Rapport de l'UNION No 20
Rapport de l'UNION No 20
DE LUTTE CONTRE LA
TUBERCULOSE
DE LA REPUBLIQUE DU
CAMEROUN
Rapport N°20
Arnaud Trébucq
Ghislain Koura
Résumé exécutif
1 – Plan stratégique
2 – Décentralisation sur Douala et Yaoundé
2.1 Douala
2.2 Yaoundé
3 –Médicaments de première ligne
4 – Données statistiques
5 – Prise en charge des MDR et médicaments de deuxième ligne
6 - Suivi des recommandations de la mission précédente d’octobre 2013
7 - Recommandations spécifiques pour l’Extrême-Nord de la mission d’octobre 2013
Remerciements
Les consultants remercient toute l’équipe du Groupe Technique Central Tuberculose ainsi que celles des
régions du Centre et du Littoral pour leur accueil chaleureux lors de cette mission.
La visite des Dr Trébucq et Koura a été financée partie par l’Agence Française de Développement,
partie par I5PC/FEI.
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 2
Résumé exécutif
Le Cameroun fait partie des pays pour lesquels le Fonds Mondial (FM) demande que la Note
conceptuelle soit commune pour le VIH et la tuberculose. En octobre 2013, lors de notre dernière
mission, le Ministère de la Santé était inquiet car si le programme Sida était assez avancé dans le
processus, celui de la tuberculose l’était moins et on craignait qu’il ne soit pas prêt à temps. Pour pallier
à ce problème, le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT) a demandé le soutien de
l’Initiative 5% / France Expertise Internationale (I5PC/FEI) pour la mise à disposition de 2 experts
techniques et d’un expert financier afin de l’aider à élaborer le Plan stratégique national tuberculose
(PSN). En étroite collaboration avec le PNLT, les consultants ont employé la technique classique pour
ce genre d’opération : revue générale du programme avec analyse de la situation par étude de la
documentation existante sur les stratégies et résultats du programme, mise en perspective du PNLT dans
le cadre général du Ministère de la Santé, interviews des différents acteurs lors de déplacements dans les
régions ainsi qu’au niveau central, entretiens avec les partenaires. Un premier document a été présenté et
discuté en profondeur lors d’un atelier de 2 jours (7 et 8 avril) réunissant toutes les parties intéressées.
Ensuite, le travail sur le PSN a repris pour intégrer les suggestions faites lors de l’atelier et préparer le
budget. Un atelier de validation présidé par le Ministre de la Santé a été tenu le 25 avril. Il a réuni tous
les partenaires et les principaux acteurs de la lutte contre la tuberculose au Cameroun et le PSN a été
officiellement adopté.
Comme toujours, l’approvisionnement régulier en antituberculeux de première ligne reste un problème
majeur au Cameroun. Les commandes prévues en octobre n’ont pas été passées. Le programme espérait
une commande de l’Etat qui n’a pas eu lieu car l’appel d’offres lancé par la CENAME s’est révélé
infructueux. L’Union a pu obtenir un dépannage en streptomycine par la RDC mais en faible quantité.
Une demande de cotation en urgence à IDA/GDF a été demandée durant notre visite et on espère que le
processus sera un peu plus rapide que d’habitude car le premier médicament adulte à être épuisé est le
{RH} en décembre cette année. Pour les formes pédiatriques, la rupture ne peut être évitée mais on
pourra toujours utiliser des formulations adultes qu’on fractionnera, comme cela s’est fait pendant des
années, avant la disposition des formes dispersibles.
La prise en charge des malades présentant une tuberculose multirésistante (MDR) se passe
remarquablement bien, le souci principal là aussi étant l’approvisionnement à temps des médicaments de
deuxième ligne. Au cours du premier semestre 2013, on a dû retarder la mise au traitement de beaucoup
de malades faute de médicaments ; on espère que les processus de commande pourront s’accélérer suite
aux entretiens que l’Union a eus à Genève avec les responsables du FM. L’autre problème est lié au
retrait de la GIZ qui n’est pas encore compensé par le PNLT.
Sur Douala, on note une nette accélération des références de patients depuis l’hôpital Laquintinie vers
les CDT de la ville avec 2 fois moins de tuberculeux enregistrés à Laquintinie au 1er trimestre 2014
qu’au 1er trimestre 2013. Malheureusement cela n’est pas retrouvé à Yaoundé où les références de
Jamot ne progressent pas malgré les très mauvais résultats de suivi des malades.
Pour ce qui est des résultats globaux du PNLT, l’analyse situationnelle les présente très bien dans le
cadre du Plan Stratégique national ; nous ne rapporterons ici que la synthèse. Une progression annuelle
dans les 5 prochaines années de 1,5% du nombre de cas déclarés semble raisonnable. Le taux de perdus
de vue diminue lentement et est à 8% pour les tuberculoses contagieuses de 2012 tandis que le taux de
succès thérapeutique reste stable à 80% (68% de « guéris »). En 2013, 82% des tuberculeux déclarés ont
été testés pour le VIH et 32% des TPM+ sont séropositifs, chiffre élevé mais stable depuis plusieurs
années ; 65% des séropositifs ont été mis sous antirétroviraux, proportion en augmentation régulière
(60% en 2011).
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 3
Recommandations
1) Suivre de très près les commandes en cours pour les médicaments de première ligne et de
deuxième ligne. Il y a une grande urgence pour les 2. Faire viser par l’Union pour les MDR.
