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La Communication Nerveuse

Le document traite de la communication nerveuse, en se concentrant sur le réflexe myotatique comme exemple de réponse nerveuse automatique et involontaire. Il décrit l'organisation cellulaire du tissu nerveux, les mécanismes du potentiel de repos et d'action, ainsi que les circuits neuronaux impliqués dans ces processus. Enfin, il met en évidence l'importance des neurones et des cellules gliales dans la transmission de l'information dans le corps humain.

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La Communication Nerveuse

Le document traite de la communication nerveuse, en se concentrant sur le réflexe myotatique comme exemple de réponse nerveuse automatique et involontaire. Il décrit l'organisation cellulaire du tissu nerveux, les mécanismes du potentiel de repos et d'action, ainsi que les circuits neuronaux impliqués dans ces processus. Enfin, il met en évidence l'importance des neurones et des cellules gliales dans la transmission de l'information dans le corps humain.

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INTRODUCTION

A chaque instant, notre corps reçoit, traite et répond à une multitude


d’informations issues de l’environnement ou de l’intérieur de l’organisme. Qu’il
s’agisse d’un simple mouvement réflexe ou d’une action volontaire, ces réponses
dépendent toutes d’un système de communication rapide et précis : la
communication nerveuse.

Mais comment ce système parvient-il à générer un message nerveux, à le


transmettre et surtout à l’intégrer pour produire une réponse adaptée ? Quels sont
les mécanismes cellulaires et physiologiques qui permettent cette coordination ?

Au cours de notre travail, nous étudierons d’abord le réflexe myotatique


comme exemple de base du fonctionnement nerveux. Ensuite, nous verrons
l’organisation cellulaire du tissu nerveux, avant de comprendre l’origine et la
transmission du message nerveux.

Enfin, nous analyserons les mécanismes d’intégration des messages par les
centres nerveux, notamment au niveau des synapses et des motoneurones.

1
I- LE RÉFLEXE MYOTATIQUE

A- NOTION DE RÉFLEXE MYOTATIQUE

Le réflexe myotatique est un réflexe automatique et involontaire déclenché par


l’étirement d’un muscle. Il permet de maintenir la posture et la tonicité musculaire
sans intervention consciente du cerveau. Ce réflexe est dit “inné” car il est présent
dès la naissance et ne nécessite pas d’apprentissage. Ce type de réflexe est qualifié
de monosynaptique, car il fait intervenir une seule synapse entre deux neurones, ce
qui le rend très rapide. Son rôle principal est de protéger le muscle contre un
étirement excessif ou brutal.

Proposition de correction du je retiens :

A l’aide d’électrodes réceptrices placées à la surface de la peau, il est possible


d’enregistrer de très faibles variations de potentiels électriques engendrées par une
contraction musculaire. Cette étude expérimentale permet de dégager les
caractéristiques de la réponse réflexe :
• Elle est dépendante de la force du choc (stimulus), mais son intensité est variable
selon l’état du sujet : les réflexes peuvent être exacerbés (contraction importante),
amoindris, voir anormalement absents, si le stimulus est de faible intensité.

• Le réflexe myotatique est donc la réponse réflexe involontaire, automatique, innée


et stéréotypée d’un muscle déclenché par son propre étirement, par exemple en
percutant légèrement le talon du pied, ce qui active le muscle extenseur de la jambe
(muscle du mollet), situé à la face antérieure de la cuisse, muscle relié au tendon
d’Achille, et qui déclenche la contraction du muscle du mollet et l’extension du pied.

B- LE CIRCUIT DU RÉFLEXE MYOTATIQUE

Le réflexe myotatique, ou réflexe d’étirement se compose de deux neurones


: un neurone sensoriel et un motoneurone. L’étirement d’un muscle déclenche
l’activation des fuseaux neuromusculaires, qui envoient un signal sensoriel à la
moelle épinière par le biais d’un neurone sensoriel. Ce signal est ensuite transmis
directement à un motoneurone, qui envoie un signal moteur au même muscle,
provoquant sa contraction.

