forme par celle d’un verbe du troisième groupe : « prendre », par
exemple, pour lequel la différence s’entend.
b. On met le groupe nominal au singulier et on remplace selon le sens, soit par « son »,
soit par « ce ».
c. On remplace la forme de participe par celle d’un verbe où la différence entre le
masculin et le féminin s’entend : « pris » / « prise ».
d. On vérifie si le mot peut être remplacé par « ou bien »  « ou ».
e. « Peu », adverbe, peut être remplacé par « pas beaucoup ».
f. « S’y » est suivi d’un verbe, le groupe de mots change de forme si l’on modifie la
personne du sujet : « si je m’y prête ». « Si » est un adverbe, donc il est invariable.
g. On remplace le verbe de la principale par un autre, qui ne commande pas le
subjonctif comme « je sais ». « Je sais qu’il a » : il s’agit donc ici du verbe « avoir » à
la troisième personne du subjonctif présent : « ait ».

C. Des techniques pour se relire


Les élèves sont invités à mener individuellement par écrit une réflexion sur les
difficultés orthographiques et leurs solutions puis à partager ces réflexions avec le
groupe.

III – Un championnat d’orthographe !


Par groupes de deux, les élèves doivent corriger les mots soulignés dans les textes
proposés.
Les quatre manches présentent une progression dans la difficulté.
Les élèves peuvent participer à toutes les manches, même s’ils ont été éliminés.
Toutefois, pour la deuxième manche, on peut demander aux élèves éliminés de faire
l’exercice suggéré plus loin (voir B) au lieu de jouer.
Le gagnant est celui qui a corrigé, en temps limité, le plus de fautes d’orthographe.

A. Première manche
Les mots à corriger sont soulignés.

B. Deuxième manche
• Les gagnants de chaque groupe (ou les ex aequo) de la première manche s’affrontent
en corrigeant le texte, qui comporte dix fautes d’orthographe (non soulignées).
• Suggestion d’exercice pour les perdants de la première manche à faire pendant que
les gagnants jouent la deuxième : les élèves relèvent les mots soulignés du texte de la
première manche, les orthographient correctement puis expliquent les raisons de
chaque faute.

C. Troisième manche
Même principe sur le troisième texte à corriger.
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D. Mort subite !
Les participants sont les vainqueurs de la troisième manche. Toute la classe peut à
nouveau jouer, mais seuls les qualifiés restent dans le championnat. Chaque
proposition est corrigée successivement, mot à mot. Ceux qui ont omis de corriger la
faute sont éliminés au fur et à mesure du déroulement du jeu : c’est la mort subite ! Le
ou les derniers élèves ayant corrigé toutes les fautes du texte sont déclarés vainqueurs.

IV. Des poèmes pour mieux orthographier


Il s’agit de proposer, avec des homonymes, une imitation du célèbre poème de Robert
Desnos illustrant la règle des pluriels en -oux.

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Accompagnement personnalisé 1
Se relire et améliorer son orthographe
Fiche élève
I – L’orthographe, pourquoi est-ce important ?
A. Retour sur les apprentissages anciens (travail individuel)
1. Comment marque-t-on le pluriel des noms et des adjectifs (deux manières
différentes) ?

2. Dans un groupe nominal, les mots portent-ils tous les marques du genre et du
nombre ?

3. Écrivez quatre mots accordés au pluriel.

4. Écrivez trois verbes conjugués à la première personne du singulier.

5. Écrivez trois verbes conjugués à la troisième personne du singulier.

6. Écrivez trois verbes conjugués à la deuxième personne du singulier.

7. Écrivez trois verbes bien accordés.

8. Écrivez cinq verbes à l’infinitif.

9. Écrivez le participe passé et l’infinitif d’un verbe du premier groupe.

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Bilan
1. Récapitulez les principales règles orthographiques dont vous vous souvenez et qui
ont été abordées lors de cette activité.

2. Quelles autres règles orthographiques vous posent des difficultés habituellement ?


Choisissez deux difficultés orthographiques et cherchez dans une grammaire les règles
qui vous permettraient de ne plus commettre d’erreurs.