2) Documenter systématiquement le devenir des patients dépistées résistants à la Rifampicine et qui
n’ont pas pu être mis sous traitement.
3) Donner 50.000 FCFA par mois comme crédits de téléphone pour le service du registre qui
s’occupe des références avec un cityphone à Jamot comme à Laquintinie.
4) Documenter l’arrivée des malades dans les CDT où ils sont référés en ajoutant une colonne dans
le Registre des référés : « Arrivés Oui/Non ».
5) Féliciter l’équipe de Douala pour l’amélioration des performances sur Laquintinie.
6) Améliorer la gestion des commandes au niveau central :
a. faire le point au minimum une fois par mois sur la situation des médicaments ;
b. remplir le fichier « Préparation commandes » une fois par trimestre, le projeter à l’équipe
du niveau central, le sauver et décider ce qu’il faut faire.
7) Imprimer en urgence les Fiches de traitement antituberculeux et les Cartes de traitement
antituberculeux.
8) Imprimer en urgence les Registres de la tuberculose et les Registres de laboratoire.
9) Mettre en place une flotte téléphonique sur Douala, Yaoundé, l’Est. Inclure le niveau central
(Mme Efouzou) et les laboratoires de Bamenda, Yaoundé et Garoua.
10) Prévoir les primes pour les infirmiers en charge des MDR : Enoka 60 000 ; Casimir Siewe
Barcelone 60 000 ; Clarisse Tassu Albert le Grand 30 000 ; Jonas Ngate Miséricorde 30 000 ;
Adeline Bamenda 60 000 ; Floriane Bafoussam 30 00.
11) Finaliser le recrutement du Dr Kamgué pour le site de Douala.
12) Recruter une assistante sociale ou une infirmière pour seconder Madame Enoka.
13) Mettre en place les crédits téléphone, Enoka : 50.000 + Internet, Titi : 25.000 par mois.
14) Mettre en place des frais de déplacements mensuels pour Enoka 40 000, Kamgue 40 000 et Titi
40 000. Cela devra couvrir les frais de déplacement sur la Dibamba aussi bien que sur les CDT.
15) Mettre en place un système pour rembourser les déplacements quotidiens des malades en
ambulatoire sur une base de 1 500 FCFA par jour.
16) Renvoyer la moto de Titi ou lui payer la location d’une moto.
17) Finaliser les contrats avec les laboratoires sur Bamenda pour les MDR.
18) Trouver un système pour que le crachat des suspects MDR du Littoral ne soient plus apportés
par le malade lui-même mais par un transporteur comme lorsque la GIZ payait ce service. Il
semble que chaque CDT peut payer cela sur ses propres menues recettes. Le Délégué est alerté
mais il faut le lui rappeler et suivre ce dossier.
19) Trouver un système qui permette d’acheter l’alimentation pour les malades : Mme Enoka
pourrait acheter les vivres une fois par mois aux boutiques près de la Dibamba.
20) Envoyer rapidement l’infirmier de Maroua en formation pour le traitement des MDR.
21) Mettre en place à Yaoundé comme à Bamenda la technique de coloration au diacétate de
fluorescéine pour déterminer si les bacilles trouvés à 4 mois sont vivants ou morts.
22) Constituer un petit stock de médicaments pour les effets secondaires des MDR.
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 4
Cette mission a été effectuée dans le cadre du soutien biannuel apporté par L’Union internationale contre
la tuberculose (L’Union) au Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT) du Cameroun sur
financement de l’Agence Française de Développement (AFD).
Les Termes de référence sont donnés en Annexe 1, l’emploi du temps de la visite en Annexe 2, les
personnes rencontrées en Annexe 3.
La mission s’est intéressée tout particulièrement au Plan stratégique national en cours de finalisation,
aux activités de décentralisation sur Yaoundé et Douala, à la prise en charge des tuberculoses MDR.
Comme d’habitude, les commandes de médicaments et les statistiques du programme ont été revues.
1 – Plan stratégique
Le Cameroun fait partie des pays pour lesquels le Fonds Mondial (FM) demande que la Note
conceptuelle soit commune pour le VIH et la tuberculose.
En octobre 2013, lors de notre dernière mission, le Ministère de la Santé était inquiet car si le
programme Sida était assez avancé dans le processus, celui de la tuberculose l’était moins et on craignait
qu’il ne soit pas prêt à temps. Pour pallier à ce problème, le PNLT a demandé le soutien de I5PC/FEI
pour la mise à disposition de 2 experts techniques et d’un expert financier afin de l’aider à élaborer le
Plan stratégique national tuberculose (PSN).
En étroite collaboration avec le PNLT, les consultants ont employé la technique classique pour ce genre
d’opération : revue générale du programme avec analyse de la situation par étude de la documentation
existante sur les stratégies et résultats du programme, mise en perspective du PNLT dans le cadre
général du Ministère de la Santé, interviews des différents acteurs lors de déplacements dans les régions
ainsi qu’au niveau central, entretiens avec les partenaires. Un premier document a été présenté et discuté
en profondeur lors d’un atelier de 2 jours (7 et 8 avril) réunissant toutes les parties intéressées. L’atelier
s’est remarquablement bien passé et de l’avis unanime des participants, nationaux comme
internationaux, le travail effectué par le programme et les consultants a été jugé excellent.
