ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles
Année 2015/2016
Séries 9 Discuter, en fonction de α, β ∈ R, la nature de la série de terme général
√ √ √
Feuille d’exercices n + α n + 1 + β n + 2, n ∈ N,
et déterminer sa somme, le cas échéant.
1 Déterminer la nature des séries dont les termes généraux suivent :
1 1 10 Soit (un )n∈N une suite telle que u0 ∈ ]0, 1[ et, pour tout n ∈ N, un+1 = un − un2 .
1. ; 5. 1+1/n ;
ln n n 1. Montrer que la suite (un )n∈N converge et préciser sa limite.
ˆ π/n
1
2. Montrer que la série un2 converge.
P
α 6. ;
2. sin t dt, α > 0 ;
(ln n)ln n
3. Justifier que les séries ln un+1
P P
0
un et un divergent.
3 + sin 1 n n 2
n
3. ln ; 7. ;
3 − sin n1 n+1 11 Soit f : R −→ C une fonction 1-périodique et continue.
1 1 (3n)!
4. √ −√ ; 8. 3n , a > 0. 1. Montrer que :
n2 − 1 n2 + 1 a (n!)3 ˆ n+1 ˆ
f (t) 1 1 1
dt = f (t) dt + O 2 , n → ∞.
2 Déterminer la nature des séries dont les termes généraux suivent : t n 0 n
√ n ˆ n+1
ln n (−1)n 3. cos(π n2 + n + 1). f (t)
1. (−1)n
P
; 2. ; 2. En déduire une condition nécessaire et suffisante pour que la série dt
n n + (−1)n n>1 n t
converge.
3 Établir la convergence et calculer la somme des séries suivantes :
P 1 P 1 12 On pose :
1. (n + 1) ; 4. ; n 1
n>0 n! n>1 n(n + 1)3n ∀n ∈ N∗ , un =
P
− ln n
k=1 k
2n P 4n P 22n+1
(n3 + 2n2 − 3n − 1) et, pour tout n ∈ N∗ , vn = un+1 − un .
P
2. ; 5. et ;
n>0 n! n>0 (2n)! n>0 (2n + 1)! P
1. Déterminer la nature de la série vn .
1 cos(e−n−1 )
(n2 + 2n − 1) 2. En déduire l’existence d’un réel γ, appelé constante d’Euler, tel que :
P P
3. ; 6. ln .
n>0 2n n>0 cos(e−n ) n 1
P
= ln n + γ + o(1), n → ∞.
4 Soient (un )n∈N , (vn )n∈N et (wn )n∈N trois suites réelles telles que : k=1 k
∀n ∈ N, un 6 vn 6 wn .
Montrer que si les séries
P P P
un et wn sont convergentes, alors la série vn l’est aussi. 13 Soient α ∈ R, q ∈ R∗+ et (xn )n∈N une suite de réels strictement positifs telle que :
α 1
P P 2 xn+1 = xn q + + O 2 , n → ∞.
5 Soit un une série convergente à termes réels positifs. Montrer que la série un est n n
convergente. xn
Étant donné un paramètre β ∈ R à ajuster, on pose yn = ln n β et un = yn+1 − yn pour
P√ q n
P tout n > 1.
6 Soit un une série convergente à termes réels positifs. Montrer que la série un u2n P
est convergente. 1. Déterminer la nature de la série un .
2. En déduire qu’il existe une constante C > 0 et un réel β tels que xn ∼ Cqn nβ .
n
Q 1
7 Montrer la convergence de la suite de terme général un = 1+ . P un
k2
P
k=1 14 Soit un une série complexe convergente. Établir la convergence de la série .
n
P n>1
P 1 Indication. On pourra exprimer la n-ième somme partielle TnPde la série k uk /k en fonc-
8 Pour α ∈ R \ {1} et β ∈ R, déterminer la nature de la série de Bertrand par
n α lnβ n tion de la suite (Sk )k∈N des sommes partielles de la série k uk en écrivant, pour tout
comparaison aux séries de Riemann. n>2
k ∈ N∗ , uk = Sk − Sk−1 .
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Pn ) et (vn ) deux suites réelles. On suppose que vn > 0 pour tout n ∈ N et que
15 1. Soient (u 18 On considère la fonction
∞
la série vn converge. On pose : P 1
f : x 7−→ .
P∞ P∞ n=1 n(1 + nx 2 )
Un = uk et Vn = vk .
k=n k=n 1. Montrer que le domaine de définition de f est R∗ et que f y est paire.
a. Montrer que si un = o(vn ), alors Un = o(Vn ). 2. Montrer que f est décroissante sur R∗+ .
b. En déduire que si un ∼ vn , alors Un ∼ Vn . 3. a. Pour x0 > 0 donné, montrer l’existence d’un réel κ > 0 tel que :
2. Application. On admet la formule de Stirling (cf. DL ?) : h x 3x i
0 0
∀x ∈ , , |f (x) − f (x0 )| 6 κ |x − x0 | .
√
nn+1/2 2 2
n! ∼ 2π, n → ∞, b. En déduire que f est continue sur R∗ .
en
que l’on cherche à préciser en donnant un développement asymptotique de n! à trois 4. a. Justifier que f admet des limites (finies ou infinies) en +∞ et à droite en 0.
termes (deux termes principaux plus le reste). b. Déterminer ces limites à l’aide de minorations/majorations.
a. En remarquant que
1 1
∼ , n → ∞,
19 1. Soit (an )n∈N une suite Pd’entiers relatifs telle que an ∈ {0, 1, . . . , 9} pour tout n > 1.
n2 n(n + 1) Montrer que la série an 10−n est convergente.
