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La Situation Hydrique Actuelle: Le Maroc en Pénurie D'eau Inquiétante

Le Maroc fait face à une crise hydrique sans précédent, aggravée par des sécheresses répétées et une surexploitation des ressources en eau, le plaçant en situation de rareté hydrique. Les ressources en eau disponibles ont chuté de 2560 m3 par an et par habitant en 1960 à seulement 606 m3 en 2023, menaçant le développement du pays. Des facteurs tels que les changements climatiques, la croissance démographique et une gestion inefficace des ressources exacerbent cette crise, rendant nécessaire une révision des politiques de gestion de l'eau.

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La Situation Hydrique Actuelle: Le Maroc en Pénurie D'eau Inquiétante

Le Maroc fait face à une crise hydrique sans précédent, aggravée par des sécheresses répétées et une surexploitation des ressources en eau, le plaçant en situation de rareté hydrique. Les ressources en eau disponibles ont chuté de 2560 m3 par an et par habitant en 1960 à seulement 606 m3 en 2023, menaçant le développement du pays. Des facteurs tels que les changements climatiques, la croissance démographique et une gestion inefficace des ressources exacerbent cette crise, rendant nécessaire une révision des politiques de gestion de l'eau.

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Introduction :

Le Maroc passe actuellement par une crise hydrique sans précédent, marquée
par un cumul de déficit hydrique et par des niveaux inquiétants des ressources
en eau disponibles. Cette situation est due à plusieurs causes, dont la
succession des années de sècheresse et la surexploitation des ressources
hydriques constituent les causes principales. « En effet, le pays est classé
actuellement au 23ème rang mondial pour ce qui est de l’exposition aux risques
hydriques 1».
Malgré que la rationalisation et la bonne gestion et répartition des ressources
hydriques ont été les axes principaux de plusieurs plans et stratégies,
aujourd’hui nous pouvons constater que la politique de l’eau de notre pays a
montré ses limites et que le mode de gouvernance d’eau doit impérativement
s’adapter à la situation actuelle et renforcer sa résilience afin d’assurer la
sécurité et la durabilité des ressources en eau et d’atténuer aux risques
susceptibles d’être engendrer suit à leur raréfaction ou épuisement.

La situation hydrique actuelle

Le Maroc en pénurie d’eau inquiétante :


La pénurie de l’eau est devenue un enjeu mondial, ainsi qu’une
préoccupation centrale et d’urgence pour de nombreux pays, dont le
Maroc où la raréfaction de l’eau a conduit vers une situation hydrique
inquiétante à un point où il ne convient plus de parler d’une situation de
stress hydrique mais plutôt d’une situation de rareté hydrique. Selon
Falkenmark and Lindh « Le Maroc est passé au cours des deux dernières
décennies d’une situation de stress hydrique à une situation de rareté
hydrique »2 et Pour bien positionner la situation hydrique Marocaine, il
est impératif de saisir la nuance entre ces deux termes voisins. Selon
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le terme stress hydrique est
utilisé lorsque la disponibilité de l’eau est inférieure à 1700 M3 par an et
par habitant, tandis que le terme rareté de l’eau ou rareté hydrique est
utilisé lorsque la disponibilité de l’eau est inférieure à 1000 M3 par an et
par habitant3.

La situation hydrique actuelle :