Suite à cet atelier, le travail sur le PSN a repris pour intégrer les suggestions et préparer le budget. Un
atelier de validation présidé par le Ministre de la Santé a été tenu le 25 avril. Il a réuni tous les
partenaires et les principaux acteurs de la lutte contre la tuberculose au Cameroun et le PSN a été
officiellement adopté.
Le bureau du Cameroun de l’OMS a été impliqué tout au long du processus et une mission OMS/ AFRO
a revu les données épidémiologiques en février 2014 (rapport non encore disponible). Au total la revue
générale du programme initialement prévue par l’OMS qui devait l’orchestrer n’a plus été jugée
nécessaire par tous les partenaires (Fonds Mondial, GIZ, France, USAID, CDC) ni par la Secrétaire
Générale du Ministère de la Santé. Pour ne pas retarder le processus, le PSN sera envoyé à OMS/AFRO
pour avis.
Finalement, on ne sait pas encore quand la note conceptuelle commune sida/tuberculose pourra être
finalisée car le programme de lutte contre le sida a pris du retard, mais le plan tuberculose est prêt et le
programme est dans les starting-blocks pour sa rédaction. Il n’y a pas d’urgence absolue côté tuberculose
car le budget FM est disponible jusqu’au 31 décembre 2015.
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2 – Décentralisation sur Douala et Yaoundé
2.1 Douala
Suite à notre dernière visite à Douala, différentes réunions ont été organisées par la Délégation du
Littoral (Dr Eliza Fon) avec les responsables du service de la Polyclinique Akwa (service de
pneumologie de Laquintinie). Les mauvais résultats enregistrés par ce service ont été largement exposés
et on a insisté à nouveau sur l’importance de la référence des malades vers les autres CDT. Ces actions
ont été couronnées de succès comme le montre le tableau ci-dessous :
1 T 2013 4ème T 2013 1er T 2014
Nombre TB référés X? 131 130
Nombre TB enregistrés 353 268 154
On constate une diminution de plus de 50% du nombre de tuberculeux enregistrés à Laquintinie au 1er
trimestre 2014 par rapport au 1er trimestre 2013.
Il faut souligner que cela ne se fait pas au détriment des finances de l’Hôpital qui continue à faire payer
un prix exorbitant aux malades venus pour le dépistage : plus de 25.000 FCFA.
Pierre Calvin Okonou et Raymond Bidias en charge du Registre et des références suivent bien les
malades référés. Dans la mesure du possible, ils appellent devant le malade le CDT où celui-ci sera
référé pour prévenir de son arrivée ; cependant leurs crédits de téléphone sont insuffisants et l’arrivée
des malades à bon port n’est pas documentée dans le registre de Laquintinie.
On peut espérer que la relance des références permettra d’obtenir de meilleurs résultats d’autant que les
médecins et notamment Dr Adeline Wandji y participe.
Il est trop tôt pour savoir le retentissement de ces mesures sur le taux de guérison qui était très mauvais
sur Laquintinie comme rappelé dans les 2 graphiques ci-dessous.
80% 40%
70% 35%
60% 30%
50% 25%
40% 20%
30% 15%
20% 10%
10% 5%
0% 0%
Figure 1 : Taux de guérison nouveaux cas TPM+ Figure 2 : Pourcentage de malades perdus
de vue avant la fin de traitement
Par ailleurs, le Dr Adeline Wandji est intéressée pour être le médecin référent dans le cadre de l’étude
sur la prise en charge thérapeutique ou par chimioprophylaxie des enfants de moins de 5 ans contacts de
TPM+ connus que L’Union espère monter sur budget FEI.
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 6
Recommandations
1) Donner 50.000 FCFA par mois comme crédits de téléphone pour le service du registre qui s’occupe
des références avec un cityphone.
2) Documenter l’arrivée des malades dans les CDT où ils sont référés en ajoutant une colonne dans le
Registre des référés : « Arrivés Oui/Non ».
3) Faire la distinction entre « Guéris » et « Traitement terminé » à Laquintinie car cette dernière
catégorie a subitement disparu…
4) Féliciter l’équipe de Douala pour l’amélioration des références sur Laquintinie.
2.2 Yaoundé
Contrairement à Douala, la situation ne s’est pas améliorée à l’Hôpital Jamot de Yaoundé où le nombre
de tuberculeux pris en charge ne diminue pas malgré les résultats exécrables de cet hôpital (cf. Rapport
N°19 et figures ci-contre). Jamot est toujours le centre qui a le plus grand nombre de Perdus de vue du
Cameroun.
71% 71%
495
370 352
330 353
31%
24%
154 14% 14%
6% 6%
Une nouvelle réunion des médecins a été organisée à l’Hôpital Jamot pour sensibiliser les médecins. On
verra si cela est suivi ou non d’effets.
Les crédits de téléphone pour le service des références méritent comme à Douala d’être augmentés.
Recommandations
2) Donner 50.000 FCFA par mois comme crédits de téléphone pour le service du registre qui s’occupe
des références avec un cityphone.
3) Suivre de près les références.
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 7
3 –Médicaments de première ligne
4 – Données statistiques
Les données sur le dépistage de 2013 et son évolution depuis 2002 sont présentées en Annexe 4 et 5 ; les
résultats du VIH en Annexe 6 ; les résultats de traitement de 2012 et leurs évolutions au cours des ans en
Annexe 7 à 9. Les quelques courbes ci-dessous illustrent les tendances.
