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Fex01 Cor

Le document présente une série d'exercices sur les suites et fonctions d'une variable, abordant des concepts tels que la convergence des suites d'entiers et l'application de théorèmes mathématiques. Les exercices incluent des démonstrations de propriétés des suites, des inégalités et des méthodes de calcul. Il est également mentionné l'utilisation d'un script Scilab pour calculer des valeurs approchées.

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Exercice 1

Exercice 1

Travaux dirigés
Suites et fonctions d’une variable

Traité en classe.
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles

Année 2016/2017

Travaux dirigés Année 2016/2017 1 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 2 / 58

Exercice 2 Exercice 2

Exercice 2

Dans le cas général, toujours pour ε = 13 , on obtient pour n > N :


Soit (un )n∈N une suite d’entiers qui converge vers `. On cherche à montrer que |un − uN | = |(un − `) − (uN − `)| 6 |un − `| + |uN − `| 6 2ε < 1
(un ) est stationnaire, i.e. constante à partir d’un certain rang.
donc un = uN et la suite (un ) est stationnaire.
Par définition de la limite,
On peut en fait traiter le cas général
 avec la première
 méthode car, même si `
∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n > N,
|un − `| 6 ε. n’est pas réputé entier, l’intervalle ` − 13 , ` + 13 , de longueur 32 < 1, ne contient
  au plus qu’un entier. Comme il contient tous les entiers un , n > N, ceux-ci sont
Si ` ∈ Z, alors en prenant ε = 13 , on obtient |un − `| ∈ Z ∩ − 31 , 31 = {0} et donc nécessairement égaux.
un = ` pour tout n > N.

Travaux dirigés Année 2016/2017 3 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 4 / 58

Exercice 2 Exercice 3 Q1

Exercice 3
Question 1

On suppose dans un premier temps que ` = 0. Soit ε > 0. Puisque (un ) tend vers
0, il existe N ∈ N tel que : ∀n > N, |un | 6 ε2 .
La réciproque étant évidente, on peut donc énoncer : une suite d’entiers est On a alors, pour n > N :
convergente si, et seulement si, elle est stationnaire. P P P
1 N−1 n 1 N−1 1 Pn
|vn | = uk + uk 6 uk + uk
n k=1 k=N n k=1 n k=N
P
1 N−1 1 Pn P
1 N−1 1 P n ε
6 uk + |uk | 6 uk +
n k=1 n k=N n k=1 n k=N 2
P
1 N−1 n−N +1ε P
1 N−1 ε
6 uk + 6 uk + .
n k=1 n 2 n k=1 2

Travaux dirigés Année 2016/2017 5 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 6 / 58

Exercice 3 Q1 Exercice 3 Q1

PN−1
Comme K = k=1 uk est une constante (par rapport à n), le membre de droite
dans l’inégalité Le cas général s’en déduit : si (un ) converge vers `, alors (un − `) converge vers 0
K ε si bien, d’après le cas précédent, que
∀n > N, |vn | 6 +
n 2 1 P n
converge vers ε2 < ε lorsque n → ∞. Il existe donc N 0 > N tel que : (uk − `) = vn − ` −−−→ 0,
n k=1 n→∞
K ε
∀n > N 0 , |vn | 6 + 6 ε. ce qui signifie que (vn ) converge vers `.
n 2
Ceci établit la convergence de (vn ) vers ` = 0.

Travaux dirigés Année 2016/2017 7 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 8 / 58


Exercice 3 Q2 Exercice 3 Q 3.a

Exercice 3 Exercice 3
Question 2 Question 3.a

On suppose que
On suppose que (un+1 − un ) converge vers `. un+1
lim = ` ∈ R∗+ .
En appliquant le théorème de Césaro à la suite de terme général xn = un+1 − un , n→∞ un
n ∈ N, qui converge vers ` par hypothèse, on obtient que la suite de terme général Le lemme de l’escalier peut être appliqué à la suite de terme général zn = ln un ,
1 Pn 1 Pn un+1 − u1 n ∈ N∗ , car
yn = xk = (uk+1 − uk ) = un+1
n k=1 n k=1 n zn+1 − zn = ln −−−→ ln `.
un n→∞
(somme téléscopique) converge vers `. On en déduit que :
zn
Il en résulte que = ln un1/n −−−→ ln `.
n n→∞
un (n − 1)yn−1 + u1 n−1 u1 Il en résulte par continuité de l’exponentielle que :
= = yn−1 + −−−→ `.
n n n n n→∞ √n
un = un1/n −−−→ eln ` = `.
n→∞

