LES ESSAIS
MECANIQUES
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Essais mécaniques
PROPRIETES GENERALES DES METAUX
1. GENERALITES
La connaissance des propriétés des matériaux utilisés en construction mécanique est nécessaire à tous
ceux qui participent à la conception et/ou à l’exécution des pièces. Toutes les propriétés peuvent être
classées en deux grandes familles :
1. Les propriétés liées à l’obtention des pièces
2. Les propriétés liées à l’emploi des différents matériaux
2. PROPRIETES LIEES A L’OBTENTION DES MATERIAUX
2.1 – Ductilité :
C’est la propriété qui permet à un métal d’être étiré ou tréfilé. Pour
qu’un métal puisse être étiré, il doit être à la fois plastique et
résistant pour pouvoir supporter l’effort de traction sans se rompre.
2.2 – Malléabilité :
La plupart des métaux, lorsqu’ils sont chauffés, passent avant de se
fondre, par un état intermédiaire pâteux. Ils pourront donc à chaud,
se déformer sous l’action de chocs ou de pressions. Ils sont dits
malléables à chaud. C’est cette propriété qui est utilisée pour le
travail des métaux par laminage ou forgeage.
Les métaux peuvent aussi se déformer à froid sous l’action de
chocs ou de pressions raison pour laquelle ils sont dits malléables à froid.
2.3 - Fusibilité :
C’est la propriété que possède un corps de passer de l’état solide à l’état liquide sous l’action de la chaleur.
Elle est caractérisée par la température de fusion.
2.4 – Fluidité :
C’est la propriété que possède un corps à l’état liquide, d’occuper la forme des moules dans lesquels il est
coulé.
2.5 – Soudabilité :
C’est la propriété qui permet de lier deux morceaux d’un même métal sous l’action de la chaleur.
3. PROPRIETES JUSTIFIANT L’EMPLOI DES DIFFERENTS METAUX
3.1. Ténacité :
C’est la résistance à la déformation et à la rupture d’un
métal soumis à un effort de traction, de compression, de
cisaillement, de torsion, de flexion…
3.2. Elasticité :
C’est la propriété qui permet à un matériau de se déformer sous l’action d’un effort et de reprendre sa
forme initiale lorsque cesse l’effort.
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3.3. Résilience :
C’est la résistance qu’opposent les
métaux aux chocs et aux efforts
brusques. La résilience est opposée à la
fragilité et elle se mesure par l’énergie
nécessaire pour provoquer la rupture
des pièces.
3.4. - Dureté :
C’est la résistance à la pénétration d’un corps à
un autre. Elle ne peut se mesurer que par
comparaison des matériaux entre eux.
Lorsqu’un corps est susceptible d’enrayer un
autre, on dit qu’il est plus dur que celui qui a été rayé.
3.5. - Dilatabilité :
C’est la propriété d’un corps d’augmenter de dimensions sous l’action de la chaleur. Cette propriété est
souvent utilisée pour permettre des emmanchements forcés.
3.6. - Conductibilité thermique :
C’est la propriété que possède un corps de
transmettre plus ou moins bien la chaleur.
Exemple : culasse des moteurs en
aluminium, serpentins de chauffe-eau en
cuivre.
3.7. - Conductibilité électrique :
C’est la propriété qui permet le passage plus ou
moins facile du courant électrique.
Tout corps qui laisse passer le courant est appelé
conducteur. Tout autre corps est appelé isolant.
4. CONCLUSION
Des essais particuliers permettent de définir avec précision chacune des propriétés qui viennent
d’être étudiées. Les principaux essais seront étudiés dans la suite du programme.
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1. GENERALITES :
1.1. Objectif
Les organes techniques doivent résister aux efforts auxquels ils sont soumis sans risque de rupture, de
détérioration ou d’usures prématurées.
Les dimensions des pièces ne peuvent être déterminées que si l’on connaît avec précision les propriétés
des matériaux utilisés. Celles-ci sont définit par des nombres appelés caractéristiques résultant des essais
mécaniques.
1.2. Classification des essais
1.2.1. Essais statiques :
Ce sont des essais dans lesquels, les éprouvettes utilisées sont soumises à des efforts
croissants, progressifs et lents. Les principaux sont la traction, la compression, le
cisaillement, la torsion et la flexion.
1.2.2. Essais dynamiques :
Ils ont pour effet de placer l’éprouvette à essayer dans des circonstances analogues à celles
des organes technique lors de leur emploi. Les principaux sont les essais de chocs et les
essais de fatigue.
