UFR SCIENCES ET TECHNIQUES - TOURS
L1 MP - PEIP - PCST - INFO ANNÉE 2021-2022
CALCULUS
Notes de cours
Nataliya Sandier-Chekhova
Équations différentielles
Table des matières
1 Définitions 2
1.1 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2 Équations différentielles à variables séparables 2
2.1 Un exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3 Équations différentielles linéaires du premier ordre 3
3.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3.2 Résolution de (E) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.2.1 Résolution de (Eh ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.2.2 Recherche d’une solution particulière de (E) . . . . . . . . . . . 4
3.2.3 Solution générale de (E) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.3 Résolution de (E) avec la condition initiale . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.4 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4 Équations différentielles linéaires du second ordre 8
5 Définitions 8
6 Résolution de l’équation homogène (Eh ) 9
6.1 Un exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
7 Résolution de l’équation avec second membre 10
7.1 Recherche d’une solution particulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
8 Résolution de (E) avec les conditions initiales 11
8.1 Un exemple. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1
1 Définitions
• On appelle équation différentielle du premier ordre toute équation de la forme
y0 = f (x, y) (1)
y est une fonction inconnue de x, une fois dérivable
0 dy
y =
où sa dérivée
dx
f (x, y) est une fonction réelle de deux variables réelles
• Résoudre ou intégrer l’équation (1) c’est déterminer toutes les fonctions y qui vérifient
(1).
Une telle fonction y est dite une solution de l’équation (1).
Notation : On notera par S l’ensemble des solutions de l’équation (1).
1.1 Exemples
1/ y0 (x) = 1 , S = {x + C , C ∈ R},
( 2 )
x
2/ y0 (x) = x, S= + C ,C ∈ R ,
2
3/ y0 (x) = y(x) , S = {C e x , C ∈ R}
2 Équations différentielles à variables séparables
On appelle équation différentielle à variables séparables toute équation qui peut s’écrire
sous la forme suivante :
f (y(x))y0 (x) = g(x) (2)
où f et g sont des fonctions données dont on connaît des primitives F et G. La solution y
d’une telle équation vérifie l’égalité :
F(y(x)) = G(x) + C , où C est une constante arbitraire .
Si F possède une fonction réciproque F −1 , on en déduit :
y(x) = F −1 (G(x) + C)
relation qui donne toutes les solutions de l’équation. Cette solution générale dépend de la
constante d’intégration C.
dy
3 Astuce. En pratique, étant donné que y0 (x) = , on peut écrire l’équation f (y(x))y0 (x) =
dx
g(x) sous la forme
f (y) d y = g(x) d x ,
puis intégrer les deux membres
Z Z
f (y) d y = g(x) d x ,
pour obtenir F(y) = G(x) + C et exprimer y en fonction de x.
2
2.1 Un exemple
On veut résoudre l’équation différentielle y0 (x) = xy(x) . Il s’agit d’une équation à va-
riables séparables du premier ordre.
La fonction y(x) = 0 est une solution, les autres solutions ne s’annulent donc pas.
On écrit :
dy dy
y0 (x) = xy(x) =⇒ = xy =⇒ = xd x
dx y
Z Z
dy
=⇒ = xd x
y
x2
=⇒ ln |y| = +k, k ∈ R
2
=⇒ |y| = ek+x /2 = ek e x /2 , k ∈ R
2 2
=⇒ y = ±ek e x /2 , k ∈ R
2
=⇒ y = C1 e x /2 , C1 ∈ R \ {0} .
2
Toute solution non nulle est donc de la forme
y(x) = C1 e x /2 , C1 ∈ R \ {0} .
2
Puisque y(x) = 0 est une solution, la solution générale de l’équation y0 (x) = x y(x) est
y(x) = C e x /2 , C ∈ R .
2
3 Équations différentielles linéaires du premier ordre
3.1 Définitions
On appelle équation différentielle linéaire du premier ordre toute équation qui peut s’écrire
sous la forme suivante :
α(x)y0 + β(x)y = γ(x) (3)
où α, β et γ sont des fonctions données et continues.
Les fonctions α et β sont les coefficients de l’équation et γ s’appelle le second membre de
l’équation.
En tout point x tel que α(x) , 0, l’équation (3) peut s’écrire sous la forme réduite (ou
normalisée) :
y0 + a(x) y= b(x) . (E)
|{z} |{z}
coefficient de (E) second membre de (E)
β(x) γ(x)
où a(x) = et b(x) = .
α(x) α(x)
L’équation (E) est appelée équation avec second membre, ou équation complète.
Le but de ce cours est de savoir résoudre (ou intégrer) (E).
