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Le document présente un projet de fin d'études en ingénierie du bâtiment, axé sur le dimensionnement d'un système de climatisation, de chauffage et de plomberie pour un ouvrage souterrain. Il inclut des remerciements, des dédicaces et une table des matières détaillant les différentes sections du projet, telles que les bilans thermiques hivernal et estival, l'évolution de l'air et le choix d'équipement. Ce projet est réalisé par deux étudiants sous la supervision de plusieurs encadrants et se déroule durant l'année universitaire 2024/2025.

Transféré par

BOUADDA Khaled
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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de la Défense Nationale


École Militaire Polytechnique

Filière : Génie Civil

Spécialité : Ingénierie du Bâtiment

PROJET FIN D’ÉTUDE

Dimensionnement d’un système de climatisation,


chauffage et plomberie sanitaire d’un ouvrage
souterrain

Réalisé par : Encadrant :


EOC. khaled kifouch Col. Ahmed BENIAICHE
EOC. Abd Enour BELAL [Link] BOUZIANE

Année Universitaire : 2024/2025


Remerciements

Tout d’abord, nous remercions le bon DIEU qui nous a accordé santé, énergie et volonté
pour réaliser ce travail.

En premier lieu, nous voudrions exprimer toute notre reconnaissance et notre profonde
gratitude à notre encadreur, Monsieur Dr. BENIAICHE Ahmed et à Monsieur LTN
BOUZIANE Abdelmadjid. Ils ont dirigé ce travail, assurant un suivi quotidien avec
patience et disponibilité, et ont largement contribué à l’aboutissement de ce manuscrit.
Nous leur sommes également reconnaissants pour le temps conséquent qu’ils nous ont
accordé.

Nous souhaitons exprimer notre sincère reconnaissance envers le Colonel BELLILI et


le Colonel HEDDAR pour leur inestimable contribution à notre formation dans le
domaine de l’ingénierie du bâtiment. Leur initiative remarquable d’avoir mis à notre
disposition des ingénieurs spécialisés dans divers domaines a joué un rôle fondamental
dans notre apprentissage et notre réussite académique.

Nous remercions vivement le président du Jury pour l’honneur qu’il nous a fait en
acceptant de présider le Jury de notre soutenance. Nous remercions aussi l’ensemble des
membres du jury pour avoir accepté d’examiner notre travail.
Dédicaces

À mes chers parents, pour tout leur amour, leur tendresse, leur soutien et leurs prières
tout au long de mes études et qui ont toujours su me prodiguer les bons conseils, pour
tous les sacrifices qu’ils ont dû faire pour me donner les meilleures conditions de vie.
Veuillez trouver en ce travail la preuve d’amour et du respect que je porte pour vous.

Spéciale dédicace à mon frère Amine, ainsi qu’à ma sœur et à toute ma famille, votre
soutien et votre présence ont été des sources de réconfort et de bonheur dans ma vie

À mon amie et mon binôme khaled


À mes amis mahdi,mouri, chalaf ,chawi,djaber,siafa,aziz,alaoua,sofian,fethi,rabie,ALLI
,djamil,zerouk,yassin,dahah,djawabi,lotfi,sido et idir
À tous mes amis
À tous mes collègues
À tous mes profs

À tous mes amis avec qui j’ai vécu à l’EMP, ENPEI


À tous ceux qui sont proches de mon cœur

BELLAL ABD ENOUR


Dédicace

Merci au Noble «Allah» Dieu le Tout-Puissant qui m’a donné le courage et la patience
pour réaliser ce travail.

Mes très chers parents, qu’Allah les protège,

mon frère ,mes sœurs et toute ma famille et mes cousins Ahmed et Abd enour

Je souhaite également exprimer ma gratitude envers mes amis de la promotion 2019 de


l’École nationale préparatoire aux études d’ingénieur, en particulier ceux de la filière
génie civil. Votre amitié sincère, votre soutien mutuel et nos moments partagés ont
enrichi mon expérience universitaire. Ensemble, nous avons relevé des défis, partagé des
connaissances et créé des souvenirs inoubliables.

Une dédicace spéciale à mon cher binôme, Bellal Abd enour, ainsi qu’à mes chers amis
kais, Amine, Abd errahman, Hicham, Fateh, Rayan, hossem , Youcef, Aymen, Bilal,
Ahmed . Votre présence constante, notre collaboration et nos échanges fructueux ont été
des éléments clés de mon parcours. Votre amitié et votre soutien ont été un réconfort
précieux et m’ont encouragé à donner le meilleur de moi-même.

je dédie ce modeste travail.

KIFOUCH KHALED
Table des matières

Table des matières

Liste des figures V

Liste des tableaux VIII

Nomenclature X

INTRODUCTION 1

I PRÉSENTATION DU PROJET 3
I.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.2 Description du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.3 Description Technique et Fonctionnelle de l’Ouvrage Enterré . . . . . . . . 5
I.3.1 1er Niveau à une Profondeur De -18m . . . . . . . . . . . . . . . . 7
I.3.2 2ème Niveau à une profondeur de -30m . . . . . . . . . . . . . . . 7
I.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

II Bilan thermique hivernal 10


II.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
II.2 Conditions de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
II.3 Coefficient de transmission thermique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
II.3.1 Partie théorique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
II.3.1.1 Coefficient K des parois opaques . . . . . . . . . . . . . . 12
II.3.1.2 Coefficient K des parois vitrées . . . . . . . . . . . . . . . 14
II.3.1.3 Coefficient K d’un plancher haut enterré . . . . . . . . . . 14
II.3.1.4 Plancher bas enterré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.3.1.5 Murs enterrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
II.3.2 Partie calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

I
EMP Sommaire

II.3.2.1 Le plancher haut enterré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18


II.3.2.2 Le plancher bas enterré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.3.2.3 Les murs enterré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II.4 Calcul des déperditions calorifiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II.4.1 Déperditions surfaciques Ds . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
II.4.2 Déperditions à travers les locaux non chauffées Dlnc . . . . . . . . . 24
II.4.3 Déperditions linéiques Dli . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
II.4.4 Déperditions des parois en contact avec le sol Dsol . . . . . . . . . . 26
II.4.4.1 1er Niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
II.4.4.2 2ème Niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
II.4.5 Déperditions par renouvellement d’air . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
II.5 Calcul des ratios . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
II.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

III Bilan thermique estival 31


III.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
III.2 Conditions de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
III.3 Coefficient de transmission thermique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
III.3.1 Coefficient K des parois opaques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
III.3.2 Coefficient K des ouvrants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
III.4 Calcul des apports calorifiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
III.4.1 Apports à travers les parois opaques APO(t) . . . . . . . . . . . . . 34
III.4.2 Apports à travers les parois vitrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
III.4.2.1 Apports par transmission . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
III.4.2.2 Apports par ensoleillement . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
III.4.3 Détermination de l’heure critique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
III.4.4 Apports de chaleur par introduction d’air extérieur . . . . . . . . . 39
III.4.4.1 Apports dus au renouvellement d’air . . . . . . . . . . . . 40
III.4.4.2 Apports de chaleur dus aux infiltrations d’air . . . . . . . 40
III.4.5 Apports internes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
III.4.5.1 Apports dus aux occupants . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
III.4.5.2 Apports dus à l’éclairage . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
III.4.5.3 Apports dus aux machines électriques . . . . . . . . . . . 44
III.5 Résultats finals du bilan été . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
III.6 Calcul du Ratio . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
III.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48

II
EMP Sommaire

IV ÉVOLUTION D’AIR 49
IV.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
IV.2 Zoning et système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
IV.3 Méthode de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
IV.4 Système mixte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
IV.4.1 Régime été . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
IV.4.2 Régime hiver . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
IV.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61

V CHOIX D’ÉQUIPEMENT 62
V.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
V.2 Choix des CTA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
V.2.1 Sélections des CTA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
V.2.1.1 Exigence de la norme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
V.2.1.2 Caractéristiques des CTA . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
V.3 Choix du ventilo-Convecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
V.4 Choix de pompe à chaleur réversible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
V.4.1 les puissances des batteries froides . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
V.4.2 les puissances des batteries chaudes . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
V.5 Choix du diffuseur d’air, soufflage, repris . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
V.5.0.1 Choix des diffuseurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
V.5.0.2 Choix des grilles de reprise . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
V.5.0.3 Grille de transfert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
V.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70

VI RÉSEAU AÉRAULIQUE 71
VI.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
VI.2 Choix des gaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
VI.3 Tracé du réseau aéraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
VI.4 Dimensionnement du réseau aéraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
VI.4.1 Méthode de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
VI.4.2 Exemple de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
VI.5 Accessoire de réseau de distribution d’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
VI.5.1 Ventilateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
VI.5.2 Registres de réglage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
VI.5.3 Clapets coupe-feu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79

III
EMP Sommaire

VI.5.4 Pièges à son . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79


VI.5.5 Coudes, té et réductions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
VI.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80

VIIRÉSEAU HYDRAULIQUE 82
VII.1Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
VII.2Tracé du réseau aéraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
VII.2.1 Étapes de dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
VII.2.2 Méthode de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
VII.2.3 Exemple de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
VII.3Choix des équipements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
VII.3.1 Choix des vases d’expansion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
VII.3.2 Méthode de dimensionnement du vase d’expansion . . . . . . . . . 89
VII.3.3 Exemple de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
VII.3.3.1 Vase d’expansion du circuit d’alimentation des ventilo-
convecteur (eau chaude) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
VII.3.3.2 Vase d’expansion du circuit d’alimentation des ventilo-
convecteur (eau froide) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
VII.3.4 Choix de l’adoucisseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
VII.3.4.1 Principe de l’Adoucissement . . . . . . . . . . . . . . . . 95
VII.3.4.2 Sélection de l’adoucisseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
VII.3.5 Choix des pompes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
VII.3.5.1 Dimensionnement des pompes . . . . . . . . . . . . . . . . 97
VII.3.5.2 Sélection des pompes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
VII.3.6 Dimensionnement de bouteille de découplage . . . . . . . . . . . . 98
VII.3.6.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
VII.3.6.2 Dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
VII.4Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100

VIII
PLOMBERIE SANITAIRE 101
VIII.1Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
VIII.2Alimentation en eau froide et eau chaude . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
VIII.2.1Dimensionnement de la bâche à eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
VIII.2.2Dimensionnement de réseau de distribution . . . . . . . . . . . . . 103
VIII.2.2.1Composition de réseau de distribution . . . . . . . . . . . 103
VIII.2.2.2Dimensionnement des conduites d’alimentation . . . . . . 104

IV
EMP Sommaire

VIII.2.2.3Exemple de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107


VIII.2.3Dimensionnement des pompes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
VIII.2.4Production d’eau chaude sanitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
VIII.2.5Dimensionnement du vase d’expansion . . . . . . . . . . . . . . . . 120
VIII.2.6Alimentation en eau douce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
VIII.2.6.1Dimensionnement de l’adoucisseur . . . . . . . . . . . . . 122
VIII.3Évacuation des eaux usées et eaux vannes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
VIII.3.1Dimensionnement des tuyaux d’évacuation . . . . . . . . . . . . . . 126
VIII.3.2Exemple de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
VIII.3.3station de relevage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
VIII.3.3.1Description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
VIII.3.3.2Principe de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
VIII.3.3.3Exemple de calcul de station de relevage du collecteur 01 . 133
VIII.3.4Normes et réglementations en plomberie sanitaire . . . . . . . . . . 137
VIII.4Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140

Conclusion générale et perspectives 141

V
Liste des figures

I.1 Coupe verticale de projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4


I.2 les couches de terre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3 1er Niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
I.4 2ème Niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

II.1 Schéma de la couverture de sol avec l’épaisseur[1] . . . . . . . . . . . . . 15


II.2 Tableau du Plancher bas sur terre-plein ou enterré[1] . . . . . . . . . . . . 16
II.3 plancher haut enterré[1] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
II.4 Composition du plancher haut[4] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
II.5 Une section transversale des couches de sol [4] . . . . . . . . . . . . . . . 19
II.6 Composition du plancher bas[4] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

III.1 Caption . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

IV.1 Schéma de principe système mixte (régime été) . . . . . . . . . . . . . . . 52


IV.2 Diagramme psychométrique système Mixte (régime été) . . . . . . . . . . 56
IV.3 Schéma de principe système mixte (régime hiver) . . . . . . . . . . . . . . 57
IV.4 Diagramme psychrométrique système Mixte (régime hiver) . . . . . . . . 60

V.1 39SQP[12] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
V.2 Tableau de sélection des CTA[12] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
V.3 Tableau de sélection du ventilo-convecteur[12] . . . . . . . . . . . . . . . . 65
V.4 Ventilo-convecteur [12] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
V.5 Cassette 840*840[12] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
V.6 pompe à chaleur[13] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
V.7 Diffuseur carré[18] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
V.8 Grille de transfert[18] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
V.9 Grille de transfert[18] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70

VI
EMP Liste des figures

VI.1 Réseau de soufflage de la salle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76


VI.2 Gaine de soufflage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
VI.3 Registre de réglage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
VI.4 Clapet coupe-feu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
VI.5 Pièges à son . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
VI.6 Coude, té , réduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80

VII.1 Tableau de sélection Vasea d’expansion de 80L . . . . . . . . . . . . . . . 92


VII.2 Tableau de sélection Vasea d’expansion de 80L . . . . . . . . . . . . . . . 94
VII.3 Tableau de la sélection de l’adoucisseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
VII.4 pompe utiliser . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
VII.5 puissance de la pompe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
VII.6 bouteille de découplage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99

VIII.1 Choix de la pompe[15] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110


VIII.2 Courbe de rendement de la pompe[15] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
VIII.3 Courbe de NPSH de la pompe[15] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
VIII.4 Choix de la pompe[15] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
VIII.5 Caractéristique de cumulus électrique[16] . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
VIII.6 Caractéristiques techniques de l’adoucisseur . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
VIII.7 Caractéristiques techniques de l’adoucisseur . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
VIII.8 Adoucisseur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
VIII.9 Exemple de réseau d’EU et EV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
VIII.10station de relevage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132
VIII.11Courbe de performance des pompes SQ 65-5.5[14] . . . . . . . . . . . . . 136
VIII.12Mitigeur avec bec. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
VIII.13Mitigeur avec un bec haut orientable. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
VIII.14Mitigeur sans bec. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
VIII.15Mitigeur avec un bec orientable. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139

VII
Liste des tableaux

II.1 Données géographiques du projet [1] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11


II.2 Résistance thermique d’une lame d’air non ventilée [1] . . . . . . . . . . . 13
II.3 Résistance thermique d’une lame d’air faiblement ventilée [1] . . . . . . . 14
II.4 Tableau 5.2 : Valeurs de ks en fonction de z[1] . . . . . . . . . . . . . . . 17
II.5 Coefficient ks d’un mur homogène sur la partie enterrée [1] . . . . . . . . 18
II.6 Calcul du coefficient Kplancher . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
II.7 Détermination de ks pour les planchers bas sur terre-plein (Cas
n°1) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II.8 Résumé des caractéristiques thermiques des murs enterrés . . . . 23
II.9 TABLE – Calcul du ratio pour le 1er Niveau . . . . . . . . . . . . 29
II.10 Calcul du ratio pour le 2e Niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

III.1 Valeurs de ψ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.2 Tableau récapitulatif d’expédition du soleil pour l’orientation
Nord-Est . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
III.3 TABLE – Valeurs de CS [1] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
III.4 TABLE – Gains dus aux occupants [1] . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
III.5 Apports dus aux occupants de Bureau équipes de la maintenance 43
III.6 Gains dus à l’éclairage[1] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
III.7 Apports dus à l’éclairage du bureau équipes de la maintenance 44
III.8 Valeurs des apports dus aux machines électriques [1] . . . . . . . 45
III.9 Apports dus aux machines électriques de la salle . . . . . . . . . . 45
III.10 Apports internes du bureau équipes de la maintenance . . . . . . 45
III.11 Apports totaux de la salle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
III.12 Calcul du ratio pour Niveau 01 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
III.13 Calcul du ratio pour niveau 02 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47

IV.1 Conditions de base (régime été)système mixte . . . . . . . . . . . . . . . 52

VIII
IV.2 Point de soufflage (régime été)système mixte . . . . . . . . . . . . . . . . 53
IV.3 Débit d’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
IV.4 Point P sortie de la batterie froide (régime été)système Mixte . . . . . . . 54
IV.5 Point de mélange(régime été)système Mixte . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
IV.6 Conditions de base (régime hiver)système Mixte . . . . . . . . . . . . . . 57
IV.7 Point B sortie de la batterie chaude (régime hiver)système Mixte . . . . . 57
IV.8 Point de mélange(régime hiver)système Mixte . . . . . . . . . . . . . . . . 58
IV.9 Point de soufflage (régime hiver)système Mixte . . . . . . . . . . . . . . . 59

V.1 Caractéristiques des CTA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64


V.2 Caractéristiques des CTA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
V.3 Exemple du choix du VC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
V.4 Récapitulatif du pompe à chaleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68

VII.1 Caractéristiques thermiques de l’eau froide et chaude . . . . . . . . . . . . 86


VII.2 Coefficient de dilatation [10] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
VII.3 Contenance en eau total des tuyauteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
VII.4 Contenance en eau total des tuyauteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93

VIII.1 Besoins journaliers d’un ouvrage souterrain de 150 lits . . . . . . . . . . . 102


VIII.2 Les débits de base des différents accessoires ([11] . . . . . . . . . . . . . . 104
VIII.3 Diamètre des tuyauteries d’alimentation du réseau le plus défavorable . . 107
VIII.4 Pertes de charge du réseau le plus défavorable . . . . . . . . . . . . . . . . 108
VIII.5 Périodes de pointe estimées de consommation d’eau chaude . . . . . . . . 116
VIII.6 Facteur de mélange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
VIII.7 Caractéristiques du Cumulus Électrique [16] . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
VIII.8 Contenance en eau des tuyauteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
VIII.9 Contenance en eau des appareils . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
VIII.10Débits de base des appareils avec ces diamètres [11] . . . . . . . . . . . . 126
VIII.11Débits de base des appareils avec ces diamètres [11] . . . . . . . . . . . . 126
VIII.12Débit admissible de différents diamètres (PVC) . . . . . . . . . . . . . . 128
VIII.13Calcul de réseau d’EU et EV — Collecteur 01 (P=0,02) . . . . . . . . . . 128
VIII.14Pertes de charge JR des clapets antiretour (en mCE) . . . . . . . . . . . . 130
VIII.15Nombre de démarrages admissibles par heure . . . . . . . . . . . . . . . . 131
VIII.16Débit de base des appareils . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133
VIII.17Diamètres des tubes en acier[11] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
VIII.18Caractéristiques techniques de la pompe SQ 65-5.5 [14] . . . . . . . . . . 136
IX
EMP Nomenclature

Nomenclature

DT Déperditions thermiques par Transmission

Dli Déperditions à travers Liaisons

DR Déperditions thermiques par Renouvellement d’air

K Coefficient de transmission thermique

S Surface de la paroi opaque

Tau Coefficient de réduction de température

hi Coefficient intérieur d’échanges superficiels

he Coefficient extérieur d’échanges superficiels

Tsbe Température Sèche de Base Extérieure

Qv Débit spécifique de ventilation

Pp Perméabilité de l’air d’une Paroi

Po Perméabilité surfacique à l’air d’un Ouvrant

HR Humidité Relative

APO Apports à travers les parois Opaque

X
EMP Nomenclature

AV Apports à travers les parois Vitrées

AREN Apports par Renouvellement d’air

RSHF Room Sensible Heat Factor

HMT Hauteur Manométrique Total

Hg Hauteur géométrique

DTR Document Technique Réglementaire

DTU Document Technique Unifier

NF Norme Francaise

XI
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
Introduction Générale

es ouvrages souterrains, qu’ils soient militaires, industriels ou civils, présentent des


L défis spécifiques en climatisation, chauffage et plomberie sanitaire. L’absence de
ventilation naturelle et les contraintes environnementales exigent des solutions techniques
adaptées pour garantir un confort optimal et respecter les normes en vigueur.

Le dimensionnement de ces systèmes repose sur une analyse des besoins thermiques
en fonction du climat, des apports internes et des caractéristiques du site. Il vise à assurer
une régulation optimale de la température, de l’humidité et de la qualité de l’air. La
plomberie sanitaire doit garantir une distribution fiable de l’eau potable, une bonne gestion
des eaux usées et une production adéquate d’eau chaude.

Ce projet de fin d’étude porte sur la conception et le dimensionnement de ces sys-


tèmes pour un ouvrage souterrain. Il est structuré en trois chapitres :

— Chapitre I : Présentation du projet, Ce chapitre détaille les caractéristiques


générales de l’ouvrage souterrain étudié, sa localisation, ses contraintes techniques
et les exigences spécifiques en matière de conditionnement d’air et de plomberie.
— Chapitre II : Bilan thermique hivernal
Évaluation précise des déperditions thermiques en période froide, incluant les ponts
thermiques et les besoins en chauffage, pour un dimensionnement adapté des équi-
pements.
— Chapitre III : Bilan thermique estival
Analyse des apports calorifiques (solaire, interne, etc.) et calcul des charges de
refroidissement nécessaires au confort en saison chaude.
— Chapitre IV : Choix des systèmes
Comparaison des solutions techniques disponibles (climatisation, ventilation,
chauffage) et justification des choix retenus en fonction des bilans précédents.
— Chapitre V : Évolution d’air
Étude des flux d’air neuf et recyclé, du renouvellement horaire et de la conformité

1
EMP INTRODUCTION GÉNÉRALE

aux normes de qualité d’air intérieur (QAI).