30 000
Tuberculoses toutes formes
80%
68%
25 000 70% 64%
61%
60%
20 000 50%
40%
15 000
30%
20%
15% 11%
10 000 TPM+ nouveaux cas 20%
12% 7%
5%
8% 1% 6% 7% 8%
1% 4%
10%
1% 1%
5 000 0%
Nombre de cas de TPM+ n.c. et de TB toutes formes Résultats de traitement TPM+ n.c. 2002, 2007, 2012
déclarés 2002 à 2013
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 8
Nous ne reprendrons pas ici l’analyse de la situation qui est parfaitement faite dans le Plan stratégique.
Juste quelques points à souligner :
après une très forte augmentation du nombre de cas déclarés liée à la mise en place du
programme, on assiste à partir de 2007 à une stabilisation des nombres et on table pour les
prochaines années sur une augmentation annuelle de 1,5% ;
le taux de guérison augmente lentement mais le taux de perdus de vue a significativement baissé
depuis la mise en place du PNLT.
90% 120%
80% 100%
96%
70% 81% 85% 85%
81%
60% 80%
65%
50% 60%
60% 53% 47% 51%
40% 40%
30% 40%
28%
20% 20%
10%
0% 0%
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Tests VIH réalisés et positifs, TPM+ n.c. 2007 - 2013 TB VIH mis sous Cotrimoxazole et ARV2007 - 2013
La réalisation des tests VIH, malgré quelques ruptures dans leur approvisionnement, reste très bonne
(82% en 2013 pour l’ensemble des tuberculeux ; 32% de positifs chez les TPM+). Le pourcentage des
tuberculeux séropositifs mis sous ARV progresse à 65% en 2012 (pour 60% en 2011).
Un fichier Excel construit à partir des statistiques établies trimestriellement par les laboratoires
périphériques est en place pour chaque région. Ces statistiques commencent à être renseignées.
Recommandations
1) Imprimer en urgence les Fiches de traitement antituberculeux et les Cartes de traitement
antituberculeux.
2) Imprimer en urgence les Registres de la tuberculose et les Registres de laboratoire.
3) Mettre en place une flotte téléphonique sur Douala, Yaoundé, l’Est, comme cela a déjà été fait pour
l’Extrême-Nord. Inclure le niveau central (Mme Efouzou) et les laboratoires de Bamenda, Pasteur
Yaoundé et Pasteur Garoua).
4) Développer le recueil systématique des statistiques sur les activités de laboratoire.
Le Guide général de prise en charge des MDR a été revu mais il reste à le finaliser.
Les machines Xpert MTB/RIF se mettent en place progressivement et sont installées au Centre Pasteur
du Cameroun de Yaoundé, à l’Annexe du Centre Pasteur de Garoua et à Bamenda. A Bamenda, le test
de Hain sera bientôt remplacé par Xpert. On prévoit d’installer de nouvelles machines à Jamot, Bertoua,
Maroua, Bafoussam, Limbé et de couvrir toutes les provinces avec au moins une machine. La fonction
première de Xpert MTB/RIF est la recherche de résistance à la rifampicine chez les sujets suspects : cas
justifiant d’un régime de retraitement et tuberculeux nouveaux cas contacts d’un MDR connu. L’aide au
diagnostic des TPM- dans les hôpitaux de référence est une deuxième indication de ces tests.
La qualité de la prise en charge des malades mérite d’être soulignée, notamment le travail réalisé par
Mme Enoka à Douala qui est admirable.
Recommandations
1) Prévoir les primes pour les infirmiers en charge des MDR : Françoise Enoka Délégation Littoral
60 000 ; Casimir Siewe Barcelone 60 000 ; Clarisse Tassu Albert le Grand 30 000 ; Jonas Ngate
Miséricorde 30 000 ; Adeline TSIFFO Bamenda 60 000 ; Floriane TCHASSE Bafoussam 30 000.
2) Finaliser le recrutement du Dr Kamgué pour le site de Douala et l’utiliser pour couvrir tout le pays.
3) Recruter une assistante sociale ou une infirmière pour seconder Madame Enoka.
4) Mettre en place les crédits de téléphone : 50.000 par mois pour Mme Enoka + Internet et 25.000
pour M Titi.
5) Mettre en place des frais de déplacements mensuels pour Enoka 40 000, Kamgue 40 000 et Titi
40 000. Cela devra couvrir les frais de déplacement sur la Dibamba aussi bien que sur les CDT
prenant en charge les malades dans la phase ambulatoire.
6) Mettre en place un système pour rembourser les déplacements quotidiens des malades en
ambulatoire sur une base de 1 500 FCFA par jour à verser sur leur compte bancaire à condition
qu’ils soient venus prendre leurs médicaments.
7) Renvoyer la moto de Titi ou lui payer la location d’une moto.
8) Finaliser les contrats avec les laboratoires sur Bamenda pour les examens complémentaires
nécessaires à la prise en charge des MDR.
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9) Trouver un système pour que le crachat des suspects MDR du Littoral ne soient plus apportés par le
malade lui-même mais par un transporteur comme lorsque la GIZ payait ce service. Il semble que
chaque CDT peut payer cela sur ses propres menues recettes. Le Délégué est alerté mais il faut le
lui rappeler et suivre ce dossier.
10) Trouver un système qui permette d’acheter l’alimentation pour les malades : Mme Enoka pourrait
acheter les vivres une fois par mois aux boutiques près de la Dibamba et les donner de suite aux
malades hospitalisés.