Détail du circuit nerveux :

[Link] neuromusculaires : Ces structures, situées dans les muscles, sont


sensibles à l’étirement. L’étirement d’un muscle stimule les fuseaux
neuromusculaires.

2
2. Neurone sensoriel (primaire) : Les fuseaux neuromusculaires activés déclenchent
un potentiel d’action qui est transmis à la moelle épinière par le biais d’un neurone
sensoriel primaire (aussi appelé neurone de première ordre).

[Link] monosynaptique : Le neurone sensoriel primaire établit une synapse


directe avec un motoneurone (neurone de deuxième ordre) dans la corne ventrale
de la moelle épinière.

[Link] : Le motoneurone reçoit le signal du neurone sensoriel et déclenche


un potentiel d’action, qui est transmis au muscle cible.

[Link] : Le potentiel d’action du motoneurone provoque la contraction du muscle,


rétablissant ainsi la longueur initiale du muscle.

Proposition de correction du je retiens 1 :

L’étirement du muscle entraîne la mise en marche du fuseau


neuromusculaire, donnant naissance à un message nerveux sensoriel conduit par
une fibre nerveuse afférente. Au niveau du centre nerveux (moelle épinière), ce
message est transformé en influx nerveux moteur, conduit par des fibres
efférentes qui arrivent au muscle étiré et provoquent sa contraction.

Les fuseaux neuromusculaires sont situés dans le muscle, émettent un


message nerveux lorsqu’ils sont stimulés par l’étirement.

Explication :

Lors du réflexe myotatique, la contraction du muscle fléchisseur s’accompagne


systématiquement d’une diminution du tonus du muscle extenseur.
La coordination de ces muscles antagonistes s’explique par la double action des
fibres afférentes provenant du muscle étiré.

*Une excitation du motoneurone lié au muscle étiré déclenche la contraction du


muscle fléchisseur.
*Une inhibition du motoneurone lié au muscle antagoniste (extenseur) provoque
son relâchement.

Les muscles antagonistes reçoivent ainsi une intervention réciproque qui assure une
coordination de leurs activités.

NB : le circuit excitateur est monosynaptique et celui inhibiteur est polysynaptique à


cause de la présence de l’interneurone.

3
Proposition de correction du je retiens 3 :

Je retiens 3
Le stimulus sur le tendon d’Achille va provoquer la contraction du muscle extenseur
de la jambe (le soléaire) et le relâchement du muscle antagoniste (le jambier).

Le circuit neuronique assurant la contraction du muscle extenseur


La contraction du muscle extenseur lors du reflexe myotatique repose sur différentes
populations de neurones.

•Des neurones afférents dont les extrémités sont en relation avec les
fuseaux neuromusculaires.
Les fuseaux neuromusculaires sont sensibles à l’étirement du muscle, ils élaborent
un message nerveux afférent conduit par les neurones afférents jusqu’à la
substance grise de la moelle épinière.

•Les motoneurones du muscle étiré, dont les corps cellulaires se trouvent


dans la substance grise de la moelle épinière et dont les axones aboutissent aux
fibres musculaires effectrices. Les motoneurones élaborent et conduisent un
message nerveux efférent dirigé vers les fibres musculaires composant le muscle,
ce qui commande la contraction de ces fibres.

L’ensemble « neurone efférent – motoneurone du muscle étiré constitue un circuit


monosynaptique. Ce circuit comporte deux neurones et une seule synapse dite
excitatrice.
Cette synapse a pour effet la stimulation du motoneurone. Le fonctionnement du
circuit monosynaptique excitateur assure donc la contraction du muscle soléaire
(muscle extenseur).

Le circuit neuronique assurant le relâchement du muscle fléchisseur


En plus des neurones afférents et des motoneurones, la réalisation du réflexe
myotatique fait intervenir d’autres populations de neurones :

 Les motoneurones du muscle fléchisseur ;


 Les interneurones inhibiteurs assurant les connexions entre les neurones
afférents et les motoneurones du muscle antagoniste.