Actuellement, le Maroc se trouve dans une situation hydrique très
inquiétante avec un fort risque d’aggravation susceptible d’engendrer des
effets catastrophiques.
La prise de conscience de la situation critique actuelle en termes de
ressources hydrique s’avère inévitable et implique une analyse
approfondie portant à la fois sur l’état des lieux des disponibilités
hydriques du pays qui se rapprochent de la pénurie absolue et sur les
impacts et les différents facteurs ayant conduit vers cette situation
alarmante.
Selon la Direction Générale de l’Hydraulique du Ministère de
l’Equipement et de l’Eau marocain, les ressources en eau naturelles
moyennes sont évaluées à 22 Milliards de M3 par an (18 milliards de M3
d’eaux superficielles et 4 milliards de M3 d’eaux souterraines
exploitables), soit l’équivalent de 606 M3 par an et par habitant en
20234. Lesdites ressources ont connu une forte diminution en passant de
1000 M3 par an et par habitant au début des années 20005, contre 2560
M3 par an et par habitant en 19606 représentant une baisse de 74.6%
entre 1960 et 2023
Cette forte diminution montre que notre pays est en situation de rareté
d’eau sérieuse et que son capital hydrique est en constante diminution et
risque de toucher à des niveaux très critiques et jamais atteints en
l’absence d’une bonne planification, gestion et gouvernance de l’eau,
ainsi qu’avec les changements climatiques qui ne cessent de s’aggraver.
En effet, les estimations indiquées par certaines études internationales
prévoient que les changements climatiques pourraient provoquer la
disparition de 80% des ressources d’eau disponibles dans notre pays dans
les 25 prochaines années7. Et par ailleurs, l’ONU considère que la
demande en eau aura excédé de 40% la production globale d’ici 20308.
Cela signifie que le Maroc est en présence d’une crise hydrique très
menaçante, sans précédent et dont le risque d’aggravation s’avère
capable d’entraver le développement du pays sur plusieurs niveaux. Et
ce, malgré les efforts déployés et les investissements réalisés pour faire
face à ladite crise et atténuer aux risques qui en découlent.

-Facteur de la crise l’eau


Les réflexions autour de la situation hydrique actuelle du Maroc nous
amènent à penser sérieusement aux causes qui ont conduit à ladite
situation. Des causes qui se diffèrent entre ce qui est d’ordre climatique,
naturel et hors du contrôle et ce qui est dû à la croissance
démographique et l’évolution des besoins et habitudes alimentaires
d’une part, et d’une autre part de ce qui découle des limites afférentes
aux plans et stratégies adoptées en la matière notamment en termes de
planification et d’opérationnalisation.

Changements climatiques :

Les changements climatiques et plus précisément le réchauffement


climatique est un phénomène de forte influence sur la situation hydrique
et sur le cycle de l’eau non seulement au Maroc mais au l’échelle du
globe. « Dans le monde, le climat montre une tendance nette au
réchauffement depuis 1850, avec une forte accélération depuis le milieu
des années 1970. Bien que ce réchauffement ne soit pas égal sur
l’ensemble du globe, la température moyenne à sa surface a augmenté
de plus de 0,6°C depuis le XXe siècle12 ». À l’échelle national nous
traversons l’une des périodes les plus sèches depuis des décennies. Selon
le CESE, le Maroc a enregistré en 2022 une température moyenne
annuelle nationale plus élevé de +1,63°C par rapport à la normale sur la
période 1981-2010. En outre, les années de 2019 à 2022 ont été les
quatre années les plus sèches depuis les années 60 et ont enregistré un
déficit pluviométrique de 32%13. Par ailleurs et selon la Revue Eau et
Développement (Janvier 2023), La période 2018-2022 a été caractérisée
par une succession d'années sèches avec un apport pluvial total de 17.4
Milliards de M3, encore plus bas que l'apport minimal de 17.6 Milliards
de M3 enregistré sur la période 1991-1995, la période 2018-2022 est
alors devenue la plus sèche de toute l'historique des apports entrainant
des déficits enregistrés à l'entrée des retenues des grands barrages qui
s’élèvent à titre indicatif à 83% par rapport à l'apport moyen annuel pour
l’année hydrologique 2021-202214. Pour l’année hydrologique 2022-
2023, ministre de l’Equipement et de l’eau, M. Nizar BARAKA a précisé
que ladite année a connu un déficit des précipitations à l’ordre de 38%
par rapport à la moyenne annuelle15. La situation climatique de notre
pays et les changements vécus durant ces dernières années ont impacté
négativement et fortement la situation hydrique et notamment niveau de
remplissage des barrages (32.4% au 29 Mai 202316) et la recharge des
principales nappes.
Croissance démographique et évolution des besoins :

