Introduction:
La connaissance de l’histoire constitutionnelle française est essentielle pour comprendre le
régime de la Vème République, mais également d’un point de vue général. La France a en
effet connu un nombre considérable de constitutions, aboutissant à une pluralité de types de
régimes.
Depuis la Révolution française jusqu'en 1958, on observe une instabilité constitutionnelle
marquée, malgré une certaine continuité dans les formes adoptées. Cette instabilité peut
être illustrée par une succession de cycles constitutionnels.
Entre 1789 et 1958, la France a connu 15 constitutions écrites, auxquelles s’ajoutent des
périodes sans constitution formelle, mais qui sont néanmoins considérées comme des
régimes constitutionnels de fait. Par exemple, le Comité de Salut Public, qui a gouverné
sans constitution, ainsi que plusieurs gouvernements provisoires tels que ceux de 1848 et
1870, ou encore le régime de Vichy.
Un autre élément caractéristique de cette période est la mutabilité des constitutions. Une
même constitution peut subir des transformations si profondes que le système politique qui
en découle change de nature. À titre d'exemple, la Constitution de 1852, initialement
républicaine, évolue vers un régime autoritaire avec le Second Empire.
On peut ainsi observer une architecture constitutionnelle instable, doublée d’un élément de
continuité : la permanence des hommes au pouvoir à travers les différents régimes. Durant
la période révolutionnaire, certaines figures politiques, telles que Sieyès, Talleyrand, ou
Thiers, ont joué des rôles influents sous plusieurs régimes successifs.
Malgré la diversité des constitutions, certaines règles et principes ont persisté. Ces éléments
communs tiennent aux principes fondateurs de la Révolution française, qui ont servi de base
à l’organisation politique pendant une longue période. Par exemple, la loi a souvent été
envisagée comme le vecteur principal de l'égalité entre les citoyens.
Marcel Prélot a identifié des « cycles » dans l’histoire constitutionnelle française :
• Une période monarchique,
• Suivie d’une république,
• Puis d’une période autoritaire.
Ce schéma se vérifie jusqu’en 1870. Le premier cycle commence avec l’Ancien Régime, qui
devient constitutionnel en 1791, bascule ensuite dans la Première République, et se termine
avec les régimes autoritaires du Consulat et de l’Empire, qui s'étendent jusqu’en 1815.
La restauration monarchique fait ouvrir un nouveau cycle à partir de 1814, qui se poursuit
avec la monarchie de Juillet aboutissant à la seconde république avant de déboucher sur le
Second empire, un régime autoritaire. Cette présentation trouve son terme avec l’avènement
de la IIIe République en 1875, suivie de la IVe République après la Libération, puis de la Ve
République à partir de 1958. Bien que la présentation de Prélot soit pertinente, elle présente
un défaut : elle laisse supposer que cette évolution constitutionnelle découle d’une
dynamique interne, voire naturelle, ce qui peut être contesté.
Chapitre 1 : les constitutions de la révolution et de l’empire 1789-1815
Section I : la période de l’assemblée nationale constituante
En raison de la guerre de Sept Ans menée en Amérique du Nord, la France se trouve ruinée
et doit rapidement résoudre de graves problèmes financiers. Louis XVI, ne parvenant pas à
trouver une solution, est confronté au poids écrasant de la fiscalité sur le tiers état, déjà
fortement imposé en raison des privilèges accordés aux deux autres ordres (noblesse et
clergé). Face à cette impasse, le roi se résout à convoquer les États généraux, une
institution ancestrale, précurseur du parlement actuel, mais qui fonctionne selon une
conception de la nation divisée en ordres distincts.
La dernière convocation des États généraux remontait à 1614. Leur réunion se tient à
Versailles en 1789.
Le débat initial porte sur la manière de voter les décisions : le tiers état réclame un vote par
tête, espérant ainsi tirer avantage de sa supériorité numérique. Cependant, le roi refuse de
céder sur ce point, préférant maintenir le vote par ordre, qui avantage la noblesse et le
clergé.
Face à cette impasse, le tiers état prend une initiative radicale : il se réunit séparément et
prête le serment du Jeu de Paume, s’engageant à ne pas se disperser avant d’avoir doté la
France d’une constitution. Cet acte marque le début de la Révolution française, symbolisant
le passage de l’Ancien Régime à une volonté de refonte complète du système politique.
En se proclamant Assemblée nationale constituante le 17 juin 1789, le tiers état vise à
encadrer la monarchie et à abolir les privilèges, tout en établissant un cadre égalitaire pour
tous les citoyens. Il ne s’agit pas encore de renverser la monarchie, mais de la réformer.
À partir du 27 juin 1789, cette Assemblée nationale autoproclamée se met à préparer deux
textes fondamentaux :
• La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC), adoptée le 26 août
1789, qui énonce les principes universels de liberté et d’égalité.
• La Constitution de 1791, adoptée le 3 septembre 1791, qui instaure une monarchie
constitutionnelle et encadre les pouvoirs du roi
I. La déclaration des droits de l’Homme et du citoyen
Cette déclaration s'inscrit dans une dynamique d’affirmation ex nihilo d’une nouvelle
légitimité. Le coup d’État du tiers état a réussi, et la nouvelle Assemblée nationale
commence à démanteler l’ordre ancien en abolissant les privilèges le 4 août 1789, avant de
poser les bases d’un nouvel ordre.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) se veut un préambule à la
Constitution, exposant les grands principes de la philosophie politique sur lesquels reposera
l’ensemble des articles constitutionnels.
