Dynamique et Gestion de l’Environnement
Les galaxies
(naissance , classification et
mort)
Encadré Par:
Dr. M o h a m m e d Ta y b i
Réalisé Par:
ANAS BENZIDA
Plan
1-introduction
2-Le Naissance des galaxies
3-Classification des galaxies
4-Structure des galaxies
5-Évolution des galaxies
6-Cycle de vie des galaxies
7-Mort des galaxies
8-Rôle des trous noirs dans la dynamique des
galaxies
9-Observations et études des galaxie
10-Conclusion
1 introduction
La galaxie (en anglais, Galaxy) est un ensemble vaste contenant des milliards d'étoiles, de
planètes, de lunes, d'astéroïdes et de météorites. Elle contient également de la poussière
cosmique, de la matière noire[1], des restes stellaires, ainsi que des champs magnétiques. La
taille des galaxies et le nombre d'étoiles qu'elles contiennent peuvent varier de quelques
milliers, dans le cas des galaxies naines, à cent trillions d'étoiles pour les galaxies géantes.
Le centre de gravité de chaque galaxie est son [Link] galaxies sont classées en fonction
de leur forme visible en trois catégories principales : elliptiques, spirales et irrégulières.
Les scientifiques disent que de nombreuses galaxies contiennent un trou noir massif dans
leur noyau actif, comme la Voie lactée qui abrite le trou noir massif nommé « Sagittarius A*
» en son centre, avec une masse supérieure à celle de notre Soleil de quatre millions de fois.
On estime qu'il y a environ 170 milliards de galaxies dans l'univers observable, mais les
découvertes scientifiques récentes suggèrent qu'il pourrait y avoir des trillions de galaxies, à
des distances pouvant atteindre des millions de parsecs, en fonction de la masse et de la
taille de la galaxie.[2] Une galaxie est un système composé d'étoiles, de résidus stellaires, de
gaz interstellaire, de poussière et de matière noire, liés ensemble par la gravité. Le mot
dérive du grec « galaxias » (γαλαξίας), signifiant « lacté », en référence à la Voie lactée qui
contient notre système solaire. Les galaxies, avec une moyenne de 100 millions d'étoiles,
varient en taille des galaxies naines contenant moins de cent millions d'étoiles aux plus
grandes galaxies connues, les super-amas contenant cent trillions d'étoiles, chacune orbitant
autour du centre de masse de la galaxie. La majeure partie de la masse d'une galaxie typique
est sous forme de matière noire, avec seulement une petite fraction visible sous forme
d'étoiles et de nébuleuses. Les trous noirs supermassifs sont une caractéristique commune
au centre des galaxies.
Les galaxies sont classées en fonction de leur forme visuelle en galaxies elliptiques, spirales
ou irrégulières. On pense que de nombreuses galaxies contiennent des trous noirs
supermassifs en leur centre. Le trou noir central de la Voie lactée, connu sous le nom de
Sagittarius A*, a une masse supérieure de 4 millions de fois celle du Soleil.
On estime qu'il y a entre 200 milliards[3] (2 × 10¹¹) et 2 trillions[4] de galaxies dans l'univers
observable. Le diamètre de la plupart des galaxies se situe entre 1000 et 100 000 parsecs
(environ 3000 à 300 000 années-lumière) et elles sont séparées par des distances de millions
de parsecs (ou mégaparsecs). À titre de comparaison, le diamètre de la Voie lactée est d'au
moins 26 800 parsecs (87 400 années-lumière) et elle est séparée de la galaxie d'Andromède
(dont le diamètre est d'environ 152 000 années-lumière), sa voisine la plus proche, par 780
000 parsecs (2,5 millions d'années-lumière).
L'espace intergalactique est rempli de gaz ténu (le milieu intergalactique) avec une densité
moyenne de moins d'un atome par mètre cube. La plupart des galaxies sont organisées par
gravité en groupes, amas et superamas. La Voie lactée fait partie du Groupe local, dominé
par elle-même et la galaxie d'Andromède. Ce groupe fait partie du superamas de la Vierge. À
plus grande échelle, ces associations sont disposées en feuilles et en filaments entourés de
vides immenses. Le Groupe local et le superamas de la Vierge se trouvent dans une structure
cosmique beaucoup plus grande appelée Laniakea.[5]
L'origine du nom
Le mot « galaxie » a été emprunté au français et au latin au Moyen Âge à partir du terme
grec pour la Voie lactée, galaxías (kýklos) γαλαξίας (κύκλος)[6] « (cercle) laiteux », nommé
ainsi en raison de son apparence comme une bande laiteuse de lumière dans le ciel. Dans la
mythologie grecque, Zeus place son fils né d'une mortelle, le nourrisson Héraclès, sur le sein
de Héra pendant qu'elle dort, afin qu'il boive son lait divin et devienne ainsi immortel. Héra
se réveille pendant l'allaitement, réalise qu'elle allaite un enfant inconnu, repousse l'enfant,
et une partie de son lait se répand, produisant la bande lumineuse connue sous le nom de
Voie lactée.
Dans la littérature astronomique, le mot avec une majuscule « Galaxy » est souvent utilisé
pour désigner la Voie lactée, afin de la distinguer des autres galaxies dans l'univers visible. Le
terme anglais « Milky Way » peut être retracé à une histoire écrite par Chaucer vers 1380
Les galaxies ont d'abord été découvertes par le télescope et étaient connues sous le nom de
nébuleuses spirales. La plupart des astronomes des XVIIIe et XIXe siècles les considéraient
soit comme des amas stellaires non résolus, soit comme des nébuleuses obscures, et les
voyaient comme faisant partie de la Voie lactée. Cependant, leur véritable composition et
nature restaient un mystère. Les observations avec des télescopes plus grands de quelques
galaxies proches et brillantes, comme la galaxie d'Andromède, ont révélé qu'elles étaient
composées de vastes regroupements d'étoiles. Mais, en raison de leur faible luminosité
apparente et du nombre immense d'étoiles, les distances réelles de ces objets les plaçaient
loin au-delà de la Voie lactée. Pour cette raison, elles ont été appelées les « univers-îles »,
bien que ce terme soit rapidement tombé en désuétude car le mot « univers » désigne
l'ensemble de l'existence. Elles sont simplement devenues connues sous le nom de galaxies.
2-Le Naissance des galaxies
On découvre depuis quelques années que les galaxies, loin d'être figées comme le pensait
Edwin Hubble, mènent une vie intense : les plus grosses avalent les plus petites et changent
de forme.