Le message nerveux afférent est transmis aux motoneurones du muscle effecteur


mais aussi aux interneurones localisés dans la substance grise de la moelle
épinière. Les interneurones sont reliés aux motoneurones du muscle fléchisseur par
des synapses inhibitrices. Cela signifie que lorsqu’un message nerveux afférent est

4
transmis aux interneurones, ceux-ci inhibent (absence de message) les
motoneurones du muscle fléchisseur.
L’ensemble « neurone afférent - interneurone inhibiteur - motoneurone du muscle
antagoniste » constitue un circuit disynaptique.
Disynaptique (le circuit comporte trois neurones et deux synapses) Inhibitrice (le
fonctionnement de la synapse connectant l’interneurone et le motoneurone du
muscle antagoniste inhibe le motoneurone).
Le fonctionnement du circuit disynaptique inhibiteur assure le relâchement du
muscle fléchisseur.
On parle d’innervation réciproque pour désigner le dispositif assurant l’inhibition des
motoneurones innervant un des muscles antagonistes alors que l’autre muscle doit
se contracter.

5
II - ORGANISATION CELLULAIRE DU TISSU NERVEUX

Le tissu nerveux est un tissu spécialisé du corps humain, dont la fonction


principale est la transmission de l’information. Il est constitué de deux grandes
catégories de cellules : les neurones et les cellules gliales.

Les neurones sont les cellules principales responsables de la conduction de


l’influx nerveux. Ils possèdent un corps cellulaire, des dendrites qui reçoivent les
messages, et un axone qui transmet le message à d’autres cellules.

En plus des neurones, le tissu nerveux contient des cellules gliales (ou
névroglie) qui assurent plusieurs rôles essentiels : elles protègent les neurones, les
nourrissent, éliminent les déchets et participent à la formation de la gaine de myéline
qui augmente la vitesse de transmission de l’influx. Le tissu nerveux est organisé de
manière très précise, que ce soit dans le cerveau, la moelle épinière ou les nerfs
périphériques, pour assurer une communication rapide et efficace dans tout le corps.

Proposition de correction du je retiens :

La moelle épinière est constituée d’une partie centrale appelée substance


grise et d’une partie périphérique qui est la substance blanche.
La substance grise contient des corps cellulaires et des dendrites.
La substance blanche contient uniquement des axones.

Une cellule nerveuse ou neurone est très spécialisée. Elle comporte 3 parties :
 Les dendrites sont des prolongements très ramifiés du corps cellulaire.
 Un corps cellulaire où se trouve le noyau.
 L’axone qui est un long prolongement du corps cellulaire qui se termine par
l’arborisation terminale. Sa longueur est variable.

On distingue 2 types de fibres :


 Les fibres amyéliniques dont l’axone est libre.
 Les fibres myélinisées dont l’axone est entouré d’une gaine de myéline issue
de l’enroulement d’une cellule de Schwann. La myéline des fibres myélinisées
provient de l’enroulement de la membrane de la cellule de Schwann autour de
l’axone, un peu comme un mètre à ruban s’enroule autour de son axe à l’intérieur du
boîtier.

6
III- LE POTENTIEL DE REPOS ET D’ACTION

A- ORIGINE DU POTENTIEL DE REPOS

Le potentiel de repos est une différence de potentiel électrique mesurée entre


l’intérieur et l’extérieur d’une cellule nerveuse (neurone) au repos. Il est
généralement d’environ –70 mV, ce qui signifie que l’intérieur de la cellule est négatif
par rapport à l’extérieur.

