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Mémoire Finale

Le mémoire présente la conception et l'étude d'un pont à poutre en béton précontraint situé au PK 56+180 de la RN108, reliant El Maleh à Hammam Bouhdjar en Algérie. Le pont est constitué de trois travées de 27 mètres, chacune composée de sept poutres en béton précontraint. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la modernisation des infrastructures routières en Algérie.

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Mémoire Finale

Le mémoire présente la conception et l'étude d'un pont à poutre en béton précontraint situé au PK 56+180 de la RN108, reliant El Maleh à Hammam Bouhdjar en Algérie. Le pont est constitué de trois travées de 27 mètres, chacune composée de sept poutres en béton précontraint. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la modernisation des infrastructures routières en Algérie.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère De l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique

Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf


Faculté d’Architecture et de Génie Civil

Département de Génie Civil

Mémoire pour l’Obtention du Diplôme d’Ingénieur d’état

En Génie civil

Option : Voies et Ouvrage d’Art

Thème :

Conception et étude d’un pont à poutre en


béton précontraint par post tension situé au PK
56+180 de la RN108 franchissant Oued El
Maleh

Présenté en juillet 2021 par :

BAGHLI OTHMANE MEBARKI BOUFELDJA ZOHEIR

Devant le Jury composé de :

Mme. BABA HAMED FATIMA Présidente


Mr. AYED KADA Opposant
Mme. GUENANOU FARIDA Encadreur
REMERCIMENT

Je remercie Dieu le tout puissant de m’avoir donné le privilège et la chance d’étudier

Et de suivre le chemin de la science et de la connaissance.

Nous adressons nos vifs remerciements à notre encadreur Mme. GUENANOU

FARIDA. pour sa compréhension ; ses conseils et son aide et ses orientations efficaces.

Et pour toutes les informations et les conseils qu’elle m’a apportées, pour son suivis sa

disponibilité, sa sympathie, sa patience et son intérêt porté sur notre travail réalisé.

Nous tenons également à remercier Mr. AYED KADA d’avoir accepté d’examiner notre

projet de fin d’études.

Nous remercions aussi Mme. BABA HAMED FATIMA présidente ainsi que tous les

membres du jury

Nous adressons également notre profonde gratitude à tous les professeurs de l’Université

des sciences et de technologie Mohamed Boudiaf IGCMO en particulier ceux du

département de GENIE CIVIL. Votre enseignement a porté ses fruits.

Enfin, nous remercions toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à

l’élaboration de ce mémoire.

Merci à tous
DEDICACES

J’ai vécu sans le savoir

Comme l’herbe qui pousse

Le matin, le jour, le soir …

Et voilà que ce jour après tant d’années de travail et de labeur ;

Je vais enfin cueillir la rose de mon jardin.

Je dédie ce travail

A mon cher père qui n’a pas cessé de m’encourager et de se sacrifier pour que je puisse
Franchir tout obstacle durant toutes mes années d’études et de ma vie, que Dieu le garde en
Très bonne santé.

A ma plus belle étoile qui puisse exister dans l’univers, ma très chère mère, celles à qui je
Souhaite une longue vie.

A ma très chère sœur que j’aime beaucoup

A mes très chers frères : Ramzi et Mehdi

A mes grands-parents que Dieu me les gardes

A toute ma famille

A toutes mes camardes

Au personnel de La D.T.P

A tous ceux qui m’aime


DEDICACES

Je dédie ce modeste travail accompagné d’un profond amour :

A ma mère dont la force, le courage et la patience m’inspire chaque jour, merci de d’avoir été
une source de motivation et d’avoir veillé à mon bien être, de m’avoir appris qu’avec la
volonté rien n’est impossible, et surtout a surmonter les moments les plus difficiles de la vie.

A mon père, l’homme dévoue mon support dans la vie qui m’a appris, m’a dirigé vers la
gloire, j’espère t’avoir rendue fière

Mon frère, qui m’a toujours soutenue par son affection et son aide.

Mes sœurs, Amani sa tendresse et ses nombreuses petites attentions à mon égard et a Alaa
pour ses nombreux services et sa gentillesse.

A ma grand-mère, qui est passée par des moments difficiles et dont la présence me manque je
te dédie ce travail mamie.

A tous mes amis sans exceptions j’arriverais pas a vous citez au complet.
RESUME

L’Algérie donne une grande importance au domaine de génie civil d’une façon générale et aux

travaux d’infrastructure spécialement. Le pont étudié rentre dans le cadre de la modernisation

de la RN 108 (wilaya d’Ain Témouchent) et relit la commune d’El Maleh à celle de Hammam

Bouhdjar, il se situe au PK56+180 et franchit oued El Maleh.

Il est constitué de trois travées de 27.00 m, et chaque travée est constituée de sept (7) poutres

en béton précontraint espacées de 1.58m avec un hourdis de 20 cm d’épaisseur.

Mots clés :
Ouvrage d’art ; Pont à poutre ; Béton précontraint ; Pile ; Culée ; Semelle profonde.
ABSTRACT

Algeria attaches great importance to the field of civil engineering in general and to
infrastructure works in particular. The bridge studied is part of the modernization of the RN
108 (wilaya of Ain Témouchent) and connects the municipality of El Maleh to that of
Hammam Bouhdjar, it is located at PK56 + 180 and crosses Oued El Maleh.

It consists of three spans of 27.00 m, and each span made up of seven (7) concrete beams
spaced 1.58m with a slab 20 cm thick.

Keywords:

Work of art; Girder bridge; Prestressed concrete; Battery; Abutment; Deep sole.
‫ملخص‬

‫وليت الجزائر أهمية كبيرة لمجال الهندسة المدنية بشكل عام وأعمال البنية التحتية بشكل خاص‪ .‬يقع الجسر المدروس في‬
‫إطار تحديث ‪( RN 108‬والية عين تموشنت) ويربط بلدية المالح ببلدية حمام بوحجار‪ ،‬ويقع في ‪ PK56 + 180‬ويمر‬
‫بوادي المالح‪.‬‬

‫بتكون من ثالثة امتدادات بطول ‪ 27.00‬م‪ ،‬ويتكون كل امتداد من سبعة (‪ )7‬عوارض خرسانية مسبقة اإلجهاد متباعدة‬
‫‪ 1.58‬م وبالطة خرسانية بسماكة ‪ 20‬سم‪.‬‬

‫الكلمات الدالة‪:‬‬

‫منشئات فنية‪ .‬جسر ذات روافد من الخرسانة المجهدة مسبقا‪ .‬الركيزة العمودية‪ .‬الركيزة الجانبية‪ .‬بالط‪ .‬الدعامة السطحية‬
Table des matières
Introduction générale
Chapitre 1 : présentation de l’ouvrage
1-1- Introduction …………………………………………………………………. 01
1-2- Prestation de l’ouvrage ……………………………………………………… 01
1-3- reconnaissance géométrique ………………………………………………… 01
1-3-1- Tracé en plan ………………………………………………………… 02
1-3-2- Tracé en long ………………………………………………………… 02
1-3-3- Tracé en travers ……………………………………………………… 02
1-4- Données naturelles …...………………………………………………………. 03
1-4-1- Données topographiques …………………………………………….. 03
1-4-2- Données sismologiques ……………………………………………… 03
1-4-3- Données climatiques ………………………………………………… 05
1-4-3-1- La température ………………………………………….... 05
1-4-3-2- Le vent ………………………………………………….... 05
1-4-3-3- La neige ………………………………………………….. 05
1-4-4- Données géotechniques …………………………………………….... 05
1-4-4-1- Organisation et types de la reconnaissance ………………. 05
1-4-4-2- Résultat des essais in-situ ………………………………… 06
1-4-4-3- Niveau d’eau ……………………………………………... 09
1-4-4-4- Essais pressiométrisues …………………………………... 09
1-4-4-5- Interprétation des résultats des essais en laboratoire ……... 12
1-5- Conclusion ……………………………………………………………………. 15
Chapitre 2 : Conception et pré dimensionnement
2-1- Introduction ………………………………………………………………….. 16
2-2- Choix de l’ouvrage ………………………………………………………....... 16
2-3- La proposition des variantes …………………………………………………. 17
2-4- Conclusion …………………………………………………………………… 21
2-5- Pré dimensionnement de la poutre …………………………………………… 21
2-6- Pré dimensionnement de la dalle …………………………………………….. 24
2-7- Caractéristiques géométriques de la poutre ………………………………….. 26
2-7-1- Caractéristiques géométriques de la poutre d’about ………………….. 27
2-7-2- Caractéristiques géométriques de la poutre travée ……………………. 28
2-8-Conclusion …………………………………………………………………….. 29
Chapitre 3 : Caractéristiques des matériaux
3-1- Introduction …………………………………………………………………… 30
3-2- Caractéristiques des matériaux ………………………………………………... 30
3-2-1- Béton ………………………………………………………………….... 30
3-2-1-1- La résistance à la compression et à la traction …………….... 30
3-2-1-2- La résistance à la traction …………………………………… 31
3-2-1-3- Déformation instantanées et différées du béton …………….. 31
3-2-1-4- Déformation transversale du béton ………………………….. 32
3-2-1-5- Contraintes admissibles ……………………………………… 32
3-2-1-6- Contraintes admissible à la compression ……………………. 32
3-2-1-7- Qualités attendue d’un béton pour l’ouvrages ………………. 33
3-2-2- L’acier …………………………………………………………………... 33
3-2-2-1- Aciers actifs …………………………………………………. 33
3-2-2-2- Les aciers passifs ……………………………………………. 34
3-3- Les charges ……………………………………………………………………... 35
3-3-1- Les charges permanentes ……………………………………………….. 35
3-3-2- Les éléments non porteurs ……………………………………………… 37
3-4- Calcul des surcharges routières ……………………………………………….... 38
3-4-1- Système de charges Al ………………………………………………….. 40
3-4-2- Système de charges B ( Bc ; Bt ; Br ) …………………………………... 41
3-4-3- Système militaire Mc120 ……………………………………………….. 42
3-4-4- Convoi type D240 …………………………………………………….... 46
3-5- Charges d’exploitation diverse ……………………………………………….... 47
3-6- Combinaisons des charges ……………………………………………………... 49
3-7- Conclusion ……………………………………………………………………... 49
Chapitre 4 : Modélisation du tablier
4-1- Introduction ……………………………………………………………………. 50
4-2- Modélisation du tablier ………………………………………………………… 50
4-3- Définition des cas de charges ………………………………………………….. 52
4-3-1- Les superstructures ……………………………………………………... 52
4-3-2-1- Disposition de la charges Al ………….……………………. 54
4-3-2-1- Définition de la surcharge (Bc) …………………………….. 54
4-3-2-2- Disposition de la surcharges (Bt) …………………………... 55
4-3-2-3- Disposition de la surcharges (MC120) ……………………... 58
4-3-2-4- Disposition de la surcharges ( D240 ) ……………………… 61
4-4- Conclusion ……………………………………………………………………... 65
Chapitre 5 : Calcul de la précontrainte
5-1- Introduction …………………………………………………………………..... 66
5-2- Le principe du béton précontraint ……………………………………………... 66
5-2-1- Procèdes de la précontrainte…………………………………………….. 66
5-3- Notion de base sur la précontrainte ……………………………………………. 67
5-3-1- Programme de mise en tension des câbles ……………………………… 68
5-3-2- Montage de la précontrainte …………………………………………….. 68
5-3-3- Injection des câbles ……………………………………………………... 68
5-4- Calcul de la précontrainte …………………………………………………….... 69
5-4-1- Diagramme des contraintes dues à la précontrainte (P) ………………... 72
5-4-2- Vérification de la convenance de la contrainte ………………………… 74
5-4-3- Disposition des câbles ………………………………………………….. 75
5-5- Calcul des pertes de tensions …………………………………………………... 79
5-5-1- Les pertes instantanés …………………………………………………... 79
5-5-2- Les pertes de tensions instantanés ……………………………………… 81
5-5-3- Pertes différées totales ………………………………………………….. 82
5-5-4- Total des pertes de tension ……………………………………………... 82
5-5-5- La tension finale ………………………………………………………... 82
5-5-6- Pourcentage des pertes ………………………………………………...... 82
5-6- Force utile de la précontrainte ………………………………………………....... 82
5-6-1- Vérification de la précontrainte a l’elu …………………………………. 82
5-6-2- Calcul du moment résistant de la table …………………………………. 83
5-6-3- Le moment repris par nervure …………………………………………... 83
5-6-4- Calcul de σ3 …………………………………………………………….. 83
5-6-5- Allongement correspondant …………………………………………….. 83
5-7- Calcul des forces reprises par les câbles ………………………………………... 85
5-7-1- Effort repris par la nervure Fn …………………………………………. 85
5-7-2- Effort repris par la nervure Ft ………………………………………….. 85
5-8- Ferraillage des poutres ………………………………………………………….. 85
5-8-1- Calcul des armatures …………………………………………………... 85
5-8-2- Vérification a l’effort tranchant ……………………………………….. 87
5-8-2-1- Vérification a l’etat limite service …………………………... 87
5-8-2-2- La contrainte de cisaillement ……………………………….. 88
5-8-2-3- Contrainte admissible ………………………………………. 89
5-8-2-4- Vérification a l’etat limite ultime …………………………... 89
5-8-3- Détermination des armatures …………………………………………. 90
5-8-3-1- Armatures minimales ………………………………………. 90
5-9- Conclusion …………………………………………………………………….. 91
Chapitre 6 : Etude de l’hourdis et des entretoises
6-1- Introduction ……………………………………………………………………. 92
6-2- Définition de l’hourdi ………………………………………………………….. 92
6-3- Etude de la flexion longitudinale …………………………………………….... 92
6-3-1- Ferraillage de l’hourdi …………………………………………………. 95
6-4- Etude de la flexion transversale ……………………………………………….. 101
6-5- Etude d’entretoise ……………………………………………………………... 104
6-5-1- Les entretoises …………………………………………………………. 104
6-5-2- Dimension de l’entretoise ……………………………………………... 104
6-5-3- Vérificationa l’effort tranchant …………………………………………105
6-6- Dimensionnement du ferraillage de l’entretoise ……………………………… 105
6-7- Conclusion ……………………………………………………………………. 107
Chapitre 7 : Etude des équipements du pont
7-1- Introduction ………………………………………………………………….... 108
7-2- Appareils d’appuis …………………………………………………………… 108
7-3- Les appareils d’appuis en néoprène fretté …………………………………….. 109
7-4- Dimensionnement des appareils d’appuis …………………………………….. 110
7-4-1- Vérification de la contrainte normale …………………………………. 110
7-4-2- Condition de non flambement ………………………………………… 111
7-4-3- Vérification des frettes métalliques …………………………………… 111
7-5- Fonction des dés d’appuis .……………………………………………………. 112
7-5-1- Dimensionnement des dés d’appuis …………………………………… 112
7-6- Les joints de chaussées ………………………………………………………... 114
7-6-1- Introduction …………………………………………………………..... 114
7-7- Calcul des différentes sollicitations …………………………………………… 115
Chapitre 8 : Etude sismique du pont
8-1- Introduction …………………………………………………………………..... 117
8-2- Calcul de la forme sismique …………………………………………………… 117
8-2-1- Effort longitudinal ……………………………………………………… 117
8-2-2- Calcul des raideurs d’appuis ……………………………………………. 119
8-2-2-1- Raideurs de la culée …………………………………………. 119
8-2-2-2- Sens transversal ……………………………………………... 121
8-2-2-3- La raideur global ……………………………………………. 121
8-3- La force de chaque appui ……………………………………………………… 125
8-3-1- Force sur culée ………………………………………………………… 125
8-3-2- Force sur pile …………………………………………………………... 125
8-3-3- Effort transversal ………………………………………………………. 125
8-4- Analyses du composant vertical séisme ………………………………………. 126
8-5- Combinaison des composants des actions séismiques ………………………... 127
8-5- Conclusion ……………………………………………………………………. 128
Chapitre 9 : Etude de la pile
9-1- Introduction …………………………………………………………………… 129
9-2- Choix de la morphologie …………………………………………………..... 129
9-2-1- Différents types de piles …………………………………………….. 129
9-3-Choix de la pile ……………………………………………………………… 129
9-3-1- Critère de dimensionnement de la pile ……………………………… 130
9-3-2- Pré dimensionnement de la pile ……………………………………... 130
9-3-3- Chevêtre ……………………………………………………………... 130
9-3-4- Fut …………………………………………………………………… 131
9-4- Vérification au flambement ………………………………………………… 131
9-5- Les sollicitations …………………………………………………………….. 131
9-5-1- Modélisation du modèle ……………………………………………. 131
9-5-2- Les charges de la superstructure …………………………………… 132
9-5-3- Les charges roulantes ………………………………………………. 133
9-5-4- Tableau des résultats des réactions ………………………………… 133
9-6- Modélisation de la pile ……………………………………………………… 133
9-6-1- Les combinaisons ………………………………………………….. 137
9-6-2- Moments du chevêtre ……………………………………………… 138
9-7- Ferraillage de la pile ………………………………………………………… 141
9-7-1- Ferraillage du chevêtre …………………………………………….. 141
9-8- Ferraillage du fut …………………………………………………………… 147
9-9- Etude des fondations ……………………………………………………….. 154
9-9-1- Introduction ……………………………………………………….. 154
9-9-2- Choix de l’entraxe ………………………………………………… 154
9-9-3- Sollicitation ……………………………………………………….. 155
9-9-4- Ferraillage de la semelle …………………………………………... 157
9-10- Conclusion ………………………………………………………………… 161
Chapitre 10 : Etude de la culée et de sa fondation
10-1- Introduction ……………………………………………………………….. 162
10-2- Choix du type de culée ……………………………………………………. 162
10-3- Pré dimensionnent de la culée …………………………………………….. 163
10-3-1- Sommier d’appui …………………………………………………. 163
10-3-2- Mur garde grève ………………………………………………….. 163
10-3-3- Dalle de transition ………………………………………………... 163
10-3-4- Murs en retours …………………………………………………... 164
10-3-5- Mur de front ……………………………………………………… 164
10-3-6- Le corbeau ………………………………………………………... 164
10-4- Hypothèse de calcul ……………………………………………………….. 165
10-4-1- Modélisation ……………………………………………………… 166
10-5- Calcul du ferraillage ……………………………………………………….. 170
10-5-1- Le mur frontal …………………………………………………….. 171
10-5-2- Le mur en retour ………………………………………………….. 177
10-5-3- Le mur garde grève ……………………………………………….. 182
10-5-4- Le corbeau ………………………………………………………… 190
10-5-5- Etude de la dalle de transition …………………………………….. 193
10-6- Etude des fondations ………………………………………………………. 196
10-6-1- Introduction ……………………………………………………….. 196
10-6-2- Choix de l’entraxe ………………………………………………… 196
10-6-3- Sollicitation ………………………………………………………. 197
10-6-4- Ferraillage du pieu sous culée …………………………………….. 197
LISTE DES TABLEAUX

CHAPITRE 1 : Présentation de l’ouvrage

Tableau 1.1 : Coefficient d’accélération A ……………………………………………….. 04

CHAPITRE 2 : Conception et Pré dimensionnement

Tableau 2.1 : Pont a plusieurs travées …………………………………………………….. 17

Tableau 2.2 : Analyse Multicritère ……………………………………………………….. 21

Tableau 2.3 : Pré-dimensionnement selon SETRA ………………………………………. 21

Tableau 2.4 : Caractéristiques géométrique de la poutre d’about ………………………… 27

Tableau 2.5 : Caractéristiques géométrique de la poutre d’about avec l’hourdi ………….. 27

Tableau 2.6 : Caractéristiques géométrique de la poutre travée ………………………….. 28

Tableau 2.7 : Caractéristiques géométrique de la poutre travée avec l’hourdi …………… 29

CHAPITRE 3 : Caractéristiques des matériaux

Tableau 3.1 : Aire des sections …………………………………………………………… 36

Tableau 3.2 : Tableau récapitulatif des résultats des éléments porteurs ………………….. 37

Tableau 3.3 : Tableau récapitulatif des résultats des éléments non porteurs ……............... 38
Tableau 3.4 : Classe de pont ……………………………………………………………… 40

Tableau. 3.5 : Coefficient de dégressivité transversale de la charge ……………............... 40

Tableau 3.6 : Les valeurs de 𝑉0 …………………………………………………………… 41

Tableau 3.7 : Les coefficients bc …………………………………………………………. 43

Tableau 3.8 : Les coefficients Bt …………………………………………………………. 44

Tableau 3.9 : Représentatif des coefficients de pondération ……………………............... 49

Tableau 3.10 : Tableau Des Combinaisons ………………………………………………. 49

CHAPITRE 4 : Modélisation du tablier

Tableau 4.1 : La valeur des moments fléchissant de la chaussée ………………………… 65


CHAPITRE 5 : Calcul de la précontrainte

Tableau 5.1: Les cordonnées X.Y du câble N°1 ………………………………………….. 76

Tableau 5.2: Les cordonnées X.Y du câble N°2 ………………………………………….. 77

Tableau 5.3: Les cordonnées X.Y du câble N°3 ………………………………………….. 78

Tableau 5.4 : Les Valeurs des contraintes ………………………………………............... 80

Tableau 5.5 : Les Valeurs des pertes instantanées ………………………………............... 80

Tableau 5.6 : Valeurs des contraintes …………………………………………………….. 81

Tableau 5.7 : Valeurs des pertes instantanées …………………………………………….. 82

CHAPITRE 6 : Etude de l’hourdis et des entretoises

Tableau 6.1 : Récapitulatif des sollicitations de l’hourdis ………………………............... 95

Tableau 6.2 : Représentant le Moment Max dans le sens Y-Y …………………………… 95

Tableau 6.3 : La répartition longitudinale des armatures suivant Y-Y …………………… 100

Tableau 6.4 : Tableau du le Moment Max de Bc au bord dans le sens X-X …………….. 102

Tableau 6.5 : Tableau de Ferraillage de l’Hourdis suivant X-X ………………………….. 103

Tableau 6.6 : Ferraillage de l’hourdis …………………………………………………….. 103

CHAPITRE 7 : Etude des équipements du pont

Tableau 7.1 : Epaisseur des feuilles de néoprène (t) …………………………………….. 109

Tableau 7.2 : Epaisseur des plaques d’acier (ts) …………………………………………. 110

Tableau 7.3 : Dimension en plan d’un appareil d’appuis en néoprène fretté …….............. 110

Tableau 7.4 : Dimensionnement de l’appareil ……………………………………………. 111

Tableau 7.5 : déplacement de la variation de température ……………………….............. 115

CHAPITRE 8 : Etude sismique du pont

Tableau 8.1 : Récapitulatifs des raideurs des appuis ……………………………............... 121

Tableau 8.2 : Valeur de T ………………………………………………………………… 123


Tableau 8.1 : Coefficients D’accélération Des Zones ……………………………............. 125

CHAPITRE 9 : Etude de la pile

Tableau 9.1 : Réactions du tablier (G1, G2, D240) ………………………………………. 133

Tableau 9.2 : Les combinaisons utilisées pour la modélisation …………………............... 137

Tableau 9.3 : Sollicitation sur la Chevêtre ………………………………………............... 142

Tableau 9.4 : Sollicitation maximal ………………………………………………………. 151

CHAPITRE 10 : Etude de la culée et de sa fondation

Tableau 10. 1 : Les combinaisons utilisées pour la modélisation ………………………… 170

Tableau 10.2 : Sollicitation des moments et efforts normaux ……………………………. 172

Tableau 10.3 : Sollicitation des moments et efforts normaux ……………………………. 175

Tableau 10.4 : Sollicitation des moments ………………………………………………… 178

Tableau 10.5 : Sollicitation des moments ………………………………………………… 180

Tableau 10. 6 : Les combinaisons utilisées pour la modélisation ………………………… 182

Tableau 10.7: Sollicitation des moments et efforts normaux …………………………….. 184

Tableau 10.8 : Sollicitation des moments et efforts normaux ……………………………. 188


LISTE DES FIGURES

CHAPITRE 1 : Présentation de l’ouvrage


Figure1.1 : Vue Google earth de la situation de l’ouvrage ………………………………...01
Figure 1.2 : Zonage sismique du territoire national [RPOA ; Version 2008] ……………..04
Figure 1.3 : Vue Google Earth de la localisation du lieu ……………………………….....06
CHAPITRE 2 : Conception et pré dimensionnement
Figure 2.1 : Section transversale d’un pont à poutres ……………………………………...18
Figure 2.2 : Etape de réalisation de la précontrainte par pré-tension …………………....... 19
Figure 2.3 : Coupe d’un pont mixte en béton précontraint ……………………………….. 20
Figure 2.4 : Schéma représentant les dimensions choisis pour les poutres ……………...... 25
Figure 2.5 : Caractéristique géométriques de la poutre d’about ………………………...... 27
Figure 2.6 : Caractéristiques géométrique de la poutre travée …………………………… 28
CHAPITRE 3 : Caractéristiques des matériaux
Figure : 3.1 Diagramme contrainte-déformation de béton ……………………………....... 33
Figure 3.2 diagramme contrainte-déformation pour tous les aciers ………………………. 35
Figure : 3.3 Dimensionnement de la poutre ………………………………………………. 36
Figure 3.4 : schéma explicatif des différentes largeurs dans un pont …………………...... 39
Figure 3.5 : Disposition de système Bc dans les deux sens ……………………………..... 42
Figure 3.6 : Dispositif Du Système De Charge Bt ………………………………………... 44
Figure 3.7 : Dispositif du système de charge d 240 ……………………………………… 46
CHAPITRE 4 : Modélisation du tablier
Figure 4.1 : Choix de matériaux …………………………………………………………... 50
Figure 4.2 : Ligne de construction ………………………………………………………... 51
Figure 4.3 : Section d’about ………………………………………………………………. 51
Figure 4.4 : Section en travée ……………………………………………………………. 51
Figure 4.5 : Modélisation du tablier ……………………………………………………… 52
Figure 4.6 : chargement de la superstructure …………………………………………...... 52
Figure 4.7 : Diagramme de moment fléchissant de la superstructure …………………..... 53
Figure 4.8 : surcharge du trottoir …………………………………………………………. 53
Figure 4.9 : Diagramme de moment fléchissant de la surcharge du trottoir ……………… 54
Figure 4.10 : chargement de Al …………………………………………………………… 54
Figure 4.11 : Diagramme de moment fléchissant de la charge Al ………………………... 55
Figure 4.12 : Diagramme de l’effort tranchant de la charge Al …………………………... 55
Figure 4.13 : Disposition de chargement Bc, au centre-mi travée ………………………... 56
Figure 4.14 : Diagramme de moment du système Bc au centre ………………………….. 56
Figure 4.15 : Diagramme de l’effort tranchant du système Bc au centre ………………… 57
Figure 4.16 : Disposition de chargement Bc, au bord-mi travée …………………………. 57
Figure 4.17 : Diagramme des moments du système Bc bord …………………………….. 58
Figure 4.18 : Diagramme de l’effort tranchant du système Bc au bord ………………….. 58
Figure 4.19 : Disposition de chargement Bt, au centre -mi travée ……………………….. 59
Figure 4.20 : Diagramme de moments du système Bt au centre …………………………. 59
Figure 4.21 : Diagramme de l’effort tranchant du système Bt au centre ………………… 60
Figure 4.22 : Disposition du chargement Bt au bord-mi travée …………………………. 60
Figure 4.23 : Diagramme des moments du système Bt au bord ………………………….. 60
Figure 4.24 : Diagramme de l’effort tranchant du système Bt au bord ……………………61
Figure 4.25 : Disposition de chargement Mc120, au centre-mi travée ……………………61
Figure 4.26 : Diagramme des moments fléchissant de la charge Mc120 ………………… 62
Figure 4.27 : Diagramme de l’effort tranchant de la charge Mc120 ……………………... 62
Figure 4.28 : Disposition du chargement Mc120, au bord-mi travée …………………….. 63
Figure 4.29 : Diagramme des moments fléchissant de la charge Mc120 au bord ……….. 63
Figure 4.30 : Diagramme de l’effort tranchant de la charge Mc120 au bord ……………. 63
Figure 4.31 : Disposition du chargement D240, au centre-mi travée ……………………. 64
Figure 4.32 : Diagramme des moments fléchissant de la charge D240 au centre…………64
Figure 4.33 : Diagramme de l’effort tranchant de la charge D240 au centre …………….. 64
CHAPITRE 5 : Calcul de la précontrainte
Figure 5.3 : Schéma représentatif du principe de la précontraint ………………………… 66
Figure 5.4 : coupe longitudinale d’une poutre en béton précontrainte par post tension ….. 66
Figure 5.5 : Diagramme De La Précontrainte …………………………………………….. 72
Figure 5.6 Diagramme Des Contraintes Sous Combinaison Quasi-Permanente …………. 73
Figure 5.7 : Diagramme Des Contraintes Sous Combinaison Rare……………………….. 73
Figure 5.8 : Diagramme Des Contraintes Sous Combinaison Fréquente …………………. 74
Figure 5.9 : Diagramme Des Contraintes En Situation D’exécution ……………………... 74
Figure 5.8 : L’angle de l’inclinaison 𝛼𝑖 …………………………………………………... 75
Figure 5.9 : Disposition Des Câbles On Différentes Section ……………………………... 78
Figure 5.10 : L’aile de table de compression ……………………………………………... 87
Figure 5.11 : Ferraillage des poutres ……………………………………………………… 91
CHAPITRE 6 : Etude de l’hourdis et des entretoises
Figure 6.1 : Moment à l’ELU du chargement D240 au centre …………………………… 92
Figure 6.2 : Moment à l’ELS du chargement D240 au centre ……………………………. 93
Figure 6.3 : Moment à l’ELU du chargement Bt au centre ………………………………. 93
Figure 6.4 : Moment à l’ELS du chargement Bt au centre ……………………………….. 94
Figure 6.10 : Effort Tranchant à L’ELU du chargement Bt au centre ……………………... 94
Figure 6.6 : Moment à l’ELU …………………………………………………………….. 101
Figure 6.7 : Moment à l’ELS …………………………………………………………….. 101
Figure 6.8 : Effort Tranchant à l’ELU …………………………………………………… 102
Figure 6.9 : Ferraillage transversal d’hourdis ……………………………………………. 103
Figure 6.10 : Moment de l’entretoise …………………………………………………….. 104
Figure 6.11 : ferraillage de l’entretoise …………………………………………………… 106
CHAPITRE 7 : Etude des équipements du pont
Figure 7.1 : les différents types d'appareils d'appuis ……………………………………… 108
Figure 7.2 : l’appareil d’appuis en néoprène fretté ……………………………………….. 109
Figure 7.3 : ferraillage d’appareil d’appuis ……………………………………………….. 114
Figure 7.4 : joints de chaussé ……………………………………………………………... 114
CHAPITRE 8 : Etude sismique du pont
Figure 8.11 : Sollicitation Du Séisme Longitudinal ………………………………………..
117
CHAPITRE 9 : Etude de la pile
Figure 9.1 : Pile …………………………………………………………………………… 130
Figure 9.2 : Modélisation des deux tabliers ………………………………………………. 132
Figure 9.3 : Chargement de la superstructure …………………………………………….. 132
Figure 9.4 : Chargement D240 au centre …………………………………………………. 133
Figure 9.5 : Modélisation de la pile ……………………………………………………..... 134
Figure 9.6 : Réactions dues aux poids propre du tablier ………………………………….. 134
Figure 9.7 : Réactions dues aux superstructures ………………………………………….. 135
Figure 9.8 : Réactions dues à la surcharge D240 …………………………………………. 135
Figure 9.9 : Réactions de la force du vent ………………………………………………… 136
Figure 9.10 : Force sismique longitudinale ……………………………………………….. 136
Figure 9.11 : Force sismique transversale ………………………………………………… 136
Figure 9.12 : Force sismique EZ+ ………………………………………………………… 137
Figure 9.13 : Force sismique EZ- ………………………………………………………… 137
Figure 9.14 : (1.35G+1.35 D240) ………………………………………………………… 138
Figure 9.15 : (1.35G+1.35 D240+1.3 VENT) ……………………………………………. 138
Figure 9.16 : (G+ D240) ………………………………………………………………….. 139
Figure 9.17 : (G+ D240+VENT) …………………………………………………………. 139
Figure 9.18 : (G+Ex) ……………………………………………………………………... 139
Figure 9.19 : (G+EY) ………………………………………………………………….…. 140
Figure 9.20 : (G+EZ+) …………………………………………………………………… 140
Figure 9.21 : (G+EZ-) ……………………………………………………………………. 140
Figure 9.22 : (1.35G+1.35D240) …………………………………………………………. 141
Figure 9.23 : (1.35G+1.35 D240+1.3 VENT) ……………………………………………. 141
Figure 9.24 : Ferraillage du chevêtre …………………………………………………… 147
Figure 9.25 : 1,35(G+D240) ……………………………………………………………… 148
Figure 9.26 :1,35(G+D240) +1.3Vent ……………………………………………………. 148
Figure 9.27 : (G+D240) …………………………………………………………………… 149
Figure 9.28 : (G+D240+Vent) ……………………………………………………………. 149
Figure 9.29 : G+EX ……………………………………………………………………….. 150
Figure 9.30 : G+EY ………………………………………………………………………. 150
Figure 9.31 : G+EZ- ………………………………………………………………………. 150
Figure 9.32 : G+EZ+ ……………………………………………………………………… 151
Figure 9.33 : G+EX ……………………………………………………………………….. 151
Figure 9.34 : Ferraillage de fut …………………………………………………………… 154
Figure 9.35 : Les Réactions ……………………………………………………………….. 155
Figure 9.36 : La Géométrie Des Bielles …………………………………………………... 157
Figure 9.37 : Ferraillage de la semelle (nappe inférieure) ………………………………... 158
Figure 9.38 : Ferraillage de la semelle (nappe supérieure) ……………………………….. 159
Figure 9.39 : Ferraillage Des Pieux ………………………………………………………. 161
CHAPITRE 10 : Etude de la culée et de sa fondation
Figure 10.1 : Morphologie de la culée…………………………………………………….. 162
Figure 10.2 : Coupe transversal de la culée………………………………………….……. 165
Figure 10.3 : Poids propre de la culé…………………………………………………….… 166
Figure 10.4 : Réactions due au poids propre de la dalle……………………………….…. 166
Figure 10.5 : Réactions due aux superstructures……......................................................... 167
Figure 10.6 : Réactions du convoi D240…………………………………………….……. 167
Figure 10.7 : Réactions due au freinage sur garde-grève………………………….……… 167
Figure 10.8 : Force sismique EX………………………………………………………….. 168
Figure 10.9 : Force sismique EY…………………………………………………………. 168
Figure 10.10 : force sismique EZ+…………………………………………………….…. 168
Figure 10.11 : force sismique EZ-………………………………………………………... 169
Figure 10.12 : Force de la poussée des terres…………………………………………….. 169
Figure 10.13 : Force de la surcharge du remblai…………………………………………. 169
Figure 10.14 : Force de convoi BC sur mur garde grève………………………………… 170
Figure 10.15 : Effort normal à l’ELU……………………………………………………. 171
Figure 10.16 : Effort normal à l’ELU……………………………………………………. 171
Figure 10.17 : Moment à l’ELS………………………………………………………….. 171
Figure 10.18 : Effort normal à l’ELS……………………………………………………. 172
Figure 10.19 : Moment à l’ELU………………………………………………………….. 174
Figure 10.20 : Effort normal l’ELU………………………………………………………. 174
Figure 10.21 : Moment à l’ELS…………………………………………………………… 174
Figure 10.22 : Effort normal à l’ELS……………………………………………………… 175
Figure 10.23 : Moment à l’ELU………………………………………………………....... 177
Figure 10.24 : Moment à l’ELS………………………………………………………….. 180
Figure 10.25 : Moment à l’ELU…………………………………………………………. 182
Figure 10.26 : Moment à l’ELS…………………………………………………………... 183
Figure 10.27 : Schéma représentatif du ferraillage du mur du retour…………………….. 184
Figure 10.28 : Moment à l’ELU………………………………………………………….. 184
Figure 10.29 : Effort Normal à l’ELU…………………………………………………….. 184
Figure 10.30 : Moment à l’ELS…………………………………………………………… 186
Figure 10.31 : Effort normal à l’ELS……………………………………………………… 187
Figure 10.32 : Moment à l’ELU…………………………………………………………... 187
Figure 10.33 : Effort normal à l’ELS……………………………………………………… 187
Figure 10.34 : Moment à l’ELS…………………………………………………………… 190
Figure 10.35 : Effort normal à l’ELS…………………………………………………....... 190
Figure 10.36 : Ferraillage Du Mur Garde Grève…………………………………………. 190
Figure 10.37 : Schéma représentatif du ferraillage du corbeau…………………………… 193
Figure 10.38 : Schéma représentatif du ferraillage de la dalle de transition ……………… 196
Figure10.39 : Ferraillage Des Pieux………………………………………………………. 198
Introduction générale