En 1908, l'astronome américain Edwin Hubble arrive sur le mont Wilson, près de Los
Angeles, où un télescope de 1,5 mètre de diamètre est nouvellement installé. À l'aide de ce
qui était alors le plus grand télescope du monde, il étudie en détail les quelque 15 000
nébuleuses [Link] reconnaît que nombre de ces nébuleuses sont des systèmes
d'étoiles indépendants de la même façon que notre galaxie, mais situés à des distances
inimaginables. Après la mise en service en 1919 du télescope Hooker de 2,5 mètres de
diamètre, également installé sur le mont Wilson, Hubble photographie des milliers de ces
galaxies. Il les classe selon leur aspect en divers types : ellipses, spirales (normales et
barrées) et irrégulières. Aujourd'hui encore, plus de 75 ans après Hubble, on trouve sa
séquence (voir la figure 3) dans tout manuel d'astronomie.
Hubble et les astronomes de son temps pensaient que la séquence de Hubble récapitulait
l'évolution des galaxies : les galaxies apparaissaient d'abord dans un état presque homogène
et organisé, sous forme d'ellipses, et ne développaient qu'ensuite des structures complexes
tels les bras spiraux. Les galaxies elliptiques étaient donc des galaxies jeunes et les galaxies
spirales des structures plus anciennes.
Hubble se trompait ! Nous décrirons dans cet article ce que les astronomes ont depuis appris
sur la formation des galaxies.
Halo ancien et disque jeune Pour mieux comprendre l'évolution des galaxies, les astronomes
étudièrent d'abord les composantes stellaires de notre propre galaxie. Notre Voie lactée
(voir la figure 2) est une galaxie spirale typique, comme il en existe des milliards dans
l'Univers. Leur caractéristique la plus marquante est le disque, où se dessinent les bras
spiraux, constitué d'étoiles, de gaz et de poussière. Notre galaxie a un diamètre d'environ 75
000 années-lumière
3-Classification des galaxies
Il existe trois types principaux de galaxies : elliptiques, spirales et irrégulières. Voici plus de
détails :
- Galaxies elliptiques : Elles ont une forme sphérique ou allongée. Vu du ciel, où seuls deux
de leurs trois dimensions sont visibles, elles apparaissent comme des disques ovales. La
lumière de ce type de galaxie est claire avec une diminution de la luminosité de surface en
s'éloignant du centre. Les galaxies elliptiques sont classées par un numéro allant de 0 à 7
correspondant à leur allongement, plus le numéro est élevé, plus la galaxie est allongée. Par
exemple, une galaxie classée "E0" est parfaitement circulaire, tandis qu'un classement "E7"
indique une forme très aplatie.
- Galaxies spirales : Elles contiennent trois composants principaux : le renflement central, le
disque et le halo. Le renflement central est une structure sphérique située au centre de la
galaxie. Le disque contient de la poussière, du gaz et des étoiles plus jeunes, formant les bras
de la galaxie. Le halo est une structure sphérique autour du renflement entourant une partie
du disque, contenant des amas globulaires anciens. Les galaxies spirales sont classées par
trois codes "Sa, Sb, Sc" indiquant le degré d'ouverture des bras, avec "Sa" ayant les bras les
moins ouverts et le centre le plus grand.
- Galaxies irrégulières : Ces galaxies n'ont pas de structure régulière ou symétrique et sont
divisées en deux groupes "Irr I" et "Irr II". Les galaxies "Irr I" contiennent des régions "HII"
avec du gaz hydrogène ionisé et de nombreuses jeunes étoiles chaudes, tandis que les
galaxies "Irr II" contiennent de grandes quantités de poussière qui obscurcissent la lumière
de la plupart des étoiles.
La Voie lactée
La Voie lactée est un disque d'environ 120 000 années-lumière de long avec un renflement
central de 12 000 années-lumière de diamètre. Le disque n'est pas plat mais déformé. Les
scientifiques pensent que 90% de la masse de la Voie lactée est constituée de matière noire,
lui donnant une halo mystérieuse. Cela signifie que toute la matière lumineuse, visible à l'œil
nu ou avec des télescopes, constitue moins de 10% de la masse de la Voie lactée. Le halo
n'est pas lumineux, il est invisible, mais son existence a été prouvée par des simulations
montrant l'apparence de la Voie lactée sans cette masse invisible et la vitesse des étoiles
dans le disque central de la galaxie.
La Voie lactée est remplie de poussière et de gaz, bien que cela ne soit pas évident pour un
observateur ordinaire. Cette matière représente entre 10 et 15% de la matière lumineuse
visible dans notre galaxie. La Voie lactée est classée comme une galaxie de poids moyen, la
plus grande galaxie connue, "IC 1101", ayant plus de 100 trillions d'étoiles. D'autres grandes
galaxies peuvent contenir un trillion d'étoiles, tandis que les galaxies naines comme le Grand
Nuage de Magellan en contiennent environ 10 milliards. La Voie lactée contient entre 100 et
400 milliards d'étoiles. En regardant le ciel la nuit de n'importe quel point sur Terre, on peut
voir environ 2500 étoiles, ce nombre variant car les étoiles peuvent disparaître par des
supernovas et de nouvelles étoiles peuvent naître à un rythme de sept étoiles par an.
Les dernières estimations indiquent que l'univers a environ 13,7 milliards d'années, et notre
Voie lactée existe depuis environ 13,6 milliards d'années. L'âge de cette galaxie a été
déterminé en mesurant l'âge des étoiles les plus anciennes dans les amas globulaires et en
extrapolant cet âge.[3]
Galaxies découvertes
Voici quelques galaxies découvertes dans l'espace
- Galaxie d'Andromède : Aussi connue sous le nom de "Messier 31", c'est une galaxie spirale
et la plus proche de la Voie lactée. Les scientifiques pensent que la galaxie d'Andromède et
la Voie lactée entreront en collision pour former une nouvelle galaxie elliptique géante. Bien
qu'elle contienne environ un trillion d'étoiles, elle est plus petite que la Voie lactée en raison
de sa moindre quantité de matière noire.
- Galaxie du Têtard : Classée comme une galaxie spirale, elle se distingue par sa forme
unique ressemblant à un têtard, résultat probable d'une collision antérieure avec une galaxie
plus petite.
- Galaxie Condor : Cette galaxie spirale géante est la plus grande galaxie spirale connue dans
l'univers visible, avec une forme étendue résultant probablement d'une collision avec la
petite galaxie IC 4970.
- Galaxie Comète : Cette galaxie spirale impressionnante se distingue par un corps bleu et un
groupe d'étoiles suivant sa trajectoire, d'où son nom. Ces caractéristiques inhabituelles sont
probablement dues à l'attraction gravitationnelle d'une autre galaxie.