Travaux dirigés Année 2016/2017 9 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 10 / 58

Exercice 3 Q 3.b Exercice 3 Q 3.b

Exercice 3
Question 3.b On pose :
n(n + 1) · · · (n + n)
∀n ∈ N∗ , un = .
nn
On pose : On a :
nn nn
∀n ∈ N∗ , un = . un+1
=
(n + 1)(n + 2) · · · (2n + 2)
n! un n(n + 1) · · · (n + n) (n + 1)n+1
On a :
 n + 1 n  (2n + 1)(2n + 2) nn 2(2n + 1)  1 −n
un+1 (n + 1)n+1 n! 1 n = = 1+
= = = 1+ n (n + 1)n+1 n n
un nn (n + 1)! n n n 
n  1 o n 1  1 o
1 o n 1  1 o
∼ 4 exp −n ln 1 + = 4 exp −n +o
= exp n ln 1 + = exp n +o n n n
n n n  4
= exp 1 + o(1) −−−→ e. = 4 exp −1 + o(1) −−−→ .
n→∞ n→∞ e

Il en résulte d’après a. que : Il en résulte d’après a. que :



n √
= n un −−−→ e. 1pn
√ 4
n n(n + 1) · · · (n + n) = n un −−−→ .
n! n→∞ n n→∞ e

Travaux dirigés Année 2016/2017 11 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 12 / 58

Exercice 4 Q1 Exercice 4 Q1

Exercice 4
Question 1
On est donc conduit à comparer, pour n > 1, les réels
an−1 + bn−1 p
an = et bn = an−1 bn−1 .
Tout d’abord, on justifie par récurrence que les suites (an ) et (bn ) sont bien 2
définies et à termes strictement positifs. On retiendra l’inégalité classique (dite inégalité arithmético-géométrique) :
On utilise le prédicat de récurrence PN : les suites sont bien définies jusqu’au rang
√ x +y
N et à termes réels strictement positifs. ∀x, y ∈ R∗+ , xy 6 ,
2
Pour étudier la monotonie des suites (an ) et (bn ) on s’intéresse aux quantités : que l’on peut aussi utiliser sous la forme :
bn − an u2 + v 2
∀n ∈ N∗ , an+1 − an = ∀u, v ∈ R, |uv | 6 .
2 2
et r
∀n ∈ N∗ ,
bn+1
=
an
. On en déduit que an > bn pour tout n > 1. Ainsi la suite (an )n>1 est décroissante
bn bn et la suite (bn )n>1 croissante.

Travaux dirigés Année 2016/2017 13 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 14 / 58

Exercice 4 Q1 Exercice 4 Q2

Exercice 4
Question 2
La suite (an ) est par ailleurs minorée par 0, comme on l’a fait remarquer dès le
départ. Quant à la suite (bn )n>1 , elle est majorée par a1 par décroissance de
(an )n>1 :
∀n ∈ N∗ , bn 6 an 6 a1 .
Dans ces conditions, les suites (an ) et (bn ) sont convergentes en vertu du Il résulte de l’étude faite en 1. que les suites (an )n>1 et (bn )n>1 sont adjacentes.
théorème de la limite monotone. Soient α et β leurs limites respectives. Ainsi, en notant ` leur limite commune,
En passant aux limites (qui existent) dans la relation ∀n ∈ N∗ , an 6 ` 6 bn .
an + bn On en déduit que tout réel de l’intervalle [an , bn ] constitue une valeur approchée
∀n ∈ N, an+1 = ,
2 de ` à la précision ε > 0 dès que |bn − an | 6 ε (plus finement, an +b
2
n
conviendra
on obtient enfin : dès que |bn − an | 6 2ε).
α+β
α=
2
c’est-à-dire α = β, d’où le résultat.