11) Documenter systématiquement le devenir des patients dépistées résistants à la Rifampicine et qui
n’ont pas pu être mis sous traitement.
12) Envoyer rapidement l’infirmier de Maroua en formation pour le traitement des MDR.
13) Mettre en place à Yaoundé comme à Bamenda la technique de coloration au diacétate de
fluorescéine pour déterminer si les bacilles trouvés après 4 mois de traitement sont vivants ou
morts.
14) Constituer un petit stock de médicaments pour les effets secondaires les plus fréquents.
15) Commander de suite les médicaments de deuxième ligne selon les quantités discutées du fichier
Excel ; faire copie à L’Union pour que celle-ci soutienne la demande afin d’accélérer le processus
du FM comme discuté et accepté lors de discussions à Genève.
16) Finir l’article sur les 150 malades traités sur 12 mois.
Au Fond Mondial
1) Débloquer au plus vite la commande d’urgence des médicaments de deuxième ligne, suivre la
progression de la commande « normale » des médicaments de deuxième ligne et celle des
médicaments de première ligne.
Fait, mais parvenus seulement en février malgré l’intervention deux fois de l’Ambassadeur de France
2) Analyser les raisons qui ont entraîné le blocage de l’approvisionnement en urgence des
médicaments de deuxième ligne (et en conséquence l’arrêt du recrutement des malades présentant
une tuberculose multirésistante) pour éviter qu’une telle catastrophe se reproduise.
Possiblement lié à la confusion entre la commande « Urgente » et la commande « Normale » ; il est
nécessaire d’indiquer cela très clairement lors des commandes. La très faible réactivité du FM pose
problème.
Au PNLT
3) Imprimer en urgence les Fiches de traitement antituberculeux et les Cartes de traitement
antituberculeux.
Pas fait. Beaucoup de CDT sont en rupture de stock
4) Lancer de suite la nouvelle commande en médicaments de première ligne sur budget FM selon les
modalités détaillées dans le rapport.
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Pas fait, la rupture va être difficile à éviter.
5) Voir avec la CENAME s’il est possible de commander en extrême urgence 50.000 flacons de
streptomycine à Svizera sur le budget de l’Etat.
Fait mais impossible par la CENAME. Un échange avec la RDC a permis d’acquérir 20.000 flacons de
streptomycine.
6) Toujours commander pour chaque flacon de streptomycine un flacon d’eau pour injection et une
seringue/aiguille. En cas d’urgence, en acheter à la CENAME.
Fait, mais la streptomycine échangée avec la RDC n’a pas bénéficié des seringues et eau.
7) Demander de suite à GDF les médicaments pour enfants.
Fait, livraison attendue ce mois d’avril.
8) Suivre l’arrivée des fonds de l’Etat à la CENAME et surveiller qu’elle lance de suite l’Appel
d’offres en respectant les caractéristiques des médicaments pré qualifiés de l’OMS et du FM.
Fait, mais l’appel d’offre a été infructueux et tout est à reprendre.
9) Faire régulièrement le point sur la situation des médicaments, remplir le fichier « Préparation
commandes » une fois par trimestre et le projeter à l’équipe du niveau central.
Fait. Mais analyse non suivie d’effets.
10) Supprimer la Fiche de dispensation des médicaments de première ligne
Fait.
11) Garder absolument le circuit actuel d’information et de commande pour l’intérieur du pays : les
CAPR ne doivent pas passer leurs commandes directement à la CENAME. C’est aux CURLT
d’exprimer leurs besoins et au niveau central du PNLT de décider des quantités à distribuer.
Fait
12) Appliquer les décisions du Ministre suite au mémo qui lui a été envoyé concernant les mauvais
résultats du service de pneumologie de l’Hôpital Laquintinie (ex Polyclinique Akwa).
Fait d’autant plus facilement qu’aucune décision n’a été prise donc il ne peut y avoir de suivi.
13) Faire adopter la note conceptuelle sur la référence des malades de Jamot sur les CDT de Yaoundé
par les différents intervenants et passer aux actes.
En cours de réalisation, en progrès lents.
14) Demander aux CURLT d’informer le niveau central des reliquats financiers existants chaque
trimestre et d’indiquer les activités prioritaires pour lesquelles les CURLT demanderont
l’autorisation d’utiliser ces fonds (la supervision est une de ces activités prioritaires).
Fait
15) Mettre en place deux systèmes de crédit de téléphone tels que décrits dans le rapport sur l’EN.
Fait
16) Faire une note à chaque région rappelant la gratuité du dépistage de la TB dans les prisons.
Fait
17) Envoyer vite la trousse pour la maintenance des microscopes aux responsables régionaux formés
Fait
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18) Joindre les statistiques trimestrielles des activités de laboratoire aux autres statistiques.
Fait pour une partie des régions. Grands progrès.
19) Renseigner les cases « Enfants » du Formulaire trimestriel sur le dépistage.
Fait
20) Continuer à constituer des kits de médicaments de deuxième ligne pour chaque patient de manière à
ne pas commencer un traitement sans être certain de pouvoir assurer la totalité de ce traitement.
Fait
21) Si les nouvelles machines Xpert MTB/RF sont installées, ne pas les faire fonctionner avant d’avoir
sécurisé l’approvisionnement en médicaments et d’avoir organisé la prise en charge des malades.
Fait mais attention à Garoua/Maroua.