— Chapitre VI : Choix d’équipement
Sélection détaillée des matériels (centrales de traitement d’air, pompes à chaleur,
etc.) basée sur les performances et les contraintes du site.
— Chapitre VII : Réseau aéraulique
Dimensionnement des gaines, calcul des pertes de charge et optimisation de la
distribution d’air pour minimiser les consommations énergétiques.
— Chapitre VIII : Réseau hydraulique
Conception des circuits de chauffage/refroidissement, régulation et équilibrage des
débits pour une efficacité optimale.
— Chapitre IX : Étude des systèmes de plomberie
Alimentation en eau froide/chaude, production d’ECS, évacuation des eaux usées
et pluviales, avec focus sur la durabilité et la gestion des ressources.

Ce travail vise à proposer une solution technique performante et durable, assurant


le confort et la sécurité des usagers tout en optimisant la consommation énergétique.

2
Chapitre I

PRÉSENTATION DU PROJET
EMP [Link]ÉSENTATION DU PROJET

I.1 Introduction

Un ouvrage souterrain est une infrastructure complexe devant répondre à plusieurs


critères de sécurité et de confort. Ce projet de fin d’étude portera sur Dimensionnement
d’un système de climatisation, chauffage et plomberie sanitaire d’un ouvrage souterrain,
tout en respectant les exigences réglementaires, qu’elles soient algériennes ou internatio-
nales en cas d’absence de normes locales.

I.2 Description du projet

Au cours de cette partie, nous allons exposer notre projet. Ce projet vise la
conception et la réalisation d’un ouvrage souterrain au sein d’un établissement militaire
situé à Zéralda, dans la wilaya d’Alger. Il s’inscrit dans un cadre stratégique visant
à renforcer la sécurité, l’efficacité opérationnelle et la protection des infrastructures
sensibles.

voir ( FigureI.1 ),(FigureI.2) :

Figure I.1 — Coupe verticale de projet

L’ouvrage étudié est une structure enterrée en béton armé, conçue pour résister aux
attaques par des armes conventionnelles. Sa conception intègre quatre couches successives
assurant une protection optimale. La première couche est un remblai de terre d’une épais-
seur de 1 mètre, suivi d’une couche en béton armé de 4 mètres d’épaisseur. Ensuite, un
remblai en sable et en gravier de 3,5 mètres est ajouté pour renforcer l’absorption des
chocs.

4
EMP [Link]ÉSENTATION DU PROJET

Enfin, une dalle en béton armé de 2 mètres d’épaisseur vient compléter la structure,
garantissant ainsi une solidité et une résistance accrues.

Figure I.2 — les couches de terre

I.3 Description Technique et Fonctionnelle de l’Ouvrage Enterré

Accès et Protection

L’ouvrage enterré dispose de quatre (04) accès, chacun étant équipé de deux (02)
ascenseurs et un (01) monte-charge. Chaque accès comprend quatre (04) espaces
isolants conçus pour assurer une protection efficace contre les infiltrations de gaz, l’air
pollué issu d’armes chimiques et/ou bactériologiques, ainsi que les ondes électromagné-
tiques.

Autonomie et Capacités

L’ouvrage est conçu pour garantir une autonomie de 30 jours pour 150 personnes,
grâce aux réserves suivantes :
— Eau potable : 107 m³
— Eau de lutte contre l’incendie : 370 m³
— Carburant : 48 m³

Alimentation Électrique

L’ouvrage est équipé d’un système électrique robuste comprenant :


— Deux postes transformateurs de 630 KVA, avec un système de bouclage.
— Trois (03) groupes électrogènes de 300 KVA chacun, dont deux (02) de
secours et un (01) de réserve.

5
EMP [Link]ÉSENTATION DU PROJET

Système Intelligent de Supervision

Un système avancé de supervision technique assure le contrôle et la gestion de plu-


sieurs paramètres critiques, notamment :
— Contrôle d’accès.
— Surveillance de l’environnement interne : niveaux de CO, O, température et
humidité.
— Surveillance de l’environnement externe : détection de gaz toxiques et radia-
tions.
— Gestion de l’éclairage et de la ventilation.
— Détection et extinction des incendies.
— Système de vidéosurveillance : pour la sécurité globale du site.
Ce dispositif garantit un fonctionnement optimal et sécurisé de l’ouvrage dans des
conditions extrêmes.

6
EMP [Link]ÉSENTATION DU PROJET

la surface total de L’ouvrage enterré est de 8 530m2,et composé de deux (02) ni-
veaux :

I.3.1 1er Niveau à une Profondeur De -18m

il comprend :

— Deux salles de régénération


— Deux (02) stations d’aération (CTA)
— Salles d’équipements

Figure I.3 — 1er Niveau

I.3.2 2ème Niveau à une profondeur de -30m

Il comprend :

— Un compartiment pour l’hébergement et la restauration composé de :


— a- Hébergement d’une capacité de 200 lits
— b-Salle de restauration pour le personnel du commandement
— c- Cuisine, réfectoires et foyer
— d- Infirmerie
— e- Vestiaires
— f- Magasin de stockage des vivres

7
EMP [Link]ÉSENTATION DU PROJET

Figure I.4 — 2ème Niveau

8
EMP [Link]ÉSENTATION DU PROJET

I.4 Conclusion

La définition précise d’un projet est une étape fondamentale pour garantir une ana-
lyse complète et une planification réussie. En clarifiant l’objectif du projet dès le départ, on
s’assure de comprendre les résultats attendus et de déterminer les ressources nécessaires.
Cette phase implique également l’identification des exigences spécifiques, des contraintes
éventuelles (qu’elles soient techniques, financières, temporelles, ou réglementaires) et des
parties prenantes impliquées. Enfin, elle permet de définir les étapes clés et les actions à
entreprendre pour atteindre les objectifs fixés, tout en prévoyant les risques et les solu-
tions possibles. Une définition claire et détaillée du projet est ainsi essentielle pour orienter
toutes les décisions futures et maximiser les chances de succès.

9
Chapitre II

BILAN THERMIQUE HIVERNAL


EMP [Link] hiver

II.1 Introduction

Le bilan thermique est une étape essentielle pour déterminer la quantité d’énergie
nécessaire afin de maintenir la température souhaitée dans un espace, que ce soit pour le
chauffage ou la climatisation.

En hiver, le bilan thermique est souvent négatif, et l’équipement devra compenser


la chaleur perdue pour maintenir une température agréable.

En été, le bilan thermique est généralement positif, ce qui signifie que l’équipement
à installer devra lutter contre la chaleur pour garder l’environnement confortable.

Dans ce chapitre, nous allons présenter la méthode de calcul du bilan thermique


hivernal.

II.2 Conditions de base

Le présent projet est situé à Alger. Les conditions de base du site sont les suivantes :

• Données géographiques du projet


Les Données géographiques du projet sont montré dans tableau ??

Table II.1 — Données géographiques du projet [1]

Altitude (m) Latitude (°N) Zone Type de zone

112,02 36,70 A Urbaine

• Conditions de base extérieures : la température de bases extérieure est : T b, e


= 3 °C selon le DTR C 3.2/4 [1].
• Conditions de base intérieure : Dans notre cas, une température de 21 °C est
prise comme une température intérieure de base.

II.3 Coefficient de transmission thermique

Le coefficient de transmission thermique, noté K, représente la quantité de chaleur


transférée à travers un matériau par unité de temps, par unité de surface, lorsque la
différence de température entre les deux faces de la paroi est de 1 degré Celsius. Il s’exprime
en watts par mètre carré et par degré Celsius (W/m2 °C).

11
EMP [Link] hiver

Ce coefficient a été calculé en utilisant la norme D.T.R C 3.2/4, tant pour la période
hivernale que pour la période estivale [1].

Plus la valeur du coefficient K est faible, meilleure est l’isolation thermique de la


paroi. .

II.3.1 Partie théorique

II.3.1.1 Coefficient K des parois opaques

D’après le DTR C 3.2/4 page 39 [1], le coefficient K des parois opaques est donné
par la formule suivante :

1 X 1 1
= R+ + [m2 ·◦ C/W ] (II.1)
K he hi

Avec :
— en [m2 ·◦ C/W ] : la somme des résistances thermiques superficielles
P 1 1
he
+ hi

(Chapitre 1 du DTR C 3.2/4 [tableau 1.2 page 28] pour les résistances thermiques
d’échange superficiel en hiver et [tableau 1.3 page 28] pour les résistances ther-
miques d’échange superficiel en été).
— R en [m2 ·◦ C/W ] : la somme des résistances thermiques des différentes couches
P

qui constituent la paroi.


• Résistance thermique d’une paroi
La résistance thermique d’une paroi fait référence à sa capacité à s’opposer à la transmis-
sion de chaleur à travers celle-ci. Plus la résistance thermique d’une paroi est élevée, plus
son isolation est performante. Elle est donnée par la formule suivante [1] :

X Xe X X
R= + Ra + Ru [m2 ·◦ C/W ] (II.2)
λ

Avec :
— en [m2 ·◦ C/W ] : représente la somme des résistances des portions de parois
Pe
λ

constituées de tranches de matériaux homogènes d’épaisseur élémentaire e et de


conductivité thermique λ.
— Ra en [m2 ·◦ C/W ] : représente la somme des résistances des lames d’air.
P

— Ru en [m2 ·◦ C/W ] : représente la somme des résistances des portions de parois


P

constituées de tranches de matériaux hétérogènes.

12
EMP [Link] hiver

• Résistance thermique d’une couche homogène


Pour une couche homogène, la résistance thermique est donnée par la formule suivante :

ei
Ri = [m2 ·◦ C/W ] (II.3)
λi

Avec :
— Ri en [m2 ·◦ C/W ] : représente la résistance thermique de la couche i.
— ei en [m] : représente l’épaisseur de la couche de matériau.
— λi en [W/m ·◦ C] : représente la conductivité thermique du matériau.
• Résistance thermique d’une lame d’air
La résistance thermique d’une lame d’air dépend du degré de ventilation de celle-ci (Cha-
pitre 3 du DTR C 3.2/4 [tableau 3.1 page 41] pour une lame d’air non ventilée et [tableau
3.2 page 41] pour une lame d’air faiblement ventilée, et pour une lame d’air fortement
ventilée, on utilise la formule et la figure page 42).

Les valeurs de la résistance thermique d’une lame d’air non ventilée sont données
dans tableau II.2 .

Table II.2 — Résistance thermique d’une lame d’air non ventilée [1]

Position de la lame d’air Épaisseur de la lame d’air (mm)

5à7 8à9 10 à 11 12 à 13 14 à 24 25 à 50 55 à 300

Verticale 0,11 0,13 0,14 0,15 0,16 0,16 0,16

13
EMP [Link] hiver

Les valeurs de la résistance thermique d’une lame d’air faiblement ventilée sont
données dans tableau II.3.

Table II.3 — Résistance thermique d’une lame d’air faiblement ventilée [1]

Position de la lame d’air Épaisseur de la lame d’air (mm)

5à7 8à9 10 à 11 12 à 13 14 à 24 25 à 50 55 à 300

Verticale 0,055 0,065 0,07 0,075 0,08 0,08 0,08

• Résistance thermique d’une couche hétérogène


Afin de connaître la valeur de la résistance thermique d’une couche hétérogène, on se réfère
aux tableaux donnés en annexe A.3 page 161 du DTR C 3.2/4 ou bien au document d’avis
technique fourni par le fabricant. Elle est donnée directement en fonction de l’épaisseur
de la couche de matériau.

II.3.1.2 Coefficient K des parois vitrées

La paroi vitrée est définie comme une fenêtre, une porte ou une porte-fenêtre, consti-
tuée principalement de vitrage pour permettre le passage de la lumière naturelle.

II.3.1.3 Coefficient K d’un plancher haut enterré

D’après le DTR C 3.2/4 [1],Le coefficient K d’un plancher haut enterré est donné
par la formule :

1 e
= 0.14 + Rp + [m2 · °C/W]
K 1.9

Avec :

RP (en m2 °C/W) est la résistance thermique du plancher, en excluant les résistances


superficielles.

e (en m) est l’épaisseur de la couverture de sol, telle que définie dans la Figure II.1.

14
EMP [Link] hiver

Figure II.1 — Schéma de la couverture de sol avec l’épaisseur[1]

Remarque
Dans notre cas, la couverture du sol est constituée de plusieurs couches, chacune
ayant sa propre épaisseur et sa conductivité thermique spécifique. Ainsi, le coeffi-
cient K d’un plancher haut enterré est donné par la formule :

1 X ei
= 0.14 + Rp + [m2 · °C/W] (II.4)
K λi
où :
— Rp représente la résistance thermique de la paroi
— ei est l’épaisseur de chaque couche,
— λi est la conductivité thermique associée à chaque couche.

II.3.1.4 Plancher bas enterré

Les valeurs des coefficients ks sont exprimées en fonction de la différence de niveau,


désignée par z.

Pour un plancher bas enterré, la différence de niveau correspond à l’écart entre le


niveau de la face supérieure du plancher et celui du sol. Elle est considérée comme négative
lorsque le plancher se trouve en dessous du sol , et positive dans le cas inverse .

Le mode de détermination du coefficient ks est donné dans le tableau 5.1 du DTR


C 3.2/4 .

15
EMP [Link] hiver

Figure II.2 — Tableau du Plancher bas sur terre-plein ou enterré[1]

Notre plancher bas est posé sur une terre-plein ou enterré sans isolation. L’unique
facteur influençant les pertes thermiques est la profondeur z. Plus z est grand, plus le sol
agit comme un isolant naturel. Ainsi, la valeur de ks est déterminée à l’aide du tableau si
desous, qui dépend uniquement de z.

16
EMP [Link] hiver

Table II.4 — Tableau 5.2 : Valeurs de ks en fonction de z[1]

z (m) < -6,00 -6,00 à -4,05 -4,00 à -2,55 -2,50 à -1,85 -1,80 à -1,25 -1,20 à -0,75
k (W/m.°C) 0 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
z (m) -0,70 à -0,45 -0,40 à -0,25 -0,20 à 0,20 0,25 à 0,40 0,45 à 1,00 1,05 à 1,50
ks (W/m.°C) 1,20 1,40 1,75 2,10 2,35 2,55

II.3.1.5 Murs enterrés

notre étude doit intégrer les pertes thermiques spécifiques à un mur homogène en-
terré et à un local complètement enterré, en tenant compte des particularités de chaque
cas pour évaluer correctement les coefficients de transmission thermique. Le coefficient
ks pour les murs d’un local entièrement enterré est déterminé à l’aide de l’expression
suivante :

ks = ks2 − ks1 [W/m.°C] (II.5)

Figure II.3 — plancher haut enterré[1]

où :
— ks2 (en W/m.°C) : Ce coefficient est obtenu à partir du Table II.5[1] en prenant
la valeur correspondant à z = z2 , qui représente la profondeur du point considéré
dans le sol.

17
EMP [Link] hiver

— ks1 (en W/m.°C) : De la même manière, ce coefficient est lu dans le Table II.5[1]
pour z = z1 , qui correspond à une autre profondeur de référence.

Table II.5 — Coefficient ks d’un mur homogène sur la partie enterrée [1]

Coefficient K du mur (W/m2 .°C)


Z (m)

0,40–0,49 0,50–0,64 0,65–0,79 0,80–0,99 1,00–1,19 1,20–1,49 1,50–1,79 1,80–2,18 2,20–2,59

< −6, 00 1,40 1,65 1,85 2,05 2,25 2,45 2,65 2,80 3,00

−6, 00 à −5, 05 1,30 1,50 1,70 1,90 2,05 2,25 2,45 2,65 2,85

−5, 00 à −4, 05 1,15 1,35 1,50 1,65 1,90 2,05 2,25 2,55 2,80

−4, 00 à −3, 05 1,00 1,15 1,30 1,45 1,65 1,80 2,00 2,30 2,50

−3, 00 à −2, 55 0,85 1,00 1,15 1,30 1,45 1,65 1,80 2,00 2,30

−2, 50 à −2, 05 0,70 0,85 1,00 1,15 1,30 1,45 1,65 1,90 2,10

−2, 00 à −1, 55 0,55 0,70 0,85 1,00 1,15 1,30 1,45 1,60 1,90

−1, 50 à −1, 05 0,45 0,55 0,65 0,75 0,90 1,05 1,15 1,30 1,75

−1, 00 à −0, 75 0,35 0,40 0,50 0,60 0,75 0,90 1,05 1,15 1,40

−0, 70 à −0, 45 0,20 0,30 0,35 0,40 0,55 0,75 0,90 1,05 1,30

−0, 40 à −0, 25 0,10 0,15 0,20 0,25 0,30 0,35 0,45 0,55 0,60

−0, 20 à 0, 00 Les déperditions par le mur sont calculées comme si la surface donnait directement sur l’ambiance extérieure.

II.3.2 Partie calcul

Dans notre étude, l’ouvrage étant entièrement souterrain et tous les locaux consi-
dérés comme des espaces chauffés, les pertes thermiques se font principalement à travers
l’enveloppe en béton. Par conséquent, le calcul du coefficient K concerne les éléments
suivants :

— -Le plancher haut enterré


— -Le plancher bas enterré
— -Les murs enterrés

remarque : pour le calcule on prend l’éxemple de la salle de distribution

II.3.2.1 Le plancher haut enterré

Les composantes du plancher haut sont indiquées dans figure ci-dessous.


— 1. Dalle en Béton Armée : e = 2m
— 2. Mortie : e = 0.002m

18
EMP [Link] hiver

Figure II.4 — Composition du plancher haut[4]


Nos plancher haut enterré est laminé par plusieurs couches, qui sont :

— 1 : un remblai de terre : e = 1m
— 2 :Une couche en Béton armée : e = 3.8m
— 3 :Un remblai en Sable et en gravier : e = 3m

Figure II.5 — Une section transversale des couches de sol [4]

19
EMP [Link] hiver

— Le coefficient de conductivité thermique des différents matériaux :


— un remblai de terre : λ = 1.9 W/m2 .◦ C
— Une couche en Béton armée : λ = 1.75 W/m2 .◦ C
— Béton arméé : λ = 1.75 W/m2 .◦ C
— Un remblai en Sable et en gravier : λ = 1.2 W/m2 .◦ C
— Mortier bâtard : λ = 1.15 W/m2 .◦ C

— La résistance thermique :
— un remblai de terre :R = 1.11 m2 .◦ C/W
— Une couche en Béton armée : R = 2.17 m2 .◦ C/W
— Un remblai en Sable et en gravier :R = 2.50 m2 .◦ C/W
— Une couche en Béton armée : R = 1.42 m2 .◦ C/W
— Mortier bâtard : R = 0.002 m2 .◦ C/W

— Coefficient de transmission global :


1 X ei
= 0.14 + Rp + [m2 · °C/W] (II.6)
K λi

AN :

1/K = 0.14 + 0.002 + 1.42 + (2.5 + 2.17 + 1.11) = 7.34 m2 .◦ C/W

Donc :
K = 0.14 W/m2 .◦ C

Les résultats des calculs sont regroupés dans tableauII.6 :

Table II.6 — Calcul du coefficient Kplancher

Type de couche Composant e (m) λ (W/m.°C) R (m2 .°C/W) K (W/m2 .°C)

Remblai Terre 1,0 1,9 1,11

Couche structurelle Béton armé 3,8 1,75 2,17

Remblai Sable et gravier 3,0 1,2 2,50

Planchier Béton armé 2,0 1,75 1,42

Mortier bâtard 0,002 1,15 0,002

Cofficient de transmission global K 0,14

20
EMP [Link] hiver

II.3.2.2 Le plancher bas enterré

Les composantes du plancher bas sont similaires à celles du plancher haut, comme
indiqué dans la figure ci-dessous. Les éléments principaux sont :

— 1 :Mortier : e = 0, 002 m
— 2 :Dalle en Béton Armé : e = 2 m

Figure II.6 — Composition du plancher bas[4]


Dans le cadre de notre projet, les planchers bas sont construits directement sur
terre-plein ou enterrés, sans aucune isolation thermique spécifique. Cette configuration
correspond au Cas n° 1 du tableau de détermination du coefficient ks . Ainsi, la valeur
de ks est déterminée en se référant au tableau 5.2, en fonction de la différence de
niveau z entre le plancher et le terrain naturel. Cette méthode est conforme aux normes
en vigueur pour les planchers sur terre-plein non isolés.

Dans notre cas, la différence de niveau z est de −23 m, ce qui est inférieur à
−6 m. Selon les données du tableau 5.2, cette valeur de z conduit à un coefficient de
transmission thermique ks nul, soit :

ks = 0 W/m2 ·◦ C

Interprétation

Cette valeur de ks = 0 W/m2 ·◦ C indique qu’il n’y a aucune déperdition


thermique significative à travers le plancher bas dans cette configuration. Cela

21
EMP [Link] hiver

confirme que le plancher bas, dans notre projet, ne contribue pas aux pertes de chaleur
vers le sol.

Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques thermiques du plancher bas de


notre projet, en mettant en évidence les paramètres clés tels que la différence de niveau
z, le coefficient de transmission thermique ks , et l’interprétation des résultats.