Le potentiel de repos d’un neurone, d’environ –70 mV, est dû à une répartition
inégale des ions de part et d’autre de la membrane plasmique. Cette répartition est
maintenue par la pompe Na⁺/K⁺-ATPase, qui utilise de l’énergie (ATP) pour faire
sortir 3 ions Na⁺ et faire entrer 2 ions K⁺, créant ainsi une charge globale plus
négative à l’intérieur de la cellule.
De plus, la perméabilité sélective de la membrane, plus grande pour les ions K⁺
que pour les Na⁺, permet aux K⁺ de diffuser vers l’extérieur, ce qui accentue cette
polarisation négative. Les ions Cl⁻ et les protéines intracellulaires chargées
négativement participent également à cette différence de potentiel. Le potentiel de
repos résulte donc d’un équilibre dynamique entre des phénomènes passifs
(diffusion ionique) et actifs (pompe ionique), maintenant une polarisation stable de la
membrane.

Le potentiel de repos résulte de la différence de répartition des ions (notamment


Na⁺ et K⁺) et du fonctionnement actif de la pompe Na⁺/K⁺, créant une polarisation
de la membrane.

Proposition de correction du je retiens :

Au repos, ou en absence de toute stimulation, il existe une différence de


potentiel de - 70mV entre la surface membranaire externe électropositive et la
surface interne électronégative. Cette différence de potentiel est appelée potentiel
de repos ou de membrane.
Ce potentiel de repos est dû à une différence de concentration des ions Na+ et
K+ responsable de la polarité membranaire.
En effet, les ions Na+ sont plus concentrés dans le milieu extracellulaire et les
ions K+ dans le milieu intracellulaire (cytoplasme). La loi de diffusion passive permet
une entrée passive des ions Na+ et une sortie passive des ions K+ à travers les
canaux ioniques de nature protéique (canaux de fuite des ions correspondants).
Spontanément, ces différences de concentrations dans les deux milieux des ions
Na+ et K+ devraient disparaître, à cause de l’équilibre chimique qui consiste à avoir
autant d’ions de même nature de part et d’autre de la membrane. Cet équilibre ne
sera jamais atteint dans une cellule vivante et la polarité membranaire maintenue
pour deux raisons :

7
La sortie passive des ions K+ est plus importante que l’entrée passive des
ions Na+ ;
Les pompes Na+/K+ ATPase, situées sur la membrane responsable du retour
des ions Na+ et K+ dans leur milieu d’origine, font entrer moins d’ions K+ et
sortir plus d’ions Na+
Ce transfert d’ions par la pompe se fait suivant un gradient croissant de
concentration et exige pour cela de l’énergie qui provient de la dégradation d’ATP :
c’est donc un transport actif.
Nous pouvons donc conclure que le potentiel de repos est lié à la polarité
membranaire et la perméabilité sélective de la membrane aux ions Na+ et K+.

B- L’ORIGINE DU POTENTIEL D’ACTION

Le potentiel d’action est une inversion temporaire du potentiel de membrane


qui se produit lorsqu’un neurone est stimulé. Il dure environ 1 milliseconde et peut
atteindre environ +30 mV.

Le potentiel d’action est une réponse transitoire à une stimulation efficace


atteignant un seuil, qui déclenche l’ouverture de canaux Na⁺ voltage-dépendants.
Ces canaux permettent une entrée massive de Na⁺ dans le neurone, inversant
temporairement la polarité de la membrane : c’est la dépolarisation. Rapidement,
ces canaux se referment tandis que s’ouvrent les canaux K⁺ voltage-dépendants,
provoquant la repolarisation par sortie de K⁺. Une courte hyperpolarisation peut
suivre avant le retour au potentiel de repos, assuré par la pompe Na⁺/K ⁺. Le
potentiel d’action résulte donc de l’ouverture séquentielle de canaux ioniques
spécifiques, induite par un changement de voltage, qui modifie temporairement la
répartition des charges de part et d’autre de la membrane.

Le potentiel d’action est causé par une ouverture sélective et séquentielle des
canaux voltage-dépendants (Na⁺ puis K⁺), entraînant une dépolarisation puis une
repolarisation de la membrane.