La communication est la base de tout développement économique et culturel d’une


civilisation. A cet effet, l’homme développa au cours des siècles des moyens pour franchir des
obstacles ; dont la solution était la réalisation d’un pont

Devant les programmes ambitieux lancés par les autorités publiques dans le cadre du
développement du réseau d’infrastructures, l’ingénieur est appelé à concevoir, calculer et
réaliser ces différentes infrastructures par des méthodes fiables, rapides et efficaces ; afin de
répondre aux besoins et exigences de son environnement économique et social et qu’il puisse
être réalisé au meilleur coût est une nécessité d’ordre budgétaire. Il est également essentiel de
veiller à lui donner des formes et proportions permettant une intégration satisfaisante dans le
site.

Notre travail s’inscrit dans le cadre d’une thématique de concevoir et d’étudier un pont dont
sa solution était à poutres précontraintes qui relie la région de Hammam Bouhadjer à Ain
Témouchent à la sortie Est du village vers Oran il servira le franchissement d’Oued El Malah
sur la RN 108 au PK56+180

Pour se faire, on a établi un plan de travail contenant dix (10) chapitres :

Chapitre 1 « Présentation du projet » : ce chapitre présente l’ouvrage avec ses données


géotechniques ; géométriques et mécaniques.

Chapitre 2 « Conception et prédimensionnement » : Ce chapitre permet le pré


dimensionnement des éléments de la superstructure.

Chapitre 3 « Charges et surcharges » : Ce chapitre détermine les matériaux utilisés et


enveloppe toutes les charges et surcharges.

Chapitre 4 « Modélisation et étude du tablier » : Ce chapitre interprète les résultats des


sollicitations données après modélisation du tablier.

Chapitre 5 « Calcul de la précontrainte » : Ce chapitre détermine le câblage nécessaire logé


dans la poutre.

Chapitre 6 « Etude de l’hourdis et entretoises » : Il détermine l’étude de la dalle.

Chapitre 7 « Etude des équipements du pont » : Traite la répartition des efforts horizontaux
sur les appuis du pont.
Chapitre 8 « Etude sismique du pont » : Ce chapitre permet de déterminé l’effort sismique.

Chapitre 9 « Etude de la pile et de sa fondation » : Ce chapitre traite une conception et une


étude de la pile

Chapitre 10 « Etude de la culée et de sa fondation » : Ce chapitre permet une conception et


une étude de la culée.
CHAPITRE 1

Présentation de l’ouvrage
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

1.1) Introduction :
L’objectif qui préside à la conception d’un ouvrage d’art est lui conféré des qualités
fonctionnelles, économiques et esthétiques. L’ouvrage doit être adapté aux contraintes
fonctionnelles (voie portée, obstacle franchis) qui lui sont imposées.
1.2) Présentation de l’ouvrage :
Dans le cadre de la révolution de l'impact économique, l'Algérie a misé en premier lieu sur
l'amélioration de son réseau routier, chose qui fait l'objet de notre étude par le biais de ce
modeste travail.

L’ouvrage qui fait l’objet de cette étude est un pont routier qui se trouve sur la route national
RN 108 au PK56+180 ; il servira le franchissement d’Oued El Malah ; il est situé dans la région
de Hammam Bouhadjer à Ain Témouchent à la sortie Est du village vers Oran.

-La conception d’un pont doit satisfaire à un certain nombre d’exigence puisqu’il est Destiné à
offrir des services à des usagers, on distingue :

-Les exigences fonctionnelles qui sont l’ensemble des caractéristiques permettant au pont
D’assurer sa fonction d’ouvrage de franchissement.

- Les exigences naturelles qui sont l’ensemble des éléments de son environnement influant Sur
sa conception et enfin l’esthétique de façon à ne pas interrompre la vue d’ensemble.

Figure1.1 :Vue Google earth de la situation de l’ouvrag

1.3) Reconnaissance fonctionnelles :


La géométrie d’une route est caractérisée par le tracé en plan, le profil en long et le profil en

1
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

travers qui doivent être bien coordonnées afin d’offrir aux usagers un niveau de service élevé
pour la sécurité, le temps de parcours et le confort.

La longueur de notre ouvrage est de 81.40 m.

1.3.1) Tracé en plan :

Le tracé en plan est la ligne définissant la géométrie de l’axe de la voie portée, dessinée sur un
plan de situation et repérée par les coordonnées de ces points caractéristiques

Vu que l’axe de l’ouvrage forme un angle de 90°avec l’axe de l’oued , sa structure Géométrique
sera alors droite (voir figure .01).

1.3.2) Profil en long :

Le profil en long est la ligne située sur l’extrados de l’ouvrage (y compris la couche de
roulement) définissant, en élévation, le tracée en plan. Il doit être défini en tenant compte de
nombreux paramètres liés aux contraintes fonctionnelles de l’obstacle franchi ou aux
contraintes naturelles, et en fonction du type prévisible de l’ouvrage de franchissement.

Le profil en long de notre ouvrage présente une pente de 0 ,4 %.

1.3.3) Profil en travers :

C’est l’ensemble des éléments qui définissent la géométrie et les équipements de la voie dans
le sens transversal. Il doit être soigneusement étudié car il est très difficile à modifier (par
exemple ; l’élargir) ;si une telle possibilité n’a pas été prévue lors de la conception de l’ouvrage.

 Largeur de tablier : 11,00 m

 Largeur de trottoir : 1.5 m

 Largeur roulable : Lr = 8.00m

 Largeur chargable : Lc = 7.00m

 Nombre de voies = 2 voies.

 Devers : 2,5 %

 Gabarit : 5.25 m.

2
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

1.4) Donées naturelles :

Elles ne sont jamais connues de façons parfaite et complète mais l’estimation de ces données
est très importante pour la conception et l’étude de l’ouvrage.

1.4.1) Donées topographiques :

Il convient de disposer d’un relevé topographique aussi précis que possible pour déterminer le
degré des terrassements et les côtes d’implantation des appuis. Une vue en plan de la brèche
permet d’indiquer les possibilités d’accès.

1.4.2) Données sismologiques :

Un séisme est une succession de déplacements rapides imposés aux fondations d’un ouvrage

Sur un ouvrage rigide, les efforts sont identiques à ceux d’une accélération uniforme présentant

une composante horizontale de direction quelconque et une composante verticale.

L’effort sismique est considéré comme une action accidentelle qui peut induire :

 La Chute du tablier.
 Endommagement des appuis.
 Endommagement des joints du tablier.
 Endommagement des piles.

Alors on a pour objectifs :

 Réaliser des appuis résistants.


 Prévenir des joints suffisamment ouverts.
 Réaliser une assise d’appuis suffisamment longue.
 Dimensionner les piles pour résister aux efforts sismiques longitudinaux et
transversaux.

Les règles parasismiques applicables au domaine des ouvrages d’art (RPOA 2008) subdivisent
le territoire national en cinq (05) zones de sismicité croissante.

 Zone 0 : Sismicité négligeable.

 Zone I : Sismicité faible.

3
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

 Zone IIa : Sismicité moyenne.

 Zone IIb : Sismicité élevée.

Zone III : Sismicité élevée.

FIGURE 1.2 : ZONAGE SISMIQUE DU TERRITOIRE NATIONAL [RPOA ; Version 2008]

Le site étudié entre dans la catégorie de la zone IIa. Pour le coefficient d’accélération A est
celui correspondant à la fois au pont de groupe 1 et à la zone sismique IIa.

Tableau 1.1 : Coefficient d’accélération A

Zone sismique

Groupe de pont 0 IIa IIb III

1 0.15 0.25 0.30 0.40

2 0.12 0.20 0.25 0.30

3 0.10 0.15 0.20 0.25

4
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

1.4.3) Donées climatiques :

1.4.3.1) La température :

Les effets de la température sont bien évidement pris en compte dans le calcul des constructions,
elle a son effet au niveau des joints de chaussée et des appareilles d’appui (±10°C).

1.4.3.2) Le vent :

Les efforts engendrés sur les structures par le vent, sont fixés par le

règlement de charge (fascicule 61, Titre II) (2 KN/m2).

1.4.3.3) La neige :

Les effets de la neige ne sont pas pris en considération dans le calcul des ponts mais ils peuvent
intervenir dans certains cas particuliers (ouvrage en phase de construction)

1.4.4) Données géotechnique :

Les études géotechniques ont pour but d’étudier le sol pour la construction d’ouvrage (voiries,
ouvrage d’art, immeubles …) et notamment la définition des fondations mais aussi dans le
cadre de diagnostics pour les ouvrage sinistrés.

Elles traitent également des phénomènes de mouvement de sol {glissement, affaissement et


autre} et de déformation {tassements sous charges} et résistance mécanique.

 Reconnaissance « in-situ » :
1.4.4.1) Organisation et types de la reconnaissance :

La compagne de reconaissance géologique et géotechnique préconisé par le client et menée par


le L.T.P.O sur site a comporté l’éxécution des esssais suivants :

 Un sondage carotté de 25.00 m de profondeur noté SN1 implanté sur l’une des deux
berges, avec prélèvement d’échantillons intacts et remaniés pour des essais au
laboratoire.
 Deux sondages préssiometriques de 25m de profondeur noté SP1 implanté dans le lit
d’oued et SP2 dans la deuxiéme berge.

5
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

 Une série d’essais préssiometriques répartis dans les deux sondages préssiometrique
SP1 et SP2, à raison d’un essai tous les 2.00m au sein de la formation marneuse jusqu’à
la fin du sondage.

- Résultats de l’investigation géotechnique :

1.4.4.2) Résultats des essais in-situ :

Les trois sondages (carotté et pressiométriques) réalisés au droit du site ont permis la description
géologique décrite ci-après :

Figure 1.3 : Vue Google Earth de la localisation du lieu

 SONDAGE SN.1 :
0.0 - 0.60m : Terre végétale.

0.60m – 9.00m : Marnes brunatres à brunrougeâtre par endroits ; concrétionnée renfermant

des fragments de calcaire et à passées sableuse à certains nveaux.

9.00m – 15.00m : Calcaire beige dur poraux par endroits, alterné de niveaux marneux à

certains niveaux .

15.00m – 18.00m : Marne brun rougeâtre,concrétionnée.

18.00m – 25.00m : Calcaire gréseux beige dur.

6
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

Photo de caisse du sondage SN.1

 SONDAGE SP.1 :

0.00 – 0.20m : Terre végétale.

0.20m – 5.80m : Marnes brunâtres à brun rougeâtre par endroits finement sableuse ;

concrétionnée ,interaclée de galets entre (3.70-4.20m).

5.80m-18.00m : Galets hétérmométriques polygéniques dans une matrice argilo-sablo-

graveleuse.

18.00m – 25.00m : Marnes brunâtres finement sableuse, concrétionnée.

7
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

Photo de caisse du sondage SP.1


 SONDAGE SP.2 :

0.00m – 0.40m : Terre végétale.

0.40m – 3.00m : Marnes brunâtres finement sableuse, fortement concrétionnée.

3.00m – 10.00m : Calcaire conglométrique dur , alterné de niveaux marneux à certains

niveaux.

10.00m – 18.00m : Marnes brunâtres à rougeâtre finement sableuse,concrétionnée.

8
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

18.00m -25.00m : Calcaire beige dur,poreux par endroits, alterné de niveaux marneux à

certains niveaux.

Photo de caisse du sondage SP.2

1.4.4.3) Niveau d’eau :

D’après le relevé piézométrique effectué à la fin de notre intervention, au droit du sondage SP.1
, le niveau d’eau est situé à 2.50m de profondeur par rapport au terrrain naturel actuel.

1.4.4.4) Essais pressiométriques :

Sept (07) essais pressimétriques réalisés au droit du sondage pressiométtriques SP.1Cet dix (10)
essais pressiométriques réalisé au droit du sondage pressiométriques SP.2 à raison d’un essai
tous les 2m à partir de 2.0m du T/N actuel jusqu’à 20.00m de profondeur dans les formations
rencontrées ,ont permis de dresser le tableau de synthése présenté ci-après. Pour chacun de ces

9
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

essais,nous indiquons le module préssiométrique (E), la pression limite (PI) eprimés en bar et
le rapport (E/PI)

 Sondage SP.1 :

Prof PI PI PI E 𝑬⁄ Etat de
𝑷𝑰
Sondage (m) (bars) (bars) (bars) (bars) Horizons serrage
2.00 0.2 0.0 0.2 17.0 99.6 Marnes brunâtres à Sur
brun rougeâtre par Consolidé
endroits finement
sableuse ;
concrétionnée
,interaclée de galets
entre (3.70-4.20m).

4.00 0.2 0.1 0.1 15.0 61.0 Formation Sur


alluvionnaire galets Consolidé
hétérmométriques
polygéniques dans
une matrice argilo-
sablo-graveleuse.
SP.01 6.00 0.8 0.3 0.8 7.0 9.2 Normalement
Consolidé
19.00 34.3 32.5 25.2 1415.0 41.3 Sur
Consolidé
21.00 30.5 28.6 30.5 1261.0 41.3 Sur
Consolidé
23.00 10.1 8.1 10.1 899.0 88.8 Sur
Consolidé
25.00 34.9 32.6 34.9 1997.0 57.3 Sur
Consolidé

10
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

 Sondage SP.2 :

Prof PI PI PI E 𝑬⁄ Etat de
𝑷𝑰
Sondage (m) (bars) (bars) (bars) (bars) Horizons serrage
2.00 19.5 19.3 0 17.0 99.6 Marnes brunâtres à Sur
brun rougeâtre par Consolidé
endroits finement
sableuse ;
concrétionnée
,interaclée de galets
entre (3.70-4.20m).

4.00 18.5 18.2 18.5 1459.0 78.7 Formation Sur


alluvionnaire galets Consolidé
hétérmométriques
polygéniques dans
une matrice argilo-
sablo-graveleuse.
SP.02 6.00 6.7 6.2 6.7 351.0 52.3 Normalement
Consolidé
8.00 9.6 8.9 9.6 611.0 63.4 Sur
Consolidé
10.00 13.9 13.0 10.0 362.0 26.0 Marnes burnâtres à Sur
brun rougeâtre Consolidé
finement sableuse ;
concrétionnée
12.00 16.0 14.9 10.4 569.0 35.6 Sur
Consolidé
14.00 17.3 16.1 15.3 329.0 19.0 Sur
Consolidé
16.00 23.4 22.0 20.6 606.0 25.9 Sur
Consolidé
18.00 4.3 2.7 3.3 57.0 13.2 Sur
Consolidé
20.00 42.9 41.1 42.9 5018.0 117.0 Calcaire beige dur, Sur
poreux par endroits, Consolidé
alterné de niveaux
marneux à certains
niveaux.

11
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

De l’examen des coupes des sondages et les résultats pressiométriues, il ressort principalment
ce qui suit :

 Pression limites et modules pressiométriques :

Les résultats pressiométriques obtenus au sein des formations naturelles à partir de 2.0m jusqu’à
25.0 m de profondeur sont faibles à moyennes, caractérisant des horizons de résistances
variables. Elles sont de moyenne à très forte compacités.

Le sondage SP1 a révélé une couche de 5m à 6 métres de très faible compacité avec des valeurs
de pression limite inférieure à 0.3 bar.

 Rapport E/PI :

Les valeurs de PI et E obtenues entre 2.0 m et 25.0 m donne globalement des rapports E/PI
satisfaisants caractérisant des horizons compacts et durs (E/PI>12) qui correspond à des
niveaux sur consolidés.

1. Essais en laboraoire :

Organisation et type des essais réalisés en laboratoire :

Les essais en laboratoire ont porté sur des échantillons intacts et ramaniés des formations
marneuses prélevées des sondages carottés. Les essais réalisés sont énumérés ci-après :

a) Essais physiques :
- Mesures des poids spécifiques.
- Mesures de la teneur en eau naturelle.
- Déterminations des limites d’ATTERBERG.
- Analyses granulo-sédimentométriques.
- Mesures de la teneur en carbonate de calcium (Ca CO3).
b) Essais mécaniques :
- Essai de compressibilité à l’oedométre.
- Essai de la compression simple.

1.4.4.5) Interprétation des résultats des essais en laboratoire :

 Essais physsiques :

12
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

a) Poids spécifiques :

La mesure des poids spécifiques effectuée à différents niveaux marneux du sol a donné lieu aux
résultats suivants :

 Poids spécifique humide : 1.80 t/m3<𝛾ℎ < 2.40 t/m3

 Poids spécifique sec : 1.70 t/m3 <𝛾𝑑 < 2.30 t/m3

 Poids spécifique des grains solides : 2.55 t/m3<𝛾𝑠 < 2.70 t/m3

Les résultats recueillis, notamment les densités séches, laissent apparaitre des formations
marneuses en place,généralement, à texture moyennement dense à dense (1.70 t/m3 <𝛾𝑑 <2.30
t /m3).

b) Teneur en eau naturelle :

Les teneurs en eau naturelle « W » mesurées sur les échantillons marneux testés précédemment
vraient entre 4.0% et 17.7% avec des degrés de saturations « Sr » correspondants compris entre
18% et 100% par endroit.

Les valeurs de « Sr » obtenues montrent que la saturation des échantillons testés est
partiellement à pratiquement totale par endroit.

c) Limites d’ATTERBERG :

On note des valeurs des limites de liquidité « WL » assez dispersées par endroits et selon les
niveaux de sol testés. Elles sont fortes et très élevées dans certains échantillons prélevés,elles
dépassent les 50% pour atteindre environ les 69% par endroit et sont comprises sur la majorité
des autres niveaux entre 20.34% et 55.77%. les échatillons testés ont un indice de plasticité
« Ip » généralement élevé allant de 11.42 % à 33.90 %.

Par ailleurs, il convient de signaler que lorseque l’indice de plasticité (Ip<25/30%) et la limite
(WL> 50%), des problémes de gonflement sont à craindre.

d) Analyses granulo-sédimentométrique :

Les graphiques recueillis au terme des analyses effectuées sur des échantillons des formations
marneuses traduisent la nature sablo limoneuse à limono sableuse des sols en place, avec une
fraction argileuse qui varie entre 4% et 40%. Ces échantillons analysés renferment 100%
d’éléments fins (< 80 microns).Il s’agit d’un matérieau très fin.

13
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

Les graphiques recueillis au terme des analyses effectuées sur des échantillons du calcaire
traduisent la nature sablo gravleuse des slos en place, avec une fraction de limon fin qui varie
entre 12% et 24%.

 Essais mécaniques :

a) Essai de compressibilité à l’oedométre :

Un seul essai a pu étre réalisé sur la formation de marnes brun Marnes rougeâtre concrétionée,
selon la méthodologie classique qui consiste à changer progressivement un échantillon
préalablement saturé.le résultat de cet essai obtenu est dans le tableau suivant :

Sondage Profondeur Pression de Coefficient de Coefficient de


N° (m) consolidation tassement gonflement
« Pc » (bar) « Ct=Cc » « Cg »
SP.2 13.00 / 13.60 2.203 0.059 0.037

Selon les valeurs obtenues, il apparait que l’échantillon soumis à l’essai est sur consolidé (Pc>
au poids des terres au repos P0), compressible et moyennement gonflant.

b) Essai de résistance au cisaillemetn rectiligne à la boite :

Tois essais de cisaillement rectiligne à la boite de CASAGRANDE ont été réalisés selon la
procédure dite à court terme (type ; U.U),sur des échantillons argileux et marneux.

Les résultats obtenus sont regroupés dans le tableau suivant :

N° Profondeur Cohésion « C » Angle de frottement Type


SONDAGE (m) (bars) interne "𝝋"(degré) d’essai
SP.1 23.00 / 23.60 4.965 36.75° U.U
SP.2 11.00/12.00 3.697 33.93° U.U
13.00/13.60 3.780 20.30°

 Résultat finale :

La contrainte admissible ‘Qadm’ à retenir pour le dimensionnement des fondations égale à 290
tonnes / pieu.

14
Chapitre 1 Présentation de l’ouvrage

1.5) CONCLUSION :

Les données de ce chapitre nous donnent une vision sommaire sur la structure ainsi que
l‘environnement dans lequel se trouve notre ouvrage. Ce qui nous dirige vers une conception
parfaite et une étude complète correspondante mieux à notre ouvrage.

15
CHAPITRE 2
Conception et prédimensionnement
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

2.1) Introduction :
La conception d’un pont consiste à faire une combinaison technico-économique adéquate vis-
à-vis des contraintes naturelles et fonctionnelles imposée, en respectant l’aspect architectural
pour une meilleure intégration.
Possédant une bonne connaissance des divers types d’ouvrages, de leurs redimensionnements
et de leurs sujétions d’exécutions ; l’ingénieur concepteur doit élaborer une solution à la fois
économique et originale. Pour cela, le concepteur est invité à ordonner tous les recueils dans
un ordre chronologique pour élaborer une solution qui repend à toutes les sujétions.
2.2) Choix de l'ouvrage :

L’objectif est de déterminer le type d’ouvrage le plus économique capable de satisfaire le


mieux possible à toutes les conditions imposées. Il faut pour cela connaître à la fois
l’ensemble des contraintes à respecter et l’ensemble des types d’ouvrages qui peuvent être
envisagés.
L’examen de ces deux ensembles permet de retenir la solution ou les solutions qui
apparaissent en première vue comme les meilleures et qui feront ensuite l’objet d’études plus
approfondies.
La portée principale de l'ouvrage est l'aspect essentiel pour le choix de ce dernier avec
quelques aspects architecturaux, économiques et durables, ces aspects sont :

 Rapport des dimensions : tous les éléments du pont sont dimensionnés avec les
normes prescrites dans les différents règlements tels que le B.A.E.L, B.P.E.L,
R.P.O.A.
 La durée de la réalisation.
 Intégration de la structure dans son environnement : puisque nous sommes loin de
l'agglomération nous allons essayer de prendre un ouvrage simple et économique.
 La capacité technique et économique des bureaux d'étude et des entreprises.

Le tableau ci-dessous présente les types des ponts en fonction de notre portée :

16
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

Tableau 2.1 : Ponts à plusieurs travées

La portée < 20m Entre 20 et 50m Entre 50 et 300m > 300m


(m)

Les  Pont  Pont dalle à  Pont en béton  Pont


solutions béton armédalle
ou encorbellement Précontraint Construit suspendu
probables en bétonen  Pont mixte a par encorbellement
encorbellement  Pont a
précontraint poutres métalliques hauban
 Pont a poutres  Pont a poutre
en béton continue en
précontraint acier
 Pont a hauban

2.3) La proposition des variantes :


On premier lieu on a proposés trois (3) variantes de conception pour l'ouvrage en question qui
sont les suivantes :

Variante N01 : pont a poutre précontraint par post-tension.

Variante N02 : pont a poutre précontraint par pré-tension.

Variante N03 : pont mixte.

Variante N°1 : Pont à poutres en béton précontraint à travées


indépendantes par post tension.

Le béton précontraint est l’innovation la plus importante du siècle passé (1928). Aujourd’hui,
il est le fruit de plusieurs réalisations exceptionnelles dans le domaine du génie civil.

L’idée est d’imposer au béton une compression préalable permettant d’empêcher la fissuration
qui serait due à des efforts de traction ultérieurs.

Donc, la précontrainte est un procédé qui consiste à créer dans le béton, avant sa mise en
service, des efforts intérieurs qui s’opposent aux efforts intérieurs produits par les charges
extérieures, le but est de contrebalancer une partie des charges qui sollicitent la structure.

Les portées économiques se situent entre 30 à 35m, exceptionnellement jusqu’à 50m.

17
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

Les Avantages :

- Béton toujours comprimé qui limite la fissuration.

-Bonne protection des armatures d’acier.

-Possibilité de franchir des grandes portées.

- La possibilité d’assembler des éléments préfabriqués sans échafaudage ni bétonnage.

Les Inconvénients :

- Poids très important.

- Déformation des poutres par fluage due à la compression excessive de leur partie inférieure.

FIGURE 2.1 : SECTION TRANSVERSALE D’UN PONT A POUTRES

Variante N°2 : Pont à poutres en béton précontraint à travées indépendantes

par pré tension


Cette technique est utilisée en préfabrication et permet la production de poutres, poteaux, dalles
précontraintes…

Une poutre est précontrainte par pré-tension lorsque la mise en tension des aciers durs de
précontrainte est effectuée avant le bétonnage de la poutre.

Ces poutres sont fabriquées sur un « banc de préfabrication » qui comprend les coffrages d’une
série de poutre.

Les Avantages :

-Assure une bonne adhérence entre l'acier de précontrainte et le béton.

- Elle présente une économie en matière de gaines, de dispositifs d'ancrage et de l'opération


d'injection de coulis.

Inconvénients :

18
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

- Ce procédé nécessite des installations très lourdes, ce qui limite le choix des formes des
pièces à précontrainte. L'inconvénient majeur de ce procédé réside dans la difficulté de
réalisation des tracés courbes pour les armatures de précontrainte et le réglage de l'intensité de
l'effort de précontrainte une fois le béton est durci.

Relâchement des câbles


Figure 2.2 : Etape de réalisation de la précontrainte par pré-tension

VARIANTE N°3 : PONT CAISSONS (VOUSSOIRS PREFABRIQUES).

L’appellation de « pont mixte » recouvre des conceptions très variées, principalement liées aux
nombres et à la nature des poutres métalliques.

Les ponts à poutre consistant la grande majorité des ponts métalliques, en effet ils couvrent une
large gamme de portées, les poutres peuvent être placées sous la chaussée.

Les avantages :

19
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

-la possibilité de franchir de grandes portées.

-La légèreté, donc la diminution du nombre des poutres

-La rapidité d’exécution globale.

-La précision dimensionnelle des structures.

Les inconvénients :

-Le problème majeur des ponts mixtes est l’entretien contre la corrosion et le phénomène de
fatigue dans les assemblages.

-La résistance et la stabilité de la structure en place doivent être vérifiées à tous les stades
important du montage, ainsi qu’un contrôle strict sur le chantier.

-Demande main d’œuvre qualifiée.

FIGURE 2.3 : COUPE D’UN PONT MIXTE EN BETON PRECONTRAINTE

Dans cette étape on va justifier le choix de note variante à partir d’une analyse comparative
des trois variantes supposées qui se résume en quatre aspects majeurs :

20
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

Tableau 2.2 : Analyse Multicritère

Types Pont à poutres en béton Pont à poutres en béton pont mixte


Critère précontraint par post- précontraint par pré-
tension tension
Economie + + -
Entretien + + -
Esthétique + - -
Exécution + + +
+ : Favorable - : peu favorable

2.4) CONCLUSION :

Après les mesures des différents points des trois variantes et en tenant compte des données
naturelles et économiques de ce projet, le choix s’est porté sur le pont à poutre en béton
précontraint par posttension (3 travées) indépendantes.

2.5) Pré dimensionnement des éléments du tablier de la variante retenue :

Les éléments constituant le tablier sont :


 Les poutres
 La dalle
 Les équipements

2.5.1) Pré dimensionnement de la poutre :

Une poutre est un milieu continu tridimensionnel dont deux dimensions sont petites par rapport à la
troisième ; ou d’une autre façon, la poutre est une Pièce de forme allongée en bois, en métal, en béton
armé, en béton précontraint servant de supporter un plancher (dalle de pont) avec les charges
d’exploitations.