Table II.7 — Détermination de ks pour les planchers bas sur terre-plein


(Cas n°1)

Élément Valeur ou description

Type de plancher Plancher bas sur terre-plein ou enterré

Isolation thermique Aucune isolation spécifique

Cas de référence Cas n° 1 (tableau de détermination de ks )

Différence de niveau z −23 m (inférieur à −6 m)


2
Valeur de ks 0 W/m ·◦ C (selon tableau 5.2)

Interprétation Aucune déperdition thermique significative

II.3.2.3 Les murs enterré

Dans le cadre de notre étude, les murs enterrés sont considérés comme homo-
gènes, et les pertes thermiques spécifiques à ces murs doivent être évaluées avec préci-
sion. Pour un local complètement enterré, le coefficient de transmission thermique ks est
déterminé à l’aide de l’expression suivante :

ks = ks2 − ks1 [W/m ·◦ C]

Dans notre cas, les murs ont une épaisseur de 1, 5 m. Les profondeurs considérées
sont :
— z1 = −9, 8 m (inférieure à −6 m),
— z2 = −23 m (également inférieure à −6 m).
En se référant au tableau II.5, pour une épaisseur de mur de 1, 5 m et des profon-
deurs inférieures à −6 m, les valeurs de ks1 et ks2 sont identiques, soit :

ks1 = ks2 = 2, 65 W/m2 ·◦ C

22
EMP [Link] hiver

Calcul de ks

Par conséquent, le coefficient de transmission thermique ks est :

ks = ks2 − ks1 = 2, 65 − 2, 65 = 0 W/m2 ·◦ C

Interprétation

Cette valeur de ks = 0 W/m2 ·◦ C indique qu’il n’y a aucune déperdition ther-


mique supplémentaire à travers les murs enterrés dans cette configuration. Cela
confirme que les murs homogènes, dans notre projet, ne contribuent pas aux pertes de
chaleur vers le sol.
Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques thermiques des murs enterrés de notre
projet, en mettant en évidence les paramètres clés tels que les profondeurs z1 et z2 , les
coefficients ks1 et ks2 , et le calcul du coefficient de transmission thermique ks .

Table II.8 — Résumé des caractéristiques thermiques des murs enterrés

Élément Valeur ou description

Type de mur Mur homogène enterré

Épaisseur du mur 1, 5 m

Profondeur z1 −9, 8 m (inférieure à −6 m)

Profondeur z2 −23 m (inférieure à −6 m)


2
Valeur de ks1 (tableau II.5) 2, 65 W/m ·◦ C
2
Valeur de ks2 (tableau II.5) 2, 65 W/m ·◦ C
2
Calcul de ks ks = ks2 − ks1 = 0 W/m ·◦ C

Interprétation Aucune déperdition thermique supplémentaire

II.4 Calcul des déperditions calorifiques

Les déperditions totales d’un volume DT sont données par la formule suivante[1] :

DT = DS + DL + Dlnc + Dsol + DR [W ] (II.7)

Avec :

23
EMP [Link] hiver

— DS : Représente les déperditions surfaciques en [W ].


— DL : Représente les déperditions linéiques en [W ].
— DLnc : Représente les déperditions à travers les parois en contact avec des locaux
non chauffés en [W ].
— DS ol : Représente les déperditions à travers les parois en contact avec le sol en [W ].
— DR : Représente les déperditions par renouvellement d’air en [W ].

II.4.1 Déperditions surfaciques Ds

Elles représentent les pertes de chaleur qui se produisent à travers les surfaces
extérieures d’un bâtiment, y compris les parois vitrées et opaques, telles que les murs, les
fenêtres, les portes, les toitures, etc , d’où[1] :

DS = K × A [W/◦ C] (II.8)

Avec :

— K en [W/m2 .◦ C] : Coefficient de transmission surfacique.


— A en [m2 ] : La surface intérieure de la paroi en contact avec l’extérieur.

Remarque
Dans le cadre de notre projet entièrement souterrain, les déperditions surfaciques
Ds ne sont pas applicables, car il n’y a pas de surfaces extérieures en contact di-
rect avec l’air ambiant extérieur (telles que les murs, les fenêtres, les portes ou les
toitures).

II.4.2 Déperditions à travers les locaux non chauffées Dlnc

Le terme local non chauffé désigne tout espace où le chauffage est inexistant ou
susceptible d’être interrompu pendant de longues périodes. Cela inclut également les es-
paces chauffés de manière intermittente, tels que les garages, les cages d’escaliers, les vides
sanitaires, les gaines, etc. Elles sont données comme suit[1] :

X X
Dlnc = T au × [ K ×A+ K1 × L] [W/◦ C] (II.9)

Avec :

— K en [W/m2 .◦ C] : Le coefficient de transmission surfacique de chaque partie.

24
EMP [Link] hiver

— A en [m2 ] : La surface intérieure de chaque partie surfacique.


— kl en [W/m.◦ C] : Le coefficient de transmission linéique de chaque liaison.
— L en [m] : La longueur intérieure de chaque liaison.
— Tau : Le coefficient de réduction de température.

Remarque
Dans notre projet, tous les étages sont entièrement chauffés, ce qui signifie qu’il
n’y a pas de locaux non chauffés ou de zones où le chauffage est interrompu pendant
de longues périodes. Par conséquent, le coefficient de réduction de tempéra-
ture τ est nul (τ = 0). Étant donné que τ = 0, l’équation se simplifie comme
suit :

hX X i
Dlnc = 0 × K ×A+ kl × L = 0 [W/◦ C]

Ainsi, dans notre projet, les déperditions à travers les locaux non chauffés
Dlnc sont nulles. Cela confirme qu’il n’y a aucune perte de chaleur à travers des lo-
caux non chauffés, car tous les espaces sont maintenus à une température constante
grâce au système de chauffage.

II.4.3 Déperditions linéiques Dli

Ce sont les pertes de chaleur qui se produisent le long des jonctions entre différentes
parties de la structure (les ponts thermiques), telles que les liaisons entre les murs et les
planchers, les murs et les toitures, les murs et les menuiseries, etc . Ils sont donnés par la
formule suivante [1] :
Dl = Kl × L [W/◦ C] (II.10)

Avec :

— Kl [W/m.◦ C] : Représente le coefficient de transmission linéique de liaison.

— L [m] : Représente la longueur intérieure de liaison.

25
EMP [Link] hiver

Remarque

Conformément à la Note 2 du CHAPITRE IV : DÉPERDITIONS À TRA-


VERS LES PONTS THERMIQUES de la DTR C3/2, le calcul des déper-
ditions par ponts thermiques n’intègre pas les déperditions par les parois
en contact avec le sol. Cela signifie que les pertes de chaleur à travers les murs
enterrés ou les planchers bas en contact avec le sol sont traitées séparément et ne
sont pas incluses dans l’évaluation des ponts thermiques.
Par conséquent, dans notre projet, les déperditions par les parois en contact avec le
sol seront évaluées indépendamment des déperditions par ponts thermiques, confor-
mément aux recommandations du Chapitre V de la réglementation de la DTR
C3/2.

II.4.4 Déperditions des parois en contact avec le sol Dsol

les déperditions thermiques Dsol sont calculées à l’aide de la formule suivante :

Dsol = K × A [W/◦ C]

où :
— K est le coefficient de transmission thermique du plancher haut enterré,
exprimé en [W/m2 ·◦ C],
— A est la surface intérieure du plancher, exprimée en [m2 ].

II.4.4.1 1er Niveau

On prend un exemple de calcul pour une salle de distribution avec une surface
A = 17, 6 m2 et un coefficient de transmission thermique K = 0, 14 W/m2 ·◦ C.

Étapes du calcul :

1. Identification des valeurs :


— K = 0, 14 W/m2 ·◦ C (coefficient de transmission thermique),
— A = 17, 6 m2 (surface de la salle de distribution).
2. Application de la formule :

Dsol = K × A = 0, 14 W/m2 ·◦ C × 17, 6 m2

26
EMP [Link] hiver

3. Calcul numérique :
Dsol = 2, 464 W/◦ C

La différence de température ∆T entre l’intérieur et l’extérieur est calculée comme


suit :

∆T = Tbi − Tbe

Calcul de ∆T :
∆T = 21 ◦ C − 3 ◦ C = 18 ◦ C

Les déperditions thermiques Dsol sont données par la formule :

Dsol = Dsol × ∆T

où Dsol = 2, 464 W/◦ C (calculé précédemment).

Dsol = 2, 464 W/◦ C × 18 ◦ C

Dsol = 44, 352 W

Remarque
Pour les autres locaux du premier , le même calcul des déperditions thermiques
Dsol est appliqué.

Résultat :

Les déperditions thermiques Dsol pour le premier niveau , en tenant compte de la


différence de température, sont de :

Dsol = 7313.06 W

II.4.4.2 2ème Niveau

Pour le deuxième niveau, il n’y a pas de déperditions thermiques Dsol , car


le coefficient de transmission thermique ks pour le plancher bas et les murs enterrés
est négligeable. En effet, dans cette configuration, les interactions thermiques entre le

27
EMP [Link] hiver

sol et les parois du deuxième niveau sont suffisamment faibles pour que les déperditions
thermiques soient considérées comme inexistantes.

II.4.5 Déperditions par renouvellement d’air

Les déperditions par renouvellement d’air se produisent lorsque de l’air chaud


s’échappe à travers des ouvertures non contrôlées, telles que :

— Fissures dans les murs ou les plafonds,


— Interstices autour des portes et des fenêtres,
— Joints de fenêtres mal isolés.

Ces fuites d’air chaud entraînent une perte d’énergie thermique, car l’air intérieur
chauffé est remplacé par de l’air extérieur plus froid. Cela augmente la charge de chauffage
nécessaire pour maintenir une température confortable à l’intérieur du bâtiment.. Elles
sont données par la formule suivante [1] :

DR = 0.34 × (Qv + Qs ) [W/◦ C] (II.11)

où :

— 0,34 en [W/m3 .◦ C)] : La chaleur volumique de l’air.


— Qv en [m3 /h] : Le débit spécifique de ventilation.
— Qs en [m3 /h] : Le débit supplémentaire par infiltrations dues au vent.

Remarque
Dans notre projet entièrement souterrain, les déperditions par renouvellement
d’air peuvent être négligeables si :
— Il n’y a pas de système de ventilation mécanique ou naturelle,
— Les parois sont bien étanches et ne présentent pas de fuites d’air significatives.

Déperdition totale de la salle de distribution

DT = DS + Dlnc + DL + Dsol + DR [W ] (II.12)

DT = 0 + 0 + 0 + 7313.06 + 0 = 7313.06 [W ]
DT =17313.06 [W]

28
EMP [Link] hiver

II.5 Calcul des ratios

Utilisant les résultats de calcul des déperditions, on calcule les ratios étage par étage
,en divisant la déperdition totale D[W ] par :
— la surface a chauffé en [m2 ]

Ratio = D
A
[W/m2 ]
— le volume a chaufféé en [m3 ]
Ratio = D
V
[W/m3 ]
les ratios des autres étages sont donnés dans les tableaux suivants :

— Pour le 1er Niveau

Le ratio pour le 1er Niveau est donné par tableau ??.

Table II.9 — TABLE – Calcul du ratio pour le 1er Niveau

D [W] A [m2 ] V [m3 ] Ratio [W/m2 ] Ratio [W/m3 ]


17313.06 2902 10157 5.97 1.70

— Pour le 2éme Niveau

Le ratio pour 2éme Niveau est donné par tableau II.10.

Table II.10 — Calcul du ratio pour le 2e Niveau

D [W] A [m2 ] V [m3 ] Ratio [W/m2 ] Ratio [W/m3 ]

0 3120 10920 0 0

29
EMP [Link] hiver

II.6 Conclusion

Le calcul du bilan thermique hivernal est indispensable pour évaluer avec


précision les besoins en chauffage d’un local durant la saison froide. En prenant en
compte des paramètres tels que la température extérieure, la qualité de l’isolation
et les pertes de chaleur, il permet de quantifier l’apport énergétique nécessaire afin
de garantir des conditions thermiques optimales.

30
Chapitre III

BILAN THERMIQUE ESTIVAL


EMP [Link] ÉTÉ

III.1 Introduction

Le bilan thermique estival est un élément clé pour analyser la performance


énergétique d’un ouvrage souterrain durant la saison chaude. Il permet d’évaluer les
échanges thermiques entre l’ouvrage et son environnement, en prenant en compte
les apports internes de chaleur générés par les équipements électriques, l’éclairage
et l’occupation des espaces.

L’objectif est de quantifier ces apports afin de proposer des solutions adaptées
garantissant un confort thermique optimal tout en minimisant la consommation
énergétique. Dans ce chapitre, nous détaillerons la méthodologie de calcul du bilan
thermique estival appliqué à un ouvrage souterrain.

Nous prendrons comme exemple une section spécifique du projet étudié et


analyserons successivement les gains de chaleur externes (transferts à travers les
parois en contact avec le sol et l’air extérieur) ainsi que les apports internes (occu-
pation, équipements et éclairage). L’ensemble des calculs sera réalisé conformément
aux prescriptions du document technique réglementaire DTR C 3.2/4[1].

III.2 Conditions de base

les conditions de base du site sont les suivantes :


• La zone climatique : zone A ce qui comprend à une altitude inférieure à
500m (Alt<500m) (DTR C 3.2/4[1]).
• Les conditions de base extérieures : selon le tableau 9.1 du DTRC 3.2/4
page 99 [1] :
— La température de base extérieure sèche : T Sb,e = 34◦ C.
— L’humidité spécifique : HSb,e = 14, 5gvap /kgas .
— Écart diurne : Eb = 9◦ C.
— La Température moyenne : T Sm = 25.5◦ C.
— Écart annuel de température : EAT = 31◦ C.
• Les conditions de base intérieures : selon le tableau 9.6 du DTRC 3.2/4
page 104[1] :
— La température intérieure de base : T Sb,i = 24◦ C.
— L’humidité relative : Hr = 45

32
EMP [Link] ÉTÉ

III.3 Coefficient de transmission thermique

III.3.1 Coefficient K des parois opaques

La méthode de calcul des coefficients de transmission thermique est expliqué


dans la partie précédente de bilan hiver.

III.3.2 Coefficient K des ouvrants

Le calcul se fait comme suit : on prend le coefficient Kvn du vitrage nu, on


lui soustrait les résistances d’échange superficiel pour l’hiver, puis on ajoute les
résistances d’échange superficiel pour l’été.

Remarque
Pour un ouvrage entièrement sous terrain, les calculs traditionnels du coef-
ficient de transmission thermique (noté K) ne s’appliquent pas, car les
parois sont en contact direct avec le sol, dont la température est stable. Les
déperditions thermiques dépendent principalement de la conductivité ther-
mique du sol et des matériaux de construction, plutôt que des échanges avec
l’air extérieur.
Les ouvrants (fenêtres, portes) sont souvent absents dans ce type de construc-
tion. Par conséquent, une approche spécifique, adaptée aux conditions des
constructions enterrées, est nécessaire pour évaluer correctement les perfor-
mances thermiques de l’ouvrage.

III.4 Calcul des apports calorifiques

Selon le DTR C 3.2/4, le mois de juillet est le plus chaud de l’année, ce qui
en fait le mois le plus critique. Par conséquent, le calcul des apports est réalisé
spécifiquement pour ce mois sur une durée de 24 heures.
Les apports calorifiques sensibles As et latents Al sont donnés par[1] :

As = AP O + AV + AIs + AIN Fs (W ) (III.1)

Al = AIl + AIN Fl (W ) (III.2)

Avec :
— AP O : Représente les apports par les parois opaques en [W ].
— AV : Représente Les apports par les parois vitrées en [W ].

33
EMP [Link] ÉTÉ

— AIs et AIl : Représente les parties sensibles et latentes des apports internes en
[W ].
— AIN Fs et AIN Fl : Représente les parties sensibles et latentes des apports dus
aux infiltrations en [W ].

III.4.1 Apports à travers les parois opaques APO(t)

Elles représentent les gains de chaleur qui se produisent à travers les parois
en contact direct avec l’extérieur, que ce soit les parois verticales ou horizontales
telles que les murs et les toitures. Ces gains à un instant (t) sont donnés par la
formule suivante[1] :

AP O(t) = 1, 2 × Kete × Sint × ∆te(t) [W ] (III.3)

Avec :
— 1.2 [sans dimension] : est un coefficient de majoration tenant compte les apports
linéique (à travers les ponts thermiques).
— Kete [W/m2 .◦ C] : le coefficient de transmission surfacique de la paroi en période
estivale.
— Sint [m2 ] : La surface intérieure de la paroi considérée.
— ∆te(t) [◦ C] : est la différence équivalente de température à l’heure t.

III.4.2 Apports à travers les parois vitrées

Elles représentent les gains de chaleur qui se produisent à travers les surfaces
vitrées d’un bâtiment, tels que les fenêtres, les vitrages et les baies vitrées. Ces
gains à un instant (t) sont donnés par la formule suivante [1] :

AV (t) = AV T (t) + AV E(t) [W ] (III.4)

Avec :
— AVT(t) en [W] : Les gains dus au gradient de température à travers les parois
vitrées.
— AVE(t) en [W] : Les gains dus au rayonnement solaire à travers les parois
vitrées.

34
EMP [Link] ÉTÉ

III.4.2.1 Apports par transmission

Ces apports résultent des différences de température entre l’intérieur et l’ex-


térieur du bâtiment, ils sont donnés par la formule suivante [1] :

AV T (t) = 1, 2 × Kete × Souv × [T se(t) − T sb, i] [W ] (III.5)

Avec :
— 1,2 : Coefficient de majoration qui tient compte des apports à travers les ponts
thermique.
— Kete en [W/m2 .◦ C] : le coefficient de transmission surfacique des parois opaques.
— Souv en [m2 ] : Surface de l’ouverture de la paroi opaque.
— Tse(t) en [◦ C] : Température extérieure sèche à l’heure (t).
— Tsb,i en [◦ C] : Température intérieure de base.
Les valeurs de la température extérieure sèche Tse(t) sont obtenue à l’aide de la
formule suivante :

T Se (t) = T Sbe − [CT S (t) × Eb ] [◦ C] (III.6)

Avec :
— T Sbe en [◦ C] : représente la température sèche de base de l’air extérieur .les
valeurs de T Sbe sont données dans le tableau 9.1 page 99 du DTR C 3.2/4.
— CT S (t) : représente un coefficient correcteur, les valeurs de CT S (t) sont données
dans le tableau 9.2 page 100 du DTR C 3.2/4.
— Eb en [◦ C] : représente l’écart diurne de base ; les valeurs de Eb sont données
dans le tableau 9.1 page 99 du DTR C 3.2/4.

III.4.2.2 Apports par ensoleillement

Ces apports thermiques sont dus à l’exposition directe au rayonnement so-


laire, ils sont donnés par la formule suivante[1] :

AV E(t) = [SVens × It + (SV − SVens ) × Id] × F S × NP V I (t) [W ] (III.7)

Avec :
— SVens en [m2 ] : La surface vitrée ensoleillée.
— It en [W/m2 ] : Le rayonnement total maximal réel.
— SV en [m2 ] : La surface totale vitrée.

35
EMP [Link] ÉTÉ

— (SV − SVens ) en [m2 ] : La surface vitrée à l’ombre.


— Id en [W/m2 ] : Le rayonnement diffus maximal réel.
— FS : Facteur solaire de vitrage.
— NP V I (t) : Le coefficient d’amortissement relatif aux gains par ensoleillement à
travers les parois vitrées à l’heure considérée.
• Détermination du rayonnement réel It et Id

Le rayonnement total maximal réel It et le rayonnement diffus maximal Id


sont donnés par les formules suivantes[1] :

It = [Ccadre × Climp × Calt × Cros ] × It, b [W/m2 ] (III.8)

Id = [Ccadre × Climp × Calt × Cros ] × Id, b [W/m2 ] (III.9)

Avec :
— It,b et Id,b en [W/m2 ] : Le rayonnement total et diffus de [Link] valeurs de
It,b et Id,b sont donnés dans le tableau 9.4 page 101 du DTR C 3.2/4.
— Ccadre : Coefficient tenant compte de la nature du cadre.
— Climp : Coefficient tenant compte de limpidité de l’atmosphère.
— Calt : Coefficient tenant compte de l’attitude.
— Cros : Coefficient tenant compte de la valeur du point de rosé.
• Facteur solaire de vitrage FS
Il mesure la capacité du vitrage à laisser passer le rayonnement solaire à travers
lui,Il représente le rapport du flux total de chaleur solaire transmis à travers le
vitrage par rapport au flux solaire incident sur le [Link] valeurs de FS des
vitrages doubles sont donnés dans le tableau 11.8 page 126 du DTR C 3.2/4[1].

• Coefficient d’amortissemen NP V I (t)


Ce coefficient mesure la capacité d’inertie thermique d’une paroi, il est donné en
fonction de [1] :
— Durée de fonctionnement des installations.
— La masse rapportée à la surface de plancher.
— L’orientation de la paroi vitrée.

• Durée de fonctionnement de l’installations


Cette durée détermine la période pendant laquelle l’installation de climatisation
sera en fonctionnement pour assurer le confort thermique des occupants et

36
EMP [Link] ÉTÉ

maintenir des conditions intérieures adéquates.


Pour notre cas, la durée de fonctionnement des installations est de 24 heures.
• Masse rapportée à la surface de planche
Elle nous indique la classe d’inertie de la construction, elle se calcule par la
formule suivante :
P P P
mext + 1/2 msep + ml
M= [kg/m2 ] (III.10)
Spl

Avec :
— mext en [kg] : La masse des parois qui sépare la zone thermique considérée
de l’environnement extérieur.
— msep en [kg] : La masse des parois séparant la zone thermique considérée et
les autres zones thermiques.
— ml en [kg] : Toute masse fixe (cloison, cage d’escaliers, etc) se trouvent au
sein de la zone thermique considérée.
— Spl en [m2 ] : La surface de plancher pour la zone thermique considérée.

• Détermination des surfaces ensoleillées et les surface à l’ombre


Pour déterminer si la surface vitrée est ensoleillée ou à l’ombre, il est nécessaire en
premier lieu d’identifier les paramètres suivants :

• Hauteur du soleil β
c’est l’angle que fait la direction du soleil avec sa projection sur un plan hori-
zontal, elle est donnée par la formule suivante [1] :

sin (β) = sin (L) × sin (δ) + cos (L) × cos (δ) × cos (ω) (III.11)

Avec :
— L en [degré] : est latitude, elle est donnée dans un intervalle entre -90° et
+90° ou le signe positive montre la position dans l’hémisphère nord.
— ω en [degré] : est l’angle horaire, elle est négatif le matin et positive l’après
midi, elle est donnée par : ω = 15 × (HS − 12) où HS désigne l’heure
considérée.

