INTRODUCTION
Dans un environnement mondial caractérisé par des incertitudes croissantes, les entreprises
modernes naviguent dans un environnement où les ruptures d'approvisionnement représentent
l'une des menaces les plus critiques pour leur continuité d'activité. Bien que ces interruptions soient
fréquemment attribuées à des éléments externes comme des fournisseurs défaillants ou des
délais logistiques, de nombreuses études ont révélé l'importance des facteurs internes dans
leur apparition.
La gestion des chaînes d’approvisionnement, connue sous l’appellation SCM, est désormais l’un des
types d’organisation les plus populaires de notre époque (CHARLES S. TAPIERO 2008).
D'autres scientifiques tels que (TALBI Sara, ACHOUR Sofia, ABKARY Badra 2024) soutiennent que les
systèmes de chaîne d'approvisionnement réussissent grâce à l'habileté des principaux intervenants à
réagir aux évolutions des besoins des consommateurs et à allonger la durée de vie des produits. Pour
une gestion plus efficace de la chaîne d'approvisionnement. (DHIBA Y. & ALAOUI M. (2020))
constatent que le suivi des mouvements physiques et la transparence des informations sont devenus
des défis complexes à gérer dans la chaîne d'approvisionnement.
Dans cette section, nous passons en revue les contributions importantes au domaine de la gestion
des risques de perturbation. Déterminer les dangers associés à la chaîne logistique n'est pas une
tâche simple (Lhoussaine OUABOUCH, 2016). Selon lui, le premier type de risque (le risque
d'approvisionnement) est surtout pratique et se rapporte aux fournitures, aux
expéditions, aux commandes et à la gestion des flux sur le court terme. Tapiero (2008) indique que la
mondialisation ainsi que la complexité croissante des chaînes d'approvisionnement ont engendré de
nouveaux dangers, en particulier ceux liés aux fluctuations de la demande,
aux délais d'approvisionnement et à la dépendance envers certains fournisseurs. Il souligne que la
gestion de la chaîne d'approvisionnement repose sur une approche d'intégration, de coopération et
de contrôle, ce qui peut faire défaut face aux risques stratégiques et aux
déséquilibres d'information. Si ces éléments internes ne sont pas gérés de manière adéquate,
ils peuvent causer des ruptures d'approvisionnement.
Finalement, (Olivier Lavastre, Angappa Gunasekaran, Alain Spalanzani 2011) ont confirmé que les
augmentations des risques liés à la chaîne d’approvisionnement ont des conséquences dramatiques
des événements négatifs sur les entreprises.
Il est primordial d'examiner les raisons internes des interruptions dans la chaîne
d'approvisionnement pour déterminer les axes organisationnels qui permettent d'éviter ces
problèmes. Dès lors, des questions centrales émergent :
REVUE LITTERATURE
1- Le concept de risque de chaîne d’approvisionnement :
L’approvisionnement joue un rôle plus prépondérant à jouer. Ce rôle s’incarnera principalement dans
la gestion du risque évoquée.
Un risque d'approvisionnement est caractérisé par une absence temporaire ou étendue de matières
ou de pièces indispensables à la production, causée par un déséquilibre entre la demande et la
capacité à fournir. (Anasse Amarouche, Philippe Chapellier, Alain George 16 Apr 2019) parmi les
premiers qui ont définis la rupture dans le cadre de la chaîne d'approvisionnement, ont caractérisé ce
dernier comme les potentielles ruptures de flux entre différents éléments qui peuvent affecter la
chaîne logistique. À travers les nombreux témoignages rassemblés sur ce sujet, les ruptures liés à
l'approvisionnement mentionnés par les participants sont en accord avec la classification proposée
par (lhousayn , jamal 2016) Cela inclut les menaces d'approvisionnement (retards de
livraison, dommages), les dangers associés au processus de fabrication (erreurs de
production, problèmes d'emballage ou autres), les ruptures liés à la demande (fluctuation de la
demande, productions ou livraisons qui ne répondent pas aux attentes). Pour poursuivre sur le risque
lié à l'approvisionnement, (O. Lavastre, A. Spalanzani2010) le définissent comme "the transpiration
of significant and/or disappointing failures with inbound goods and services".
