Les systèmes de navire englobent un large éventail de technologies et d’équipements essentiels au
fonctionnement, à la navigation, à la sécurité et à la mission d’un navire. Ces systèmes peuvent être
classés en plusieurs catégories, notamment la propulsion, la navigation, la communication, la mission
et les systèmes de gestion.
1. Systèmes de propulsion :
Moteurs diesel : Courants pour la propulsion principale, ils offrent une bonne efficacité énergétique.
Turbines à vapeur : Utilisées sur les grands navires, elles offrent une puissance élevée.
Moteurs électriques de propulsion (MEP) : De plus en plus populaires pour leur efficacité et leur
faible impact environnemental.
Hydrojets : Utilisés sur les bateaux rapides et les yachts, ils propulsent l’eau pour créer une poussée.
Systèmes de propulsion diesel-électrique : Combinent les avantages des moteurs diesel et
électriques.
Propulsion nucléaire : Principalement utilisée pour les navires militaires, elle offre une grande
autonomie.
2. Systèmes de navigation :
Systèmes de positionnement global (GPS) :
Essentiels pour la localisation et la planification de la route.
Systèmes de navigation inertielle (INS) :
Utilisent des gyroscopes et des accéléromètres pour déterminer la position et l’orientation.
Radars :
Permettent de détecter d’autres navires et obstacles, ainsi que de suivre les conditions
météorologiques.
Sonars :
Utilisés pour la détection sous-marine, notamment pour la recherche et le sauvetage.
Systèmes de positionnement dynamique (DP) :
Permettent de maintenir la position d’un navire, même dans des conditions difficiles, sans avoir
besoin d’ancrage.
Systèmes d’identification automatique (AIS) :
Permettent l’échange d’informations entre navires et systèmes de surveillance du trafic.
3. Systèmes de communication :
Systèmes de communication radio : Essentiels pour la communication avec d’autres navires et les
stations terrestres.
Systèmes de communication par satellite : Permettent une communication à longue distance.
Internet à bord : Offre un accès à Internet pour l’équipage et les passagers.
4. Systèmes de mission :
Systèmes de gestion de combat : Utilisés pour la surveillance, la coordination et le contrôle des
opérations de combat.
Systèmes de conduite de tir : Permettent de viser et de tirer avec précision sur des cibles.
Capteurs électro-optiques : Utilisés pour la surveillance et la reconnaissance.
Systèmes de guerre électronique : Utilisés pour perturber ou tromper les systèmes ennemis.
5. Systèmes de gestion :
Systèmes de surveillance et d’alarme :
Permettent de surveiller l’état des différents systèmes du navire et de donner des alertes en cas de
problème.
Systèmes de contrôle et de commande :
Permettent de contrôler les différents équipements et systèmes du navire.
Systèmes de gestion de la cargaison :
Essentiels pour le chargement, le déchargement et le stockage de la cargaison.
En résumé, les systèmes de navire sont complexes et variés, et leur conception et leur
fonctionnement sont cruciaux pour la sécurité, l’efficacité et la mission du navire.
Les systèmes de propulsion des navires convertissent différentes sources d’énergie en force motrice
pour déplacer le navire. Les principaux types incluent les systèmes de propulsion mécanique
(moteurs diesel, turbines à gaz), électrique, nucléaire, et la propulsion vélique (voiles). Le choix du
système dépend de facteurs tels que la taille du navire, la vitesse souhaitée, l’autonomie et les
considérations environnementales.
Systèmes de propulsion mécanique :
Moteurs diesel :
Les moteurs diesel sont couramment utilisés pour la propulsion marine, offrant un bon rendement
énergétique et une fiabilité éprouvée.
Turbines à gaz :
Les turbines à gaz sont utilisées pour les navires rapides tels que les ferries et les navires de guerre,
offrant une puissance élevée et une accélération rapide, mais elles consomment plus de carburant.
Systèmes diesel-électriques :
Ces systèmes combinent un moteur diesel avec un générateur électrique, qui alimente un moteur
électrique entraînant l’hélice. Cela permet une meilleure efficacité énergétique et une plus grande
flexibilité opérationnelle.
Propulsion électrique :
Moteurs électriques :
Les moteurs électriques peuvent être alimentés par des batteries, des piles à combustible, ou un
système diesel-électrique.