Ce texte possède plusieurs caractéristiques notables. Tout d'abord, la DDHC s’inscrit dans la
continuité du précédent américain, notamment la Déclaration d’indépendance de 1776, qui
affirmait également une rupture avec l’ordre ancien.
Le texte est profondément influencé par la philosophie des Lumières et la pensée libérale,
défendant l’idée que l’homme possède naturellement des droits inaliénables, antérieurs et
extérieurs à l’État. Ces droits sont opposables à l’État, ce qui signifie que l’individu peut les
faire valoir contre les abus de ce dernier.
Un autre élément fondamental est l’égalité : « La loi doit être la même pour tous, qu’elle
protège ou qu’elle punisse. » Ce principe reflète une volonté d’uniformité juridique,
essentielle pour l’établissement d’une société fondée sur l’égalité des droits.
Enfin, la loi est conçue comme l’expression de la « volonté générale », concept central dans
la pensée de Rousseau, selon lequel la loi doit émaner de la volonté collective des citoyens.
La DDHC est donc un texte fondamental, car elle établit consciemment les principes qui vont
organiser la société future. Les rédacteurs, inspirés par le précédent américain, sont
encouragés par l’idée qu’une telle transformation politique est possible.
À l’époque, la DDHC, bien que rédigée comme préambule de la future Constitution, n’était
pas encore envisagée comme un texte ayant une portée normative directe. Ce rôle de «
gouvernail normatif » qu’elle joue aujourd’hui s’est développé ultérieurement.
II. La Constitution de 1791
Adoptée le 3 septembre 1791, cette Constitution est la première de la France au sens
moderne, une constitution écrite organisant la distribution des pouvoirs.
Elle instaure le principe de la souveraineté nationale, fondé sur la théorie de
l’électorat-fonction et du gouvernement représentatif. Selon cette conception, la
souveraineté appartient à la nation, et les citoyens exercent leur rôle politique à travers des
représentants élus.
Cette organisation pose une difficulté particulière concernant le statut de l’exécutif. À
l’époque, la souveraineté est principalement perçue comme la capacité de faire les lois, ce
qui soulève immédiatement la question du rôle et de la position du monarque. Le roi, bien
que conservant certaines prérogatives, se voit limité dans ses pouvoirs par le nouvel ordre
constitutionnel, marquant une transition vers une monarchie constitutionnelle où le pouvoir
législatif prédomine.
A) La souveraineté nationale et le gouvernement mis en place par cette
constitution
La notion même de souveraineté nationale renferme l’idée que la souveraineté appartient à
la Nation, entité qui dépasse les individus présent qui la compose avec donc une dimension
intégrant le passé et l’avenir.
A l’époque, la souveraineté désignait la fonction suprême de faire les lois, d’établir les
règles. Cette souveraineté nationale va justifier que l’on désigne comme représentant de la
nation, considérés comme les plus aptes à faire les lois pour tous.
Ces représentants vont être essentiellement 2 organes :
- Un organe élu, le corps législatif
- Un organe législatif, le roi
C’est la formule de l’article 3 du titre III disposant que « Article 3. - Le Pouvoir législatif est
délégué à une Assemblée nationale composée de représentants temporaires, librement élus
par le peuple, pour être exercé par elle, avec la sanction du roi, de la manière qui sera
déterminée ci-après. »
Être représentant est donc une fonction distincte de l’élection !
Ensuite, le roi est représentant de la Nation mais ne l’est pas en tant que titulaire du pouvoir
exécutif mais en ce qu’il est cocréateur des lois avec le corps législatif
1. Le corps législatif
L’Assemblée nationale législative est organisée sous la forme d’une chambre unique, une
structure qui vise à éviter la création d’une chambre réservée à une élite aristocratique.
Cette organisation a pour objectif de garantir une représentation équitable de l’ensemble de
la nation, sans privilégier une catégorie particulière de la société. L’assemblée unique est
ainsi l’expression d’une volonté républicaine de rendre la politique plus accessible à tous les
citoyens, sans distinction sociale.
Le mandat des députés est fixé à deux ans, une durée relativement courte par rapport à
d'autres systèmes politiques. Cela répond à une volonté de prévenir toute pérennisation des
pouvoirs publics et de garantir que le corps législatif reste le reflet des évolutions de la
société. Un autre élément important est le délai de carence entre deux législatures. Ce délai
permet un renouvellement des élus, renforçant l’idée de dynamisme politique et d’éviction
d’une domination prolongée par les mêmes personnes ou groupes politiques.
Le mode de désignation des membres de l’Assemblée repose sur le principe de la
souveraineté nationale. En effet, selon ce principe, la souveraineté n’appartient pas à un
individu, mais à la nation dans son ensemble. Ainsi, personne ne peut revendiquer la
souveraineté pour lui-même ; elle appartient collectivement au peuple. Ce concept est
renforcé par les propos de Barnave qui rappelle que « la qualité d’électeur n’est qu’une
fonction publique à laquelle personne n’a droit, et que la société dispense ainsi qu’elle y
prescrit son intérêt ». Le droit de vote n’est donc pas un droit individuel, mais une fonction
civique accordée dans l’intérêt de la collectivité nationale.