Le prédimensionnement se fait selon le tableau suivant :

Tableau 2.3 : Pré-dimensionnement selon SETRA


ELENCEMENT ELENCEMENT Majoration de la
Fc28 Normale Limite précontrainte pour
l’élancement limite
35 MPA 1/17 1/20 20%
50 MPA 1/20 1/23 > 𝟑𝟎%

60 MPA 1/22 1/26 > 𝟒𝟎%

21
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

 L’élancement des poutres (h) varie entre :

𝑳 𝑳
< 𝒉𝒕 <
𝟐𝟎 𝟏𝟕

𝒉𝒕 : Hauteur totale de la poutre

𝑳 : La portée d’une travée = 27.00 m.

𝟐𝟕 𝟐𝟕
< 𝒉𝒕 < 𝟏. 𝟑𝟓 < 𝒉𝒕 < 1.588
𝟐𝟎 𝟏𝟕

Soit : ht=1.50 m

 Largeur de la table de compression :

𝒃 ≥ 𝟎, 𝟔 ∗ 𝒉𝒕

𝒃 ≥ 𝟎, 𝟔 ∗ 𝟏. 𝟒𝟎 Soit : b=1,10 m

 Epaisseur de la table de compression :

𝟏𝟎𝒄𝒎 ≤ 𝒆 ≤ 𝟏𝟓𝒄𝒎 On prend : e = 15 cm

 Epaisseur de l’âme En travée (𝒃𝟎 ):

Les âmes sont dimensionnées au minimum constructif dans le but d’alléger le plus possible
les poutres, on doit respecter les conditions d’enrobage des armatures passives et de
précontraintes et les prescriptions réglementaires du document « Béton Précontraint à l’Etat
Limite ».

 L’épaisseur 𝒃𝟎 est donnée par la fourchette :

18≤𝒃𝟎 ≤25

Donc on fixe : 𝒃𝟎 = 22

 Epaisseur de l’âme en about d’appui (𝒃𝟎 ) :

L’épaisseur de l’âme à l’about de la poutre doit être grande à cause de l’augmentation des
efforts tranchants et aussi pour permettre bien l’emplacement dès l’encrage des câbles de
précontraints.

Donc : 40 cm ≤ 𝒃𝟎 ≤ 60cm

22
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

On fixe : 𝒃𝟎 = 0,40 m pour la section d’about.

 Epaisseur du Talon (Et) :

La hauteur de la partie verticale du talon ou bien pied de talon est généralement comprise
entre 0.10 m et 0.20 m.

On prend donc : Et= 15 cm



Largeur du Talon (Lt) :

Les talons des poutres, constituant la fibre inférieure de la structure, sont dimensionnés par la
flexion et doivent permettre de loger les câbles de précontraint dans de bonnes conditions
d’enrobage et d’espacement. La largeur varie entre :

40 cm ≤ Lt ≤ 60 cm

On fixe la largeur du talon : Lt= 0.40 m

 Goussets :

Le plan incliné du talon doit être relativement pentu, ce qui est favorable à une bonne mise en
œuvre du béton et conduit à faciliter le relevage des câbles de précontraint. Cet angle est fixé
entre 40° <α< 60°

a-) Gousset de la table de compression :

-En travée :𝜶𝟏 = 𝟏𝟓, 𝟔𝟒° → 𝒆𝟏 = 𝟕 𝒄𝒎

𝜶𝟐 = 𝟒𝟎, 𝟏𝟎° → 𝒆𝟐 = 𝟏𝟔 𝒄𝒎

-En appui :{𝒂𝟏 = 𝟏𝟓, 𝟔𝟒° → 𝒆𝟏 = 𝟕 𝒄𝒎

b-) Gousset du talon :

- A mi- travée :{𝒂𝟑 = 𝟒𝟏, 𝟖𝟐° → 𝒆𝟑 = 𝟏𝟕𝒄𝒎

 Nombre de poutre (N) :

Le nombre de poutres est déterminé par le rapport entre la largeur du tablier et l’espacement
des poutres : N= (La/ d) + 1

La : Entraxe entre les poutres de rive, dans notre cas = 9,50 m.

23
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

d : Entraxe entre 2 poutres successives : 1.50 ≤ d ≤ 2.50

On prend : d = 1,58m.

Donc : N=7 poutres

2.6) Pré dimensionnement de la dalle :

 Hourdis :

En général, l'hourdis possède 3 vocations : il sert de dalle de couverture, il support les


surcharges et les transmet aux poutres, il joue le rôle d’entretoisement transversal.

Elle est présente comme une dalle pleine d'épaisseur h0.

𝟐𝟎𝒄𝒎 ≤ 𝒉𝟎 ≤ 𝟑𝟎𝒄𝒎

On fixe 𝒉𝟎 = 𝟐𝟎𝒄𝒎.

 La largeur de l’hourdis :

La largeur de la dalle ou de l'hourdis est égale à la largeur de la chaussée roulable L r


additionnée à la larguer des deux trottoirs Ltro :

𝑳𝒓 = 𝟖. 𝟎𝟎𝒎

𝐿𝑑𝑎𝑙𝑙𝑒 = 𝐿𝑟 + 𝑇𝑡𝑟𝑜1 + 𝑇𝑡𝑟𝑜2

𝐿𝑑𝑎𝑙𝑙𝑒 = 8.00 + 1,5 + 1,5

𝑳𝒅𝒂𝒍𝒍𝒆 = 𝟏𝟏. 𝟎𝟎 𝒎

 Entretoise :

L’entretoise est un élément barre reliant les poutres pour assurer une certaine répartition des
efforts transversaux, elle assure l'encastrement à la torsion des poutres.

Elle présente une section rectangulaire dont les dimensions sont :

25 ≤eent≤ 40

Donc on prend épaisseur de l’entretoise = 𝟎, 𝟑𝟓𝒎 .Hauteur de l’entretoise = 𝟏𝒎

24
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

1.10 m

0.25
0.15 m
0.07 m
0.16 m

0.22 m 0.80 m
1.50 m

0.17 m
0.15 m

0.4 m

Figure 2.4 : Schéma représentant les dimensions choisis pour les poutres

1.10 m

0.15 m
0.07 m

1.28 m
1.50 m

0.4 m

25
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

2.7) Caractéristiques géométriques de la poutre :

Les poutres utilisées sont des poutres préfabriquées précontraintes par post tension la section
de la poutre est :

B) En ≪ 𝐓 ≫ aux abouts pour rendre l’effort tranchant qui se développe.


C) En ≪ 𝐈 ≫ au milieu, pour alléger le poids de la poutre.
 Notation :

(∆) = l’axe pris au niveau de la fibre inférieure extréme.

D/∆ =distance du centre de gravité de la section à la base de la poutre.

B = Section de la poutre

𝐼/∆ =moment d’inertie par rapport à ∆ .

 𝐼/∆ =𝐼0 + B × D/∆²

𝑆/∆ = moment statique.

 𝑆/∆= B × D/∆

𝑉= distance du centre de gravité de la fibre inférieure.

 𝑉 = 𝑆/∆ / B

𝑉′ = distance du centre de gravité de la fibre supérieur

 𝑉 ′ = Ht - V

𝐼𝐺 = moment d’inertie de la poutre par rapport a son centre de gravité

 𝐼𝐺 = 𝐼/∆ - B× V²

𝐼0 = moment d’inertie propre de la section considérée.

 Pour une section triangulaire : 𝐼0 =𝑏ℎ3 /36

 Pour une section rectangulaire :𝐼0 = 𝑏ℎ3 /12

𝜌 = Coefficient de rendement géométrique.

 𝜌 = 𝐼𝐺 / B× V×V’

26
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

2.7.1) Caractéristiques géométrique de la poutre d’about :


1.10 m

2 2 0.15 m
3 3 0.07 m

1
1.28 m

1.50 m

0.4 m

Figure 2.5 : Caractéristique géométriques de la poutre d’about

A) Poutre seul :
Tableau 2.4 : Caractéristiques géométrique de la poutre d’about

N° SECTION b (m) h (m) B(m²) D/∆ (m) S/∆ (m^3) I0 (m^4) I/∆ (m^4)
1 0,4 1,5 0,6 0,75 0,45 0,1125 0,45
2 0,35 0,15 0,105 0,075 0,007875 0,00019688 0,0007875
3 0,35 0,07 0,049 0,1733 0,0084917 6,6694E-06 0,00147828
TOTAL 0,754 0,4663667 0,11270354 0,45226578
Ht B(m²) S/∆( m3) v(m) v'(m) I/∆( m4) IG( m4) ρ%
1,5 0,754 0,4663667 0,61852347 0,88147653 0,452265781 0,16380703 0,39846873

B) Poutre avec hourdis :


Tableau 2.5 : Caractéristiques géométrique de la poutre d’about avec l’hourdi
N° SECTION b (m) h (m) B(m²) D/∆ (m) S/∆ (m^3) I0 (m^4) I/∆ (m^4)
S POUTRE 0,754 0,72934 0,20479833 0,81953533
S HOURDI 1,1 0,2 0,22 0,1 0,022 0,00073333 0,00293333
LA SOMME 0,974 0,75134 0,20553166 0,82246866
Ht (m) B (tot) S/∆(m^3) v (m) v' (m) I/∆(m^4) IG (m^4) ρ%
1,7 0,974 0,75134 0,7713963 0,9286037 0,82246866 0,24288776 0,34812781

27
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

2.7.2) Caractéristiques géométrique de la poutre travée :

1.10m

2 2 0.25 m
0.15 m
4 3 3 4 0.07 m
5 5
0.16 m

1
0.22 m 0.80 m
1.50 m

6 6 0.17 m
7 7 0.15 m

0.4 m

Figure 2.6 : Caractéristiques géométrique de la poutre travée

D) Poutre seul :
Tableau 2.6 : Caractéristiques géométrique de la poutre travée
N° SECTION b h B(m²) D/∆ ( m) S/∆( m^3) I₀(m^4) I/∆( m^4)
1 0,22 1,5 0,33 0,75 0,2475 0,061875 0,2475
2 0,44 0,15 0,132 0,075 0,0099 0,0002475 0,00099
3 0,09 0,07 0,0126 0,185 0,002331 5,145E-06 0,0004364
4 0,35 0,07 0,049 0,1733 0,0084917 6,669E-06 0,0014783
5 0,09 0,16 0,0288 0,2733 0,007871 2,048E-05 0,0021716
6 0,09 0,17 0,0306 1,293 0,0395658 2,457E-05 0,0511831
7 0,09 0,15 0,027 1,425 0,038475 5,063E-05 0,0548775
TOTALE 0,61 0,3541345 0,06223 0,3586369
Ht B(m²) S/∆( m^3) v(m) v'(m) I/∆( m^4) IG( m^4) ρ%
1,5 0,61 0,3541345 0,5805484 0,9194516 0,3586369 0,1530447 0,4700252

28
Chapitre 2 Conception et prédimensionnement

D) Poutre avec hourdis :


Tableau 2.7 : Caractéristiques géométrique de la poutre travée avec l’hourdi

N° b (m) h (m) B(m²) D/∆ (m^3) S/∆ (m^3) I0 (m^4) I/∆ (m^4)
SECTION
S POUTRE 0,61 0,4555 0,0824688 0,5606025

S HOURDI 1,1 0,2 0,22 0,1 0,022 0,00073333 0,00293333


LA 0,83 0,4775 0,08320213 0,56353583
SOMME
Ht (m) B (tot) S/∆(m^3) v (m) v' (m) I/∆(m^4) IG (m^4) ρ%
1,7 0,83 0,4775 0,5753012 1,1246988 0,56353583 0,28882951 0,53781382

2.8) Conclusion :

Finalement le choix de type d’ouvrage et la technique de construction ainsi que son


dimensionnement sont les premières étapes dans notre pfe, au but d’arriver à une étude
Spécifique et complète en respectant les règlements de calcul

29
CHAPITRE 3
Charges et surcharges
Chapitre 3 Charges et surcharges

3.1) Introduction :

Dans tout ce qui suit, le calcul sera conforme aux règlements B.A.E.L 91 et B.P.E.L 99 On
donne ici les caractéristiques du béton, des aciers actifs et passifs de construction en relation
directe avec le calcul.

3.2) Caracteristque des materieaux :

3.2.1) Béton :

Dans ce qui suit, nous supposerons connues la notion de base sur la composition et les

propriétés mécaniques du béton, et nous nous attacherons seulement à mettre en évidence les

caractères spécifiques du matériau destiné à la précontraintes.

 résistance à la compression et à la traction.


 déformabilité, module de déformation instantanée et différée.
 résistance aux agents agressifs.

Pour des applications particulières, on peut aussi chercher certaines qualités spéciales telles

que faible masse volumique, faible conductivité thermique, bonne résistance à

l’abrasion…etc.

3.2.1.1) la résistance à la compression et à la traction :

La résistance du béton à la compression simple est mesurée par des éprouvettes

cylindriques âgées de 28 jours, après la conservation dans les conditions idéales.

La résistance caractéristique du béton se déduit des valeurs mesurées et de leur dispersion,

suivant une loi statistique.

Les règles BAEL et BPEL donnent, pour un âgé j ≤ 28 jours et pour un béton non traité

thermiquement.

j
𝑓𝑐𝑗 = 𝑓 Pour 𝑓𝑐28 ≤ 40 𝑀𝑃𝑎
4.76+0.83 j 𝑐28

j
𝑓𝑐𝑗 = 𝑓 Pour 𝑓𝑐28 ≥ 40 𝑀𝑃𝑎
1.40+0.95 j 𝑐28

30
Chapitre 3 Charges et surcharges

Au –delà de j = 28 jours, on admet pour les calculs de résistance que : 𝑓𝑐𝑗 = 𝑓𝑐28

Pour notre cas :

Fc28 est égale a:

 pour les superstucures :

Poutres en T précontraintes préfabriquées:Béton 35 Mpa

Tablier en béton armé coulé en place:Béton 35MPa

 Les infrastructures :

Culées, piles, chevêtres, semelles et dalles de transition:Béton 27 MPa.

Barrières et supports de barrières, trottoir et autres éléments:Béton 27MPa.

Pour "j" jours la résistance caractéristique à la compression sera (si j <28) :

𝑗
𝑓𝑐𝑗 = × 𝑓𝑐28
4,76 + 0,83𝑗

3.2.1.2) la résistance à la traction :

Les bétons en générale caractérisé par leur résistance à la compressionf cmais leur

résistance à la traction f t joue aussi un rôle très important dans leur comportement

mécaniques : c’est le cas en particulier pour tout ce qui concerne l’adhérence.

Les règles BAEL et BPEL donnent les relations suivantes :

𝑓𝑡𝑗 = 0.6 + 0.06𝑓𝑐𝑗

3.2.1.3) Déformation instantanées et différées du béton :

A l’inverse de celle de l’acier, la courbe contrainte déformation du béton ne présente pas

de partie rectiligne, si bien que le module d’élasticité longitudinale n’a pas une valeur

constante, ce qui amené à distinguer le module tangent du module sécant .cependant, pour les

valeurs usuelles des contraintes, c'est-à-dire jusqu’à 40 à50 % de la contrainte ultime, on

31
Chapitre 3 Charges et surcharges

prend généralement en compte une seule valeur Eijdu module instantané.

Le module Eij est fonction croissante de la résistance à la compression ; les règles BPEL

donnent la relation suivante :

3
𝐸𝑖𝑗 = 11000. √𝑓𝑐𝑗

3.2.1.4) Déformation transversale du béton :

La déformation transversale du béton est donnée par la formule suivante :

𝐸
𝐺=
2(1 + 𝑣)

𝑣 ∶ 𝐶𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑠𝑠𝑜𝑛

Pour les calculs de béton précontraint le coefficient de poisson n prend les valeurs
Suivantes :
𝑣 = 0,2 pour un béton non fissuré (ELS)
𝑣 = 0 pour un béton fissuré (ELU)

3.2.1.5) Contraintes admissibles :


On se fixe valeur de contraintes qui ne peut être dépassée en aucun point de l’ouvrage, cette
Contrainte est appelée contrainte admissible.
3.2.1.6) Contrainte admissible à la compression :
Les règles B.A.E.L donnent la valeur de la contrainte admissible à la compression
0.85 𝑓𝑐28
Etat limite "ELU" :
𝛾𝑏

Avec :

𝑓𝑐28 : Résistance caractéristique à 28 jours.


𝛾𝑏 : Coefficient de sécurité.
𝛾𝑏 : 1,5 situation durable ou transitoire.
𝛾𝑏 : 1.15 situation accidentelle

32
Chapitre 3 Charges et surcharges

𝜎𝑏𝑐 = 0.6𝑓𝑐𝑗

Figure 3.1 : Diagramme contrainte-déformation de béton

 Le module de déformation longitudinale instantanée du béton.


 Le module de déformation longitudinale différée du béton.

3.2.1.7) Qualités attendues d’un béton pour l’ouvrages :


Ses qualités sont :
 Une très bonne résistance à la compression à court terme (quelques jours) et long
terme (28 jours et plus).
 Une très bonne résistance aux agents agressifs, aux intempéries à l’eau de mer,
éventuellement aux eaux séléniteuses.
 Une bonne déformabilité instantanée, et différés la plus faible possible.
 Une maniabilité pour mise en œuvre aussi bonne que possible.
3.2.2) L’acier :
Les aciers utilisés dans les ouvrages en béton précontraint sont de deux natures différentes
 Les aciers actifs, qui créent, et maintiennent la précontrainte sur le béton.
 Les aciers passifs nécessaires pour reprendre les efforts tranchants pour limite
La fissuration.
3.2.2.1) Aciers actifs :
 Les armatures actives sont des armatures en acier à haute, résistance qu’on utilise
pour les constructions en béton précontraint par pré tension, ou post tension.
 Les armateurs actifs de précontrainte sont sous tension même sans aucune
sollicitation extérieure.
 Les aciers de précontraints ont été classés par catégories : fils, barres, Torons.

33
Chapitre 3 Charges et surcharges

La précontrainte initiale à prendre en compte dans les calculs est données par la formule
Suivante :

𝑃0 = (0,85 𝑓𝑝𝑟𝑔 . 0,95𝑓𝑝𝑒𝑔 ) Selon les règles de BPEL

 𝑓𝑝𝑟𝑔∶ . La limite de rupture garantie de l′ acierde précontrainte


 𝑓𝑝𝑒𝑔∶ 𝐿𝑎 𝑙𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒 𝑑 ′é𝑙𝑎𝑠𝑡𝑖𝑐𝑖𝑡é𝑑𝑒 𝑙 ′𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟𝑑𝑒 𝑝𝑟é𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒.

3.2.2.2) Les aciers passifs :

 Les types d’aciers utilisés :

Barres à haute adhérence (HA) de nuance feE500 pour les armatures longitudinales rend lisses
(RL) de nuance FeE235 pour les armatures transversales (cadres, épingles, étriers) Treillis
soudé (TS) de nuance feE500 pour Φ >6mm, et FeE520pour Φ ≤6 mm

a) La limite élastique :
Comme ces aciers n’ont pas de palier de plasticité, on définira la limite élastique comme
étant un allongement résiduel de 0,1%. La limite élastique conventionnelle des aciers
représente 89% de la résidence garantie à la rupture.
Dans les calculs relatifs à l’E.L.U on introduit un coefficient
Tel que :
𝛾𝑠 = 1 situation accidentelle
𝛾𝑠 = 1.15 situation durable ou transitoire.

b) Contrainte limite de traction :


𝑓𝑒
 Fissuration peu nuisible 𝜎𝑠 ≤
𝛾𝑠

 Fissuration préjudiciable

2
𝜎𝑠 = min( 𝑓𝑒 ,110(n𝑓𝑡𝑗 )0.5 )
3

 Fissuration très préjudiciable

34
Chapitre 3 Charges et surcharges

1
𝜎 = min( 𝑓𝑒 , 90(n𝑓𝑡𝑗 )0.5 )
2

FIGURE 3.2 DIAGRAMME CONTRAINTE-DEFORMATION POUR TOUS LES ACIERS


Avec :
n= 1 Treillis soudés et ronds lisses
n= 1,6 Aciers à haute adhérence.

3.3) Les charges :


3.3.1) Les charges permanentes :
Les éléments porteurs :
a. Poids propre des poutres :
La charge se déduira de la géométrie théorique du tablier, en considérant pour le béton armé
ou précontraint une valeur de 25KN/m2.

35
Chapitre 3 Charges et surcharges

S3 S2 S1

0.07m
7.93m 5.50m
Figure 3.3 : Dimensionnement de la poutre

Tableau 3.1 : Aires des sections.

La section Section d’about Section de travée


Aire de la section en m2 0,9325 0,684

𝐏𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐭𝐫𝐞 = G × 𝐒𝐢 × 𝐥𝐢 avec γ𝑏 = 25KN/𝑚3

𝑷𝑺𝟏 = 25× 0.9325×5.5= 128.218 KN

1
𝑷𝑺𝟐 = 25×2 (0.9325+ 0.684) × 0.07= 1.41 KN

𝑷𝑺𝟑 = 25× 0.684 ×7.93= 135.603KN

𝑷𝑷 = 2 × (128.218 +1.41 +135.603) =530.462 KN

𝑷𝑷 = 530.462/ 27=19.646 KN/ ml

𝑮𝒑𝒐𝒖𝒕𝒓𝒆 = 19.646× 7 = 137,527 KN/ ml

 Poids propre de l’hourdis :

𝑮𝒉 = 𝒆𝒉 ×𝜸𝒃𝒆𝒕𝒐𝒏 × L

𝐺ℎ = 0.2×25 ×11

𝑮𝒉 = 55 KN / ml
36
Chapitre 3 Charges et surcharges

 Poids propre de prés dalle :

𝑮𝒅 = 𝒆𝒅 ×𝜸𝒃𝒆𝒕𝒐𝒏 × L

𝐺𝑑 =0.05×0.543 × 25 × 6

𝑮𝒅 =4,07 KN / ml

 Poids Propre De L’entretoise :

𝑮𝒆𝒏𝒕 = 𝒆𝒏𝒕×𝜸𝒃𝒆𝒕𝒐𝒏 × L

𝐺𝑒𝑛𝑡 =S× 𝛾𝑏𝑒𝑡𝑜𝑛

𝐺𝑒𝑛𝑡 = 0.35 × 1 × 6 × 2 × 25

𝑮𝒆𝒏𝒕 = 𝟏𝟎𝟓 KN /ml

Tableau 3.2 : tableau récapitulatif des résultats des éléments porteurs

Eléments Poids (KN/ml)


Poutre x 7 137,527
Hourdi 55
Prés dalle 4,07
Entretoise 𝟏𝟎𝟓
La somme 301.597

3.3.2) Les éléments non porteurs (ccp) :

 Poids propre du revêtement :


Couche de roulement =8 cm
Largeur roulable = 8 m
Avec poids volumique du bitume=22 KN/𝑚3
𝐺𝑟𝑒𝑣 = Couche de roulement + couche d’étanchéité
𝐺𝑟𝑒𝑣 = (0.08 ×22 + 0.005 ×20) ×8
𝑮𝒓𝒆𝒗 = 14.88 KN /m

37
Chapitre 3 Charges et surcharges

 Poids propre du trottoir :


1.5 m
𝑮𝒕𝒓𝒐= S × 𝜸𝒃𝒆𝒕𝒐𝒏 0.25 m
𝐺𝑡𝑟𝑜 = 0.25×1.5×25
𝐺𝑡𝑟𝑜 =9.375 KN /ml Pour 2 trottoir : 9.375 ×2 =18.75 KN /ml

 Poids propre de la corniche : 0.04 0.23

𝑮𝒄𝒐𝒓 =S× 𝜸𝒃𝒆𝒕𝒐𝒏 0.37 0.22

S= 0.15 m2calculé avec AutoCAD 0.13


𝐺𝑐𝑜𝑟 = 0.15 ×25×2
𝑮𝒄𝒐𝒓 = 7.5 KN/ml 0.40 0.56

 Poids propre du garde-corps :


0.13
𝑮𝒈𝒂𝒓𝒅𝒆−𝒄𝒐𝒓𝒑𝒔 = 1 KN /ml Pour 2 garde-corps :1×2 = 2 KN /ml

Tableau 3.3 : Tableau récapitulatif des résultats des éléments non porteurs

Eléments Poids (KN/ml)


Revêtement 14.88
Trottoirs 18.75
Garde- Corp. 2
Corniche 7.5
La somme 43.13

Gt = (301,597+43.13) x 27

Gt = 9307.629 KN

3.4) Calcul des surcharges routières :


On distingue :
 La surcharge de type A (L).
 Système B.
 La surcharge militaire M c 120.
 La surcharge exceptionnelle convois D 240 t.
 Les surcharges sur trottoirs.

38
Chapitre 3 Charges et surcharges

A) La largeur roulable (Lr) :


La largeur roulable est définie comme la largeur comprise entre dispositifs de retenue
ou bordures.
B) La largeur chargeable (Lc) :
Se déduit de la largeur roulable, en enlevant une bande de 0,50m le long de chaque
dispositif de retenue (glissière ou barrière) lorsqu’il existe.
Dans notre projet on a :

𝑳𝒓 = 𝟖 𝒎
{
𝑳 𝒄 = 𝑳 𝒓 − 𝟐 × 𝟎. 𝟓 = 𝟖 − 𝟐 × 𝟎. 𝟓 = 𝟕𝒎.

Figure 3.4 : schéma explicatif des différentes largeurs dans un pont

On a un pont de 1ére classe

c-) Le nombre de voie :


Les chaussées comportent un nombre de voie de circulation qui égale à :

𝐿𝑐 7
N= Donc : N= = 2.33 D’où : N=2 Voies de circulation
3 3

d-) Largeur d’une voie :

Largeur d’une voie de circulation est donnée par :

𝐿𝑐 7
V= = = 3.5m.
𝑁 2
39
Chapitre 3 Charges et surcharges

e-) Classe de ponts routes :


On distingue trois classe de ponts, on fonction de leur largeur roulable les suivantes :

Tableau 3.4 : Classe de pont


La classe La largeur roulable
1 Lr≥ 7m
2 5,50 m< Lr< 7 m
3 Lr< 5,50 m

On a L r = 8 m donc notre pont est classé dans la 1ere classe.


3.4.1) Système de charges A(L) :
Le système A(L) se compose d’une charge uniformément répartie dont la
l’intensité dépend de la langueur L chargée est donne par la formule suivante :

A(L) =𝒂𝟏 × 𝒂𝟐 × A(L)


360
Avec : A(L) = 2. 3+
12+𝐿
360
A(L) = 2. 3+ = 11.53 KN/𝒎𝟐
12+27
L : la portée du pont.
a1 : coefficient de dégressivité transversale de la charge, est donné par le
tableau suivant :
Tableau. 3.5 : Coefficient de dégressivité transversale de la charge
Nombre de voies chargées
Classe de 1 2 3 4 5
Pont
1 1 1 0,9 0,75 0,75
2 1 0,9 - - -
3 0 ,9 0,8 - - -

𝑎1 =1 (pont de 1𝑒𝑟𝑒 classe).

𝑉0 3.5
𝑎2 = = = 1.
𝑉 3.5

Avec : 𝑉0 =3.5 ( pont de 1𝑒𝑟𝑒 classe)

40
Chapitre 3 Charges et surcharges

𝑉 = largeur d’une voie est de 3.5m

Tableau 3.6 : les valeurs de 𝑉0

Classe de pont 𝑉0
Classe1 3.5m
Classe2 3m
Classe3 2.75m

A(L) =𝒂𝟏 × 𝒂𝟐 × A(L) × Lc

 Pour deux (2) voies chargées :

A(L) = 1 ×1 ×11.53 = 11.53 KN/ ml.

3.4.2) Système de charges B :

Le système de charge B comprend trois sous-systèmes les suivantes :

 Sous système Bc : ce compose de camions types (300KN).


 Sous système Bt : se compose de groupes de deux essieux « essieux tandems (3x
160KN).
 Sous système Br :se compose d’une roue isolée.
a) Sous système Bc :

Un chemin type de système BC comporte trois essieux, et réponde aux caractéristiques


suivantes :

Longitudinalement :

Dans le sens longitudinal le nombre de camion par files est limité à deux, la distance de deux camions
d’une même file est déterminée pour produire l’effet le plus défavorable. Le sens de circulation peut
être dans un sens, ou dans l’autre à condition que les deux camions circulent dans le même sens. En
fonction de la classe du pont et du nombre de files considérées les valeurs des charges du système Bc
prises en compte sont multipliées par le coefficient bc. Donc : N camions =2

41
Chapitre 3 Charges et surcharges

Longitudinalement

2,2 4,5 1,5 4,5 4,5 1,52,2


5m m m m m m 5m
6t 6t

12t12t 12t12t

Figure 3.5 : Disposition de système Bc dans le sens longitudinal

Transversalement :

Nombre maximale de files que l’on peut disposer égale au nombre de voies de circulation, il ne faut

pas en mettre plus, même si cela est géométriquement possible, les files peuvent être accolées ou non.

En plan 4,5 1,5


Transversaleme m
m
nt
2
2,5 2,5 m
m m
0,5
m

2
m
0,25m 0,5 2m
m 0,2
2m 5m

Figure 3.5 : Disposition de système Bc dans la sen transversale

Le sens de circulation peut-être dans un sens, ou dans l’autre à condition que les deux
camions circulent dans le même sens.
42
Chapitre 3 Charges et surcharges

En fonction de la classe du pont et de nombre de files considérées les valeurs des charges du
système BC prise en compte son multiplié par le coefficient bC :

Tableau 3.7 : les coefficients bc

Nombre
de voies 1 2 3 4 ≥5

1 1.20 1.10 0.95 0.80 0.70


Classe 2 1.00 1.00 // // //
De 3 1.00 0.80 // // //
pont

 Coefficient de majoration dynamique :

Pour prendre l’effort des vibrations sur le tablier les charges du système Bc sont multipliées
par un coefficient de majoration.

0.4 0.6
𝛿𝑏𝑐 =1+ + 𝐺
1 + 0.2𝐿 1+4×𝑆

L : la longueur du tablier L=27m.

G : charge permanent du tablier.G = 9307.629KN.

S : surcharge maximal S1 = 60 t.

On a un pont de 1ere classe et 2 voies chargées donc : bc= 1,10.

D’où: S = S1x bc

S = 300 x 2 x 1.2 D’où S = 720 KN.

 Pour deux (2) voies chargées :

S = 300 × 2 × 1.1 ×2 = 1320 KN

0.4 0.6
𝛿𝐵𝐶4 =1+ + 9307.629
1+0.2×33 1+4×
1320

43
Chapitre 3 Charges et surcharges

𝜹𝑩𝑪𝟒 = 1.083

b) Système Bt :

Un tandem du système Bt comporte deux essieux, tous deux à roues simples et répond aux
caractéristiques géométriques suivantes :

 Masse portée par chaque essieu 160KN


 Distance entre deux (02) essieux 1,35 m

 Distance entre axe des deux (02) roues d’un essieu 2,00 m.
Transversalement 1,35m
En plan
 3,00m 3,00m
0,6m

2m

0,5m 2,00m 0,6m


1,00m 2,00m
1m
0,6m

2m
Longitudinal
0,6m

1,35m 0,25 0,25

Figure 3.6 : Dispositif Du Système De Charge Bt.


Les charges du système Bt sont multipliées par un coefficient de majoration dynamique 𝛿𝑏𝑡

0.4 0.6
𝜹𝒃𝒕 =1+ + 𝐺 Les valeurs de coefficient 𝐵𝑡 sont données par tableau suivant :
1+0.2𝐿 1+4×𝑆

Tableau 3.8 : les coefficients Bt

Classe de pont 1 2

Coefficient de 𝑩𝒕 1 0.9

44
Chapitre 3 Charges et surcharges

 Pour deux (2) voies chargées :

G : poids total de l’ouvrage G = 9307.629 KN/m

S= 160×2×2×1= 640 KN

0.4 0.6
𝜹𝒃𝒕 =1+ + 𝟗𝟑𝟎𝟕.𝟔𝟐𝟗
1+0.2×27 1+4× 𝟔𝟒𝟎

𝜹𝒃𝒕𝟒 = 𝟏. 𝟎𝟕𝟐𝟔
c) Système Br :

Le système Br se compose d’une roue isolée transmettant un effort de 10 t à travers une


surface d’impact rectangulaire de 0,6  0,3 m .