Proposition de correction du je retiens :

8
Un temps de latence (A-B).
Une stimulation efficace donne naissance à un potentiel d’action après un artefact
(A) de stimulation suivie.
Le P.A. (potentiel d’action) comprend 3 phases :
 La dépolarisation (B-C) qui est une phase d’inversion de la polarité
membranaire qui lui donne un signe positif.
 La repolarisation (C-D) qui est une phase de retour au potentiel de repos.
 L’hyperpolarisation (D-E) due au déplacement temporaire du P.R. lors du
réajustement.

La naissance d’un potentiel d’action fait intervenir d’autres types de protéines


membranaires qui sont des canaux Na+ et K+ voltage-dépendants fermés durant le
temps de latence.

 La dépolarisation est due à l’ouverture des canaux Na+ voltage-


dépendants et à l’entrée massive de Na+ dans la cellule.

 La repolarisation est due à la fermeture des canaux Na+ et à l’ouverture


des canaux K+, provoquant la sortie des ions K+.

 L’hyperpolarisation est due à la fermeture lente des canaux K+, ce qui


entraîne une sortie prolongée de K+ au-delà du potentiel de repos.

9
IV- LA NAISSANCE DU MESSAGE NERVEUX AU NIVEAU D’UN
RÉCEPTEUR SENSORIEL

Un récepteur sensoriel est une cellule spécialisée capable de détecter un


stimulus (comme une pression, une température, ou une lumière) et de le
transformer en signal nerveux. Ce processus commence dans une zone particulière
du récepteur, appelée site transducteur.

Lorsqu’un stimulus (par exemple, une pression sur la peau) est appliqué, il
provoque une déformation de la membrane du récepteur, ce qui entraîne une entrée
de ions sodium (Na⁺) dans la cellule. Cette entrée provoque une dépolarisation
locale de la membrane, appelée potentiel de récepteur.

Ce potentiel de récepteur est un signal électrique local, gradué (son amplitude


dépend de l’intensité du stimulus). Mais il ne se propage pas très loin dans la fibre
nerveuse et ne constitue pas encore un message nerveux.

Si le potentiel de récepteur atteint une valeur seuil, il atteint alors une zone
appelée site générateur, où se trouvent des canaux voltage-dépendants au sodium.
Là, la dépolarisation brutale provoque la naissance d’un potentiel d’action, qui est un
message nerveux codé.

Les potentiels d’action sont ensuite transmis tout le long de la fibre nerveuse
sensitive jusqu’au système nerveux central (moelle ou cerveau). Ils sont tous
identiques, mais leur fréquence augmente avec l’intensité du stimulus, permettant au
cerveau d’interpréter la nature et la force de la stimulation.

Je retiens :

Un récepteur sensoriel est une cellule spécialisée qui traduit un stimulus pour
lequel il est spécialisé en en message nerveux : c’est la transduction.
Un récepteur sensoriel est une cellule spécialisée qui traduit un stimulus pour lequel
il est sensible.

La stimulation de l’extrémité de la fibre nerveuse, en zone appelée site


transducteur, se traduit par une dépolarisation membranaire que l’on appelle
potentiel de récepteur. Celui-ci, qui se propage à la vitesse du courant électrique,
apparaît pratiquement au même moment en tous les points de la fibre stimulée, mais
son amplitude décroît très vite de sorte qu’il est pratiquement nul à quelques
millimètres du point de naissance. N’atteignant jamais les centres nerveux, le
potentiel de récepteur ne peut donc pas les « informer ».

10
Les potentiels d’action ne naissent qu’au niveau du site générateur. A cet endroit, le
potentiel de récepteur déclenche l’ouverture brutale des canaux à sodium (Na⁺) ;
l’entrée explosive des ions Na⁺ est la première manifestation du potentiel d’action.
Les potentiels d’action ne naissent que si, à l’emplacement du site générateur, la
dépolarisation due au potentiel de récepteur atteint (ou dépasse) une valeur seuil.
Cette valeur seuil, pour la production du message nerveux, correspond à une
stimulation dont l’intensité est dite seuil.