Le système électoral adopté repose sur un suffrage restreint et introduit une distinction
fondamentale entre les citoyens actifs et les citoyens passifs. Les citoyens passifs, ceux
qui ne participent pas activement à la vie publique, sont exclus du processus électoral. Seuls
les citoyens dits actifs, c’est-à-dire ceux qui remplissent certains critères, peuvent voter.
Parmi ces critères, il était exigé de payer une taxe, ce qui limitait l’accès au droit de vote à
une élite financièrement impliquée dans la société. Ainsi, sur une population totale d’environ
24 millions de personnes, seuls 430 000 citoyens pouvaient être électeurs actifs.
Ces électeurs désignaient des grands électeurs, qui, à leur tour, élisaient les membres du
corps législatif. Le suffrage était donc organisé en deux degrés, avec un filtre important
avant d’atteindre l’élection finale des législateurs. Ce système visait à sélectionner une élite
politique jugée capable de représenter la nation de manière appropriée.
C’est dans ce contexte institutionnel que naîtra progressivement la Convention nationale,
l’organe qui prendra une place centrale dans l’histoire révolutionnaire. La Convention
représentera un changement majeur dans l’exercice du pouvoir politique et marquera une
rupture avec les précédentes structures du régime monarchique. En définitive, ce système
électoral, fondé sur la souveraineté nationale et un suffrage restreint, a contribué à la
construction d’une république fondée sur des principes nouveaux, ceux de la participation
civique et de la représentation nationale.
B) Le pouvoir exécutif
3 consuls nommés par la constitution (dont Bonaparte) pour 10 ans À qui on confie le
pouvoir exécutif.
Le véritable pouvoir exécutif est entre les mains de Napoléon.
La promulgation des lois, la nomination des ministres et fonctionnaires : ces prérogatives
sont à la seule mains du premier consul (Napoléon)
Les 3 consuls ne sont pas égaux : le premier prédomine.
Le pouvoir exécutif a, en principe, le droit exclusif de l’initiative législative.
L’initiative législative permet de déterminer les sujets qui seront ou non débattus.
Le gouvernement a le pouvoir réglementaire mais aussi des pouvoirs de sûreté intérieure et
extérieure (police et armée) ainsi que le pouvoir diplomatique.
Le consulat est assisté de ministres et surtout d’un organe : le conseil d’état institué par
napoléon qui à l'époque était chargé de rédiger les projets de lois et les techniques
d'administration.
C) Le pouvoir législatif
Le pouvoir législatif est établi par la constitution de l’an 8 et est assez singulier : combine 2
assemblée amputées : tribunat + corps législatif.
Il y a aussi un deuxième type d’organe : le sénat.
1 . Le tribunal
Napoléon est marqué par la révolutions de la république romaine. Il y a eu transformation
d'une république en un empire (césar).
Le tribunat était une institution romaine : c’est pourquoi il instaure un tribunat. Napoléon
donne des appellations romaines à certaines de ses rénovations.
Napoléon instaure un tribunat composé de 100 membres renouvelables d’⅕ e tous les ans.
Il s'agit d’un organe législatif amputé : il peut s’exprimer au sujet des lois mais n’a aucune
autorité de sanction, il ne peut imposer son vœux.
2 . Le corps législatif
300 membres renouvelable d’⅕ e tous les ans. Ce corps c’est l’inverse : il décide sans se
prononcer.
L’idée était celle de sieyès : proposer au corps législatif les idées à la fois des tribuns et
celles du pv exécutif (par le conseil d’état) qui doivent décider et trancher.
3 . Le sénat
Le sénat ne participe pas au pv législatif mais va avoir un ascendant important sur les
institutions puisque ce sénat est censé être le grand électeur du régime (c’est lui qui choisit
les consuls pour l’avenir), choisi les membres du tribuna du corps législatif.
C’est le sénat qui va autoriser les réformes successives de napoléon.
II- Les modifications de la constitution de l’an 8
A) Les différentes modifications de la constitution de l’an VIII
- senatus consult 14 termidor an 10 (2 août 1802) qui va entériner le plébiscité qu’avait
mis en œuvre napoléon Bonaparte où il demande à la populations de l’autoriser à
devenir consul à vie.
- Senatus consult 16 termidor an 10 va (4 août 1802) qui va modifier la constitution de
l’an 8 en 3 points :
. Mise en place d’un système d'assemblée électorale permettant des présentation de
candidature (toujours pas d’élection seulement une représentation)
. Conférer des pouvoirs au consul : le premier consul va pouvoir nommer les 2 autres
consuls. Il peut nommer son successeur mais pas seulement, il peut ratifier et négocier les
traités de paix.
. La situation des assemblées : le tribunat voit ses membres réduits de 100 à 50 et le sénat,
lui, peut établir le pouvoir constituant en matière coloniale de plus, il doit choisir ses
membres sur une liste de candidats choisis par le premier consul.
Tout revient au premier consul
B) Senatus consult 28 Floréal an 12 : 18 mai 1804
Passage du consulat à vie en empire.
Le gouvernement de la République est confié à un empereur : Napoléon Bonaparte.