Toutes les charges du système B sont à multiplier par un coefficient de majoration


dynamique, dont la valeur dépend de la longueur L (en m) de l'élément étudié, de sa charge
permanente G et de la charge maximale S du système B, qui lui est appliquée. Ce coefficient
est donné par la formule :

 En plan le rectangle de d’impact de la roue est disposé normalement à l’axe longitudinal de


la chaussée.
 Ce rectangle peut être placé n’importe où sur la largeur rouable.
Les surcharges du système Br. sont multipliées par coefficient de majoration δ

0.4 0.6
𝛿𝑏𝑟 = 1+ + 𝐺
1+0.2𝐿 1+4× 𝑆

G = 9307.629 KN/m
S = 100 KN.

0.4 0.6
𝛿𝑏𝑟 =1+ + 𝟗𝟑𝟎𝟕.𝟔𝟐𝟗 𝜹𝒃𝒓 = 1.0641
1+0.2×27 1+4× 100

 Remarque :

La valeur de S à introduire dans la formule est celle obtenue après multiplication par le
cœfficient bc ou br correspondant au nombre maximal de camions pris en compte pour le
calcul du coefficient δ.

45
Chapitre 3 Charges et surcharges

3.4.3) Système militaire Mc120 :


Un convoi militaire qui se compose d’un groupe de deux essieux, assimilés à un rouleau, sa
surface d’impact sur la chaussée est un rectangle uniformément chargé et il ne développe ni
force de freinage ni force centrifuge.

Les majorations dynamiques sont applicables à ce modèle de charge qui est calculé par la
même formule que celle donnée pour le système Bc.

Poids totale = 1100KN.

Longueur d’une chenille = 6,10m.

Largeur d’une chenille = 1,00m.

Longitudinalement Transversalement En plan

Figure 3.7 : Disposition de système de charge MC120

G : Charge permanente = 9307.629 KN.

S : Surcharges max.

S = 550 × 2 = 1100 KN

0.4 0.6
𝜹𝑴𝒄𝟏𝟐𝟎 = 1 + + 9307.629
1 + 0.2 × 27 1+4× 1100

𝜹𝑴𝒄𝟏𝟐𝟎 = 1.079

46
Chapitre 3 Charges et surcharges

 La charge :
P= 550 × 𝛿𝑀𝑐120
P= 550 × 1.079
P = 593.45 KN
593.45
P= = 97.28KN /ml pour la modélisation.
6.1𝑥1

3.4.4) Convoi type D240 :


C’est une remorque composée de 3 éléments dont chacun comporte 4 lignes
à 2 essieux
(Fig.10.8). Le poids total du convoi D est de 2400 KN, cette charge est
supposée
Uniformément répartie au niveau de la chaussée et sur un rectangle de 18.60
m de long et 3.20m de large. Cette surcharge n’est pas multipliée par un
coefficient de majoration dynamique.

Figure 3.8 : Dispositif du système de charge d 240

P = 2400KN

2400
P= = 40.32 KN/m².
18.6∗3.2

3.5) Charges d’exploitation diverse :

A) Surcharges des trottoirs :


Les surcharges du trottoir ne sont pas susceptibles de majoration dynamique. D’après le
fascicule 61, on applique une charge uniformément répartie de densité 150 Kg/m² de façon à
produire l’effet le plus défavorable.

47
Chapitre 3 Charges et surcharges

B) Effort de freinage :
Les charges des systèmes A et Bc sont susceptibles de développer des réactions de freinage,
efforts s'exerçant à la surface de la chaussée dans l'un ou l'autre sens de circulation.
 Effort de freinage correspondant à la charge A :
L’effort est égal à la fraction suivante du poids de cette dernière.
𝑆
FA = ×A(l)
20+0.0035×𝑆
A (l) : chargement
S : surface chargé par m2.
S : surface chargée = 7 x 27 = 189 m2

Al = 11.53 KN/m² « Le cas le plus


défavorable. »

398.90
FA(l) = 20+0,0035×398.90 ×11.53

FA(l) = 101.68 KN.

 Effort de freinage correspondant à la charge Bc :


Camion au maximum peut freiner sur le pont ; l'effort horizontal correspondant à prendre en
compte est égal à son poids soit : 300KN
Remarque :
 Cet effort de freinage ne doit pas être majoré pour effet dynamique.
 Les coefficients bc ne s'appliquent pas à cet effort.
 Lorsque le pont est constitué par une série de tabliers successifs ; un seul camion Bc peut
freiner sur un seul des tabliers
C) Action sismique :
Un séisme est une succession de déplacements rapides imposés aux fondations d'un ouvrage.
Il est d'usage de considérer l'action sismique sur un pont comme le résultat d'un mouvement
(translation) d'ensemble du sol selon les trois directions auquel peut se superposer, si le pont
est assez long ou si les conditions géotechniques sont très variables d'un point à un autre, un
système de déplacements différentiels (dans les trois directions) au droit des différents appuis.
Le séisme est traité comme une action accidentelle, cette dernière est déterminée selon le
règlement parasismique des ouvrages d’art RPOA.

48
Chapitre 3 Charges et surcharges

3.6) Combinaisons des charges :


Les coefficients de majorations des charges pour les combinaisons des états limites sont
mentionnés dans le tableau suivant :
 G : les charges permanentes
 Q tr :surcharge sur trottoir
(systeme A; B et leurs effets annexes; charges de trottoirs)

Tableau 3.9 représentatif des coefficients de pondération

Actions Coefficient à Coefficient à


l’E.L.U.R l’E.L.S
Poids propre (G) 1.35 1.00
Surcharge A(L) 1.60 1.20
Système Bc 1.60 1 .20
Système Bt 1.60 1.20
Système Mc120 1.35 1.00
Système D240 1.35 1.00
Qt 1.60 1.20

Tableau 3.10 : Tableau Des Combinaisons.


Action prépondérante Combinaisons
1.35G+1.6(A(l)+Qtr)
Etat limite ultime 1.35G+ 1.6 (Bc+Qtr)
1.35G+ 1.35 𝑴𝒄𝟏𝟐𝟎
1.35G+1.35 𝑫𝟐𝟒𝟎
G+1.2 (A(l) +Qtr)
Etat limite de servies G+1.2 (Bc + Qtr)
G+ 𝑴𝒄𝟏𝟐𝟎
G+ 𝑫𝟐𝟒𝟎

3.7) Conclusion :
Nous avons présenté dans ce chapitre les charges qui seront appliquées sur la structure
longitudinalement et transversalement.

49
CHAPITRE 4
Modélisation du tablier
Chapitre 4 Modélisation du tablier

4.1) Introduction :

Auto desk 𝑅𝑂𝐵𝑂𝑇 𝑇𝑀 Structural Analyais Professional est un logiciel de calcul et de conception
des structures d’ingénierie particulièrement adapté aux bâtiments et ouvrages de génie civil.

Il permet en un même environnement la saisie graphique des ouvrages de BTP aves une
bibliothèque d’éléments autorisant l’approche du comportement de ce type de structure il offre
de nombreuse possibilités d’analyse des effets statiques et dynamiques avec des complément
analyse des effets statiques et dynamiques avec des compléments de conception et de
vérification des structures en béton armé charpente métallique.

Les post –processeur graphique disponible facilité considérablement l’interprétation et


l’exploitation des résultant et la mise en forme des notes de calcul et des rapports explication.

Le logiciel permet d’effectuer les étapes de modalisation (définition de la géométrie condition


aux limites, chargement de la structure etc.) de façon totalement graphique ; numérique ou
combinée en utilisant les innombrables outilles disponibles

4.2) Modalisation du tablier :

Le tablier est modélisé par des poutres et une dalle supportée par huit appuis, les poutres sont
modalisés par des éléments poutre et la dalle est modalisée en élément panneau 4 nœuds.

Figure 4.1 : Choix de matériaux

50
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.2 : Ligne de construction

Figure 4.3 : Section d’about Figure 4.4 : Section en travée

51
Chapitre 4 Modélisation du tablier

On définit la dalle pour obtenir le modèle suivant :

 Figure 4.5 : Modélisation du tablier

4.3) Définir les cas de charges :


4.3.1) Les superstructures :

Figure 4.6 : chargement de la superstructure

52
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.7 : Diagramme de moment fléchissant de la superstructure

Figure 4.8 : surcharge du trottoir

53
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.9 : Diagramme de moment fléchissant de la surcharge du trottoir

4.3.2) Définir les charges roulantes :

4.3.2.1) Disposition de la charge Al :

Figure 4.10 : chargement de Al

54
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.11 : Diagramme des moments fléchissant de la charge Al

Figure 4.12 : Diagramme de l’effort tranchant de la charge Al

55
Chapitre 4 Modélisation du tablier

4.3.2.2) Disposition de la surcharge (Bc) :


 Système Bc au centre à mi travée :

FIGURE 4.13 : DISPOSITION DU CHARGEMENT BC, AU CENTRE-MI TRAVEE

Figure 4.14 : Diagramme des moments du système Bc au centre

56
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.15 : Diagramme de l’effort tranchant du système Bc au centre

 Système Bc au bord à mi travée :

Figure 4.16 : Disposition du chargement Bc, au bord-mi travée.

57
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.17 : Diagramme des moments du système Bc bord

Figure 4.18 : Diagramme de l’effort tranchant du système Bc au bord

58
Chapitre 4 Modélisation du tablier

4.3.2.3) Disposition de la surcharge(Bt) :

 Système Bt au centre à mi travée :

Figure 4.19 : Disposition du chargement Bt, au centre -mi travée

Figure 4.20 : Diagramme des moments du système Bt au centre

59
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.21 : Diagramme de l’effort tranchant du système Bt au centre

Figure 4.22 : Disposition du chargement Bt, au bord-mi travée.

Figure 4.23 : Diagramme des moments du système Bt au bord

60
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.24 : Diagramme de l’effort tranchant du système Bt au bord

4.3.2.4) Disposition de la surcharge(MC120) :


 Système Mc120 au centre à mi travée :

Figure 4.25 : Disposition de chargement Mc120, au centre-mi travée

61
Chapitre 4 Modélisation du tablier

Figure 4.26 : Diagramme des moments fléchissant de la charge Mc120

FIGURE 4.27 : DIAGRAMME DE L’EFFORT TRANCHANT DE LA CHARGE MC120

62
Chapitre 4 Modélisation du tablier

 Système Mc120 au bord à mi travée :

Figure 4.28 : Disposition du chargement Mc120, au bord-mi travée

Figure 4.29 : Diagramme des moments fléchissant de la charge Mc120 au bord

Figure 4.30 : Diagramme de l’effort tranchant de la charge Mc120 au bord

63
Chapitre 4 Modélisation du tablier

4.3.2.5) Disposition de la surcharge (D240) :

 Système D240 au centre à mi travée :

Figure 4.31 : Disposition du chargement D240, au centre-mi travée

Figure 4.32 : Diagramme des moments fléchissant de la charge D240 au centre

Figure 4.33 : Diagramme de l’effort tranchant de la charge D240 au centre

64
Chapitre 4 Modélisation du tablier

 Système D240 au bord à mi travée :

Le chargement D240 au bord de la chaussée a coïncidée exactement dans la même ligne qu’au
chargement au centre de la chaussée.

Tableau 4.1 : La valeur des moments fléchissant au centre et au bord de la chaussée par
combinaison
Moments Moment à l’ELU Moment à l’ELU Efforts
( KN× 𝒎) (KN× 𝒎) tranchants
Les charges ( T)
En travée En travée ELU
AL au centre 4807.86 3578.13 77.03
Bc au centre 4650.20 3459.88 89.10
Bc au bord 4816.24 3580.86 83.49
Bt au centre 4315.27 3207.72 77.88
Bt au bord 4283.41 3184.80 77.35
Mc120 au centre 4164.22 3375.70 71.33
Mc120 au bord 4797.31 3553.56 83.73
D240 5549.69 4110.88 96.29

4.4) Conclusion :

Grâce à notre modélisation nous avons pu déterminer les diagrammes des moments
fléchissant, efforts tranchants ainsi que les réactions des charges, et de définir la charge la plus
défavorable “ D240 au centre de la chaussée“.

65
CHAPITRE 5

Calcul de la précontrainte
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.1) Introduction :

Les ponts à poutres sous chaussée qui utilisent des poutres préfabriquées précontraintes

(Poutres précontraintes par pré-tension, encore appelées poutres précontraintes par adhérence)

Constituent une solution classique pour le franchissement de travées comprises entre 10et 30m.

5.2) Le principe du béton précontraint :


Le béton résistant mieux en compression qu’en traction, le but du précontraint est d’obtenir des
pièces qui ne travailleront qu’à la compression. Les forces de traction engendrées par les
charges appliquées à l’ouvrage viendront en déduction des forces de compression créées par la
mise en tension des câbles des précontraintes

FIGURE 5.1 : SCHEMA REPRESENTATIF DU PRINCIPE DE LA PRECONTRAINT.

5.2.1) Procédés de la précontrainte :


Le procédé utilisé pour la mise en tension des câbles est la ≪post-tension≫. Ce type de
précontrainte consiste en la mise en tension des câbles déjà enfilés dans des gaines après le
coulage et le durcissement du béton à l’aide d’un vérin appuyé sur le béton, une fois que la
tension voulue est atteinte, le câble ainsi tendu est bloqué avec un système d’ancrage à travers
lequel on injecte un coulis de mortier pour protéger les câbles contre la corrosion et assurer
l’adhérence entre le câble et le béton.

FIGURE 5.2 : COUPE LONGITUDINALE D’UN POUTRE EN BETON PRECONTRAINTE PAR POST
TENSION

66
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.3) Notion de base sur la précontrainte :


La détermination de la force de précontrainte exercée en permanence par un câble doit tenir
compte de deux phases successives :

 Phase de mise en tension :


Le calcul de la contrainte de traction de l’acier du câble sur toute sa longueur permet de
déterminer la valeur à obtenir pour les allongements à la mise en tension ; complété par la
prise en compte des rentrées de clavettes aux ancrages et le raccourcissement instantané du
béton, il fournit la valeur initiale de la force de précontrainte le long du câble.

Variation dans le temps de la tension dans le câble :

Le calcul de la valeur finale de cette tension doit tenir compte des raccourcissements différés
du béton dus au retrait et au fluage ainsi que de la relaxation d’acier. Cette valeur est à
introduire dans le calcul de l’ouvrage.

 Mise en œuvre des câbles et ancrages :

Les cloches d’ancrage et les trompettes avec le frettage sont fixés au coffrage au moyen de
deux vis de la plaque d’about préfabriquée, l’utilisation des plaques d’ancrages préfabriquées
a pour rôle d’assurer la diffusion de la précontrainte. Les pièces sont exécutées avec un béton
de haute qualité. La zone d’ancrage des câbles de précontrainte doit être spécialement conçue
pour que les forces de précontrainte soient transmises à l’ouvrage en toute sécurité, et pour
que les mises en tension puissent se faire facilement.
Les fiches sur les ancrages et celles sur les dispositions constructives contiennent les
informations et recommandations valables pour chaque type et notamment : la distance
minimale admissible entre axes des ancrages et entre ces axes et le parement le plus proche,
ainsi que les dégagements à prévoir derrière l’ancrage pour la mise en place du vérin de mise
en tension.

Le tracé du câble doit répondre aux indications du calcul et aux exigences d’une bonne
exécution. Il faut éviter des variations brusques de courbures. Pour le respect de ses limites,
on procède à la fixation de la gaine car il est important de la maintenir sur des supports à
intervalles suffisamment rapprochés pour que le tracé reste régulier malgré les sollicitations
exercées sur la gaine par le bétonnage.

67
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.3.1) Programme de mise en tension des câbles :

Un câble de précontrainte est mis en tension en exerçant, à l’aide d’un vérin une force donnée,
à chaque extrémité (deux ancrages actifs) ou à une seule extrémité seulement (un ancrage
actif et un autre passif). Cette force est généralement choisie égale au maximum admissible en
fonction des prescriptions du fournisseur et de la section d’acier.

L’ordre de mise en tension des câbles fait partie de l’étude. Il doit être mis au point après
vérification des phases provisoires de construction. Une attention particulière sera portée aux
résistances du béton nécessaire, en fonction des sections les plus sollicitées de l’ouvrage et
des zones d’ancrage des câbles. Lors de la mise en tension à 100%, le béton sous les plaques
d’ancrage doit avoir une résistance min de 0,9 fc28min.

5.3.2) Montage de la précontrainte :


En général, les câbles sont mis en place par tirage. Les différentes phases d’exécution sont les
suivantes :

 Pose de gaines.
 Montage des ancrages.
 Mise en place des torons. (Par tirage, par enfilage).
 Pré blocage des ancrages fixés.
 Bétonnage.
 Mise en tension des câbles.
 Coupe des sur longueurs.
 Injection.
 Cachetage des ancrages.
Les torons sont tendus à l’aide d’un vérin hydraulique actionné par une pompe, le vérin prend
appui sur la plaque d’about ’. Les torons seront tendus jusqu’à ce que la pression manométrique
requise soit atteinte, pour contrôler la force de tension produite, on mesure l’allongement du
câble. Après l’opération de précontrainte, l’intérieur de la gaine doit être injecté au coulis de
ciment dans le but de réaliser aussi l’adhérence entre l’acier et le béton de même que la
protection de l’acier contre la corrosion, l’injection est effectué au moyen des coiffes d’injection
fixées aux ancrages ou de raccords d’injection fixés aux gaines de raccordement (trompette)
après réalisation du cachetage définitif.

5.3.3) Injection des câbles :

68
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

Pour assurer une meilleure adhérence (acier - béton) et par conséquent une bonne transmission

de contraintes ; Ainsi une protection du câble de précontrainte, ce dernier est injecté par un
coulis de ciment. Cette injection se fait à partir de tubes ou évents dont la position est choisie
en fonction de la géométrie et de la longueur du câble. Dans le cas courant, il y a un évent à
chaque ancrage et à chaque point haut du câble, ces derniers ayant aussi pour fonction de
permettre l’évacuation de l’air repoussée par le coulis d’injection.

La recette d’un coulis de ciment : 25 kg de ciment + 6 kg de sable 0/2 mm (tamisé) + 12 litres


d’eau+ Plastifiant (750g intra plat de Sika).

Les câbles sont lavés et soufflés à l’air comprimé pour :

 Laver la gaine, débarrasser éventuellement les fils de l’huile souvent employée pour
diminuer les frottements.
 Mouiller la gaine et les fils pour éviter le bourrage du mortier d’injection et faciliter son
écoulement à l’avancement.
 Vérifier qu’aucun obstacle ne rend difficile l’injection du coulis.

5.4) Calcul de la précontrainte :

 Dimensionnement de la précontrainte vis-à-vis de l’Etat limite de Service : (ELS)


Les caractéristiques géométriques prises en compte sont celles de la poutre avec hourdis à mi
travée :

B= 0,83 m

V = 0, 58 m

V’ = 1,125 m

IG = 0, 259𝑚4

ρ = 53 %

d’= 0,15 m

𝐼
= 0,4982𝑚3
𝑉

𝐼
= 0,257 𝑚3
𝑉′

Les moments maximaux sont donnés par le chargement D240

69
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

Mg=1.833 MN.m (Moment due au poids propre)

Mg’= 0.389 MN.m (Moment engendré par les superstructures)

Mq= 1.889 MN.m (Moment due aux surcharges)

Moment donnée par la combinaison Rare à L’ELS (à charge) :

 𝑀𝑀 =Mg +Mg ’+Mq

𝑀𝑀 = 1.833 + 0.389 + 1.889 =4.111 MN.m

𝑴𝑴 = 4.111 MN.m.

Moment donné par la combinaison Quasi-permanente (à vide) :

 𝑀𝑚 = Mg +Mg’

𝑀𝑚 = 1.833 + 0.389

𝑴𝒎 = 2.222 MN.m

 ∆M = 𝑀𝑀 − 𝑀𝑚

∆M = 4.111–2.222

∆M = 1. 889 MN.m

A) Calcul des forces de précontrainte (p1 et p2) :

Nous supposons en premier lieu que la section est sous critique :

Ϭ͞1’ = Ϭ͞2’ =-1, 5 x 𝑓𝑡28 = -1,5 x [0,6 + (0,06 x 35)] = - 4,05 MPA

d’= 0,15 m (distance de la fibre inférieure du câble)

I I
∆M+ ( X Ϭ͞1’) + ( X Ϭ͞2’) 1.889 +( 0.4982 X ( − 4,05) ) + (0,257 X ( − 4,05))
 𝑃1 = V V′
=
ℎ𝑋ρ 1,7 𝑋 0,5378

𝑷𝟏 = -1,274 MN.

I
𝑀𝑀 + ( X Ϭ͞2’) 4.111 +( 0,257 X ( − 4,05))
 𝑃2 = V′
= 0,5378 x 0,58 + 1,125 − 0,15
ρ x V + V′ − d′

𝑷𝟐 = 2.3832 𝑴𝑵

70
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

On a : 𝑃2 > 𝑃1 la section est nettement sur critique on redimensionne la section sous l’hypothèse
sur critique.

Ϭ͞2’ = - 𝑓𝑡28 = - [ 0,6 + (0,06 x 35)] = -2,7 MPA.

I
𝑀𝑀 + ( X Ϭ͞2’) 4.111 +( 0,257X ( −4.05))
 𝑃2 = V′
= 0,5378 x 0,58+ 1,125 − 0,15
ρ x V + V ′ −d′

𝑷𝟐 = 2.6526𝑴𝑵.

On a une perte de 27 % donc 1- 0,2693 = 0.73

B) Calcul de nombre des câbles :

𝜎𝑃0 = min { 0,8 𝑓𝑝𝑟𝑔 ; 0,9 𝑓𝑝𝑒𝑔 }

𝜎𝑃0 = min {0,8 x 1660 ; 0,9 x 1860}

𝜎𝑃0 = min { 1328 ;1674 } 𝝈𝑷𝟎 = 1328 MP

𝑃0 = 0,73 × 7 × 139 × 10−6 × 1328

𝑷𝟎 = 𝟎. 𝟗𝟒𝟑𝟐𝟔 𝑴𝑵 .

C) L’excentricité :

𝒆𝟎 = −(𝑉 ′ − 𝑑 ′ ) = −( 1.125 − 0,15 ) = - 0,975𝒎

𝑃𝐼𝐼 2.6526
𝑛≥ = = 2.8123 Soit : 3 câbles de 7T15.
𝑃0 0.943

pm = 𝑝0 x n = 0.94326 x 3 = 2.8296 MN.

D) Vérification de la convenance des contraintes en situation d’exploitation :

- traction

+ Compression

71
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.4.1) Diagramme de contrainte due à la précontrainte (P) :

𝑷𝒎 𝑷𝒎 ×𝒆𝟎 𝟐.𝟖𝟐𝟗𝟔 𝟐.𝟖𝟐𝟗𝟔×(−𝟎,𝟗𝟕𝟓)


𝝈𝒔𝒖𝒑 = + 𝑰 = + = -2.128498934 𝑴𝑷𝑨
𝑩 𝟎.𝟖𝟑 𝟎.𝟒𝟗𝟖𝟐
𝑽

𝑷𝒎 𝑷𝒎 ×𝒆𝟎 𝟐.𝟖𝟐𝟗𝟔 𝟔2.8296×(−𝟎.975)


𝝈𝒊𝒏𝒇 = − 𝑰 = − = 14.1440204𝑴𝑷𝑨
𝑩 − ′ 𝟎.𝟖𝟑 𝟎,𝟐𝟓𝟕
𝑽

3,409156627 MPA -5,53765556 MPA −𝟐, 𝟏𝟐𝟖𝟒𝟗𝟖𝟗𝟑𝟒 𝑴𝑷𝑨

3,409156627 MPA 10,73486381 MPA 𝟏𝟒, 𝟏𝟒𝟒𝟎𝟐𝟎𝟒𝟒𝑴𝑷𝑨

Figure 5.3 : Diagramme De La Précontrainte

3.67924528 MPA
1) Diagramme de contrainte due au poids propre (G) :

𝑀𝑔 1.833
𝜎𝑠𝑢𝑝 = 𝐼 = = 𝟑, 𝟔𝟕𝟗𝟐𝑴𝑷𝑨
0,4982
𝑉

𝑀𝑔 1.833
𝜎𝑖𝑛𝑓 = 𝐼 = = − 𝟕, 𝟏𝟑𝟐𝟐𝟗𝟓𝟕𝟐 MPA.
0,257
𝑉′

-7,13229572 MPA
2) Diagrammes contraints due aux superstructures (G’)

𝟎, 𝟕𝟖𝟎𝟖𝟏𝟎𝟗𝟏𝟗 𝑴𝑷𝑨

𝑀𝑔′ 0.389
𝜎𝑠𝑢𝑝 = 𝐼 = = 𝟎, 𝟕𝟖𝟎𝟖𝟏𝟎𝟗𝟏𝟗 𝑴𝑷𝑨
0,4982
𝑉

𝑀𝑔′ 0,389
𝜎𝑖𝑛𝑓 = 𝐼 = = −𝟏, 𝟓𝟏𝟑𝟔𝟏𝟖𝟔𝟕𝟕 MPA. Ϭb28= -1.31 Mpa
0,257
𝑉′

-1,513618677 MPA

72
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

𝟑, 𝟕𝟗𝟏𝟔𝟒𝟗𝟗𝟒 𝑴𝑷𝑨
3) Diagrammes de contrainte due aux charges (Q) :
𝑀𝑞 1.889
𝜎𝑠𝑢𝑝 = 𝐼 = = 𝟑, 𝟕𝟗𝟏𝟔𝟒𝟗𝟗𝟒𝑴𝑷𝑨
0,4982
𝑉

𝑴𝒒 𝟏.𝟖𝟖𝟗
𝝈𝒊𝒏𝒇 = 𝑰 = 𝟎,𝟐𝟓𝟕 = − 𝟕, 𝟑𝟓𝟎𝟏𝟗𝟒𝟓𝟓𝟑 MPA
𝑽′

4) Diagramme quasi permanente (G+G’+P) : -7,350194553 MPA

𝟑, 𝟔𝟕𝟗𝟐𝟒𝟓𝟐𝟖𝟑 𝑴𝑷𝑨 −𝟐, 𝟏𝟐𝟖𝟒𝟗𝟖𝟗𝟑𝟒 𝑴𝑷𝑨 𝟎, 𝟕𝟖𝟎𝟖𝟏𝟎𝟗𝟏𝟗 𝑴𝑷𝑨 2,331557269 MPA

Ϭb=5.2
Ϭb28=-1.31

-7,350194553𝑴𝑷𝑨 𝟏𝟒, 𝟏𝟒𝟒𝟎𝟐𝟎𝟒𝟒 𝑴𝑷𝑨 -1,513618677 MPA 5,498106043 MPA

Figure 5.4 Diagramme Des Contraintes Sous Combinaison Quasi-Permanente

5) Diagramme des contraintes sous combinaison RARE (G+G’+P+Q) :

Ϭsup = 6,123207209 MPA


Ϭinf = -1,85208851 MPA
𝟐, 𝟑𝟑𝟏𝟓𝟓𝟕𝟐𝟔𝟗 𝑴𝑷𝑨 6,123207209 MPA
𝟑, 𝟕𝟗𝟏𝟔𝟒𝟗𝟗𝟒 𝑴𝑷𝑨

5,498106043 𝑴𝑷𝑨 −𝟕, 𝟑𝟓𝟎𝟏𝟗𝟒𝟓𝟓𝟑 𝑴𝑷𝑨 -1,85208851 MPA

Figure 5.5 : Diagramme Des Contraintes Sous Combinaison Rare

73
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

6) Diagramme des contraintes sous combinaison FREQUENT (G+G’+P+0,6 Q) :

Ϭsup = 4,606547233 MPA

Ϭinf = 1,087989311 MPA

2,331557269 MPA 4,606547233 MPA


𝟎. 𝟔 ∗ 𝟑, 𝟕𝟗𝟏𝟔𝟒𝟗𝟗𝟒 𝑴𝑷𝑨

−𝟕, 𝟑𝟓𝟎𝟏𝟗𝟒𝟓𝟓𝟑 𝑴𝑷𝑨 5,498106043 MPA 1,087989311 MPA

Figure 5.6 : Diagramme Des Contraintes Sous Combinaison Fréquente

5.4.2) Vérification de la convenance de la contrainte en situation d’exécution :

 Diagramme de contrainte due à la précontrainte (Pc) :


𝑃𝑐 = 1,2 × 𝑃𝑚 = 1,2 × 2.8296 = 3,39552 MN.

𝑷𝒄 = 3.39552 MN.
𝑃𝑐 𝑃𝑐 × 𝑒0 3.39552 3.39552 × (−0.975)
𝜎𝑠𝑢𝑝 = 𝐵
+ 𝐼 = 0.83
+ 0,4982
=-2.55419872 𝑴𝑷𝑨
𝑉

𝑃𝑐 𝑃𝑐 × 𝑒0 3.39552 3.39552 × ( −0.975 )


𝜎𝑖𝑛𝑓 = + 𝐼 = + = 𝟏𝟔, 𝟗𝟕𝟐𝟖𝟐𝟒𝟓𝟑 𝑴𝑷𝑨
𝐵 0.83 0,257
𝑉′
-2,55419872 MPA 3,679245283 MPA 1,125046563 MPA

16.972845 MPA -7.13229572 MPA 9.8405288 MPA

Figure 5.7 : Diagramme Des Contraintes En Situation D’exécution

74
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.4.3) Disposition des câbles :

On opte pour la théorie simplifiée qui exige deux conditions :

La précontrainte P(x) est admise constante sur le tronçon considéré P(x) = P 0= constante.

L’inclinaison α(x) des câbles de précontrainte par rapport à l’axe x (parallèle à l’axe
longitudinal) est faible.

Le tracé d’un câble de précontraint non rectiligne peut être assimilé à une parabole du
deuxième degré dont l’équation et ses dérivées sont :

 y  Ax 2  Bx  c

 y  2 Ax  B
 y  2 A

4f
A
l2
4f
B
l

Figure 5.8 : L’angle de l’inclinaison 𝛼𝑖

 Tracé des câbles :

a. Tracé du câble N°1 :


x  0  y1  C1  0,50m (1)

y  Ax  Bx  c
2
 x  9  y1  0,15  A1 (9)  B1 (9)  0,50
2
(2)
  B1
 x  9  y1  2 A1 (9)  B1  0 A1  (3)
 18

On remplace A1 dans l’équation (2) on a :

𝑌1 = (−𝐵1/(2×L/3)) +𝐵1× (L/3) +0.50 = 0.15.

