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Bases de L'interaction Sol-Structure Sous Séisme - Principes Généraux Et Effets Inertiels

Cet article aborde l'interaction sol-structure sous sollicitation sismique, en mettant l'accent sur les principes généraux et les effets inertiels. Il souligne l'importance de cette interaction pour la stabilité des ouvrages et la réduction des coûts de construction, tout en présentant les méthodes d'analyse et les outils nécessaires pour les ingénieurs. La compréhension de cette interaction est essentielle pour le dimensionnement des structures en zone sismique, conformément aux normes Eurocode.

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Bases de L'interaction Sol-Structure Sous Séisme - Principes Généraux Et Effets Inertiels

Cet article aborde l'interaction sol-structure sous sollicitation sismique, en mettant l'accent sur les principes généraux et les effets inertiels. Il souligne l'importance de cette interaction pour la stabilité des ouvrages et la réduction des coûts de construction, tout en présentant les méthodes d'analyse et les outils nécessaires pour les ingénieurs. La compréhension de cette interaction est essentielle pour le dimensionnement des structures en zone sismique, conformément aux normes Eurocode.

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Réf.

: C251 V1

Bases de l’interaction
Date de publication :
10 juillet 2017
sol-structure sous séisme -
Principes généraux et effets
inertiels

Cet article est issu de : Construction et travaux publics | Mécanique des sols et
géotechnique

par Stéphane BRÛLÉ, Fahd CUIRA

Mots-clés Résumé L’avènement de la dernière génération de code de dimensionnement, pour les


géotechnique | sismologie | ouvrages en zone sismique, invite le concepteur à recourir d’avantage à l’interaction
risques sismiques | dynamique
des structures | construction sol-structure pour leur justification. Ce concept nécessite toutefois le recours à des outils
parasismique | interaction et données issus de disciplines telles la géotechnique, la géologie, la sismologie, le
sol-structure | séisme |
fondations | soutènement | traitement du signal, la dynamique des sols et des structures, la résistance des
géologie matériaux, etc. Cet article présente les bases nécessaires pour une familiarisation et une
prise en main des principes de l’interaction sol-structure pour les ouvrages géotechniques
de surface, ainsi que pour les ouvrages de soutènement. Cette première partie est
spécifiquement consacrée aux principes généraux, ainsi qu’aux effets inertiels.

Keywords Abstract The advent of the latest generation of seismic building codes invites designers
geotechnical engineering | to make more use of the soil-structure interaction. However, this concept requires using
seismology | seismic risks |
structural dynamics | seismic tools and data from disciplines such as geotechnics, geology, seismology, signal
building | soil-structure processing, soil and structure dynamics, material resistance, etc. This article presents the
interaction | earthquake |
foundations | retaining wall | main concepts needed for a practical understanding of the principles of the soil-structure
geology interaction for surface geotechnical structures and for retaining structures. This first part is
specifically devoted to general principles and inertial effects.

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Bases de l’interaction sol-structure


sous séisme
Principes généraux et effets inertiels
par Stéphane BRÛLÉ
Ingénieur géotechnicien et géologue
Responsable Agence Rhône-Alpes de MENARD (Soletanche-Freyssinet-VINCI
Constructions)
et Fahd CUIRA
Ingénieur X-Ponts civil
Directeur scientifique de Terrasol (Groupe Setec)

1. Définitions et enjeux .............................................................................. C251 - 2


2. Méthodes d’analyse de l’ISS sous séisme ........................................ — 3
2.1 Approche globale ou directe...................................................................... — 3
2.2 Méthode de superposition ......................................................................... — 4
2.3 Méthode de sous-structuration.................................................................. — 6
2.4 Méthode hybride......................................................................................... — 6
3. Réponse des structures sous séisme................................................. — 6
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3.1 Méthodes de dimensionnement sismique ............................................... — 6


3.2 Étude théorique de l’oscillateur simple amorti ........................................ — 7
3.3 Réponse d’un oscillateur simple à une sollicitation sismique ................ — 10
4. Réponse des fondations sous séisme................................................ — 11
4.1 Caractérisation des sols sous séisme........................................................ — 11
4.2 Réponse d’une fondation superficielle...................................................... — 12
4.3 Prise en compte de la souplesse de la fondation..................................... — 14
4.4 Raideur d’une fondation profonde ............................................................ — 15
4.5 Raideur d’un pieu en groupe ..................................................................... — 18
4.6 Effet de la plasticité du sol sur la réponse des pieux sous séisme ......... — 19
5. Représentation analogique de l’interaction inertielle .................. — 20
5.1 Principe ........................................................................................................ — 20
5.2 Modification de la période propre ............................................................. — 21
5.3 Modification de l’amortissement apparent............................................... — 21
5.4 Application au cas d’un ouvrage fondé superficiellement ...................... — 22
6. Effet de masse et amortissement radiatif du sol ........................... — 23
6.1 Principe ........................................................................................................ — 23
6.2 Formalisme usuel........................................................................................ — 23
6.3 Impédance dynamique d’une fondation superficielle ............................. — 24
7. Perspectives et conclusions................................................................. — 25
Pour en savoir plus .............................................................................................. Doc. C 251

L e sujet traité dans cet article est l’interaction entre le sol support des
ouvrages, les fondations et la superstructure en situation de sollicitation
sismique : l’interaction sol-structure (ISS).
Les enjeux sont importants d’un point de vue technique et économique. Une
caractérisation réaliste de cette interaction peut s’avérer, soit bénéfique
comme la diminution des efforts internes dans la structure, soit préventive en
cas d’effets indésirables identifiés.

