Fex01 Cor
Fex01 Cor
Exercice 1
Travaux dirigés
Suites et fonctions d’une variable
Traité en classe.
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles
Année 2016/2017
Exercice 2 Exercice 2
Exercice 2
Exercice 2 Exercice 3 Q1
Exercice 3
Question 1
On suppose dans un premier temps que ` = 0. Soit ε > 0. Puisque (un ) tend vers
0, il existe N ∈ N tel que : ∀n > N, |un | 6 ε2 .
La réciproque étant évidente, on peut donc énoncer : une suite d’entiers est On a alors, pour n > N :
convergente si, et seulement si, elle est stationnaire. P P P
1 N−1 n 1 N−1 1 Pn
|vn | = uk + uk 6 uk + uk
n k=1 k=N n k=1 n k=N
P
1 N−1 1 Pn P
1 N−1 1 P n ε
6 uk + |uk | 6 uk +
n k=1 n k=N n k=1 n k=N 2
P
1 N−1 n−N +1ε P
1 N−1 ε
6 uk + 6 uk + .
n k=1 n 2 n k=1 2
Exercice 3 Q1 Exercice 3 Q1
PN−1
Comme K = k=1 uk est une constante (par rapport à n), le membre de droite
dans l’inégalité Le cas général s’en déduit : si (un ) converge vers `, alors (un − `) converge vers 0
K ε si bien, d’après le cas précédent, que
∀n > N, |vn | 6 +
n 2 1 P n
converge vers ε2 < ε lorsque n → ∞. Il existe donc N 0 > N tel que : (uk − `) = vn − ` −−−→ 0,
n k=1 n→∞
K ε
∀n > N 0 , |vn | 6 + 6 ε. ce qui signifie que (vn ) converge vers `.
n 2
Ceci établit la convergence de (vn ) vers ` = 0.
Exercice 3 Exercice 3
Question 2 Question 3.a
On suppose que
On suppose que (un+1 − un ) converge vers `. un+1
lim = ` ∈ R∗+ .
En appliquant le théorème de Césaro à la suite de terme général xn = un+1 − un , n→∞ un
n ∈ N, qui converge vers ` par hypothèse, on obtient que la suite de terme général Le lemme de l’escalier peut être appliqué à la suite de terme général zn = ln un ,
1 Pn 1 Pn un+1 − u1 n ∈ N∗ , car
yn = xk = (uk+1 − uk ) = un+1
n k=1 n k=1 n zn+1 − zn = ln −−−→ ln `.
un n→∞
(somme téléscopique) converge vers `. On en déduit que :
zn
Il en résulte que = ln un1/n −−−→ ln `.
n n→∞
un (n − 1)yn−1 + u1 n−1 u1 Il en résulte par continuité de l’exponentielle que :
= = yn−1 + −−−→ `.
n n n n n→∞ √n
un = un1/n −−−→ eln ` = `.
n→∞
Exercice 3
Question 3.b On pose :
n(n + 1) · · · (n + n)
∀n ∈ N∗ , un = .
nn
On pose : On a :
nn nn
∀n ∈ N∗ , un = . un+1
=
(n + 1)(n + 2) · · · (2n + 2)
n! un n(n + 1) · · · (n + n) (n + 1)n+1
On a :
n + 1 n (2n + 1)(2n + 2) nn 2(2n + 1) 1 −n
un+1 (n + 1)n+1 n! 1 n = = 1+
= = = 1+ n (n + 1)n+1 n n
un nn (n + 1)! n n n
n 1 o n 1 1 o
1 o n 1 1 o
∼ 4 exp −n ln 1 + = 4 exp −n +o
= exp n ln 1 + = exp n +o n n n
n n n 4
= exp 1 + o(1) −−−→ e. = 4 exp −1 + o(1) −−−→ .
n→∞ n→∞ e
Exercice 4 Q1 Exercice 4 Q1
Exercice 4
Question 1
On est donc conduit à comparer, pour n > 1, les réels
an−1 + bn−1 p
an = et bn = an−1 bn−1 .
Tout d’abord, on justifie par récurrence que les suites (an ) et (bn ) sont bien 2
définies et à termes strictement positifs. On retiendra l’inégalité classique (dite inégalité arithmético-géométrique) :
On utilise le prédicat de récurrence PN : les suites sont bien définies jusqu’au rang
√ x +y
N et à termes réels strictement positifs. ∀x, y ∈ R∗+ , xy 6 ,
2
Pour étudier la monotonie des suites (an ) et (bn ) on s’intéresse aux quantités : que l’on peut aussi utiliser sous la forme :
bn − an u2 + v 2
∀n ∈ N∗ , an+1 − an = ∀u, v ∈ R, |uv | 6 .