𝐵
𝑌1 = (− 181 ) ( 9 )² +𝐵1 ( 9 ) + 0.5 = 0.15

On aura :

𝑩𝟏 = −𝟎. 𝟎𝟕𝟕
{
𝑨𝟏 = 𝟎. 𝟎𝟎𝟒𝟑

75
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

Y = 0.0043 x² − 0.077 x + 0.5

Y’ = 0.0043 x−0.077

Tableau 5.1: les cordonnées X.Y du câble N°1

Nombre de A B C Equation
cas ( X )
0 0,5 -0,077 -0,06047566 0,9981719
0,5 0,462575 -0,0751 -0,0589834 0,99826098
1 0,4273 -0,0732 -0,05749115 0,99834784
2 0,3632 -0,0694 -0,05450663 0,99851488
3 0,3077 -0,0656 -0,05152212 0,99867303
4 0,2608 -0,0618 -0,04853761 0,99882228
5 0,2225 -0,058 -0,04555309 0,99896264
6 0,1928 -0,0542 -0,04256858 0,99909409
7 0,1717 -0,0504 -0,03958407 0,99921665
8 0,1592 -0,0466 -0,03659955 0,99933031
9 0,1553 -0,0428 -0,03361504 0,99943507

b) Tracé du câble N°2 :


 x  0  y1  C1  0,85m (1)
y  Ax  Bx  c
2

 x  9  y1  0,15  A2 (9)  B 2(9)  0,85
2
(2)
  B2
 x  9  y1  2 A2(9)  B 2  0 A2  (3)
 18

On remplace A1 dans l’équation (2) on a :

𝑌1 = (−𝐵2/(2×L/3)) + 𝐵2 × (L/3) +0.85 = 0.15

𝐵
𝑌1 = (− 181 ) ( 9 )² +𝐵1 ( 9 ) + 0.85 = 0.15

On aura :

𝑩𝟐 = −𝟎. 𝟏𝟓𝟓
{
𝑨𝟏 = 𝟎. 𝟎𝟎𝟖𝟔𝟒

Y = 0.00864 x² − 0.155 x + 0.5

76
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

Y’ = 0.00864 x − 0.0155

Tableau 5.2: les cordonnées X.Y du câble N°2

Nombre de A B C Equation
cas ( X )
0 0,85 -0,155 -0,12173672 0,99259923
0,5 0,77466 -0,14636 -0,11495088 0,99340042
1 0,70364 -0,13772 -0,10816504 0,99415586
2 0,57456 -0,12044 -0,09459335 0,99552938
3 0,46276 -0,10316 -0,08102167 0,99671954
4 0,36824 -0,08588 -0,06744999 0,99772611
5 0,291 -0,0686 -0,05387831 0,99854891
6 0,23104 -0,05132 -0,04030663 0,9991878
7 0,18836 -0,03404 -0,02673495 0,99964264
8 0,16296 -0,01676 -0,01316327 0,99991337
9 0,15484 0,00052 0,00040841 0,99999992

C) Tracé de câble N°3 :


 x  0  y1  C1  1.2m (1)

y  Ax  Bx  c  x  9  y1  0,15  A3(9)  B3(9)  1.2
2 2
(2)
  B3
 x  9  y1  2 A3 (9)  B3  0 A3  (3)
 18

On remplace A1 dans l’équation (2) on a :

(−𝐵3/(2×L/3)) +𝐵3× (L/3) +1.2 = 0.15.

𝐵
𝑌1 = (− 183 ) ( 9 )² +𝐵3 ( 9 ) + 0.85 = 0.15

On aura :

𝑩𝟑 = −𝟎. 𝟐𝟑𝟑
{
𝑨𝟑 = 𝟎. 𝟎𝟏𝟐𝟗

Y = 0.0129 x² − 0.233 x + 0.5

77
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

Y’ = 0.0129 x − 0.0233

Tableau 5.3: les cordonnées X.Y du câble N°3

Nombre de A B C Equation
cas ( X )
0 1,2 -0,233 -0,18299777 0,98330258
0,5 1,086725 -0,2201 -0,17286614 0,98509582

1 0,9799 -0,2072 -0,1627345 0,98678794


2 0,7856 -0,1814 -0,14247123 0,98986813
3 0,6171 -0,1556 -0,12220795 0,9925419
4 0,4744 -0,1298 -0,10194468 0,99480814
5 0,3575 -0,104 -0,8168141 0,99666593
6 0,2664 -0,0782 -0,06141814 0,9981145
7 0,2011 -0,0524 -0,04115486 0,99915326
8 0,1616 -0,0266 -0,02089159 0,99978178
9 0,1479 0,0008 0,00062832 0,99999998

Câble :7T15
Câble :7T15
Câble :7T15

Figure 5.9 : Disposition Des Câbles On Différentes Section.

78
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.5) Calcul des pertes de tensions :


De façon générale, on désigne sous le nom de perte de précontrainte toute différence entre la
force exercée par le vérin lors de sa mise en tension, et la force qui s'exerce en un point
donner d'une armature à une époque donnée.

Le calcul des valeurs initiales et finales de la force précontrainte exige donc une évaluation
précise des pertes de précontrainte, pour cette évaluation, les pertes doivent être rangées en
deux catégories :

5.5.1) Les pertes instantanées :

 Pertes due au frottement du câble sur la gaine :


𝒍
∆𝝈𝒇𝒓𝒐𝒕 = 𝝈𝒑𝟎 × (𝒇 × 𝜶 × 𝝋 × )
𝟑

𝝈𝒑𝟎 : 𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐝𝐞𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 à 𝐥’𝐞𝐧𝐜𝐫𝐚𝐠𝐞

f : Coefficient de frottement du câble dans les courbes, tel que f = 0,18 rad

𝜶 : L’angle de relevage du câble en rad

φ: Perte relative de tension par mètre, telle que φ = 0,002/m

𝟐 ∆𝑯 𝟐 × (𝟎,𝟗𝟕𝟓)
𝒕𝒈𝜶 = 𝑳 = = 0.2166 𝒓𝒂𝒅
𝟗
𝟑

∆𝜎𝑓𝑟𝑜𝑡 = 1328 × (0,18 × 0,2166 + 0,002 × 9)

∆𝝈𝒇𝒓𝒐𝒕 = 75,680064 𝑴𝑷𝑨

 Pertes par recul d’ancrage :

𝒍
∆𝝈𝒈 = 𝟐 × 𝝈𝒑𝒐𝒑 × (𝝀 − )
𝟑
∆𝝈𝒇𝒓𝒐𝒕 𝟕𝟓.𝟔𝟖
𝝈𝒑𝒐𝒑 = 𝒍 = = 8,408896 𝑴𝑷𝑨
𝟗
𝟑

𝒈 × 𝑬𝒑
𝝀= √
𝝈𝒑𝒐𝒑

𝝀: 𝒍𝒐𝒏𝒈𝒆𝒖𝒓𝒅′𝒊𝒏𝒇𝒍𝒖𝒆𝒏𝒄𝒆

79
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

g : l’intensité du recul d’ancrage = 6 mm.

EA : module d’élasticité de l’acier = 190 000MPA

𝟎,𝟎𝟎𝟔×𝟏𝟗𝟎𝟎𝟎𝟎
𝜸=√ =11.64𝒎
𝟖.𝟒𝟎

∆𝜎𝑔 = 2 × 8.408896 × (11.64 − 9)

∆𝝈𝒈 = 𝟒𝟒, 𝟒𝟓𝟕𝟓𝟓𝟕𝑴𝑷𝑨

 Pertes dues au raccourcissement instantané du béton :

∆𝝈𝒃𝒋 𝟏 𝝈𝒃𝟏𝟒 𝝈𝒃𝟐𝟖


∆𝝈𝒆 = 𝑬𝒑 ∑ 𝒌𝒋 × = 𝑬𝒑 × ( × + )
𝑬𝒊𝒋 𝟐 𝑬𝒊𝟏𝟒 𝑬𝒊𝟐𝟖

𝟑
𝑬𝒊𝟐𝟖 = 𝟏𝟏𝟎𝟎𝟎 × √𝟑𝟓 = 35981,72MPA = 36000 MPA

𝟑
𝑬𝒊𝟏𝟒 = 𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎 × √𝟑𝟎 =34179,55 𝑴𝑷𝑨 = 34200 MPA.

Tableau 5.4 : les Valeurs des contraintes

Contraintes 𝝈𝒃𝟏𝟒 = 𝝈𝒎𝒂𝒙 = 8.6 MPA


Valeurs 𝝈𝒃𝟐𝟖 =-1,31 𝑴𝑷𝑨
𝟏 8.6 (−𝟏, 𝟑𝟏)
∆𝝈𝒆 = 𝟏𝟗𝟎𝟎𝟎𝟎 × ( × + )
𝟐 𝟑𝟒𝟐𝟎𝟎 𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎

∆𝝈𝒆 = 𝟏𝟔, 𝟗𝟕𝟓𝑴𝑷𝑨

∆𝝈𝒊 = ∆𝝈𝒇𝒓𝒐𝒕 + ∆𝝈𝒈 + ∆𝝈𝒆

∆𝝈𝒊 = 75,680064 + 44,457557 + 16,975

∆𝝈𝒊 = 𝟏𝟑𝟕, 𝟏𝟏𝟐𝟔𝟐𝟏 MPA

Tableau 5.5 : les Valeurs des pertes instantanées

Pertes instantanées ∆𝛔𝐟𝐫𝐨𝐭 ∆𝛔𝐠 ∆𝛔𝐞 ∆𝛔𝐢

Valeurs (MPA) 75,680064 44,457557 16,975 137,112621

 Tension initiale :

𝜎𝑝𝑖 = 𝜎𝑝𝑜 − ∆𝜎𝑖 = 1328 − 137.112621

𝜎𝑝𝑖 = 𝜎i = 1190,887379 MPA .

80
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.5.2) Les pertes de tensions différées :

 Retrait du béton :

∆𝜎𝑟 = 𝐸𝑝 × 𝜀𝑟

𝜀𝑟 : Retrait total du béton : 2 × 10−4

∆𝜎𝑟 = 190 000 × 0,0002

∆𝜎𝑟 = 38 𝑀𝑃𝐴

 Fluage du béton :

𝐸𝑝
∆𝜎𝑓𝑙 = × (𝜎𝑚𝑎𝑥 + 𝜎𝑏 )
𝐸𝑖14

190 000
∆𝜎𝑓𝑙 = × (8.6 + 5.2)
34200

∆𝝈𝒇𝒍 = 𝟕𝟔, 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟕 MPA

Tableau 5.6 : Valeurs des contraintes

Contraintes 𝝈𝒎𝒂𝒙 = 8.6 MPA

Valeurs 𝜎𝑏 = 5.2 𝑀𝑃𝐴

 Relaxation des aciers :

6 𝜎𝑖
∆𝜎𝑝 = × 𝜌1000 × ( − 𝜇𝑜 ) × 𝜎𝑖
100 𝐹𝑝𝑟𝑔

𝝁𝒐 = 0,43 ; coefficient pour les armatures a TBR

𝝆𝟏𝟎𝟎𝟎 =2,5% ; relaxation a 1000 heures

6 1190,887379
∆σp = × 2,5 × ( − 0,43) × 1190,887379
100 1860

∆𝝈𝒑 = 𝟑𝟕, 𝟓𝟓𝟗𝟕𝟓𝟗𝟗𝟖 𝑴𝑷𝑨

81
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.5.3) Pertes différées totales :

5
∆𝜎𝑑 = ∆𝜎𝑟 + ∆𝜎𝑓𝑙 + × ∆𝜎𝜌
6

5
∆𝜎𝑑 = 38 + 76,66666667 + × 37.5597599
6

∆𝛔𝐝 =145,96646 𝐌𝐏𝐚 .

Tableau 5.7 : Valeurs des pertes instantanées

Pertes instantanées ∆𝝈𝒓 ∆𝝈𝒇𝒍 𝟓 ∆𝝈𝒅


× ∆𝝈𝒑
𝟔
Valeurs (MPA) 38 76,666666 31.299 145.96646

5.5.4) Total des pertes de tension :

∆𝜎𝑖 + ∆𝜎𝑑 =137,112621 + 145.6646 = 283.079088 MPA

5.5.5) La tension finale :

𝜎𝑝 = σpo − ∆σi − ∆σd = 1328 − 283.079088

𝛔𝐩 = 1044.92 𝐌𝐏𝐀

5.5.6) Pourcentage des pertes :

(∆𝜎𝑖 + ∆𝜎𝑑 )× 100 283.079088 × 100


= = 21.31 %
𝜎𝑝𝑜 1328

Nous déduisons que les pertes représentent 𝟐𝟏% de la contrainte initiale 𝝈𝒑𝒐 , ce pourcentage
est inférieur au perte prise dans le calcul de nombre de câble ( %)

5.6) Force utile de la précontrainte :

𝒇𝒖 = Ϭp x7 x 139 x10−6

𝒇𝒖 = 1044,92 × 𝟕 × 139 × 10−6 = 1,01𝟔 𝑴𝑵.

5.6.1) Vérification de la précontrainte à L’ELU :


On a:

𝑀𝑢 =1,35 × 𝑀𝐺 + 1,35 × 𝑀𝑄 (D240)

82
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

Mu = (𝟏. 𝟑𝟓 × 𝟏, 𝟖𝟑𝟑) + (𝟏. 𝟑𝟓 × 𝟏, 𝟖𝟖𝟗)

𝑴𝒖 = 5,55 𝑴𝑵. 𝒎

𝟎, 𝟖𝟓 × 𝑭𝒄𝟐𝟖 𝟎, 𝟖𝟓 × 𝟑𝟓
𝒇𝒃𝒖 = = = 𝟏𝟗, 𝟖𝟑𝑴𝑷𝑨
𝜸𝒃 𝟏, 𝟓

5.6.2) Calcul du moment résistant de la table de compression :

ℎ𝑜
𝑀𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒 = (𝑏 − 𝑏𝑜 ) × ℎ𝑜 × (𝑑 − ) × 𝑓𝑏𝑢
2

0,15
𝑀𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒 = (1,1 − 0,22) × 0,15 × (1,35 − ) × 19,83
2

𝑴𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 = 3,337389 𝐌𝐍. 𝐦

Mu > Mtable → l′ axe neutre est dans la nervure

5.6.3) Le moment repris par la nervure :

MN = Mu − Mtable

𝑀𝑁 = 5,55 − 3,337389

𝑴𝑵 = 2,212611 MN.m

𝟓. 𝟔. 𝟒) 𝐂𝐚𝐥𝐜𝐮𝐥 𝐝𝐞 𝛔𝟑 ∶

Phase (a) : La tension de mise en précontrainte


On a une précontrainte P = 2,652616053 MN assuré par 3 câbles de 7T15

Donc On a une section : 𝐀𝐩 = 𝟑 × 𝟕 × 𝟏𝟓𝟎 = 3150 𝐦𝐦𝟐

La tension de mise en précontrainte :

𝑃𝑚 2,8296
𝜎1 = =
𝐴𝑝 3150 × 10−6

𝐹𝑝𝑒𝑔 1660
𝝈𝟏 = 889,72 𝑴𝑷𝑨 < 0,9 × = 0,9 × = 𝟏𝟐𝟗𝟗, 𝟏𝟑 𝐌𝐏𝐀.
𝛾𝑝 1,15

5.6.5) Allongement correspondant :

𝜎 898.29
𝜺𝟏 = 𝐸 1 = 190000 × 1000 = 4,72 ‰
𝑃

83
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

 Phase b : Décompression du béton


∆𝜎2 = 5 × 𝜎𝑚𝑎𝑥 = 5 × 8.6 = 43 MPA

𝜎2 = 𝜎1 + ∆𝜎2 = 43 + 898,29

𝐹𝑝𝑒𝑔 1660
𝜎2 = 941,29 𝑀𝑃𝐴 < 0,9 × = 0,9 × = 1299,13 MPA
𝛾𝑝 1,15

𝜎 941.29
𝜀2 = 𝐸2 = 190000 × 1000 = 4.95 ‰
𝑃

∆𝜎2 43
∆𝜀2 = = 190 000 × 1000 = 0,226 ‰
𝐸𝑃

 Phase c : Surtension jusqu'à l’état limite ultime du béton tendu :


𝑴𝒏 𝟐.𝟐𝟏𝟏𝟐𝟔𝟏𝟏
𝝁=𝒃 𝟐 = 𝟎,𝟐𝟐 𝒙 𝟏.𝟑𝟓𝟐 𝒙 𝟏𝟗.𝟖𝟑 = 0,278116
𝒐 ×𝒅 ×𝑭𝒃𝒖

𝝁 = 0, 278 > 𝝁𝑨𝑩 = 𝟎, 𝟏𝟖𝟔 → Pivot B

𝒇𝒆 𝟓𝟎𝟎
𝜺𝒔𝒍 = = = 2,17× 𝟏𝟎−𝟑
𝜰𝒔×𝑬𝒔 𝟏.𝟏𝟓× 𝟐𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎

𝟑.𝟓
αl = (𝟑.𝟓+𝟏𝟎𝟎𝟎×𝜺𝒔𝒍) = 0,618

𝝁𝒍 = 0.8 ×αl × (1−0.4 ×αl) = 0,8× 0,618 × (1 − 0,4 × 0,618) = 𝟎, 𝟑𝟕

𝛼 = 1,25 × (1 − √1 − 2𝜇 )

𝜶 = 1,25 × (1 − √1 − 2 × 0.278) = 0,417

𝒉𝟎 𝟎, 𝟏𝟓
𝜶 × 𝒅 > 𝒉𝒐 ↔ 𝜶 > =
𝒅 𝟏, 𝟑𝟓

𝜶 = 𝟎. 𝟒𝟏𝟕 > 0.1111 C. V

Δ𝜀3 = 3.5*(1−𝛼) /𝛼

on prend : ∆𝜺𝟑 = 𝟒. 𝟖𝟖𝟖𝟎𝟖𝟎𝟑𝟑𝟒‰

𝜺𝟑 = 𝜺𝟏 + ∆𝜺𝟐 + ∆𝜺𝟑 = 4.72784211 + 0.22631579 + 4.888080 =9.83496124 ‰

𝝈𝟑 𝜸𝒑 × 𝝈𝟑
𝜺𝟑 = + 𝟏𝟎𝟎 × ( − 𝟎, 𝟗)𝟓
𝑬𝒑 𝑭𝒑𝒆𝒈

De là on pose :

84
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

𝟎,𝟐
𝟏 𝝈𝟑
𝑼=[ × (𝜺𝟑 − )]
𝟏𝟎𝟎 𝑬𝒑
𝑭𝒑𝒆𝒈
𝝈𝟑 = (𝑼 + 𝟎, 𝟗) ×
{ 𝜸𝒑

Par la méthode des approximations successives

La convergence est obtenue pour 𝝈𝟑 =1466.80 U = 0,116

5.7) Calcul des forces reprises par les câbles :

5.7.1) Effort repris par la nervure FN :


FN = 0,8 × α × ho × d × σbc = 0,8 ×0,417× 0.15 × 1.35 × 19,83

𝐅𝐍 = 1.3415 𝐌𝐍

5.7.2) Effort repris par la table Ft :


𝐹𝑇 = (𝑏 − 𝑏𝑜 ) × ℎ𝑜 × 𝜎𝑏𝑐 = (1,1 − 0,22) × 0,15 × 19,83

𝐅𝐓 = 2,61756 𝐌𝐍

 Vérification de la convenance des aciers :

𝐹𝑇 +𝐹𝑁 (2,61756+1.3415 )𝑥106


< 𝐴𝑃 ↔ = 2699.16492 𝒎𝒎𝟐 < 3600 𝒎𝒎𝟐 𝑪. 𝑽
𝜎3 1466.80

5.8) Ferraillage des poutres :

5.8.1) Calcul des armatures :


 Armatures de peau de longitudinal :
Leur but est de repartir les effets de retrait différentiel et des variations de températures. Elles
sont disposées dans les zones périphériques des pièces

Généralement on dispose 3cm2 /ml de parement soit :

𝐵
𝐴𝑠 ≥ 𝑆𝑢𝑝 { 1000
3𝑐𝑚2 /𝑚𝑙
0,61 × 104
𝐴𝑠 ≥ 𝑆𝑢𝑝 { 1000
3𝑐𝑚2 /𝑚𝑙
𝐴𝑠 = 6.1𝑐𝑚2 /𝑚𝑙 Soit : 10HA10 = 7,9 cm2

85
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

 Armature transversale :
Au minimum il faut obtenir une section de 2 cm2 donc on prend 2HA12 = 2,26 cm2

 Armature longitudinale dans la zone tendue :


𝐵𝑡 𝑁𝐵𝑡 𝑓𝑡𝑗
𝐴𝑠 ≥ + ×
1000 𝑓𝑒 𝜎𝐵𝑡
Avec :

Bt : Surface du béton tendu (cm2).

Nbt : Effort normal dans la partie de béton tendu = surface de la partie du diagramme de
contraintes dans la zone de béton tendu.

ftj : Contrainte de traction du béton calculée à partir de fcj .

bt : Contrainte de traction réelle dans le béton tendu

hte : Correspond au lieu où la contrainte est nulle

 Calcul de la hauteur x :
6.1232072 1.852089
𝑋
=
1.5−𝑋
→ X = 0.349 m

Bt =0.34 X = 0.340 × 0.349 = 0.119 m²


𝜎𝐵𝑡 = -1.85 MPA
𝜎𝐵𝑡 ×Bt −1.85×0.119
𝑵𝑩𝒕 = = = - 0.110075 MN
2 2

Donc : AS = 4.403 cm²

 Cadre du talon :
𝐴𝑡 𝐹𝑡28
=𝐶×
𝑆𝑡 𝑓𝑠𝑢

On prend : C = 5 cm (d’enrobage)

𝐴𝑡 2,7
=5× × 102
𝑆𝑡 348

𝑨𝒕
= 3,87 𝒄𝒎𝟐
𝑺𝒕

On fixe 𝑺𝒕 = 𝟏𝟎𝒄𝒎 𝒂 𝒍′ 𝒂𝒃𝒐𝒖𝒕


Et 𝑺𝒕 = 𝟏𝟓𝒄𝒎 𝒆𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒗é𝒆

86
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

On prend : 3HA14 = 4,62 cm2


 Armature supérieure de la table de compression :

Figure 5.10 : L’aile de table de compression

L’aile de la poutre est sollicitée pour les efforts suivants :

Le poids propre : 𝒒𝒑 = (1,2 × 1.1) × 0,15 × 25 × 1 = 𝟐. 𝟎𝟔𝟐𝟓𝑲𝑵/𝒎𝒍

Le béton frais hourdis : 𝒒𝒉 = (0,5 × 1,1) × 0,20 × 25 × 1 = 𝟐. 𝟕𝟓𝑲𝑵/𝒎𝒍

Une surcharge de 45KN/ml provoquée par la présence des ouvriers et du matériel de travaux
lors de la construction :𝒒𝒔 = 1.1 × 4.5 × 1 × 0,55 = 𝟐. 𝟕𝟐𝟐𝟓 𝑲𝑵/𝒎𝒍

𝑸 = 𝑞𝑝 + 𝑞ℎ + 𝑞𝑠 = 2.0625 + 2.75 +2.7225 = 7.535 KN/ml

L’aile de la poutre est supposée comme une console d’où le moment est :

𝑸×𝒍𝟐
𝑴= =1,1396 𝑲𝑵. 𝒎𝒍
𝟐

𝑀 1,1396 𝑥 103
𝐴𝑠 = = = 𝟏, 𝟒𝟓𝟗𝟐𝟒 𝐜𝐦𝟐
(ℎ − 𝑑 ′ ) × 𝑓𝑒 (1,7 − 0,15) × 500

Soit ∶ 𝟒𝐇𝐀𝟏𝟎 = 𝟑. 𝟏𝟒 𝒄𝒎𝟐

5.8.2) Vérification à l’effort tranchant :

5.8.2.1) Vérification à l’état limite de Service :


L’effort tranchant réduit (dû à la précontrainte) :

87
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

𝑉𝑟𝑚𝑎𝑥 = 𝑉𝑚𝑎𝑥 − 𝑃 × 𝑠𝑖𝑛 𝛼

𝑉𝑟𝑚𝑎𝑥 = Vg + Vq + Vsup − 𝑃 × 𝑠𝑖𝑛 𝛼

𝑃: Force de précontrainte 2.8296 MN

𝛼: L’angle de relevage des câbles de précontrainte 6.18

𝑉𝑟𝑚𝑎𝑥 = 0.7132 – 2.8296 × 𝑠𝑖𝑛 6.18

𝑽𝒓 𝒎𝒂𝒙 = 𝟎. 𝟒𝟎𝟖𝟓 𝑴𝑷𝑨

 L’effort tranchant réduit Sous commination quasi permanentes :


𝑉𝑀𝑟 = 𝑉𝐺 + 𝑉𝐺′ - P × sinα

𝑉𝑀𝑟 = 0.3007 + 0.0587 – 2.8296 × sin 6.18

𝑽𝑴𝒓 = 0.05479 MN.

5.8.2.2) La contrainte de cisaillement :


𝑉𝑟
𝜏=
𝑏𝑛 × 𝑍

Z : Bras de levier du couple = 1,2 m

𝑏0 : Section d’âme au niveau des appuis = 0,4 m

𝑛𝑐 : Nombre de câbles de précontrainte = 3

∅: Diamètre des gaines ou sont mis les câbles de précontrainte = 80mm = 0.08 m

𝑘: Coefficient pour les câbles coulés sur place = 0,5

𝑏𝑛 : Largeur d’âme nette en appuis → 𝑏𝑛 = 𝑏0 − (𝑛𝑐 × ∅ × 𝑘) = 0,4 − (3 × 0,08 × 0,5)

𝒃𝒏 = 0,28 𝑴𝑷𝑨

𝜏 = 𝑉𝑀𝑟 / (𝑏𝑛 x 𝑍)

0,4085
𝝉 = 0,28×1.2 = 1.2157 MPA

La contrainte de compression au centre de gravité de la section vaut :

𝑃 2.8296
𝝈𝒙 = 𝐵 = = 4.63868 𝑴𝑷𝑨
0,61

88
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

5.8.2.3) Contrainte admissible :


𝜏̅
𝜏̅=𝑚𝑖𝑛 { 1
𝜏̅2

𝜏̅1 : Rupture par fissuration

𝜏̅2 : Rupture par compression-cisaillement

̅̅̅
𝜏12 = 0,4𝑓𝑡𝑗 × (𝑓𝑡𝑗 + 𝜎𝑥 ) = 0,4 × 2,7 × (2,7 + 4.63868) = 7.9257 𝑀𝑃𝐴

̅̅̅
𝝉𝟏 = 2.8152 MPA.

̅̅̅ 𝑓𝑡𝑗 2,7


𝝉𝟐𝟐 = 2 × 𝑓 × (0,6 × 𝑓𝑐𝑗 − 𝜎𝑥 )(f𝑡𝑗 + 𝜎𝑥 ) = 2 × 35 × (0,6 × 35 − 8,73)(2,7 +
𝑐𝑗

4.638568 ) = 18.5251 𝑀𝑃𝐴

̅̅̅=
𝝉𝟐 4,30 MPA

2.81
𝜏̅=𝑚𝑖𝑛 { → 𝝉̅ = 4.30 MPA
4,30

5.8.2.3) Vérification à la contrainte de cisaillement :


𝜏 = 𝟏. 𝟐𝟏𝟓𝟕 𝑀𝑃𝐴 < 𝜏̅ =2.81 MPA→ C.V

5.8.2.4) Vérification à l’état limite ultime :


Pour déterminer les armatures transversales, on doit calculer l’effort tranchant à l’état limite
ultime :

Et on déduire l’effort ultime réduit par la précontrainte :

D'âpres le robot 𝑽𝒖 = 0.96282 MN

𝑉𝑢𝑟 = 𝑉𝑢 − 𝑃 × 𝑠𝑖𝑛 𝛼 = 0.96282 − 2.8296 × 𝑠𝑖𝑛6.18

𝑽𝒖𝒓 = 0.658 MN.

5.8.2.4) Le cisaillement ultime :


0.658
𝝉𝒖 = = 𝟏. 𝟗𝟓𝟖 𝑴𝑷𝑨
0,28 × 1.2

Justification de la compression de bielle :

𝑓𝑐𝑗
Il suffit que : 𝜏𝑢 ≤ 6

89
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

35
𝝉𝒖 = 𝟏. 𝟗𝟓𝟖 𝑴𝑷𝑨 ≤ = 5,833 𝑀𝑃𝐴 → C.V
6

5.8.3) Détermination des armatures :


𝐴𝑡 × 𝑓𝑒 𝑓𝑡𝑗
≥ (𝜏𝑢 − ) × 𝑡𝑔𝛽𝑢
𝑏𝑛 × 𝑆𝑡 × 𝛾𝑠 3

2×𝜏𝑢
𝑡𝑔2𝛽𝑢 = = 0,8443
𝜎𝑥

2𝛽𝑢 =40.18° → 𝛽𝑢 =20.09° < 30°( 𝛽𝑢 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑖𝑚𝑖𝑡é à 30° )

𝑡𝑔𝛽𝑢 = 𝑡𝑔20.09° = 0,3657

𝐴𝑡 𝛾𝑠 𝑓𝑡𝑗
≥ 𝑏𝑛 × × (𝜏𝑢 − ) × 𝑡𝑔𝛽𝑢
𝑆𝑡 𝑓𝑒 3

𝐴𝑡 1,15 2,7
≥ 0,28 × × (1.958 − ) × 0,3657 × 104 = 2.494 𝒄𝒎𝟐 /𝒎𝒍
𝑆𝑡 500 3

5.8.3.1) Armatures minimales (Le pourcentage minimum) :


𝐴𝑡 𝛾𝑠
( )𝑚𝑖𝑛 ≥ 0,6 × 𝑏𝑛 ×
𝑆𝑡 𝑓𝑒

𝐴 1,15
( 𝑆𝑡 )𝑚𝑖𝑛 ≥ 0,6 × 0,28 × 500 × 104 = 3.864 𝑐𝑚2 /𝑚𝑙
𝑡

2.494𝑐𝑚2 /𝑚𝑙
On prend max { → 𝑨𝒕 = 𝟑. 𝟖𝟔𝟒 𝒄𝒎𝟐 /𝒎𝒍
3.864𝑐𝑚2 /𝑚𝑙

On fixe l’espacement en about des poutres à 𝑆𝑇=0,10 𝑚

On fixe l’espacement en travée 𝑆𝑇=0,15 𝑚

 En about : At = 3.864 × 0.1 = 𝟎. 𝟑𝟖𝟔𝟒 𝐜𝐦2

Soit : 1 cadres de HA12 et 2 étriers de HA12.

On fixe l’espacement en travée des poutres à St = 15 cm

 En travée : At = 3.864 × 0.15 = 𝟎. 𝟓𝟕𝟗𝟔 𝐜𝐦2

90
Chapitre 5 Calcul de la précontrainte

Soit : 1 cadres de HA 12 et 2 étriers de HA12.

Figure 5.11 : Ferraillage des poutres

5.9) Conclusion :

La détermination de la force de précontrainte exercé en permanence par un câble doit tenir


compte de deux phases successives : la phase de mise en tension et la variation dans le temps
de tension dans le câble.
Grâce à notre programme EXCEL nous avons obtenu 3 câbles 7T15 avec un pourcentage des
pertes de 21.31%.