— δ en [degré] : est la déclinaison solaire , elle est donnée par la formule sui-

37
EMP [Link] ÉTÉ

vante :

360 × (284 + n)
δ = 23.45 × sin [ ] [en degre] (III.12)
365

Avec : n : le jour dans l’année commençant le calcule par le 1 janvier.


• Azimut solaire ϕ
Il s’agit de l’angle que fait la direction de la projection du rayonnement solaire
sur l’horizontale avec la direction Sud , ϕ est positif à l’Ouest, négatif à l’Est,
elle est donnée par la formule suivante[1] :

sin (β) × sin (L) − sin (δ)


cos (ϕ) = (III.13)
cos (β) × cos (L)

Avec :
— β en [degré] : représente la hauteur du soleil.
— L en [degré] : représente la latitude de la zone du projet.
— δ en [degré] : représente la déclinaison solaire.
• Azimut de la paroi ψ
c’est l’angle que fait la normale de la paroi avec la direction Sud. Les valeurs
de ψ sont données dans tableau III.1 [1] :

Table III.1 — Valeurs de ψ

Orientation N NE E SE S SW W NW

ψ 180◦ -135◦ -90◦ -45◦ 0◦ 45◦ 90◦ 135◦

Pour déterminer si la paroi est à l’ombre ou ensoleillée, on définit un angle


γ = ϕ − ψ, en tenant compte que :
— Si γ appartient à l’intervalle ]-90° ; + 90°[, la surface est ensoleillée , sinon elle
est à l’ombre.
— De 20h à 4h on est dans la nuit ce qui donne AVE(t) = 0.
Pour l’orientation Nord-Est, le tableau ?? montre l’expédition au soleil pour l’orien-
tation Nord-Est :

38
EMP [Link] ÉTÉ

Table III.2 — Tableau récapitulatif d’expédition du soleil pour l’orienta-


tion Nord-Est

TSV 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

ψ -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135

ϕ -72.47 -80.54 -88.82 -81.36 -67.96 -44.64 0 44.64 67.96 81.36 88.82 80.54

γ 62.53 54.46 46.18 53.64 67.04 90.36 135 179.6 202.96 216.3 223.8 215.5

P ENS ENS ENS ENS ENS OM OM OM OM OM OM OM

TSV 18 19 20 21 22 23 24 1 2 3 4 5

ψ -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135 -135

ϕ 72.47 64.01 54.61 43.73 30.94 16.15 0 -16.15 -30.94 -43.73 -54.61 -64.01

γ 207.4 199.0 189.6 178.7 165.9 151.1 135 118.8 104.06 91.27 80.39 70.99

P OM OM N N N N N N N N N ENS

Avec :
— ENS : La paroi est ensoleillée.
— OM : La paroi est à l’ombre.
— N : La nuit.

III.4.3 Détermination de l’heure critique

L’heure critique correspond à l’heure dont les gains en chaleur sont maxi-
maux, elle est déterminée en faisant la somme des apports à travers les parois
opaques et vitrées .

III.4.4 Apports de chaleur par introduction d’air extérieur

Les apports de chaleur par introduction d’air extérieur font référence à la


chaleur apportée par l’air extérieur lorsqu’il pénètre dans un espace conditionné.Ce
type d’apport est une source de chaleur sensible et latente et on distingue deux
types :
— Les apports dus aux infiltrations d’air.
— Les apports dus au renouvellement d’air.

39
EMP [Link] ÉTÉ

III.4.4.1 Apports dus au renouvellement d’air

Les gains sensibles et latente dus aux renouvellements d’air ARENs etARENl
sont donnés par les formules suivantes [1] :

ARENs (t) = 0.32 × Qvan × (T Se (t) − T sb,i ) (III.14)

ARENl (t) = 0.797 × Qvan × M ax[(HSb,e − HSb,i ); 0] (III.15)

Avec :
— Qvan en [m3 /h] : Le débit d’air neuf.
— T Se (t) en [◦ C] : La température sèche de l’air extérieur à l’instant (t).
— T Sb,i en [◦ C] : La température sèche de l’air intérieur.
— HSb,e en [g/kg] : Humidité spécifique de base de l’air extérieur.
— HSb,i en [g/kg] : Humidité spécifique de base de l’air intérieur.
Remarque : Dans notre cas, on ne considère pas les déperditions par renouvelle-
ment d’air dans le calcul de bilan thermique, car l’amenée d’air neuf se fait par la
CTA où il est prétraité (pas d’apport de chaleur par intrduction d’air neuf).

III.4.4.2 Apports de chaleur dus aux infiltrations d’air

Les gains sensibles et latente dus aux infiltrations d’air sont données par les
formules suivantes [1] :

AIN Fs (t) = 0.32 × qvinf × (T se (t) − T sb,i ) (III.16)

AIN Fl (t) = 0.797 × qvinf × M ax[(HSb,e − HSb,i ); 0] (III.17)

Avec :

— AIN Fs en [W ] : Apports sensibles dus aux infiltrations d’air.


— AIN Fl en [W ] : Apports latents dus aux infiltrations d’air.
— qvinf en [m3 /h] : Débit volumique d’infiltration d’[Link] est calculé avec le
standard Américain l’ASHRAE, pour une qualité d’enveloppe correcte ,il est
donnée par :

qvinf = ACH × V (III.18)

40
EMP [Link] ÉTÉ

Avec :
— V : Volume de local en [m3 ]
— ACH = 0.49 [1/h] (renouvellement d’air par heure).

Remarque
Notre projet est entièrement souterrain, ce qui signifie qu’il n’y a pas de
contact direct entre les parois de l’ouvrage et l’extérieur. Par conséquent, les
calculs traditionnels des apports à travers les parois opaques (APO(t))
et les apports à travers les parois vitrées (AV(t)), qui supposent un
contact avec l’air extérieur,et les Apports de chaleur par introduction
d’air extérieur ne sont pas applicables.

1. Absence de contact avec l’extérieur

— Les parois opaques (murs, toitures) sont en contact avec le sol, dont
la température est stable.
— Les formules (III.3) et (III.4) ne s’appliquent pas, car elles supposent
des variations de température extérieure.

2. Absence de parois vitrées

— Les fenêtres et baies vitrées sont généralement absentes ou très limi-


tées.
— Les gains de chaleur dus au rayonnement solaire (AV E(t)) et aux
différences de température (AV T (t)) ne sont pas pertinents.
Les gains de chaleur dépendent principalement de la conduc-
tivité thermique du sol et des matériaux de construction.
Une analyse thermique spécifique, adaptée aux constructions
enterrées, doit être privilégiée.

III.4.5 Apports internes

Ce sont les quantités de chaleur dégagées par les occupants, l’éclairage et les
appareils électriques sous forme latente ou sensible. Ils sont donnés par la formule
suivante[1] :

X X
AI = (CSj × AI s.j × NAI .j ) + (CSj × AII .j ) [W ] (III.19)

41
EMP [Link] ÉTÉ

Avec :


— AIs en [W] : Les apports interne sensible.
— AIl en [W] : Les apports interne latente.
— NAI : Coefficient d’amortissement relatif aux apports internes, dans notre cas,
on le prend = 1 car On considère que la durée des apports internes est égale à
la durée de fonctionnement de l’installation de climatisation.
— CS : Coefficient de simultanéité relatif à l’apport interne relatif aux types d’ap-
[Link] valeurs de CS sont donées par le tableau 12.1 page 130 du DTR C
3.2/4.
Les valeurs de CS sont montrées dans tableau III.3.

Table III.3 — TABLE – Valeurs de CS [1]

Type de local Type d’apport CS


Bureau, Salle de Réunion . . . Occupant 0,8
Machine électrique 0,6
Éclairage 0,7
Chambre, Autres Locaux . . . Occupant 0,5
Machine électrique 0,5
Éclairage 0,35
Salle d’opération Occupant 1
Machine électrique 0,85
Éclairage 0,9

III.4.5.1 Apports dus aux occupants

Ces apports, générés par la présence et l’activité des personnes à l’intérieur


d’un local, représentent une source de chaleur sensible et latente.
Les gains sensibles des occupants QS oc et les gains latents QLoc sont donnés par[1] :

QS oc = n × CS oc (W ) (III.20)

QLoc = n × CLoc (W ) (III.21)

42
EMP [Link] ÉTÉ

Avec :

— n : = nombre d’occupants.
— CS oc : Représente la chaleur sensible des occupants en [W ].Les valeurs de CS oc
sont donnés par le tableau 12.3 page 133 du DTR C 3.2/4.
— CLoc : Représente la chaleur latente des occupants en [W ].Les valeurs de CLoc
sont donnés par le tableau 12.3 page 133 du DTR C 3.2/4.

Les valeurs des gains dus aux occupants sont montrées dans tableau ??. En ap-

Table III.4 — TABLE – Gains dus aux occupants [1]

Température sèche du local Tsb,i = 24◦ C


Type de local Type d’apport Valeur
Chambres, Bureaux . . . Apports Sensibles 71 W/pers
Chambres, Bureaux . . . Apports Latentes 60 W/pers
Salle d’opération et autres Apports Sensibles 82 W/pers
Salle d’opération et autres Apports Latentes 80 W/pers
Assis, repos Apports Sensibles 67 W/pers
Assis, repos Apports Latentes 35 W/pers

pliquant ces valeurs à notre exemple de Bureau équipes de la maintenance , on


obtient les valeurs des apports regroupées dans tableau III.5.

Table III.5 — Apports dus aux occupants de Bureau équipes de la


maintenance

Type de local Nbr de Pers CS_oc CL_oc QS_oc QL_oc CS

Bureau équipes de la maintenance 4 71 60 284 260 0.8

III.4.5.2 Apports dus à l’éclairage

Lorsque des lampes ou des luminaires sont allumés, une partie de l’énergie
électrique consommée est convertie en chaleur plutôt qu’en lumière, ce qui contribue
à l’augmentation de la température ambiante. Les appareils d’éclairage constituent
une source de chaleur sensible, ce qui est illustré par la formule suivante[1] :

X
AI = (W n × Cme × Ccr) (III.22)

43
EMP [Link] ÉTÉ

Avec :
— Wn en [W] : La puissance nominale de l’ampoule ou de type fluorescent.
— Cme : Coefficient de majoration égal à 1.25 pour les tubes fluorescent.
— Ccr : Pourcentage de chaleur résiduel correspond à la part d’énergie restant
dans la salle.
En l’absence d’informations sur la puissance installée pour l’éclairage, nous nous
référons au tableau III.6 afin de calculer les gains dus à l’éclairage.

Table III.6 — Gains dus à l’éclairage[1]

Puissance dégagée par des lampes (W/m²)

Bureau, chambre, vestiaire, couloir. . . 16

Salle d’opération... 65

Salle de réparation et de lecture... 32

Pièces d’habitation... 8

Appliquant ces valeurs pour l’exemple de Bureau équipes de la maintenance


, on obtient les valeurs des apports regroupées dans tableau III.7.

Table III.7 — Apports dus à l’éclairage du bureau équipes de la main-


tenance

Type du local S (m²) P (W/m²) P (W) AIs (W) CS

Bureau équipes de la maintenance 17.1 16 273.6 342 0.7

III.4.5.3 Apports dus aux machines électriques

Lorsqu’une machine électrique est en marche, une partie de l’énergie élec-


trique qu’elle consomme est convertie en chaleur plutôt qu’en travail mécanique.
Cette chaleur générée contribue aux charges thermiques internes du bâtiment. Les
appareils peuvent constituer à la fois une source de chaleur sensible et latente, ou
seulement une source de gains [Link] la détermination des apports dus
aux machines électriques on utilise les valeurs données dans tableau III.8 [1].

44
EMP [Link] ÉTÉ

Table III.8 — Valeurs des apports dus aux machines électriques [1]

Appareils AIs (W) AIl (W)

Télévision 150 0

Ordinateur 110 0

Réfrigérateur (200 l) 175 0

Appareils ménagers, four électrique 3000 610

Cuisinière électrique 3000 1500

Machine à laver (5 kg) 3000 1500

Cuisinière électrique (double) 6000 3000

Prenant le même exemple, les apports dus aux machines électriques de Bureau
équipes de la maintenance sont résumés dans tableau III.9.

Table III.9 — Apports dus aux machines électriques de la salle

Type de local Appareils AIs (W) CS

Bureau équipes de la maintenance Ordinateur 110 0,6

Les apports internes AI de Bureau équipes de la maintenance sont regroupés


dans tableau III.10.

Table III.10 — Apports internes du bureau équipes de la maintenance

Type de local Type d’apports AIs (W) AIl (W) CS N AI (W)

Occupants 284 260 0,8 1 435,2


Bureau équipes de la
Éclairage 273,6 0 0,7 1 191,52
maintenance
Machines électriques 110 0 0,6 1 66

Total AI (W) 692,72

45
EMP [Link] ÉTÉ

III.5 Résultats finals du bilan été

Après le calcul des différents gains du bureau du directeur, on passe à la


détermination des apports totaux de ce local et les résultats sont résumés dans
figure III.1.

Figure III.1 — Caption

Les apports totaux de le Bireau sont regroupés dans le tableau III.11.

Table III.11 — Apports totaux de la salle

TSV 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Ais 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72

Ail 208 208 208 208 208 208 208 208 208 208 208 208

TOTAL 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72

TSV 18 19 20 21 22 23 24 01 02 03 04 05

Ais 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72 484,72

Ail 208 208 208 208 208 208 208 208 208 208 208 208

TOTAL 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72 692,72

46
EMP [Link] ÉTÉ

III.6 Calcul du Ratio

Les ratios des étages sont donnés dans les tableaux suivants :

— Pour le Niveau 01

Le ratio pour le Niveau 01 est donné par tableau III.12.

Table III.12 — Calcul du ratio pour Niveau 01

AP [W] A [m²] V [m³] Ratio [W/m²] Ratio [W/m³]

79798.335 2902 10157 27.50 7.57

— Pour le Niveau 02
Le ratio pour le niveau 02 est donné par tableau III.13.

Table III.13 — Calcul du ratio pour niveau 02

AP [W] A [m²] V[m³] Ratio [W/m²] Ratio [W/m³]


70593.9 3120 10920 22.63 6.46

— Le ratio total du projet

— ratio surfacique : 50.13 W/m²


— ratio volumique : 14.03/m³

47
EMP [Link] ÉTÉ

III.7 Conclusion

Cette partie du bilan thermique nous permet d’évaluer les apports de cha-
leur dans notre ouvrage souterrain, qu’ils proviennent de sources externes ou
internes. Une fois le bilan thermique calculé, l’étape suivante consiste à dimen-
sionner les équipements de conditionnement d’air pour l’ensemble de l’ouvrage,
en se basant sur les résultats obtenus. Cette démarche garantit une conception
optimale des systèmes de climatisation, adaptée aux spécificités thermiques des
constructions enterrées.

48
Chapitre IV

ÉVOLUTION D’AIR
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

IV.1 Introduction

Après avoir établi le bilan thermique du bâtiment et sélectionné les sys-


tèmes de traitement d’air adaptés, l’étape suivante consiste à étudier l’évolution
psychrométrique de l’air au sein de la Centrale de Traitement d’Air (CTA).
Cette analyse permet de décrire les différentes transformations subies par l’air
(chauffage, refroidissement, humidification, etc.) depuis son prélèvement à l’exté-
rieur jusqu’à sa diffusion dans les locaux conditionnés.

L’objectif de cette étude est de déterminer avec précision les carac-


téristiques (température, humidité, enthalpie) de l’air à chaque étape de son
traitement, afin de :

— Dimensionner les composants clés de la CTA (batteries chaude et froide,


humidificateur, etc.) ;
— Optimiser les consommations énergétiques en ajustant les puissances re-
quises ;
— Garantir des conditions intérieures optimales (confort hygrothermique,
qualité de l’air).

Pour ce faire, nous nous appuierons sur le diagramme psychrométrique,


outil essentiel permettant de visualiser les évolutions de l’air et de calculer les
charges thermiques nécessaires. Ce chapitre détaillera ainsi :

1. Les différents points caractéristiques du cycle de traitement ;


2. Le tracé des évolutions sur le diagramme psychrométrique ;
3. Le calcul des puissances des batteries et des autres équipements.

Cette démarche méthodologique permettra d’aboutir à une conception ration-


nelle et performante de la CTA, en adéquation avec les besoins thermodynamiques
identifiés.

IV.2 Zoning et système


Dans le cadre de ce projet, un système de traitement de l’air sera utilisé :
— Le système mixte ;
Des centrales de traitements d’air (CTA) avec un fonctionnement d’un sys-
tème air-eau (mixte) pour les zones suivantes :
— CTA 1 : pour la salle des opération niveu 1 et la salle de comendement niveu
1;

50
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

— CTA 2 : pour le périphirique du niveu 1 ;


— CTA 3 : pour hall rajouter le niveu 2 ;
— CTA 4 : pour le périphirique du niveu 2 ;

IV.3 Méthode de calcul

1. Placer sur le diagramme psychrométrique les points correspondant aux condi-


tions ambiantes extérieures et intérieures du local.
2. Calculer le RSHF (facteur de chaleur sensible de la pièce) du local, qui repré-
sente la pente de soufflage en utilisant les résultats du bilan thermique.
3. Déterminer la tempurature du point de soufflage.
4. Identifier les caractéristiques du point de soufflage en utilisant la ligne parallèle
à la pente de soufflage passant par le point du local.
5. Identifier les caractéristiques du point de mélange, s’il existe (dans le cas d’un
système mixte).
6. Calculer les caractéristiques des points à la sortie des batteries de chauffage et
de refroidissement ou de l’humidificateur.
7. Calculer les puissances des batteries.

IV.4 Système mixte

L’objectif est d’installer un système de climatisation mixte (air et eau) dans


des immeubles comprenant plusieurs locaux individuels. Ce système est conçu pour
garantir le chauffage, le rafraîchissement et le renouvellement de l’air, tout en
maintenant un niveau d’humidité optimal. Les principaux fluides utilisés sont l’air
et l’eau, préparés dans des centrales comprenant une centrale de traitement d’air
primaire et une pompe à chaleur réversible produisant de l’eau chaude ou froide.
Ces fluides sont ensuite distribués aux appareils terminaux, tels que les ventilo-
convecteurs montés au plafond, via un réseau de conduits. Le système utilise à
la fois l’air extérieur et l’air intérieur, en filtrant, chauffant ou refroidissant l’air
extérieur avant de le mélanger à l’air recyclé (l’air intérieur). Ce mélange, une fois
chauffé ou refroidi et filtré par le ventilo-convecteur, est introduit dans le local pour
maintenir une température intérieure confortable.

IV.4.1 Régime été

[Link]éma de principe

51
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

Figure IV.1 — Schéma de principe système mixte (régime été)

[Link] de base

Table IV.1 — Conditions de base (régime été)système mixte


Conditions thermiques Extérieur Local
Température sèche (°C) 34 24
Humidité relative (%) 43 50
Humidité absolue (g/Kg) 14.5 9.2
Enthalpie (Kj/Kg) 71.8 47

[Link] calorifiques
hall rajoutè de 2ème niveu
Apports sensibles : As = 28.85 kW
Apports latents : Al = 11.85 kW

[Link] du RSHF (Room Sensible Heat Factor)

As
RSHF = (IV.1)
As + Al

RSHF = 0.85

E.Détermination du point de soufflage


Selon DTR C3-4 nous avons fixé l’écart de température entre le local et le soufflage

52
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

7°C et ça nous donne la température de soufflage : Tss = 17°C .


Sur le graphique psychrométrique, nous avons représenté la ligne parallèle à la
pente RSHF. L’intersection de cette ligne avec la verticale de la température Tss
= 17°C nous fournit les coordonnées précises du point de soufflage

Table IV.2 — Point de soufflage (régime été)système mixte


Tss °C HRs % Has (g/kg) hs (kj/kg)
17 74 8 40

F.Détermination des débits

As = ṁat × Cp × (TsL − Tss ) [kW] (IV.2)

Où :
-As [kW] les apports sensibles.
-ṁat [kg/s] débit massique d’air soufflé.
-Cp [kJ/°[Link](air)] est la chaleur massique de l’air, égale à 1.02 [kJ/°[Link](air)].
-TsL [°C] La température sèche de base intérieure
-Tss [°C] La température de soufflage

-Débit d’air total de soufflage :

As
ṁat = [kg/s]
Cp × ∆T

28.85
ṁat = = 4.04 [kg/s]
1.02 × 7
ṁat = 12120 [m3 /h]

Débit d’air neuf


ṁair neuf = qvp × N [m3 /h] (IV.3)

Où :
— qvp (en m3/h.p) : est le débit minimal d’air neuf par personne .
— Np le nombre des personnes .
Alors :
ṁair neuf = 25 × 70 = 1750 [m3 /h]

[Link] B sortie de la batterie froide

53
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

Table IV.3 — Débit d’air


Débit [kg/s] [m3 /h]
débit totale 4.04 12120
débit d’air neuf 0.58 1750
débit d’air recyclé 3.46 10370

Ql = ṁaB × hf g × (HaL − HaB ) [kW ] (IV.4)

Sachant que le point P est la sortie du ventilateur, donc considéré comme le point
de soufflage de la CTA (HaP = HaB).