2 2
et r
∀n ∈ N∗ ,
bn+1
=
an
. On en déduit que an > bn pour tout n > 1. Ainsi la suite (an )n>1 est décroissante
bn bn et la suite (bn )n>1 croissante.
Exercice 4 Q1 Exercice 4 Q2
Exercice 4
Question 2
La suite (an ) est par ailleurs minorée par 0, comme on l’a fait remarquer dès le
départ. Quant à la suite (bn )n>1 , elle est majorée par a1 par décroissance de
(an )n>1 :
∀n ∈ N∗ , bn 6 an 6 a1 .
Dans ces conditions, les suites (an ) et (bn ) sont convergentes en vertu du Il résulte de l’étude faite en 1. que les suites (an )n>1 et (bn )n>1 sont adjacentes.
théorème de la limite monotone. Soient α et β leurs limites respectives. Ainsi, en notant ` leur limite commune,
En passant aux limites (qui existent) dans la relation ∀n ∈ N∗ , an 6 ` 6 bn .
an + bn On en déduit que tout réel de l’intervalle [an , bn ] constitue une valeur approchée
∀n ∈ N, an+1 = ,
2 de ` à la précision ε > 0 dès que |bn − an | 6 ε (plus finement, an +b
2
n
conviendra
on obtient enfin : dès que |bn − an | 6 2ε).
α+β
α=
2
c’est-à-dire α = β, d’où le résultat.
Exercice 5
D’ou le script Scilab ci-dessous :
Exercice 5 Exercice 8 Q1
Exercice 8
Puisque le polynôme caractéristique 2X 2 − X − 1 admet les deux racines simples 1 Question 1
et − 12 , il existe donc deux réels α et β tels que :
1 n
∀n ∈ N, vn = α + β − .
2
Le système linéaire de Cramer
α + β = v0
α − β/2 = v1 Pour n > 1 donné, la fonction fn : x 7−→ x n + x est continue et strictement
croissante sur R+ . Elle réalise donc une bijection de [0, 1] sur [fn (0), fn (1)] = [0, 2].
se résoud en
α = 13 (v0 + 2v1 ) Il existe donc un unique réel xn ∈ [0, 1] tel que fn (xn ) = 1, c’est-à-dire xnn + xn = 1.
,
β = 13 (2v0 − 2v1 )
ce qui conduit à :
q n 2 u 1 n o
0
∀n ∈ N, un = exp vn = u0 u12 exp
3
ln − .
3 u1 2
p
3 2
On en déduit en particulier que la suite (un )n∈N converge vers u0 u1 .
Exercice 8 Exercice 8
Question 2 Question 3.a
Exercice 8 Exercice 9
Question 3.b Question 1
Des deux équivalents de ln yn obtenus en a., on déduit que Pour n > 2 donné, la fonction fn : x 7−→ x + x 2 + · · · + x n est continue et
ln n strictement croissante sur R+ . Elle réalise donc une bijection de ]0, 1[ sur
yn ∼ ,
n ]fn (0), fn (1)[ = ]0, n[. Il existe donc un unique réel xn ∈ ]0, 1[ tel que fn (xn ) = 1,
d’où l’on tire : ln n c’est-à-dire
ln n xn + xn2 + · · · + xnn = 1.
xn = 1 − yn = 1 − +o .
n n
Exercice 9 Exercice 9
Question 2 Question 3
La suite (xn ) est ainsi décroissante. Étant par ailleurs minorée par 0, elle est Mais par ailleurs, la suite (xn )n>2 est décroissante d’où :
convergente.
∀n > 2, 0 6 xnn+1 6 x2n+1 −−−→ 0
n→∞
puisque 0 6 xn 6 x2 < 1. On en déduit que (xnn+1 ) converge vers 0 et, par unicité
de la limite, que 2` − 1 = 0, c’est-à-dire ` = 12 .
Exercice 9 Q4 Exercice 10
Exercice 9 Exercice 10
Question 4
Puisque 2xn → 1,
(n + 1) ln(2xn ) ∼ n(2xn − 1) = nxnn+1 = O(nx2n ) −−−→ 0.
n→∞ Les suites de termes généraux xn = 2nπ et yn = 2nπ + π2 , n ∈ N, tend vers +∞
Par suite, et pourtant
(2xn )n+1 = e(n+1) ln(2xn ) −−−→ 1 sin xn = 0 −−−→ 0
n→∞ n→∞
d’où et
1 sin yn = 1 −−−→ 1
xnn+1 ∼ n→∞
2n+1
c’est-à-dire ont des limites distinctes. Cela exclut l’existence d’une limite pour la fonction sin
1 1
en +∞.
xnn+1 = + o n+1 .
2n+1 2
Finalement,
1 1 1 1 1
xn = (1 + xnn+1 ) = + +o n , n → ∞.