La croissance démographique ainsi que l’évolution des besoins de la


population marocaine sont à leurs tours l’une des causes à prendre en
considération en ce qui concerne la pénurie de l’eau au Royaume. En
effet, la croissance démographique engendre une demande accrue en
eau pour différents usages afin de satisfaire différents besoins comme
ceux du genre domestiques et alimentaires etc. Ainsi, lesdits besoins sont
en constante évolution et avec des habitudes alimentaires ayant
tendance vers « l’exigence ». Ce qui peut induire une situation où la
demande excède la disponibilité d’eau notamment dans les régions
sèches ou les régions qui manquent de l’efficience en matière de gestion
et d’exploitation de l’eau.
Selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP) la population du Royaume
s’élève à 36.67 Millions en 202217, contre 33.77 Millions en 2014 et
31.39 Millions en 2008 et devrait ainsi, atteindre 43.56 Millions en
205018. Ainsi et en termes de consommation, prenons l’exemple des
viandes rouges et blanches (nécessitant 15 500 et 4 300 Litres d’eau pour
la production de 1 Kg19) qui s’élèvent respectivement à 17.2 Kg et 22.1
Kg par habitant et par an (en 2019) selon le Ministère de l’Agriculture, de
la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts20.
Cette évolution remarquable permet de surligner la forte demande en
eau que nous pouvons considérer comme l’un des éléments
déterminants ayant impact sur la situation hydrique et ayant contribution
majeure et directe dans la pénurie d’eau dont notre Royaume souffre.

Répartition des ressources en eau :


Répartition entre régions et secteurs :

La répartition des ressources hydriques au Maroc se caractérise par


l’inégalité suite à des contraintes climatiques et géographiques. Le climat
du pays présente une grande diversité suite à son emplacement
géographique, « il est confronté à un climat méditerranéen au nord, sec
au sud-est de l'Atlas et désertique dans le Sahara marocain, avec une
saison sèche et chaude et une saison froide et humide 37». Cette
diversité implique une inégalité des ressources en eau dans le temps et
dans l’espace, notamment où le niveau des ressources superficielles et
souterraines dépend principalement des apports pluviométriques et de
l’enneigement qui sont à leur tour répartis inégalement. Selon la
Direction Générale de l’Hydraulique du Ministère de l’Equipement et de
l’Eau marocain, les ressources superficielles (évaluées à 18 Milliards de
M3/an) et les ressources souterraines (évaluées à 4 Milliards de M3/an)
sont réparties au pays de la manière suivante38:

Figure : Ressources en eau de surface (Mm /an)

Figure: Ressources en eau souterraines (Mm /an)


La répartition des ressources d’eau concerne non seulement leur disponibilité
au niveau des différentes régions, mais aussi leur utilisation par les différents
usages et secteurs. A ce niveau-là, l’inégalité se manifeste encore plus par la
dominance du secteur agricole sur les volumes d’eau consommés chaque
année. En effet, selon la Revue Eau et Développement, « Les fournitures d'eau
réalisées à partir des retenues des grands barrages au cours de l'année
hydrologique 2021-2022 sont évaluées à 2 696 Mm3 dont 1742 Mm3 pour
l'irrigation, 954 Mm3 pour l'AEPI (alimentation en eau potable et industrielle)
39», Soit un taux de plus de 64.6% des volumes retenus à des fins d’irrigation
seulement pour les eaux de surface. Et pour la consommation globale en eau,
89.26% des ressources hydriques sont destinées au secteur agricole, tandis que
seulement 10.74% sont destinées à l’approvisionnement en eau domestique,
touristique et industrielle, selon l’Institut Royale des Etudes Stratégiques (IRES),
202040. Cette répartition inégale entre secteurs constitue le point le plus
sensible et la limite principale du mode de gouvernance d’eau au Maroc, où le
secteur agricole exploite la grande partie des ressources hydriques de surface
et surexploite celles souterraines d’une manière « irrationnelle » et difficile à
contrôler.
Dans ce contexte, la bonne répartition des ressources en eau revêt un caractère
crucial dans la mesure où ces dernières doivent servir à la satisfaction des
besoins de toutes les régions, usages et secteurs en faisant bénéficier les
régions déficitaires des excédents hydriques de celles excédentaires et
équilibrer les consommations des eaux entre secteurs en faisant rapport entre
la valeur ajoutée, la richesse créée et la demande en eau de chaque secteur