Propulsion hybride :
Les systèmes hybrides combinent un moteur diesel avec un moteur électrique, permettant d’utiliser
le moteur électrique pour les manœuvres à basse vitesse et le moteur diesel pour les vitesses plus
élevées.
Propulsion nucléaire :
Réacteurs nucléaires : Les réacteurs nucléaires sont utilisés pour la propulsion des sous-marins et des
porte-avions, offrant une autonomie considérable sans ravitaillement en carburant.
Propulsion vélique :
Voiles : La propulsion vélique utilise la force du vent pour déplacer le navire, une méthode
traditionnelle et écologique, bien que limitée par les conditions météorologiques.
Autres systèmes :
Hydrojets :
Les hydrojets utilisent une turbine pour aspirer l’eau et la refouler à grande vitesse, créant une
poussée.
Systèmes de propulsion avancés :
Il existe des systèmes de propulsion plus avancés, tels que les propulseurs ioniques et
magnétoplasmadynamiques, utilisés principalement dans la propulsion spatiale, mais qui pourraient
potentiellement être adaptés à la propulsion marine.
Le choix du système de propulsion dépend de nombreux facteurs et chaque système a ses propres
avantages et inconvénients.
En construction navale, la propulsion désigne l’ensemble des systèmes qui permettent aux navires et
bateaux de se déplacer. Elle est effectuée par un propulseur entraîné par un moteur. Le propulseur
peut être :
Une force naturelle (courant d’un fleuve entraîné par la gravité) ;
Une force extérieure animale (halage) ou mécanique (remorqueur ou pousseur) ;
Un système mécanique embarqué transformant une énergie extérieure ;
Une voile utilisant la force du vent ;
Un système mécanique embarqué transformant une énergie embarquée ;
Un aviron utilisant la force musculaire ;
Une hélice ou un autre système (roue à aubes, treuil) entraîné par un moteur.
Couple de pagayeurs à Bassorah, en Irak.
Le moteur principal d’un pétrolier géant VLCC
Modes de propulsion des engins marins
Propulsion marine
Poupe d’un bateau (©photo)
Les engins marins (bateau de plaisance, navire scientifique, de pêche ou de commerce, bâtiment
militaire, sous-marin, drone) font appel à différents modes de propulsion pour se déplacer sur ou
sous les mers :
L’utilisation d’une force naturelle à l’état brut (courant par exemple comme le Polar Pod de Jean-
Louis Etienne) ;
L’utilisation d’un système mécanique et aérodynamique embarqué transformant une énergie
extérieure (voile et force du vent) ;
L’utilisation d’un système mécanique embarqué transformant lui-même une énergie embarquée
(aviron et force musculaire, hélice et force du moteur, etc.)
La propulsion humaine
Ce mode de propulsion repose sur le recours à la force musculaire humaine pour se déplacer sur
l’eau :
Perche en appui sur le fond quand la profondeur le permet ;
Rame, aviron ou pagaie : utilisation d’une force motrice en appui sur l’eau ;
Hélice : elle peut être soit immergée (actionnée par un système de pédalier, comme sur un pédalo
par exemple) ou soit aérienne (exemple de l’hydroptère Decavitator dont le déplacement sur l’eau
est assuré par une hélice aérienne reliée à un pédalier).
Le remorquage
À partir de la terre ou en mer, le remorquage a de tout temps été un moyen de propulsion et le reste
aujourd’hui. Divers moyens existent :
Le touage (traction sur une chaîne immergée) ;
Le halage (traction de navire par des chevaux dans le passé ;
Des locomotives aujourd’hui) ;
Le poussage.
Exemples : halage par locomotives dans les écluses du canal de Panama, remorquage d’un navire en
avarie pour une opération de sauvetage en mer, remorquage de grands bâtiments lors de leur entrée
dans un port.
La propulsion vélique
Elle consiste à utiliser la force du vent (moteur) pour propulser un engin grâce aux voiles
(propulseurs). Le principe de fonctionnement d’une voile dépend de l’allure du navire, c’est-à-dire de
l’angle entre la direction du navire et celle du vent.
Lorsque le navire remonte au vent (l’angle direction navire/direction vent diminue), l’écoulement de
l’air le long de la voile crée une différence de pression entre les deux côtés de la voile : il y a création
d’une dépression du côté de la voile situé sous le vent qui « tire » le navire et lui permet de remonter
au vent (c’est le même phénomène, appliqué à une aile, qui permet à un avion de voler).