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BASES DE L’INTERACTION SOL-STRUCTURE SOUS SÉISME _________________________________________________________________________________

L’avènement des textes du référentiel « Eurocode » et, en particulier les


Eurocodes 7 et 8 (normes EN 1997 et 1998), ont accéléré la révision généralisée
des documents en lien avec le sol et les fondations des ouvrages. Notamment,
la dernière génération de code de dimensionnement des ouvrages en zone sis-
mique, comme l’Eurocode 8, incite au développement des dimensionnements
faisant appel à l’interaction sol-structure en condition statique et dynamique.
Plutôt spécifique au savoir-faire d’un nombre restreint de spécialistes
sachant composer à la fois avec les données sismologiques, la dynamique des
sols et de structures, ainsi qu’avec la géotechnique, le concept d’interaction
sol-structure se répand en ingénierie, mais se heurte parfois aux frontières
existantes entre les disciplines.
L’approche proposée dans cet article est de rassembler les principes de l’ISS
afin de donner à l’ingénieur les étapes clés, ainsi que les niveaux successifs de
raffinement qu’il peut porter à son analyse.
Les bases de l’interaction sol-structure sous séisme se déclinent en deux
articles dont l’objectif global est une présentation des enjeux spécifiques de
l’interaction sol-structure et des outils adaptés pour l’ingénieur à l’étude des
problématiques de fondation.
Dans cet article les méthodes d’analyse sont rappelées avec l’introduction
aux modèles rhéologiques et aux modèles numériques. Les principes de la
caractérisation de la réponse des structures sous séismes par modèle analo-
gique et la représentation analogique de l’interaction inertielle sont
développés, avant de détailler l’effet de masse et l’amortissement radiatif du
sol.
L’autre composante déterminante de l’interaction sol-structure, relative aux
effets cinématiques, est présentée dans la suite de cet article intitulée [C253].
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1. Définitions et enjeux Pour les besoins de l’étude des effets cinématiques et inertiels,
précisons que les sols pour lesquels la vitesse des ondes de cisail-
lement Vs = 800 m.s-1, constituent le substratum sismique se dif-
L’objectif de l’ISS est d’accroître la stabilité des ouvrages, tout férenciant du « substratum géotechnique », sol dont la cote du toit
en optimisant le coût de construction ou de réhabilitation. Il passe représente conventionnellement la profondeur au-delà de laquelle
aussi par une prise en compte de l’interaction dynamique qui se la déformation induite par le chargement des ouvrages de surface,
développe en cas de séisme entre : est faible à nulle.
– les ouvrages ;
– les sols et formations géologiques sous-jacentes ;
Le mouvement sismique en champ libre est la déformation
– les fondations.
du sol au passage des ondes sismiques en l’absence de
■ Mouvements du sol provoqués par le séisme superstructures pouvant influencer leur propagation.
Le premier effet à prendre en compte est le mouvement du sol,
induit par le séisme, imposé à la structure et aux fondations. Pour ■ Approche dynamique et approche pseudo-statique
le bâtiment, cela se traduit par du balancement et du glissement.
Pour les fondations profondes, il s’agit d’efforts internes consécu- Dans le cas d’un problème dynamique, le chargement et les
tifs aux déplacements imposés du sol. paramètres de réponse sont fonction du temps. La dynamique est
la branche de la mécanique classique étudiant les corps en mou-
Lors d’un tremblement de terre, les ondes sismiques se propa- vement sous l’influence des actions mécaniques leur étant appli-
geant dans le sol mettent en mouvement les fondations des quées. Elle combine la statique qui étudie l’équilibre des corps au
ouvrages en les sollicitant principalement horizontalement. Accé- repos et la cinématique qui étudie le mouvement indépendam-
léré à sa base, chaque bâtiment est soumis à des forces d’inertie ment des causes qui les produisent, notamment sans identifica-
auxquelles sa structure doit résister. Pour maintenir son équilibre, tion des forces y contribuant.
l’ouvrage exerce sur le sol environnant des efforts importants. Il
s’agit du second effet appelé « effet inertiel » ou « couplage » Ramener un problème de dynamique à un cas pseudo-statique
qu’entretient le bâtiment avec le sol via le système de fondation. revient à introduire de nouvelles forces appelées forces d’inertie.
Notamment en dimensionnement des ouvrages sous sollicitations
■ Interaction sol-structure sismiques, ces efforts sont importants et s’opposent au mouve-
En raison de l’interaction dynamique sol-structure, la réponse ment imposé par le chargement appliqué.
sismique d’une structure sur base flexible, c’est-à-dire d’une struc-
ture fondée sur un terrain déformable, diffère sous plusieurs
■ Interaction cinématique
aspects de celle de la même structure fondée sur un terrain rigide L’interaction cinématique se traduit par la différence entre le
(base fixe), soumise à une sollicitation identique en champ libre, mouvement sismique en champ libre (déformation du sol au pas-
comme le montre la figure 1 [1]. sage des ondes sismiques en l’absence de structures anthro-