- Galaxie UGC 2885 : Malgré sa taille importante, cette galaxie spirale est relativement peu
lumineuse, ses bras n'étant visibles qu'avec des expositions prolongées en infrarouge.
- Galaxie ESO 306-17 : Classée comme une galaxie elliptique géante, elle se trouve dans une
région remarquablement vide de l'espace, ce qui suggère que toutes les galaxies voisines ont
disparu il y a des années.
- Galaxie A2261-BCG : La plus grande et la plus brillante des galaxies du groupe "Abell 2261",
elle possède le plus grand noyau de galaxie jamais observé et un centre inhabituel dépourvu
de l'anneau lumineux typique autour du trou noir.
- Galaxie IC 1101 : La plus grande galaxie de l'univers visible, estimée à environ 2000 fois la
taille de la Voie lactée, avec le plus grand trou noir connu.- Galaxie ESO 444-46 : La galaxie la
plus brillante du groupe de galaxies "Abell 3558" situé dans le "Shapely Supercluster", elle
semble séparée du groupe en raison de sa grande luminosité, et contient environ 27 000
amas globulaires.
4-Structure des galaxies
1-Le noyau galactique
Le noyau d'une galaxie est sa région centrale, dense et lumineuse. Il abrite
souvent un trou noir supermassif qui joue un rôle crucial dans la dynamique et
l'évolution de la galaxie. Autour du noyau se trouve généralement un bulbe
sphérique composé d'étoiles plus anciennes et moins jeunes que celles des bras
spiraux
2-Les bras spiraux
Les bras spiraux sont des régions allongées et incurvées qui s'enroulent autour
du noyau galactique. Ils sont composés de jeunes étoiles brillantes, de nuages de
gaz et de poussière. C'est dans ces bras que se produit la majorité de la
formation stellaire, donnant leur forme caractéristique aux galaxies spirales
3-Le halo galactique
Le halo galactique est une région étendue et diffuse qui entoure le disque visible
de la galaxie. Il est composé principalement de matière noire, une substance
invisible qui représente la majorité de la masse totale de la galaxie. Le halo joue
un rôle crucial dans la stabilité et l'évolution de la galaxie à long terme.
5-Évolution des galaxies
Le dogme d’immuabilité des cieux ayant été abandonné, il est naturel de penser que les
galaxies doivent évoluer. Et par suite même, se former. Le problème de leur passé et de leur
futur s’est rapidement posé, mais les moyens pour décrire cette évolution sont bien difficiles
à apréhender. Aujourd’hui encore, les connaissances concernant la vie des galaxies sont
encore fragmentaires. Cependant, de grandes lignes se dessinent et permettent de brosser
un premier panorama des objets qui peuplent l’Univers.
1.1 Formation des galaxies
Au début de l’Univers, la température est extrêmement élevée, et décroît rapidement avec
l’expansion. La matière est totalement ionisée, et les particules chargées (protons et
électrons) intéragissent en permanence avec les photons. Les échanges d’énergie entre
photons et particules chargées équilibrent leurs températures. Ils empêchent la matière de
s’effondrer sous l’effet de leur gravité pour former des structures (nous appellerons
'structures' les condensations de matière, galaxies, amas, super amas…).
380.000 ans plus tard, la température est tombée à 3.000 K. Dans cette relative douceur, les
électrons se combinent aux protons pour former des atomes neutres d’hydrogène
Ce phénomène est la recombinaison (terme consacré, mais bien mal choisi puisque ces
particules n’avaient jamais été combinées avant…). Les atomes neutres n’intéragissent
presque plus avec les photons, et ceux-ci peuvent alors suivre une trajectoire en ligne droite,
sans être perturbés. La matière (atomes) et le rayonnement (photons), sont maintenant
découplés, et vont vivre une vie indépendante. Découplés signifie qu’ils n’échangent plus
(beaucoup) d’énergie, et n’équilibrent plus leur température. Matière et rayonnement
pourraient, éventuellement, évoluer différemment en température.
Les atomes sont maintenant soumis à la gravité, sans les perturbations des photons. Là où la
densité est un peu plus grande, la gravité est un peu plus forte, et attire des particules
nouvelles. Celles-ci augmentent la masse, donc aussi la gravité, ce qui fait que le grumeau
devient de plus en plus attractif, et doit grossir avec le temps.
Ces grumeaux sont-ils les ancêtres des grandes structures (galaxies ou amas de galaxies) ? Il
est logique de répondre par l’affirmative. Cependant, on a trouvé une difficulté dans cette
filiation. L’effondrement gravitationnel a commencé, nous l’avons vu, au moment de la
recombinaison. A quelle époque cela s’est-il produit ?
La réponse à cette question est simple : l’univers se refroidissait. Tant qu’il était au-dessus de
3.000 K, l’énergie ambiante suffisait à ioniser les atomes qui se seraient formés (par capture
des électrons par les noyaux atomiques), et les électrons étaient donc libres. Particules
chargées, ils interagissaient continuellement avec les photons, les diffusant dans toutes les
directions. Ceci donnait un effet un peu analogue au bleu du ciel, ou à la lumière laiteuse du
brouillard : de la lumière venant de toutes les directions, mais ne pouvant se propager au
loin. Pour que ceci cesse, il fallait que les électrons soient piégés par les noyaux atomiques
dans la recombinaison.
La recombinaison a eu lieu au moment où le température a passé, en descendant, la borne
des 3.000 K.
Ce premier rayonnement libre est celui que nous captons aujourd’hui sous la forme du CMB,
le fond diffus cosmologique, que l’on mesure à 3 K (à peu près). C’est un rayonnement de
corps noir. La différence de température entre 3.000 K lors de la production, et 3 K
aujourd’hui, est due à l’expansion de l’univers entre ces deux dates, qui a étiré toutes les
distances, et en particulier les longueurs d’onde.
Un rayonnement émis à la longueur d’onde λ, doit nous arriver avec une longueur d’onde
plus grande, et doit donc nous paraître plus froid. La température est proportionnelle à la
longueur d’onde, donc une température 1.000 fois plus faible (3 K par rapport à 3.000 K)
correspond à une longueur d’onde agrandie 1.000 fois (T = (1 + z) T0, T0 étant la
température du rayonnement aujourd’hui). Par conséquent, le décalage spectral z, au
moment de la recombinaison, est de l’ordre de z = 1.000.