Travaux dirigés Année 2016/2017 15 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 16 / 58


Exercice 4 Q2 Exercice 5

Exercice 5
D’ou le script Scilab ci-dessous :

// saisie des paramètres


a=input(’Paramètre a : ’)
b=input(’Paramètre b : ’) Étant donnés deux réels u0 > 0 et u1 > 0 fixés, il existe une unique suite p
(un )n∈N
n=input(’Nombre de décimales : ’) de premiers termes u0 et u1 satisfaisant la relation de récurrence un+2 = un+1 un
// calcul des premiers termes de la suite pour tout n ∈ N (une récurrence immédiate montre que un est bien défini et
while (abs(b-a)>2*10^(-n)) strictement positif pour tout n ∈ N).
t=a Soit (vn )n∈N la suite de terme général vn = ln un , n ∈ N (bien définie d’après la
a=(a+b)/2 remarque précédente). La relation de récurrence sur (un )n∈N induit sur (vn )n∈N la
b=sqrt(t*b) relation de récurrence linéaire :
end
// affichage du résultat ∀n ∈ N, 2vn+2 − vn+1 − vn = 0.
disp((a+b)/2, ’Valeur approchée de la moyenne
arithmético-géométrique : ’)

Travaux dirigés Année 2016/2017 17 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 18 / 58

Exercice 5 Exercice 8 Q1

Exercice 8
Puisque le polynôme caractéristique 2X 2 − X − 1 admet les deux racines simples 1 Question 1
et − 12 , il existe donc deux réels α et β tels que :
 1 n
∀n ∈ N, vn = α + β − .
2
Le système linéaire de Cramer

α + β = v0
α − β/2 = v1 Pour n > 1 donné, la fonction fn : x 7−→ x n + x est continue et strictement
croissante sur R+ . Elle réalise donc une bijection de [0, 1] sur [fn (0), fn (1)] = [0, 2].
se résoud en 
α = 13 (v0 + 2v1 ) Il existe donc un unique réel xn ∈ [0, 1] tel que fn (xn ) = 1, c’est-à-dire xnn + xn = 1.
,
β = 13 (2v0 − 2v1 )
ce qui conduit à :
q n 2  u  1 n o
0
∀n ∈ N, un = exp vn = u0 u12 exp
3
ln − .
3 u1 2
p
3 2
On en déduit en particulier que la suite (un )n∈N converge vers u0 u1 .

Travaux dirigés Année 2016/2017 19 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 20 / 58

Exercice 8 Q2 Exercice 8 Q 3.a

Exercice 8 Exercice 8
Question 2 Question 3.a

Puisque 0 6 xn 6 1, on a xnn+1 6 xnn d’où xnn+1 + xn 6 xnn + xn , c’est-à-dire


fn+1 (xn ) 6 1 = fn+1 (xn+1 ). Comme (xn ) converge vers 1,
Compte-tenu de la croissance de fn+1 sur [0, 1], on en déduit que xn 6 xn+1 et la
suite (xn ) est donc croissante. ln yn = ln(1 − xn ) = ln xnn = n ln xn ∼ n(xn − 1) = −nyn .
Cet équivalent peut être composé par ln car ln yn → −∞ =
6 1, si bien que :
Étant par ailleurs majorée par 1, cette suite est donc convergente ; soit ` ∈ [0, 1]
sa limite. ln n + ln yn ∼ ln |ln yn | = o(ln yn )
Si ` < 1 alors, par croissance de (xn ), on a 0 6 xn 6 ` donc 0 6 xnn 6 `n pour tout d’où il découle que :
n > 1 si bien que (xnn ) converge vers 0 et ln yn = − ln n + o(ln yn )
xn = 1 − xnn −−−→ 1 6= `, i.e.
n→∞ ln yn ∼ − ln n.
ce qui est absurde.
Par conséquent, (xn ) converge vers ` = 1.