Ql × 103
HaB = HaL −
ṁaB × hf g
11.85 × 103
HaB = 9.2 −
4.04 × 2450

HaB = 8 g/kgair sec

On a fixé le facteur de By-pass BF = 0.10


[Link] de sortie de la batterie froide :
On a : Hap = 8 g/kgair sec . On prend le facteur de bypass BF = 0.1.
Donc :
HaE − Hap
Hasat = HaE −
1 − BF
14.5 − 8
Hasat = 14.5 −
1 − 0.1

Hasat = 7.3 g/kgair sec

Table IV.4 — Point P sortie de la batterie froide (régime été)système Mixte


Tsp °C HRp % Hap (g/kg) hp (kj/kg)
14 80 8 34

J.Détermination M point du mélange


D’après le loi de mélange (III.4,III.5) ;

HaB × ṁair neuf + HaL × ṁair rec


HaM = [g(eau)/kg(air)]
ṁat
8 × 3.46 + 9.2 × 0.58
HaM =
4.04
54
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

HaM = 8 [g(eau)/kg(air)]

Le point M se trouve sur la même ligne que le point de local et le point de sortie
de la batterie froide.
Après positionnement du point M sur le diagramme psychométrique, on trouve

Table IV.5 — Point de mélange(régime été)système Mixte


TsM °C HRM % HaM (g/kg) hM (kj/kg)
21.5 56 8 44.5

[Link] de la batterie froide du ventilo convecteur

PBF = ṁat × [hS − hM ] [kW] (IV.5)

PBF = 4.04 × (40 − 44.5)

PBF = −18.185 [kW]

L. Puissance de la batterie froide du CTA alimente le système Mixte


Cette CTA fournissant un débit total de : 1750 m3 /h

1750 × 1.2
PBF = × (32.5 − 72)
3600

PBF = −23.04 [kW]

[Link]é d’eau condensé

mcond = ṁat × [HaE − HaP ] [g/s] (IV.6)

1750 × 1.2
mcond = × (14.5 − 8)
3600
mcond = 3.79 [g/s] = 13.65 [kg/h]

[Link] psychométrique

55
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

56
Figure IV.2 — Diagramme psychométrique système Mixte (régime été)
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

IV.4.2 Régime hiver

[Link]éma de principe

Figure IV.3 — Schéma de principe système mixte (régime hiver)

[Link] de base

Table IV.6 — Conditions de base (régime hiver)système Mixte


Conditions thermiques Extérieur Local
Température sèche (°C) 3 21
Humidité relative (%) 80 50
Humidité absolue (g/Kg) 3.8 7.8
Enthalpie (Kj/Kg) 12.1 40

[Link] B la sortie de la batterie chaude


Le point B est l’intersection entre la droite horizontale HaE = 3.8 g/kg et la droite
vertical TsL =21°C Après positionnement du point B sur le diagramme psychomé-
trique, on trouve

Table IV.7 — Point B sortie de la batterie chaude (régime hiver)système Mixte


TsB °C HRB % HaB (g/kg) hB (kj/kg)
21 25 3.8 31

57
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

D. Point de mélange
allée grand de 1èr niveu
Déperditions calorifique totale : Dt = 1.33 [kW]

HaE × ṁair neuf + HaL × ṁair rec


HaM = [g(eau)/kg(air)]
ṁat
3.8 × 0.58 + 7.8 × 3.46
HaM =
4.04
HaM = 7.23 [g(eau)/kg(air)]

Le point M se trouve sur la même colon que le point de local


Après positionnement du point M sur le diagramme psychométrique, on trouve

Table IV.8 — Point de mélange(régime hiver)système Mixte


TsM °C HRM % HaM (g/kg) hM (kj/kg)
21 47 7.23 40

[Link] de soufflage
Déperditions calorifique totale : Dt = 1.33 [kW]

On sait que :
Dt = ṁat × Cp × (TsL − Tss ) [kW]

On a le débit d’air total de soufflage :

ṁat = 0.26 [kg/s] = 780 [m3 /h]

Donc :
−Dt
Tss = TsL − [◦ C]
ṁat × Cp

−1.33
Tss = 21 − [◦ C]
0.26 × 1.02

Tss = 26.01 [◦ C]

58
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

Le points de soufflage est l’intersection entre la droite horizontale HaM = 7.3


g/kg et la droite vertical T ss=26°c

Après positionnement du point S sur le diagramme psychométrique, on


trouve :

Table IV.9 — Point de soufflage (régime hiver)système Mixte


Tss °C HRs % Has (g/kg) hs (kj/kg)
26 35 7.3 45

[Link] de la batterie chaude du ventilo convecteur

PBC = ṁat × [hS − hM ] [kW] (IV.7)

PBC = 0.26 × (45 − 40)

PBC = 1.3 [kW]

G. Puissance de la batterie chaude du CTA alimente le système Mixte


Cette CTA fournissant un débit total de : 3750 m3 /h

3750 × 1.2
PBC = × (31 − 12.1)
3600

PBC = 23.63 [kW]

[Link] psychrométrique

59
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

Figure IV.4 — Diagramme psychrométrique système Mixte (régime hiver)

60
EMP V.ÉVOLUTION D’AIR

IV.5 Conclusion

L’analyse des paramètres aérauliques constitue une phase cruciale afin d’éta-
blir les conditions opérationnelles optimales pour la Centrale de Traitement d’Air
(CTA). Les résultats obtenus permettront de dimensionner et sélectionner les équi-
pements de conditionnement d’air les plus adaptés aux spécificités de l’ouvrage
souterrain.

61
Chapitre V

CHOIX D’ÉQUIPEMENT
EMP [Link] D’ÉQUIPEMENT

V.1 Introduction

Le choix d’équipement est une phase très importante dans un projet. Pour
cela, il est essentiel de prendre le temps de bien réfléchir aux différentes options
disponibles et de s’assurer que l’équipement choisi répondre à votre exigence et
s’adapte à l’instal lation prévue. Utilisant les résultats de calcul, on consacre cette
partie au choix et au dimensionnement des différents équipements de notre instal-
lation à savoir : CTA,pomp à chaleur.

V.2 Choix des CTA

Le rôle d’une centrale de traitement d’air est de traiter l’air et de maintenir


un degré de confort agréable dans le local a conditionné, donc pour bien choisir la
CTA, il faut connaitre les caractéristiques de ces composantes par rapports à :
— Le débit d’air neuf.
— Lapuissance des Batteries chaudes et froides.
— Les ventilateurs de soufflage et d’extraction pour maintenir la différence de
pression voulu.
— Le type des pré-filtres et les filtres finals..
Dans notre cas, la CTA a été choisie à partir du catalogue du constructeur
dans la gamme : 39SQP

Figure V.1 — 39SQP[12]

63
EMP [Link] D’ÉQUIPEMENT

V.2.1 Sélections des CTA

Le choix du CTA est effectué en utilisant la fiche technique du constructeur


suivante :

Figure V.2 — Tableau de sélection des CTA[12]

Le tableau suivant résume les choix des différentes modèles du CTA qui
alimentent les différentes zones :

Table V.1 — Caractéristiques des CTA

CTA zonne Débit calculé [m3/h] Débit sélecté [m3/h] CTA

1 2 salle 3500 3750 39SQP0506


2 périphérique 1 3750 4500 39SQP0606
3 hall rajoutée 1750 2450 39SQP0405
4 périphérique 2 3750 13,93 39SQP0606

V.2.1.1 Exigence de la norme

Pour éviter les risques de contamination aéroportée, il est indispensable de


respecter les exigences de la norme , notamment l’aptitude au nettoyage et à la
désinfection du caisson de traitement d’air ainsi que les points suivants [2] :
— la vitesse de passage de l’air dans une batterie froide à ailettes, qui doit être
inférieure à 2,5 m/s pour éviter la condensation.
— le bon dimensionnement du siphon d’évacuation des condensats, et un bon
écoulement.
— les matériaux qui constitue la CTA doit résister à la corrosion.

64
EMP [Link] D’ÉQUIPEMENT

— la présence d’un dispositif d’humidification à vapeur si nécessaire.

V.2.1.2 Caractéristiques des CTA

Les caractéristiques techniques des CTA

Table V.2 — Caractéristiques des CTA

CTA Type Débit [m3 /h] QBC [kW] QBF [kW]

1 39SQP0506 3750 11,06 25,15


2 39SQP0606 4500 13,93 30,18
3 39SQP0405 2450 7,58 16,43
4 39SQP0606 4500 13,93 30,18

V.3 Choix du ventilo-Convecteur

Le rôle des ventilo-convecteurs est de traiter uniquement la chaleur sensible,


c’est-à-dire le chauffage en hiver ou le refroidissement en été. Ils sont alimentés en
utilisant une pompe à chaleur.
Les ventilo-convecteurs ont été choisis en se basant sur le bilan thermique (puis-
sance frigorifique et calorifique du local).Dans notre projet, le ventilo-convecteur
choisi est un ventilo-convecteur gainable installé au dessus des porte et et des
cassette installé en faux [Link] choix est fait utilisant la fiche technique du
constructeur suivante :

Figure V.3 — Tableau de sélection du ventilo-convecteur[12]

65
EMP [Link] D’ÉQUIPEMENT

À titre d’exemple pour illustrer la sélection du ventilo-convecteur, prenons la


Salle d’observations Les résultats de cette sélection sont résumés dans les tableaux
suivants :

Table V.3 — Exemple du choix du VC


Type du local Pf (Kw) Pc (Kw) Model Nombre Pf (Kw) Pc (Kw)

Salle d’observations 2,28 0,48 1,0 1 2,9 2,38

Figure V.4 — Ventilo-convecteur [12]

- Cassette en faux plafond pour le hall rajoutée ,la salle d’opération et la


salle de commend().

Figure V.5 — Cassette 840*840[12]

66
EMP [Link] D’ÉQUIPEMENT

Ce choix a été fait pour les raisons suivantes :


- Les options pré-installées en usine (vannes et régulateurs) permettent une
installation rapide et facile dans un faux plafond.
- Cette solution offre à la fois une grande fiabilité et une économie d’application.
- Pour les installations gainées, le niveau sonore est remarquablement bas.

V.4 Choix de pompe à chaleur réversible

Le rôle de pompe à chaleur réversible est la production d’eau froide et chaude


et d’alimenter les centrales de traitement d’air (CTA) et les cassettes par l’eau selon
les besoins.
La puissance frigorifique et calorifique à produire est le facteur selon le quel se fait
le choix.
nous avons majoré la puissance totale de 10%.

Figure V.6 — pompe à chaleur[13]

V.4.1 les puissances des batteries froides

Pour les CTA


X
QB F = 46.77KW

Pour les Ventilos-Convecteurs

X
QB F = 453.912KW

67
EMP [Link] D’ÉQUIPEMENT

Puissance total
QF = 500.68KW

Puisaance majorée

Pmaj−f roid = 1.1× = 550.75KW

V.4.2 les puissances des batteries chaudes

Pour les CTA


X
QB C = 101.94KW

Pour les Ventilos-Convecteurs

X
QB C = 120.32KW

Puissance total
QC = 222.26KW

Puisaance majorée

Pmaj−choude = 1.1 × 222.26 = 248.8886KW

Table V.4 — Récapitulatif du pompe à chaleur


Choix du pompe à chaleur
P frigorifique nominal [KW] 310
P calorifique nominal [Kw] 278

V.5 Choix du diffuseur d’air, soufflage, repris

Le choix des unités terminales assure une distribution efficace de l’air en


répondant aux exigences de débit et de portée.

V.5.0.1 Choix des diffuseurs


Dans le cadre d’un système de diffusion mixte, le choix des diffuseurs doit être
effectué en tenant compte du débit d’air extérieur, de la portée de soufflage, ainsi
que de la nature de la diffusion souhaitée (mélange et déplacement). Pour notre
projet nous avons opté pour des diffuseurs radiaux plafonniers carrés type DAP 40

68
EMP [Link] D’ÉQUIPEMENT

V.7, qui assurent une diffusion homogène à 360° et conviennent parfaitement aux
débits moyens (jusqu’à 2000 m³/h).

Figure V.7 — Diffuseur carré[18]

V.5.0.2 Choix des grilles de reprise

Nous avons également sélectionné des grilles de reprise en aluminium, adap-


tées à une plage de débit allant de 50 à 260 m3/h (Figure V.8)

Figure V.8 — Grille de transfert[18]

69
EMP [Link] D’ÉQUIPEMENT

V.5.0.3 Grille de transfert

Pour notre projet, nous avons installé des grilles de transfert sous les portes
des sanitaires afin de favoriser la circulation de l’air et optimiser son extraction. La
Figure V.9 présente la grille de transfert que nous avons sélectionnée pour notre
installation.

Figure V.9 — Grille de transfert[18]

V.6 Conclusion

Un choix judicieux des équipements est indispensable pour assurer le bon


fonctionnement de notre installation. En sélectionnant avec soin les composants,
nous nous assurons d’atteindre des performances optimales tout en répondant aux
exigences spécifiques du projet .

70
Chapitre VI

RÉSEAU AÉRAULIQUE
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

VI.1 Introduction

Les réseaux de gaines ont pour but de transporter l’air depuis la centrale
de traitement jusqu’au local à conditionner. Un dimensionnement adéquat des
conduites du réseau aéraulique permet d’éviter les surconsommations, le bruit des
turbulences et limite les coûts d’installation. Afin d’assurer un bon dimension-
nement et un fonctionnement optimal de l’installation, nous devons prendre en
compte certains facteurs :
— L’espace disponible
— La vitesse de l’air
— Les pertes de charges
— Le niveau de bruit

VI.2 Choix des gaines

Ils se présentent sous deux formes :


— Rectangulaires : Elles offrent un débit d’air plus élevé et une facilité d’instal-
lation dans des espaces restreints, mais peuvent entraîner des pertes de charge
plus importantes en raison de leur surface rugueuse.
— Circulaires : Elles présentent des pertes de charge moindres grâce à leur surface
lisse, offrant un débit d’air plus stable. Bien que leur installation puisse être
plus complexe.
Pour notre projet, nous avons choisi des gaines rectangulaires pour les tronçons
principaux et les dérivations des tronçons secondaires.
Les ventilo-convecteurs que nous avons déjà choisis sont compatibles avec un rac-
cordement circulaire. C’est pourquoi nous avons opté pour des gaines circulaires,
de même que pour les diffuseurs.

VI.3 Tracé du réseau aéraulique

Nous allons tracer le réseau aéraulique en identifiant le passage des gaines de


soufflage et de reprise, ainsi que les emplacements des bouches de soufflage et de
reprise à l’aide du logiciel Autofluide. Le tracé est présenté dans l’annexe.

72
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

VI.4 Dimensionnement du réseau aéraulique

Il existe deux méthodes de calcul habituellement utilisées pour le dimension-


nement des réseaux aérauliques :
— Méthode de réduction arbitraire des vitesses (dynamique) : consiste à réduire
graduellement la vitesse jusqu’aux tronçons terminaux. La vitesse au départ est
choisie selon la zone étudiée et en tenant compte de la limitation des nuisances
acoustiques (6 m/s par exemple) ou imposée par le cahier de charge[9].
— Méthode des pertes linéiques constantes (équifriction) : méthode la plus utilisée
pour le dimensionnement du réseau aéraulique. Cette méthode consiste à fixer
dans le réseau principal de soufflage ou de reprise d’air une vitesse pour le
débit total. La perte de charge linéique unitaire qui en résulte à cet endroit
est maintenue constante tout le long du réseau. Elle est plus favorisée que
la méthode de réduction arbitraire de la vitesse, car elle donne un meilleur
équilibrage des réseaux symétriques[9].
Dans notre cas ,la méthode choisie pour le dimensionnement des gaines, c’est
la méthode d’équifriction .

VI.4.1 Méthode de calcul

Les étapes à suivre sont les suivantes :

1. Déterminer les débits Qv dans chaque tronçon.


2. Fixer les valeurs de vitesse dans le tronçon principale.
3. Déterminer la section du trançon principal.
4. Déterminer la section des autres conduits.
5. Choisir le diamètre équivalent.
6. Calculer la vitesse réelle.
7. Calculer les pertes de charge linéaires.
8. Calculer les pertes de charge singulières.
9. Calculer les pertes de charge totales.

• Section du trançon principale


La section théorique de chaque tronçon principale est donné par :

Qv
Scal = = a × bcal [m2 ] (VI.1)
v
73
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

Avec :
— Qv : Débit de tronçon (m3 /s)
— v : vitesse dans le tronçon (m/s)
— a : hauteur de la conduite fixée (m)
— bcal : la longueur calculée (m)
À laide de la table 6 du manuel carrier (diamètres et sections équivalentes des
sections rectangulaires) on peut trouver le breel . Donc la section réelle, c’est :

Sreel = a ∗ breel [m2 ]

• Vitesse réelle
La Vitesse réelle de chaque tronçon est donnée par :

Qv
vreel = [m/s] (VI.2)
Sreel

avec :
— Qv : Débit de tronçon (m3 /s)
— Sreel : Section réelle de trançon (m2 )
• Diamètre équivalent

Le diamètre équivalent, également appelé diamètre hydraulique dh repré-


sente le diamètre du conduit circulaire qui induit la même perte de charge qu’un
conduit rectangulaire pour une vitesse d’air identique. Il est calculé par la formule
suivante[9] :
2×a×b
dh = [m] (VI.3)
(a + b)

• Coefficient de perte de charge linéaire


Le coefficient de perte de charge linéaire est donnée par [9] :

60 × vree l1.82
j= [P a/m] (VI.4)
dh1.22

avec :
— vreel : vitesse réelle dans la gaine.
— dh : diamètre équivalent de la section rectangulaire .
• Perte de charge linéaire

74
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

Les Perte de charge linéaire de chaque tronçon sont donnée par [9] :

∆Plin = j × L [P a] (VI.5)

avec :
— j : perte de charge linéaire [Pa/m]
— L : la longueur du tronçon (m)
• Perte de charge singulière
Les Perte de charge singulière de chaque tronçon sont donnée par [9] :

1
∆Psing = × ξ × vree 1.2
l ×ρ [P a] (VI.6)
2

avec :
— ξ : coefficient de perte de charge singulière .
— ρ : masse volumique d’air ( ρ= 1.2 kg/m3 )
• Perte de charge totale
Les pertes de charge totales pour chaque tronçon sont données par :

X X X X1
∆PTtot = ∆Plin + ∆Psing = j ×L+ 1.2
× ξ × vreel ×ρ [Pa] (VI.7)
2

Avec :
— ξ : coefficient de perte de charge singulière .
— vreel : vitesse réelle dans la gaine.
— ρ : masse volumique d’air.
— j : perte de charge linéaire
— L : la longueur du tronçon

VI.4.2 Exemple de calcul

Choisissons le tronçon (1-2) au 2ème niveu comme exemple de calcul VI.1.

75
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

Figure VI.1 — Réseau de soufflage de la salle

Utilisons des gaines circulaires pour alimenter le système mixte.


— Le débit du tronçon : Q = 50 m3 /h
— Fixons une vitesse basse dans le tronçon pour réduire le niveau sonore : V =
2.5 m/s
Calcul du diamètre
D’après la loi (III.19 et III.20 )

50
S= m2
3600 × 2.5

S = 5.56 × 10−3 m2
r
4 × 5.56 × 10−3
Dcal = × 103 mm
π
Dcal = 84.14 mm

Choisissons un diamètre normalisé Dn = 100 mm


Calcul de la vitesse réelle
D’après la loi (III.21 et III.22 )

π × (100 × 10−3 )2
Sréelle = m2
4

Sréelle = 7.85 × 10−3 m2

50
Vréelle =
3600 × 7.85 × 10−3
76
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

Vréelle = 1.769 m/s

Perte de charge linéaire


D’après la loi (III.24 et III.25)

60 × 1.7691.82
j= [Pa/m]
1001.22

j = 0.615 [Pa/m]

∆Plin = 0.615 × 1.02 [Pa]

∆Plin = 0.627 [Pa]

Perte de charge singulière


D’après la loi (III.26)

1
∆Psing = × 1.7 × 1.2 × 1.7692 [Pa]
2

∆Psing = 3.193 [Pa]

Perte de charge totale dans le tronçon


D’après la loi (III.27)

∆Ptot = 0.6277 + 3.193 [Pa]

∆Ptot = 3.82 [Pa]

77
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

Figure VI.2 — Gaine de soufflage

VI.5 Accessoire de réseau de distribution d’air

Pour garantir un fonctionnement optimal et une sécurité adéquate, chaque


réseau aéraulique doit être pourvu des accessoires suivants :

VI.5.1 Ventilateurs

Le ventilateur fournit à l’air l’énergie nécessaire pour se déplacer à travers


le conduit aéraulique, lui imprimant ainsi une vitesse [Link] compense également la
différence de pression totale entre l’air extérieur et la bouche de sortie, processus
inversé en cas d’extraction.

VI.5.2 Registres de réglage

Les registres servent au réglage du débit d’air en générant une perte de charge
variable (en ajustant l’ouverture d’un volet ou d’une vanne à l’intérieur du conduit).
Ils permettent aussi l’isolement entre un conduit d’air et un ou plusieurs autres.

78
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

Figure VI.3 — Registre de réglage

VI.5.3 Clapets coupe-feu

Un clapet coupe-feu est un dispositif de sécurité installé dans les conduits


de ventilation des bâtiments. Il se ferme automatiquement en cas d’incendie pour
empêcher la propagation des flammes, de la chaleur et de la fumée à travers les
conduits. Cela aide à protéger les occupants du bâtiment en limitant les dommages
et en permettant une évacuation sécurisée.

Figure VI.4 — Clapet coupe-feu

VI.5.4 Pièges à son

Les pièges à son rectangulaires sont des dispositifs utilisés dans les systèmes
de ventilation pour réduire le bruit du flux d’air. Ils sont constitués d’un caisson et
de baffles acoustiques adaptés à chaque application. Pour choisir le bon silencieux,
une étude acoustique du système est nécessaire pour déterminer les dimensions

79
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

et les spécifications requises. Cette étude prend en compte les caractéristiques du


réseau aéraulique et les exigences acoustiques de l’environnement.

Figure VI.5 — Pièges à son

VI.5.5 Coudes, té et réductions

Ils sont utilisés pour créer des jonctions et des transitions dans les conduits
d’air, permettant ainsi de diriger le flux d’air dans différentes directions et de
s’adapter à des configurations spécifiques.