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C 251 – 2

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__________________________________________________________________________________ BASES DE L’INTERACTION SOL-STRUCTURE SOUS SÉISME

Ainsi, les sous-structures sont constituées, d’une part, par le sol Dans le tableau 1, F représente la force appliquée au modèle,
et, d’autre part, par la structure. Les équations d’équilibre de K désigne la raideur du ressort et C la viscosité du fluide, up et F P
chaque sous-système sont posées, puis les conditions de compa- sont respectivement le déplacement plastique et la force maxi-
tibilité à l’interface sont précisées à savoir la continuité en dépla- male au seuil de plasticité.
cement et en contrainte. Les modèles élémentaires peuvent être combinés en série ou en
parallèle pour obtenir des modèles composés. Parmi ceux-là, les
Il faut distinguer trois grandes étapes dans la méthode : plus fréquemment retenus en ISS sont notamment le modèle de
– étape 1 – Interaction cinématique : on détermine le mouve- Maxwell (un ressort et un amortisseur en série), le modèle de Kel-
ment sismique à appliquer à la base de l’ouvrage tenant compte vin-Voigt (un ressort est un amortisseur en parallèle).
des effets éventuels d’interaction cinématique (cas d’une structure L’utilisation pratique de ces modèles analogiques se révèle
encastrée par exemple). On calcule pour cela le mouvement sis- riche en enseignements, notamment dans la qualification des
mique d’une fondation rigide sans masse représentative de effets d’interaction sol-structure comme le montre la figure 4 et
l’empreinte de la structure dans le sol ; comme il sera développé au § 5.
– étape 2 – Interaction inertielle : on détermine les éléments per-
mettant de simuler l’interaction inertielle. On calcule pour cela les
matrices d’impédances d’une fondation rigide sans masse repré-
sentative de l’empreinte de la structure dans le sol ;
– étape 3 – Calcul de structure : on détermine la réponse sis-
mique de la structure reposant sur un système de ressorts/amortis-
seurs déduits des matrices d’impédances (résultat de l’étape 2). Le
support de ces ressorts/amortisseurs est soumis à l’application
d’un signal sismique correspondant au mouvement cinématique
déterminé à l’étape 1.

Le problème est généralement traité dans le domaine fréquen-


tiel et suppose implicitement un comportement linéaire du sys-
tème « sol + structure + fondation ».
Les liaisons fondation-sol sont modélisées par un ensemble d’éléments
analogique de Kevin-Voigt.
2.2.2 Rappel des modèles analogiques usuels
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L’étape 2 du théorème de superposition de Kausel et Roesset Figure 4 – Principe de la prise en compte d'une souplesse relative
fait appel à la notion d’impédance dynamique qui est l’un des fondation/sol
modèles analogiques usuellement considérés pour la représenta-
tion de la réponse dynamique d’une fondation en interaction avec 2.2.3 Prise en compte de la souplesse
le sol qui le supporte. de la fondation
On rappelle ici les principaux modèles analogiques élémentaires La validité de l’hypothèse d’interface « rigide » entre la fonda-
utilisés pour l’étude du comportement des structures et des sols tion et la structure requiert une rigidité relative sol/fondation suffi-
(voir le tableau 1 [9]). Ces modèles élémentaires peuvent ensuite sante afin de garantir une transmission uniforme des actions
être combinés pour rendre compte de lois de comportement plus localisées reçues par la superstructure, comme il est fort juste-
raffinées. ment rappelé dans l’Eurocode 8 (figure 4).