Travaux dirigés Année 2016/2017 21 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 22 / 58

Exercice 8 Q 3.b Exercice 9 Q1

Exercice 8 Exercice 9
Question 3.b Question 1

Des deux équivalents de ln yn obtenus en a., on déduit que Pour n > 2 donné, la fonction fn : x 7−→ x + x 2 + · · · + x n est continue et
ln n strictement croissante sur R+ . Elle réalise donc une bijection de ]0, 1[ sur
yn ∼ ,
n ]fn (0), fn (1)[ = ]0, n[. Il existe donc un unique réel xn ∈ ]0, 1[ tel que fn (xn ) = 1,
d’où l’on tire :  ln n  c’est-à-dire
ln n xn + xn2 + · · · + xnn = 1.
xn = 1 − yn = 1 − +o .
n n

Travaux dirigés Année 2016/2017 23 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 24 / 58


Exercice 9 Q2 Exercice 9 Q3

Exercice 9 Exercice 9
Question 2 Question 3

Soit n > 2. Par construction,


P
n 1 − xnn
1= xnk = xn
Pour n > 2, on a : k=1 1 − xn
fn+1 (xn ) = xn + xn2 + · · · + xnn + xnn+1 = fn (xn ) + xnn+1 d’où
1 − xn = xn − xnn+1 .
= 1 + xnn+1 > 1 = fn+1 (xn+1 ).
Finalement,
Comme la fonction fn+1 est strictement croissante sur ]0, 1[, on en déduit que xnn+1 = 2xn − 1 −−−→ 2` − 1.
xn > xn+1 . n→∞

La suite (xn ) est ainsi décroissante. Étant par ailleurs minorée par 0, elle est Mais par ailleurs, la suite (xn )n>2 est décroissante d’où :
convergente.
∀n > 2, 0 6 xnn+1 6 x2n+1 −−−→ 0
n→∞

puisque 0 6 xn 6 x2 < 1. On en déduit que (xnn+1 ) converge vers 0 et, par unicité
de la limite, que 2` − 1 = 0, c’est-à-dire ` = 12 .

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Exercice 9 Q4 Exercice 10

Exercice 9 Exercice 10
Question 4

Puisque 2xn → 1,
(n + 1) ln(2xn ) ∼ n(2xn − 1) = nxnn+1 = O(nx2n ) −−−→ 0.
n→∞ Les suites de termes généraux xn = 2nπ et yn = 2nπ + π2 , n ∈ N, tend vers +∞
Par suite, et pourtant
(2xn )n+1 = e(n+1) ln(2xn ) −−−→ 1 sin xn = 0 −−−→ 0
n→∞ n→∞
d’où et
1 sin yn = 1 −−−→ 1
xnn+1 ∼ n→∞
2n+1
c’est-à-dire ont des limites distinctes. Cela exclut l’existence d’une limite pour la fonction sin
1  1 
en +∞.
xnn+1 = + o n+1 .
2n+1 2
Finalement,
1 1 1 1 1
xn = (1 + xnn+1 ) = + +o n , n → ∞.
2 2 4 2n 2

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Exercice 12 Q1 Exercice 12 Q2

Exercice 12 Exercice 12
Question 1 Question 2

On procède par récurrence sur n > 1 avec le prédicat :


Par hypothèse, la fonction g − f ne s’annule pas. Celle-ci étant continue sur
Pn : « ∀x ∈ [0, 1], g n (x) > f n (x) + nε ».
l’intervalle [0, 1], le théorème des valeurs intermédiaires assure donc qu’elle garde
un signe constant. La propriété P1 est vraie d’après 1..
Quitte à permuter f et g , on peut donc supposer que g (x) − f (x) > 0 pour tout On suppose à présent la propriété Pn acquise pour un entier n > 1. On écrit alors,
x ∈ [0, 1]. pour x ∈ [0, 1], en commutant f et g :
  
Par ailleurs, la fonction g − f étant continue sur le segment [0, 1], elle y est g n+1 (x) = g g n (x) > f g n (x) + ε = g n f (x) + ε

minorée et atteint son minimum : il existe x0 ∈ [0, 1] tel que : > f n f (x) + nε + ε = f n+1 (x) + (n + 1)ε
∀x ∈ [0, 1], g (x) − f (x) > ε où la première inégalité résulte de P1 (appliquée à g n (x)) et la seconde de Pn
où ε = g (x0 ) − f (x0 ) > 0 d’après ce qui précède. (appliquée à f (x)). Ainsi la propriété Pn+1 est vérifiée.
D’après le principe de récurrence, la propriété Pn est donc vraie pour tout n > 1,
d’où le résultat.