politique et stratégie
Gestion de l’offre d’eau au Maroc (qui tient compte du changement
climatique)
Avec un déficit en eau qui devra atteindre 5 milliards de mètres cubes par an en
2030 (contre 2 milliards en 2015), le Maroc a bien des raisons pour améliorer la
gouvernance de ce secteur. Ainsi, pour répondre aux besoins de sa population
et pour éviter les défaillances pouvant s’accentuer lors des prochaines
décennies, le Maroc a mis en place sa Stratégie Nationale de l’Eau, établie à
l’horizon 2030, avec pour principaux objectifs:
A- La gestion et le développement de l’offre de l’eau à travers :
‫ ٭‬La construit citons de grands barrages et plusieurs petits barrages ;
‫ ٭‬Le transfert des ressources en eau brutes des bassins du Nord vers le Sud
‫ ٭‬La mobilisation des ressources non conventionnelles par la réutilisation des
eaux usées tra citées, le captage des eaux de pluie, le dessalement de l’eau de
mer ;
B La préservation et la protection des ressources en eau du milieu naturel et
des zones fragiles ;
C La réduction de la vulnérabilité liée aux inondations et aux sécheresses qui
se ferait à travers :
‫ ٭‬les travaux de protection contre les inondations ;
‫ ٭‬le plan de gestion de sécheresses par bassin hydraulique ;
‫ ٭‬l’amélioration de la prévision hydrométéorologique.
Ce pendant t, le Maroc a accusé un retard important dans la valorisation des
eaux usées. Et il est temps de s’orienter vers l’adoption d’une approche
épuration réutilisation au lieu de l’Approche épuration rejet

. Politique de dessalement de l’eau au Maroc : une alternative


Au niveau du globe terrestre les ressources en eau douce prêtes à l’utilisation
sont très limitées et ne représentent que 2,5% du total d’eau ; le reste des eaux
sur terre sont des ressources inaccessibles sous forme de glaciers et d’eau
souterraine. Quant à l’eau salée, elle représente 97,5% du total des eaux
présentes sur la terre, soit une ressource en eau très importante et accessible à
la majorité des pays ; faisant ainsi du dessalement une meilleure option pour
les pays en situation de stress hydrique. En 2020, la capacité mondiale de
dessalement a dépassé 120 millions de mètres cubes par jour provenant de
plus de 20 000 usines réparties dans la majorité des pays du monde. Les pays
du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) détiennent environ 50 % de la
capacité des eaux dessalées.
Au Maroc la perception de dessalement de l'eau de mer est devenue une
alternative incontournable par rapport aux autres sources d'approvisionnement
en eau pour faire face au stress hydrique. Au-delà de ses propres perspectives,
le Maroc cherche à se positionner à l’échelle de l’Afrique dans le domaine du
dessalement associé aux énergies renouvelables. Ceci n’est pas le fruit du
hasard mais d’un travail de longue haleine. En effet, c’est depuis 1973 que le
Maroc s’est rendu compte de la nécessité de se tourner vers la préservation des
ressources hydriques et de chercher d’autres alternatives pour surmonter la
sévérité de la sécheresse et préserver ses ressources hydriques. Cependant, les
limites des moyens financiers et techniques n’étaient pas favorables il y a plus
de vingt ans. Avec l’avancée technologique mondiale et la réduction continue
du coût de dessalement, le Maroc s’est lancé durant les deux dernières
décennies dans le dessalement comme alternative prometteuse à
l’amenuisement de ses réserves d’eaux. Ainsi, la capacité de dessalement est
passée d'environ 13,11 millions de m3 en 2011 à plus de 100 millions de m3 en
2020. Ceci, grâce en grande partie à l'installation de plusieurs unités de
dessalement tout au long de la côte maritime atlantique et méditerranéenne.
Cette dynamique est actuellement à son apogée avec la station de Chtouka Ait
Baha (275 000 m³/j), et le lancement des travaux de la station Dakhla d’une
capacité de 100 000 m³ ; et ce en plus du récent grand projet lancé dans la
province d’El Jadida d’une capacité de 548.000 m³/j, avec une capacité
extensible à 822.000 m3, soit 300 millions de m3 par an, dont le but est de
sécuriser l’approvisionnement en eau de la majeure partie de la région de
Casablanca-Settat. Quant à la station de Nador, elle produira 250 millions de m³
par an. Il s’ajoute à cela, les stations de l’Office Chérifien des Phosphates qui
produisent actuellement 72 329 m³/j de l’eau dessalée. Une capacité qui sera
renforcée par deux projets à Jorf Lasfar et Laâyoune avec une capacité de
production de 68 000 m³/j. Quant à la déminéralisation des eaux saumâtres,
elle arrive à produire 90400 m³/j, dont la capacité sera renforcée par d’autres
projets en cours d’une capacité de production de 5 830 m³/j.
Ainsi, le Maroc mise plus qu’avant sur le dessalement de l’eau de mer, pour
arriver à produire 1,4 milliard m³ par an en 2030. Et ce à travers plusieurs
stations réparties au niveau national comme le montre la figure n° 1.