Tableau 1 – Les modèles analogiques élémentaires et composés


Modèles Schémas Éléments constitutifs Lois de comportement

Ressort Solide hookéen Élastique linéaire


K

Modèles élémentaires Amortisseur Fluide Newtonien Visqueux


C

Patin (ou fusible) Solide de St Venant Plastique

Modèle de Solide hookéen et fluide Visco-élastique


Maxwell K C Newtonien

Modèles composés K

Modèle de Kelvin- Solide hookéen et fluide


Voigt Newtonien Visco-élastique

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BASES DE L’INTERACTION SOL-STRUCTURE SOUS SÉISME _________________________________________________________________________________

■ Pour des sols argileux, la dégradation est d’autant moins rapide Le tableau 6 récapitule les paramètres de modélisation à pré-
que la plasticité est forte. voir pour la déformabilité et la résistance pour différents types de
sol. On distingue trois types de comportement « hydraulique » :
L’étude de l’amortissement matériel (ou propre) ξm est indisso-
ciable de la mesure du ratio G/Gmax dans les chargements cycli- – un comportement « ouvert » pour les terrains considérés
ques du sol. L’amortissement augmente avec la distorsion et les comme « perméables » sous séisme (généralement réservé aux
facteurs importants sont identiques à ceux du module. sols graveleux) ;
– un comportement fermé pour les terrains considérés comme
■ Pour des matériaux sableux [20], le taux d’amortissement maté- « imperméables » sous séisme et exempts de risque de liquéfaction ;
riel diminue avec la contrainte de confinement (et donc avec la – un comportement « intermédiaire » ou « fermé apparent »
hauteur de couverture). pour les terrains sableux susceptibles de développer un cumul de
surpressions interstitielles Δu sous séisme.
■ Pour des matériaux argileux, le taux d’amortissement diminue
avec le niveau de plasticité.
Tableau 6 – Modes de comportement des sols sous
séisme
4.1.3 Dégradation et amortissement matériel
forfaitaires au sens de l’Eurocode 8 Types Comportement Paramètres Paramètres de
de sol hydraulique de résistance déformabilité
À défaut d’essais spécifiques, le texte de l’Eurocode 8 – Partie V
propose, en fonction de l’intensité du séisme, une dégradation et Graves Ouvert φ' G’ et ν’
un amortissement matériel ξm forfaitaires pour des distorsions Sables hors Ouvert φ' G’ et ν’
allant jusqu’à 10–4 et pour des terrains situés à moins de 20 m de nappe
profondeur et dont la vitesse d’ondes de cisaillement Vs,max est
inférieure à 360 m/s. Sols fins Fermé cu G’ et νu
sous nappe
Sables sous Fermé apparent τcyc G’ et νu
Tableau 5 – Valeurs forfaitaires de dégradation nappe
Intermédiaire φ' et Δu G’, ν’ et Δu
du module de cisaillement et de taux
d’amortissement matériel
– d’après Eurocode 8 – Partie 5
4.2 Réponse d’une fondation superficielle
Accélération nominale [en g] G/Gmax ξm [(en %)]
4.2.1 Cas d’un sol support homogène
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aN = 0,10 0,80 (+/– 0,10) 3


Nous retenons l’indice « d » pour les paramètres de sol afin de
aN = 0,20 0,50 (+/– 0,20) 6 distinguer ceux définis dans la gamme des petites déformations
(anciennement dit « en condition dynamique »).
aN = 0,30 0,36 (+/– 0,20) 10
Cette indice est à distinguer de celui caractérisant le caractère
amorti d’un paramètre de modèle comme l'amortissement (« d »
pour damped, en anglais). Nous avons retenu l’indice « a » pour
4.1.4 Couplage hydrodynamique des sols saturés l’aspect amorti.
Pour le cas de dimensionnement des fondations sous séismes, il Considérons le cas d’une semelle superficielle de diamètre B
est généralement considéré que la sollicitation sismique est suffi- reposant sur un massif support caractérisé par un module de
samment brève dans le temps pour que les sols demeurent en cisaillement dit « dynamique » Gd (choisi en cohérence avec le
situation non drainée, c’est-à-dire que les surpressions intersti- taux de déformation visé sous le séisme et l’ouvrage étudiés) et
tielles générées sous l’effet de l’action sismique n’aient « pas le un coefficient de Poisson « dynamique » νd (tenant compte du
temps » de se dissiper. Cela a un effet, d’une part, sur la déforma- caractère drainé ou non du sol).
bilité puisque le sol apparaît comme incompressible du fait de la La réponse de la semelle sous chargement sismique peut être
participation de l’eau dans la reprise des déformations volu- caractérisée en première approche à l’aide d’un modèle analo-
miques, et d’autre part, sur la résistance du sol qui, en l’absence gique de type « ressort » à trois composantes (exprimées au
de dégradation cyclique, demeure constante égale à celle dispo- centre de la base de la semelle) (figure 15) :
nible immédiatement avant séisme. – KV : ressort en translation verticale (mode pompage) ;
– KH : ressort en translation horizontale (mode tamis) ;
■ La condition d’incompressibilité apparente peut être simulée en – KM : ressort en rotation autour du centre de la fondation (mode
pratique en considérant un coefficient de Poisson apparent, parfois balancement).
appelé νu, proche de 0,5.
À cisaillement mobilisé égal (l’eau ne jouant aucun rôle méca-
nique dans la reprise du cisaillement), les modules de déforma- Torseur d’origine
tion « Eu » et de cisaillement « Gu » s’expriment donc à partir des inertielle (V, H, M) B
paramètres drainés (E’, ν’) selon le formalisme suivant [21] :
KM
0,49 (18)
O
■ La condition de résistance non drainée peut être simulée en pra- Massif élastique KH KV
tique en considérant un critère de résistance indépendant de la G d Vd
contrainte effective, soit avec un angle de frottement nul et une
cohésion égale, soit à la cohésion non drainée cu pour un sol argi-
leux, soit à la résistance cyclique non drainée τcyc pour un sol
sableux sous nappe (tenant compte forfaitairement de l’augmenta- Figure 15 – Représentation de la réponse sismique d’une semelle
tion éventuelle de la pression interstitielle sous l’effet des cycles). superficielle avec des modèles analogiques de type ressort