B. Le jeu du verbe
1. Suivez les règles du jeu données par votre professeur.
À l’aide de la liste de mots que vous avez dressée, cochez, dans le tableau ci-dessous,
les cases qui correspondent à une forme existante.

e t s x d
peu
fait
di
pri
salu
souri
pren
veu
tai
soi

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2. Appliquez chaque forme trouvée dans une phrase qui en illustre le sens.

II – Se relire, seul et à plusieurs


A. Connaître les règles
• Dans chacune des listes ci-dessous, repérez les différences orthographiques puis
formulez par écrit une règle qui explique ces différences.
Exemple : leçon – exercice – certain – ça
Le c placé devant e et i se prononce [s]. Devant a et o, la cédille est nécessaire pour
que le c se prononce [s].

a. guenon – genou – guitare – gitane

b. mille – cinq cents – quatre-vingts – deux cent vingt-quatre – sept

c. il a faim – il va à Paris – il a à cœur de s’améliorer

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d. enjamber – le temps – emmener – empêcher – bonbon

e. clous – cailloux – choux – genoux – poux

f. ce – se – ceux

Bilan
• Quelle règle orthographique vous semble la plus difficile à retenir parmi celles
énoncées ci-dessus ? Pourquoi ?

B. Distinguer les mots de même prononciation (homophones) grâce à une méthode.


• Complétez chaque phrase suivante avec la forme entre parenthèses qui convient.

a. Il a ………………… sa chambre. (rangé / ranger)


b. ………… voyous lui ont pris ………… affaires. (ses / ces)
c. La carte que j’ai ……………………………… est grande. (retrouvé / retrouvée)
d. ………… veux-tu aller ? À la plage ………… au cinéma ? (ou / où)
e. J’ai …………… de temps. ……………-tu m’aider ? (peu / peux / peut)
f. Tester ses connaissances ? Je ne sais pas ………… cet exercice ………… prête. (si / s’y)
g. Je veux qu’il ………… toutes ses chances maintenant qu’il ………… prêt. (est / ait / aie)

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Bilan
• À partir des réponses données aux questions ci-dessus, dites quelle méthode est
souvent utile pour connaître l’orthographe d’un mot.

C. Des techniques pour se relire


1. Notez succinctement les difficultés orthographiques qui vous posent souvent un
problème puis exposez-les oralement à vos camarades. Ont-ils les mêmes difficultés
que vous ? Concluez.

2. Échangez vos techniques de relecture dans la classe, c’est-à-dire les remplacements


de mots qui vous aident parfois à surmonter des difficultés orthographiques. Quelle
règle ou quelle technique vos camarades vous ont-ils aidé à mieux comprendre ? Notez
cet élément de méthode.

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III – Un championnat d’orthographe !
A. Première manche
• Corrigez les mots soulignés en les écrivant correctement sous chacun d’eux.

Si l’on ramène le nombre de bêtes tué par le loup chaque année à l’ensemble des

troupeaux Français, on n’obtient pourtant que 0,08 % de pertes. Et même si l’ont ne

prend en compte que les départements où le carnivore est présent, on arrive à peine à

2 %. Alors, pourquoi tant de colère ? D’abord, il ne faut pas oublier l’aspect

émotionel : les éleveurs qui découvrent au petit matin la moitiée de leur troupeau

égorgé ont sans doute des raison d’en vouloir au loup. Et puis, le prédateur a toujours

eu mauvaise réputation en France.

B. Deuxième manche
• Trouvez les dix mots mal orthographiés et corrigez-les.

Ce n’est que depuis environ trentes siècles que la puissance de l’homme s’est réuni à

celle de la Nature et s’est étendu sur la plus grande partie de la Terre ; les trésors de sa

fécondité étaient jusqu’alors enfoui, l’homme les a mit au grand jour ; ses autres

richesses, encore plus profondément enterrées, n’ont put se dérobé à ses recherches et

sont devenu le prix de ses travaux : partout, lorsqu’il s’est condui avec sagesse, il a

suivi les leçons de la Nature, profitté de ses exemples, employé ses moyens, et choisit

dans son immensité tous les objets qui pouvaient lui servir ou lui plaire.