En revanche, s’il n’y a pas de seuil pour la production du potentiel de récepteur :


l’amplitude de celui-ci est directement proportionnelle à l’intensité de la stimulation.

11
V- CODAGE ET PROPAGATION DU MESSAGE NERVEUX

A- LE CODAGE DU MESSAGE NERVEUX

Le message nerveux correspond à une information (comme une sensation ou


un ordre moteur) que le système nerveux doit transmettre. Cette information est
codée sous forme de signaux électriques appelés potentiels d’action.

Un potentiel d’action (PA) est une brève inversion du potentiel électrique de la


membrane d’un neurone. Il se déclenche lorsqu’un neurone est suffisamment
stimulé (par exemple, par une pression, une température ou un autre neurone). Ce
signal est toujours de même intensité, c’est-à-dire qu’un PA a toujours la même
amplitude (environ 100 mV), peu importe la force de la stimulation.

La seule manière pour un neurone de coder l’intensité d’un stimulus est donc
de varier la fréquence des potentiels d’action. Plus le stimulus est fort, plus les PA
sont nombreux par seconde. Ce mode de codage est appelé codage en fréquence.
Exemple : Si une personne se pique légèrement, les PA seront peu fréquents. Si
elle se brûle, les PA seront émis à une fréquence beaucoup plus élevée.

B- LA PROPAGATION DU MESSAGE NERVEUX

Une fois que le message nerveux a été codé sous forme de potentiels d’action,
il doit se propager le long de l’axone du neurone pour atteindre une autre cellule
(neurone, muscle, glande, etc.). Cette propagation peut se faire de deux manières
différentes selon le type de fibre nerveuse : non myélinisée ou myélinisée.

a) Propagation dans une fibre non myélinisée

Dans une fibre non myélinisée, l’axone n’est pas entouré de gaine de myéline.
Le message nerveux, sous forme de potentiel d’action, se propage alors de manière
continue : chaque portion de la membrane est activée l’une après l’autre. Cela
signifie que le potentiel d’action se propage lentement, car il doit parcourir toute la
longueur de la fibre sans interruption.
Ce mode de propagation est donc plus lent et énergivore. Par exemple, selon
le document, une fibre non myélinisée de 2 micromètres de diamètre transmet le
message nerveux à une vitesse d’environ 2 m/s.

12
b) Propagation d’une fibre myélinisée

Dans une fibre myélinisée, l’axone est entouré d’une gaine de myéline, une
substance isolante produite par des cellules gliales (cellules de Schwann ou
oligodendrocytes). Cette gaine empêche les échanges d’ions à travers la membrane,
sauf à certains endroits appelés nœuds de Ranvier, où la membrane reste nue.

Le potentiel d’action ne se propage donc pas de manière continue, mais il


saute de nœud de Ranvier en nœud de Ranvier. Ce type de propagation est appelé
propagation saltatoire. Cela permet au message nerveux d’être transmis beaucoup
plus rapidement, car il ne traverse pas toute la membrane mais avance par “sauts”.
Ce système est très efficace : une fibre myélinisée de 20 micromètres de diamètre
peut transmettre un message à une vitesse allant jusqu’à 120 m/s.

Proposition de corrections du je retiens :

Une faible stimulation (ou stimulation sous-threshold) n’engendre aucun


potentiel d’action. En revanche, dès que la valeur seuil de la stimulation (ou
stimulation supraliminaire) est atteinte, on enregistre un potentiel d’action qui se
propage le long de la fibre nerveuse.
La naissance d’un potentiel d’action au niveau d’une fibre nerveuse obéit à la loi «
du tout ou rien » :
 Lorsque le seuil de dépolarisation n’est pas atteint, le potentiel d’action
n’apparaît pas (rien)
 Lorsque le seuil est atteint, l’amplitude de la réponse est d’emblée maximale
(tout)
Le message nerveux est codé en fréquence de train de potentiels d’action.
En effet, les potentiels d’action qui se propagent le long de la fibre nerveuse sont
d’amplitudes constantes mais de fréquences variables.