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C 251 – 12

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__________________________________________________________________________________ BASES DE L’INTERACTION SOL-STRUCTURE SOUS SÉISME

4.3.2 Notion de matrice de souplesse


La réponse d’un massif de comportement linéaire élastique en inte- Éléments à 12 DDL
raction avec un radier peut être caractérisée de façon entièrement (Oz) (Oy)
« intrinsèque » et indépendamment de la rigidité de l’élément « struc-
ture » moyennant la notion de matrice de souplesse reliant la réaction
du sol sous la fondation aux déplacements qui en résultent selon un
(Ox)
découpage rectangulaire de la zone étudiée (figure 20).

SOL MULTICOUCHE
La raideur surfacique au droit de la zone « i » s’exprime ainsi : (G1, ν1)

(26) (G2, ν2)

(G3, ν3)

Figure 21 – Principe du modèle Tasplaq

Dans le cadre de cette discrétisation, l’équilibre de la plaque se


traduit par un système linéaire équivalent :
1 2 i … (27)

… … … … avec matrice de rigidité de la plaque,


vecteur chargement relatif aux charges
… … … … extérieures exercées sur la plaque,
vecteur chargement relatif à la réaction du sol,
… … n–1 n vecteur déplacement équivalent de la plaque,
constitué par le déplacement et les rotations en
chaque nœud.
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En l’absence de décollement le déplacement de la plaque coïn-


cide avec celui du sol et peut être relié à la réaction de celui-ci
Réponse du sol moyennant une matrice de souplesse dont les coefficients sont
calculés moyennant une généralisation du modèle de Boussinesq
u1 α11 α12 … α1n q1 étendu au cas d’un sol multicouche :
u2 α21 α22 q2 (28)

= ·
Soit, en remplaçant dans (27) :

un–1 qn–1

un αn1 … αnn qn (29)

La mise en œuvre de ce modèle reste valable pour un multi-


couche dont les caractéristiques augmentent avec la profondeur. Il
convient par ailleurs de rappeler que l’influence des couches pro-
fondes est généralement beaucoup plus limitée pour les modes
qi Réponse
ki = « tamis » (translation horizontale) et « balancement » (rotation)
ui structure que pour le mode « pompage » (translation verticale).
Le modèle permet également de traiter les effets de décolle-
ment sous le radier moyennant un processus itératif basé sur un
seuil de traction au-delà duquel on considère qu’il n’y a plus de
Figure 20 – Notion de matrice de souplesse traduisant l’interaction liaison entre la plaque et le support en surface. Ainsi, pour les
sol/fondation sous une structure d’emprise rectangulaire et zones décollées, il n’y a plus d’égalité entre le déplacement de la
de rigidité quelconque
plaque et celui du sol en surface ; en revanche, la réaction du sol
au droit de ces zones est connue et vaut zéro.
4.3.3 Exemple du modèle Tasplaq Un retraitement adapté de la matrice de souplesse du sol per-
met de tenir compte de ces conditions.
Le modèle Tasplaq [24] est une illustration de la mise en œuvre
pratique de la notion de matrice de souplesse dans le cas où seule
la rigidité du radier est prise en compte (l’effet de la rigidité de la 4.4 Raideur d’une fondation profonde
superstructure est négligé).
L’élément de fondation est assimilé à une plaque au comporte- 4.4.1 Matrice de rigidité en tête d’un pieu isolé
ment élastique linéaire, localement homogène isotrope. On considère le cas d’un pieu isolé soumis à l’application d’un
La résolution des équations d’équilibre et de comportement de torseur de chargement sismique en tête composé d’un :
la plaque est menée à l’aide d’une discrétisation en éléments rec- – effort vertical V ;
tangulaires à quatre nœuds et douze degrés de liberté comme – effort horizontal H ;
schématisé figure 21. – moment M.