1.2.3. Essais complémentaires :
Ce sont les essais de dureté qui seront détaillés et les essais d’usure.
1.2.4. Autres essais :
Ce sont les essais de travail qui correspondent aux applications industrielles (essais de
pliage, essais d’emboutissage), les essais chimiques qui ont pour but de déterminer la
composition des produits et les essais de texture qui regroupent la micrographie et la
macrographie.
2. ETUDES DES PRINCIPAUX ESSAIS
L’étude sera limitée aux essais de traction, de dureté et de choc.
2.1. Essai de traction
2.1.1. Principes
L’essai de traction est un essai destructif qui consiste à soumettre une éprouvette à un effort de traction,
généralement jusqu’à rupture, en vue de déterminer une ou plusieurs caractéristiques. Il est le plus
important des essais mécaniques.
F A B F
Schéma de principe
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2.1.2. Etude des éprouvettes
Les éprouvettes, sont de formes généralement cylindriques (fig. 1) sont utilisées pour les métaux en
barre. Pour les métaux en feuille, elles sont rectangulaires (fig. 2). Si le métal est en fil, l’éprouvette est
constituée par le fil lui-même.
Lo : Longueur initiale entre repères Lo= 5,65√𝑺𝟎 Lt : Longueur totale de l’éprouvette
So : Section initiale de l’éprouvette Lt Lc + 2 à 4d (ou b)
Lc : longueur calibrée
Les éprouvettes de section circulaire ont de préférence les dimensions suivantes
Lo (mm) Ø d (mm) So (mm2) Lc (mm) Lt (mm)
100 ± 1 20 ± 0,105 314 110 à 140 Fonction de la
50 ± 0,5 10 ± 0,75 78,5 55 à 70 machine utilisée
2.1.3. Etude de l’essai
Fm : charge maximale supportée pendant l’essai.
Fe : charge à la limite élastique.
Lu : longueur ultime entre repères.
Su : section ultime après rupture.
Remarque : le repère A est fixe.
Eprouvette à l’état initial F=0 Δl=0
F = Fe, Δ l = Δ le
F = 0, Δl=0
F = F1, Δ l = Δ l1
F=0 Δ l = Δ l2
F = Fm Δ l = Δ lT Rupture
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2.1.4. Commentaire du diagramme
A l’origine de l’essai, l’éprouvette est au repos F = 0 et Δl = 0
De O à C, on a la zone des déformations élastiques (les efforts sont proportionnels
aux allongements) Si on cesse de tirer sur l’éprouvette, celle-ci reprend sa longueur.
De C à E, on a la zone des déformations plastiques ou permanentes (les efforts
croisent plus vite que les allongements) ; Même si on cesse de tirer sur l’éprouvette,
celle-ci conserve une certaine longueur.
En D, apparaît le phénomène de striction. Même si on cesse de tirer sur l’éprouvette,
celle-ci se casse.
2.1.5. Détermination des caractéristiques mécaniques
𝑳𝒖−𝑳𝒐
Allongement % à la rupture : 𝑨% = 𝑿𝟏𝟎𝟎
𝑳𝑶
𝑺𝒐−𝑺𝒖
Coefficient de striction : 𝒁% = 𝑿𝟏𝟎𝟎
𝑺𝒐
𝑹 𝑭.𝑳𝒐
Module d’élasticité longitudinal en N/mm2 :𝑬= =
𝜺 𝑺𝒐.𝚫 𝐥
𝑭𝒆
Limite apparente d’élasticité en N/mm 2
: 𝑹𝒆 = 𝑺𝒐
𝑭𝒎
Résistance à la rupture par extension en N/mm2 : 𝑹𝒎 = 𝑺𝒐
Limite conventionnelle d’élasticité en N/mm2
Lorsqu’il est difficile de déterminer la limite apparente
d’élasticité, on détermine une limite conventionnelle à e = 0,2%
RP0,2 = R 0,002
Le module d’élasticité E est le rapport de proportionnalité dans la zone élastique entre
R et ε
Re = F/S0 et ε = Δ l/L0
𝑹 𝑭. 𝑳𝒐
𝑬= =
𝜺 𝑺𝒐. 𝚫 𝐥
Grandeur Propriété
E Souplesse/rigidité : souple si E est faible, rigidité si E est élevé
Re Dureté : mou si Re est faible, dur si Re est élevé
Ductilité, malléabilité : fragile si A est faible, ductile et malléable si A est
A
élevé
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APPLICATIONS :
Application N°1 :
Un fil de cuivre à une charge de rupture de 650 N/mm² et de limite élastique de 580
N/mm². Quelle sera la charge maximale que pourra supporter un fil de 0,2mm
avant de casser ?