La propagation du potentiel d’action est le résultat d’une succession de


dépolarisations membranaires. Une dépolarisation membranaire dépolarise les
zones voisines. Si cette dépolarisation est suffisante et si la zone voisine est
excitable, un nouveau potentiel d’action identique à celui qui est en train de
disparaître est engendré.
Le long d’une fibre nerveuse à myéline, les zones excitables sont localisées au
niveau des nœuds de Ranvier.
La propagation du message nerveux se fait d’un nœud (ou étranglement) de
Ranvier à un autre : c’est une propagation saltatoire. Elle est plus rapide que celle
qui se fait de proche en proche le long d’une fibre sans myéline.

Pendant un temps court, une zone membranaire qui vient de générer un


potentiel d’action est inexcitable.

13
L’existence de cette période réfractaire explique que le potentiel d’action parcourant
une fibre nerveuse ne puisse rebrousser chemin.

14
VI – LES MECANISMES D’INTEGRATION DES MESSAGES
NERVEUX

L’intégration des messages nerveux désigne la capacité du système nerveux


(notamment des neurones) à recevoir, traiter et produire une réponse à partir de
plusieurs signaux nerveux provenant de différentes sources.

A- DIVERSITÉ STRUCTURALE DES SYNAPSES

Une synapse une zone de connexion fonctionnelle entre deux neurones, ou


entre un neurone et une autre cellule (comme une cellule musculaire). Elle permet la
transmission du message nerveux. Il existe plusieurs types de synapses selon :

Leur structure :

Synapse chimique : La plus courante. Le message est transmis grâce à des


neurotransmetteurs (molécules chimiques).

Synapse électrique : Plus rare. Les neurones sont connectés par des jonctions
communicantes (ou gap junctions) permettant un passage direct du signal
électrique.

Leur localisation :

Axodendritique : entre l’axone d’un neurone et la dendrite d’un autre.

Axosomatique : entre l’axone et le corps cellulaire.

Axoaxonique : entre deux axones.

Leur fonction :

Synapse excitatrice : elle favorise la transmission du message (dépolarisation).

Synapse inhibitrice : elle freine ou empêche la transmission du message


(hyperpolarisation).

15
B-LE FONCTIONNEMENT DES SYNAPSES CHIMIQUES

Voici comment se passe la transmission du message nerveux dans une synapse


chimique :

 Arrivée du potentiel d’action (PA) dans le bouton synaptique de l’axone


présynaptique.

Le potentiel d’action est un signal électrique provoqué par une inversion rapide du
potentiel de membrane.

 Ouverture des canaux calciques et entrée de Ca²⁺ dans le neurone


présynaptique.

 Le calcium provoque la fusion des vésicules synaptiques (qui contiennent les


neurotransmetteurs) avec la membrane présynaptique.

 Libération des neurotransmetteurs dans la fente synaptique (espace entre les


deux neurones).

 Les neurotransmetteurs se fixent sur des récepteurs spécifiques situés sur la


membrane du neurone postsynaptique.

 Cela entraîne l’ouverture de canaux ioniques et modifie le potentiel de


membrane :
Si le potentiel devient plus positif, on parle de potentiel postsynaptique excitateur
(PPSE).
Si le potentiel devient plus négatif, c’est un potentiel postsynaptique inhibiteur
(PPSI).

 Le neurotransmetteur est ensuite éliminé par :


Dégradation enzymatique
Recapture par le neurone présynaptique

C- E RÔLE INTÉGRATEUR DES MOTONEURONES

Un motoneurone un type de neurone qui conduit le message nerveux vers un


muscle pour provoquer sa contraction. Il reçoit de nombreux messages provenant de
différents neurones : certains excitent et d’autres inhibent.