Afin d’améliorer les performances des bateaux (et leur permettre d’atteindre 4 à 5 fois la vitesse du
vent), les architectes navals jouent sur la forme du bateau et des voiles, sur les types de composants
à utiliser. Ils prennent aussi en compte le phénomène de gîte : la force du vent sur la voile possède
une composante perpendiculaire à l’axe du navire qui peut faire pencher ce dernier sur le côté. On
règle entre autres ce problème avec des quilles ou des contrepoids. Lorsque la direction du navire est
proche de celle du vent, celui-ci pousse via les voiles le navire.
Exemples d’applications : bateaux de course (monocoques ou multicoques), engins de plage
(dériveur, planche à voile, kitesurf).
La propulsion à réaction hydrojet
C’est un système de propulsion maritime à réaction : l’hélice est placée dans un conduit, l’eau est
pompée sous la carène du navire et expulsée au niveau du tableau arrière, à l’air libre. L’orientation
latérale du jet détermine la direction imprimée à l’embarcation. Verticalement, une inversion du sens
de poussée permet la marche arrière. Ainsi le jet remplace tout à la fois le gouvernail et l’inverseur.
Ce type de propulseur a d’abord été utilisé sur les petites embarcations portuaires très maniables.
Avantage : la sécurité, pour les scooters des mers de loisir par exemple.
Exemples : yachts rapides, ferries à grande vitesse (NGV), hydroptères militaires, scooters des mers.
La propulsion motorisée, qui consiste à actionner un propulseur grâce à un moteur, est la plus
répandue.
La propulsion motorisée
La propulsion motorisée est la plus répandue. Elle consiste à actionner un propulseur grâce à un
moteur. Le moteur est chargé de transformer l’énergie primaire du combustible en énergie
mécanique et/ou électrique. Il est couplé à une ou plusieurs hélices, appareils de propulsion. Le
système avance perpendiculairement à la rotation des hélices grâce aux pales orientées suivant un
angle optimisé qui prennent appui sur l’eau.
A l’heure actuelle, la quasi-totalité des carburants utilisés par les navires sont des dérivés du pétrole :
les « Heavy Fuel Oil » (HFO) et les « Marine Gas Oil » (MGO).
On distingue les moteurs à combustion interne (moteurs diesel, moteurs à essence et turbines à gaz)
des moteurs à combustion externe (chaudières et machines à vapeur).
Dans un moteur à combustion interne, l’énergie thermique dégagée par la combustion est
transformée en énergie motrice mécanique directement à l’intérieur du moteur. Ces moteurs navals
sont le plus souvent diesel, ou essence pour de petite embarcation.
Exemples : navires marchands de plus de 100 m de long (moteur diesel deux-temps), navires
militaires nécessitant une accélération rapide (turbines aéronautiques).
Dans un moteur à combustion externe, l’énergie est transportée par un fluide caloporteur à
l’extérieur de celui-ci comme dans un ensemble chaudière, turbine à vapeur ou moteur Stirling. Ce
système permet d’atteindre de grandes puissances (70 MW) avec des carburants de basse qualité,
mais avec une grande consommation et une faible efficacité thermique. Ils sont très longs à mettre
en œuvre (4h) et demandent beaucoup d’espace.
Exemples : bâtiments militaires, transporteurs de gaz liquéfié où il est possible de réutiliser le gaz des
soutes.
Le moteur diesel
Le moteur est alimenté par un groupe électrogène dédié proportionnel à la puissance du moteur. La
puissance est de 10 kW à plus de 50 kW (tension d’utilisation 400V triphasé). Cette solution est
adaptable sur de grands de bateaux, en fonction des besoins.
Avantages : autonomie (groupe électrogène), forte puissance et couple disponible en permanence,
complément d’utilisation en électricité pour le service de bord.
Inconvénients : installation complexe et coûteuse, pas adaptée aux petits bateaux.
Le moteur électrique
Un nombre croissant de constructeurs de petites unités utilise la propulsion électrique à bord de leur
bateau, motivés par des raisons techniques, environnementales, de confort et de sécurité. Les
récentes avancées technologiques, essentiellement des batteries (au lithium par exemple)
permettent cette évolution.