22) Finaliser le Guide de prise en charge des MDR selon le protocole court.
Pas fait
23) Recruter un pneumologue pour le site MDR de Douala.
En cours. Dr Kamgué travaille mais n’est pas encore nommée officiellement.
24) Résoudre le problème de la circulation d’air chez les MDR de Jamot (l’infection nosocomiale).
Fait selon le PNLT.
25) Etudier les stratégies diagnostiques de laboratoire à Bamenda (microscopie/Xpert/Culture).
En discussion car Xpert vient tout juste d’arriver.
1) Le CURLT informera le niveau central (NC) des reliquats financiers existants chaque trimestre. Il
demandera au NC l’autorisation d’utiliser ces fonds pour les activités qu’il juge prioritaire.
Fait, et pour toutes les provinces.
2) Continuer à améliorer le taux de guérison : diminuer le taux de Perdus de vue par un meilleur
dialogue avec les malades ; diminuer le taux de transferts en sachant ce qu’ils sont devenus.
Insister pour que le malade revienne à la fin de son traitement pour une dernière recherche de BK,.
En cours.
3) Mettre en place les 2 systèmes de crédit de téléphone décrits ci-dessus pour :
a. pouvoir communiquer avec les malades irréguliers
b. pouvoir communiquer d’un CDT à l’autre et avec le niveau régional
Fait.
4) Prise en charge des MDR :
- NC : Travailler avec l’Annexe du Centre Pasteur de Garoua pour mettre en place un système
d’information sur Excel comme indiqué ci-dessus avec diffusion systématique des informations par
courriel aux personnes désignées
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- NC et EN : Envoyer le Cadre d’appui de la région (Aladji André) et l’infirmier du CDT de
Djarengol Kodeck pour un stage de 15 jours à Douala pour formation à la PEC des MDR.
- NC : fournir 2 kits complets dès que possible au CDT Djarengol Kodeck, puis, chaque fois que le
CURLT le demandera pour un malade se présentant pour traitement MDR.
- NC et CURLT : préciser la procédure pour le soutien nutritionnel et l’aide au logement sur
financement Fonds Mondial.
En cours.
5) Partager la relecture des lames entre 2 techniciens : celui de Yagoua et celui de Maroua.
Non évalué.
6) Vu le nombre de malades, le laboratoire de Maroua mériterait d’avoir un microscope LED (arrivée
prévue d’ici un an). Prévoir une formation à Bamenda.
C’est prévu.
7) Pour les produits manquants disponibles au CAPR (eau, alcool, seringues, etc..), le CURLT
demandera une facture au CAPR et requerra l’autorisation du NC pour la payer.
Fait
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 14
Annexe 1 Termes de référence
6- Rencontrer les partenaires - ONUSIDA, USAID (exploration des moyens de soutien aux
activités du labo)- OMS, GIZ , AFD...
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 15
Annexe 2 Emploi du temps
Lundi 7 Séance de travail à la Délégation du Littoral : analyse des activités de prise en charge des
MDR sur Douala, tour général du programme
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 16
Annexe 3 Personnes rencontrées
Ministère de la Santé
Lamido de Garoua, Secrétaire d’Etat
Pr. Koulla, Secrétaire Générale
Jean Pascal Olinga, Secrétaire Technique du Bénéficiaire principal
Programme National de Lutte contre la Tuberculose
Jean-Louis Abena, Secrétaire permanent
Vincent Mbassa, Médicaments
Léonie Simo, Chef d’Unité à la DLM
Antoine Etoundi, Suivi et Evaluation
Jürgen Noeske, Conseiller GIZ
Martine Toussaint, Conseillère du PNLT
et toute l’équipe
Hôpital Jamot
Yves Zoa, Directeur
Centre Pasteur
Sara Eyangoh, Chef du service mycobactéries
Valérie Donkeng Donkeng, en charge des relations avec le PNLT
Dieudonné Che, en charge des fichiers Excel, notamment celui sur les résistances à RMP
Laboratoire de Bamenda
Melinda Sanders (par téléphone)
Coopération française
Caroline Comiti, Conseillère Régionale Santé
Fonds Mondial
Ibrahim Faria (par téléphone)
ONUSIDA
Gatien Ekanmian
USAID
Peter Wondergem
CDC
Edith Shang , Agathe Tabi
OMS
Charlotte Ndiaye, Représentante
Alexis Tougordi, NPO
Délégation du Littoral
Dr Yamba Beas, Délégué régional
Eliza Fon, CURLT
Charlotte Kamgue, chargée des MDR sur le Littoral
Marie Françoise Enoka, point focal MDR, Monsieur Titi
CDT Barcelone