Il établie l’hérédité de la dignité impériale dans la descendance de Napoléon mais aussi de
ses frères et ses proches (qui seront à la tête de certains territoires en Europe) : la
succession sera par voie héréditaire.
Se présente comme acte additionnel à la constitution mais en réalité la transforme en
dégradant les fonctions du corps législatif et du tribunat mais aussi les pouvoirs du sénat qui
sera obligé d’autoriser toute la législation prise par décret par l’empereur à postériori.
C) Les actes additionnels aux constitutions de l’empire 22 avril 1815
Quand napoléon revient, il se présente comme restaurateur des libertés établies par la
révolution et considère que les bourbons vont animer ces libertés. Il doit composer avec la
charte de 1814 et va devoir accepter les acquis libéraux (la chambre des pairs va être
maintenue et surtout celle des représentants va aussi être maintenue avec un début de
suffrage populaire. Cet acte additionnel va être ratifié par plébiscite, entrée en vigueur le 1er
juin 1815 et ne dure au fond que 20 j : le 22 juin 1815 napoléon abdique à Sainte Hélène
avec la bataille de Waterloo.
Chapitre 2 : l’établissement progressif de la monarchie Parlementaire en France
On peut considérer qu’avec la chute de Napoléon en 1814, va se fermer la période
révolutionnaire.
L’échec guerrier du napoléon amène à la restauration de la monarchie.
Section 1 : la charte du 4 juin 1814, la restauration monarchique
Le principe de la restauration est un retour au principe de légitimité royale de l’ancien régime
qui se combine avec des réformes libérales acquises par la révolution.
I- les caractéristiques générales
A) Une Constitution octroyée
Elle est octroyée car au moment de la déchéance de napoléon, le sénat va proclamer que le
peuple français appelle librement au trône, l'héritier des bourbons (Louis 18) qui sera
proclamé roi s’il accepte la constitution de 1814. Louis 18 refuse ce principe d’accepter et
refuse de « renoncer à la royauté et promet au peuple de respecter les libertés individuelles
en créant une charte ».
La charte du 18 juin 1814 : un octroi donné par le roi qui rétablit le principe de la légitimité
royale tout en maintenant des aspects libéraux.
La charte n’est pas un système qui est imposé pour le roi mais est octroyé par celui-ci.
B) Les principes libéraux
Cette charte de 1814 reconnaît des libertés individuelles (presse, religieuse, aller et venir,
égalité des français, garantit le droit de propriété) mais il ne s’agit plus de la reconnaissance
du droit naturel mais un don que Louis 18 fait à ses sujet : il se réserve juridiquement le droit
de modifier ce don.
En effet le gouv de la restauration va essayer de rétablir un certain nombres de principes (la
noblesse, le catholicisme en tant que religion d’état)
Le suffrage établi par cette charte est extrêmement restreint (restriction censitaire (Argent) et
d’âge ).`
II- Les pouvoirs publics établis par cette charte
Les pouvoirs sont organisés autour de 2 organes : le roi et le parlement.
A) le roi
selon la charte, détient le pv exéécutif, a tte les prérogatives de l’exécutif. Il détient une
capacitré d’exercice du pouvoir exécutif. Les chambre en peuvent que el supplier d proposer
un projet de loi. Il a un pouvoir de sanction de la loi : la loi dot il est lui meme a l’initiale n’est
valable que si sa sanction est établie.
Le roi peut refuser le sanction de al oui proposé par les chambre s
B) le parlement
établie selon le model anglais Autriche de 2 assemblées :
- chanmbre des pairs : chambre aristocratique, ses membres nommés par le roi à vie
ou à titre héréditaire et son inamovible (ils sont indépendants même si le roi peut
établir autant de pairs qu’il entend. M^rmr attributions de la chambre des députés,
bicaméralisme égalitaire.
- Chambre des députés : mode de suffrage censitaire et inégalitaire et ne
représentative que la grande bourgeoisie du royaume.
III- un régime parlementaire émergeant de la pratique politique,
la pratique politique va établi les graine du régime parlementaire français.
La charte de 1814 était silencieuse quant aux relations.
Un système de responsabilité politique des ministres se met en place car elle entre dans les
mœurs et est théorisée par certains philosophes.
les chambres vont utiliser l’adresse pour faire connaître au rois nos estiment sur la conduite
du gouvernements.
Elles utilisent des pétition pouvant etre addréessée aux citoyens et ces 2 chambres
discutaient des pétition. Et des faits qui les provoquait.
la discussion du budget. La chambre pouvait refuser de voter le budget jusqu’à ce que des
ministres démissionnent (un embryons e technique de contrôle du gouvernement).
Charles 10 va avoir un tentative de restauration de l’absolutisme royal juste avant la
révolution.
Section 2 : la monarchie de juillet
I- point de vu formelle
La charte de 1830 n’est qu’une modification de la charte de 1814. Or elle n’est pas octroyée,
elle a été votée par les chambres. En effet la charte de 1814 a été octroyée par le roi ce qui
lui donnait le droit de la retirer/modifier
Le roi a dû lui jurer fidélité avant de devenir roi : le roi est soumis à la charte.
Ce n’est plus une monarchie ed droit divin mais une monarchie contractuelle qui établie un
roi par le fait même de la constitution.