Figure VI.6 — Coude, té , réduction

VI.6 Conclusion

En conclusion, le tracé et le dimensionnement appropriés du réseau aéraulique


sont essentiels pour assurer une distribution uniforme de l’air et un bon fonction-
nement du système de climatisation. Il est essentiel de respecter ces paramètres
pour maintenir des conditions de confort et de sécurité optimales dans les espaces

80
EMP VII.RÉSEAU AÉRAULIQUE

occupés.
Pour le bon fonctionnement de l’installation, il est recommandé de procéder à des
vérifications régulières de l’état du réseau aéraulique et de réaliser des ajustements
si nécessaire.

81
Chapitre VII

RÉSEAU HYDRAULIQUE
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

VII.1 Introduction

Dans notre projet,Le réseau hydraulique est essentiel en tant que système
de distribution d’eau chaude et froide., essentiel pour approvisionner les ventilo-
convecteurs. Nous avons opté pour un système à 4 tubes, ce qui souligne l’impératif
d’un dimensionnement précis de ce réseau afin de garantir une alimentation efficace
tout en minimisant les nuisances sonores et les pertes de charge.

VII.2 Tracé du réseau aéraulique

Nous allons tracer le réseau hydraulique en identifiant le cheminement des


conduits, ainsi que les emplacements des ventilo-convecteurs à l’aide du logiciel
Autofluide. Le tracé est présenté dans l’annexe.

VII.2.1 Étapes de dimensionnement

— Choix du type de ventilo-convecteur et du nombre requis.


— Positionnement des ventilo-convecteurs.
— Établissement d’un schéma unifilaire et attribution de noms aux tronçons.
— Mesure des longueurs de chaque tronçon.
— Calcul du débit d’eau dans chaque tronçon.
— Définition de la plage de vitesses d’écoulement de l’eau (0.6 < V(m/s) < 1.2).
— Calcul du diamètre des tuyauteries.
— Sélection des diamètres normalisés en fonction des calculs (Dcalcul < Dn).
— Calcul de la vitesse réelle dans chaque tronçon avec le diamètre normalisé choisi.
— Calcul des pertes de charge linéiques.
— Calcul des pertes de charge singulières.
— Calcul des pertes de charge totales pour tous les tronçons.
— Identification du circuit présentant les pertes les plus importantes.
— Équilibrage du réseau.

VII.2.2 Méthode de calcul

A.Débit d’eau
Calcul des débits à assurer pour chaque tronçon, le débit d’alimentation en eau de
ventilo-convecteur est donné par la formule :

P ∗ 1000
Q= [l/s] (VII.1)
Cpeau × ρ × ∆T

83
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

Où :
— P [kW] : la puissance frigorifique ou calorifique ;
— Cpeau [kJ/kg] : chaleur massique de l’eau ;
— ∆T [] : la différence de température entre l’entrée et le sortie de l’eau ;
— ρ [kg/m3 ] : la masse volumique de l’eau ;
[Link] du diamètre
Le diamètre est déterminé en utilisant la formule suivante :
r
4 × Q × 10−3
Dcal = 10 ×3
(mm) (VII.2)
V ×π

Où :
Q [l/s] : débit d’eau.
V [m/s] : Vitesse d’écoulement d’eau 1 m/s.
Cela nous permettra de sélectionner le diamètre approprié pour notre tuyauterie
en fonction de ce qui est disponible sur le marché tel que Dn > Dcal
[Link] de la vitesse réelle
À partir du diamètre adopter, nous calculons la vitesse réelle de l’écoulement.

4 × Q × 10−3
Vréel = (m/s) (VII.3)
(Dn × 10−3 )2 × π
Où :
Q [l/s] : débit d’eau.
Dn [mm] : diamètre intérieur normalisé.
[Link] de perte de charge linéique

∆PL = L × J [mCE] (VII.4)

Avec :
L [m] : la longueur du tronçon
J [mCE/m] : la perte de charge linéique
Elle est donnée par l’équation de FLAMANT :

J = 0.00092 × V 1.75 D−1.25 [mCE/m] (VII.5)

Avec :
V [m/s] : la vitesse d’écoulement réelle
D [m] : le diamètre intérieur normalisé

84
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

[Link] perte de charge singulière


La perte de charge singulière est calculée à l’aide de la formule suivante :

∆Ps = ∆PL × 0, 15 [mCE] (VII.6)

Avec :
∆Ps [mCE] : la perte de charge singulière.
∆PL [mCE] : la perte de charge linèique.
[Link] perte dans le tronçon
La perte de charge dans le tronçon se fait par :

∆Ptra = ∆PL + ∆PS + ∆Pven [mCE] (VII.7)

Avec :
∆Ptra [mCE] : la perte de charge dans le tronçon .
∆Pven [mCE] : représente la perte de charge du ventilo convecteur donnée par le
constructeur [mCE].
[Link] de charge totale

∆PT OT = ∆Paller + ∆Pretour = 2 × ∆Paller + ∆Pven [mCE] (VII.8)

Avec :
∆Paller : perte de charge dans le réseau d’aller.
∆Pretour : la perte de charge dans le réseau retour.
∆Pven : la perte de charge du ventilo-convecteur

VII.2.3 Exemple de calcul

Choisissons le tronçon (9-10) au 2éme niveu qui alimente une cassette dans le
hall rajoutée comme exemple de calcul.
- Débit d’eau
Le débit d’eau est déterminé par la formule :

P ∗ 1000
Q= [l/s] (VII.9)
Cpeau × ρ × ∆T

Où :

85
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

— P [kW] : la puissance frigorifique ou calorifique ;


— Cpeau [kJ/kg] : chaleur massique de l’eau ;
— ∆T [] : la différence de température entre l’entrée et la sortie de l’eau ;
— ρ [kg/m3 ] : la masse volumique de l’eau ;
P [kW] DT [°C] Débit [l/s]
Eau froide 7,98 5 0,38
Eau chaude 9,73 20 0,12
Table VII.1 — Caractéristiques thermiques de l’eau froide et chaude

le débit d’eau froid est de QEF = 0.38 l/s.


le débit d’eau choude est de QEC = 0.12 l/s.

A.réseau d’eau froid

- Calcul du diamètre
D’après la loi (III.28)
r
4 × 0.38 × 10−3
Dcal = 103 × (mm)
1×π

Dcal = 21.996 (mm)

Choisissons un diamètre normalisé Dn = 38 mm avec un diamètre intérieur de 26.6


mm.
- Calcul de la vitesse réelle
D’après la loi (III.29)

4 × 0.38 × 10−3
Vréelle = (m/s)
(26.6 × 10−3 )2 × π
Vréelle = 0.684 (m/s)

-Calcul de perte de charge linéique


D’après la loi (III.30)et(III.30)

J = 0.00092 × (0.684)1.75 (26.6 × 10−3 )−1.25 [mCE/m]

J = 0.04403 [mCE/m]

∆PL = 0.088 × 3.15 [mCE]

86
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

∆PL = 0.139 [mCE]

-Calcul de perte de charge singulière


D’après la loi (III.32)

∆Ps = 0.139 × 0, 15 [mCE]

∆Ps = 0.0222 [mCE]

-Calcul de perte de charge dans le tronçon


D’après la loi (III.33)

∆Ptra = 0.139 + 0.022 + 0.003 [mCE]

∆Ptra = 0.163 [mCE]

Calcul de perte de charge total


D’après la loi (III.34)

∆PT OT = ∆Paller + ∆Pretour = 2 × ∆Paller + ∆Pven [mCE]

∆PT OT = 2 × (0.139 + 0.022) + 0.003 [mCE]

∆PT OT = 0.325 [mCE]

B.réseau d’eau choude

- Calcul du diamètre
D’après la loi (III.28)
r
4 × 0.12 × 10−3
Dcal = 103 × (mm)
1×π

Dcal = 12.36 (mm)

Choisissons un diamètre normalisé Dn = 20 mm avec un diamètre intérieur de 16.6


mm.
- Calcul de la vitesse réelle
D’après la loi (III.29)

87
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

4 × 0.12 × 10−3
Vréelle = (m/s)
(16.6 × 10−3 )2 × π
Vréelle = 0.554 (m/s)

-Calcul de perte de charge linéique


D’après la loi (III.30)et(III.30)

J = 0.00092 × (0.554)1.75 (16.6 × 10−3 )−1.25 [mCE/m]

J = 0.055 [mCE/m]

∆PL = 0.055 × 3.15 [mCE]

∆PL = 0.173 [mCE]

-Calcul de perte de charge singulière


D’après la loi (III.32)

∆Ps = 0.173 × 0, 15 [mCE]

∆Ps = 0.026 [mCE]

-Calcul de perte de charge dans le tronçon


D’après la loi (III.33)

∆Ptra = 0.173 + 0.026 + 0.003 [mCE]

∆Ptra = 0.205 [mCE]

Calcul de perte de charge total


D’après la loi (III.34)

∆PT OT = ∆Paller + ∆Pretour = 2 × ∆Paller + ∆Pven [mCE]

∆PT OT = 2 × (0.173 + 0.026) + 0.003 [mCE]

∆PT OT = 0.44 [mCE]

88
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

VII.3 Choix des équipements

VII.3.1 Choix des vases d’expansion

Dans les systèmes de chauffage, la gestion efficace de la pression et des varia-


tions de volume de l’eau est essentielle pour assurer un fonctionnement optimal et
sécurisé. Le vase d’expansion, composant clé de ces systèmes, joue un rôle impor-
tant dans cette dynamique. En tant que dispositif de régulation, le vase d’expansion
remplit plusieurs fonctions vitales, notamment la compensation des changements
de volume de l’eau liés aux fluctuations de température et le maintien d’une pres-
sion stable à l’intérieur du circuit.

VII.3.2 Méthode de dimensionnement du vase d’expansion

Voici la méthodologie de dimensionnement du vase d’expansion :


• Volume d’expansion

Le volume d’expansion est l’augmentation de volume de l’eau dû à son ré-


[Link] est donné par :

V exp = V t × [Cm − Cr] [litre] (VII.10)

Avec :
— Vt [litre] : Volume total d’eau de l’installation.
— Cm : coefficient de dilatation à la température moyenne de fonctionnement.
— Cr : coefficient de dilatation à la température de remplissage (10°C à 12°C).
Avec, la température moyenne :

Tdépart chaudière + Tretour chaudière


Tmoy =
2

les coefficients d’expansion en fonction de la Température de l’eau sont don-


nées dans ce qui suit :

89
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

Table VII.2 — Coefficient de dilatation [10]


Coefficient de
Tempurature °C
dilatation de l’eau
10 0,000272
20 0,00177
30 0,004343
40 0,00781
50 0,00781
60 0,01698
70 0,023
80 0,02899
90 0,0359
100 0,043312
110 0,0515
120 0,061

• Capacité du réservoir
Elle est donnée par :
Vexp
C= [litre] (VII.11)
[1 − ( PP12 ]
avec :
— P1 : pression effective de gonflage correspondant à la hauteur statique + 1 bar.
— P2 : pression d’ouverture de la soupape + 1 bar.

VII.3.3 Exemple de calcul

On prend la vase d’expansion du circuit d’alimentation des ventilo-convecteur


comme un exemple de calcul.

VII.3.3.1 Vase d’expansion du circuit d’alimentation des ventilo-


convecteur (eau chaude)

• Volume d’eau total de l’installation

Pour tous les étages, la contenance en eau des tuyauteries est regroupé
dans le tableau suivant :

90
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

Table VII.3 — Contenance en eau total des tuyauteries


Niveau niveau 1 niveau 2
CE [L] 270 1153
CE totale [L] 1423

Le volume total de l’installation :

Vt = 1423L

On prend une majoration de 10% des erreurs dus au mal estimation des lon-
gueurs. on aura :
Vt = 1563.3L

• Volume expansé
La température moyenne de fonctionnement en mode chaud :

80 + 60 ◦
Tmoy = = 70 C
2

Utilisant Table VIII.3 , on aura :

Cm(70◦ C) = 0.023

Cr(10◦ C) = 0.000272

Donc le volume expansé :

Vexp = Vt × (Cm − Cr) (VII.12)

Vexp = 1563.3 × (0.023 − 0.000272)

Vexp = 33.57L

• Pression de gonflage de la vase d’expansion

P gon = (h[m]/10) + 0, 3 (VII.13)

P gon = (12.5/10) + 0, 3

P gon = 1.55 bar

91
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

• Capacité du réservoir
On a :
P1 = 1.6 + 1 = 2.6 bar
P2 = 4 + 1 = 5 bar

33.57
C=
1 − ( 2.6
5
)
C = 71.14 L

Le choix de la vase est effectué en utilisant la fiche technique du constructeur


suivante :

Figure VII.1 — Tableau de sélection Vasea d’expansion de 80L

Utilisant la fiche technique ,nous avons choisi une vase d’expansion de 80


L pour le circuit chaud qui alimente les ventilos covecteur.

92
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

VII.3.3.2 Vase d’expansion du circuit d’alimentation des ventilo-


convecteur (eau froide)

• Volume d’eau total de l’installation

Pour tous les étages, la contenance en eau des tuyauteries est regroupé
dans le tableau suivant :

Table VII.4 — Contenance en eau total des tuyauteries


Niveau niveau 1 niveau 2
CE [L] 638 378
CE totale [L] 1016

Le volume total de l’installation :

Vt = 1016L

On prend une majoration de 10% des erreurs dus au mal estimation des
longueurs. on aura :
Vt = 1117.6L

• Volume expansé
La température moyenne de fonctionnement en mode chaud :

80 + 60 ◦
Tmoy = = 70 C
2

Utilisant Table VIII.3 , on aura :

Cm(70◦ C) = 0.023

Cr(10◦ C) = 0.000272

Donc le volume expansé :

Vexp = Vt × (Cm − Cr) (VII.14)

Vexp = 1563.3 × (0.023 − 0.000272)

Vexp = 25.4L

• Pression de gonflage de la vase d’expansion

93
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

P gon = (h[m]/10) + 0, 3 (VII.15)

P gon = (12.5/10) + 0, 3

P gon = 1.55 bar

• Capacité du réservoir
On a :
P1 = 1.6 + 1 = 2.6 bar
P2 = 4 + 1 = 5 bar

25.4
C=
1 − ( 2.6
5
)
C = 52.08 L

Le choix de la vase est effectué en utilisant la fiche technique du constructeur


suivante :

Figure VII.2 — Tableau de sélection Vasea d’expansion de 80L

94
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

Utilisant la fiche technique ,nous avons choisi une vase d’expansion de


80 L pour le circuit chaud qui alimente les ventilos covecteur.
VII.3.4 Choix de l’adoucisseur

La présence de dépôts de calcaire dans les installations hydrauliques


peut entraîner des problèmes graves tels que l’obstruction des tuyaux et
la réduction de l’efficacité des équipements. Les adoucisseurs d’eau sont
essentiels pour prévenir ces problèmes en réduisant la dureté de l’eau et en
empêchant la formation de dépôts de calcaire. Leur utilisation permet de
protéger les équipements, d’assurer un fonctionnement optimal du système,
de prolonger leur durée de vie et de minimiser les coûts.
VII.3.4.1 Principe de l’Adoucissement

Un adoucisseur d’eau élimine les ions de calcium et de magnésium


présents dans l’eau dure, en les remplaçant par des ions de sodium ou de
potassium. Cela réduit la dureté de l’eau et minimise la formation de dépôts
de tartre qui peuvent entraîner une réduction du débit d’eau, une diminution
de la pression de l’eau, une augmentation de la consommation d’énergie.
VII.3.4.2 Sélection de l’adoucisseur

— Cpacité d’échange : ou le pouvoir d’échange d’un litre de résine est


l’aptitude de la résine à fixer les ions de calcium.

CE = V t × [T Hev − T Hd] [◦ f m3 ] (VII.16)

Avec :

— CE [m3] : La capacité d’échange.


— Vt [m3] : La contenance totale de l’installation.
— THev [◦ f ] : titre hydrotimétrique d’eau de ville, pour Alger : THev =
40◦ f .
— THd [◦ f ] : titre hydrotimétrique désiré = 7◦ f .
Pour des raisons économiques, on ne peut pas adoucir la totalité du volume.
Donc le volume adouci sera égale à 30% du volume total.
On prend comme exemple le dimensionnement du circuit qui alimente les
ventilos convecteur :
On a : le volume total de l’installation Vt :

95
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

V t = 1423L

Donc :
Vadouc = 0.3 × 1423 = 426.9L

Alors :
CE = 426.9 × [40 − 7] = 14087.7L = 14.09m3

Tenant comte que pour 5 m3 d’eau, on a 1 L de résine, donc pour 14.09m3


on aura : une quantité de résine de 2.82 L.

Qres = 2.82L

On a aussi : pour 1 L de résine 150 g du sel, donc pour 3.52 L on aura 423
g du sel.
Qsel = 423g

Le choix de l’adouciseur est effectué en utilisant la fiche technique du


constructeur suivante

Figure VII.3 — Tableau de la sélection de l’adoucisseur

96
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

Utilisant la fiche technique ,nous avons choisi un adouciseur de 5 litre.

VII.3.5 Choix des pompes

La fonction principale de la pompe de circulation est de forcer l’eau


à circuler à travers le réseau de tuyauterie. Ce processus garantit un dèbit
régulier et une pression adéquate pour un transport efficace de l’eau vers
les ventilo-convecteurs. Ces pompes sont généralement installées dans le
circuit de retour d’eau chaude pour éviter le risque de cavitation car plus
la température augmente plus il y a risque de cavitation.

VII.3.5.1 Dimensionnement des pompes

Pour choisir la pompe appropriée, il est nécessaire de connaître deux


paramètres essentiels : le débit d’eau requis pour la colonne, ainsi que la
hauteur manométrique totale (HMT).

La hauteur manométrique totale est donnée par la formule suivante :

HM T = 1.1 × (Hg + P dc) [mce] (VII.17)

Avec :

— Pdc [mce] : la perte de charge totale de l’installation.


— Hg [m] : hauteur géométrique à l’aspiration + hauteur géométrique au
refoulement.
— 1.1 : coefficient de sécurité.
Tant qu’on est dans un circuit fermé, Cette formule peut être simplifiée
comme suit :
HM T = 1.1 ∗ P dc [mce] (VII.18)

VII.3.5.2 Sélection des pompes

Pour montrer le principe de la sélection, on va prendre comme


exemple la pompe du circuit d’alimentation des ventilos convecteur en eau
froide.

97
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

On a :
P dc = 3.51 mce.

Donc :
HM T = 3.86 mce

Et on a aussi :
Q = 122.23 m3 /h

En utilisant les fiches techniques, on choisit une pompe centrifuge ayant les
caractéristiques suivantes :

Figure VII.4 — pompe utiliser

Figure VII.5 — puissance de la pompe

VII.3.6 Dimensionnement de bouteille de découplage

VII.3.6.1 Définition

La bouteille de découplage hydraulique, également appelée bouteille de


séparation, permet de séparer deux circuits hydrauliques distincts : le circuit
principal et le circuit final. Elle est utilisée dans les systèmes de chauffage
ou de climatisation pour séparer la partie de production d’énergie, telle
qu’une chaudière ou une pompe à chaleur (circuit primaire) et les éléments
de diffusion de chaleur, tels que les radiateurs et les ventilo-convecteurs
(circuit secondaire).

98
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

les avantages des bouteilles de découplage :


— Assure un débit constant au primaire.
— Permet une bonne maîtrise du débit et des pressions au réseau secondaire
— Plusieurs circuits fonctionnent indépendamment l’un de l’autre.
— Donne la possibilité d’avoir au secondaire des circuits à des températures
différentes.

VII.3.6.2 Dimensionnement

la figure VII.6 nous fournit les informations détaillées sur la bouteille,


principalement liées au diamètre d’entrée du circuit primaire.

Figure VII.6 — bouteille de découplage

La fiche technique de pompe à chaleur nous donne l’information sur


la puissance frigorifique :P = 301 kw

P × 860
Q= m3 /h
∆T × 1000
— P : puissance du groupe d’eau glacé (kw).
— ∆T : différence de température entre l’aller et retour du circuit.
301 × 860
Q=
5 × 1000
Q = 51.77m3 /h

99
EMP VIII.RÉSEAU HYDRAULIQUE

Donc pour le pompe à chaleur, on trouve un débit de : Q = 51.77(m3 /h)

Q π × D2
S= = [m2 ] (VII.19)
v 4

Avec :
— Q = Débit de PAC [m3 /s]
— v = vitesse d’écoulement 1.5[m/s]
— D = Diamètre de conduit [m]
r
4×Q
D=
π×v
r
4 × 51.77
D= = 0.1105) = 111mm
π × 1.5 × 3600

D’après les diamètres normaliser du "PPR-C" on prend D =133.4 (mm) DN


= 160

VII.4 Conclusion

En conclusion, le tracé et le dimensionnement appropriés du réseau


hydraulique sont essentiels pour assurer l’alimentation adéquate des diffé-
rentes batteries des CTA et ventilo-convecteurs. Il est essentiel de respecter
ces paramètres pour garantir le bon fonctionnement de l’installation.

100
Chapitre VIII

PLOMBERIE SANITAIRE
EMP [Link] SANITAIRE

VIII.1 Introduction

La plomberie sanitaire joue un rôle central dans le fonctionnement


des établissements hospitaliers, où elle revêt une importance particulière en
assurant la fourniture d’eau potable, le traitement des eaux usées et la pré-
servation d’un environnement hygiénique essentiel à la santé des patients,
du personnel et des visiteurs. Dans cet univers complexe où la sécurité et
l’hygiène sont des impératifs absolus, les systèmes de plomberie doivent ré-
pondre à des normes strictes et être soumis à une surveillance constante pour
prévenir les risques d’infections et garantir la qualité de l’eau. Ce chapitre
sera composé en quatre grandes parties :
— Alimentation en eau froide et eau chaude sanitaire.
— Conception et dimensionnement de réseau de bouclage.
— Évacuation des eaux usées et des eaux vannes
— calcul de station de relevage

VIII.2 Alimentation en eau froide et eau chaude

VIII.2.1 Dimensionnement de la bâche à eau

Tout d’abord, il convient d’estimer le volume d’eau nécessaire pour la


bâche à eau située dans le sous-sol. Dans un ouvrage souterrain, les besoins
en eau peuvent être importants et variés. En moyenne, ils sont évalués à
410 litres d’eau par jour et par lit utilisé. Dans notre cas : pour un ouvrage
souterrain équipé de 150 lits.