91
CHAPITRE 6
Etude de l’hourdis et des
entretoises
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

6.1) Introduction :
L’hourdis est une dalle en béton armé, qui sert de couverture pour le pont. Cette couche est
destinée à recevoir la couche de roulement (revêtement, chape d’étanchéité), les surcharges et
à transmettre ces derniers aux poutres.
L’hourdis a un rôle d’entretoisement, il assure la récupération transversale des efforts. En
suppose que le pont est rigidement entretoisé ça veut dire que dans une section transversale,
les poutres restant dans un même plan et les moments correspondants seront données par
l’effort local (flexion locale).
6.2) Définition de l’hourdis :

L’hourdis de notre ouvrage est constitué d’une dalle en béton armé coulée sur place, dont le
rôle est de recevoir le revêtement ainsi que les charges et surcharges. Par ailleurs, il assure
l’entretoisement des poutres et la transmission des charges aux poutres. Pour cela nous
étudierons la flexion totale subie par l’hourdis qui sera la superposition des deux flexions : la
flexion transversale et la flexion longitudinale

6.) Etude de la flexion longitudinale :

Le calcul revient à étudier une section rectangulaire en flexion simple. Le moment fléchissant
max est obtenu par la combinaison :

(1,35 G + 1.6Q). (ROBOT)

Figure 6.1 : Moment à l’ELU du chargement D240 au centre

92
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

Figure 6.2 : Moment à l’ELS du chargement D240 au centre

Figure 6.3 : Moment à l’ELU du chargement Bt au centre

93
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

Figure 6.4 : Moment à l’ELS du chargement Bt au centre

Figure 6.5 : Effort Tranchant à L’ELU du chargement Bt au centre

94
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

Tableau 6.1 : Récapitulatif des sollicitations de l’hourdis

Moment en Moment en Efforts


appui (Kn.m) travée (Kn.m) tranchants
ELU (Kn)
ELU ELS ELU ELS
AL -18.79 -14.15 9.58 7.17 23.6
BC -30.31 -22.80 23.82 18.31 258.2

BC bord -42.09 -31.61 42.87 32.15 225.4


Bt -44.04 -33.05 50.45 37.85 307.4
Bt bord -34.39 -25.86 45.12 33.84 171

MC 120 -12.04 -14.30 11.64 14.27 42.5


MC 120 bord -22.64 -16.46 19.14 14.18 62

D240 -64.61 -48.40 17.97 13.31 71.1

Tableau 6.2 : Représentant le Moment Max dans le sens y-y

Moment en appuis (KN.m /ml) Moment en travée ( K N.m /ml ) Effort tranchant (KN/ml)

ELU ELS ELU ELS ELU

-64.61 -48.40 (D240 au 50.45 (Bt au 37.85 (Bt au 307.4


(D240 au centre) centre) centre ) centre )

6.3.1) Ferraillage de l’hourdi :

A. Le Sens Y-Y :

On prend une tranche de 1 mètre, on aura donc une section vaut :

100 x 20 = 2000 cm²

On prend:

Fc28 = 27 MPA , FeE500

d =0.9 x h

95
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

d = 0.9 x 20 = 18 cm

0,85 𝑋 𝑓𝑐28 0,85 𝑋 27


𝑓𝑏𝑢 = = = 15.3 MPA
ɣ𝑝 1,5

 En appuis :
a) Vérification à l’ELU :

𝑀𝑢 64.61 𝑥 103
µ= = = 0.130 < µ𝑎𝑏 = 0.186
𝑏0 𝑥 𝑑² 𝑥 𝑓𝑏𝑢 100 𝑥 18² 𝑥 15.3

↔ Pivot A → il n’ya pas d’armatures comprimées ( le béton résiste seul)

α =1.25 (1-√1 − 2 µ )

α =1.25 (1-√1 − 2 𝑥 0.130 ) =0,1747

β = 1-0.4 x α

β = 1-0.4 x 0.1747= 0,930

𝑓𝑒 500
𝑓𝑠𝑢 = = = 434.78 MPA = 435 MPA.
𝛿𝑠 1.15

𝑀𝑢 64.61 𝑥 103
𝐴𝑢 = = = 8.87 cm².
β x d x 𝑓𝑠𝑢 0.930 𝑥 18 𝑥 435

b) Vérification à ELS :

𝑏𝑦12
𝑠0 = - n x Au (d- 𝑦1 )
2

100 𝑦12
𝑠0 = – 15x 9.24x(18- 𝑦1 )
2

𝑠0 = 0 → 𝑦1 =5.81 cm

𝑏𝑦13 100 𝑋 5.813


𝐼0 = + 15x Au x ( d - 𝑦1 )² = + 15x 9.24 x (18 -5.81)²
3 3

𝐼0 =27132.85𝑐𝑚4

𝑀𝑠𝑒𝑟 48.40 𝑥 103


Kser = = =1,78
𝐼0 27132.85

96
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

𝑓𝑏𝑢 = Kser x 𝑦1 = 1,78 x 5.81 = 10.34MPA

𝑓𝑠𝑒𝑟 = 0.6 xfc28 = 0.6 x 27 = 16.2 MPA

𝑓𝑏𝑢 = 10.34 𝑀𝑃𝐴 < 𝑓𝑠𝑒𝑟 = 16.2 𝑀𝑃𝐴 … … … … … … … … … … … … … 𝐂. 𝐕

Il faut vérifier aussi

𝑓𝑠𝑢 = n x Kserx (d- 𝑦1 ) = 15 x1.78x(18 – 5.81) = 325.473 MPA.

2
̅ = min ( fe ; 110√𝜏𝑥𝑓𝑡𝑗 ) = min (2 500 ; 110√ 1,6 𝑥 2,22 ) =min (333.33 ; 207.31)
𝑓𝑠𝑢 3 3

̅ 𝒃𝒖 = 207.31……………….... C.N.V
𝑓𝑠𝑢 = 325.473 𝑀𝑃𝐴 > 𝒇

Au ne conviennent pas il faut recalculer à ELS.

𝑀𝑠𝑒𝑟 48.40×103
µ1 = = = 0,0045< µ𝐴𝐵 = 0.186
b x d2 x 𝑓𝑠𝑢 100 x 18² x 325.473

λ = 1+30 µ 1 =1+30 x 0.0045 = 1,135

cos ϕ = λ−3/2 = 1.135−3/2 = 0.827→ ϕ = 34.20 °

ϕ
α1 = 1+2√λ cos (240 + ) = 0.32
3

15 𝑥 (1−𝛼1) 15 𝑥(1−0.32)
K1 = = = 31.875
𝛼1 0.32

̅
𝑓𝑠𝑢 207.31
𝑓𝑏𝑢 = = = 6.50 < 𝑓𝑠𝑒𝑟 = 0.6 xfc28 =16.2 MPA donc : il n’y a pas d’armature
𝑘1 31.875
comprimées donc : A’ = 0

𝛼1 0.32
𝛽1 = ( 1 - ) = ( 1- ) = 0.893
3 3

𝑀𝑠𝑒𝑟 48.40𝑥 103


𝐴𝑠𝑒𝑟 = ̅
= = 14.52 cm².
𝛽1 x d x 𝑓𝑠𝑢 0.893 x 18 x 207.31

c) La condition de non fragilité :

𝑓𝑡28
Amin = 0.23 x b x d x
𝑓𝑒

2.7
Amin =0.23 x 100 x 18 x = 2.236 cm²
500

97
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

 Armature finale :

𝐴𝑢 = 8.87𝑐𝑚2
A= 𝑚𝑎𝑥 { 𝐴𝑠 = 16.08 𝑐𝑚² → A= 𝟏𝟔. 𝟎𝟖 𝒄𝒎𝟐 .
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 2,236 𝑐𝑚2

Soit : 8 HA16 = 16.08 cm²/ml.

 En travée :

a) Vérification à L’ELU :

𝑀𝑢 50.45×103
µ= = = 0.102<𝜇𝐴𝐵 = 0.186
𝑏 𝑑² 𝑓𝑏𝑢 100 𝑥 182 𝑥 15.3

↔Pivot A : ↔ il n’y a pas d’armature comprimée

α =1.25 (1-√1 − 2 µ ) = 1.25 (1-√1 − 2 × 0.102) = 0.135

β= 1−0.4𝛼 = 1-0.4×0.135 = 0.946

𝑓𝑠𝑢 = n x Kser (d- 𝑦1 ) = 15 x 1.546 x (18 – 5.12 ) = 298.69 MPA

𝑀𝑢 50.45×103
𝐴𝑢 = = = 6.81 cm²/ml
𝛽×𝑑×𝑓𝑠𝑢 0.946×18×434.78

 La condition de non fragilité est donnée par la formule suivante :


𝑓𝑡28
Amin = 0.23 x b x d x
𝑓𝑒
2.7
Amin =0.23 x 100 x 18 x = 2.236 cm²
500

On prend : 8HA6 = 2.26 cm2

b) Vérification à l’ELS :

𝑏×𝑦²
𝑆0 = − n× 𝐴𝑢 ×( d−𝑦1 )
2

100×𝑦1 ²
𝑆0 = − 15× 7.92 ×( 18 −𝑦1 )
2

↔ 𝑦1 = 5.46 cm

98
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

𝑏×𝑦 3
𝑙0 = +15× 𝐴𝑢 × (d−𝑦1 )2
3

100×5.463
𝑙0 = +15× 7.92 × (18−5.46)2
3

𝑙0 = 24107.20𝑐𝑚4 .

𝑀 37.85 ×103
𝐾𝑠𝑒𝑟 = 𝑙𝑠𝑒𝑟 = = 1,57
0 24107.20

𝑓𝑏𝑢 =k× 𝑦1 = 1.57× 5.46 = 8,572MPA.

𝑓𝑠𝑒𝑟 = 0.6× 𝑓𝑐28 = 0.6× 27 = 16.2 MPA.

𝑓𝑏𝑢 < 𝑓𝑠𝑒𝑟 C.V

Il faut vérifier aussi :

𝑓𝑠𝑢 = n × 𝐾𝑠𝑒𝑟 × (d−𝑦1 ) = 15× 1.57 × (18 − 5.46) = 295.317𝑀𝑃𝐴

2
̅̅̅̅
𝑓𝑠𝑢 = min ( × 𝑓𝑒 ,110√𝜏 × 𝑓𝑡𝑗 )= min (333.33 ; 207.31) = 207.31 MPA.
3

𝑓𝑠𝑢 > ̅̅̅̅


𝑓𝑠𝑢 C.N.V

Au ne conviennent pas il faut recalculer à l’ELS :

𝑀𝑠 37.85×103
µ= ̅̅̅̅̅
= = 0,00396<𝜇𝐴𝐵 = 0.186
𝑏 𝑑²𝑓 𝑠𝑢 100 x 18² x 295.317

𝜆 = 1 + 30𝜇1 = 1+30×0.00396= 1,12

cos ϕ = λ−3/2 = 1.12−3/2 = 0,84→ ϕ = 32.86°

ϕ
α1 = 1+2√λ cos (240 + ) =0,309
3

15 x (1−𝛼1) 15 x (1−0.309)
K1 = = = 33.54.
𝛼1 0.309

̅̅̅̅̅
𝑓𝑠𝑢 228.63
𝑓𝑏𝑢 = = =6.82< 𝑓𝑠𝑒𝑟 = 0.6 xfc28 =21 MPA.
𝑘1 33.54

99
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

→Il n’y a pas d’armature comprimées A’ = 0

𝛼1 0.309
𝛽1 = ( 1- ) = ( 1- ) = 0,897
3 3

𝑀𝑠𝑒𝑟 37.85 𝑥 103


𝐴𝑠𝑒𝑟 = ̅̅̅̅̅
= = 11.30cm² Soit :
β xdx𝑓 𝑠𝑢 0.897 x 18 x 207.31

c) La condition de non fragilité :

𝑓𝑡28
Amin = 0.23 x b x d x
𝑓𝑒

2.7
Amin = 0.23 x 100 x 18 x = 2.236 cm² Soit : 3HA10< 𝐴𝑠𝑒𝑟 = 10.25cm² cv.
500

A = Max (Au,Aser, Amin) = Aser = 11.30cm²/ml soit : 8HA14 = 12.32cm².

 Vérification à l’effort tranchant :

𝑉𝑈
τ = ≤ 1.15 ̅̅̅
𝜏𝑢
𝑏×𝑑

τ : contrainte de cisaillement de l’hourdis.

𝜏𝑢 : contrainte de cisaillement du béton (Fissuration préjudiciable)


̅̅̅

𝑓𝑐𝑗
𝜏𝑢 = min (0.15
̅̅̅ , 4 MPA) = min ( 3.5MPA , 4 MPA) = 3.5 MPA
𝛾𝑏

𝑉𝑈 307.4 × 103
τ = = = 1.70 𝑀𝑃𝐴 ≤ 𝜏̅̅̅
𝑢 = 3.5 𝑀𝑃𝐴 Condition vérifiée.
𝑏×𝑑 1000×180

Donc la section résiste à l’effort tranchant.

Tableau 6.3 : la répartition longitudinale des armatures suivant Y-Y

Armature en appuis Armature en Travée

ELS ELS

𝑨𝒔𝒆𝒓 = 16.08 cm2 Soit : 𝑨𝒔𝒆𝒓 = 12.32 cm² Soit :


8HA16 HA14

100
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

6.4) Etude de la flexion transversale :


Le ferraillage l’hourdis est effectué en flexion simple. Pour cela, il faut d’abord

Calculer les moments maximums.

Le moment fléchissant max est obtenu par la combinaison :

(1,35 G+1.6 Q). (ROBOT)

Figure 6.6 : Moment à l’ELU

Figure 6.7 : Moment à l’ELS

101
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

Figure 6.8 : Effort Tranchant à l’ELU

B) Le Sens X-X :

Tableau 6.4 : Tableau représentant le Moment Max du chargement Bc au bord dans le sens
X-X

Moment en appuis (KN. m /ml) Moment en travée ( K N.m /ml ) Effort tranchant (KN/ml)

ELU ELS ELU ELS ELU

-42.57 -31.80 55.69 41.76 220.6

 Vérification à l’effort tranchant :

𝜏𝑢 = min( 0,10 × 𝑓𝑐28 ; 3𝑀𝑃𝑎) = 2.7 𝑀𝑝𝑎

𝑇𝑢 220.6 x10³
𝝉 = = = 𝟏. 𝟐𝟐 𝑴𝑷𝒂
𝑏×𝑑 1000 × 180

𝜏 < 𝜏𝑢 → 1.22 𝑀𝑃𝑎 < 2.7𝑀𝑃𝐴 → Condition vérifiée.

102
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

Donc la section résiste à l’effort tranchant.

Tableau 6.5 : Tableau de Ferraillage de l’Hourdis suivant X-X

Armature en appuis Armature en travée

ELU ELS ELU ELS

𝑨𝒖 = 5.69 cm² 𝐴𝑠𝑒𝑟 = 10.78 cm² 𝐴𝑢 = 7.57 cm² 𝑨𝒔𝒆𝒓 = 14.07 cm²
7 HA14 7 HA 16
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 𝟐. 𝟐𝟑𝟔 𝒄𝒎𝟐
3 HA 10

Armature finale :
Tableau 6.6 : Ferraillage de l’hourdis

Armature en appui Armature en travée

ELS ELS

Le sens Y/Y 𝐴𝑠𝑒𝑟 = 16.08 cm² 𝑨𝒔𝒆𝒓 = 12.32 cm²


8HA16 8HA14

𝐴𝑠𝑒𝑟 =10.78 cm² 𝑨𝒔𝒆𝒓 = 14.07 cm²


Le sens X/X 7HA14 7HA16

7HA14
8HA16

8HA14

7HA16

Figure 6.9 : Ferraillage transversal d’hourdis

103
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

6.5) Etude d’entroitoise :

6.5.1) Les entretoises :

Le type (intermédiaire ou d’about) et le nombre des entretoises est fixé selon la structure du
pont, l’utilisation des entretoises intermédiaires n’est plus fréquente vu la difficulté de
conception et de coffrage, donc on se limitera à des entretoises d’about. L’entretoise est un
élément barre reliant les poutres pour assurer une certaine répartition des efforts transversaux,
dans notre cas elles sont d’about donc à côté des appuis.

Figure 6.10 : Moment de l’entretoise


M.max de Torsion = 72.46 kn.m

6.5.2) Dimension de l’entretoise :


b= 0,35 m, h = 1m
𝒃 = 𝟎. 𝟑𝟓𝒎

b=1m

104
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

On a trouvé que le moment de torsion le plus défavorable est donné par la combinaison

Suivante : 1,35 + 1,35𝐷240 (au centre de la chaussée)

On doit vérifier si les entretoises résistent à l’effort tranchant créé par ce moment de torsion
et quelle armature faudra choisir.

6.5.3) Vérification a l’effort tranchant :

Mtorsio𝑛
𝜏=
2×Ω×𝑒

𝑏 35
e= = = 5.83 cm.
6 6

Ω = (b-e) (h-e) = (35 -5.83) (100 –5.83) =2746.93 cm²

72.46×103
𝜏= = 2.638 MPA
2×2746.93×5

𝑓𝑐𝑗
𝜏̅ = min (0.15 , 4 MPA)= min (3.5 MPA , 4 MPA)= 3.5 MPA.
𝛾𝑏

𝜏= 2.638MPA < 𝜏̅= 3.5 MPA C.V

6.6 ) Dimensionnement du ferraillage de l’entretoise :

a) Armature longitudinales :

𝑀𝑡×𝜎𝑠 ×𝑈
A=
2 ×Ω × 𝐹𝑒𝐸

𝑀𝑡 = 72.46 KN.m

𝜎𝑠 = 1.15

Ω= 2746.93 cm

FeE : 500 MPA

U : Périmètre de (Ω) =2 ( b+h- 2e ) =2 (35+100-2 × 5.83) = 246.68 𝑐𝑚

72.46×103 ×1.15×246.68
A= = 7.786 cm² ↔𝑺𝒐𝒊𝒕 ∶ 𝟔 𝑯𝑨 𝟏𝟐 𝑨𝒂𝒑𝒑 = 9.24 cm²/ml
2×2746.93×500

105
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

On applique ce ferraillage dans deux fibres extrêmes :

b) Armature Transversales :

𝐴𝑡 𝑀𝑡𝑜𝑟𝑠𝑖𝑜𝑛 ×𝛾𝑠
=
𝑆𝑡 2×Ω×𝑓𝑒

On fixe St =10 cm.

1.15 × 72.46× 103


At = 2× 2746.93 × 500 × 10 = 0.303 cm²/ml

0.4 × 𝑒 × 𝑈 0.4× 5.83 × 246.68


𝐴𝑚𝑖𝑛 = ↔ 𝐴𝑚𝑖𝑛 = = 1.15 cm²
𝑓𝑒 500

Soit : 2 HA 10 = 1.57 cm²/ml

c) Armature de peau longitudinale :


Le but est de repartir les effets de retrait différentiel et de variation de température. Elles sont
disposées dans la zone périphérique pièces

𝐵 3𝑐𝑚2
𝐴𝑠 ≥ 𝑠𝑢𝑝( , 𝑑𝑒𝑝𝑎𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑙)
1000 𝑚𝑙

Ou B est la section brute de la pièce

3𝑐𝑚2
𝐴𝑠 ≥ 𝑠𝑢𝑝( 3 , 𝑑𝑒𝑝𝑎𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑙)
𝑚𝑙

𝑨𝒔 ≥ 3 𝑐𝑚2 𝐴𝑠 = 3,39 = 𝟑 𝑯𝑨𝟏𝟐

b = 35cm

2AH10

6 AH 12

Figure 6.11 : ferraillage de l’entretoise

106
Chapitre 6 Etude de l’hourdis et des entretoises

6.7) Conclusion :

Finalement, le but de ce ferraillage et de rigidifier l’hourdis qui transmet les charges aux
appuis et les entretoises qui assure la répartition des efforts transversaux.

107
CHAPITRE 7
Etude des équipements du pont
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

7.1) Introduction :
Les équipements jouent un rôle fondamental dans la conception, le calcul et la vie d’un pont.
Ils sont considérés comme des accessoires très importants soit pour la sécurité des usagers
(garde-corps…etc.) ou pour la durabilité de l’ouvrage par l’assurance d’une meilleure
transmission des efforts (appareils d’appui, dés d’appui…etc.). Dans cette partie, on s’intéresse
aux appareils d’appui, dés d’appui qui ne sont pas trop apparent par rapport aux autre éléments
mais ont une importance primordiale du fait qu’ils vont influencer sur la transmission des
charges vers les piles et les culées.

7.2) Appareils d’appuis :

Les appareils d’appuis sont des éléments de structure qui assurent la liaison entre le tablier et
les appuis ; ils sont soumis à des actions qui engendrent des sollicitations dans leurs éléments.

Il existe essentiellement quatre types d’appareils d’appui qui sont :

 Les articulations en béton.


 Les appareils d’appuis en élastomère fretté
 Les appareils d’appuis spéciaux
 Les appareils d’appuis métalliques

Pour notre ouvrage on a choisi des appareils d’appuis en néoprène fretté.

Figure 7.1 : les différents types d'appareils d'appui


108
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

7.3) Les appareils d’appuis en néoprène fretté :

Ils sont constitués par un empilage de feuilles d’élastomère (en général du néoprène et de tôles
d’acier jouant le rôle de frettes, l’épaisseur des frettes est comprise entre 1 et 3 mm, et
l’épaisseur des feuilles de néoprène est en général de 8, 10 ou 12 mm (par fois 20 mm)

 Avantage :

-Cout modéré.

-Simplicité de mise en œuvre

-Comportement élastique vis-à-vis les charges verticales et horizontales et les rotations.

 Inconvénients :

La durée de vie de ce type d’appareils varie entre 5 à 15 ans , au-delà de cette période il y a un
risque d’apparition de fissures dans le néoprène dues aux sollicitations l’ozone 𝑂3 contenu dans
l’aire peut amorcer un processus de décomposition dans ces zones-là.

t ; épaisseur de la frette

ts : épaisseur de l’élastomère
400

300
Figure 7.2 : l’appareil d’appuis en néoprène fretté
La désignation de l’appareil d’appuis est de la forme suivante : a. b. n (t. ts) dont :

n : nombre de feuilles d’élastomère

ts : épaisseur de l’élastomère

T : épaisseur totale de l’appareil d’appuis T = n. (t + ts)

Tableau 7.1 : épaisseur des feuilles de néoprène (t)

T (mm) 8 10 12 16

109
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

Tableau 7.2 : épaisseur des plaques d’acier (ts)

Ts (mm) 2 3 4

Tableau 7.3 : Dimension en plan d’un appareil d’appuis en néoprène fretté.

Min ( a x b) mm² ( 100 x 100 )

Max (a x b) mm² (700 x 700)

7.4) Dimensionnement des appareils d’appuis :


Dans notre cas l’appareil d’appuis sont utilisés sont des appareils frettés. Le principe de
dimensionnement est essentiellement sur la limitation des contraintes de cisaillements se
développant dans l’élastomère au niveau des plans de frettage et qui sont dues aux efforts
appliqués et aux déformations subies par l’appareil.

La réaction maximale au niveau des appuis des poutres est obtenue : (au D240 au centre)

A L’ELU : Rmax = 1275.6 KN

A L’ELS : Rmax = 750.10 KN

7.4.1) Vérification de la contrainte normale :

 ELS :

a : coté parallèle à l’axe longitudinal de l’ouvrage.

b : coté perpendiculaire à l’axe de l’ouvrage.

Contrainte limite de compression de l’appareil


d’appuis est de 1.5 KN/cm²

𝑅𝑚𝑎𝑥 𝑅𝑚𝑎𝑥 750.10


Ϭ𝑚𝑎𝑥 = ≤ 1.5 KN/cm² → 𝑎 × 𝑏 ≥ = = 500.07 cm²
𝑎𝑥𝑏 1.5 1.5

𝑎 × 𝑏 = 1200 cm² ≥ On prend : a = 30 cm et b= 40 cm

110
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

7.4.2) Condition de non flambement :

 ELU :

𝑅𝑚𝑎𝑥 𝑎²
Ϭ𝑚𝑎𝑥 = ≤𝐾𝑋𝐺𝑋
𝑎𝑥𝑏 𝑡²

G : Module de cisaillement.

K : Coefficient déterminé par les essais, En l’absence d’essai suffisant on doit vérifier :

𝑎 𝑏 300 400
≤𝑇 ≤ → 𝑇 ≤
10 5 10 5

30 mm ≤ 𝑇 ≤ 80 𝑚𝑚

Donc on prend T = 65 mm

7.4.3) Vérification des frettes métalliques :

Le dimensionnement des frettes est en fonction de deux (2) conditions :

𝑎 𝑥 Ϭ𝑚𝑎𝑥
𝑡𝑠 ≥
𝛽 × 𝜎𝑒

𝑡𝑠 ≥ 2𝑚

𝝈e : La limite élastique de traction de l’acier constructive d’une frette métallique.

𝛽 : Coefficient de forme d’une frouille de néoprène.

Soit

𝑇 65
n : nombre des feuilles d’élastomères. On a : n ≥ = 10+3 = 5
𝑡𝑖+𝑡𝑠

Donc la hauteur totale :

T = n (ti + ts) +ti = 5 x (10+3) + 10 = 75 mm avec : ti= 10 mm ts= 3 mm

Tableau 7.4 : dimensionnement de l’appareil

A B T ti ts

300 400 75 10 3

111
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

 Des d’appui (bossage) :

L’élément recevant les appareils d’appuis permet la diffusion des efforts et évite l’accumulation
des débris préjudiciable à la durabilité des appareils d’appui.

7.5) Fonction des dés d’appuis :

 Ils matérialisent l’emplacement des appareils d’appui.


 Ils permettent de réaliser assez facilement une surface plane et bien réglée.
 Ils assurent la mise hors de l’eau des appareils d’appui, principalement
 Ils permettent de réserver une hauteur libre de valeur donnée entre l’appui et l’intrados
du tablier

7.5.1) Dimensionnement des dés d’appuis :

Selon le document de FREYSSINET, il faut que les dimensions en plan ne dépassent pas les
côtés admissibles, compte tenue d’un débord minimum de 50 mm.

On prend les dimensions suivant des dés d’appui puis on vérifie leur convenance.

(a’×b’) = (50× 60) cm2.

Condition du débord minimum :

a ′−a 50−30 𝑎
= = 10 cm ≥ = 5 cm…………..condition vérifié
2 2 6

b ′−b 60−40 𝑏
= = 10 cm ≥ = 6.67cm…………..condition vérifié
2 2 6

 Condition limite :

Acier : fe = 500 MPA ; fs = 434.8 MPa.

Béton : fc28 = 27 MPA ; fbu= 15.3 MPa ; ft28 = 2.22 MPa.

(Condition du débord minimum (dé d’appuis-chevêtre) :

Chevêtre (a1×b1) = (150 ×240)

Nmax
𝑓𝑢 = < 𝐾 × 𝑓𝑏𝑡𝑢
a×b

Nmax 1275.6 𝑥 103


𝑓𝑢 = = = 10.63
a×b 300 𝑥 400

112
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

4 𝑎 𝑏 4 𝑏 4𝑎
K= 1 + (3 − × ( + )) × √(1 − 𝑥 )𝑥 (1 − )
3 𝑎1 𝑏1 3 𝑏1 𝑎1

4 30 40 4 40 4 𝑥 30
𝐾 = 1 + (3 − × ( + )) × √(1 − 𝑥 )𝑥 (1 − )
3 150 240 3 240 150

𝑓𝑢 = 10.63 < 𝐾 × 𝑓𝑏𝑡𝑢 = 1.38 x 15.3 = 21.18 c𝑣.

7.5.2) Ferraillage de dés d'appui :

 Armature de chainage :
La section calculée doit reprendre un effort de R = 0.25Rmax.

Rs max = 𝟕𝟓𝟎. 𝟏𝟎 𝐊𝐍 R = 0.25× 750.10 = 187.525 KN .

Fsu = 2/3 fe = 2/3 × 500 = 333.33 MPA

Ac = 0,25×Rsmax
fsu
750.10 ×10
= 0.25 × 333.33 = 5.625 cm²

Soit : 5HA12 pour Ac = 5.655cm2 .

 Armatures de profondeur :
Pour limiter la propagation d'éventuelles fissures ; on dispose des armatures :

Rsma𝑥 750.10 × 10
Ap == 0.125 × fs𝑢
= 0.125 × = 2.81 𝑐𝑚².
333.33

Soit : 2HA14 pour Ap = 3.08 𝑐𝑚²

 Armatures de diffusion :
 Ferraillage des surfaces " frettes sup" :

Ce sont des armatures capables de reprendre 4 % de Rs max

0,04 × Rsma𝑥 750.10 × 10


Afs = = 0.04 × = 0.90 cm²
fs𝑢 333.33

Soit : 2HA8 pour Afs = 1.01 𝑐𝑚²

 Ferraillage des surfaces " frettes inf " :


0,1 × Rsma𝑥 750.10 × 10
Afs = = 0.1× = 2.25 cm²
fs𝑢 333.33

113
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

Soit : 5HA8 pour Afs = 2.51 𝑐𝑚²

Afs 2HA8
Afi 5HA8

Figure 7.3 : ferraillage d’appareil d’appuis

7.6) LES JOINTS DE CHAUSSEES :


7.6.1) Introduction :

Les joints de chaussée sont conçus et réalisés pour assurer la continuité de circulation entre
deux éléments métalliques identiques solidarisés aux deux parties d'ouvrage au moyen de tiges
précontraintes. le tablier est coupé sur sa longueur en plusieurs parties qui peuvent se dilater
librement, la jonction entre ces parties est assurée par les joints transversaux qui assurent la
continuité du tablier

Le choix d’un type de joint de chaussée fait référence à une classification basée sur l’intensité
du trafic, on distingue :

 Les joints lourds pour les chaussées supportant un trafic journalier supérieur à 3000
véhicules,
 Les joints semi lourds pour un trafic entre 1000 et 3000 véhicules.
 Les joints légers pour un trafic inférieur à 1000 véhicules.

Figure 7.4 : joints de chaussé

114
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

7.7) CALCUL DES DIFFERENTES SOLLICITATIONS :


 Déplacements dû à la variation de température :

Tableau 7.5 : déplacement de la variation de température


ɛT ɛr ɛf L travée

0,0002 0,0003 0,0002 27

 Déplacements du a la variation de température :


ΔT = ɛ x L = 0,0002 x 27 = 0.0054 m
 Déplacement du au retrait du béton :
Δr = ɛr x L = 0,0003 x 27 = 0.0081 m
 Déplacement du au fluage du béton :

Δf = ɛf x L = 0,0002 x 27 = 0.0054 m

ΔL = ΔT + Δr + Δf = 0,0054 + 0,0081+ 0,0054 = 0.0189 m


ΔL = 1.89 cm
 Déplacement du au freinage :

Fr 30
∆𝑙𝑓𝑟 = ℎ × = 7.5 × = 0.558 cm
4 ×G × n × a × b 4 × 120 × 7 × 0.3 × 0.4

Avec :

h : hauteur de l’appareil d’appui. h = 7.5 cm

a et b : les dimensions en plan de l’appareil d’appui. a = 30cm , b= 40cm

G : le module de déformation transversale instantané de l’appareil d’appui. G=1200KN/m²

n: nombre des appareils d’appuis dans chaque extrémité. n=7

Fr : la force de freinage.

𝐹r = 𝐹r (Bc) = 30 T Donc : 𝐹𝑟 = 30 t

∆𝑙 18.9
T = 0.5 T≥ = = 37.8 mm on prend : T = 40 mm
0.5

115
Chapitre 7 Etude des équipements du pont

- En prend 5 cm de souffle de joints de la chaussée

7.8) Conclusion :
Les équipements de pont jouent un rôle fondamental dans la conception, le calcul et la durée
de vie de l’ouvrage. Ce sont eux qui permettent à un pont d’assurer sa fonction vis-à-vis les
usagers.

116
CHAPITRE 8
Etude sismique du pont
Chapitre 8 Etude sismique du pont

8.1) Introduction :

La protection sismique ou la science de génie parasismique intéresse de diminuer les risques


sismiques sur les ponts, peuvent avoir des conséquences catastrophiques. Certainement,
l'effondrement d'un pont dans une ville ou dans une route peut engendrer des pertes humaines
et économiques. Donc, il devrait être prend sainement la conception parasismique et l’analyse
sismique des ponts selon le règlement parasismique en vigueur dans les zones sismiques.

8.2) Calcul de la force sismique :

8.2.1) Effort longitudinal :

Dans la direction longitudinale des ponts sensiblement rectilignes à tablier continu, la


déformation du tablier dans le plan horizontal est négligeable par rapport au déplacement de
la tête des piles sous l’effet de l'action sismique.

Les effets sismiques doivent être déterminés en utilisant le modèle à tablier rigide.

On applique au tablier une force horizontale statique équivalente (F) donnée par l'expression :

Figure 8.1 : Sollicitation Du Séisme Longitudinal

D’où F = M. Sa (T)

- M : est la masse effective totale de la structure, égale à la masse du tablier augmentée de la


masse de la moitié supérieure des piles liées au tablier ;

- Sa (T) : est l’accélération spectrale du spectre de calcul correspondant à la période


fondamentale T :

117
Chapitre 8 Etude sismique du pont

- Sa (T) = Sae (T) pour un calcul élastique (q=1) ;

- Sa (T) = Sad (T) pour un calcul en capacité (q>1)

- Sae (T) et Sad (T) étant respectivement le spectre élastique et le spectre de


dimensionnement

La période fondamentale T a pour expression :

𝑀
T = 2π√
𝐾

D’où :

𝐊 = 𝚺𝐊𝐢 : est la raideur du système, égale à la somme des raideurs des éléments résistants
dans le sens du séisme.