Ce rayonnement a été observé depuis assez longtemps et sa température mesurée avec de
plus en plus de précision par trois satellites successifs : COBE, WMAP, Planck. Les trois ont
donné la même image, mais de plus en plus fine. Les fluctuations de température sont de
l’ordre du 100.000e. Agrandies 1.000 fois, elles devraient être de l’ordre du 100e
aujourd’hui. Or les grandes structures de l’Univers aujourd’hui sont cent fois plus grandes !
Une telle erreur est significative, il est impossible de l’ignorer.
1.2 Problème et solution
Le problème vient de la date de début de l’effondrement : au moment de la recombinaison
(z = 1.000), il est trop tard… Si l’effondrement avait commencé plus tôt, le problème ne se
poserait pas. Mais les photons l’ont interdit tant qu’ils étaient couplés à la matière par
l’interaction électromagnétique. Alors, les astrophysiciens ont trouvé une parade : ils
supposent l’existence d’une matière massive, mais non sensible à l’interaction
électromagnétique. Celle-ci a pu très bien commencer à former des grumeaux bien avant la
recombinaison, puisque les photons ne la génaient pas. Et au moment de celle-ci, les atomes
libérés du rayonnement ont été attirés par les grumeaux de cette matière déjà formés, et les
structures telles que nous les observons ont pu se constituer.
Cette matière hypothétique est la matière noire. Son existence et ses propriétés sont
déduites de ce problème qu’on ne sait pas résoudre autrement. Mais on ne l’a jamais
observée.
1.3 Domination de la matière
Quand commence-t-elle à s’effondrer ? Les photons ont de l’énergie qui se communique par
interaction aux particules, et les empêche de se condenser. D’après l’équivalence masse-
énergie (E = m c2), on peut aussi exprimer la matière en termes d’énergie, et la comparer au
rayonnement. Au début, l’énergie des photons l’emporte largement sur celle des particules.
Mais les choses changent : avec l’expansion, les particules (matière et photons) se diluent
dans l’espace et leur densité diminue comme 1 / R3 (comme le volume ; quand les
dimensions sont multipliées par 2, le volume est multiplié par 8). Mais pour les photons,
lorsque la dimension double, la longueur d’onde double aussi, et l’énergie du photon est
divisée par 2. Cette énergie diminue donc comme 1 / R pour chaque photon. Donc, la densité
d’énergie des photons diminue comme 1 / R3 × 1 / R = 1 / R4.
La densité d’énergie des photons diminuant plus vite que celle de la matière, quelle que soit
sa domination initiale, elle deviendra minoritaire au bout d’un certain temps. Pour cela, dans
l’évolution de l’univers, on parle d’ère du rayonnement au début, puis d’ère de la matière
ensuite. Cette transition se produisit lorsque le décalage spectral était 10 à 100 fois plus
grand qu’à la recombinaison, donc compris entre 10.000 et 100.000 ; l’ère du rayonnement a
été brève.
Lorsque la matière (normale et noire) prend le dessus, la matière noire commence à
s’agglutiner puisqu’elle ne ressent pas l’interaction électromagnétique. Les grumeaux qu’elle
forme alors seront les germes des grandes structures : la matière baryonique, libérée des
photons après la recombinaison, tombera sur eux.
Découplage
F. Combes, Mystères et formation des galaxies
Sur ce schéma, le trait en pointillés décrit l’expansion de l’univers. Le trait continu montre
comment évolue le diamètre d’une structure. Malgré son autogravité, elle continue de
grossir, entraînée par l’expansion. Cependant, sa densité croît peu à peu, augmentant
progressivement sa gravité. Lorsque celle-ci atteint à peu près le double de la densité
critique (celle qui est à la limite entre l’expansion perpétuelle et la contraction), la dilation
s’arrête, le rayon passe par un maximum, et la contraction commence.
Avec la contraction, la température augmente, et tend à la freiner. La pression produite finit
par stopper la contraction, et un rebond apparaît. Après quelques oscillations, l’objet se
stabilise à sa taille définitive.
1.3 Observations
L’observation des galaxies dans leur jeune âge est difficile, parce qu’on en reçoit très peu de
lumière, et parce que celle-ci est fortement décalée vers le rouge : il faut les chercher à
grand z.
La mesure du décalage vers le rouge est délicate. Pour les galaxies très lointaines, il n’est pas
possible de détecter des raies spectrales, de prendre un spectre. Alors, il faut trouver
d’autres moyens. La grande distance de ces objets, inconvénient majeur pour leur étude, se
tourne en avantage. A cause de l’éloignement, la lumière qui nous en parvient a parcouru
une très grande distance dans l’Univers, et a rencontré beaucoup d’atomes d’hydrogène.
L’absorption a fait son œuvre.
L’ionisation de l’atome d’hydrogène depuis son niveau fondamental nécessite une
longueur d’onde plus courte que 911,2 Å.
En-dessous de cette valeur, l’efficacité (section efficace, capacité d’absorption) augmente.
Mais à 911,2 Å elle tombe à 0 et y reste au-dessus. Le photon n’a plus assez d’énergie.
Le schéma ci-dessous montre la chute brutale de la section efficace à 911,2 Å :
section efficace de photoionisation
Le schéma montre les limites pour les 5 premières séries de raies de l’hydrogène. La série de
Lyman correspond à l’atome d’hydrogène dans son état fondamental, donc dans un milieu
relativement froid.
Il s’ensuit que les photons de longueur d’onde inférieure à 911,2 Å sont éliminés, et laissent
un manque dans le spectre. L’intensité du spectre monte donc brutalement à cette longueur
d’onde, c’est le saut de Lyman :
saut de Lyman
Si l’émetteur est proche, on observe le saut de Lyman à cette longueur d’onde. S’il est
lointain, le saut est décalé vers le rouge, on l’observe dans le visible ou même l’infrarouge.
Son observation permet de déterminer le décalage vers le rouge. Il existe d’autres sauts qui
permettent de déterminer ou de confirmer ce décalage.
1.4 Les galaxies évoluent
Il est logique de penser que les galaxies évoluent. D’ailleurs, notre Voie Lactée, au taux de
formation actuel, n’aurait pas eu le temps de se former. Donc le taux de formation d’étoiles
y a été plus évolué dans le passé.
Mais rien ne vaut une preuve observationnelle. Et on l’obtient en considérant la couleur
globale des galaxies.