Louis Filipe prendra titre « roi des français » et non de roi de France : il accepte de se
soumettre à la souveraineté nationale
II- Suffrage
La charité va doubler le nombre d'électeurs en abaissant l’âge de l’électorat et le sens
électoral. Elle permet à la bourgeoisie moyenne d’accéder à la direction des affaires
publiques.
La monarchie de juillet est considérée comme une monarchie libérale bourgeoise.
II- Organisation des pouvoirs publics
Les pouvoirs publics vont rester formellement les mêmes mais avec un double mouvement
d’augmentation des pv de l’assemblée et diminution des pv du roi.
Aug des pv de l'assemblée :
- compétence d’initiative législative
- contrôle en matière financier
diminution s pv du roi :
- il ne pourra jamais suspendre les lois
- ne peut se permettre de ne pas les respecter
- la sanction ( droit de véto très peu usé par Louis Filipe)
IV- pratique politique et parlementarisme
Cet esprit de la charte va accentuer le mouvement vers le parlementarisme en France.
« Dans la charte, le roi règne mais ne gouverne pas ».
un contrôle effectif sur le pv exécutif.
La charte de 1830 sera une charte parlementaire.
La seule limite c’est que si le parlementarisme s'établit, le fonctionnement reste au fond
bourgeois et libéral : il n’est pas encore démocratique.
nouvelle révolution en 1848 qui établit pour la première fois le suffrage universel en france
Chapitre 3 : l’avènement du suffrage universel 1848-1875
Cette période de la 2nd république à la Ve république permet l’avènement des idées
démocratiques.
Section 1 : établissement de la première république
Refus obstiné des institutions de la monarchie de juillet de permettre un abaissement de
sens un va directement causer la chute de cette monarchie.
I- construction démocratique
La constitution de 48 est démocratique car elle instaure le suffrage universel et le maintien
et aussi car ses premier articles 2-4 insistent sur l’importance de la liberté, égalité, fraternité
qui est l’un des moteurs qui inaugure le régime.
Cette constitution va établir des droits sociaux, démocratiques : donner pour la première fois
à l'État un rôle actif dans plusieurs domaines.
La constit va établi une double légitimité populaire qui est le socle du pv législatif et du pv
exécutif
A) le pv législatif
Le pouvoir législatif est assuré par une assemblée législative unique monocamérale qui a
750 membres et est élue démocratiquement par des électeurs qui soient tous les citoyens
masculins de 21 ans et plus y et sans condition de sens (paiement).
Néanmoins les pouvoirs sont donnés aux représentants qui restent libres de leurs décisions.
B) pouvoir exécutif
Le pouvoir exécutif détient une légitimité populaire très forte (le président de la république dit
la constitution est élu directement par le peuple pour 4 ans dans les même condition que le
pouvoir législatif).
À cela s’ajoute que le candidat qui s’est présenté c’est le neveu de napoléon (Louis
napoléon) élu directement haut fonction publique. Ce neveu va au fond considérer que les
institutions dans l'état sont insuffisantes et va faire des coup d’état pour modifier le régime.
II- Coup d’état du 2 décembre 1851
Il a pour origine directe un pb constitutionnel qui était l’interdiction faite par la constitution de
48 au président de la république de se représenter pour un 2e mandat immédiat après le
premier de 4 ans.
Louis Napoléon souhaite se représenter pour un 2e mandat. Pour cela, il veut changer la
constitution mais comme c’est interdit il décide de faire un proclamation en utilisant un fait
divers : irritation populaire. Il affirme que le suffrage universel est établi. Il capte l’ensemble
des pv de la république puis propose une modification en établissant le « second empire »
section 2 : établissement du 2nd empire 1852-1870
Cette période connaît 2 phases : avant 2 décembre 1852 la constitution subsiste et après
cette date c’est le second empire.
I- la constitution du 14 janvier 1852
Une majorité de français approuve el coup d'État. Louis napoléon organise un plébiscite
pour valider le changement de régime et gouverne de manière autorité jusqu'en mars 1852.
A) organisation générale de la constitution de 52
Elle s’inspire de celle de l’an 8 : elle associe la souveraineté populaire au pv personnel du
peuple.
Elle affirme son caractère démocratique : elle maintient le suffrage universel mais présent
que si le roi appelle le peuple.
B) l’organisation des pouvoirs publics
La constitution de 52 va mettre en place une prééminence nette pour l’exécutif et le
président de la République. Il y a 2 organes : le président de la république et le corps
législatif auquel est associé un sénat.
1 . Le président de la république
C’est dans la constitution que Louis Napoléon est nommé pour 10 ans.
Les successeurs seront élus par la nation.
Ce président de la république va se voir reconnaître un certain nombre de compétences
populaires mais indépendantes et hostiles à l’égard du corps législatif.
2 . Le corps législatif
Assemblée unique titulaire du pv législatif élu pour 6 au suffrage universel mais qui a aussi
été élu démocratiquement qui cependant détient très peu de pouvoirs.
Ne dispose pas de l'initiative des lois, aucun pouvoir de proposition
Un pv d’amendement des textes encadré.
Les lois ne deviendront définitive qu’après avoir été sanctionnées par le oi (droit de véto)
c’est le président de la république qui convoque et ajourne les séjours des corps législatifs et
les dissout si bon lui semble.