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C. Troisième manche
• Corrigez les mots mal orthographiés.

Lorsque le Patagon prononça le mot « aguara », Glenarvan reconnu aussitôt le nom

donné au loup-rouge par les Indiens de la Pampa. Ce carnasier, le « canis jubatus » des

naturalistes, a la taille d’un grand chien et la tête d’un renart ; son pelage est rouge-

canelle, et sur son dos flotte une crinière noire qui lui cours tout le long de l’échine.

D. Mort subite !
• Corrigez ce texte en suivant la règle du jeu donnée par le professeur.

Tous ces exemples moderne et récents prouve que l’homme n’a connut que tard

l’étendu de sa puissance, et que même il ne la connait pas encore assez ; elle dépent en

entier de l’exercice de son inteligence.

IV. Des poèmes pour mieux orthographier


Voici un célèbre poème pour retenir la règle du pluriel des noms en -ou.

Ce sont les mères des hiboux


Qui désiraient chercher les poux
De leurs enfants, leurs petits choux,
En les tenant sur les genoux.
Leurs yeux d’or valent des bijoux,
Leur bec est dur comme cailloux,
Ils sont doux comme des joujoux,
Mais aux hiboux point de genoux !
Votre histoire se passait où ?
Chez les Zoulous ? Les Andalous ?
Ou dans la cabane bambou ?
À Moscou ? Ou à Tombouctou ?
En Anjou ou dans le Poitou ?
Au Pérou ou chez les Mandchous ?
Hou ! Hou !
Pas du tout, c’était chez les fous.
ROBERT DESNOS, « Les hiboux »,
Chantefables, 1944.

Voici des listes d’homonymes :


a. verre – vers – vert – ver
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b. saut – sot – sceau – seau
c. sens – cent – sang – s’en – sans
d. tant – t’en – temps – taon

• Rédigez, sur le modèle de Robert Desnos, un petit poème illustrant la différence de


sens de mots homonymes.

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Accompagnement personnalisé 1
Se relire et améliorer son orthographe
Corrigé de la fiche élève
I – L’orthographe, pourquoi est-ce important ?
A. Travail individuel : retour sur les apprentissages anciens
1. Le pluriel des noms et des adjectifs est en -s et en -x.
2. Oui, le pluriel est redondant.
3. Noms, parlent, choux, passez.
4. Je danse, je finis, je prends.
5. Il cueille, il mange, il prend.
6. Tu sais, tu parles, tu choisis.
7. Nous sommes, tu dis, elles diront.
8. Dire, faire, aller, donner, finir.
9. mangé / manger.
Bilan
• Le pluriel se marque à tous les mots d’un groupe nominal.
• Le pluriel des noms et des adjectifs est en -s ou en -x.
• Les marques de personne varient.
• Le verbe s’accorde au sujet.
• L’infinitif d’un verbe du premier groupe se termine en -er et son participe passé en -é.

B. Le jeu du verbe (travail collectif)


– peu : adverbe invariable.
– peux, fais, dis, souris, veux, tais : verbes « pouvoir », « faire », « dire », « sourire ».
– peut, fait, dit, sourit, veut, tait : verbes « pouvoir », « faire », « dire », « sourire »,
« vouloir », « taire », troisième personne du singulier du présent de l’indicatif.
– pris : participe passé du verbe « prendre » au masculin singulier ou pluriel / première
personne du singulier du passé simple.
– prit : verbe « prendre », troisième personne du singulier du passé simple.
– salue : verbe « saluer », première personne du singulier du présent de l’indicatif.
– prix, salut : noms communs masculins.
– souris, taie, soie : noms communs féminins.
– prend : verbe « prendre », troisième personne du singulier du présent de l’indicatif.
– sois : verbe « être », deuxième personne du singulier du présent du subjonctif.
– soit : verbe « être », troisième personne du singulier du présent du subjonctif.