Solution :
Application N°2 :
Une éprouvette de 12 mm de diamètre et de 30 mm de longueur est essayée en traction dans le
domaine élastique. On remarque que cette éprouvette, en subissant un effort de 15 kN, s’allonge
de 0,089 mm
Quelle est le module d’élasticité longitudinale de cette matière ?
Solution :
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Application N°3 :
Une éprouvette de 150 mm2 de section a une longueur de 100mm. Sachant que E= 20 000
daN/mm2 et Lu=127mm :
1. Calculer la résistance à la limite d’élasticité ;
2. Calculer l’allongement pour cent ;
3. Pour une charge maximale de 900 000 daN calculer la résistance maximale à la rupture.
Solution :
Application N°4 :
Quels sont la déformation ε et l'allongement ΔL d'un d'acier de diamètre d = 2,5 mm et de
longueur L = 3 m supportant en traction une masse M de 500 kg, sachant que le module
d'élasticité de l'acier E vaut 210 GPa ?
1GPa = 100 daN/mm2.
Solution :
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2.2. Essais de dureté
L’essai de dureté est un moyen de contrôle non destructif qui consiste à créer et à exploiter
l’empreinte laissée sur une pièce par un pénétrateur soumis à un effet F. Sa mise en œuvre
nécessite certaines précautions :
La charge doit être appliquée progressivement sans chocs ni vibrations.
La surface à essayer doit être bien nettoyée, plane et préparée pour éviter toute
altération ultérieure.
L’essai doit être effectué à température ambiante.
2.2.1. Essai BRINELL
Principe
L’essai consiste à imprimer dans l’objet à essayer une bille en acier ou en carbure de
diamètre D sous une charge F et à mesurer le diamètre d de l’empreinte laissée sur la
surface après
enlèvement
de la charge.
- D : diamètre de la bille en mm. -F : charge d’essai en N
-d : diamètre de l’empreinte en mm -h : profondeur de l’empreinte en ɥm.
L’empreinte obtenue dans la pièce est une calotte sphérique de surface :
𝛑 𝐃 ( 𝐃 − √𝐃𝟐 − 𝐝𝟐 )
𝐒=
𝟐
Conditions d’essai
Choisir un diamètre de bille ØD pour que l’empreinte soit significative
D en mm 10 5 2,5 1
d en mm 2à6 1à3 0,5 à 1,5 0,2 à 0,6
Choisir une charge F en fonction du matériau à tester et du diamètre D de la
bille.
𝑭 = 𝟗, 𝟖𝟏𝒌. 𝑫𝟐 F en N et D en mm
k = 30 pour les aciers.
k = (2,5 ou 5 ou 10) pour l’aluminium et ses alliages.
k = (5- 10 – 30) pour le cuivre et ses alliages.
La pièce doit reposer sur un support rigide.
La charge F doit être maintenue pendant 15 secondes pour les ferreux et 30
secondes pour les non ferreux.
𝐅(𝐝𝐚𝐍) 𝟐𝐅
Calculer la dureté BRINELL : 𝐇𝐁 = =
𝐒 (𝐦𝐦𝟐 ) 𝛑𝐃(𝐃−√𝐃𝟐 𝐝𝟐 )
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Domaine d’utilisation
L’essai Brinell est utilisé pour les pièces laminées ou moulées à gros gains.
L’emploi de billes en carbure permet l’extension de l’essai aux matériaux plus
durs.
L’essai est limité à HB = 430. Il est donc utilisé pour des matériaux de dureté
faible et moyenne.
Essai à la bille par comparaison
A l’aide d’un coup de marteau, la bille pénètre
dans la pièce et dans le cube étalon de dureté
connue. Ainsi on mesure les diamètres d de
l’étalon et d’ pour déterminer la dureté de la
pièce HB’
𝐇𝐁. 𝐒
𝐇𝐁 ′ =
𝐒′
Pour cet essai on utilise des appareils portatifs (exemple : appareil portatif à bille TURPIN)
Remarque : Pour les aciers non alliés la dureté BRINELL est liée à la résistance à la traction
par la relation :
Rm = 0,35HB Rm en daN/mm2
Désignation
HB 5 / 750 / 20 (D = 5 mm ; h = 750 μm ; 20 = durée de maintien de la charge en secondes)
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Application 1 :
On effectue un essai de dureté par comparaison à l’aide d’un appareil portatif équipé d’un
cube étalon et d’une bille de diamètre 4mm sous une charge de 29400N. Après la percussion,
on obtient des diamètres de 3mm sur le cube étalon et 3,8mm sur la pièce.