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Exercice 12 Q3 Exercice 13

Exercice 12 Exercice 13
Question 3

Puisque f et g sont à valeurs dans [0, 1], on déduit de l’inégalité obtenue en 2. On peut bien sûr faire l’étude de la fonction
 ϕ : x 7−→ π2 sin x − x : elle est
que : croissante puis décroissante sur 0, π2 donc prend des valeurs supérieures ou
∀n ∈ N∗ , 1 > g n (x) > f n (x) + nε > nε, égales à ϕ(0) = ϕ(π/2) = 0.
ce qui est bien sûr absurde ! D’où le résultat.

Travaux dirigés Année 2016/2017 31 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 32 / 58


Exercice 13 Exercice 14 Q1

Exercice 14
Mais il est plus élégant de faire
 appel
 à des arguments de convexité. Puisque
Question 1
sin00 = − sin est négatif sur 0, π2 , la fonction sin est concave sur cet intervalle. Sa
courbe représentative se situe donc « au-dessus de ses cordres » et « en-dessous de
ses tangentes ». En travaillant sur la tangente à l’origine et sur la corde reliant les
points de coordonnées (0, 0) et (π/2, 1), on obtient l’inégalité classique :
h πi 2
∀x ∈ 0, , x 6 sin x 6 x. La fonction f est définie et dérivable sur R∗+ \ {1} par opérations sur les fonctions
2 π dérivables.
Puisque
ln x x −1
f (x) = ∼ ∼1→ − 1, x → 1,
x −1 x −1
1
elle admet pour limite 1 au point 1. On peut donc la prolonger par continuité au
point 1 en posant f (1) = 1.

O π/2

Travaux dirigés Année 2016/2017 33 / 58 Travaux dirigés Année 2016/2017 34 / 58

Exercice 14 Q 2.a Exercice 14 Q 2.b

Exercice 14 Exercice 14
Question 2.a Question 2.b

Pour étudier f (x) lorsque x → 1, on pose y = x − 1, qui tend vers 0 lorsque En posant y = x − 1, qui tend vers 0 lorsque x → 1, il vient :
x → 1. On obtient le développement limité suivant : x − 1 − x ln x y − (1 + y ) ln(1 + y )
ln(1 + y ) 2
y − y /2 + o(y ) 2
y x −1 f 0 (x) = =
f (x) = = = 1 − + o(y ) = 1 − + o(x − 1) x(x − 1)2 y 2 (1 + y )
y y 2 2 
y − (1 + y ) y − y 2 /2 + o(y 2 )
lorsque x → 1, x 6= 1. Puisque f (1) = 1 d’après 1., ce développement est encore = 2
y (1 + y )
valable lorsque x → 1 (sans la restriction x 6= 1). −y 2 /2 + o(y 2 ) y 2 /2 1
La fonction f , qui admet ainsi un développement limité du premier ordre au = ∼− 2 → − − .
y + o(y 2 )
2 y 2
voisinage de 1, est donc dérivable en ce point avec f 0 (1) = − 12 .

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Exercice 14 Q 2.b Exercice 15

Exercice 15

Il s’agit de montrer que f 0 (x) 6 0 pour tout x > 0.