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C 251 – 15

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Voir l’équation :

(48)
Réaction
linéique p.B
4.5.3 Réponse globale d’un groupe de pieux a loi à deux paliers

Dans le cas où les pieux sont reliés en tête par un chevêtre


rigide, il est beaucoup plus simple d’exprimer la réponse des
pieux, non pas individuellement, mais d’une manière globale en (2e palier)
Ru
un point quelconque du chevêtre rigide.
La rigidité du chevêtre réduit le nombre de degrés de liberté à 6,
et il devient possible de définir moyennant 6 chargements élé-
mentaires successifs une matrice de souplesse 6 × 6 de
l’ensemble « chevêtre + pieux + sol encaissant » : Kf = kf.B (1er palier)

Déplacement
latéral
(49)
Réaction
linéique p.B
b loi à trois paliers

L’inverse de cette matrice de souplesse est la matrice de rigidité


du système, qui est non diagonale. À défaut de pouvoir l’intégrer
(3e palier)
directement au modèle structure, celle-ci peut servir de base à un Ru2
processus itératif visant à définir des raideurs diagonales appa-
rentes : 1/2Kf (2e palier)
Ru1
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Kf = kf.B (1er palier)

Déplacement
latéral
4.6 Effet de la plasticité du sol
sur la réponse des pieux sous séisme
Figure 27 – Réaction linéique frontale d’un pieu sous chargement
4.6.1 Prise en compte de la plasticité du sol latéral en fonction de son déplacement : selon deux ou trois paliers
La réponse d’un pieu sous un chargement latéral en tête
s’accompagne d’une mobilisation de la réaction frontale du sol
sur une profondeur de l’ordre de quelques diamètres, ce qui cor- La raideur horizontale en tête du pieu, estimée selon un forma-
respond en général à des niveaux où le sol est de résistance lisme « élastique » comme décrit au § 4.4.3, n’est alors valable
faible, voire médiocre. que si la réaction du sol mobilisée demeure inférieure à la pres-
sion de « plastification » notée pu.
Se pose donc légitimement la question de l’amplitude de la
réaction frontale mobilisée vis-à-vis de la résistance au poinçon- La raideur horizontale en tête du pieu peut être alors exprimée
nement des terrains superficiels. Cette résistance au poinçonne- comme suit :
ment est usuellement associée à la pression limite pl sous
sollicitations très brèves ou accidentelles ou à la pression de (50)
fluage sous sollicitations « statiques ».
avec l0 longueur de transfert du pieu par rapport au sol
Dans la pratique, les ressorts frontaux représentatifs du comporte- (défini au § 4.4.3),
ment du sol sont dotés d’un mécanisme de plastification selon l’un et :
des formalismes de la figure 27 (loi à deux ou à trois paliers).
– pieu articulé en tête : μ = 0,5 pour H ≤ 0,5 × Rul0 ;
– pieu encastré en tête : μ = 1,0 pour H ≤ 1,0 × Rul0.
4.6.2 Influence sur la raideur en tête Au-delà de cette limite, la valeur de μ (et donc de la raideur appa-
On se place dans le cas d’un pieu ancré dans un sol homogène rente en tête du pieu) décroît rapidement par rapport à sa valeur ini-
et soumis en tête à l’application d’une force horizontale H d’ori- tiale. La figure 28 montre la dégradation de la valeur de μ avec la
gine inertielle. charge en tête H quand celle-ci varie entre 0 et 2 fois Rul0.
On observe en particulier que cette dégradation atteint rapide-
La réaction frontale du sol est supposée obéir à une loi à deux
ment 50 % pour un pieu articulé en tête, tandis qu’un pieu encas-
paliers (figure 27a) caractérisée par un module de réaction
tré apparaît bien moins sensible à la plastification du sol.
linéique Kf et une réaction linéique limite Ru = puB.

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C 251 – 19

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BASES DE L’INTERACTION SOL-STRUCTURE SOUS SÉISME _________________________________________________________________________________

À noter que, pour de fortes charges (H 2 ≥ Ru × l0), le moment


maximal pour un pieu articulé en tête obéit à la relation suivante :
Domaine élastique
1 Pieu encastré (53)
0,9 Pieu articulé

0,8
0,7
0,6 1
KH/(KfI0)

Domaine élastique
0,5 0,9 Pieu encastré - M_tête
0,4 0,8 Pieu articulé - M_ventre
0,3 0,7
0,2

Mmax/(H.I0)
0,6
0,1
0,5
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 0,4
H/(Ru.I0)
0,3
0,2
Figure 28 – Évolution de la raideur latérale en tête d’un pieu ancré
dans un sol homogène sous l’effet de la plastification du sol 0,1
H/(Ru.I0)
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2
4.6.3 Influence sur les sollicitations d’origine
inertielle
Figure 29 – Influence de la plasticité du sol sur l’amplitude du moment
La dégradation de la raideur en tête (qui peut, dans certains cas, maximal dans un pieu soumis à une force latérale H en tête d’origine
avoir un effet favorable au dimensionnement parasismique) sous inertielle
l’effet de la plasticité du sol s’accompagne d’un accroissement
rapide des sollicitations de flexion d’origine inertielle comme
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l’illustre la figure 29.