1.5 Effet Butcher-Oemler
En observant des galaxies de plus en plus lointaines, on a déterminé une proportion de
galaxies bleues beaucoup plus grande dans les amas lointains que dans les amas proches
(évidemment après correction du décalage spectral !). Cette différence est nommée effet
Butcher-Oemler. Ceci s’explique très simplement : dans leur jeunesse, les galaxies
contenaient beaucoup de gaz, et formaient de nombreuses étoiles. Parmi celles-ci, les
bleues, massives et chaudes, sont prépondérantes et donnent la coloration globale. Plus
tard, la formation s’est ralentie, et les étoiles vieilles deviennent prépondérantes avec leur
lumière rouge. Mais ceci n’est pas si simple. On a pu déterminer le taux de formation
d’étoiles, dans une galaxie typique, en fonction du temps. Ce taux est loin d’être constant :
aux de formation d’étoiles Bowens et Illingworth, 2006
Ce diagramme est connu sous le nom de celui qui l’a proposé : diagramme de Madau
(Madau et al. 1996, MNRAS 283, 1388). La formation d’étoiles a eu son heure de gloire vers z
= 4, où elle présente un maximum. On peut être surpris par ce maximum, qui n’est pas au
début ! En effet, le raisonnement qu’on a fait plus haut consistait à dire que la quantité de
gaz disponible ne pouvait que diminuer, par sa conversion progressive en étoiles.
Ce schéma montre que la formation n’était guère plus élevée qu’aujourd’hui pour de grands
z. Il faut en conclure que la quantité de gaz disponible a évolué avec le temps. On conçoit un
apport de gaz progressif en provenance de l’espace intergalactique, dans les amas. Des
nuages de gaz tombent sur les galaxies, et relancent la formation d’étoiles. Cette relance a
été maximale vers z = 4.
Si les galaxies étaient isolées, le gaz décroîtrait exponentiellement sur 3 milliards d’années. Il
faut donc qu’il y ait un apport de gaz. D’autre part, la métallicité augmente moins que si la
galaxie était isolée. Par conséquent, on doit envisager un apport de gaz frais plus ou moins
régulier au cours du temps.
1.6 Les NAGs
Comme la formation d’étoiles, le phénomène d’activité des noyaux a eu son heure de gloire
il y a longtemps. Produite par le trou noir central qui accrète du gaz (ou des étoiles), l’activité
a besoin de matière abondante à proximité. Aujourd’hui, il ne reste que les galaxies de
Seyfert, possédant un petit trou noir central.
distribution des 23.000 quasars du catalogue 2dF Croom et al. 2004
Ce schéma montre que les quasars étaient très actifs pour z autour de 1,6. Ce qui correspond
à 4 milliards d’années après le Big Bang
1.7 Galaxies naines
Depuis quelques années, on à découvert des galaxies naines autour de la Voie Lactée. La
surprise est qu’elles se trouvent toutes dans un même plan, quasiment perpendiculaire au
plan de la Voie Lactée. Les habitudes de pensée newtonniennes nous font imaginer une
répartition pratiquement sphérique. Et maintenant, les simulations numériques incluant la
matière noire montrent de nombreuses condensations de matière noire (des grumeaux), qui
attirent la matière baryonique et lui permettent de s’effondrer en étoiles et galaxies naines.
Mais leur distribution est sphérique.
Les modèles de matière noire ne prédisent donc pas ce qu’on observe, ce qui amène certains
à en nier l’existence : il faudrait trouver autre chose pour résoudre les problèmes. Mais c’est
sans compter sur l’imagination des autres théoriciens. En fait, les simulations montrent que
la matière noire forme, au cours du temps, des filaments qui se croisent. Aux croisements, se
trouve une forte condensation, donc une gravité plus importante. C’est là que se forment les
structures, les amas de galaxies. Dans les filaments, la gravité est plus faible, et les objets
capables de s’effondrer sont moins massifs. Ce sont les galaxies naines. Cette solution
prévoit donc qu’elles sont naturellement alignées le long des filaments. Si on considère que
la Voie Lactée est presque perpendiculaire au filament, on conçoit que les galaxies naines
aient cette répartition.
Les observations, comparées aux simulations, montrent un autre problème : dans la matière
noire, des milliers de grumeaux se forment, qui devraient accréter autant de galaxies naines.
Or autour de la Voie Lactée, on compte quelques dizaines de galaxies naines&hellp;
Pourquoi si peu ? Première idée, bien sûr, parce que la matière noire n’existe pas. Mais ses
tenants ont une parade. Les grumeaux ne sont pas assez massifs pour former tous des
galaxies naines assez brillantes pour être observables. Ce sont des grumeaux noirs, et ils ne
seront jamais observables en lumière visible.
Il se peut aussi que les grumeaux les moins massifs ne forment que des galaxies naines
faibles, non détectables aujourd’hui. Les nouveaux télescopes de la classe des 40 m, en
construction, nous les feront découvrir. Pour l’instant, nous ne savons pas si elles attendent
d’être découvertes, ou si elles n’existent pas.
Ces idées sont rassurantes, elles sauvent la matière noire !
Notre voisine Andromède possède aussi des galaxies naines, qui tournent aussi dans un plan,
encore plus mince que celles de chez nous. Elles s’étendent sur plus d’un million d’années
lumière, avec une épaisseur de seulement 40.000 AL. Les meilleurs simulations de matière
noire n’expliquent pas cette répartition. Par contre, les mouvements de ces galaxies naines
seraient parfaitement expliqués si elles provenaient de la capture d’une grande galaxie, dont
elles seraient les débris. La direction de chute de cette galaxie donnerait alors tout
naturellement le plan dans lequel se déplacent les débriQu’on envisage l’existence de la
matière noire ou pas, il y a des problèmes dans les modèles. Et les idées pour sauver ces
modèles ne manquent pas. Le seul ennui est qu’aucune de ces idées n’est vérifiable
actuellement.
Andromède est une grande galaxie, et sa proximité permet une étude fine. En particulier, on
s’est intéressé aux galaxies naines qui gravitent autour, et qui ont produit à tout le moins
une surprise. Les dernières ont été découvertes récemment (2013), et ont conforté l’idée
que l’on avait depuis quelques années. On a détermiuné les paramètres cinétiques de 15
galaxies naines qui orbitent autour d’Andromède, dans un même plan. De plus, 13 d’entre
elles tournent dans le même sens. Il est très difficile d’envisager une telle répartition due au
hasard. Il est donc nécessaire de trouver une explication.
Pour répondre à cette question, on remarque d’abord que la Voie Lactée n’est qu’à 1 degré
du plan orbital de ces galaxies. La tentation d’envisager une collision passée entre ces deux
objets est donc forte. Mais il y a un problème. En effet, les galaxies naines qui se sont
formées par effondrement contiennent de la matière noire, qui a provoqué leur formation.
Alors que les galaxies naines débris de collisions, nommées naines de marées, n’en
contiennent pas, ou très peu. Or les naines qui entourent Andomède en contiennent
beaucoup. Ce qui amène à chercher une autre explication.