Avantages : confort d’utilisation (absence de bruit, de vibrations et d’émissions, etc.) et peu
d’entretien.
Inconvénients : autonomie limitée, poids des batteries.
Le moteur hybride
D’une puissance de 3 kW à 10 kW (de 24 V à 84 V), la propulsion est assurée soit par un moteur
électrique (alimenté par le parc de batteries dédiées), soit par le moteur thermique classique. Le
moteur thermique sert aussi de générateur de courant.
Avantages : autonomie, peu d’entretien, davantage de confort d’utilisation en électrique et solution
adaptable sur tous types de moteurs.
Inconvénients : surcoût (par rapport à un moteur thermique classique) et encombrement de
l’installation.
Par rapport à ces carburants, le GNL présente l’intérêt d’éliminer la quasi-totalité des émissions
d’oxydes de soufre et de particules fines et de réduire celles de CO2 d’environ 25%. Il est à ce titre
présenté par l’AFG comme le plus « propre » des carburants fossiles pour la propulsion marine et
fluviale (en attendant l’hydrogène et le stockage d’électricité).
Le moteur GNL
Le GNL est de plus en plus adopté comme carburant pour navires en raison de son fonctionnement
efficace et de sa combustion plus propre. Refroidi à -162°C pour être liquéfié, il occupe moins de
volume et permet ainsi un stockage et un transport plus faciles à bord des navires. Utilisé dans des
moteurs spécialement adaptés, il produit moins de polluants que les carburants traditionnels,
réduisant les émissions de CO2, de soufre, et d’oxydes d’azote. L’adoption mondiale du GNL dans le
transport maritime s’accélère, notamment dans les grandes flottes commerciales, en réponse aux
régulations environnementales internationales et à la demande croissante de solutions plus
écologiques.
La propulsion nucléaire
La propulsion nucléaire des navires requiert un réacteur nucléaire qui alimente en vapeur une
turbine. L’énergie mécanique de la turbine est alors utilisée pour faire tourner l’arbre d’hélice du
navire, soit de façon directe par l’intermédiaire d’un réducteur (on parle alors de propulsion turbo-
mécanique), soit en passant par l’intermédiaire de l’électricité (on parle alors de propulsion turbo-
électrique). En complément, la vapeur produite par le réacteur fournit l’électricité et l’eau douce du
bord.
Avantages : très grande autonomie, discrétion (ex : sous marin), vitesse dans la durée.
Inconvénients : compétences spécifiques, coûts d’investissement sur la durée.
Exemples : sous-marins (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France), certains porte-avions ou
porte-aéronefs à propulsion nucléaire (États-Unis et France) comme le Charles de Gaulle par
exemple, quelques grands bâtiments de combat ou de soutien (américains ou russes uniquement),
des navires brise-glace russes.
Les Grecs construisent les premières galères propulsées par rames en – 3000 avant JC
Evolutions à travers le temps
Les premières pirogues, taillées dans des arbres résineux pour chasser ou pêcher, ont été construites
il y a 10 000 ans (Néolithique).
La rame
Les Grecs construisent les premières galères propulsées par rames en – 3000 avant JC et les
Phéniciens les premières birèmes, galères à deux rangs de rames de chaque côté, en – 1000 avant JC.
Elle coexiste avec la voile jusqu’au au milieu du Moyen Âge.
La voile
Dès l’apparition des premières embarcations, les navigateurs constatent qu’en déployant une peau
de bête, ils peuvent utiliser la force du vent comme propulseur. Les Égyptiens en ont une parfaite
maîtrise : ils réalisent vers 600 avant notre ère une première circumnavigation (navigation autour
d’un lieu) autour de l’Afrique.
La caravelle est la première découverte capitale en technologie maritime européenne. En Espagne et
au Portugal, les plus vieilles caravelles recensées datent du début du XIIIe siècle. Ces premières
caravelles étaient de petits vaisseaux à trois mâts de cinquante tonnes pouvant accommoder un
équipage de cinq à six hommes. En Chine dès la fin du XIIIe siècle des embarcations de volume 20 fois
supérieur à celui des caravelles naviguaient.