C’est-à-dire, de déterminer toutes les fonctions y, qu’on notera par la suite y g , qui vérifient
(E).
3
3.2 Résolution de (E)
Soit l’équation
y0 + a(x) y = b(x) (E)
On lui associe l’équation équation homogène ou équation sans second membre, qu’on
note (Eh ) ( h pour “homogène” ) :
y0 + a(x) y = 0 (Eh )
La solution générale yg (g pour “générale”) de l’équation avec second membre (E) est
de la forme
yg (x) = y p (x) + yh (x)
où :
• yh (h pour “homogène”) est la solution générale de l’équation homogène (Eh )
• y p (p pour “particulière”) est une solution particulière de l’équation complète (E).
3 Pour déterminer yg , on est donc conduit à deux problèmes :
1/ Rechercher d’abord la solution générale yh de l’équation (Eh ).
2/ Rechercher ensuite une solution particulière y p de l’équation complète (E) .
3.2.1 Résolution de (Eh )
L’équation homogène (Eh ) est une équation à variables séparables de type (2). La
fonction y(x) = 0 est une solution, les autres solutions ne s’annulent donc pas. On a :
dy
y0 + a(x)y = 0 =⇒ y0 = −a(x)y =⇒ = −a(x)y
dx
dy
=⇒ = −a(x) dx
y
Z
=⇒ ln |y| = − a(x) dx + k , k ∈ R .
Donc la solution générale de l’équation homogène (Eh ) est :
yh (x) = Ce−A(x) , C ∈ R (4)
où A est une primitive de a (A(x) = a(x) dx) .
R
3.2.2 Recherche d’une solution particulière de (E)
Après avoir résolu l’équation homogène associée, on détermine une solution particu-
lière y p de l’équation (E). Deux cas sont possibles :
3 Dans certains cas la solution particulière est évidente.
3 Dans les autres cas on utilise la méthode générale pour trouver une solution particu-
lière y p , la méthode de la variation de la constante.
4
Dans tous les cas nous avons :
Z
y p (x) = B(x)e−A(x) = b(x) e A(x)
d x e−A(x) (5)
| {z }
B(x)
(la fonction B est une primitive de b eA ).
Remarque. La méthode de la variation de la constante, résumée dans la formule (5), est
décrite dans l’exemple 2 (3.4).
3.2.3 Solution générale de (E)
Soit l’équation
y0 + a(x) y = b(x) (E)
La solution générale y g de (E) est :
yg (x) = y p (x) + yh (x) = B(x)e−A(x) + Ce−A(x)
, C ∈ R (6)
| {z } | {z }
y p (x) yh (x)
Z
où A est une primitive de a (A(x) = a(x) d x),
Z
et B est une primitive de b e (B(x) =
A
b(x) eA(x) d x)
3.3 Résolution de (E) avec la condition initiale
On appelle condition initiale (CI) ou la condition de Cauchy une condition de la forme
y(x0 ) = y0 .
On cherchera souvent la solution d’équation satisfaisant une condition initiale donnée.
En pratique, se donner une CI revient à se donner le point (x0 , y0 ) par lequel doit passer le
graphe de la fonction solution.
Remarque. Si on impose en plus la condition initiale y(x0 ) = y0 , l’équation (E) admet
une et une seule solution.
3.4 Exemples
Exemple 1. On veut résoudre l’équation différentielle linéaire suivante :
y0 (x) + y(x) = xe−x , y(0) = 1 (E)
| {z }
condition initiale
1. (1er point) On détermine d’abord la solution générale yh de (Eh ), l’équation ho-
mogène associée à (E) :
y0 (x) + y(x) = 0 (Eh )
5
On utilise la formule (4) : yZh (x) = Ce−A(x) .
Ici a(x) = 1, donc A(x) = 1 dx = x + k. On peut prendre k = 0 (mais on peut
aussi prendre k = 1 ou k = 7 ou . . . ). Alors, A(x) = x, et la solution générale de
(Eh ) est :
yh (x) = Ce−A(x) = Ce−x , où C ∈ R
Remarque. On obtient ici une infinité de solutions de (Eh ) (une infinité de courbes
intégrales), puisque la constante C est quelconque (C ∈ R), comme on le voit sur
ce dessin :
Ce−x
C=3
C=2
C=1
C=−1
C=−2
C=−3
2. (2e point) On cherche une solution particulière de l’équation complète
y0 (x) + y(x) = xe−x (E)
sous la forme
Z
y p (x) = B(x)e−A(x)
= B(x)e , où B(x) =
−x
b(x) eA(x) d x
(c’est la formule (5)).
x2
Z Z
On a : B(x) = xe e d x =
−x x
xd x = + k. On peut prendre k = 0.