Jenny C. Richardson et al. 2011
Le grand cercle vert indique les limites de l’observation, son rayon est de 150 kpc. Les taches
cerclées de bleu sont les galaxies naines satellites déjà connues. Celles cerclées de rouge ont
été découvertes grâce à cette observation (PAndAS, Pan-Andromeda Archaeological Survey).
PAndAS a été mené par la caméra Megacam, au CFHT (Canada-France-Hawai Telescope).
Les galaxies naines apparaissent comme des sur-densités d’étoiles géantes rouges, à faible
métallicité. En effet, à la distance d’Andromède, le télescope ne permet pas de détecter les
étoiles de la séquence principale ; ceci est donc la limite de l’observation. La spectroscopie
est encore plus limitée bien sûr, et ne permet d’observer que les plus brillantes de ces
géantes.
Parmi les galaxies naines d’Andromède, And XXVII est une exception : elle fait partie d’un flot
d’étoiles semblables (visible sur l’image), et l’ensemble pourrait être les débris d’une
interaction de marées avec M31. D’autres flots sont bien visibles, qui entourent la galaxie.
Ces flots d’étoiles provienent très certainement de reste de galaxies accrétée par
Andromède. Il y a aussi d’autres structures visibles formées d’étoiles. Et enfin, des groupes
d’étoiles semblant provenir de M33 (en bas à gauche).
Cette image montre une densité surfacique de galaxies naines à peu près constante
jusqu’aux limites de 150 kpc, ce qui correspond à une décroissance radiale en 1 / r (r étant la
distance au centre de M31). Ce résultat est en conflit, au moins apparent, avec les
simulations cosmologiques.
Toutes ces structures, habituellement invisibles, témoignent d’un passé tumultueux de notre
voisine. D’ailleurs, les populations d’étoiles d’Andromède sont très différentes selon la
région, témoignant d’origines différentes.
2 Evolution des grandes structures
2.1 Formation des amas et super amas
Les grandes structures, amas et super amas, se sont-elles formées en premiers, les galaxies
se formant ensuite en leur sein, ou bien se sont-elles formées au contraire par coalescence
de galaxies ?
L’observation donne une indication, et favorise nettement le second scénario :
Formation des strucutres
F. Combes, Mystères et formation des galaxies
Les petites entités, galaxies naines, amas globulaires, se sont formées au début de l’univers
vers z = 20, pas accrétion sur les grumeaux de matière noire. Les galaxies se sont formées
ensuite par fusion des galaxies naines, vers z = 4. Enfin, les amas ont commencé à se
construire vers z = 0,1. les super amas ne commencent leur formation qu’aujourd’hui.
2.2 Fusions
Les grandes structures évoluent sans que les galaxies qui en font partie ne fusionnent entre
elles. Ce sont en fait les halos de matière noire qui fusionnent.
Les observations par lentilles gravitationnelles montrent en effet que la masse s’est répartie
de manière relativement uniforme, et non, comme on pourrait l’attendre, avec des
fluctutations correspondant au galaxies. On l’explique en considérant que la matière noire,
qui baignait chaque galaxie, a fusionné en un halo commun, alors que la matière baryonique
est restée individualisée. Pourquoi ? Ceci reste à expliquer le jour où on saura ce qu’est la
matière noire.
Le gaz intra amas, qu’on observe en rayons X, montre une même répartition, car à sa
température élevée, il est en équilibre dans le puits de potentiel gravitationnel de
l’ensemble.
3 Modèles
La matière noire étant très mal connue, c’est le moins qu’on puisse dire, on ignore en
particulier comment elle s’est comportée au moment où elle s’est découplée des photons,
vers z = 10.000 à 100.000. Ses particules étant massives, il est évident qu’elle ne pouvaient
se déplacer à la vitesse de la lumière. Mais elles pouvaient en être très proche, l’énergie
disponible étant très énorme. L’était-elle ? Là est la question, et elle n’est pas tranchée.
Si la vitesse des particules de matière noire était très proche de la vitesse de la lumière, on
dit qu’elles étaient relativistes, et chaudes (puisqu’elle avaient une grande énergie
cinétique). Dans le cas contraire, on dit que c’est de la matière noire froide. Ne sachant pas,
on a construit des modèles pour les deux cas.
3.1 Modèle HDM
Les propriétés de la matière noire chaude (HDM, Hot Dark Matter) sont :
elle est constituée de particules ayant une vitesse peu inférieure à c ;
les fluctuations de densité à petite échelle disparaissent (elles sont lissées) ;
les simulations numériques montrent la formation de structures de masse ≫ masse des
galaxies individuelles ;
ces structures se fragmentent ensuite pour créer des galaxies de masse typique 1011 M ;
Ce modèle est appelé top-down (des plus grands aux plus petits).
Problèmes :
les observations semblent indiquer que les petites structures se sont formées avant les
grandes ;
les structures à très grande échelle prédites par le modèle semblent différentes de ce qu’on
observe.
Il est évident que les neutrinos sont des particules de matière noire chaude ! En effet, on sait
depuis une dizaine d’années qu’ils ont une masse. On sait par ailleurs qu’ils interagissent très
peu avec la matière, ce qui fait que nous ne les craignons pas, et les rend si difficiles à
dé[Link] remplissent donc le cahier des charges de la matière noire. Et comme leur
vitesse, grâce à leur très faible masse, est très proche de celle de la lumière, c’est de la
matière noire chaude. Elle existe donc !
Les neutrinos sont apparus pendant quelques temps comme des candidats magnifiques pour
la matière noire. Mais lorsqu’on a pu déterminer une limite supérieure à leur masse, on a vu
que, même extrêmement nombreux, ils sont loin d’expliquer la masse manquante. Il faudra
trouver autre chose…
Lors de leur découplage avec les photons, les particules de matière noire chaude étaient
relativistes, et le sont restées. Du fait de leur très faible taux d’interaction avec la matière
ordinaire, elles ont un libre parcours moyen presque aussi grand que l’horizon (qui est limité
par la distance parcourue par les photons). De ce fait, elles exercent une faible pression sur
un volume de l’ordre de celui de l’Univers observable. Elles ne forment pas de petites
accumulations de masse, donc pas de petites structures.
3.2 Modèle CDM
C’est le modèle de la matière noire froide CDM, Cold Dark Matter. Les particules de matière
noire sont lentes (devant la vitesse de la lumière) lorsqu’elles se découplent des photons.