2 2 4 2n 2
Exercice 12 Q1 Exercice 12 Q2
Exercice 12 Exercice 12
Question 1 Question 2
Exercice 12 Q3 Exercice 13
Exercice 12 Exercice 13
Question 3
Puisque f et g sont à valeurs dans [0, 1], on déduit de l’inégalité obtenue en 2. On peut bien sûr faire l’étude de la fonction
ϕ : x 7−→ π2 sin x − x : elle est
que : croissante puis décroissante sur 0, π2 donc prend des valeurs supérieures ou
∀n ∈ N∗ , 1 > g n (x) > f n (x) + nε > nε, égales à ϕ(0) = ϕ(π/2) = 0.
ce qui est bien sûr absurde ! D’où le résultat.
Exercice 14
Mais il est plus élégant de faire
appel
à des arguments de convexité. Puisque
Question 1
sin00 = − sin est négatif sur 0, π2 , la fonction sin est concave sur cet intervalle. Sa
courbe représentative se situe donc « au-dessus de ses cordres » et « en-dessous de
ses tangentes ». En travaillant sur la tangente à l’origine et sur la corde reliant les
points de coordonnées (0, 0) et (π/2, 1), on obtient l’inégalité classique :
h πi 2
∀x ∈ 0, , x 6 sin x 6 x. La fonction f est définie et dérivable sur R∗+ \ {1} par opérations sur les fonctions
2 π dérivables.
Puisque
ln x x −1
f (x) = ∼ ∼1→ − 1, x → 1,
x −1 x −1
1
elle admet pour limite 1 au point 1. On peut donc la prolonger par continuité au
point 1 en posant f (1) = 1.
O π/2
Exercice 14 Exercice 14
Question 2.a Question 2.b
Pour étudier f (x) lorsque x → 1, on pose y = x − 1, qui tend vers 0 lorsque En posant y = x − 1, qui tend vers 0 lorsque x → 1, il vient :
x → 1. On obtient le développement limité suivant : x − 1 − x ln x y − (1 + y ) ln(1 + y )
ln(1 + y ) 2
y − y /2 + o(y ) 2
y x −1 f 0 (x) = =
f (x) = = = 1 − + o(y ) = 1 − + o(x − 1) x(x − 1)2 y 2 (1 + y )
y y 2 2
y − (1 + y ) y − y 2 /2 + o(y 2 )
lorsque x → 1, x 6= 1. Puisque f (1) = 1 d’après 1., ce développement est encore = 2
y (1 + y )
valable lorsque x → 1 (sans la restriction x 6= 1). −y 2 /2 + o(y 2 ) y 2 /2 1
La fonction f , qui admet ainsi un développement limité du premier ordre au = ∼− 2 → − − .
y + o(y 2 )
2 y 2
voisinage de 1, est donc dérivable en ce point avec f 0 (1) = − 12 .
Exercice 15
Soit x ∈ R∗+
\ {1}. La fonction f étant continue en 1 d’après 1. donc sur [1, x], et On raisonne par l’absurde : s’il existait x0 > 0 tel que f 0 (x0 ) > 0 alors, par
dérivable sur ]1, x[, le théorème des accroissements finis assure l’existence d’un croissance de f 0 , on aurait
réel cx ∈ ]1, x[ tel que ∀x > x0 , f 0 (x) > f 0 (x0 ) = m > 0.
f (x) − f (1)
= f 0 (cx ). Mais alors :
x −1 Z x
On justifie par encadrement que le réel cx converge vers 1 lorsque x → 1 si bien ∀x > x0 , f (x) = f (x0 ) + f 0 (t) dt
que, par composition des limites, le taux d’accroissement f (x)−f x−1
(1)
tend vers − 12 x
Z 0x
lorsque x → 1. Ceci assure la dérivabilité de f en 1 avec f 0 (1) = − 12 .
> f (x0 ) + m dt
x0
= f (x0 ) + m(x − x0 ) −−−−→ +∞,
x→+∞
Exercice 16 Q1 Exercice 16 Q2
Exercice 16 Exercice 16
Question 1 Question 2
Exercice 16 Exercice 17
Question 3 Question 1
Exercice 17 Q2 Exercice 17 Q3
Exercice 17 Exercice 17
Question 2 Question 3
Pour n > 2, on intègre par parties en primitivant sin et en dérivant sin n−1
:
Z π/2 Z π/2
In = sinn−1 t sin t dt = − sinn−1 t d(cos t)
0 0
h iπ/2 Z π/2
= − sinn−1 t cos t + cos t d(sinn−1 t) On a pour n ∈ N donné et tout t ∈ 0, π2 , 0 6 sin t 6 1 d’où l’on tire
0 0
Z π/2
0 6 sinn+1 t 6 sinn t. Par croissance de l’intégrale sur le segment 0, π2 , on en
= (n − 1) cos2 t sinn−2 t dt déduit que 0 6 In+1 6 In , ce qui établit la décroissance de la suite (In )n∈N .