3 . Le sénat
réapparaît avec Napoléon III. Il va être une chambre particulière qui ressemble au sénat
conservateur de 58
Le sénat se présente comme gardien de la constitution et a le pouvoir constituant.
II- La mise en place du 2nd empire
Le sénat va pendre un sénatus consult en novembre 1852 qu’il rétablit la dignité impérial
A) Le sénatus consult du 7 novembre 52
c’est par cet acte formel que la dignité impériale est rétablie et rétablit donc l’empire.
Cet empire rétablit va connaître un adoucissement en interne et qui dans les premières
années napoléon III a un pv autoritaire .
B) L’avènement de l’empire libéral
Napoléon III va établir des institutions libérales. On envoie les prémices à partir de 1857 de
cet empire libéral. Ces prémices vont se cristalliser autour du « groupe des 5 » qui vont en
gagner le régime dans une voie nouvelle et plus libérale.
Le corps législatif va voir ses pouvoirs augmenter. Et détient le contrôle parlementaire
plusieurs étapes :
- rétablissement de l’adresse au trône en 1860
- le vote du budget par chapitre 1861
- 1864 : remplacement de l’adresse par l’interpellation
- 1866 : amendement des texte et discuter l’amendement
La transformation de prérogatives du sénat : devient véritable assemblée législative qui va
discuter l’adoption des lois votées par le corps législatif (sénat us consul de 1867).
En 1869 le bicamérisme est approfondi : le sénat s'octroie la faculté de renvoyer au corps
législatif un projet de loi pour discussion. On a l’établissement d’un empire libéral.
Le point d’orgue de cette évolution c’est un dernier sénatus consulte du 21 mai 1870.
III- le sénatus consult du 21 mai 1870
Ce sénatus consulte n’est pas une nouvelle constitution mais une loi de révision qui sera
adoptée à la suite d’un plébiscite. Il ne remplace donc pas la constitution de 58 (ou 52 je
sais plus).
On évolue vers un système de type parlementaire : les ministres étaient certes nommés et
révoqués par l’empereur mais pouvaient entrer dans les assemblées et étaient responsables
politiquement devant elles.
On a la mise en place formalisation constitutionnelle d’une responsabilité parlementaire.
Chapitre 4 : la IIIe république
Section 1 : les lois constitutionnelle de 1815
Le 4 septembre 1870, l’empereur capitule face à la Prusse, défaites pour la France
Un mouvement de rue menant à :
Un gouvernement de fait, Mr Gambetta déclare l’existence d’un gouvernement de résistance
nationale : les 4 Jules représentent ce gouvernement
Une sorte de guerre civile,
I- l’assemblée nationale gouvernante
Elle est élue pour trancher la poursuite ou non de la guerre mais elle a aussi devoir
gouverner le pays et diriger les institutions. Ces missions sont rendus difficiles par la
constitutions et les election des députés élu :
- Le pays a une réaction conservatrice face à la défaite (accepter la défaite alors que
la gauche républicaine souhaite poursuivre le combat et mettre de côté la paix), les
républicains sont les radicaux de gauche radicaux. Les conservateurs sont les
partisans de la paix et de l’armistice. Les résultats de l'élection présentent une
majorité monarchiste/conservatrice. L’assemblée va se prononcer sur les questions
de politique intérieure sans le vouloir.
Il existe 2 tendances parmi les monarchistes :
- ceux qui veulent établir la dynastie des bourbons qui veulent mettre au pouvoir le
petit fils de Charles X
- Les horléaliste qui sont pour le comte de paris : le petit fils de louis Philippe de la
monarchie de juillet (le roi des français)
la gauches est aussi divisé :
- la gauche conservatrice centriste (Adolphe thiers) qui s’est rallié aux républicains
(Les accepte)
- la gauche classique : les 3 Jules
- l’extrême gauche : républicains par conviction
- extra parlementaire : la montagne socialiste (les héritier des montagnards)
Les monarchistes n’arrivent pas à se mettre d’accord sur qui choisir, c’est pourquoi ils ne
vont pas s’empresser de faire une constitution.
A) Monsieur thiers, maître de l’assemblée nationale
L’assemblée nationale est divisée, elle est beaucoup moins efficace qu’un gouvernement,
néanmoins, Mr Thiers (homme politique) va réussir à prendre l’ascendant et à remplacer
l'exécutif qui manque dans cette assemblée.
Dès le 17 février 1871, l’AN lui confie le rôle de chef du pouvoir exécutif de la république
française. L’AN précise qu’il exercera ses fonctions sous l’autorité de l’AN (c’est une sorte de
délégation de pouvoir). Mais mR thiers réussira à prendre l’ascendant sur cette AN, sont
prestige et son autorité font de lui un maître de l’AN qui lui permet de faire de cette fonction
un véritable magistère. À tel point que l’AN considère qu’il faut diminuer son influence et par
une loi du 31 août 1871 « constitution rivet » on va chercher à diminuer son pouvoir en
réaffirmant qui demeure sous l’autorité de l’AN et en lui descendant un titre honorifique de
« président de la république ».