Elles ont un libre parcours moyen bien plus petit que celui des particules chaudes, et donc
leurs interactions avec la matière portent sur des distances bien plus faibles. Et les structures
qui se forment les premières sont plus petites que dans l’autre modèle. Par conséquent, les
grandes structures ne pourrons se former que plus tard, par acrrétion des petites déjà
formées. Ce modèle est donc bottom-up, ou hiérarchique.
Les galaxies se forment par fusion de galaxies naines, qui elles-mêmes se forment par
effondrement gravitationnel. Les amas se forment ensuite par rassemblement de galaxies.
Ce scénario a été envisagé dès les années 70, lorsqu’on a découvert les premières galaxies
naines en orbite autour de la Voie Lactée. Proches, soumises à une gravité intense, elles
subissent des forces de marées très vives, qui les perturbent. De plus, leur orbite les amène
à passer dans le plan du disque, où elles subissent une friction importante et donc un
freinage. Toutes ces perturbations peuvent les détruire, et laisser derrière elles une traînée
d’étoiles, un peu comme une comète se désagrège et abandonne sur son orbite les
poussières et gaz qui la constituaient.
Des deux modèles, le modèle CDM représente le mieux les observations, c’est donc celui qui
est privilégié à l’heure actuelle.
3.3 Tout va bien ?
Pas vraiment !
il faut inclure les effets de la formation d’étoiles dans les simulations numériques ;
les petites structures se forment les premières ;
la formation des galaxies elliptiques par fusion de galaxies plus petites s’explique bien ;
la formation des spirales pose problème : on arrive à former des spirales de 106 M mais pas
plus ;
une possibilité : on obtient des galaxies elliptiques de 1010-12 M qui peuvent accréter de la
matière du milieu environnant ; si cette matière possède un moment angulaire suffisant elle
peut former un disque ;
en faveur de cette idée : bulbes des spirales et elliptiques ont des propriétés semblables.
3.4 Scénario de formation
Le premier scénario invoqué pour la formation des galaxies spirales est l’effondrement d’un
grand nuage de gaz et poussières qui s’aplatit en tournant, et forme le bulbe en son centre,
et les étoiles du disque plus loin. Ce scénario, nommé effondrement monolithique, est battu
en brèche aujourd’hui. L’effondrement est suffisamment lent pour que des étoiles se
forment avant qu’il ne se termine. Le système des premières étoiles est donc épais, c’est un
sphéroïde. On pense maintenant que le bulbe se forme ainsi.
Par contre, le disque se construit petit à petit, par apport de gaz qui va former de nouvelles
étoiles. Cette variante du scénario est nécessitée par l’observation du taux de formation
d’étoiles, dont le maximum n’est pas au début, impliquant cet apport progressif.
Les étoiles les plus éloignées du plan du disque, sont donc celles qui se sont formées
pendant son effondrement, donc tout au début. Par conséquent, les plus vieilles. Or on
observe justement que les étoiles sont d’autant plus vieilles qu’elles sont plus éloignées du
plan. Ce scénario semble donc représenter correctement la formation des galaxies spirales.
Une autre observation est importante, concernant notre Voie Lactée. Le halo d’étoiles qui
entoure le disque est plus petit que le disque lui-même. Ceci indique que le nuage qui a
formé notre Galaxie à son début était de la taille du halo, et non du disque actuel. Celui-ci
s’est donc formé après.
L’effondrement monolithique n’est donc pas le modèle qui convient pour la formation des
spirales. Celles-ci se sont formées par l’effondrement d’un nuage de masse moyenne, qui a
donné le bulbe et une petite partie du disque. Ensuite, l’accrétion de nuages de gaz
provenant du milieu intergalactique a alimenté le disque, et produit le taux de formation
stellaire maximum qu’on observe vers z = 4. Mais l’effondrement monolithique convient
bien pour expliquer l’existence de galaxies elliptiques très tôt après le Big Bang, puisque
l’observation de celles-ci à grand décalage vers le rouge montre qu’elles sont déjà formées,
et évoluées. Il est donc probable que des mécanismes différents aient coexisté, et que les
choses ne soient pas aussi simple qu’on le souhaiterait !
Pour la formation des grandes structures (amas de galaxies), le scénario hiérarchique est
actuellement privilégié.
4 Autres propriétés
Les bébés-galaxies sont le plus souvent des flambées d’étoiles encore enfouies dans leur
cocon de gaz et de poussières. Leur rayonnement, celui des poussières chauffées par les
étoiles, ne sort que dans l’infrarouge, et le décalage spectral l’amène dans le millimétrique.
En micro ondes, les galaxies lointaines sont plus brillantes que les proches (en apparence).
Les premiers objets qui s’effondrent ont une masse de 1.000 masses solaires. Ils
s’agglutinent pour former de petites galaxies. Leur décalage est entre z = 2 et z = 10.
4.1 Effet Sachs-Wolfe intégré
La proportion de matière noire dans les amas de galaxies est estimée à 6 fois celle de
matière baryonique. Le modèle CDM reproduit le mieux les observations. De plus, on a
observé un effet en 2005 en corrélant les cartes de WMAP et de celles du Sloan Digital Sky
Survey (SDSS). Cet effet est un bleuissement des photons qui traversent une grande
structure, comme un amas de galaxies massif.
Cet amas (500 millions d'années-lumière) produit un puits de potentiel important, dans
lequel les photons se font piéger. Ils tombent donc dans ce puits, et perdent de l’énergie
potentielle. Si c’étaient des particules de matière, ils gagneraient de l’énergie cinétique, donc
de la vitesse. Mais ce n’est pas possible pour des photons, qui voyagent déjà à leur vitesse
possibilité est de modifier l’énergie du photon c’est-à-dire sa longueur d’onde (E = ℎ ν).
limite. Il faut donc que cette énergie potentielle soit transformée autrement. La seule
Ainsi, le photon qui tombe dans le puits de potentiel de l’amas doit bleuir. Mais l’amas n’est
pas un trou noir, et le photon en ressortira. Pour cela, il va regagner l’énergie potentielle
qu’il avait perdue à l’entrée, et par conséquent rougir autant qu’il avait bleuit. Le résultat
serait donc une couleur inchangée.
Mais c’est compter sans l’accélération de l’expansion de l’Univers. Pendant le voyage du
photon dans l’amas, ses dimensions augmentent. Elles augmentent moins que l’expansion le
voudrait, car la gravité s’y oppose. Mais le puits de potentiel diminue donc par une certaine
dilution de la masse dans un volume plus grand. Du coup, le photon perd moins d’énergie
pour sortir du puits de potentiel qu’il n’en a gagné en y entrant. Par suite, le photon reste
plus bleu qu’il n’était avant la rencontre avec l’amas.