Soit x ∈ R∗+
\ {1}. La fonction f étant continue en 1 d’après 1. donc sur [1, x], et On raisonne par l’absurde : s’il existait x0 > 0 tel que f 0 (x0 ) > 0 alors, par
dérivable sur ]1, x[, le théorème des accroissements finis assure l’existence d’un croissance de f 0 , on aurait
réel cx ∈ ]1, x[ tel que ∀x > x0 , f 0 (x) > f 0 (x0 ) = m > 0.
f (x) − f (1)
= f 0 (cx ). Mais alors :
x −1 Z x
On justifie par encadrement que le réel cx converge vers 1 lorsque x → 1 si bien ∀x > x0 , f (x) = f (x0 ) + f 0 (t) dt
que, par composition des limites, le taux d’accroissement f (x)−f x−1
(1)
tend vers − 12 x
Z 0x
lorsque x → 1. Ceci assure la dérivabilité de f en 1 avec f 0 (1) = − 12 .
> f (x0 ) + m dt
x0
= f (x0 ) + m(x − x0 ) −−−−→ +∞,
x→+∞

en contradiction avec le caractère majoré de f .


La fonction f est donc décroissante.

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Exercice 16 Q1 Exercice 16 Q2

Exercice 16 Exercice 16
Question 1 Question 2

La formule de Leibniz donne :


1 
Pn = n D (X − 1)n (X + 1)n
2 n!  
On note D l’opérateur de dérivation des polynômes.  
1 P n n
Le polynôme Un = (X 2 − 1)n étant de degré 2n > n, son polynôme dérivé n-ième = n D k (X − 1)n D n−k (X + 1)n
2 n! k=0 k
est de degré 2n − n = n et il en va de même de Pn .  
1 P n n n! n!
= n (X − 1)n−k (X + 1)k
Puisque le polynôme dérivé d’un polynôme pair (resp. impair) est impair (resp. 2 n! k=0 k (n − k)! k!
pair) et que (X 2 − 1)n est pair, le polynôme Pn est pair si n est pair et impair si n  2
1 Pn n
est impair. Bref, il a même parité que n. = n (X − 1)n−k (X + 1)k .
2 k=0 k
Dans cette formule, tous les termes de la somme s’annulent en 1 à l’exception de
celui d’indice k = n, si bien que Pn (1) = 1. Par parité/imparité de Pn , on en
déduit que Pn (−1) = (−1)n .

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Exercice 16 Q3 Exercice 17 Q1

Exercice 16 Exercice 17
Question 3 Question 1

Pour n ∈ N∗ donné, il suffit de démontrer par récurrence  sur k ∈ J0, nK la


propriété Pk : « le polynôme Qk = D k (X 2 − 1)n admet au moins k racines
distinctes dans ]−1, 1[ ». On a I0 = π/2, I1 = 1 et
La propriété est triviale pour k = 0... Si elle est acquise à un rang k < n, alors le Z π/2 Z
polynôme Qk admet au moins k racines x1 < x2 < · · · < xk dans l’intervalle
π/2
1 − cos(2t) 1h sin(2t) iπ/2 π
I2 = sin2 t dt = dt = t − = .
]−1, 1[. Il admet également x0 = −1 et xk+1 = 1 pour racines puisque −1 et 1 0 0 2 2 2 0 4
sont racines de (X 2 − 1)n de multiplicité n > k. On peut alors appliquer le De plus, le changement de variable u = π2 − t donne pour tout n ∈ N :
théorème de Rolle à Qk sur chacun des k + 1 intervalles [xj , xj+1 ], 0 6 j 6 k ; en Z π/2 Z 0 π  Z π/2
effet, Qk (ou plus exactement la fonction polynomiale associée) est continue sur In = sinn t dt = sinn − u (− du) = cosn u du.
[xj , xj+1 ], dérivable sur ]xj , xj+1 [ et l’on a Qk (xj ) = Qk (xj+1 ) = 0 par hypothèse. 0 π/2 2 0
Dans ces conditions, le polynôme Qk0 s’annule en un point de l’intervalle ]xj , xj+1 [.
On a ainsi construit k + 1 racines pour le polynôme Qk0 = Qk+1 , toutes dans
l’intervalle ]−1, 1[, ce qui constitue le résultat au rang k + 1 et achève la
démonstration.