La vapeur
Le moteur à vapeur apparaît après la révolution industrielle : il convertit l’énergie thermique sous
forme mécanique. Le premier véhicule à propulsion mécanique est testé en 1790 aux États-Unis pour
du transport fluvial. L’événement devait annoncer l’avènement d’une nouvelle ère : celle de la
mécanisation des systèmes de transport maritimes. Les premiers navires à vapeur apparaissent dans
les années 1840 pour les traversées océaniques. Les chaudières à mazout s’imposent dans les années
1920.
Le nucléaire
Les premiers navires utilisant la propulsion nucléaire apparaissent dans les années 50. La France
lance son projet « cœlacanthe » en 1959 permettant ainsi à ses sous marins de naviguer longtemps
en toute discrétion.
Les technologies en cours de développement
La propulsion à réaction
Sur un principe similaire à celui de l’avion à réaction, des bulles de gaz sont éjectées dans une
tuyère ; l’expansion de fluide ainsi provoquée produit une poussée vers l’avant. Le gaz peut être
produit soit par de l’air compressé, soit par réaction chimique de l’eau avec un carburant comme le
sodium ou le lithium.
Inconvénients (à ce stade des développements) : faible rendement, danger des produits mis en
œuvre, nécessité d’un système auxiliaire pour démarrer.
La propulsion magnétohydrodynamique repose sur le fait que l’eau de mer est conductrice.
La propulsion magnétohydrodynamique (MHD)
Cette propulsion, fondée sur la force de Laplace (force qui apparaît lorsque l’on fait circuler un
champ électrique dans un corps soumis à un champ magnétique) repose sur le fait que l’eau de mer
est conductrice. Le procédé consiste à mettre un aimant sur le bateau et à faire circuler un champ
électrique dans l’eau soumise à un champ magnétique que l’on aurait créé.
Avantages : pas de pièces mobiles (hélices) donc moins de tourbillons et de bruit.
Inconvénients : procédé expérimental, limites pas encore toutes maîtrisées (risques électriques et
magnétiques, aimants puissants, électrolyse de l’eau de mer, etc.)
Expérimentations : dans les années 1990, Mitsubishi conçoit le Yamato1, démonstrateur à propulsion
MHD. Grâce à des aimants supraconducteurs refroidis à l’hélium, il pouvait se déplacer à 15 km/h.
La propulsion solaire
Un chantier naval allemand de Kiel a construit le multicoque TÛRANOR à propulsion solaire, en
septembre 2010, sous pavillon Suisse. Les principaux objectifs de PlanetSolar sont de démontrer le
potentiel des énergies renouvelables et photovoltaïques, en participant au développement
technologique des énergies renouvelables.
Le tout électrique
La plupart des industriels du secteur de la défense s’orientent vers des navires tout électriques, avec
des puissances de plus 20 MW pour la propulsion et pour l’armement. Pour y parvenir, ils doivent
faire face à 3 ruptures technologiques : utilisation de la supraconductivité pour les moteurs de
propulsion, stockage de l’énergie et mise en œuvre de système de pilotage temps réels du flux
d’énergie vers la propulsion et le système d’armes.
[Link]
marins
Comparaison des différents systèmes de propulsion marine
Laisser un commentaire / Pour les propriétaires de bateaux ⛵ / Par La BedBoat team
Le choix d’un système de propulsion est l’un des aspects les plus cruciaux pour tout propriétaire ou
constructeur de bateau. Différents systèmes, allant des moteurs thermiques traditionnels aux
innovations comme les moteurs électriques et hybrides, offrent une gamme variée d’avantages et
d’inconvénients. Ce guide examine en détail les principaux types de propulsion marine afin de vous
aider à faire le meilleur choix pour vos besoins nautiques.
1. Propulsion thermique traditionnelle
1. Propulsion thermique traditionnelle bateau
a) Fonctionnement
Les moteurs thermiques utilisent des carburants fossiles (essence ou diesel) pour produire de
l’énergie mécanique qui propulse le bateau. Ils sont les plus couramment utilisés dans les bateaux à
moteur et les yachts.
b) Avantages
Puissance élevée : Idéale pour les bateaux de grande taille ou les navires commerciaux.
Autonomie : Permet de parcourir de longues distances sans réapprovisionnement fréquent.
Infrastructure établie : Stations de carburant disponibles dans la plupart des ports.
c) Inconvénients
Impact environnemental : Les émissions de CO2 et de particules fines contribuent au changement
climatique.
Coûts d’exploitation : Les prix des carburants fossiles peuvent être élevés et volatils.