Casimir, infirmier MDR
Hôpital de la Dibamba
Sœur Marie Joseph Fernandez
Hôpital de Laquinitine
Adeline Wandji
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 17
Annexe 4 Dépistage 2013 par région
TPM+ TPM-
Extra-
Total
pulm
Nouv. cas Rechute Echec Reprise <15 >=15
Total région 15 103 1 147 126 389 495 5 019 3 884 26 163
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 18
Annexe 5 Evolution du dépistage, Cameroun, 2002-2013
TPM+ TPM-
TEP Total
Nx cas Rechute Echec Reprise <15 >=15
2002 7 284 416 31 380 54 1 566 817 10 548
2003 10 661 672 82 463 138 2 813 1 649 16 478
2004 11 656 767 103 470 212 3 478 2 104 18 790
2005 13 001 1 016 93 481 350 4 671 2 461 22 073
2006 13 810 901 88 475 489 6 080 3 035 24 878
2007 13 220 938 110 417 433 6 319 3 152 24 589
2008 14 232 917 91 412 440 5 842 3 191 25 125
2009 14 308 1 035 128 373 449 5 223 3 165 24 681
2010 14 448 1 014 166 312 451 4 980 3 157 24 528
2011 14 927 1 068 163 430 456 4 485 3 597 25 126
2012 15 016 1 058 158 400 426 4 778 3 524 25 360
2013 15 103 1 147 126 389 495 5 019 3 884 26 163
Evolution du nombre de nouveaux cas TPM+ par province et par an, Cameroun, 2006-2013
Taux /
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
100.000
Adamaoua 504 482 716 649 643 676 784 70
Centre 961 865 973 1089 1 087 1 091 1 227 82
Yaoundé 1 823 1 889 1 944 1857 1 962 1 860 1 838 76
Est 831 1 177 944 1068 1 054 1 019 1 125 115
Extrême-Nord 1 477 1 673 1 743 1771 1 799 1 940 1 895 48
Littoral 654 663 613 690 625 560 575 62
Douala 2 339 2 536 2 409 2485 2 533 2 635 2 695 120
Nord 1 014 1 179 1 129 1267 1 367 1 478 1 287 60
Nord Ouest 1 150 1 119 1 094 995 1 164 1 238 1 102 50
Ouest 832 810 924 920 935 782 789 36
Sud 629 723 730 735 671 673 626 78
Sud-Ouest 1 006 1 116 1 089 922 1 087 1 064 1 160 70
Pays 13 220 14 232 14 308 14 448 14 927 15 016 15 103 68
Adamaoua 1181 929 1035 1 318 1 246 1 320 1 344 1 526 137
Centre 1598 1 570 1577 1 584 1 575 1 538 1 572 1 868 125
Yaoundé 4 248 4 072 3 659 3 486 3 450 3 509 3 524 3 728 154
Est 1 659 1 622 2087 1 731 2 045 1 819 1 715 1 793 184
Extrême-Nord 2 562 2 515 2 586 2 859 2 708 3 029 3 324 3 393 86
Littoral 1121 1 065 1039 1 012 1 024 1 069 973 912 98
Douala 4 919 4 719 4 682 4 532 4 535 4 518 4 894 5 101 227
Nord 1 447 1 702 1858 1 802 1 795 1 958 2 174 2 078 97
Nord Ouest 1 918 2 207 2134 1 980 1 819 2 099 1 863 1 701 78
Ouest 1491 1 469 1498 1 470 1 588 1 477 1 332 1 293 59
Sud 1041 998 1035 1 041 1 061 977 921 914 114
Sud-Ouest 1 693 1 721 1935 1 866 1 682 1 813 1 724 1 856 111
Pays 24 878 24 589 25 125 24 681 24 258 25 126 25 360 26 163 118
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 20
Annexe 6 TB et VIH
2) Evolution du taux de tests VIH réalisés, des taux de prévalence chez TPM+, des mis sous ARV
TPM+ nc Mis sous ARV
Test fait Test pos 2006 3%
2007 56% 40% 2007 33%
2008 75% 35% 2008 39%
2009 76% 35% 2009 47%
2010 79% 33% 2010 56%
2011 81% 31% 2011 60%
2012 83% 32% 2012 65%
2013 84% 32%
Trans- %
Guéris Tt termin. Echec DCD PDV Total
féré analysés
Cameroun 10 140 1 762 170 972 1 239 551 14 834 100%
68% 12% 1% 7% 8% 4%
2) Retraitements
Tt Trans- %
Guéris Echec DCD PDV Total
termin. féré analysés
Cameroun 912 230 49 130 180 83 1 584 100%
58% 15% 3% 8% 11% 5%
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 22
3) Autres cas
Tt Trans- %
Guéris Echec DCD PDV Total
termin. féré analysés
Total
6 752 964 561 308 8 585 100%
province
79% 11% 7% 4%
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 23
Annexe 8 Evolution des résultats de traitement, Cameroun, 2003-2012
1) Nouveaux cas
Cas Trans- %
Guéris Tt termin. Echec DCD PDV Total
déclarés féré analysés
2003 10 661 64% 8% 1% 5% 19% 2% 10 744 101%
2004 11 656 64% 8% 1% 6% 18% 2% 11 167 96%
2005 13 001 66% 8% 1% 6% 15% 3% 12 794 98%
2006 13 810 65% 10% 1% 6% 14% 4% 13 744 100%
2007 13 220 61% 15% 1% 7% 11% 5% 13 008 98%
2008 14 232 63% 15% 1% 6% 11% 5% 14 012 98%
2009 14 308 65% 13% 1% 6% 10% 4% 14 407 101%
2010 14 448 64% 14% 1% 6% 10% 5% 14 464 100%
2011 14 927 67% 13% 1% 6% 9% 4% 14 959 100%
2012 15 016 68% 12% 1% 7% 8% 4% 14 834 99%
2) Retraitements
Cas Trans- %
Guéris Tt termin. Echec DCD PDV Total analysés