 Calcul de la Masse participante :

Poids du tablier + 1/2 poids des futs des piles

 Poids de l’hourdi :

0,2 × 11 × 25 × 81.2 = 𝟒𝟒𝟔𝟔 𝐊𝐍

 Poids du revêtement et étanchéité :

((0.005 × 20) + (0.08 × 22)) × 81.2 × 8 = 𝟏𝟕𝟗𝟐. 𝟖𝟗𝟔 𝐊𝐍

 Poids des poutres :

530.462 × 7 × 3 = 11139.702 KN

 Poids de l’entretoise :

1 × 0,35 × 6 × 25 × 6 = 315 𝐊𝐍

 Prés dalle :

0,05 ×0,543 × 25 × 81.2 × 6 = 𝟑𝟑𝟎. 𝟔𝟖𝟕 𝐊𝐍

 Poids du socle :

0.5 × 0,5 ×0.5× 12 × 25 = 37.5 KN

 Poids de corniche :

118
Chapitre 8 Etude sismique du pont

0.15 × 25 × 2 × 81.2 = 609 KN

 ½ du poids des futs :

1 1.22
(π × ( ) × 8.995 × 3 × 25) = 381.49 𝐊𝐍
2 4

 Poids de chevêtre :

2,4 × 1,5 × 25 × 11 × 2 = 1980 𝐊𝐍

 Poids de garde-corps :

1× 2 × 81.2 = 162.4 𝐊𝐍

M total = 21214.675 KN = 21.214675 MN

8.2.2) Calcul des raideurs d’appuis :


Les raideurs dans les deux sens longitudinale et verticales sont égales.

8.2.2.1) Sens longitudinale :


a) Raideurs de la culée :

Les culées seront considérées comme bloquées par les poutres .la raideur de culée est la
raideur des appareils d’appuis :

N×a×b×G
K 𝑎𝑝 𝑐𝑢𝑙é𝑒 = R =
T

N : Nombre d'appareil d'appui par élément porteur = 7

a: Cote de l'appareil d'appui parallèle à l'axe de l'ouvrage = 300 mm

b: Côte de l’appareil d’appui perpendiculaire à l’axe de l’ouvrage= 400 mm

h: Epaisseur total de néoprène de l'appareil = 75 mm

G: Module d'élasticité transversal de l'appareil d'appui =1200 KN/m2

7×0,3×0,4×1.2
𝐊 𝒂𝒑 𝒄𝒖𝒍é𝒆 = = 13.44 MN/m
0,075

𝐊 𝒂𝒑 𝒄𝒖𝒍é𝒆 = 𝟏𝟑. 𝟒𝟒 𝐌𝐍/𝐦.

1 1
𝐾𝑐 = = = 13.44 𝑀𝑁/𝑚.
1 1 1 1
𝐾𝑐𝑢𝑙é𝑒 + 𝐾𝑎𝑝 𝑐𝑢𝑙é𝑒 + 𝐾𝑓𝑜𝑛𝑑𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 0 + 13.44 + 0

119
Chapitre 8 Etude sismique du pont

Donc : 𝐊𝐜 = 13.44 𝐌𝐍 /𝐦

b) Raideurs de la pile :
La raideur de la pile est donnée par l’expression suivante :

𝟏
𝐊 𝐩𝐢𝐥𝐞 𝐩 =
𝐟

h3
fut ∶ f =
3 × Ei × I × n

𝐡 : Hauteur des fûts = 8.995 m

3
𝐄𝐢 : Module de déformation longitudinale :11000 × √27 = 33000 Mpa

𝐈 : Moment d’inertie de la pile :

π D4
I = = 0,070 𝑚4
64

n: nombre des colonnes : n =3

8.9953
f =
3 × 33000 × 0,070 × 3

𝐟 = 0,035 𝐌𝐍/𝐦

Donc :
1
Kp =
0,035

𝐊𝐩 = 28.57 𝐌𝐍 /𝐦

N×a×b×G
K ap =
h

7 × 0,30 × 0,40 × 1,2


𝐊 𝐚𝐩 = = 𝟏𝟑. 𝟒𝟒 𝐌𝐍/𝐦
0.075

1 1
𝑲𝒑 = = = 𝟗. 𝟏𝟒 𝐌𝐍/𝐦.
1 1 1 1
+ +
𝐾𝑝 𝐾𝑎𝑝 28.57 13.44

120
Chapitre 8 Etude sismique du pont

8.2.2.2) Sens Transversal :


a) Culée :

La rigidité des culées est la même dans les deux sens (transversal et longitudinal)

→ 𝐤 𝐜 = 𝟏𝟑. 𝟒𝟒 𝐌𝐍/𝐦

b) Pile :

La rigidité des piles est la même dans les deux sens (transversal et longitudinal)

→ 𝐤 𝐩 = 𝟗. 𝟏𝟒 𝐌𝐍/𝐦

TABLEAU 8.1 : RECAPITULATIFS DES RAIDEURS DES APPUIS.

Kxx Kyy
Culée 1 13.44 13.44
Pile 1 9.14 9.14
Pile 2 9.14 9.14
Culée 2 13.44 13.44
Somme 81.72 81.72

8.2.2.3) La raideur globale est donc égale à :


𝐊 = ΣKi = 2 KC + 6 KP = 81.72 𝐌𝐍/𝐦

 Détermination du coefficient de comportement (𝐪) :

On a les mêmes conditions et dimensions dans les deux sens (longitudinal et transversal)

 Culées :

Pour les culées en béton, la valeur du coefficient de comportement (𝒒) varie de 𝟏 à 𝟑, 𝟓 :

On prend : 𝒒 = 𝟏

Les valeurs maximales admissibles pour le coefficient q sont définies à partir d'une valeur

de base 𝐪𝟎 :

Pile en béton armé : 𝐪𝟎 = 1 + 0.5 × L/h×k

𝐪𝟎 : est plafonné à : 3,0 pour les piles articulées en tête et encastrées en pied

𝐋 : est la hauteur de la pile

𝐡 : est la hauteur de la section transversale suivant la direction du séisme

121
Chapitre 8 Etude sismique du pont

𝐤 : vaut 1 pour les piles qui ne sont pas encastrées à leurs deux extrémités

L 8.995
q0 = 1 + 0.5 × = 1 + 0.5 × = 5.5
h×K 1×1

q0 = 5.5 > 3

On prend : 𝐪𝟎 = 5.5

La valeur de base ci-dessus est corrigée pour tenir compte l'effort normal dans les appuis
σcm
En béton armé. On définit l'effort normal réduit concomitant 𝝊 = fc90

𝝈𝒄𝒎 : est la compression moyenne sous l’effort normal de calcul

𝑓𝐶90 : est la résistance en compression du béton à 90 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠.

j 90
fC90 = × fc28 = × 27 = 30.58 𝐌𝐏𝐀 avec fc28 = 27 MPA
4.76+0.83j 4.76+0.83x90

fc90 30.58
𝛔𝐜𝐦 = 0.85 x = 0.85 x = 17.32 𝐌𝐩𝐚
1.5 1.5
σcm 17.32
υ = = 30.58 = 0,566383257
fc90

Le coefficient de comportement vaut alors :

0,3 ≤ υ ≤ 0,6

10
q = q0 − (υ − 0.3)(q0 − 1)
3
10
q = 5.5 − (0,566383257-0.3)(5.5-1)
3

q = 1.50

Mais puisque les Piles sont avec appareils d'appui en élastomère : q = 1

 Calcul de La période fondamentale :

𝑀 𝟐𝟏.𝟐𝟏𝟒𝟔𝟕𝟓
T = 2π√𝐾×g = 2π√𝟖𝟏.𝟕𝟐×9.81 = 1.022

T = 1,02 s

122
Chapitre 8 Etude sismique du pont

 Le spectre de réponse élastique (Sae) est de :

 g : Accélération de la pesanteur = 9,81m/s²


 T1, T2 : Périodes caractéristiques associées à la catégorie de site
 S: Coefficient de site
 A : Coefficient d’accélération de zone

L'amortissement dans un matériau est conventionnellement introduit par un modèle visqueux

La valeur du taux d'amortissement critique ξ (en %) pour les matériaux courants est :

 Acier soude : 2
 Acier boulonne : 4
 Béton précontraint : 2
 Béton non arme : 3
 Béton arme : 5
 Elastomère frette : 7

7 7
η : Facteur de correction de l’amortissement    1
2 25

T1, T2 et S, selon la catégorie de sol seront tirées du tableau suivant :

TABLEAU 8.2 : VALEUR DE T


Site S1 S2 S3 S4
T1 0,15 0,15 0,20 0,20
T2 0,30 0,40 0,50 0,70
S 1 1,1 1,2 1,3

123
Chapitre 8 Etude sismique du pont

Les sites sont classés en quatre (04) catégories en fonction des propriétés mécaniques des
couches de sols qui les constituent.

 Catégorie S1 : (site rocheux)

Rocher sain ou autre formation géologique caractérisée par une vitesse d’onde de cisaillement

VS ≥ 800m/s

 Catégorie S2 : (site ferme)

Dépôts de sables et graviers denses a très denses, marnes ou argiles raides très sur
Consolidées
10 à 20m d’épaisseur avec Vs ≥ 400m/s a partir de 10m de profondeur.

 Catégorie S3 : (site meuble)

Dépôt sépias de sables et graviers moyennement denses ou d’argile moyennement raide avec
Vs ≥

200m/s à partir de 20m de profondeur.

 Catégorie S4 : (site très meuble)

Dépôts de sables lâches avec ou sans présence de couches d’argile molle pour Vs < 200m/s
dans les 20 premiers mètres.

Dépôts d’argile molle a moyennement raide avec Vs < 200m/s dans les 20 premiers mètres.

Dans notre cas, la zone sismique est classée S3

Périodes caractéristiques associées à la catégorie de site

Dans notre cas, la zone sismique est classée S2 (site ferme).

Donc :

𝐓𝟏 = 𝟎. 𝟏𝟓𝐬 ,

𝐓𝟐 = 𝟎. 𝟒𝟎𝐬

T2 𝐒 = 𝟏. 𝟏
Sae  2,5AgS( )
T

124
Chapitre 8 Etude sismique du pont

On tire d’après la zone sismique et le groupe du pont, les coefficients d’accélération de zone
II (a) du tableau qui suit :

Tableau 8.3: coefficients D’accélération Des Zones

I II(a) II(b) III


1 0.15 0.25 0.30 0.40
2 0.12 0.20 0.25 0.30
3 0.10 0.15 0.20 0.25

Du tableau on a : A = 0.25

Sae (T,  ) = 2,5. η. A. g. s.(T2 / T)

Sad (𝑇,  ) ( ) = 2,5 × 1 × 0,25 × 9,81 × 1,1 × (


𝑚 0,40
)
𝑠 1,02

𝐒𝐚𝐞 (𝐓,  ) = 𝟐. 𝟔𝟒 /𝐬

Donc la force sismique est de :

M 21.214675
F = Sa(T) = × 2.64
g 9,81

𝐅 = 5.70 𝐌𝐍

8.3) La force de chaque appui :

8.3.1) Force sur culée :


Fc = ( Kc / ΣK )× F

13.44
𝐅𝐜 = × 5.70 = 0.937 𝐌𝐍
81.72

8.2.2) Force sur pile :


Fp = ( Kp / ΣK )× F

9.14
𝐅𝐩 = 𝟖𝟏.𝟕𝟐 × 5.70 = 0.637 𝐌𝐍

8.3.2) Effort transversal :


Selon les caractéristiques particulières du pont, on doit savoir qu’elle type de modèle est notre
tablier :

125
Chapitre 8 Etude sismique du pont

-Le modèle à tablier rigide ;

-Le modèle à tablier flexible.

Pour se là on doit faire cette vérification :

L
Si ≤ 5 → le tablier peut être supposé comme étant rigide.
B

L : est la longueur totale du tablier

B : est la largeur du tablier.

Dans notre cas : L = 27 m , B = 11 m

27
= 2,45 ≤ 5
11

Donc on a un modèle a tablier rigide donc la force transversale est la même que la force
longitudinale

Donc 𝐅𝐱 = 𝐅𝐲

8.4) Analyse du composant vertical séisme :


La période fondamentale de la structure, dans la direction transversale étudiée, peut être
estimée par la méthode de Rayleigh utilisant un système générale a un seul degré de liberté
comme suit, ou par toute autre méthode scientifiquement validée :

Où :

mi: est la masse concentrée a l'i-émet point nodal ;

ui : est le déplacement dans la direction étudiée, lorsque la structure est soumise aux forces

fi = mi g : agissant à tous les points nodaux dans la même direction.

Le spectre de réponse élastique pour la composante verticale est donné en fonction de la


période

126
Chapitre 8 Etude sismique du pont

Élastique (T) et du taux d’amortissement (ξ) de l’ouvrage par :

g : accélération de la pesanteur = (9,81m/s2)

T1, T2 : périodes caractéristiques associées à la catégorie de site

α: coefficient qui tient compte de l’importance de la composante verticale en zone de forte


sismicité :

α= 0,7 pour les zones sismiques I, IIa et IIb et 1,0 pour la zone sismique III

8.5) Combinaisons des composantes des actions sismiques :


E = Ex ± 0.3 Ey ± 0.3 Ez

E = Ey ± 0.3 Ex ± 0.3 Ez

E = Ez ± 0.3 Ex ± 0.3 Ey

 Pile :
𝐄𝐗 = 0.637 + 0,3 × 0.637 = 0.8281 𝐌𝐍

𝐄𝐲 = 0.637 + 0,3 × 0.637 = 0.8281 𝐌𝐍

𝐄𝐳 = 0,3 × 0.637 + 0,3 × 0.637 = 0.3822 𝐌𝐍

 Culée :
𝐄𝐗 = 0.937 + 0,3 × 0.937 = 1.2181 𝐌𝐍

𝐄𝐘 = 0.937 + 0.3 × 0.937 = 1.2181 𝐌𝐍

𝐄𝐳 = 0,3 × 0.937 + 0,3 × 0.937 = 0.5622 𝐌𝐍

127
Chapitre 8 Etude sismique du pont

8.6) Conclusion :
Pour la conception parasismique, on a utilisé le règlement RPOA et calculé la force sismique
qui est généralement majeure des forces exercées, il est nécessaire de la calculer pour avoir
les sollicitations les plus importantes

128
CHAPITRE 9
Etude de la pile et de sa
fondation
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

9.1) DEFINITION :

La définition des appuis (pile) d’un ouvrage est l’une des options fondamentales du projet.

Son rôle est de transmettre les charges verticales et horizontales du tablier vers les
fondations, Cette définition est indissociable de celle de l’ouvrage dans son ensemble, le
choix ne peut se faire que progressivement, ou à la limite, itérativement ; il résulte d’une vaste
synthèse qui englobe.

 La nature et le mode de construction

 Les contraintes naturelles du site

 Les contraintes fonctionnelles du projet.

9.2) Choix de la morphologie :

Le choix de la forme de la pile dépend essentiellement des caractéristiques mécaniques,


esthétiques mais aussi du site d’implantation de l’ouvrage, et des différents types de
sollicitations agissant sur elle.

9.2.1) Différents types de piles :

On peut classer à deux familles :


 Les piles constituées des éléments larges (voiles).
 Les piles constituées des éléments minces (poteaux ou colonne).
 Les Piles en forme de portique.
 Les Piles-marteaux.
9.3) CHOIX DE LA PILE :

Le choix de la forme de la pile dépend essentiellement des caractéristiques mécaniques,


esthétiques mais aussi du site d’implantation de l’ouvrage, et des différents types de
sollicitations agissant sur elle. La pile est constituée de 3 parties :
1.) Le chevêtre : c'est la partie supérieure de la pile qui reçoit les charges du tablier, elle est
en béton armé.
2.) Le fût : c'est la partie verticale qui fait descendre les charges vers la fondation. Le fût est
construit soit en B.A soit en B.P, en maçonnerie ou en métal.

129
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

3.) La fondation : c’est une semelle en B.A. Elle est soit superficielle, soit semi profonde sur
puits en gros béton, soit profonde sur pieux.
9.3.1) Critère de dimensionnement de la pile :
La morphologie d'une pile dépend de nombreux facteurs, en particuliers :

— La profondeur de la brèche à franchir ;

— Le type de tablier a porté ;

— Résistance mécanique et robustesse ;

— Facteur d'esthétique.
9.3.2) Pré-dimensionnement de la pile :

La hauteur H des piles est définie par :

Hpile = côte projet – côte fondation – (h revêtement + h hourdis + h poutre+ h appareil


d’appui + h dé appui+ h chevêtre)

Hpile = 272.92 – 260.40 – (0.08 + 0.20 + 1.5 + 0.075 + 0.17+1.5)

Hpile = 8.995 m.

Figure 9.1 : Pile

9.3.3) Chevêtre :

E : Dimension parallèle à l’axe longitudinal du tablier E = 2.4 m

130
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

L : la largeur totale de la tête de pile L= 11 m

Hc : hauteur de chevêtre Hc = 1.5m

9.3.4) Fût :

Les futs se sont de forme cylindrique, de diamètre généralement constant et ils ont les
dimensions géométriques suivantes :

Un diamètre de 1,2 m et une hauteur de 8.955 m

9.4) Vérification au flambement :

On considère que les colonnes sont encastrées à la base et articulée au sommet ce qui
donne une longueur de flambement :

𝑳𝒇 = 𝟎, 𝟕 𝐋𝟎 = 0,7 × 8.995 = 𝟔. 𝟐𝟗𝟔𝟓 𝐦

4𝐿𝑓
La section est circulaire → L’élancement λ =
D

4 × 6.2965
𝛌= = 20.98 m < 50 𝑚 𝐜. 𝐯
1,2

9.5) Les sollicitations :

 Action du vent : (on prend le séisme le plus défavorable)

Pression = 2 x10-3 MN /m2

 La force sismique :

Ex = Ey = 828.1 KN

Ez = 382.2 KN

131
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

9.5.1) Modélisation du modèle :

Figure 9.2 : Modélisation des deux tabliers

9.5.2) Les charges de la superstructure :

Figure 9.3 : Chargement de la superstructure

132
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

9.5.3) Les charges roulantes :

Figure 9.4 : Chargement D240 au centre

9.5.4) Tableau du résultat des réactions :


 Réaction du tablier :
Tableau 9.1 : Réactions du tablier (G1, G2, D240)
N° Poutre 1 2 3 4 5 6 7
G1(poids du 68.61 70.45 69.3 69.67 69.35 70.23 68.74
tablier) (T)
G2(poids des 41.07 5.05 11.89 7.56 11.91 4.92 41.16
superstructure) (T)
D240(T) 88.11 232.55 365.11 462.28 365.16 232.41 88.14

9.6) Modélisation de la pile :


On modélisera le chevêtre en éléments barre de section (150 × 240)

Sur les futs également modélisées en élément barres de diamètre 1.2 m ils seront encastrée à
leur extrémité inférieure

133
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

Figure 9.5 : Modélisation de la pile

Figure 9.6 : Réactions dues aux poids propre du tablier

134
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

Figure 9.7 : Réactions dues aux superstructures

Figure 9.8 : Réactions dues à la surcharge D240

135
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

Figure 9.9 : Réactions de la force du vent

Figure 9.10 : Force sismique longitudinale

Figure 9.11 : Force sismique transversale

136
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

Figure 9.12 : Force sismique EZ+

Figure 9.13 : Force sismique EZ-

9.6.1) Les combinaisons :


Tableau 9.2 : Les combinaisons utilisées pour la modélisation

ELU ELS ELA


G+EX
1.35G+1.35 D240 G+D240

1.35G+1.35 D240 +1.3Vent G+D240+Vent G+EY

G+EZ

137
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

 Remarque :
 Il n'y a pas la force de freinage pour le chargement D240

9.6.2) Moment du chevêtre :


 A L’ELU :

FIGURE 9.14 : (1.35G+1.35 D240)

FIGURE 9.15 : (1.35G+1.35 D240+1.3 VENT)

138
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

FIGURE 9.16 : (G+ D240)

FIGURE 9.17 : (G+ D240+VENT)

FIGURE 9.18 : (G+EX)

139
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

FIGURE 9.19 : (G+EY)

FIGURE 9.20 : (G+EZ+)

FIGURE 9.21 : (G+EZ-)

140
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

 Effort tranchant :

FIGURE 9.22 : (1.35G+1.35D240)

FIGURE 9.23 : (1.35G+1.35 D240+1.3 VENT)

9.7) Ferraillage de la pile :


9.7.1) Ferraillage du chevêtre :
Après modélisation, le ferraillage du chevêtre se fait avec la combinaison la plus défavorable

141
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

Tableau 9.3 : Sollicitation sur la Chevêtre


Moment Moment Effort
en appui en tranchant
(KN.m) travée
(T)
(KN.m)

ELU ELS ELA ELU ELS ELA ELU ELS ELA ELU

1.35G+1.35 G+D24 G+EX 3678.77 2725.02 3915.6 4924.54 3647.8 3851.41 810.60
+D240 0 7 1

1.35G+1.35 G+D24 G+EY 3712.45 2750.93 2725.0 4918.40 3643.0 3647.81 811.52
D240 0+Vent 2 9
+1.3Vent

G+EZ+ 2725.0 3647.81


2

G+EZ- 2725.0 3647.81


2

En appuis :

 Vérification à L’ELA :

𝜸b = 1.15 dans le cas de combinaisons accidentelles

Coefficient de sécurité 𝜸s de l’acier =1 dans le cas de combinaison accidentelle :

Section de chevêtre S = (h x b) = (1,5 x 2, 40) = 3,6 m².

d = 0.9 x h = d = 0.9 x 150 = 135 cm Avec : h=150 cm

0,85 × fc28 0,85 × 27


𝐟𝐛𝐮 = = = 𝟏𝟗. 𝟗𝟔 𝐌𝐏𝐀
ϒb 1.15

Mu 2722.47×103
μ = b×d2 ×fbu = 240×1352 ×19.96 = 0.0312 < μAB = 0,186

→ Pivot A → il n’y a pas d’armatures comprimées A' = 0

142
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

α = 1,25(1 − √1 − 2μ) = 1,25(1 − √1 − 2 × 0,0312) = 0,0396

β = 1 − 0,4 α = (1 − 0,4 × 0,0396) = 0,9841

ƒe 500
fsu = = = 500 MPa
δs 1

Mu 2722.47 × 103
𝐀𝐮 = = = 𝟒𝟎. 𝟗𝟖 𝐜𝐦²
β × fsu × d 0,9841 × 500 × 135

 Vérification à l’ELS :
by12
S0 = − 15 × Au × (d − y1 )
2

S0 = 0 (b) x y1² + (15 x Au) x y1 – (15 x Au x d) = 0

S0 = 0 → 120 × y12 + 614.7 × y1 − 82984.5 = 0

𝐲𝟏 = 𝟐𝟑. 𝟖𝟔 𝐜𝐦.

by13 240x23.863
I0 = + 15 × Au (d − y1 )2 = + 15 × 40.98 × (135 − 23.86)2
3 3

𝐈𝟎 = 𝟖𝟔𝟕𝟗𝟓𝟏𝟒. 𝟕𝟎𝟏 Cm4

Mser 1561.06 x 103


𝐤 𝐬𝐞𝐫 = = = 0,179
I0 8679514.701

fbu = k ser × y1 = 0.179 × 23.86 = 4.27 MPA

̅ = 0,6 × fc28 = 0,6 × 27 = 16.2 MPA


fbu

𝐟𝐛𝐮 = 𝟒. 𝟐𝟕 𝐌𝐏𝐀 < 𝐟𝐛𝐬𝐞𝐫 = 𝟏𝟔. 𝟐 𝐌𝐏𝐀 CV

 Il faut vérifier aussi :


fsu = 15 × Kser × (d − y1)

fsu =15 × 0,179 × (135 − 23.86) = 298.41 MPA

̅ = min(2fe ; 110√τxftj) = min (2 500 ; 110√1,6 x2,22 ) = 207.31 MPA


fsu 3 3

fsu ≤ f̅bu → 298.41 > 207.31 ………….CNV

→ 𝐀𝐔 𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 . 𝐈𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐚𝐥𝐜𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐚 𝐋′𝐄𝐋𝐒

143
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

Mser 1561.06 × 103


μ=
b × d2 × ̅̅̅̅ = 240 × 1352 × 207.31 = 0.0017 < μAB = 0,186
fsu

λ = 1 + 30 μ = 1 + 30 × 0.0017 = 1,051
3
cos φ = λ−2 = 0.928 → φ = 21.87°

φ
α = 1 + 2√λ Cos (240+ ) = 0.208
3

15×(1−α) 15×(1−0,208)
K1 = = = 57.11
α 0.208

̅̅̅̅ 207.31
fsu
fbu = = = 3.63 MPA
K1 57.11

̅̅̅̅
fbu = 0,6 × fc28 = 0,6 × 27 = 16.2 MPA

fbu = 3.63 MPA < ̅̅̅̅


fbu = 16.2 MPA … … … . 𝐂𝐯

α 0.208
β=1−3 =1− = 0.9306
3

Mser 1561.06 × 103


Aser = = = 59.94 cm2
β × d × fs ser 0,9306 × 135 × 207.31

La condition de non fragilité est donnée par la formule suivante :

ft28 2,22
Amin = 0,23 × b × d × = 0,23 × 240 × 135 × = 33.086 cm2
fe 500

Armature finale :

A= 𝑚𝑎𝑥 𝐴𝑢 = 40.98 𝑐𝑚2

𝐴𝑠𝑒𝑟 = 59.94 𝑐𝑚2

𝐴𝑚𝑖𝑛 = 33.086 𝑐𝑚2

Le choix est : Aser = 59.94 cm² soit :𝟏𝟒𝐇𝐀𝟐𝟓 = 68.74 cm2

Espacement = 18.46 cm

En travée :

 Vérification à L’ELA :

144
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

Mu 523.18 × 103
μ= = = 0,00599 < μAB = 0,186
b × d2 × fbu 240 × 1352 × 19.96

→ Pivot A → il n’y a pas d’armatures comprimées.

α = 1,25(1 − √1 − 2μ) = 1,25(1 − √1 − 2 × 0.00599) = 0,0075

β = 1 − 0.4α = (1 − 0.4 × 0.0075) = 0,997

ƒe 500
fsu = = = 500 MPa
δs 1

Mu 523.18×103
Au = = = 7.77cm2
β×fsu ×d 0,997×500×135

 Vérification à l’ELS :

by12
S0 = − 15 × Au × (d − y1 )
2

S0 = 0 (b) x y1² + (15x Au) x y1 - (15 x Au x d) = 0

S0 = 0 → 120× y12 + 116.55 × y1 - 15734.25 = 0

y1 = 10.97 cm.

by13 240 × 10.973


I0 = + 15 × Au (d − y1 )2 = + 15 × 7.77 × (135 − 10.97)2
3 3

I0 = 1898551.211 cm4

Mser 319.58 x 103


k ser = = = 0,168
I0 1898551.211

fbu = k ser × y1 = 0.168 × 10.97 = 1.84 MPA

̅ = 0,6 × fc28 = 0,6 × 27 = 16.2 MPA


fbu

fbu = 1.84 < fbser = 16.2 …………... CV

 Il faut vérifier aussi :

fsu = 15 × Kser × (d − y1)

fsu = 15 × 0,168 × (135 − 10.97) = 312.55 MPA

145
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

̅ = min(2fe ; 110√τxftj) = min (2 500 ; 110√1,6 x2,22 ) = 207.31 MPA


fsu 3 3

fsu ≤ f̅su → 312.55 > 207.31 … … … … … CNV

𝐀𝐔 𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 . 𝐈𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐚𝐥𝐜𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐚 𝐋′𝐄𝐋𝐒

La condition n’est pas vérifiée, il faut recalculer les armatures tendues à L’ELS :

M 319.58×103
μ = b×d2 ser = 240×1352 ×207.31 =0,00035
×f s ser

λ = 1 + 30μ = 1 + 30 × 0.00035 = 1.0105

cosφ = λ−3/2 = 0,984 → φ = 10.26°


φ
α = 1 + 2√λ Cos (240+ 3 ) = 0.1004

15(1 − α) 15(1 − 0.1004)


k1 = = = 134.40
α 0.1004
̅̅̅̅
fsu 207.31
fbc = = = 1.54 < fser = 0.6 fc28 = 16.2 MPa………………CV
K1 134.40

α 0.1004
β=1−3 =1− = 0.9665
3

Mser 319.58 × 103


Aser = = = 11.81 cm2
β × d × fs ser 0,9665 × 135 × 207.31

ft28 2,22
Amin = 0,23 × b × d × = 0,23 × 240 × 135 × = 33.086 cm2
fe 500

 Armature finale :

A= M𝑎𝑥 𝐴𝑢 = 7.77 𝑐𝑚2

𝐴𝑠𝑒𝑟 = 11.81 𝑐𝑚2

𝐴𝑚𝑖𝑛 = 33.086 𝑐𝑚2

Le choix est : Amin = 33.086 cm² Soit :𝟏𝟒𝐇𝐀𝟐𝟎 = 𝟒𝟑. 𝟗𝟔 cm2

Espacement = 18.46 cm

 Vérification à l’effort tranchant :

τ͞u = min((0,10 × fc28 ) ; 3MPA ) = ((0,10 × 27 ); 3MPA ) = 2.7 MPA

146
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

vu 2460.1x 10−3
τ = (b×d) = (2,40×1.35)
= 0.76 MPA

𝛕 = 𝟎. 𝟕𝟔 < 𝜏͞͞𝑢 = 2.7 … … … … 𝐂𝐕

Donc la section résiste à l’effort tranchant

 Détermination des armatures transversale et leurs espacements

Φ ≤ min (h/35, ΦL, b/10) = min ( 1500 /35 ; 25 ;2400 /10)

Φ ≤ 25 mm

On prend Φ =14 mm et St = 20 cm.

( u  0.3 f t 28 .k )
 sb0 . Avec k = 1 pas reprise de bétonnage.
At
St  0.9 f e

At  2,3 cm2. Soit HA14

14 HA 25 e=18.46 cm
:; cm

HA14

14 HA 20

FIGURE 9.24 : Ferraillage du chevêtre

147
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

9.8) Ferraillage du fût :


 Moment à L’ELU :

FIGURE 9.25 : 1,35(G+D240)

FIGURE 9.26 :1,35(G+D240) +1.3Vent

148
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

 Moment à l’ELS :

FIGURE 9.27 : (G+D240)

FIGURE 9.28 : (G+D240+Vent)

149
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

FIGURE 9.29 : G+EX

FIGURE 9.30 : G+EY

FIGURE 9.32 : G+EZ+

150
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

FIGURE 9.31: G+EZ-

 Effort normal:

FIGURE 9.33: G+EX

Tableau 9.4 : Sollicitation maximal

Effort tranchant
Moment (KN)
(KN.m)
ELU ELS ELA ELU ELS ELA ELA ELS
1.35G+1.35+D240 G+D240 G+EX 39.47 29.24 1245.22 279.5 3385.7
1.35G+1.35D240 G+D240+Vent G+EY 76.08 57.96 29.24 5 3395.7
+1.3Vent
G+EZ+ 29.24 5
G+EZ- 29.24 5

151
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

 Armatures longitudinales :
 Vérification avec le logiciel « S » :

152
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

On a une section entièrement comprimée donc on calcul Amin


 Armatures minimum selon RPOA :

Amin ≤ As ≤ Amax
πD2
Amin = 0.5% = 56.5 4cm²
4
πD2
Amax = 3% = 339.29 cm²
4
On prend 1% donc :
πD2
Amin = 1% = 113.1 cm²
4
Donc on choisit :25 HA 25 = 122.75
 L’espacement :

Le périmètre :

P=D×π

P = (1,2 – 5× 2) × π = 3,45m = 345 cm

On a 25HA25

St = P ÷ 29 = 345÷24 = 14.375

St= 14, 4 cm
 Armatures transversales :

ΦL 25
ΦT ≥ = = 8.33 cm2.
3 3
Soit 6 cerces de HA14
 Vérification :
h b
ΦT = 1,2 cm ≤ min (35 ; ΦL ; 10) → Conditions vérifié.

On fixe : - Zone courante : St=20 cm.


-Zone d’ancrage : St=15 cm.

153
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

25HA25

𝑪𝒆𝒓𝒄𝒆𝒔 𝑯𝑨𝟏𝟒

Figure 9.34 : Ferraillage de fut


9.9) ETUDE DES FONDATIONS :

9.9.1) Introduction :

Fonder une construction est une des plus anciennes activités des travaux publics, et le
problème de géotechnique le plus courant encore aujourd’hui. Selon la capacité du sol à
supporter l’ouvrage, les fondations peuvent être superficielles ou profondes.

D’après les rapports, géologiques et géotechniques, le mode de fondation à préconiser pour


les appuis de l’ouvrage est de type profond : pieux de diamètre∅ = 𝟏. 𝟐𝐦.