5. Représentation analogique
Exemple
La figure 29 présente (dans le cas d’un sol homogène, où au moins
de l’interaction inertielle
pour les situations où l’épaisseur de la couche superficielle est supé-
rieure à 3 × l0), l’évolution du moment maximal pour un pieu articulé
(rotation libre) et un pieu encastré en tête (rotation bloquée). 5.1 Principe
Dans le cas d’un pieu articulé, le moment maximal est obtenu à
Les développements exposés dans le chapitre précédent sup-
une profondeur critique qui sera commentée plus loin et l’influence
posent implicitement que la structure et la fondation sont soli-
de la plasticité se ressent pour H ≥ 0,5 Rul0.
daires au sol. Cette hypothèse ignore tout effet d’interaction sol-
Dans le cas d’un pieu encastré, le moment maximal est obtenu en structure pouvant conduire à une modification de « l’identité
tête et celui-ci apparaît beaucoup moins sensible à la plastification dynamique » de la structure (modification de la période propre et/
dont l’influence ne se ressent que pour H ≥ 1,0 Rul0. ou de l’amortissement).
C’est ce que l’on appelle l’« interaction inertielle ».
On retrouve les relations usuelles suivantes dans le domaine
élastique : Le schéma de la figure 30 [27] présente une illustration analo-
gique simplifiée d’une démarche de conception prenant en
– pieu articulé en tête : Mmax = 0,32 × H.l0 pour H ≤ 0,5 × Rul0 ; compte les effets d’interaction sol-structure en comparaison avec
– pieu encastré en tête : Mmax = 0,50 × H.l0 pour H ≤ 1,0 × Rul0 celle, usuelle, où ces effets sont ignorés.
On constate par ailleurs que pour de fortes charges (H ≥ 0,8 Le cas considéré est celui d’une structure de masse M, de pulsa-
Rul0), le moment maximal pour un pieu articulé en tête obéit à la tion propre ω0 (associée à une période propre notée T0) et d’amor-
relation suivante : tissement propre ξ0 (celui que l’on détermine à partir des codes
parasismiques usuels).
(51) Un calcul ignorant les effets d’interaction sol-structure consiste
implicitement à ne considérer comme souplesse et amortissement
que ceux relatifs au comportement propre de la structure.
On représente alors la réponse de la structure par l’intermé-
Remarque
diaire d’un oscillateur simple composé d’une masse M, d’un res-
À noter que, dans le domaine élastique du sol, la profondeur sort élastique et d’un amortisseur .
« critique » à laquelle ce moment est atteint (pour un pieu arti-
culé) est égale à : L’oscillateur est placé à une hauteur h par rapport à la fondation
moyennant une barre rigide.
(52) Dans un calcul sans ISS, cette barre rigide est encastrée à sa base.
Dans le cas d’un calcul avec ISS, on place à la base de la
barre rigide un ressort KM et un amortisseur cM spiraux repré-
sentatifs de la réponse en rotation de la fondation (mode balan-
Cette profondeur augmente ensuite avec la plastification du sol. cement), ainsi qu’un ressort KH et un amortisseur cH

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C 251 – 20

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6.3 Impédance dynamique


1,5
d’une fondation superficielle
k(ω) a0 × c (ω)
6.3.1 Cas d’un sol homogène

1
Le cas traité dans ce paragraphe est celui d’une fondation
superficielle de diamètre équivalent B reposant sur un sol homo-
gène caractérisé par une vitesse de cisaillement Vs et un taux
d’amortissement matériel ξm.

0,5 La figure 36 présente les solutions de Deleuze [29] donnant les


coefficients ki = h, v, r et, ci = h, v, r pour des valeurs de a0 com-
prises entre 0 et 2 et pour différentes valeurs du coefficient de
Mode vertical (pompage)
Poisson qui, à l’exception du mode vertical, a peu d’incidence sur
0 a0 le résultat.
0 0,5 1 1,5 2

Figure 35 – Fonctions d’impédances dynamiques pour le mode


vertical d’une fondation superficielle reposant sur un massif
semi-infini homogène

1 1

0,8 0,8

0,6 0,6

v = 0,50 v = 0,50
0,4 v = 0,40 0,4 v = 0,25
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v = 0,25

0,2 Mode vertical (kv) 0,2 Mode vertical (cv)

a0 a0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0
1 1

v = 0,50
0,8 0,8 v = 0,40
v = 0,25

0,6 0,6

v = 0,50
0,4 v = 0,40 0,4
v = 0,25

0,2 Mode horizontal (kh) 0,2 Mode horizontal (ch)

a0 a0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0

1 1
v = 0,50
0,8 0,8 v = 0,40
v = 0,25

0,6 0,6
Mode balancement (cr)
v = 0,50
0,4 v = 0,40 0,4
v = 0,25

0,2 Mode balancement (kr) 0,2

a0 a0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0

Figure 36 – Fonctions d’impédances dynamiques pour une fondation circulaire superficielle sur sol homogène obtenues à partir de la solution
de Deleuze