déclarés féré
2003 1 472 73% 3% 2% 4% 15% 3% 2 063 140%
2004 1 317 48% 9% 4% 7% 30% 2% 1 116 85%
2005 1 578 56% 8% 4% 8% 20% 4% 1 358 86%
2006 1 452 50% 12% 3% 10% 20% 6% 1 283 88%
2007 1 522 50% 15% 2% 9% 15% 7% 1 483 97%
2008 1 420 52% 16% 2% 9% 16% 5% 1 398 98%
2009 1 516 51% 18% 2% 9% 13% 7% 1 515 100%
2010 1 489 55% 16% 3% 9% 12% 6% 1 489 100%
2011 1 658 54% 16% 3% 9% 12% 6% 1 656 100%
2012 1 585 58% 15% 3% 8% 11% 5% 1 584 100%
3) Autres cas
Cas Trans- %
Guéris Tt termin. Echec DCD PDV Total
déclarés féré analysés
2006 8 876 7% 55% 9% 16% 12% 5 926 67%
2007 8 986 72% 9% 14% 4% 8 911 99%
2008 9 159 75% 9% 12% 4% 9 100 99%
2009 8 847 76% 11% 10% 4% 8 818 100%
2010 8 576 77% 10% 9% 4% 8 576 100%
2011 8 363 78% 11% 8% 4% 8 352 100%
2012 8 592 79% 11% 7% 4% 8 585 100%
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 24
Annexe 9 Evolution des résultats des nouveaux cas TPM+ par région, 2005-2012
Adamaoua 5% 13% 8% 3% 2% 3% 3% 4%
Centre 10% 14% 7% 9% 6% 10% 7% 8%
Yaoundé 20% 18% 15% 12% 14% 14% 13% 11%
Est 20% 20% 21% 17% 15% 18% 12% 16%
Extrême-Nord 19% 14% 12% 12% 13% 15% 15% 7%
Littoral 16% 15% 12% 11% 8% 7% 7% 9%
Douala 20% 15% 13% 11% 12% 10% 10% 11%
Nord 3% 5% 4% 3% 4% 6% 5% 6%
Nord Ouest 9% 8% 5% 5% 5% 6% 4% 3%
Ouest 9% 10% 7% 8% 5% 4% 2% 4%
Sud 7% 10% 12% 18% 11% 13% 8% 9%
Sud-Ouest 18% 16% 14% 13% 11% 7% 8% 9%
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 25
Annexe 10 Médicaments de première ligne : stocks, commandes en cours et à
passer
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 26
Q - Besoins selon la consommation théorique
12 mois de consommation 5 442 150 9 837 240 872 550 99 720 129 480 258 960 843 192
9 mois de réserve centrale 4 081 613 7 377 930 654 413 74 790 97 110 194 220 632 394
Total 14 965 913 27 052 410 2 399 513 274 230 356 070 712 140 2 318 778
Prix GDF
RHZE RH RHE S RHZ 60 RH 60/30 H100
Prix unitaire GDF $0,0653 $0,0315 $0,0800 $0,8015 $0,0265 $0,0175 $0,0093
Coût médicaments $705 682 $628 532 $106 376 $157 439 $8 998 $11 797 $15 339
Transport, Analyse, assurance
$211 705 $188 560 $31 913 $47 232 $2 700 $3 539 $4 602
30%
Frais CENAME, CAPR 18% $127 023 $113 136 $19 148 $28 339 $1 620 $2 124 $2 761
Coût total $1 044 409 $930 228 $157 436 $233 009 $13 318 $17 460 $22 702
$2 418 562
en Francs CFA 553 536 743 493 020 629 83 441 303 123 494 873 7 058 381 9 253 865 12 032 278
1 281 838 071 FCFA 1 US$ = 530 XOF
Toujours commander autant de seringues et d’eau pour injection que de flacons de streptomycine.
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 27
Annexe 11 Médicaments de deuxième ligne
mois jusqu'à livraison 9 600 21 600 28 800 19 200 21 600 64 800 75 600
12 mois de consommation 14 400 32 400 43 200 28 800 32 400 97 200 113 400
mois de réserve centrale 7 200 16 200 21 600 14 400 16 200 48 600 56 700
Total 32 400 72 900 97 200 64 800 72 900 218 700 255 150
A commander
Km Mfx Pto H300 Cfz E400 Z400
19 110 50 275 74 400 41 624 42 900 107 884 123 974
Lfx Cs Capréo
Stock PNLT 2 700 2 700 885
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 28
Destinataires du Rapport Cameroun N°20
[email protected]
Jean-Louis Abena : [email protected]
Georges Etoundi, [email protected]
Vincent Mbassa : [email protected]
Léonie Simo : [email protected]
Jürgen Noeske : [email protected]
Christopher Kuaban : [email protected]
Sara Eyangoh : [email protected]
Antoine Etoundi : [email protected]
Brekmo Kaoussiri : [email protected]
Edwige Belinga : [email protected]
Eliza Fon : [email protected]
Hubert Wang : [email protected]
Melissa Sander: [email protected]
Jean-Pascal Olinga : [email protected]
Caroline Comiti : [email protected]
Armand Ngoumnjuen : [email protected], 22 22 00 15 ou 96 47 86 81
Alexandra Rinaldi: [email protected]
Charlotte Ndiaye Faty: [email protected]
Cédric Andres: [email protected]
Andrea de Lucia: [email protected]
Julien Deschamps: [email protected]
Ibrahim Faria: [email protected]
Martine Toussaint : [email protected]
Romain André : [email protected]
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Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT Cameroun, Page 29