9.9.2) : Choix de l’entraxe :

Un espacement trop grand entre pieux à une forte incidence sur le volume de la semelle de
répartition. En revanche, un espacement trop faible présente des inconvénients majeurs tant à
l'exécution (remontée ou rupture des pieux voisins au battage, dégradation des pieux voisins
en cas d'emploi d'un trépan, incidents résultant d'erreurs ou d'imprécisions d'implantation) que
sur le plan du fonctionnement mécanique (effet de groupe).

Il est généralement admis qu'un entraxe de trois fois le diamètre du pieu est une bonne base de
départ pour le dimensionnement d'une fondation.

L’entre axe > 3∅

Le problème géotechnique le plus courant aujourd’hui. Selon la capacité du sol à


supporter l’ouvrage, les fondations peuvent être superficielles ou profondes.
Lorsque le sol de surface n’a pas une résistance suffisante pour supporter l’ouvrage par
l’intermédiaire d’une fondation superficielle, des fondations profondes sont mises en place.

154
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

Ce type de fondation (pieux, puits) permet de reporter les charges, dues à l’ouvrage qu’elles
supportent, sur des couches de sol située à une profondeur variante de quelques mètres à
plusieurs dizaines de mètres

9.9.3) : Sollicitation :
 Longueur : 16.8 m
 Largeur : 6 m
 Hauteur : 2 m
Numax = (Poids de la semelle +Poids du remblai +Effort obtenu du au poids de l’ouvrage)

 Poids de la semelle à l’ELU :(16.8 × 2 × 6 × 25) × 1,35 = 6804 KN


 Poids de l’enrochement à l’ELU :
1,22
[(16.8 × 6 × 2) − (π × × 2 × 3)] × 26 × 1,35 = 6837.97 KN
4

Figure 9.35 : Les Réactions


 Effort de poids des piles : 4570.6 + 4451.8 + 4570.5 = 13592.9 KN

Numax = 6804 + 6837.97 + 13592.9 = 27234.87 kN

Qn = 2900 KN (d’après le rapport géotechnique)

155
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

 Nombre des pieux :

On à 𝑃𝑃𝑖𝑒𝑢 = 𝜋 × 0,6 ² × 25 × 12 = 339.29 KN

Numax 27234.87
n= = = 9.39
Qn 2900

Soit 10 pieux,

 Efforts revenants à chaque pieu :

L’effort normal qui revient à chaque pieu est donné par la formule suivante :

NMAX MX X My Y
Ni = R {MAX = ± +
MIN n ∑ Y2 ∑ X2

Avec :

R : L’effort normal qui revient à chaque pieu est donné par la formule précédente

n : Nombre des pieux

Mx : Moment suivant l’axe X

My : Moment suivant l’axe Y

xi, yi : L’entre axe suivant x et y

D’après le logiciel Robot, on a :M = 3705.24 KN. m

27234.87 3705.24×3,6
R max = + = 2826.41 KN < 𝑄𝑛 = 2900 KN
10 10×3,62

27234.87 3705.24×3,6
R min = − = 2620.56 KN < 𝑄𝑛 = 2900 KN
10 10×3,62

 Vérification à la compression :

hs = 0,9d = 0.9 × 2 = 1.8 m

hs 1.8
tan α = = = 1.2 α = 50.19 ° ≥ 45 𝐂𝐕
L b 3,6 1,2

2−4 2 4

3,6 1,2
hs = 1,8 m ≥ − = 1,5 𝐂𝐕
2 4

156
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

 Section supérieure :

πD²
S= sin² α
4

Fc 4R max 4 × 2826.41 × 10−3


𝛔𝐬𝐮𝐩 = = = = 𝟒. 𝟐𝟑 𝐌𝐩𝐚
S πD² sin² α π × 1,2² × sin² 50,19

 Section inférieure :

Fc 4R min 4 × 2620.56 × 10−3


𝛔𝐢𝐧𝐟 = = = = 𝟑. 𝟗𝟐 𝐌𝐩𝐚
S πD² sin² α π × 1,2² × sin² 50,19

σmax = Max (σsup , σinf ) = 4.23 Mpa ≤ 0,6fc28 = 16.2 → Condition vérifiée.

 Vérification à l’effort tranchant :

R max ≤ 0,1b. d. fc28

R max = 𝟐𝟖𝟐𝟔. 𝟒𝟏 𝐊𝐍 ≤ 0,1 × 1,2 × 2 × 30 × 103 = 6480 KN

9.9.4) Ferraillage de la semelle (méthode des bielles) :

Figure 9.36: La Géométrie Des Bielles


 Armatures transversales inférieure :

L b
R max 2 − 4
Ati = ̅̅̅̅ ×
fsu hs

157
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

2
Avec ̅̅̅̅ =
fsu FeE500 = 333,33 Mpa
3
2826.41 × 10 1,5
Ati = × = 70.66 cm²
333,33 1,8
Soit : 𝟏𝟔𝐇𝐀𝟐𝟓 = 𝟕𝟖. 𝟓𝟔 𝐜𝐦² espacement : 20 cm
Les armatures transversales placées dans les bandes axées sur les pieux, ayant une longueur
(L) telle que : L = hs + 𝛟pieu = 1,8 + 1,2 = 3m

Entre les différentes bandes, on placera des armatures de répartitions tel que :

Ati 70.66
AtiR = = = 17.665 cm²
4 4
Soit : 𝟔𝐇𝐀𝟐𝟎 = 𝟏𝟖. 𝟖𝟒𝐜𝐦²/𝐦𝐥
On a 6 espacements de 30 cm entre les 5 bandes Donc le ferraillage sera HA20 tous les
20 cm
 Armatures longitudinales inférieure :
Elles jouent un rôle de répartition dans la transmission des efforts entre les fûts et les pieux
de fondation.

Ati 70.66
Ali = = = 17.665 cm²
4 4
Soit : 𝟔𝐇𝐀𝟐𝟎 = 𝟏𝟖. 𝟖𝟒𝐜𝐦²/𝐦𝐥 avec St = 20 cm. 1ml ÷ 5 = 20cm
Donc le ferraillage sera HA20 tous les 20 cm

6m

16.8 m 16HA25
m
Figure 9.37 : Ferraillage de la semelle (nappe inférieure)

158
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

 Armatures longitudinales supérieures :


Ati 70.66
Ats = = = 17.665 cm²
4 4
Soit : 𝟔𝐇𝐀𝟐𝟎 = 𝟏𝟖. 𝟖𝟒 𝐜𝐦²/𝐦𝐥 avec St = 20 cm.
Donc le ferraillage sera HA20 tous les 20cm

A la place des cadres verticaux, on place des armatures transversales sous forme de chaine.
 Armatures transversales supérieures :
Ati 70.66
Ats = = = 7.066cm²
10 10
Soit : 𝟕𝐇𝐀𝟏𝟐 = 𝟕. 𝟗𝟏 𝐜𝐦²
 Armatures latérales :
Ati 70.66
Ats = = = 7.066cm²
10 10

Soit : 𝟕𝐇𝐀𝟏𝟐 = 𝟕. 𝟗𝟏𝐜𝐦²/𝐦𝐥 avec St = 16.66 cm .

HA12

6m

HA12
16.8 m

Figure 9.38 : Ferraillage de la semelle (nappe supérieure)

9.9.5) Les pieux :

9.9.5.1) Ferraillage du pieu sous pile :

Selon le RPOA, la section d’armatures doit satisfaire la condition suivante :

 Armatures minimum selon RPOA :

Amin ≤ As ≤ Amax

159
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

πD2
Amin = 0.5% = 56.5 4cm²
4
πD2
Amax = 3% = 339.29 cm²
4

On prend 1% donc :
πD2
Amin = 1% = 113.1 cm²
4

Donc on choisit :25 HA 25 = 122.75


 L’espacement :

Le périmètre :

P=D×π

P = (1,2 – 5× 2) × π = 3,45m = 345 cm

On a 25HA25

St = P ÷ 29 = 345÷24 = 14.375

St = 14, 4 cm

 Armature transversale :

II y a lieu de satisfaire la condition :

Espacement maximal = Min [12 ΦL ; 200 mm]

ΦL : plus gros diamètres des armatures longitudinales

Espacement maximal = Min [12 (25) ; 200 mm] =200 mm

1 1
× Φl ≤ Φt ≤ Φl = 3 × 25 ≤ Φt ≤ 25
3

8.33≤ Φt ≤25

Soit: Φt=12 mm

At = HA12.

160
Chapitre 9 Etude de la pile et de sa fondation

25HA25

St 14,40 cm

Figure 9.39 : Ferraillage Des Pieux

9.10) Conclusion :

Les ponts en béton précontraint tel que notre ouvrage ce classe comme un pont lourd, ce qui
augmente en plus l’importance et le rôle de la pile dans la stabilisation du tablier et du pont en
général. Pour cela on doit prendre en considération tous les cas de charge et les conditions de
l’environnement afin d’assurer le fonctionnement de pont et mettre ces usagers en sécurité.

161
CHAPITRE 10
Etude de la culée et de sa
fondation
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

10.1) Introduction :
Les culées sont les appuis extrêmes ; destinée à supporter le poids du tablier. Elles sont
constituées en générale :
 D’un mur de front sur lequel s’appuie le tablier, ce mur a aussi pour rôle de soutenir
les terres.

 Murs latéraux, ils sont appelés "murs en retour " s’ils sont parallèles à l’axe de
l’ouvrage ou "murs en ailes" s’ils sont inclinés à cet axe. Ils assurent le soutènement
des terres des remblais d’accès au pont.

 Mur garde grève, il se trouve à l’arrière, son rôle est d’isoler le tablier du remblai. Il
est prévu derrière la culée des dalles de transition en béton armée pour lutter contre le
tassement éventuel des remblais.

 Corbeau arrière sur lequel s’appuie la dalle de transition.

 Dalle de transition qui limite les tassements de chaussée et assure le confort des
usagers lors de déplacement d’un milieu souple qui est la route à un milieu rigide qui
est le pont.

10.2) Choix du type de culée :


Notre choix s’est porté sur les culées enterrées, Ce choix se justifie en plus des contraintes

géotechniques, par la facilité de conception et d’exécution de ce type de culée. De plus pour

reprendre le niveau du terrain naturel avec la chaussée (différence moins importante).

Pieu
x

Figure 10.1 : Morphologie de la culée

162
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

10.3) Pré -dimensionnement de la culée :

10.3.1) Sommier d’appui :

Il joue le rôle de chevêtre en constituant l’appui du tablier et il repose sur des pieux. Il permet
l’implantation des appareils d’appui et la mise en Place des vérins pour le changement de ces
derniers. Il assure également l’évacuation des eaux, du moins en phase de construction du
tablier, d’où la nécessité de donner une pente d’au moins 2% à l’arase supérieure du sommier
et de réaliser une cuvette contre le mur garde-grève pour recueillir les eaux. Sa longueur
dépend essentiellement de la largeur du tablier ; nous prenons L=11 m

10.3.2) Mur garde grève :

Il permet de soutenir les terres sur la hauteur du tablier, sont épaisseur et de l’ordre de 30 cm
il comporte un corbeau arrière permettant l’assise de la dalle de transition, et un corbeau avant
mis pour l’appui du joint de chaussée.
Il est soumis à des forces verticales (descente de charge) la plupart du temps négligés
comparées aux autres horizontales (poussée des terres, impact des surcharges, effet de
freinage, créant une flexion et des cisaillements important au niveau de l’encastrement du mur

D’après la référence 7 du document SETRA :

 La hauteur du mur garde grève 𝒉 :

Hauteur = hauteur de la poutre+ hauteur de l’appareil d’appui+ hauteur de dés


d’appui+ hauteur de la dalle

 h = 1.875 m
 Epaisseur de mur :
h
e = max (0,3m ; )
8
𝐞 = 𝟎, 𝟑 m

10.3.3) Dalle de transition :

La dalle de transition présente la même dimension transversale que le mur garde grève. Sa
largeur est dimensionnée par les deux formules suivantes

163
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

L = min(6m ; max(4m ; 0,6 × H))


H ∶ étant la hauteur de remblai
3m ≤ L ≤ 5m
Donc : L = 3 m
Généralement elle a une épaisseur de 30cm
e = 30 cm

10.3.4) Murs en retours :

Epaisseur de mur en retour est donnée par la formule suivante :


l+2 4+2
e≥  = 0.3 m  𝐞 = 𝟑𝟎𝐜𝐦
20 20
L=4m
10.3.5) Mur de front :

Le mur de front est défini par les dimensions suivantes :


 Longueur : L = 11 m nbr de pieux
 Épaisseur : b = 1.5 m
 Hauteur : h = 3 m

10.3.6) Le corbeau :
h1 = 0.3 m
h2 = 0.6 m
e = 0.3 m

164
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

4 0.3

1.00
1.875

3.00

Mur en Retour Mur de Front


2.7
3.00

1.5

Pieux

1.20 26.0

Figure 10.2 : Coupe transversal de la culée


10.4) Hypothèse de calcul :
Béton fc28 = 27 Mpa
ft28 = 2,22 Mpa
γb = 2,5 t/m3
Armatures : acier Fe E500
γs = 1,15 La fissuration est préjudiciable.

qs = 1 t/m2 Surcharge du remblai

γR = 1,8 t/m3 Poids spécifiques de remblais

φ= 30° Angle de frottement interne du remblai

165
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

10.4.1) Modélisation :

Figure 10.1 : Poids propre de la culée

Figure 10.2 : Réactions due au poids propre de la dalle

166
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.3 : Réactions due aux superstructures

Figure 10.4 : Réactions du convoi D240

Figure 10.5 : Réactions due au freinage sur garde-grève

167
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.6 : Force sismique EX

Figure 10.7 : Force sismique EY

Figure 10.8 : force sismique EZ+

168
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.9 : force sismique EZ-

Figure 10.10 : Force de la poussée des terres

Figure 10.11 : Force de la surcharge du remblai

169
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.12 : Force de convoi BC sur mur garde grève

 Combinaison des charges :

Tableau 10. 1 : Les combinaisons utilisées pour la modélisation.

ELU ELS ELA

G+EX
1.35 (G+ PT) + 1.35 G+PT+D240+PS G+EY
D240+1.5 PS G+EZ-
G+EZ+

10.5) Calcul du ferraillage :

10.5.1) Le mur frontal :

170
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

 Sens x-x :

Figure 10.13 : Moment à l’ELU

Figure 10.14 : Effort normal à l’ELU

Figure 10.15 : Moment à l’ELS

171
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.16 : Effort normal à l’ELS


Tableau 10.2 : Sollicitation des moments et efforts normaux

Cas N° Type N (KN) M(KN .m)

1 ELU 1206.2 293.94

2 ELS 884.6 191.074

 Vérification avec SOCETEC :

172
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Donc la section est entièrement comprimée : A = Amin


 Condition de non fragilité :

𝑓𝑡𝑗 2.22
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 0.23 x b x d × = 0.23 x 100 x 135 x
𝑓𝑒 500

𝑨𝒎𝒊𝒏 = 13.78 𝒄𝒎𝟐

𝑨 = 13.78 cm² → 7HA16 = 14.07 cm² St = 16.66 cm

 Armature de construction :

14.07
𝑨𝒔 = = 4.69 cm² → 7HA12 = 7.91 cm² St = 16.66 cm
3

173
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

 Sens-Y-Y :

Figure 10.16 : Moment à l’ELU

Figure 10.17 : Effort normal à l’ELU

Figure 10.18 : Moment à l’ELS

174
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.19 : Effort normal à l’ELS


Tableau 10.3 : Sollicitation des moments et efforts normaux

Cas N° Type N (KN) M(KN .m)

1 ELU 227.2 175.98

2 ELS 169.3 125.26

 Vérification avec SOCOTEC :

175
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

D’après le logiciel « SOCOTEC » :


On une section de 5.49 cm2 elle est négligeable donc on aura une section entièrement
comprimée : A=Amin
 Condition de non fragilité :

𝑓𝑡𝑗 2.22
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 0.23 x b x d × = 0.23 x 100 x 135 x
𝑓𝑒 500

𝑨𝒎𝒊𝒏 = 13.78 𝒄𝒎𝟐

𝑨 = 13.78 cm² → 7HA16 = 14.07 cm² St = 16.66 cm

 Armature de construction :

14.07
𝑨𝒔 = = 4.69 cm² → 7HA12 = 7.91 cm² St = 16.66 cm
3

176
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

7HA16
7HA12
7HA12
7HA16

Figure 10.20 : Schéma représentatif du ferraillage du mur frontal

10.5.2) Le mur en retour :


 Sens X-X :

Figure 10.21 : Moment à l’ELU

177
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.22 : Moment à l’ELS


Tableau 10.4 : Sollicitation des moments

Cas N° Type M(KN .m)

1 ELU 85

2 ELS 60.55

 Vérification avec SOCOTEC :

178
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

D'après le logiciel « SOCOTEC » nous avons obtenus les résultats suivant :


La section d'armaturées de 8.21 cm²
Condition de non fragilité :

𝑓𝑡𝑗 2.22
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 0.23 x b x d × = 0.23 x 100 x 27 x
𝑓𝑒 500

𝑨𝒎𝒊𝒏 = 2.757 𝒄𝒎𝟐

𝑨 = (As, Ai, Amin) = 8.21 cm ² → 6HA14 = 9.24 𝒄𝒎² ST = 20 cm

 Armature de construction :

9.24
𝑨𝒔 = = 3.08 cm² → 6HA12 = 6.78 cm² St = 20 cm
3

179
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

 Sens-Y-Y :

Figure 10.23 : Moment à l’ELU

Figure 10.24 : Moment à l’ELS

Tableau 10.5 : Sollicitation des moments

Cas N° Type M(KN .m)

1 ELU 24.83

2 ELS 17.31

180
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

181
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

D’après le logiciel « SOCOTEC » ; on une section de 2.32 cm2 elle est négligeable donc on
aura une section entièrement comprimée : A = Amin
 Condition de non fragilité :

𝑓𝑡𝑗 2.22
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 0.23 x b x d × = 0.23 x 100 x 27 x
𝑓𝑒 500

𝑨𝒎𝒊𝒏 = 2.757 𝒄𝒎2 < 𝑨𝒊 = 𝟐. 𝟑𝟐 𝒄𝒎2→ 6HA12 = 6.78 cm² St = 20 cm

 Armature de construction :

6.78
𝑨𝒔 = = 2.26 cm² → 6HA12 = 6.78 cm² St = 20 cm
3

6HA14
6HA12

Figure 10.25 : Schéma représentatif du ferraillage du mur du retour

10.5.3) Le mur garde grève :


Tableau 10. 6 : Les combinaisons utilisées pour la modélisation.

ELU ELS ELA

G+EX
1.35 (G+ PT) + 1.35 G+PT+1.2BC+D240+PS+FR G+EY
D240+1.6BC+1.3FR+1.5 PS G+EZ-
G+EZ+

182
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

 Sens X-X :

Figure 10.26 : Moment à l’ELU

Figure 10.27 : Effort Normal à l’ELU

183
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.28 : Moment à l’ELS

Figure 10.29 : Effort Normal à l’ELS


Tableau 10.7: Sollicitation des moments et efforts normaux

Cas N° Type N (KN) M(KN .m)

1 ELU 96.6 49.08

2 ELS 68.5 34.25

184
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

185
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

D’aprés SOCOTEC on a: Ai = 5.93 cm2

 Condition de non fragilité :

𝑓𝑡𝑗 2.22
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 0.23 x b x d × = 0.23 x 100 x 27 x
𝑓𝑒 500

𝑨𝒎𝒊𝒏 = 2.757 𝒄𝒎𝟐 ≤ Ai = 5.93 cm2

𝑨 = (As, Ai, Amin) = 3.36 cm ² → 6 HA12 = 6.78 𝒄𝒎2 St = 20 cm

 Armature de construction :

6.78
𝑨𝒔 = = 2.26 cm² → 6HA12 = 6.78 cm² St = 20 cm
3

 Sens Y-Y:

Figure 10.30: Moment à l’ELU

186
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.31: Effort Normal à l’ELU

Figure 10.32: Moment à l’ELS

Figure 10.33: Effort Normal à l’ELS

187
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Tableau 10.8 : Sollicitation des moments et efforts normaux

Cas N° Type N (KN) M(KN .m)

1 ELU -190.6 143.85

2 ELS -144.2 99.95

 Verification avec SOCOTEC:

188
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

On a: Ai = 12.21 cm2
 Condition de non fragilité :

𝑓𝑡𝑗 2.22
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 0.23 x b x d × = 0.23 x 100 x 27 x
𝑓𝑒 500

𝑨𝒎𝒊𝒏 = 2.757 𝒄𝒎𝟐 ≥ Ai = 12.21 cm2

𝑨 = (As, Ai, Amin) = 12.21 cm ² → 8HA14 = 12.32 𝒄𝒎2 St = 14.28 cm

 Armature de construction :

12.32
𝑨𝒔 = = 4.10 cm² → 6HA12 = 6.79 cm² St = 14.28 cm
3

189
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

6HA12 8HA14

6HA12 8HA14

Figure 10.34: Ferraillage Du Mur Garde Grève

10.5.4) Le corbeau :
Le corbeau est une console coulée qui sert d’appui pour la dalle de transition, il est encastré
dans le mur de front, il est soumis à son poids propre et à la réaction de la dalle de transition.

 Evaluation des efforts :

-Poids propre du corbeau :

(0.30 + 0.60) × 0.30


gc = × 25 × 1,00 = 3,375 KN/ml
2

-Réaction des surcharges sur remblai :

q × L 10 × 3
RS = = = 15KN/ml
2 2

-Réaction de la dalle de transition :

3
R D = (0,3 × 25) × = 11.25 KN/ml
2
-Réaction de remblai :
3
R C = (0,6 × 18) × = 27 KN/ml
2
-Réaction de revêtement :
3
R REV = (0,08 × 22) × = 2.64 KN/m
2
-Réaction :
R ELU = 1,35(R D + R C + R REV + R R ) + 1,605R S
{
R ELU = 1,35(11.25 + 3.375 + 2.64 + 27) + 1,605(15) = 83.83 KN/ml

190
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

R ELS = (R D + R C + R REV + R R ) + 1,2R S


{
R ELS = (11.25 + 3.375 + 2.64 + 27) + 1,2(15) = 62.265 KN/ml
-Moment :
0,3
MELU = 83.83 × = 12.57 KN. m/ml
2
0,3
MELS = 62.265 × = 9.34 KN. m/ml
2

 Verification avec SOCOTEC:

191
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

On a: Ai = 1.16 cm2
 Condition de non fragilité :

𝑓𝑡𝑗 2.22
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 0.23 x b x d × = 0.23 x 100 x 27 x
𝑓𝑒 500

𝑨𝒎𝒊𝒏 = 2.757 𝒄𝒎𝟐 ≥ Ai = 1.58 cm2

𝑨 = (As, Ai, Amin) = 2.757 cm ² → 6 HA12 = 6.79 𝒄𝒎2 St = 20 cm

 Armature de construction :

6.79
𝑨𝒔 = = 2.26cm² → 6HA12 = 6.79 cm² St = 20 cm
3

192
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Figure 10.35: Schéma représentatif du ferraillage du corbeau

10.5.5) Étude de la dalle de transition :


La dalle de transition est une dalle en béton armé, placée sous la chaussée aux extrémités du
pont, son rôle est d’éviter le dénivellement qui pourrait se produire lors des tassements
éventuels des remblais derrière la culée. Elle repose sur le corbeau et sur le remblai.

Elle se calcule comme une poutre rectangulaire reposant sur des appuis simples, réellement
elle est reposée sur des appuis élastiques sur toute sa surface (contacte directe avec le sol).

Elle est soumise à son poids propre, les surcharges et le poids de remblai au-dessus de la
dalle, et travaille à la flexion simple.

 Les sollicitations :
a. Poids des charges permanentes :

G = (poids propre de la dalle de transition + poids du revêtement + poids du remblai) 𝐺 =


(1 × 0,3 × 25) + (1 × 0,08 × 22) + (1 × 18 × 2)

𝐺 = 45.26 𝐾𝑁/𝑚𝑙. Q = 10 KN /ml

G = 45.26 KN/ml

193
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

b. Poids des surcharges :


𝑄 = 10 × 1 = 10 𝐾𝑁/𝑚𝑙.

c. Calcul des moments :

𝐺 × 𝐿2 45.26 × 32
𝑀𝐺 = = = 50.91 𝐾𝑁. 𝑚/𝑚𝑙
8 8
𝑄 × 𝐿2 10 × 32
𝑀𝑄 = = = 11.25 𝐾𝑁. 𝑚/𝑚𝑙
8 8
 Combinaisons :
𝑀𝑢 = 1,35 × 𝑀𝐺 + 1,605 × 𝑀𝑄

𝑀𝑢 = 1,35 × 50.91 + 1,605 × 11.25 = 86.78 𝐾𝑁. 𝑚/𝑚𝑙


𝑀𝑠𝑒𝑟 = 𝑀𝐺 + 1,2 × 𝑀𝑄

𝑀𝑠𝑒𝑟 = 50.91 + 1,2 × 11.25 = 64.41 𝐾𝑁. 𝑚/𝑚𝑙

 Vérification avec SOCOTEC :

194
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Le ferraillage se fait en flexion simple à l’ELU avec : fc28 = 27 MPA ; b0 = 1m ; h=0,3m.


D'après SOCOTEC nous avons obtenus les résultats suivant :
La section d'armatures de : 8.24 cm²

 Condition de non fragilité :

𝑓𝑡𝑗 2.22
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 0.23 x b x d × = 0.23 x 100 x 27 x
𝑓𝑒 500

𝑨𝒎𝒊𝒏 = 2.757 𝒄𝒎𝟐 ≥ Ai = 8.24 cm2

𝑨 = (As, Ai, Amin) = 8.24 cm ² → 6HA12 = 6.78 𝒄𝒎2 St = 20 cm

 Armature de construction :

6.78
𝑨𝒔 = = 2.26 cm² → 6HA12 = 6.79 cm² St = 20 cm
3

195
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

6HA12 6HA12

6HA12
6HA12

Figure 10.36 : Schéma représentatif du ferraillage de la dalle de transition

10.6) Etude des fondations :

10.6.1) Introduction :

Fonder une construction est une des plus anciennes activités des travaux publics, et le problème

de géotechnique le plus courant encore aujourd’hui. Selon la capacité du sol à supporter

l’ouvrage, les fondations peuvent être superficielles ou profondes.

Vu que ce pont se situe dans une zone sismique, il convient d'adopter la fondation de pieux, en

plus, la prospection montre que la contrainte de cisaillement limite (τ) du sol superficiel est

faible, qui ne convient pas à utiliser une fondation superficielle.

D’après les rapports, géologiques et géotechniques, le mode de fondation à préconiser pour les

appuis de l’ouvrage est de type profond : pieux de diamètre ∅ = 1.2m.

10.6.2) Choix de l’entraxe :

Un espacement trop grand entre pieux à une forte incidence sur le volume de la semelle de

répartition. En revanche, un espacement trop faible présente des inconvénients majeurs tant à

l'exécution (remontée ou rupture des pieux voisins au battage, dégradation des pieux voisins en

cas d'emploi d'un trépan, incidents résultant d'erreurs ou d'imprécisions d'implantation) que sur

le plan du fonctionnement mécanique (effet de groupe).

196
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Il est généralement admis qu'un entraxe de trois fois le diamètre du pieux est une bonne base

de départ pour le dimensionnement d'une fondation.

L’entre axe > 3∅

Le problème géotechnique le plus courant aujourd’hui. Selon la capacité du sol à


supporter l’ouvrage, les fondations peuvent être superficielles ou profondes.
Lorsque le sol de surface n’a pas une résistance suffisante pour supporter l’ouvrage par
l’intermédiaire d’une fondation superficielle, des fondations profondes sont mises en place.
Ce type de fondation (pieux, puits) permet de reporter les charges, dues à l’ouvrage qu’elles
supportent, sur des couches de sol située à une profondeur variante de quelques mètres à
plusieurs dizaines de mètres

10.6.3) Sollicitation :
Effort de poids de la culée = 9570 KN

 Nombre des pieux :

Qn = 2900 KN (d’après le rapport géotechnique)

Numax 9570
n= = = 3.3
Qn 2900
Soit 4 pieux,

10.6.4) Ferraillage du pieu sous culée :


Selon le RPOA, la section d’armatures doit satisfaire la condition suivante :
 Armatures minimum selon RPOA :

Amin ≤ As ≤ Amax
πD2
Amin = 0.5% = 56.5 4cm²
4
πD2
Amax = 3% = 339.29 cm²
4

On prend 1% donc :
πD2
Amin = 1% = 113.1 cm²
4

Donc on choisit : 25HA25 = 122.75


 L’espacement :

197
Chapitre 10 Etude de la culée et de sa fondation

Le périmètre :
P=D×π
P = (1,2 – 5× 2) × π = 3,45m = 345 cm
On a : 25HA25
St = P ÷ 24 = 345÷24 = 14.375
St = 14, 4 cm

 Armature transversale :
II y a lieu de satisfaire la condition :
Espacement maximal = Min [12 ΦL ; 200 mm]
ΦL : plus gros diamètres des armatures longitudinales
Espacement maximal = Min [12 (25) ; 200 mm] = 200 mm
1 1
× Φl ≤ Φt ≤ Φl = × 25 ≤ Φt ≤ 25
3 3

8.33≤ Φt ≤25
Soit: Φt=12 mm
At = HA12.

25HA25

St 14,40 cm

Figure10.37 : Ferraillage Des Pieux

198
CONCLUSION

L’étude de ce projet nous a permis d’acquérir une modeste expérience dans le vaste domaine
des ouvrages d’art et particulièrement des ponts.

De plus ; cette étude nous a permis d’enrichir et d’améliorer nos connaissances dans le
domaine des ponts précontraints et aussi de mieux connaitre les problèmes relatifs à la
conception de ce type d’ouvrage.

Malgré le temps limité, nous avons utilisé toutes les possibilités et beaucoup d’efforts pour
présenter une étude bien détaillée et pour rendre ce travail à l’abri des erreurs possibles.

Nous espérons qu’en rédigeant ce modeste mémoire ; nous aurons fait une œuvre utile.
BIBLIOGRAPHIE

Ouvrage :

[1]: Règlement parasismique algérien des ouvrages d’art partie 1 : pont (RPOA)
[2]: Service d’Etude Technique des Routes et Autoroutes (SETRA).
 VIPP pont à poutre préfabriqués précontraintes par post –tension févier (1996)
 Appuis des tabliers PP73 (calcul complémentaires- ferraillage types Octobre (1977))
[3]: Fascicule n° 62 - Titre I : Section I Règles techniques de conception et de calcul des
ouvrages et constructions en béton armé suivant la méthode des états limite – BAEL
91 révisé Avril 1999.
[4]: Fascicule n° 62 - Titre V règles techniques de conception et de calcul des fondations
des ouvrages de génie civil cahier des clauses techniques générales applicables aux
marchés publics de travaux Décembre 1993.
[5]: Fascicule n°65 exécution des ouvrages de génie civil en béton armé ou précontraint
Mars 2008.
[6]: Document technique réglementaire (DTR) Relatif aux règles définissant les charges a
appliqué dans le calcul et les épreuves des ponts routes.
[7]: Freyssinet International :
 Notice technique procèdes Freyssinet agrée par circulaire ministérielle N°88 -84
Octobre (1988).
 Henry T « le béton précontraint aux états – limites ».

Cours :

 Mme. BABA AHMED : Cours de plasticité. Master1. Université des Sciences et de la


Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf, (Année 2019-2020)
 M. BOUKEZI : Cours de pont Master I et II. Université des Sciences et de la
Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf, (2019/2021)
 M. BERACHED : Cours de béton précontrainte Master I. Université des Sciences et
de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf, (Année 2019/2020).
 M. GUEZZOULI : Cours de géotechnique avancée Master II. Université des Sciences
et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf, (Année 2020/2021).
Logiciels :
 Auto Desk Robot 2014 : modélisation et calcul.
 SOCOTEC BLQ : calcul de ferraillage des sections en BA.
 Auto CAD 2019 : dessin des structures.
 Microsoft office Word, Excel 2016 : Rédaction, calcul

Sites internet :

www.google.com

www.wikipedia.com

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