Calculer la dureté HB de la pièce.
Solution :
Application 2 :
Sur une éprouvette en acier utilisée en construction métallique, l’effort exercé sur la bille (D =
10 mm) est de 2943 daN. Après essai, on détermine le diamètre moyen de l’empreinte d = 5
mm.
En déduire les valeurs de HB et Rm.
Solution :
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2.2.2. Essai VICKERS
Principe :
Il consiste à appliquer, comme pour l’essai BRINELL, une charge F comprise entre 49,03
et 980,7N pendant un temps donné dans l’objet à essayer. Le pénétrateur utilisé est en
diamant et en forme de pyramide à base carrée avec un angle au sommet de 136°.
Toutefois, il est conseillé d’utiliser la charge la plus élevée possible pour obtenir une
empreinte assez grande et minimiser les erreurs de mesure.
d1 et d2 : diagonales de l’empreinte
Conditions d’essai
Rectifier si possible la surface à tester.
Choisir une charge F (généralement 29,4 daN (30kgf)) et la maintenir pendant 10 à 15
secondes.
Mesurer d1 et d2 et calculer d = (d1 + d2)/2
Calculer la dureté HV.
HV = F F en daN
S
d² d² 1,854F
S= S= HV =
2Sin(136 / 2) 1,854 d²
Domaine d’utilisation
L’essai VICKERS convient pour tous les métaux de toute dureté mais, il est toutefois
conseillé d’éviter les pièces moulées à gros grains sur lesquelles on pratiquera plutôt
un essai BRINELL.
Pour la mesure des pièces très minces, il existe des machines de micro-dureté doublée
d’un microscope appelées MICRODUROMETRE
Remarque : L’essai VICKERS est l’essai le plus précis et le plus facile à mettre en œuvre.
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2.2.3. Essai ROCKWELL
Principe :
L’essai consiste à imprimer, en deux temps, dans la couche superficielle de la pièce à
essayer, un pénétrateur de type normalisé (cône de diamant avec un angle au sommet
de 120°ou bille d’acier) et à mesurer l’accroissement rémanent « e » de la profondeur de
pénétration.
Exécution de l’essai :
Appliquer une précharge F0 qui entraîne une pénétration « a » du pénétrateur.
Remettre le cadran à zéro (origine des mesures)
Appliquer une surcharge F1 (3 à 8 secondes) au pénétrateur, progressivement et sans
choc. Cette surcharge entraine un accroissement de pénétration « b »
Supprimer la surcharge F1 et maintenir la précharge F0. Ce qui se traduit par une
remontée du pénétrateur due à l’élasticité du matériau. La pénétration est alors égale à
«c»
Lire directement au cadran la dureté qui traduit l’accroissement rémanent
e=c-a
Remarque : Avec l’essai à la bille d’acier, le principe reste le même, seule l’échelle de
mesure change. Elle passe de 100 à 130. Il existe plusieurs essais ROCKWELL à la bille.
(Voir tableau récapitulatif des essais ROCKWELL : page suivante)
Conditions d’essai : Elles sont communes à tous les essais ROCKWELL
L’essai est effectué à la température ambiante
Les charges doivent être appliquées sans choc
La surface est soigneusement préparée pour éviter toute altération
La pièce doit reposer sur un support rigide
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Détermination de la dureté ROCKWELL :
Essai ROCKWELL avec pénétrateur en cône
Le pénétrateur en cône diamant a un angle au sommet de 120°, Il est terminé par une
calotte sphérique de rayon 0,2 mm.
0,2
Une unité HRc = une unité HRc =0,002
100
- sous l’action de F0 (10 kgf) ,la pénétration est e0 (mise à zéro du cadran).
- sous l’action de F0 + F1 (10 + 140 kgf) la pénétration est e0 + e1.
e1 donne 60 au cadran. Le temps de maintien est de 2 à 8 secondes.
- en relâchant P1, la pénétration rémanente est e. e donne 30 au cadran.
HRc = 100 - e
Exemple : la pénétration rémanente e = 0,06 mm.