Figure 1: Unités de dessalement de l’eau de mer en service ou en cours de


réalisation en 2022
Procédés de prise de l’eau de mer et du dessalement
La mise en oeuvre efficace du dessalement de l'eau de mer nécessite une
compréhension approfondie des procédés de prise et de dessalement. Pour
capter l'eau de mer, plusieurs méthodes sont disponibles, chacune avec ses
propres mécanismes et variantes. Il existe trois grandes catégories de méthodes
de prélèvement : les puits de captage côtiers ; l'infiltration sous les plages ou le
fond marin et les prises d'eau directes en mer ouverte. L'analyse distingue les
puits côtiers des puits maritimes, soulignant leurs différences en termes de
distance par rapport à la mer et de dépendance aux propriétés
hydrogéologiques locales.
Stratégie de développement des barrage
Cadre réglementaire et organes de
gouvernance :

Face à la raréfaction des ressources en eau et aux besoins d’adopter les bonnes
mesures de gestion et de gouvernance en la matière, le Maroc s’est déjà engagé
dans des politiques volontaristes en instaurant un cadre réglementaire relatif à
l’eau depuis 1995 par la mise en oeuvre de la loi 10-95 qui est considérée
comme « l’une des réalisations phares que le secteur de l’eau au Maroc a connu
ces dernières décennies26 ». En suite et dans des perspectives de
complémentarité et d’adaptation, une nouvelle loi a vu le jour en Août 2016 «
loi 36-15 » en large concertation nationale et régionale visant à consolider les
acquis réalisés dans le cadre de l’ancienne loi et d’améliorer la gouvernance du
secteur de l’eau en introduisant des ajouts importants dont entre autres27 :
La création de Conseils de Bassins
Hydrauliques ;
L’élaboration de plans locaux de gestion des
eaux ;
L’intégration du changement climatique dans
le processus de planification des ressources en eau ;
La mise en place d’un cadre juridique pour le
dessalement de l’eau de mer et le plan de gestion de pénurie d’eau en cas de
sécheresse ;
L’intégration des eaux usées dans le domaine
public hydraulique ;
Le renforcement du cadre juridique pour la
réutilisation des eaux usées épurées ;
L’égal accès des citoyennes et citoyens à l’eau
et à un environnement sain.

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