Entretien : Les moteurs thermiques nécessitent un entretien régulier et coûteux.
d) Applications typiques
Bateaux de pêche.
Ferries.
Navires commerciaux lourds.
2. Propulsion électrique
2. Propulsion électrique bateau
a) Fonctionnement
Les systèmes de propulsion électrique utilisent des batteries pour alimenter un moteur électrique.
Cette solution est de plus en plus populaire dans les petits bateaux et les navires de plaisance.
b) Avantages
Respect de l’environnement : Absence d’émissions directes de gaz à effet de serre.
Silencieux : Idéal pour les environnements sensibles ou les activités de loisir.
Coûts de fonctionnement réduits : Moins d’entretien et de dépenses en carburant.
c) Inconvénients
Autonomie limitée : Les batteries ont une capacité limitée, ce qui peut restreindre les longues
traversées.
Temps de recharge : Recharger complètement les batteries peut prendre plusieurs heures.
Infrastructure en développement : Peu de ports sont équipés pour fournir une recharge rapide.
d) Applications typiques
Petits bateaux de plaisance.
Navettes fluviales.
Voiliers avec moteur auxiliaire.
3. Propulsion hybride
3. Propulsion hybride bateau
a) Fonctionnement
Les systèmes hybrides combinent un moteur thermique et un moteur électrique, offrant ainsi une
flexibilité et une efficacité accrues. Le moteur électrique est utilisé pour les faibles vitesses ou les
manœuvres, tandis que le moteur thermique prend le relais pour les longues distances.
b) Avantages
Polyvalence : Possibilité d’alterner entre propulsion électrique et thermique selon les besoins.
Réduction de l’empreinte carbone : Moins de consommation de carburant qu’un moteur thermique
seul.
Silence en port : Permet de naviguer sans bruit dans les zones sensibles.
c) Inconvénients
Coûts initiaux élevés : L’installation d’un système hybride est plus coûteuse.
Maintenance complexe : Les deux systèmes doivent être entretenus.
Poids : Les batteries et le moteur thermique augmentent le poids total du navire.
d) Applications typiques
Yachts de luxe.
Ferries urbains.
Bateaux de croisière écoresponsables.
4. Propulsion à l’hydrogène
4. Propulsion à l’hydrogène bateau
a) Fonctionnement
Ce système utilise une pile à combustible qui convertit l’hydrogène en électricité pour alimenter un
moteur électrique. C’est une technologie encore émergente dans le nautisme.
b) Avantages
Zéro émission : L’unique sous-produit est de l’eau.
Autonomie potentiellement élevée : Avec un réservoir suffisant, les longues distances sont possibles.
Innovation : Technologie moderne qui attire les investissements et l’attention.
c) Inconvénients
Disponibilité de l’hydrogène : Les infrastructures de ravitaillement sont rares.
Coûts élevés : Technologie coûteuse à l’achat et au développement.
Complexité technique : Exige des systèmes avancés pour la sécurité.
d) Applications typiques
Prototypes de recherche.
Ferries écologiques.
Bateaux de croisière innovants.
5. Propulsion à voile (assistée)
a) Fonctionnement
La propulsion à voile utilise l’énergie éolienne pour propulser le bateau. Elle peut être combinée à un
moteur auxiliaire pour plus de flexibilité.
b) Avantages
Zéro consommation de carburant : Navigation purement écologique.
Sensation authentique : Idéale pour les passionnés de voile.
Réduction des coûts d’exploitation : Peu d’entretien et aucun besoin de carburant.
c) Inconvénients
Dépendance au vent : Performances variables en fonction des conditions météorologiques.
Expertise requise : Nécessite des compétences spécifiques pour la navigation.
Vitesse limitée : Moins rapide que les systèmes motorisés.
d) Applications typiques
Voiliers traditionnels.
Yachts modernes à assistance éolienne.
Transports maritimes écoresponsables (cargo à voile).
Conclusion
CONCLUSION systèmes de propulsion marine
La propulsion marine offre une variété de solutions adaptées à différents besoins. Les moteurs
thermiques restent dominants pour leur puissance et leur autonomie, tandis que les systèmes
électriques et hybrides gagnent du terrain grâce à leurs avantages écologiques. Les technologies à
l’hydrogène et la propulsion.
[Link]