La valeur en HRc = e = 0,06 = 30
0,002 0,002
La dureté HRc de la pièce à essayer est de 100 – e : HRc = 100 – 30 : HRc = 70
Essai ROCKWELL avec pénétrateur bille
Le pénétrateur est une bille dont le diamètre varie suivant la méthode choisie :
HRb : bille 1,59 ( 1 de pouce) F0 = 10 kgf F1 = 90 kgf
16
HRe : bille 3 ,175 ( 2 de pouce) P0 = 10 kgf P1 = 90 kgf
16
HRf : bille 1,59 ( 1 de pouce) P0= 10 kgf P1 = 50 kgf
16
Le principe est le même que celui du pénétrateur en cône. La même machine est utilisée.
0,26
Une unité HR(b,e,f) = une unité HR(b,e,f) = 0,002 mm
130
HR(b,e,f) = 130 - e
Remarques et domaine d’emploi :
- l’essai ROCKWELL est rapide (lecture directe). En plus, il laisse une empreinte
légère.
- l’essai ROCKWELL bille est utilisé pour les matériaux de faible et moyenne dureté Rr
< 80 daN / mm2
- l’essai ROCKWELL cône est utilisé pour les matériaux durs Rr > 80 daN/ mm2 ou 20
< HRc < 70
- l’essai ROCKWELL ne convient pas pour les produits moulés.
- Il faut utiliser l’essai ROCKWELL cône sur une couche cémentée trempée ayant au
moins 0,70 mm d’épaisseur. Une couche inférieure à 0, 70 mm donnerait un résultat
faux.
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Domaine d’utilisation
Seules les pièces à gros grains ne peuvent pas être essayées (pièces moulées)
L’empreinte est peu importante
L’essai ROCKWELL est moins précis que les essais BRINELL et VICKERS.
L’essai ROCKWELL (HRc) sert de base à l’essai JOMINY
La rapidité d’exécution en fait une méthode très utilisée dans les ateliers.
Application :
Calculons la dureté dans chacune des échelles sachant que e=0,14mm
Dans l’échelle de dureté HRc
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………….……………………………………………………………………
…………………………………………………………
Dans l’échelle de dureté HRbille
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………….……………………………………………………………………
……………………………………
Tableau récapitulatif des essais ROCKWELL
Types Forme du F0 en F1 en
Métaux Echelle Division
d’essai pénétrateur N N
cône de diamant à
HRc 1373 acier 100
120°
Acier-
HRb-
bille Ø 1,5875 883 aluminium-
HRb’
cuivre
98 Acier- 0,002
HRe bille Ø 3,175 883
aluminium 130
HRf bille Ø 1,5875 490 Acier-cuivre
HRg bille Ø 1,5875 1373 Cuivre
HRh bille Ø 3,175 490 Aluminium
HRl bille Ø 6,350 490 Aluminium
Remarque : l’essai de dureté HRb’ est exécuté dans des conditions analogues à l’essai HRb,
mais ici les déformations de la face opposée à celle essayée sont permises. Il convient pour les
produits plats minces d’épaisseur ≥ 0,5 mm et de dureté < 250HV
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2.2.4. Essai SHORE (essai par rebondissement)
Il consiste à mesurer, à la volée, la hauteur de rebondissement d’une bille tombant d’une
certaine hauteur sur la surface à tester et en déduire l’énergie absorbée qui correspond à la
dureté SHORE (Hsh)
L’appareil utilisé pour l’essai SHORE s’appelle le
SCLEROSCOPE SHORE. Il est gradué directement en Hsh.
L’essai SHORE n’est pratiquement plus utilisé à cause de son
manque de précision. Il convient particulièrement pour les grosses
pièces sur chantier et les matériaux très élastiques.
Energie potentielle : W1 = F.H
Energie non absorbée : W2 = F.h
Energie absorbée : W1-W2 = F(H-h) = Hsh
2.2.5. Essais au choc
Les essais au choc ont pour objectif de déterminer le travail nécessaire pour rompre une
éprouvette de section connue. Plus le travail est petit et plus le métal est fragile.
L’aptitude d’un corps à résister au choc s’appelle résilience et on la désigne par la lettre K.
Exécution de l’essai
- Placer le mouton pendule à sa hauteur de départ
H. Il possède une énergie potentielle W1= FxH
- Disposer l’éprouvette entaillée entre les appuis
- Libérer le mouton-pendule qui va briser
l’éprouvette à l’aide de son couteau
- Mesurer la hauteur de remontée h du pendule et
calculer l’énergie non absorbée W2= Fxh
- Déduire l’énergie absorbée par la rupture
W = W1 - W2 = F(H-h)
Caractéristiques mesurées
La résilience : Elle est le quotient de l’énergie absorbée W en joules, par l’aire de la
section initiale utile de l’éprouvette au droit de l’entaille. Elle s’exprime en joule/cm2.