2
Finalement, une solution particulière de (E) est :
x2 −x
y p (x) = e .
2
Remarque. On obtient ici une seule solution (une seule courbe) :
y_p=(x2 2)e−x
6
3. (Conclusion) On déduit de ce qui précède la solution générale yg de (E).
x2 −x
yg (x) = y p (x) + yh (x) = e + Ce−x , C ∈ R.
2
Remarque. On obtient ici une infinité de solutions de (E) (une infinité de courbes
intégrales), puisque la constante C est quelconque (C ∈ R), comme on le voit sur
ce dessin :
y_g=(x2 2)e−x + Ce−x
C=3
C=2
C=1
C=−1
C=−2
C=−3
4. (Solution de (E) avec la condition initiale) La condition initiale y(0) = 1 implique
02 0
e + Ce0 = 1, c’est-à-dire C = 1.
2
On en déduit que l’unique solution de (E) vérifiant la condition initiale y(0) = 1
est
x2 −x
y(x) = e + e−x .
2
Remarque. On obtient ici une, et une seule solution de (E) grâce à la condition
initiale :
y=(x2 2)e−x + e−x
Exemple 2. (Variation de la constante)
Soit y1 une solution non nulle de l’équation homogène (Eh ). On introduit une fonction
auxiliaire inconnue B telle que y p (x) = B(x) y1 (x) soit solution de (E). On calcule alors
y0 et on reporte y0 et y dans (E) .
On vérifie après les simplifications qu’il ne reste que B0 (B disparaît, ce qui fournit une
auto-vérification).
7
On reprend l’équation
y0 (x) + y(x) = xe−x , y(0) = 1 (E)
| {z }
condition initiale
On a vu que :
1. (1er point) la solution générale yh de l’équation (Eh ) : y0 (x) + y(x) = 0, est yh (x) =
Ce−x , où C ∈ R.
2. (2e point) On va déterminer une solution particulière y p de l’équation complète
(E) cette fois par la méthode de la variation de la constante.
On cherche une solution particulière sous la forme y p (x) = B(x)e−A(x) = B(x)e−x ,
où B est une nouvelle fonction dérivable à déterminer.
Or y p est une solution de (E) ssi
y0p (x) + y p (x) = xe−x
et, puisque y p (x)0 = B(x)e−x 0 = B0 (x)e−x − B(x)e−x , on a :
y0p (x) + y p (x) = xe−x ssi B0 (x)e−x − −x
B(x)e
+ B(x)e
−x
= xe−x .
| {z } | {z }
y0p yp
On obtient donc
B0 (x)e−x = xe−x , d’où B0 (x) = xe−x e x = x .
x2
Z
On en déduit que B(x) = xd x = + k. On peut prendre k = 0. Alors,
2
x2 x2
B(x) = , et l’on a : y p (x) = B(x)e−x = e−x .
2 2
Les points 3 et 4 sont exactement les mêmes qu’en exemple 1.
4 Équations différentielles linéaires du second ordre
5 Définitions
• On appelle équation différentielle linéaire d’ordre deux à coefficients constants toute
équation du type :
ay00 (x) + by0 (x) + cy(x) = f (x) (E)
où a, b, c sont trois constantes réelles, a , 0, et f (x) une fonction réelle continue.
• On appelle solution de l’équation (E) toute fonction deux fois dérivable y vérifiant (E).
• On appelle équation homogène associée à (E), ou équation sans second membre,
l’équation :
ay00 (x) + by0 (x) + cy(x) = 0 (Eh )
8
6 Résolution de l’équation homogène (Eh)
On cherche une solution de (Eh ) sous la forme y(x) = erx , où r est une constante à déter-
miner.
La fonction x 7→ erx est solution de ay00 (x) + by0 (x) + cy(x) = 0
si et seulement si a(erx )00 + b(erx )0 + cerx = 0
si et seulement si r2 erx +b |{z}
a |{z} rerx +cerx = 0
(erx )00 (erx )0
si et seulement si (ar + br + c)e = 0
2 rx
si et seulement si ar2 + br + c = 0 (puisque ∀ x ∈ R , erx > 0) .
Définition L’équation ar2 + br + c = 0 est appelée l’équation caractéristique associée à
(Eh ).