Table VIII.1 — Besoins journaliers d’un ouvrage souterrain de 150 lits

Nombre de lits Dotation par lit (l/- Q : Consommation


j/lit) journalière (m3 /j)

150 410 62.00

Pour dimensionner notre bâche à eau, nous avons pris une autonomie
de stockage d’eau de 7 jours. Donc :

V = Autonnomie × Q (VIII.1)

V = 7 × 62.0

102
EMP [Link] SANITAIRE

V = 434.0 m3

VIII.2.2 Dimensionnement de réseau de distribution

VIII.2.2.1 Composition de réseau de distribution

— Tuyauterie

L’alimentation en eau froide et en eau chaude est assurée à partir de


la bâche à eau, combinée au réseau de production d’eau chaude sanitaire.
La distribution est réalisée à l’aide de tubes en polypropylène (PPR), dis-
simulés dans les faux plafonds, avec des piquages encastrés dans les murs.
Les diamètres nominaux disponibles pour le réseau sont les suivants : DN
20, 25, 32, 40, 50, 63 et 75.

— Vannes d’isolement

Chaque dérivation ou piquage, ainsi que chaque ensemble d’appareils sani-


taires, est équipé d’une vanne d’arrêt 1/4 dont le diamètre correspond à
celui de la branche isolée.
— Clapet anti-retour
Pour prévenir le reflux de l’eau vers le réseau de distribution, ce qui pourrait
entraîner la contamination de l’eau en amont, il est essentiel d’installer un
clapet anti-retour.

— Filtres à tamis

Utilisés pour éliminer les sédiments présents dans l’eau.


— Manomètres
Permettent de contrôler et vérifier si la pression de l’eau est dans la plage
recommandée.
— Thermostats
Utilisés pour réguler la température de l’eau dans les systèmes de plomberie.
— Vannes de mélange thermostatique
Ces vannes thermostatiques, dotées d’un régulateur sensible aux variations
de température, régulent automatiquement le mélange d’eau chaude et
froide pour maintenir une température de sortie constante, conformément à
la consigne prédéfinie (généralement fixée à 60°C).
— Compteur d’eau
Il est utilisé pour mesurer et estimer la consommation d’eau. Il est géné-

103
EMP [Link] SANITAIRE

ralement installé dans le réseau principal pour surveiller la quantité d’eau


utilisée .

VIII.2.2.2 Dimensionnement des conduites d’alimentation

Le dimensionnement du réseau d’alimentation en eau est effectué


conformément au Document Technique Unifié (DTU 60.11) La méthodo-
logie de calcul repose sur les étapes suivantes :

— Identification des appareils sanitaires raccordés à chaque tronçon du ré-


seau.
— Détermination du débit de base, du coefficient de simultanéité et du
débit probable.
— Choix d’une vitesse de circulation de l’eau adaptée.
— Calcul du diamètre théorique puis sélection d’un diamètre normalisé.
— Vérification de la vitesse réelle dans la conduite.

C’est le débit minimum nécessaire pour répondre aux besoins d’un


réseau de distribution d’eau potable. Les valeurs des débits de base des
différentes sorties d’eau sont données dans le tableau suivant :

Table VIII.2 — Les débits de base des différents accessoires ([11]

L’appareil Q de base (l/s)

Évier 0,2
Lavabo 0,2
Bidet 0,2
Baignoire 0,33
Douche 0,2
Lave-mains 0,1
Bac à laver 0,33
La chasse du WC 0,12

Après le calcul du débit de base, on additionne les débits de base

104
EMP [Link] SANITAIRE

des appareils sanitaires raccordés au même tronçon pour obtenir le débit


cumulé.

— Calcul de débit probable

C’est le débit maximal estimé pour alimenter les appareils raccordés au


réseau, en prenant en compte que les appareils ne fonctionnent pas tous en
même [Link] est donnée par la formule suivante [11] :

Qp = Qc × Y (VIII.2)

Avec :
— Qc en (l/s) : Le débit cumulé.
— Y : Le coefficient de simultanéité : Dans le cas des hôpitaux, il est donné
par la formule suivante :
0.8
Y =√ (VIII.3)
X −1
Tel que : X : représente le nombre d’appareils.
— Vitesse d’écoulement
Dans notre cas, pour éviter le problème de bruit, la vitesse d’écoulement est
prise égal à 1 m/s, pour les branchements des appareils et pour les colonnes
montantes.
— Diamètres des conduits
Il est calculé par la formule suivante :

4 × Qp
Dcalc = (VIII.4)
π×V

Avec :
— Q (l/s) : débit probable dans le tançons.
— V (m/s) : vitesse d’écoulement choisie.
Après avoir calculé le diamètre, nous choisissons un diamètre de conduit
normalisé, puis nous calculons la vitesse d’écoulement réelle avec ce diamètre
normalisé.
— Calcul des pertes de charge
On doit calculer les pertes de charge linéiques (dûes au frottement du
fluide avec la canalisation), les pertes de charge singulières (dûes aux ac-
cessoires courants tels que coude, té, etc.) et les pertes de charge ponc-
tuelles (correspondant aux équipements tels que ballon d’eau chaude,

105
EMP [Link] SANITAIRE

compteur, etc.).
• Pertes de charge linéiques
Les pertes de charge linéique sont données par [11] :

∆Plin = j × L [mce] (VIII.5)

avec :
— L : longueur du tronçon [m]
— j : perte de charge linéaire par mètre [mce/m] se calule à l’aide de la
formule de FLAMENT :

j = α × v 1.75 × D−1.25 [mce/m] (VIII.6)

— α : coefficient qui dépend de la température de l’eau et de matériau


utilisé
α = 9.2 × 10−4
— v = vitesse d’écoulement réel [m/s]
— D = diamètre intérieur normalisé [mm]
• Pertes de charge singulière
Ils sont donnés par la formule suivante [11] :

ρ × v2
∆Psin = ζ × [mce] (VIII.7)
2×g

avec :
ζ : coefficient propre à chaque accesoire. ρ : masse volumique du
fluide (Kg/m3 ). v : vitesse du fluide (m/s).

Elle est rarement utilisée en plomberie, Dans notre cas, on travaille avec :

∆Psin = 0.15 × ∆Plin (VIII.8)

106
EMP [Link] SANITAIRE

VIII.2.2.3 Exemple de calcul

— Calcul des diamètres des tuyauteries d’alimentation en eau


froide

Table VIII.3 — Diamètre des tuyauteries d’alimentation du réseau le plus défa-


vorable

Trançon Débit Nmbr y Débit v D cal D D no-


de base d’app prob (m/s) (mm) adopté minal
(l/s) (l/s)

5-6 0,92 4,00 0,46 0,425 1,00 23,26 26,20 32,00


4-5 1,84 8 0,30 0,556 1,00 26,62 40,80 50,00
3-4 2,04 9 0,28 0,577 1,00 27,11 40,80 50,00
2-3 2,24 10 0,27 0,597 1,00 27,58 40,80 50,00
1-2 2,92 15 0,21 0,624 1,00 28,19 40,80 50,00
0-1 4,92 29 0,15 0,744 1,00 30,78 40,80 50,00
A-B 4,92 29 0,15 0,744 1,50 25,13 40,80 50,00
0-A 9,52 61 0,98 0,983 1,00 35,38 40,80 50,00

107
EMP [Link] SANITAIRE

— Calcul des pertes de charge du réseau le plus défavorable

Table VIII.4 — Pertes de charge du réseau le plus défavorable

Trançon Débit D V réelle 1,15j L (m) Jl+Js h PDC


prob adopté (m/s) (mCE/ml) (mCE)
(l/s)

A-B 0,92 26,20 0,788 0,066 22,90 1,488 0,00 1,488


4-5 1,84 40,80 0,456 0,012 12,11 0,157 0,00 0,157
3-4 2,04 40,80 0,441 0,014 10,71 0,148 0,00 0,148
2-3 2,24 40,80 0,457 0,015 27,85 0,408 0,00 0,408
1-2 2,92 40,80 0,478 0,016 13,76 0,218 0,00 0,218
B-1 4,92 40,80 0,569 0,022 8,11 0,174 0,00 0,174
A-B 4,92 40,80 0,569 0,022 7,00 0,151 4,50 4,651
0-A 9,52 40,80 0,752 0,035 21,44 0,751 0,00 0,751

VIII.2.3 Dimensionnement des pompes

On dimensionne notre pompe pour assurer une pression résiduelle d’au


moins 1 bar au point le plus défavorisé .

Le dimensionnement de la pompe dépend de :


— Le débit total
— La hauteur manométrique totale (HMT)
— Le type de l’installation de la pompe (en aspiration,en charge,immergé)

108
EMP [Link] SANITAIRE

— Calcul de la HMT

Nous avons choisi une pompe en aspiration avec refoulement dans


le réseau.
HM T = HM A + HM R + jr [mCE] (VIII.9)

HM A = ha + Ja (Singulire + Linaire) [mCE]

HM R = hr + Jr + Pr [mCE]

Avec :
— HMA(mCE) = hauteur manométrique d’aspiration.
— HMR(mCE) = hauteur manométrique de refoulement.
— Jr (mCE) = perte de charge ponctuelle.
— ha (mCE) = hauteur géométrique d’aspiration.
— hr (mCE) = hauteur manométrique de refoulement.
— Ja (mCE) = perte de charge (sing+liné) du réseau d’aspiration.
— Ja (mCE) = perte de charge (sing+liné) du réseau de refoulement.
— Pr = pression résiduel au point le plus défavorable, on prend dans notre
cas Pr = 10 (mCE)

— Caractéristique de la pompe

Connaissait (HMT et Q) de la pompe, afin de trouver la hauteur


manométrique et le débit au point sélectionner, donc le tracer de la
courbe de réseau sera :

HM Tpom
HM Tps = × Qvp 2s [mCE] (VIII.10)
Qvpo 2m

Avec :
— HMTps (mCE) = la hauteur manométrique de point de sélection.
— Qvps (mCE) = le débit volumétrique du point de sélection.

Dans notre cas, la pompe à dimensionner, c’est la pompe liée direc-


tement à la bâche à eau.
On prend le débit total de l’installation avec HMT du tronçon le plus
défavorisé :
— HMTpom = 17.99 mCE
— Qvpom = 3.54(l/s)= 12.74 (m3 /h)

109
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L’équation de la courbe de réseau devient :

HM Tps = 0.1108 × Qvp 2s [mCE]

— Point de fonctionnement et le réglage de la pompe :

Après le tracer de la courbe de réseau, on peut faire le choix sur la


pompe et tiré les pressions de déclenchement et d’enclenchement. Donc
selon le fabricant, nous avons choisi le modèle 803.

Figure VIII.1 — Choix de la pompe[15]

Les caractéristiques et le réglage du surpresseur choisi sont :


— HMT [mCE] = 31
— Qv [m3 /h]= 5

Régulation de la pompe :
Elle consiste à connaître la pression d’enclenchement ainsi que la pression
de déclenchement :

Point de déclenchement (PD) :


C’est la pression à laquelle la pompe s’arrête, elle est comprise entre 0,5 et

110
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1 bar au dessus de point de fonctionnement (PF) .

P D = 3.5 bars

111
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Point d’enclenchement (PE) :

C’est la pression à partir de laquelle la pompe se démarre, elle se situe


entre 1 et 1,5 bar en dessous de point de déclenchement (PD).

P E = 2.5 bars

— Rendement de la pompe

Le rendement d’une pompe se définit comme le rapport entre la


puissance hydraulique réellement fournie au fluide et la puissance absor-
bée par la pompe.
Puti
ηpom = (%) (VIII.11)
Puia
Qv × HM T
Puti = [KW ]
367
5 × 31
Puti = = 0.42 [KW ]
367
La puissance absorbe par la pompe d’après le constructeur est :
Puia =0.82kw

Figure VIII.2 — Courbe de rendement de la pompe[15]

Donc, on trouve que :

0.42
ηpom = = 0.51%
0.82

112
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— Vérification de la cavitation

Lorsqu’on aspire un liquide dans un conduit, on crée une dépres-


sion. Cette chute de pression peut provoquer la vaporisation de l’eau et
la formation de bulles de vapeur. On appelle ce phénomène la cavitation.
S’il y a cavitation, la présence de bulles de vapeur provoque un martè-
lement à fréquence élevée pouvant occasionner d’importants dégâts.
Cette cavitation peut être prévue par le calcul du NPSHD (NET PO-
SITIVE SUCTION HAND ) et on le compare avec NPSHr (REQUIS)
fournie par le fabricant.
d’après le fabricant, on trouve : NPSHr = 0.8

Figure VIII.3 — Courbe de NPSH de la pompe[15]

NPSHD de la pompe en aspiration est donnée par la formule sui-


vante :

N P SHd = 10.33 − (F Calt + F Ctmp ) − Ja − ha − 0.5 (VIII.12)

— FCalt : facteur de correction d’altitude FCalt = 0 (zone d’alger)


— FCtem : facteur de correction de la température FCtem =0.13
— Ja : perte de charge totale du réseau d’aspiration Ja = 0.036mCE
— ha : hauteur géométrique du réseau d’aspiration ha :2 m

N P SHd = 10.33 − (0 + 0.13) − 0.0036 − 2 − 0.5

N P SHd = 7.66

Donc on a trouvé NPSHd > NPSHr ce qui signifier absence de cavitation.

113
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— Réservoir à vessie :

Le réservoir à vessie permet de diminuer le nombre de fois où la


pompe doit être démarrée et arrêtée. La pompe peut s’arrêter lorsque
l’eau est alimentée dans le réservoir jusqu’à atteindre une pression pré-
établie. Le réservoir contient ainsi de l’eau qui peut être utilisée ultérieu-
rement sans avoir à redémarrer immédiatement la pompe. Cela diminue
l’usure de la pompe et permet de faire des économies d’énergie.
le calcul du réservoir est donné par la formule suivante :

Q
Ru = 16.67 × (l) (VIII.13)
a

— Ru : réservoir utile(l)
— Q : débit de la pompe (l/min)
— a : nombre de démarrages maximal par heure ,on prend a=11.

83.33
Ru : 16.67 ×
11
Ru : 138.92(l)

Ru = 138,92 (l), mais on prendra Ru = 158 (l)

Alors on choisit un réservoir de 750 l , comme le montre Figure IX.4.

114
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Figure VIII.4 — Choix de la pompe[15]

VIII.2.4 Production d’eau chaude sanitaire

Dans une installation d’ECS il faut respecter deux règles :


— À la sortie des équipements la température doit être supérieur ou égale
à 55◦ C.
— Le stockage doit être porté à 60 ◦ C pendant au moins 1 heure sur 24
heures.
Les modes de production d’eau chaude peuvent être réparties en trois caté-
gories. :
— Production instantanée
— Production en semi-accumulation
— Production en accumulation totale
Dans notre situation, nous utilisons une installation en semi-
accumulation(échangeur + ballon de stockage) pour produire de l’eau
chaude sanitaire.

Dans le cadre de notre étude , la consommation quotidienne d’ESC


est estimée à 120 litres par chambre par jour.

En utilisant les valeurs estimées pour la consommation d’eau chaude

115
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sanitaire et en prenant en considération les données collectées dans cet hô-


pital concernant la consommation quotidienne, le ballon de stockage est
dimensionné de la manière suivante. :
— Volume de puisage

Le profile de consommation de notre proujet montre trois périodes


de pointe :

Table VIII.5 — Périodes de pointe estimées de consommation d’eau chaude

Part estimée de la
Période Horaire consommation
journalière

Matin 6h00 – 9h00 70 %

Midi 12h00 – 14h00 10 %

Soir 18h00 – 20h00 20 %

Donc : La période de forte demande la plus exigeante : 6h à 9h.

Donc :
Vp = Cj × hj (VIII.14)

Avec :
— Cj en (l/j) : La consommation journalière d’eau chaude.
— hj : Coefficient de répartition des besoins d’ECS prise égale à 0.7.
Vp = 120 × 150 × 0.7

Vp = 12600l

— Volume du ballon

Table VIII.6 — Facteur de mélange

Rapport H/D 2 1 0.5


Facteur de mélange 0,9 0,75 0,6

Remarque : Un facteur de mélange de 0,9 est retenu afin de


refléter une bonne stratification thermique dans le ballon. Cette

116
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valeur permet de représenter de manière réaliste l’efficacité d’uti-


lisation du volume d’eau chaude stockée, en limitant l’effet du
brassage avec l’eau froide lors du puisage.

— Le temps de puisage : TP = 3h.


— Le temps de réchauffage pris : TR = 2h.

On utilise la formule suivante :

Vp × Tr θpr − θef
Vbu = × (VIII.15)
Tp + TR − 0.05 θb − θef

Avec :
— Vp en (l) : Volume d’eau puisé pendant la période de pointe.
— TR en (h) : Temps de réchauffage.
— TP en (h) : période de pointe.
— θP r en (◦ C) : Température de production d’eau chaude sanitaire (θP r =
60 ◦ C).
— θef en (◦ C) : Température d’eau froide (θef = 10 ◦ C) .
— θb en (◦ C) : Température de l’eau stockée dans le ballon(θb = 60 ◦ C)

Donc :
12600 × 2 60 − 10
Vbu = ×
2+3 60 − 10
Vbu = 5040l

Donc : Le volume total du ballon :

Vbu
Vb = (VIII.16)
µ
5040
Vb = = 5600l
0.9
Tenant compte le volume trouvé avec calcul et les volumes normalisés
des ballons, nous avons choisi 7 ballons de stockage de : 800 l .

— Puissance nécessaire

On utilise la formule suivante :

(θP r − θef ) × Vbu


P = 0.001163 × × 1.1 (VIII.17)
TR

117
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Données :
— Vbu = 720 L
— θb = 60 ◦ C
— θef = 10 ◦ C
— TR = 2 h

La puissance nécessaire pour l’échangeur pour le ballon de 800 l :

60 − 10
P = 0.001163 × × 720 × 1.1
2

P = 23 Kw

118
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— Choix de Cumulus (chauffe-eau électrique)

En raison des contraintes d’espace dans notre projet souterrain,


où le stockage d’équipements volumineux est impossible, un cumulus
électrique a été choisi plutôt qu’une chaudière traditionnelle.

Raisons du Choix

1. Contraintes d’espace : Les chaudières à gaz ou fioul nécessitent


un grand espace pour le stockage du combustible et la ventilation, ce
qui n’est pas possible dans cet environnement.
2. Alimentation électrique fiable : Le site dispose d’un réseau élec-
trique stable, rendant l’utilisation de l’électricité plus pratique et sûre
que le gaz ou le fioul.
3. Sécurité : L’électricité élimine les risques d’émanation de gaz ou
d’explosion, essentiels dans un espace confiné comme un sous-sol.
4. Simplicité d’installation et maintenance : Le cumulus électrique
est facile à installer et à entretenir, avec moins de coûts de gestion
par rapport aux chaudières à combustibles.

En utilisant les fiches techniques des fabricants, nous avons choisi


un cumulus électrique, dont les caractéristiques sont montrées dans la
figure suivante :

Figure VIII.5 — Caractéristique de cumulus électrique[16]

119
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Table VIII.7 — Caractéristiques du Cumulus Électrique [16]

Caractéristiques Valeurs

Capacité 800 Litres


Matière Acier
Production d’eau
Oui
chaude
Hauteur 1890 mm
Largeur 990 mm
Profondeur 990 mm

VIII.2.5 Dimensionnement du vase d’expansion

A. Contenance d’eau dans l’installation

Vt = Vvc + Vtuyauterie + VCT A + Vchaudière (VIII.18)

pour cela en utilise (Table IX.8) et(Table IX.9)

Table VIII.8 — Contenance en eau des tuyauteries


D (mm) Contenance (l/m) Longueur totale (m) Contenance totale (l)
25 0.58 672.6 390.108
32 1.01 292.2 295.122
40 1.37 58.4 21.608
50 2.21 168.6 372.606
63 3.72 2 7.44
90 8.71 12 106.92
TOTAL (L) 1772.196

Table VIII.9 — Contenance en eau des appareils

TYPE Volume d’eau (l) Nombre Contenance(l)


VC 1.2 88 105.6
Cassette 1.6 5 8
CTA 20 5 100
Chaudière 300 1 300
Circuit ballons d’eau chaude 150 1 200
TOTAL (L) 713.6

120
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D’après la loi (IV.21)

V t = 2845.78 (l)

On prend
V t = 3000 (l)

B. Volume d’expansion
Il est donné par :

V exp = V t × [Cm − Cr] [litre] (VIII.19)

Avec :

Cm[70 C] = 0.023


Cr[10 C] = 0.000272

— Contenance de tuyauterie

Vtuyauterie = 936.95 l

— Contenance de la chaudière

Vchaudire = 207 l

— Le volume total de l’installation

Vt = 1143.95 l

Donc le volume expansée égale à :

V exp = 26 l

[Link]é du réservoir
Elle est donnée par :

Vexp
C= [litre] (VIII.20)
[1 − ( PP12 ]

121
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Avec :
P1 = 2.6 bar
P2 = 5 bar
Donc la capacité du réservoir est :
C = 54.17 l
D’après les catalogues des constructeurs, nous avons choisi une vase d’ex-
pansion de 60 l

Figure VIII.6 — Caractéristiques techniques de l’adoucisseur

VIII.2.6 Alimentation en eau douce

L’alimentation en eau douce dans un ouvrage souterrain requiert


une approche soignée et bien planifiée, prenant en compte les contraintes
d’espace, les systèmes de pompage, de filtration et de distribution, ainsi
que les exigences réglementaires en matière de qualité de l’eau. Une
gestion efficace garantit non seulement l’approvisionnement constant en
eau, mais aussi la sécurité et la durabilité du système dans des conditions
souterraines particulières.