∞ 1
Si x désigne la somme de la série an 10−n , on dit que la suite (an ) constitue un dévelop-
P
P
déterminer un équivalent de Rn = 2
.
k=n k pement décimal du réel x et l’on note x = a0 , a1 a2 a3 . . . an . . ..
b. On pose : 2. Y a-t-il unicité d’un tel développement ?
n!en
∀n > 1, an = ln n+1/2 . Soit x ∈ R. On dit qu’une suite d’entiers relatifs (an )n∈N constitue un développement
n
Déterminer un équivalent de un = an+1 − an et en déduire un développement décimal propre de x si an ∈ {0, 1, . . . , 9} pour tout n > 1 et si :
n a n a 1
asymptotique de an à la précision o(1/n). P k P k
∀n ∈ N, 6 x < + n.
c. Conclure. k=0 10 k
k=0 10 k 10
16 1. En observant que 3. Soit (an )n∈N un développement décimal propre d’un réel x.
ˆ 1 a. Montrer que la série an 10−n converge vers x.
P
1
∀k ∈ N∗ , = t k−1 dt, b. Montrer que la suite (an ) ne stationne pas à 9 (i.e. n’est pas identiquement égale à
k 0
montrer que : 9 à partir d’un certain rang).
n (−1)k−1
ˆ 1 4. Montrer que tout réel admet un unique développement décimal propre.
tn
∀n ∈ N∗ , = ln 2 + (−1)n+1
P
dt.
k=1 k 0 1+t
P (−1)n−1 20 Montrer que les séries doubles ci-dessous sont absolument convergentes et en calculer la
2. En déduire la convergence et la somme de la série harmonique alternée . somme :
n>1 n P i+j P (i + j)! i+j P x i yj
1. i+j
; 2. x (où |x| < 12 ) ; 3. (où x, y ∈ R).
17 Soit x ∈ [0, 1]. i,j>0 i!j!2 i,j>0 i!j! i,j>0 (i + j)!
1. Montrer que :
n 2n+2 1
1 n x 21 Étant donné un réel α > 0, on considère la série double de terme général ai,j = 2 ,
∀n ∈ N∗ , (−1)k x 2k −
P
= (−1) . (i + j 2 )α
k=0 1 + x2 1 + x2 i, j > 1. On pose :
∀k ∈ N∗ , uk =
P
ai,j .
2. Justifier que : 16i,j6k
n x 2k+1 1 1. Montrer que :
∀n ∈ N∗ , (−1)k
P
− arctan x 6 .
k=0 2k + 1 2n + 3 2k + 1 2k + 1
∀k ∈ N∗ , 6 uk+1 − uk 6 .
Que peut-on en déduire ? 2α (k+ 1) 2α (k + 1)2α
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2. On suppose dans cette question αP 6 12 . Montrer que la suite (uk )k>1 diverge vers +∞
et en déduire que la série double i,j ai,j diverge.
3. Montrer que si α > 21 , alors la série double i,j ai,j converge.
P
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Indications b. Quelle est la limite de (an ) ? Appliquer le résultat de la question 1.b. à (un ) après
4 Utiliser le théorème de comparaison des séries à termes réels positifs. en avoir déterminé un équivalent grâce à un développement limité.
5 Pour n assez grand, comparer un et un2 . 16 1. Écrire la somme partielle sous la forme d’une seule intégrale, sous laquelle on recon-
naîtra une somme géométrique.
6 Pour établir la convergence de la série à termes
P
u2n , on pourra rapprocher 2. Grâce à un encadrement, déterminer la limite lorsque n → ∞ de l’intégrale au membre
P réels positifs de droite de la formule de la question 1..
la suite de ses sommes partielles de celle de un .
7 Montrer que la suite de terme général ln un , n > 1, est la suite des sommes partielles d’une 17 2. Intégrer la relation précédente entre des bornes bien choisies puis majorer l’intégrale
série convergente. au membre de droite.
1
P
18 1. Déterminer les réels x pour lesquels la série n(1+nx 2 ) converge.
8 Étudier la limite de nγ un lorsque n → ∞ en fonction de α et γ. À quelle condition sur α
existe-t-il un réel γ qui permette de conclure ? 2. Montrer par des manipulations d’inégalités que f (x) > f (y) si x 6 y.
4. b. Pour la limite à droite en 0, on pourra minorer f (x) par une somme partielle de la
9 Effectuer un développement asymptotique du terme général pour en déduire un équi- série harmonique.
valent. On distinguera plusieurs cas selon les valeurs de α et β. En cas de convergence, la
somme peut-être calculée par télescopage. 19 1. Montrer que la suite des sommes partielles est majorée.
2. Penser à 1...
10 1. Utiliser le théorème de la limite monotone.
4. Raisonner par analyse-synthèse et considérer
2. Observer que la série est télescopique.
n−1
P ak
3. Les deux séries sont de même nature, la première est télescopique. an = 10n x − k
.
k=0 10
11 1. Majorer
ˆ n+1 ˆ
f (t) 1 1
dt − f (t) dt
n t n 0
en utilisant le changement de variable t = n + u dans l’intégrale de gauche.
PK ´1
2. Justifier que la série est de même nature que la série n où K = 0 f (t) dt.
12 1. Grâce à un développement limité, montrer que vn ∼ − 2n1 2 .
2. Justifier que la suite (un ) converge.
13 1. Utiliser un développement limité de un .
2. Justifier qu’il existe une valeur de β qui rend la suite (un ) convergente.
14 Montrer que :
n−1 1 1 Sn
∀n ∈ N∗ ,
P
Tn = Sk − + − S0 .
k=1 k k+1 n
15 1. a. Revenir aux ε.
b. Appliquer le résultat de la question a. à (un − vn ).
P∞ 1
2. a. Appliquer le résultat de la question 1.b. et calculer k=n k(k+1) par télescopage.