Cet effet prévu, ayant été observé, favorise le modèle de matière noire froide, avec énergie
noire…
4.2 Forme des galaxies
Les observations du Hubble Deep Field (pose de plusieurs jours dans une zone du ciel où il
n’y a aucun objet proche) semblent montrer que près de 25 ;% des galaxies lointaines qu’on
y voit étaient irrégulières contre 7 % seulement aujourd’hui. Cette seule observation suffit à
prouver que les galaxies ont effectivement changé depuis le temps ainsi observé.
6-Cycle de vie des galaxies
Naissance
Toute galaxie commence sa vie à partir d'un immense nuage de gaz et de poussière
cosmiques. Sous l'effet de la gravité, ces matériaux s'agglutinent et s'effondrent, formant
le noyau de la future galaxie. Au fil du temps, la rotation et les mouvements de cette
masse de matière se structurent, donnant naissance à la forme caractéristique de la
galaxie : spirale, elliptique ou irrégulière.
Maturité Une fois formée, la galaxie entre dans une phase de maturité où elle atteint son
apogée. C'est durant cette période que la galaxie produit de nouvelles étoiles, accrémente
sa masse et se forge une identité unique. Certaines galaxies deviennent de véritables
usines stellaires, d'autres abritent des trous noirs supermassifs en leur cœur, tandis que
d'autres encore subissent des collisions et des fusions avec d'autres galaxies.
Déclin
Inévitablement, la galaxie commence à vieillir et à décliner. Les réserves de gaz et de
poussière s'épuisent, la production d'étoiles ralentit, et les collisions avec d'autres galaxies
peuvent provoquer son démantèlement progressif. Certaines galaxies finissent même par
s'effondrer sur elles-mêmes, happées par un trou noir supermassif. C'est la fin du cycle de
vie de ces majestueuses structures célestes.
7- Mort des galaxies : effondrement
gravitationnel, explosion de
supernovae
Toutes les galaxies, même les plus majestueuses, ont une durée de vie limitée.
Elles connaissent un cycle de vie qui peut les mener jusqu'à leur disparition
totale. Deux processus principaux peuvent précipiter la "mort" d'une galaxie :
l'effondrement gravitationnel et les explosions de supernovae.
L'effondrement gravitationnel se produit lorsque la gravité l'emporte sur les
autres forces qui maintiennent l'équilibre d'une galaxie. Cela peut arriver lorsque
la galaxie perd progressivement sa matière sous forme de gaz et d'étoiles, ou
lorsque des perturbations extérieures, comme une collision avec une autre
galaxie, déstabilisent sa structure. L'effondrement final entraîne la formation
d'un trou noir supermassif qui détruit tout sur son passage.
Les explosions de supernovae, quant à elles, marquent la fin brutale d'étoiles
massives au sein d'une galaxie. Ces événements peuvent éjecter de grandes
quantités de gaz et de poussière, appauvrissant progressivement la galaxie en
matière susceptible de former de nouvelles étoiles. À terme, la galaxie s'éteint
faute de renouvellement.
8-Rôle des trous noirs dans la
dynamique des galaxies
Les trous noirs jouent un rôle essentiel dans la structure et l'évolution des galaxies.
Situés au centre de la plupart des galaxies, ces objets extrêmement denses et massifs
exercent une attraction gravitationnelle considérable sur le gaz, la poussière et les
étoiles environnants. Cette influence se manifeste de diverses manières, façonnant la
dynamique et la morphologie des galaxies.
Tout d'abord, les trous noirs supermassifs accréditent une partie du gaz et de la
poussière qui se trouvent à proximité, alimentant ainsi leur croissance. Ce phénomène
d'accrétion crée des disques d'accrétion brillants, ainsi que des jets de particules à très
haute énergie qui peuvent perturber l'environnement galactique. De plus, les
mouvements orbitaux des étoiles au sein de la galaxie sont grandement influencés par
la présence du trou noir central, qui joue un rôle majeur dans leur stabilité et leur
trajectoire.
Par ailleurs, les trous noirs peuvent également jouer un rôle dans la formation de
nouvelles étoiles. En effet, leur gravitité peut comprimer le gaz et la poussière dans
certaines régions, favorisant ainsi la naissance de nouvelles structures stellaires. Enfin,
lors de fusions de galaxies, les trous noirs peuvent interagir et fusionner, entraînant des
réarrangements importants de la dynamique galactique
9-Observations et études des galaxie
1-Télescopes puissants
L'observation des galaxies nécessite l'utilisation de télescopes très
performants, capables de capter la faible luminosité émise par ces
lointains objets célestes. Des instruments comme le Hubble ou le James
Webb, en orbite autour de la Terre, permettent d'obtenir des images
détaillées de la structure et de la composition des galaxies, révélant
leurs secrets les mieux gardés.
2-Spectroscopie de pointe
L'analyse spectroscopique de la lumière émise par les galaxies est un
outil essentiel pour étudier leur composition chimique et leur
évolution. Les spectres révèlent la présence d'éléments tels que
l'hydrogène, l'hélium ou les métaux, et permettent de déterminer la
vitesse de rotation et de déplacement des galaxies dans l'Univers
3-Imagerie à haute résolution
Les techniques d'imagerie les plus avancées, comme l'interférométrie,
permettent d'obtenir des clichés des galaxies à une résolution sans
précédent. Ces images détaillées donnent accès à la morphologie
complexe des galaxies, à la distribution de leur matière et à la
dynamique interne de leurs composants
Conclusion : les galaxies, miroirs de
l'Univers en constante évolution
Les galaxies sont des objets fascinants, véritables miroirs de l'Univers en constante
évolution. Leur cycle de vie, depuis leur naissance à partir de nuages de gaz et de
poussière jusqu'à leur déclin ultime, illustre les forces qui façonnent notre cosmos.
Qu'elles soient spirales, elliptiques ou irrégulières, chaque galaxie possède une
structure unique, avec son noyau actif, ses bras enroulés et son halo mystérieux.
L'observation et l'étude détaillée de ces gigantesques amas d'étoiles nous renseignent
sur l'origine, la formation et l'évolution de l'Univers, depuis ses premiers instants
jusqu'à son état actuel. Grâce aux progrès de la technologie, nous pouvons désormais
sonder les profondeurs de l'espace, révélant ainsi les secrets des galaxies, des trous
noirs qui les animent et des supernovae qui les illuminent. Chaque découverte nous
rapproche un peu plus de la compréhension de notre place dans ce vaste et
fascinant cosmos en mouvement perpétuel.
Bibliographies
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universetoday
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