KCU ou KCV = W/S0 = F(H-h)/So
L’énergie : Si on ne reporte pas l’énergie absorbée à l’aire de la section, on exprime
alors seulement l’énergie de rupture en joules
KU ou KV = W = F(H-h)
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Etude des éprouvettes
Eprouvette entaillée en U : KCU 10X10X55
Eprouvette entaillée en V : KCV 10X10X55
Remarque
Les éprouvettes entaillées sont normalisées et prises dans la barre. Elles sont utilisées
pour tous les métaux à l’exception des fontes.
Pour les fontes, des éprouvettes de sections carrées 40X40X250 sont utilisées. Elles
viennent de fonderie avec les pièces et sont ensuite usinées aux dimensions précédentes.
Domaine d’utilisation
L’essai est généralement appliqué sur des pièces présentant de brusques variations de sections
et soumises à des chocs
Machines d’essai
Mouton pendulaire de CHARPY Le mouton pendulaire de CHARPY est la machine la
plus utilisée
La masse du pendule est suspendue d’une hauteur H
définissant l’énergie potentielle : W1 = F.H
Lorsque la masse est libérée, elle rompt l’éprouvette et
remonte d’une hauteur h qui définit l’énergie non
absorbée : W2 = F.h
On détermine l’énergie absorbée et on en déduit la
résilience : W = W1 – W2 = F(H-h) d’où
KCU ou KCV =W/S0
Remarque :
En plus du mouton pendulaire de CHARPY, il existe d’autres machines d’essai au choc telles
que le mouton de FREMONT et le mouton rotatif de GUILLERY.
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Application 1:
Calculer la résilience d’une éprouvette en U essayée sur un mouton pendulaire
Charpy sachant que P= 200N, H=1100mm OG 0,6m angle après rupture α1=60°
Application 2:
1) Calculer la résilience K de l'échantillon en J.cm-2.
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2.2.6. Autres essais
Essai de compression :
L’essai de compression consiste à soumettre une
éprouvette à un effort lent progressif suivant son axe et
tendant à la raccourcir.
Le rapport Ød / L0 ne doit pas être faible pour éviter le
flambage
Rc = F /S0 (N/mm2)
Essai de cisaillement :
L’essai consiste à appliquer, perpendiculairement par
rapport à l’axe de l’éprouvette, un effort progressif
jusqu’à rupture qui se produit par glissement
transversal des deux tronçons de l’éprouvette
Rg = F /S0 (N/mm2)
Essai de flexion simple :
L’essai consiste à faire subir à une éprouvette, reposant
sur deux appuis A et B distants de d, une charge F en son
milieu éventuellement jusqu’à rupture et en déduire la
flèche de rupture et la charge de rupture.
Dans la zone des déformations élastiques, la flèche est
proportionnelle à la charge.
Rf = F /S0 (N/mm2)
Essai de torsion simple :
L’éprouvette est soumise à l’action d’un couple dont le
moment F.L croît jusqu’à la rupture, éventuellement, qui
se produit par cisaillement.
Dans la zone des déformations élastiques, l’angle de
torsions 𝛼 est proportionnel au moment du couple de
torsion
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Essai de pliage :
L’essai consiste à soumettre une éprouvette rectiligne de section pleine à une déformation par
pliage jusqu’à ce qu’on ait les deux branches qui se touchent (fig. 1) ou fassent un angle
donné 𝛼 (fig.2) ou restent parallèles à une distances déterminées (fig. 3).
En fonction des criques et des déchirures éventuelles, on en déduit l’aptitude du métal à
essayer.
Essai d’emboutissage :
L’essai d’emboutissage s’applique aux produits plats
d’épaisseur comprise entre 0,5 et 2mm.
Il consiste à emboutir une éprouvette, bloquée entre un serre-
flan et une matrice, au moyen d’un poinçon terminé par une
calotte sphérique, jusqu’à l’apparition d’une amorce de
rupture.
On mesure Ip en mm
Essai de fatigue :
Les essais de fatigue consistent à éprouver un matériau en le soumettant à un nombre élevé de
sollicitations répétées et pendant un temps très long sans que ce matériau sorte du domaine
des déformations élastiques.
Il existe plusieurs essais de fatigue tels que
Essais de torsion alternative
Essai de flexion rotative
Etc.
20