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C 251 – 24

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__________________________________________________________________________________ BASES DE L’INTERACTION SOL-STRUCTURE SOUS SÉISME

À partir de ces éléments, la raideur dynamique apparente K, Gazetas [22] propose d’exprimer le terme d’amortissement
pour chacun des modes, s’obtient en écrivant : radiatif pour un monocouche en fonction de celui établi précé-
demment pour un sol homogène (§ 6.3.1) selon le formalisme
(69) simplifié suivant :

avec. , et . raideurs dynamiques à fréquence nulle (72)


(également appelées raideurs « statiques ») La valeur du facteur β dépend de la fréquence de sollicitation
obtenues selon les formalismes décrits au selon que celle-ci est supérieure ou inférieure à la fréquence fon-
§ 4.1. damentale du massif.
Le taux d’amortissement résultant (radiatif + matériel) s’obtient Les expressions suivantes peuvent être utilisées :
en écrivant : – mode vertical : β ~ 0 pour f ≤ fc ; β ~ 0,8 pour f ≥ 3/2 fc ;
– mode horizontal : β ~ 0 pour f ≤ 3/4 fs ; β ~ 1,0 pour f ≥ 4/3
(70) fs ;
– mode balancement : β ~ 0 pour f ≤ fc ; β ~ 1,0 pour f ≥ 7/6 fc.
Il est proposé ensuite d’interpoler linéairement entre les deux
Sur la plage considérée 0 ≤ a0 ≤ 2, les approximations analy- bornes indiquées ci-dessus. On constate, en particulier, que
tiques suivantes peuvent être utilisées (pour un coefficient de l’amortissement radiatif n’est développé qu’à partir d’une fré-
Poisson de l’ordre de 0,4 pour kv) : quence comprise entre 0,75 et 1,00 fois la fréquence fondamen-
tale du massif.

(71)

7. Perspectives
6.3.2 Influence du substratum sismique
et conclusions
Les solutions analytiques exposées précédemment corres- L’interaction sol-structure traduit la volonté de l’ingénieur à
pondent à une situation qui n’est pratiquement jamais rencontrée mieux prendre en compte les effets observés sur les ouvrages
dans la réalité puisqu’elle suppose des caractéristiques homo- suite aux événements sismiques.
gènes jusqu’à une profondeur infinie. Toutefois, ces effets révèlent d’une réelle complexité car ils sont
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En particulier, l’existence d’un substratum sismique est de le fait de phénomènes mécaniques inhérents au couplage entre le
nature à impacter de façon significative les modes de propagation sol et la structure, entités offrant des réponses dynamiques spéci-
d’ondes à faible fréquence et la capacité de dissipation « radia- fiques à une sollicitation sismique.
tive » du massif. De surcroît, les fondations constituent l’interface entre sol et
La figure 37 présente le cas d’un monocouche parfait d’épais- structure, ajoutant un niveau supplémentaire d’interaction. En
toute rigueur, il devrait même être question d’interaction sol-fon-
seur H dont on rappelle l’expression des fréquences fondamen-
dation-structure.
tales.
Afin de pouvoir quantifier ces effets pour les besoins de l’ingé-
nierie, le sujet est scindé arbitrairement mais de façon pertinente,
en deux thématiques : les effets inertiels et les effets cinéma-
tiques.
B Comme présenté dans cet article, l’ouvrage et ses fondations
interagissent sous l’effet d’une sollicitation sismique appliquée à
la base des fondations et considérée jusqu’à présent comme une
donnée imposée. Cette réponse et les effets qui en découlent, pré-
Vs 3,4 sentés dans cet article, ont été qualifiés d’effets inertiels.
H fs = fc = fs
4H π(1 – v) Cependant, comme nous le découvrirons dans l’article [C253], la
dynamique des sols et l’interaction cinématique offrent de nou-
velles pistes à explorer quant à la réponse des sols soumis à une
sollicitation sismique. Il s’agit notamment de la caractérisation de
avec fs fréquence fondamentale du monocouche
la fréquence fondamentale des sols homogènes et stratifiés et de
fc fréquence caractéristique reliée à fs la définition des propriétés des sols composites ([30] [31] [32]).
C’est aussi l’analyse de la propagation des ondes dans les sols
naturels ou modifiés (diffraction, résonance, etc.) et la justification
Figure 37 – Exemple d’un sol monocouche parfait – fréquences de la stabilité des ouvrages avec effet dynamique et l’interaction
fondamentales en compression et en cisaillement
entre fondations.

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P
O
U
Bases de l’interaction sol-structure R
sous séisme
E
Principes généraux et effets inertiels
N
par Stéphane BRÛLÉ
Ingénieur géotechnicien et géologue
Responsable Agence Rhône-Alpes de MENARD (Soletanche-Freyssinet-VINCI
Constructions)
S
et Fahd CUIRA
Ingénieur X-Ponts civil
A
Directeur scientifique de Terrasol (Groupe Setec)
V
O
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