La constitution rivet ne produit pas le résultat attendu,il y a donc la création de la constitution
13 mars 1873 « broglie » Tente à nouveau de réduire le pouvoir de monsieur thiers en
encadrant par des procédures ses prises de pouvoirs devant l’assemblée. L’assemblée lui
interdit de se prononcer dans un débat après son discours (il peut seulement faire son
discours lorsque l’assemblée accepte de se rejoindre). Thiers n’a pas apprécié cette
constitution et ouvre un conflit avec l’AN, il va utiliser l’argument de la mission de
l’assemblée qui avait été élue pour donner une constitution. Le 19 mai 1873 thiers va
Le 24 mai, l’assemblée va élire un homme qui a les faveurs de la majorité monarchiste :
maréchal de mac Mahon à la place de thiers.
B) Monsieur de mac Mahon et la loi du septennat
En novembre 1873, est adoptée la loi du septennat qui a été prévue pour attendre le départ
du comte de chambord (héritier légitimiste ) qui réussit à rallier à lui une partie des
orléanistes qui imposent une condition : l’adoption du drapeau tricolore.
Il refuse et pour cette cause, il ne pourra pas monter au trône.
C’est le contexte de l’adoption du septennat.
Mac Mahon va prendre les habits de président de la république mais ce changement a une
portée considérable : Mac Mahon n’est pas un parlementaire, il va établir une pratique
particulière verticale qui amène à un conflit marquant la nature de la 3e république. On
donne à mahon un man fat qui correspondait à celui du comte de chambord (mandat de 7
ans car on pensait qu’il allait mourir bientôt à cause de son âge). Le délai de 7 ans
permettrait d’aboutir au régime de leur choix. M’AN ne pouvait révoquer le président
irresponsable politiquement.
Cette loi du 20 novembre 1873, instituée en plus la commission des 30 chargée d’examiner
des lois constitutionnelles.
II- les 3 lois constitutionnelles de 1825
Les débat de la commissions des 30 vont être assez abstraits, au fond 2 idées antagonistes
étaient représentées :
- Portée par la majorité monarchiste : organisation du septennat de chambord en
attendant sa mort.
- Dépourvues de toute intentions idéologique
3 lois :
- 25 février 75 relative à l’orga des pu publics : la première des 3. Cette loi arrive en
commission en janvier 75 et au moment de la discussion : le pouvoir législatif est
exercé par 2 chambre (AN et sénat) et le président de la République est élu à la
majorité absolue des suffrages des 2 chambres et est nommé pour 7 ans. Cette
solution est transition qui va permettre d’établir les institution républicaines
- 24 février 75 (seconde à celle du 25 février) elle sera votée avant mais promulguée
après ce qui fait d’elle la seconde. Ces lois contiennent l’essentiel de l’orga de
l’exécutif et du législatif. Il manquait seulement le rapport entre l’exécutif et le
législatif.
- 16 juillet 75 sur le rapport des pouvoirs publics
Ces 3 lois ordinaires vont être à elles seules, la constitution(de 1875) matérielle de la 3e
république.
Loi du 2 août 75 sur l'élection des sénateurs et 3 novembre 75 sur l’élection des députés
sont 2 lois qui complète les 3 lois constitutionnelles.
L’AN va remettre ses pouvoirs aux chambres nouvellement constituées.
A) caractère de la constitution de 75
Cette constitution de 75 est :
- Brève : si on additionne les 3 lois, 25 articles seulement portent sur un caractère
constitutionnel et se limitent au stricte minimum ce qui laisse une place à la pratique
constitutionnelle et à l'inventivité des élus. La majeure partie du fonctionnement de
ses institutions ne va s’établir que dans le temps.
- Non idéologique : ces lois ne contiennent aucun principe générale philosophique
(pas de préambule, de position rigide quant aux institutions)
- Bicaméralisme égalitaire
B) les modifications de la constitution de 75
Une modification de faits : le 16 mai 77, résulte des faits suivants :
- nouvelles élection qui donnent une force aux progressistes et le président de la
république considère qu’il n’a pas à prendre en considération cet événement et
choisit lui même le prochain président de la république ce qui mène à une crise (la
crise du 16 mai 77)
Les révisions ont été rares :
- La révision de 79 qui consiste à défier les sièges du pouvoir public, les place à Paris
3e au lieu de Versailles.
- loi constitution du 14 août 84 qui apporte els modif les plus substantielles : les
monarchistes sont partis et les républicains en profitent pour prendre le pouvoir
- loi constitutionnelle du 26 août 1926 : constitutionnaliser pour la première fois un
ordre budgétaire national.
Les institutions sont nées d'un compromis et elles s’installent progressivement de manière
définitive.
Section 2 : l’organisation des pouvoirs publics
I- Le parlement
La loi du 25 février en son article premier « led pu législatif s’exerce par le sénat et
l’assemblée » c’est un principe de compromis :
- bicaméralisme par les républicains : les parlement sera doté de 2 chambres presque
égales
A) La chambre des députés
Elle est élue au suffrage universel masculin. La durée du mandat d’un député est de 4 ans.
La dissolution était impraticable. La chambre était entièrement renouvelée tous les 4 ans.
B) le Sénat
Cette chambre a en principe les mêmes pouvoirs que la chambre des députés.
Sénat de la loi du 24 février 75 :
Les monarchistes voulaient établir une chambre susceptible de freiner l’activité de la
chambre basse démocratique.