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Exercice 17 Q2 Exercice 17 Q3

Exercice 17 Exercice 17
Question 2 Question 3

Pour n > 2, on intègre par parties en primitivant sin et en dérivant sin n−1
:
Z π/2 Z π/2
In = sinn−1 t sin t dt = − sinn−1 t d(cos t)
0 0
h iπ/2 Z π/2
 
= − sinn−1 t cos t + cos t d(sinn−1 t) On a pour n ∈ N donné et tout t ∈ 0, π2 , 0 6 sin t 6 1 d’où l’on tire
0 0  
Z π/2
0 6 sinn+1 t 6 sinn t. Par croissance de l’intégrale sur le segment 0, π2 , on en
= (n − 1) cos2 t sinn−2 t dt déduit que 0 6 In+1 6 In , ce qui établit la décroissance de la suite (In )n∈N .
0
Z π/2
= (n − 1) (1 − sin2 t) sinn−2 t dt = (n − 1)(In−2 − In ).
0
On en déduit la relation de récurrence :
n−1
∀n > 2, In = In−2 .
n

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Exercice 17 Q3 Exercice 17 Q4

Exercice 17
Question 4

Pour n ∈ N, on a mieux que In > 0 : puisque


n
 la fonction sin est continue, La relation de récurrence établie à la question 2. fournit :
positive et non identiquement nulle sur 0, π2 , son intégrale In sur ce segment est
∀n > 2, nIn In−1 = (n − 1)In−1 In−2 ,
non nulle ; on a donc In > 0.
La décroissance de la suite (In )n∈N et la relation de récurrence établie à la de sorte que la suite (nIn In−1 )n∈N∗ est constante, égale à son terme initial :
question 2. donnent alors : π
∀n > 1, nIn In−1 = I1 I0 = .
In−1 In−2 n 2
∀n > 2, 16 6 = .
In In n−1 D’après la question 3., on a donc :
Le théorème des gendarmes s’applique et fournit la convergence de In−1 /In vers 1 π
In2 ∼ In In−1 = ,
lorsque n → ∞, ce qui signifie que In ∼ In−1 lorsque n → ∞. n→∞ 2n
et finalement (puisque In > 0) :
r
π
In ∼ .
n→∞ 2n

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Exercice 17 Q5 Exercice 17 Q5

Exercice 17
Question 5
Pour rédiger rigoureusement ce raisonnement, on peut démontrer par récurrence
sur p que :
(2p − 1)!! π
∀p ∈ N, I2p = .
(2p)!! 2
(en convenant que 0!! = (−1)!! = 1).
La relation de récurrence établie à la question 2. donne I2k = (2k − 1)/(2k) · I2k−2
pour tout k > 1, de sorte qu’on est tenté d’écrire, pour p > 2, Initialisation : on a bien I0 = π/2 d’après la question 1..
2p − 1 2p − 1 2p − 3 Hérédité : si la formule est acquise à un rang p ∈ N, alors d’après la relation
I2p = I2p−2 = · I2p−4 = · · · de récurrence,
2p 2p 2p − 2
2p − 1 2p − 3 1 (2p − 1)!! π 2p + 1 2p + 1 (2p − 1)!! π
= · · · · I0 = . I2(p+1) = I2p+2 = I2p =
2p 2p − 2 2 (2p)!! 2 2p + 2 2p + 2 (2p)!! 2

(2p + 1)!! π 2(p + 1) − 1 !! π
= =  .
(2p + 2)!! 2 2(p + 1) !! 2
La formule est ainsi démontrée pour tout p ∈ N.

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Exercice 17 Q5 Exercice 17 Q5

On peut aussi démontrer le résultat en utilisant un produit téléscopique : De la question 3., on tire que I2p+1 /I2p tend vers 1 lorsque p → ∞. Comme
p
Q p 2k − 1 d’après les formules précédentes,
I2k π Q (2p − 1)!! π
∀p ∈ N, I2p = I0 = = . 2
k=1 I2k−2 2 k=1 2k (2p)!! 2 I2p+1 (2p)!! 2
= 2 ,
À partir de I1 = 1 et I2k+1 = (2k)/(2k + 1) · I2k−1 pour tout k > 1, il vient de I2p (2p − 1)!! (2p + 1) π
même : on obtient la formule de Wallis :
p I
Q p
Q 2k (2p)!! r
∀p ∈ N, I2p+1 = I1
2k+1
= = . π (2p)!!
= lim √ .
k=1 I2k−1 k=1 2k + 1 (2p + 1)!! 2 p→∞ (2p − 1)!! 2p + 1