16
Cette intégration se fait au niveau de la zone gâchette, située généralement
au départ de l’axone. Si la somme des PPSE et PPSI reçus dépasse un certain seuil
d’excitation, alors un potentiel d’action est déclenché. Sinon, aucune réponse n’est
transmise.
Ce processus est appelé sommation, et il existe deux formes :

Sommation spatiale : plusieurs synapses excitatrices activées en même


temps.

Sommation temporelle : une même synapse excitée à répétition et


rapidement.

Je retiens :

Un motoneurone est connecté à de très nombreuses fibres afférentes


excitatrices et inhibitrices. Il reçoit donc de très nombreuses informations
successivement. Ainsi, à tout instant, le motoneurone est soumis à l’influence de
synapses excitatrices ou inhibitrices, son corps cellulaire doit donc intégrer ces
informations, c’est-à-dire en faire la somme algébrique pour générer de nombreux
potentiels post synaptiques (PPS) soit par sommation spatiale, ou par sommation
temporelle.

Intégration par sommation spatiale

Le motoneurone est capable de produire un message efférent s’il reçoit


simultanément plusieurs messages de fibres afférentes avec qui il constitue une
seule synapse.

En effet, si plusieurs fibres afférentes sont excitées en même temps, elles


libèrent dans la fente synaptique une importante quantité de neurotransmetteurs
excitateurs. Ceci entraîne l’ouverture de canaux sodium (Na⁺) chimio
dépendants. L’entrée massive des ions Na⁺ provoque un potentiel d’action
postsynaptique, donc la naissance d’un message nerveux efférent.

Le motoneurone fait ainsi la somme algébrique de tous les PPSE élémentaires


provoqués par ces fibres excitatrices : c’est la sommation spatiale.

Intégration par sommation temporelle

Le motoneurone est aussi capable de produire un message efférent s’il reçoit


successivement plusieurs messages d’une fibre afférente avec qui il constitue une
synapse.

17
En effet, une intensité infraliminaire entraîne la libération de peu de
neurotransmetteur, ouvrant des canaux Na⁺ chimio dépendants mais
insuffisamment pour avoir une réponse du motoneurone.

Cependant, si on excite successivement la fibre avec un délai très court et


avec la même intensité que les premiers canaux Na⁺ ne se ferment d’autres
s’ouvrent, une quantité plus importante de Na⁺ entre et crée un potentiel d’action
postsynaptique donc la naissance d’un message nerveux efférent.

Le motoneurone fait ainsi une sommation temporelle, c’est-à-dire la somme


de deux PPSE successives pour donner un message nerveux efférent.
NB : le motoneurone est capable d’intégrer des messages inhibiteurs par les
mêmes sommations.
Dans ce cas, on note l’entrée des ions chlorure (Cl⁻) suite à l’ouverture des canaux
Cl⁻ chimio dépendants par les neurotransmetteurs inhibiteurs comme GABA. Ceci
conduit à des hyperpolarisations de plus en plus accentuées.

Le motoneurone est capable d’intégrer les messages excitateurs et inhibiteurs en


même temps.

18
CONCLUSION

La communication nerveuse repose sur une organisation complexe mais


rigoureusement structurée du système nerveux. Du réflexe myotatique aux circuits
plus élaborés, elle implique la naissance d’un message au niveau d’un récepteur,
son codage, sa propagation et enfin son intégration par les centres nerveux. Les
synapses, en particulier chimiques, jouent un rôle fondamental dans cette intégration
en modulant la transmission selon la nature et l’intensité des stimuli. Ainsi, les
centres nerveux ne se contentent pas de transmettre l’information : ils la traitent, la
comparent et la sélectionnent pour produire une réponse adaptée.
Cette capacité d’intégration fait du système nerveux un véritable centre de
commande du corps humain, assurant à la fois réactivité et adaptation face à un
environnement en constante évolution.

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