En 75, elle compte 300 membre mais va évoluer même si son nombre est faible
Le sénat conservateur est organisé pour permettre l'éligibilité de personnes seulement
âgées (40 ans) et une partie des sénateurs (75) étaient inamovibles, cette liste était faite par
l’AN avant sa dissolution.
Les sénateurs sont élus pour 9 ans et ne renouvellent que par tier tous les 3 ans.
Il est élu par un suffrage à 2 degrés par un corps électoral spécifique enregistrement
Les élus du collège électoral élisent le sénat. Les petites communes seront favorisées (elles
sont conservatrices).
l’institution va être réformée en 1884 : Loi constitutionnelle de 84 qui va adoucir ce caractère
constitutionnel :
- Les 75 sénateurs inamovibles sont supprimée : aucun sénateur n’est inamovible
- Le nombre des délégués est varié en jouant sur le quota des conseillers municipaux
(les villes moyennes seront privilégiées car elles sont plus progressistes)
Principe d'égalité entre les 2 chambres :
c’était une demande des monarchistes et se traduit par le fait que le sénat aura les même
pouvoir que l’an : le droit d’amendement et de proposition de loi et même en terme de
contrôle du contrôle : la responsabilité politique du gouvernement
Le sénat a les mêmes compétences que la chambre des députés sauf en matière
budgétaire.
2 éléments importants :
- la nomination du chef de gouvernement
- la présidence du conseil des ministres (réunion hebdomadaire)
La majorité n'est souvent pas claire : elle fait partie, le président choisit celui le plus adapté.
Cette égalité des chambre va disparaître par la suite
II- le pouvoir exécutif
caractérisé par une dualité des organes. Existent parallèlement un PDR et un cabinet
ministériel établie par les lois de 75.
Au moment de cette dualité, on veut ménager un septennat pour Mac Mahon. Les pouvoirs
seront progressivement déplacés du PDR au chef du cabinet ministériel
A) le PDR
Élément stable de l’exécutif, son existence précède les lois de 75.
Mode d’élection : loi constitutionnelle du 25 février prévoit qu’il est élu à la majorité absolue
des 2 chambres et l’idée est que le PDR ne doit pas être élu directement par le peuple.
Le PDR ne prévoyait pas d'exigence d’éligibilité même si dans les faits ce qui furent élus
sont toujours des hommes ayant exercé des hautes fonctions politiques.
Le vote se faisait à scrutin secret, il était élu pour 7 ans et était toujours rééligible même si
dans la pratique 2 présidents ont pu être élu 2 fois (Le Brun et Grévy)
La fonction présidentielle comprenait :
- Le droit de convoquer et ajourner les chambres
- Le droit d’adresser des messages aux chambres
- Le droit de dissoudre la chambre des députés
- Le pouvoir d’initiative des lois partagée entre les 2 chambres
- Négociation des traités
- Droit de grâce présidentielle
Les présidents de la 3e après la crise du 16 mai 77, vont progressivement laisser l’exercice
réel de ces fonctions au gouvernement sans les exercer eux même.
Le chef du gouvernement ( président du conseil) va capter la réalité de ces compétences
B) Les ministères
Ils forment le cabinet qui assume le gouvernement lorsqu’ils sont réunis.
Les ministres sont nommés et révoqués par le PDR mais dans les faits il se contente de
nommer le président du conseil (chef des ministres) qui se charge de nommer les ministres.
Le président est une création pratique. Il n’est pas dans une loi.
Le président du conseil l’organe décisionnel du cabinet et à l'ascendant sur les autres
ministres. C’est l’organe décisionnel de la 3e république
Le président du conseil va néanmoins capter toutes les prérogatives prévues par les textes
pour le pdr.
Section 3 : les déformations du régime parlementaire par la politique pratique
I- les déviations par rapport au modèle classique du régime parlementaire
Celui d’un équilibre entre les différents organes (parlement et exécutif) avec un chef de
cabinet entre la puissance royale et les assemblées et qui est responsable politiquement
devant ces dernières
Dans le système de la 3e, la prépondérance appartient au parlement qui pouvait démettre
les présidents du conseil comme il l’entendait alors que l’inverse n’était pas possible.
Le chef de l’état était nommé par les 2 chambres et ne pouvait égaler celles ci dans la
légitimité démocratique
L’impossibilité de la dissolution pour le président du conseil qui n’a pas capté ce pouvoir. En
cas de problème le gouvernement devait soit se soumettre soit partir.
le contre pouvoir instauré était celui de l’alternance politique qui était facilité par le scrutin
majoritaire à un tour (faisant de l’opposition au cabinet et à l’assemblée)
Dans le système français, il n’existait pas de faits majoritaires. Il y avait toujours des
gouvernements de compromis et fragiles.
Dans les dernières années de la 3e république, ce système va être interprété par les acteurs
eux même comme un accord entre partis ou les ministères ne se sentent plus minoritaires
mais sont les représentant de leur partis : Léon Blum était le « délégué de son parti au sein
de son gouvernement ».
II- Manque de capacité décisionnelle de l’exécutif
L'assemblée était puissante mais elle ne pouvait gouverner, incapacité d’assurer un rôle
effectif de décision sous la menace de l’assemblée et des partis présents.
Le jeu des partis crée une instabilité ministérielle perpétuelle qui ne permettait pas de
résoudre des crises politiques qui devaient être tranchées.