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Exercice 17 Q5 Exercice 18 Q1

Exercice 18
Question 1

Pour finir, en remarquant que (2p)!! = 2p p! pour tout p ∈ N, on peut simplifier


les formules précédentes :
(2p)! π (2p)! π La fonction f , continue sur R, y admet des primitives. Soit F l’une d’entre elles.
∀p ∈ N, I2p = 2 = 2p On a :
(2p)!! 2 2 (p!)2 2
Z x+T Z T
et ∀x ∈ R, F (x + T ) − F (x) = f (t) dt = f (t) dt = 0
2 x 0
(2p)!! 22p (p!)2 car l’intégrale d’une fonction T -périodique sur un segment de longueur T ne
∀p ∈ N, I2p+1 = = .
(2p + 1)! (2p + 1)! dépend pas du choix de ce segment.
Ainsi les primitives de f sont T -périodiques.

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Exercice 18 Q2 Exercice 19 Q1

Exercice 18 Exercice 19
Question 2 Question 1

Étant donné λ > 0, le changement de variable u = λt donne :


Z b Z
1 λb F (λb) − F (λa)
f (λt) dt = f (u) du = .
a λ λa λ D’après la formule de Taylor avec reste intégral appliquée à la fonction
exponentielle, de classe C n+1 , sur l’intervalle [0, 1], on a :
Or F , continue sur le segment [0, T ], y est bornée. Étant par ailleurs T -périodique
d’après 1., cette fonction est bornée sur R : il existe M > 0 tel que |F (x)| 6 M Pn 1 1
e= + In .
pour tout x ∈ R. k=0 k! n!
Dès lors, Par suite,
Z b p P
n n! p P
n
|F (λb)| + |F (λa)| 2M In = n! − = n! − n(n − 1) · · · (k + 1)
∀λ > 0, f (λt) dt 6 6 −−−−−→ 0. q k=0 k! q k=0
a λ λ λ→+∞
est un entier pour n > q.
On en déduit par encadrement que :
Z b
lim f (λt) dt = 0.
λ→+∞ a

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Exercice 19 Q2 Exercice 19 Q3

Exercice 19 Exercice 19
Question 2 Question 3

 
On a : D’après les questions 1. et 2., on doit avoir In ∈ Z ∩ − 21 , 12 , c’est-à-dire In = 0
Z 1 Z 1
e pour n assez grand.
∀n ∈ N, 0 6 In = (1 − t) e dt 6
n t n
(1 − t) e dt = −−−→ 0. Or ceci est absurde car la fonction t 7−→ (1 − t)n et est continue, positive mais
0 0 n + 1 n→∞
non identiquement nulle sur le segment [0, 1].
On en déduit par encadrement que (In ) converge vers 0. C’est donc que l’hypothèse initiale est fausse : e est irrationnel.

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Exercice 20 Exercice 21

Exercice 20 Exercice 21

Pour x ∈ R donné et n ∈ N, on a :
La formule de Taylor appliquée à f à l’ordre 2 en a donne :
∀t ∈ [0, x], exp(n+1) t = et 6 e|x|
h2 00
f (a + h) = f (a) + hf 0 (a) + f (a) + o(h2 ), h→0
(inégalité valable pour x positif ou négatif) si bien que, par application de 2
l’inégalité de Taylor-Lagrange à la fonction exp sur l’intervalle [0, x] à l’ordre n, d’où également :
n xk
P e|x| n+1 h2 00
ex − 6 |x| −−−→ 0. f (a − h) = f (a) − hf 0 (a) + f (a) + o(h2 ), h → 0.
k!
k=0 (n + 1)! n→∞ 2
Par suite :
On en déduit la convergence et la somme ci-dessous : f (a + h) − 2f (a) + f (a − h)
∞ xn
P = f 00 (a) + o(1) −−−→ f 00 (a).
= ex . h2 h→0
n=0 n!

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