VIII.2.6.1 Dimensionnement de l’adoucisseur

a) Définition de la dureté de l’eau


La dureté de l’eau, ou teneur en calcaire, désigne la concentration de
calcium et de magnésium dissous. Une faible teneur rend l’eau "douce"
ou "agressive", tandis qu’une forte teneur la rend "dure" ou "calcaire".

b) Volume d’eau à adoucir

122
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Il est défini par :

∆T H
Vadoucir = × Vt × I (l) (VIII.21)
T Hres

Où :
— ∆T H en (°F) : La différence de la dureté d’eau du réseau et la dureté
d’eau désiré.
— T Hres en (°F) (Titre hydrotimétrique) : La dureté d’eau du réseau.
— Vt en (l) : Le volume total d’eau dans le réseau.
— I en (jours) : La période d’échange ( régénération de la résine).

c) Volume de résine
Il se calcule telle que chaque 5 m3 d’eau à adoucir correspond à 1 litre
de résine.
Il est défini par :

∆T H × Vadoucir
Vresine = (l) (VIII.22)
5

d) Quantité du sel
Il s’agit de la quantité de sel nécessaire pour la régénération de la résine,
en considérant qu’un litre de résine contient 175 grammes de sel.

e) Dimensionnement de l’adoucisseur
Dans le cas de notre étude, nous avons choisi un adoucisseur à régéné-
ration chronométrique, avec un intervalle de 5 jours entre chaque régé-
nération.




 T Hreseau = 40 °F;

Sachant que T Hdesire = 10 °F;



Vt = 1000x1.1 l

1. Volume d’eau à adoucir :


En utilisant l’expression (IX.16) :

40 − 10
Vadoucir = × 1100 × 5 × 10−3 m3
40

123
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Vadoucir = 12.375 m3

2. Volume de résine :
En utilisant l’expression (IV.17) :

∆T H × Vadoucir
Vresine = (l)
5

(40 − 10) × 12.375


Vresine = (l)
5

Vresine = 74.25 (l)

Vrésine normalisée = 75 litres

3. Quantité du sel :

Msel = 75 × 175
= 13.125 kg

D’après les catalogues des constructeurs, nous avons choisi un


adoucisseur de 50 litres de résine.

Figure VIII.7 — Caractéristiques techniques de l’adoucisseur

124
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Figure VIII.8 — Adoucisseur

VIII.3 Évacuation des eaux usées et eaux vannes

Le dimensionnement d’un réseau d’eaux usées et d’eaux vannes


dans un ouvrage souterrain requiert une approche précise, prenant en
compte le débit généré par les usages, la pente disponible, le choix des
diamètres de conduites, ainsi que le respect des normes réglementaires.
Ces éléments sont essentiels pour assurer un écoulement efficace, éviter
tout risque de stagnation et garantir le bon fonctionnement de l’ensemble
du système d’assainissement.

Dans le cadre de ce projet souterrain, le réseau d’évacuation est


conçu selon un principe séparatif : les eaux usées, les eaux vannes sont
collectées et évacuées par des circuits distincts. Cette organisation per-
met une meilleure gestion des flux, tout en répondant aux exigences
spécifiques d’un environnement enterré, où les contraintes d’accessibilité
et de maintenance sont souvent plus marquées.

Le matériau privilégié pour la réalisation de ces réseaux est le


PVC, reconnu pour sa résistance, sa légèreté et sa facilité de pose. Ce
choix technique permet d’optimiser la mise en œuvre du réseau dans un
espace restreint, tout en offrant une solution économique et durable.

125
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VIII.3.1 Dimensionnement des tuyaux d’évacuation


— Débit de base

D’après le DTU 60-11, les débits de base et les diamètres des tuyaux
d’évacuation des différents appareils sont résumés dans le tableau sui-
vant :

Table VIII.10 — Débits de base des appareils avec ces diamètres [11]

Appareils Débit de base (l/s)


Baignoire 1,2
Douche 0,5
Lavabo 0,75
Lave-mains 0,5
Bidet 0,5
Évier 0,75
WC 1,5
Machine à laver le linge 0,65

Après avoir déterminé les débits unitaires des appareils sanitaires,


ceux-ci sont additionnés en fonction de leur raccordement à un même
collecteur, afin de calculer le débit cumulé à prendre en compte pour le
dimensionnement du réseau
— Raccordement des appareils

Les diamètres courants des de raccordement des appareils sanitaires sont


résumés dans le tableau suivant :

Table VIII.11 — Débits de base des appareils avec ces diamètres [11]

Appareils Diamètre min de siphon (mm)


Lavabo 80
Évier 80
WC avec la chasse 100
Baignoire 80
Douche 80

126
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— Calcul de débit probable

Il est donnée par la formule suivante[11] :

Qp = Qc × Y (VIII.23)

Avec :
— Qc en (l/s) : Le débit cumulé.
— Y : Le coefficient de simultanéité : Dans le cas des hôpitaux, il est donné
par la formule suivante :
0.8
Y =√ (VIII.24)
X −1
— Dimensionnement des chutes

Toutes les chutes seront dimensionnées en PVC 100 (94/100). Le dia-


mètre doit être constant sur toute la hauteur.
— Dimensionnement des collecteurs

Les collecteurs sont les tuyauteries situées après la chute. Le diamètre


nominal minimal à prévoir est de (100 × 3) mm avec une pente minimale
de 2 cm/m.
Les diamètres sont calculés avec la formule de Bazin [11] :

87 × RH × i
Q= √ × Sm (VIII.25)
0.16 + RH

Avec :
2
Dint π×α
Sm = ×( × sin(α)) (VIII.26)
8 180
Où :
— Q [m3 /s] : Débit admissible ;
— RH [m] : Rayon hydraulique, est le rapport entre la surface mouillée et
le périmètre mouillé ;
— Sm [m2 ] : Surface mouillée ;
— Dint [m] : Diamètre intérieur du collecteur ;

Sachant que α = 180, donc RH = 0.25 × Dint , on fait le calcul de débit


admissible pour i = 0.02 m/m.

127
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Table VIII.12 — Débit admissible de différents diamètres (PVC)

Dext (mm) Qadm (l/s) / i = 0.02

100 × 3 3,202
110 × 3,2 4,185
125 × 3,2 6,066
140 × 3,2 8,404
160 × 3,2 12,297
200 × 3,9 22,616
250 × 4,9 41,328
315 × 6,2 76,932

VIII.3.2 Exemple de calcul

Figure VIII.9 — Exemple de réseau d’EU et EV

Table VIII.13 — Calcul de réseau d’EU et EV — Collecteur 01 (P=0,02)

Le collecteur 01 (P=0,02)

Tronçon Débit (l/s) N° appareil Y Débit probable (l/s) D min (mm) D adopter (mm)

1_2 6 8 0,3024 1,8142 100 110


2_3 9 12 0,2412 2,1709 100 110
3_4 25,5 22 0,1746 4,4516 125 125

128
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VIII.3.3 station de relevage

VIII.3.3.1 Description

Il s’agit d’un dispositif permettant de refouler les eaux usées d’un


point plus bas que le niveau des égouts. Le poste de relevage est composé
des éléments suivants :
— La cuve : en béton ou en plastique, c’est dans cette cuve que les eaux
usées sont accumulées et que les pompes sont placées (elle doit être
étanche à l’eau).
— Les pompes : ce sont des pompes submersibles équipées de poires de
niveau qui détectent le niveau d’eau pour mettre en route ou arrêter les
pompes.
— La tuyauterie et le clapet antiretour : pour assurer un écoulement
contrôlé et éviter le retour des eaux usées.

VIII.3.3.2 Principe de calcul


— Calcul du débit
On effectue le calcul du débit probable comme au chapitre 1. On peut
appliquer un coefficient de sécurité de 1,25 au débit de la pompe.
— Diamètre de refoulement
Dans les cas courants, nous avons deux pompes (une de débit et une de
secours). La section intérieure de la canalisation est au moins égale au
diamètre de raccordement de la pompe. Le diamètre adopté est défini
en fonction de la vitesse maximale autorisée.
— Hauteur géométrique de refoulement
La hauteur géométrique (hg , en mètres) est la dénivellation mesurée
entre le niveau bas qui correspond à l’arrêt de la pompe (NA) et le point
de rejet du refoulement sur le collecteur gravitaire. On doit tenir compte
de la hauteur de crosse pour calculer la hauteur hg .
— Pertes de charge
On utilise la méthode simplifiée :

J = L × j × 1, 15 (VIII.27)

où :
— L : longueur du réseau (en mètres) ;

129
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— j : perte de charge linéaire (en mCE/m).

On doit tenir compte de la perte de charge due au clapet antiretour.


Le tableau IX.14 fournit les valeurs moyennes des pertes de charge des
clapets antiretour (JR , en mCE) :

Table VIII.14 — Pertes de charge JR des clapets antiretour (en mCE)

Vitesse (m/s) 0,7 1 1,5 2 2,3

DN = 50 mm 0,45 0,45 0,45 0,50 0,52


DN = 65 mm 0,45 0,45 0,47 0,52 0,60
DN = 80 mm 0,36 0,38 0,45 0,50 0,52
DN = 100 mm 0,27 0,30 0,37 0,40 0,45
DN = 125 mm 0,28 0,30 0,31 0,40 0,41
DN = 150 mm 0,25 0,28 0,31 0,34 0,37
DN = 200 mm 0,25 0,26 0,30 0,34 0,37

Au final, les pertes de charge totales sont données par :

J = L × j × 1, 15 + JR (VIII.28)

— Hauteur manométrique totale


Pour éviter une diminution du rendement du relevage dans le temps
(encrassement des tuyauteries et augmentation des pertes de charge), il
faut majorer les pertes de charge de 1 mCE :

HMT = J + hg + 1 mCE (VIII.29)

130
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— Volume utile de la fosse de relevage

La fosse de relevage doit avoir une capacité suffisante ou un vo-


lume utile (Vu ) pour faire fonctionner les pompes entre un niveau bas
et un niveau haut. Le nombre de démarrages par heure conseillé par les
fabricants est donné dans le tableau suivant :

Table VIII.15 — Nombre de démarrages admissibles par heure

Puissance du moteur Nombre de démarrages par heure

10 pour des moteurs de 1,5 à 5,5 kW 9 pour 400 s


8 pour des moteurs de 5,6 à 15 kW 7 pour 514 s
6 pour des moteurs de 15,5 à 37 kW 5 pour 720 s

Le volume de la fosse ne doit pas être sous-dimensionné pour res-


pecter le nombre de démarrages, ni surdimensionné pour éviter les stag-
nations des effluents et limiter les coûts de construction. On peut appli-
quer la formule pratique suivante pour calculer le volume utile :

T
Vu = ×Q (VIII.30)
N ×4

où :
— Vu : volume utile en litres ;
— T : temps entre deux démarrages en secondes ;
— Q : débit de la pompe en litres par seconde ;
— N : nombre de pompes.

On doit toujours avoir une tranche d’eau morte (R) entre le niveau
bas qui correspond à l’arrêt de la pompe et le niveau haut qui correspond
à la mise en marche de la pompe (NM). On doit toujours avoir une
hauteur de garde minimale (G) de 10 cm.

131
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La figure suivante illustre les détails de station de relevage :

Figure VIII.10 — station de relevage


[17]

1. Électropompe submersible
2. Câble de levage (ou chaîne de levage)
3. Flotteur / sondes
4. Câble électrique d’alimentation
5. Armoire (ou coffret) électrique
6. Clapet anti-retour
7. Vanne
8. Puisard
9. Puisard supplémentaire avec grille filtrante (optionnel)
10. Tuyauterie de refoulement
11. Zone de décantation
12. Pied d’accouplement

Remarque : dans notre projet, nous allons installer trois stations de


relevage.

132
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VIII.3.3.3 Exemple de calcul de station de relevage du collec-


teur 01

La vitesse maximale au refoulement est égale à 1,8 m/s. Le tuyau


de refoulement est en acier inoxydable .

Table VIII.16 — Débit de base des appareils

Appareil Quantité Débit de base par appareil (L/s) Débit de base (L/s)
WC 10 1,5 15
Lavabo 8 0,75 7.5
Douche 4 0,75 3
Somme 22 25.5

On a

— Hauteur de la crosse : 80 cm
— Hauteur du fil d’arrivée d’eau : 1,00 m
— Hauteur du garde : 1,00 m
— Hauteur de la tranche d’eau morte : 40 cm
— Hauteur de la fosse : 2 m
— Longueur totale de la canalisation : 25 m

Calcul du débit et du diamètre de la conduite de refoulement

Le débit probable est calculé avec le coefficient de simultanéité Y ,


donné par :
0, 8
Y =√ = 0, 175
28 − 1
Le débit probable Q est basé sur le débit total des appareils (33 l/s) :

Q = 25.5 × 0, 175 = 4.451 l/s

Avec un coefficient de sécurité de 25 %, le débit refoulé est :

Qrefoulé = 4.451 × 1, 25 = 5.563 l/s = 20 m3 /h

133
EMP [Link] SANITAIRE

Le diamètre minimal de la conduite de refoulement est calculé par :


s
4 × 5.563 × 10−3
D= = 0, 06273 m = 62, 73 mm
π × 1, 8

On prendra une conduite de refoulement en acier inoxydable de diamètre


nominal DN = 65 mm selo le tableau VIII.17.

Table VIII.17 — Diamètres des tubes en acier[11]

Diamètre nominal (mm) Extérieur × épaisseur (mm) Diamètre intérieur (mm)

15 21,3 × 2,3 16,7

20 26,9 × 2,3 22,3

25 33,7 × 2,9 27,9

32 42,4 × 2,9 36,6

40 48,3 × 3,2 42.5

50 60,3 × 3,6 53,9

65 76,1 × 3,6 69,7

80 88,9 × 4,0 82.5

100 114,3 × 3,6 107,1

125 139,7 × 4,5 130,7

150 168,3 × 4,5 159,3

200 219,1 × 5,9 207,3

La vitesse d’écoulement correspondante est :

4 × 5.541 × 10−3
V = = 1.42 m/s
π × 0, 06972

Calcul des pertes de charge

Le coefficient de perte de charge linéaire j est donné par :

j = 0, 00092 · 1, 421,75 · 0, 0697−1,25 = 0.047 mCE/m

134
EMP [Link] SANITAIRE

Avec un coefficient de sécurité de 15 % :

j = 0, 047 × 1, 15 = 0.054 mCE/m

Les pertes de charge totales J sur une longueur de 40 m, en tenant


compte des pertes mineures (tableau IX.12 : 0,47 mCE), sont :

J = 0, 054 × 25 + 0, 47 = 1.82 mCE

Calcul de la HMT et sélection de la pompe

La hauteur géométrique hg est :

hg = 18 − 0, 4 = 17.6 m

La hauteur manométrique totale (HMT) est donnée par :

HMT = 17.6 + 1.82 + 1 = 20.4 mCE

Sélection de la pompe

On sélectionne la pompe SQ 65-5.5 avec une puissance moteur


de 5.5 kW. On installe deux pompes SQ 65-5.5, puissance à 20 m3 /h
≈ 5.5 kW. On a donc 10 démarrages admissibles par heure et par moteur,
ainsi que 400 secondes entre deux démarrages.

La courbe de performance de la pompe SQ 65-5.5 est présentée


ci-dessous :
— Hauteur de la fosse = 1,0 + 0,1 + 0,4 + Hauteur du volume utile

— Hauteur de la fosse = 1,5 + Hauteur du volume utile

On dispose donc de 50 cm pour la hauteur utile (hu ≤ 0.5m). Si


on pose S comme étant la section de la fosse, on a : La hauteur utile hu
est donnée par :
Vu
hu = (VIII.31)
S
135
EMP [Link] SANITAIRE

Figure VIII.11 — Courbe de performance des pompes SQ 65-5.5[14]

Table VIII.18 — Caractéristiques techniques de la pompe SQ 65-5.5 [14]

Caractéristique Valeur

Type Pompes de drainage


Alimentation Chaîne
Moteur Classe d’isolation thermique du moteur F
Classe de protection contre l’humidité IP 68
Fonctionnement continu
Puissance 5,5 kW

Donc

hu = (T /8) · (Q/S) ≤ 0, 5m ⇒ S ≥ [(400 · 0.00556)/(8 · 0, 5)] = 0, 56m2

On prendra une fosse de 0,8 m par 0,8 m.

volume utile

— On applique la formule IX.24

(278 · 10−3 )
 
400
Vu= × 5, 56 = 278litres ⇒ hu = = 0.43m
2×4 (0, 8 · 0, 8)

136
EMP [Link] SANITAIRE

La hauteur utile est inférieure à 45 cm, ce qui est conforme.

La hauteur de garde est calculée comme :

Hauteur de garde = 2.00 − 0.40 − 0.43 − 1 = 0.17 cm

Au final on aura une hauteur de garde de 17 cm.

VIII.3.4 Normes et réglementations en plomberie sanitaire

La plomberie sanitaire dans les ouvrages entièrement souterrains,


comme ceux des établissements de santé, doit respecter des règles et
des normes précises, notamment la norme NF 077 MM, pour empêcher
l’infection des malades. Cette norme établit les critères à suivre pour
les équipements de robinetterie médicale utilisés dans les hôpitaux, les
cliniques et autres centres de soins.

IX.4.1.1 Norme NF 077 MM


— Équipements concernés
La norme NF 077 MM concerne les équipements suivants :
— Robinets et vannes pour l’eau, les gaz médicaux et les fluides utilisés
en milieu médical.
— Réseaux de distribution des gaz médicaux.
— Dispositifs permettant de contrôler la pression et la température, ainsi
que les raccordements et connexions.
— Critères principaux
Voici les principaux points de cette norme :
— Résistance aux bactéries et nettoyage facile.
— Compatibilité avec les appareils médicaux.
— Assurance d’un fonctionnement sûr et sans panne.
— Respect des règles d’hygiène et de santé publique.

IX.4.1.2 Robinetterie médicale


— Conception des robinetteries
La norme NF 077 MM impose des changements importants dans la
conception des robinets médicaux.
— Modèles recommandés

137
EMP [Link] SANITAIRE

Voici quelques exemples de modèles adaptés pour les équipements sani-


taires :
— Mitigeur avec bec.
— Mitigeur sans bec.
— Mitigeur avec un bec haut orientable et un levier médical.
— Mitigeur avec un bec orientable.

138
EMP [Link] SANITAIRE

Figure VIII.12 — Mitigeur avec bec. Figure VIII.13 — Mitigeur avec un bec haut orientable.

Figure VIII.14 — Mitigeur sans bec. Figure VIII.15 — Mitigeur avec un bec orientable.

139
EMP [Link] SANITAIRE

VIII.4 Conclusion

En résumé,Dans le sous-terrain, la plomberie sanitaire est très im-


portante. Elle permet de fournir de l’eau potable et propre, d’évacuer les
eaux usées et de garder un environnement sain, même sous terre. Les ins-
tallations souterraines doivent suivre des règles strictes pour assurer la
sécurité des utilisateurs, comme les patients, le personnel ou les visiteurs
dans des lieux comme les hôpitaux. Chaque système de plomberie doit
être nettoyé et vérifié souvent pour garantir une eau potable de bonne
qualité et éviter les infections.

140
CONCLUSION
GÉNÉRALE
EMP Conclusion générale et perspectives

Conclusion générale

En conclusion, notre projet de fin d’études a permis d’analyser les


besoins thermiques, de conditionnement d’air et de plomberie sanitaire
d’un ouvrage souterrain sensible, en répondant aux normes et exigences
spécifiques de ce type d’infrastructure stratégique.

Nous avons développé des solutions sur mesure pour garantir le


confort, la sécurité et l’hygiène des différentes zones de l’ouvrage, no-
tamment les espaces techniques, les zones de contrôle, de maintenance
et d’opérations critiques. Cela a impliqué une sélection rigoureuse des
équipements et accessoires adaptés, en veillant à leur performance opti-
male et à leur conformité avec les réglementations en vigueur.

Pour répondre aux exigences de climatisation et de ventilation,


nous avons appliqué les standards réglementaires en vigueur, garantis-
sant une conception et une mise en œuvre adaptées aux spécificités de
l’ouvrage souterrain sensible.

En matière de plomberie sanitaire, nous nous sommes appuyés sur


le DTU 60-16, intégrant les évolutions technologiques et réglementaires
les plus récentes. Cette référence a orienté le dimensionnement des ré-
seaux d’alimentation en eau (chaude et froide), ainsi que l’évacuation des
eaux usées, des eaux vannes et des eaux pluviales. Le choix des maté-
riaux de tuyauterie a été effectué avec soin pour minimiser les pertes de
charge, préserver la qualité des fluides et assurer un confort acoustique
optimal.

Pour ce qui est des installations de robinetterie, nous avons res-


pecté la norme NF 077 mm afin de réduire les risques de contamination
microbienne dans les réseaux d’eau, un aspect essentiel pour assurer la
sécurité des utilisateurs dans des contextes sensibles. Les robinets choisis
ont été conçus pour supporter les variations thermiques extrêmes et les
agressions chimiques, limitant ainsi le développement de bactéries.

En fin, nous espérons que ce travail constituera une ressource pré-


cieuse pour les professionnels du secteur et servira de référence pour la
conception et la mise en œuvre de futurs ouvrages souterrains .

142
Bibliographie

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[3] ISO 14644-1 :2015, Salles propres et environnements maîtrisés appa-
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(Consulté le 3 février 2023).
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