Résumons l’étude ci-dessus : La fonction x 7→ erx est solution de l’équation homogène :
ay00 (x) + by0 (x) + cy(x) = 0 (Eh )
si et seulement si r vérifie l’équation caractéristique associée à (Eh ) :
ar2 + br + c = 0 , (7)
ce qui nous conduit à calculer ∆ = b2 − 4ac, le discriminant de l’équation caractéristique
associée à (Eh ). Trois cas sont possibles :
1er cas : Si ∆ > 0, l’équation caractéristique (7) a deux deux racines réelles
distinctes r1 et r2 . Dans ce cas les solutions de (Eh ) sont les fonctions
√ √
−b − ∆ −b + ∆
yh (x) = C1 e + C2 e , C1 , C2 ∈ R , r1 =
r1 x r2 x
, r2 = (8)
2a 2a
2e cas : Si ∆ = 0, l’équation caractéristique (7) a une racine réelle double r. Dans
ce cas les solutions de (Eh ) sont les fonctions
b
yh (x) = (C1 + C2 x)erx , C1 , C2 ∈ R , r = − (9)
2a
3e cas : Si ∆ < 0, I’équation caractéristique (7) a deux racines complexes dis-
tinctes conjuguées r1 = σ + iω et r2 = σ − iω. Dans ce cas les solutions de (Eh )
sont les fonctions
√
b |∆|
yh (x) = eσx C1 cos(ωx) + C2 sin(ωx) , C1 , C2 ∈ R , σ = − , ω =
(10)
2a 2a
Remarque. En physique on réécrit souvent (12) comme
C1 C2
q
σx
yh (x) = A e cos(ωx − ϕ) , A = C12 + C22 , cos(ϕ) = , sin(ϕ) = (11)
A A
9
6.1 Un exemple
Soit l’équation différentielle suivante :
1 00
y (x) − y0 (x) + 5y(x) = 0 .
2
1
On résout l’équation caractéristique r2 − r + 5 = 0 :
2
∆ = 1 − 10 = −9 = (±3i)2 ,
donc l’équation admet deux racines complexes conjuguées :
1 − 3i 1 + 3i
r1 = 1
= 1 − 3i et r2 = = 1 + 3i (ici σ = 1 et ω = 3).
2× 2 2 × 12
D’où la solution générale de l’équation homogène est
yh (x) = C1 cos(ωx) + C2 sin(ωx) eσx = C1 cos(3x) + C2 sin(3x) e x ,
où C1 et C2 sont deux constantes arbitraires.
7 Résolution de l’équation avec second membre
Passons au cas général d’une équation différentielle linéaire du second ordre :
ay00 (x) + by0 (x) + cy(x) = f (x) (E)
où a, b, c sont trois constantes réelles, a , 0, et f (x) une fonction réelle continue.
La solution générale y g de (E) est de la forme
yg (x) = y p (x) + yh (x)
où :
• y h est la solution générale de l’équation homogène (Eh ), associé à l’équation complète
(E)
• y p est une solution particulière de l’équation complète (E).
Il reste donc à déterminer une solution particulière.
7.1 Recherche d’une solution particulière
Soit m un nombre réel ou complexe et p une fonction polynôme.
L’équation
ay00 (x) + by0 (x) + cy(x) = p(x)emx (E)
admet une solution particulière de la forme y p (x) = q(x)emx où q est une fonction poly-
nôme telle que :
1. deg(q) =deg(p) si m n’est pas racine de ar2 + br + c = 0 .
2. deg(q) =deg(p) + 1 si m est racine simple de ar2 + br + c = 0 .
3. deg(q) =deg(p) + 2 si m est racine double de ar2 + br + c = 0 .
10
8 Résolution de (E) avec les conditions initiales
On appelle conditions initiales (CI) ou conditions de Cauchy des conditions de la forme
y(x0 ) = y0 et y0 (x0 ) = y1 .
On cherchera souvent l’unique solution d’équation satisfaisant des conditions initiales
données.
8.1 Un exemple.
Soit l’équation différentielle suivante :
y00 (x) − 3y0 (x) + 2y(x) = 0
On veut déterminer l’unique solution de (Eh ) vérifiant les conditions initiales y(0) = 1 et
y0 (0) = 0.
La solution générale de (Eh ) est
y(x) = C1 e x + C2 e2x , C1 , C2 ∈ R (12)
(Pourquoi ?)
Déterminer l’unique solution de (Eh ) vérifiant les conditions initiales données, veut dire
qu’on doit déterminer C1 et C2 tels que y(0) = 1 et y0 (0) = 0.
Pour pouvoir utiliser la deuxième condition, on doit calculer aussi y0 :
y0 (x) = C1 e x + 2C2 e2x .
Alors
y(0) = 1 C1 + C2 = 1 C1 = 2
( ( (
=⇒ =⇒
y0 (0) = 0 C1 + 2C2 = 0 C2 = −1 .
Donc l’unique solution vérifiant y(0) = 1 et y0 (0) = 0 est :
y(x) = 2e x − e2x .
11