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II – Se relire, seul et à plusieurs
A. Connaître les règles
a. La lettre g employée seule fait le son [j]. Avec un u, elle produit le son [g].
b. Le mot « mille » est invariable. Les mots « cent » et « vingt » prennent un s au
pluriel, sauf s’ils sont suivis d’autres nombres. Exemples : deux cents, deux cent un.
c. La préposition « à » est orthographiée avec un accent grave. Le verbe « avoir » à la
troisième personne du singulier du présent de l’indicatif n’en porte pas. On peut
remplacer « a » / « à » par une forme du verbe « avoir » (par exemple, « avait ») pour
savoir s’il s’agit du verbe ou de la préposition.
d. Le son [ã] s’écrit avec un m devant les lettres m, b et p (sauf dans « bonbon » et
quelques dérivés).
e. Les mots se terminant par -ou prennent un s au pluriel, sauf : hibou, caillou, chou,
genou, pou, bijou, joujou (liste à connaître par cœur).
f. « Ce » est déterminant démonstratif et commence donc par un c, comme « cette » ou
« ces ». Il est parfois pronom et, dans ce cas, on peut le remplacer par « cela ».
« Ceux », masculin de « celles », est pronom démonstratif pluriel. « Se » est le pronom
réfléchi que l’on trouve dans les verbes « se coucher », « s’habiller », etc. Il est
précédé d’un mot ou d’un groupe sujet et suivi par un verbe.

B. Distinguer les mots de même prononciation (homophones) grâce à une méthode


a. Il a rangé sa chambre.
b. Ces voyous lui ont pris ses affaires.
c. La carte que j’ai retrouvée est grande.
d. Où veux-tu aller ? À la plage ou au cinéma ?
e. J’ai peu de temps. Peux-tu m’aider ?
f. Tester ses connaissances ? Je ne sais pas si cet exercice s’y prête.
g. Je veux qu’il ait toutes ses chances maintenant qu’il est prêt.

III – Un championnat d’orthographe !


A. Première manche
Si l’on ramène le nombre de bêtes tuées par le loup chaque année à l’ensemble des
troupeaux français, on n’obtient pourtant que 0,08 % de pertes. Et même si l’on ne
prend en compte que les départements où le carnivore est présent, on arrive à peine à
2 %. Alors, pourquoi tant de colère ? D’abord, il ne faut pas oublier l’aspect
émotionnel : les éleveurs qui découvrent au petit matin la moitié de leur troupeau
égorgé ont sans doute des raisons d’en vouloir au loup. Et puis, le prédateur a toujours
eu mauvaise réputation en France.

B. Deuxième manche
Ce n’est que depuis environ trente siècles que la puissance de l’homme s’est réunie à
celle de la Nature et s’est étendue sur la plus grande partie de la Terre ; les trésors de
sa fécondité étaient jusqu’alors enfouis, l’homme les a mis au grand jour ; ses autres

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richesses, encore plus profondément enterrées, n’ont pu se dérober à ses recherches et
sont devenues le prix de ses travaux : partout, lorsqu’il s’est conduit avec sagesse, il a
suivi les leçons de la Nature, profité de ses exemples, employé ses moyens, et choisi
dans son immensité tous les objets qui pouvaient lui servir ou lui plaire.

C. Troisième manche
Lorsque le Patagon prononça le mot « aguara », Glenarvan reconnut aussitôt le nom
donné au loup-rouge par les Indiens de la Pampa. Ce carnassier, le « canis jubatus »
des naturalistes, a la taille d’un grand chien et la tête d’un renard ; son pelage est
rouge-cannelle, et sur son dos flotte une crinière noire qui lui court tout le long de
l’échine.

D. Mort subite !
Tous ces exemples modernes et récents prouvent que l’homme n’a connu que tard
l’étendue de sa puissance, et que même il ne la connaît pas encore assez ; elle dépend
en entier de l’exercice de son intelligence.

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