0
Z π/2
= (n − 1) (1 − sin2 t) sinn−2 t dt = (n − 1)(In−2 − In ).
0
On en déduit la relation de récurrence :
n−1
∀n > 2, In = In−2 .
n
Exercice 17 Q3 Exercice 17 Q4
Exercice 17
Question 4
Exercice 17 Q5 Exercice 17 Q5
Exercice 17
Question 5
Pour rédiger rigoureusement ce raisonnement, on peut démontrer par récurrence
sur p que :
(2p − 1)!! π
∀p ∈ N, I2p = .
(2p)!! 2
(en convenant que 0!! = (−1)!! = 1).
La relation de récurrence établie à la question 2. donne I2k = (2k − 1)/(2k) · I2k−2
pour tout k > 1, de sorte qu’on est tenté d’écrire, pour p > 2, Initialisation : on a bien I0 = π/2 d’après la question 1..
2p − 1 2p − 1 2p − 3 Hérédité : si la formule est acquise à un rang p ∈ N, alors d’après la relation
I2p = I2p−2 = · I2p−4 = · · · de récurrence,
2p 2p 2p − 2
2p − 1 2p − 3 1 (2p − 1)!! π 2p + 1 2p + 1 (2p − 1)!! π
= · · · · I0 = . I2(p+1) = I2p+2 = I2p =
2p 2p − 2 2 (2p)!! 2 2p + 2 2p + 2 (2p)!! 2
(2p + 1)!! π 2(p + 1) − 1 !! π
= = .
(2p + 2)!! 2 2(p + 1) !! 2
La formule est ainsi démontrée pour tout p ∈ N.
On peut aussi démontrer le résultat en utilisant un produit téléscopique : De la question 3., on tire que I2p+1 /I2p tend vers 1 lorsque p → ∞. Comme
p
Q p 2k − 1 d’après les formules précédentes,
I2k π Q (2p − 1)!! π
∀p ∈ N, I2p = I0 = = . 2
k=1 I2k−2 2 k=1 2k (2p)!! 2 I2p+1 (2p)!! 2
= 2 ,
À partir de I1 = 1 et I2k+1 = (2k)/(2k + 1) · I2k−1 pour tout k > 1, il vient de I2p (2p − 1)!! (2p + 1) π
même : on obtient la formule de Wallis :
p I
Q p
Q 2k (2p)!! r
∀p ∈ N, I2p+1 = I1
2k+1
= = . π (2p)!!
= lim √ .
k=1 I2k−1 k=1 2k + 1 (2p + 1)!! 2 p→∞ (2p − 1)!! 2p + 1
Exercice 17 Q5 Exercice 18 Q1
Exercice 18
Question 1
Exercice 18 Q2 Exercice 19 Q1
Exercice 18 Exercice 19
Question 2 Question 1
Exercice 19 Q2 Exercice 19 Q3
Exercice 19 Exercice 19
Question 2 Question 3
On a : D’après les questions 1. et 2., on doit avoir In ∈ Z ∩ − 21 , 12 , c’est-à-dire In = 0
Z 1 Z 1
e pour n assez grand.
∀n ∈ N, 0 6 In = (1 − t) e dt 6
n t n
(1 − t) e dt = −−−→ 0. Or ceci est absurde car la fonction t 7−→ (1 − t)n et est continue, positive mais
0 0 n + 1 n→∞
non identiquement nulle sur le segment [0, 1].
On en déduit par encadrement que (In ) converge vers 0. C’est donc que l’hypothèse initiale est fausse : e est irrationnel.
Exercice 20 Exercice 21
Pour x ∈ R donné et n ∈ N, on a :
La formule de Taylor appliquée à f à l’ordre 2 en a donne :
∀t ∈ [0, x], exp(n+1) t = et 6 e|x|
h2 00
f (a + h) = f (a) + hf 0 (a) + f (a) + o(h2 ), h→0
(inégalité valable pour x positif ou négatif) si bien que, par application de 2
l’inégalité de Taylor-Lagrange à la fonction exp sur l’intervalle [0, x] à l’ordre n, d’où également :
n xk
P e|x| n+1 h2 00
ex − 6 |x| −−−→ 0. f (a − h) = f (a) − hf 0 (a) + f (a) + o(h2 ), h → 0.
k!
k=0 (n + 1)! n→∞ 2
Par suite :
On en déduit la convergence et la somme ci-dessous : f (a + h) − 2f (a) + f (a − h)
∞ xn
P = f 00 (a) + o(1) −−−→ f 00 (a).
= ex . h2 h→0
n=0 n!