Les entreprises considèrent l'approvisionnement comme un moyen d'obtenir et d'utiliser les
informations dont elles ont besoin (Martin Beaulieu, Claudia Rebolledo,2019) Les gestionnaires
doivent efficacement gérer les risques et perturbations, tant au niveau organisationnel.
2- Le rôle de l’organisation interne sur la prévention des risques :
L'efficacité de la chaîne d'approvisionnement, définie comme la capacité d'une entreprise à utiliser
ses ressources, ses technologies et son expertise afin de minimiser ses coûts logistiques et de
production et de maximiser ses profits en l'absence de perturbations, suscite l'intérêt des chercheurs
et des praticiens depuis plus de 30 ans. La capacité d'une entreprise à prévenir les risques
d'approvisionnement dépend largement de l'efficacité de son organisation interne. D'après (Ebondo
Wa Mandzila et Zéghal (2009)), une approche proactive en matière de gestion des
risques exige une collaboration étroite entre divers départements de l'entreprise, tels que les achats,
la production et la logistique, pour prévoir et répondre de manière efficace aux interruptions.
L'échange d'informations entre les membres de la chaîne d'approvisionnement peut permettre à ces
derniers d'adopter des pratiques plus efficaces concernant leur fonctionnement interne et externe au
sein de la chaîne d'approvisionnement. (Anasse Amarouche, Philippe Chapellier, Alain George 16 Apr
2019) disent que c’est important de noter le partage des risques dans le cadre de la chaîne
d’approvisionnement. Le partage de l'information comprend trois aspects : la technologie d'appui au
partage de l'information, le contenu de l'information et la qualité de l'information (LAMZIHRI
Othmane, BARI Yasmina, EL KAMLI Mohammed 2023) Ce que confirment dans leur étude que le
partage d'informations sur la chaîne d'approvisionnement peut protéger contre l'opportunisme et les
parties en présence contre les comportements opportunistes.
3- Les leviers internes pour anticiper et gérer les ruptures
Les solidarités organisations des chaînes d'approvisionnement dépend en grande partie de la
capacité des entreprises à activer des leviers internes afin d'anticiper et de gérer les perturbations.
Parmi ces leviers, la flexibilité opérationnelle, la redondance, la collaboration interne et l'utilisation
des technologies de l'information occupent une place essentielle. L'efficacité de la chaîne
d'approvisionnement, définie comme la capacité d'une entreprise à utiliser ses ressources, ses
technologies et son expertise afin de minimiser ses coûts logistiques et de production et de
maximiser ses profits en l'absence de perturbations (Florian Lücker, Anna Timonina-Farkas, Ralf W.
Seifert),
A l’inverse (DHIBA Y. & ALAOUI M. (2020)) trouvent que le savoir partage étendu d’informations
entre les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, pour accroître la visibilité des vulnérabilités et la
collaboration afin de soutenir les décisions et pratiques pertinentes de SCRM, et ils ont affirmé que la
coordination, la collaboration, la coopération, l’application de la gestion des risques et, bien sûr, le
partage d’information, la visibilité et/ou la transparence continues s’appuyant sur la confiance entre
les partenaires de la chaîne logistique sont impératifs pour éviter, réduire, gérer et atténuer les
risques. De ce fait, l'objectif du SCRM est d'identifier les sources potentielles de risque et de mettre
en œuvre les mesures appropriées pour éviter ou limiter la vulnérabilité du supply Chain. Ces
chercheurs ont conclu qu’il existe cinq phases successives et fondamentales du management du
risque à savoir ; l’identification, l’évaluation, la maîtrise, le contrôle et le traitement des risques. Il est
certainement difficile d’atténuer tous les risques au sein de la chaîne logistique, cependant, il y a des
mesures que nous pouvons prendre et des stratégies à mettre en place pour réduire les risques.
Figure N°1 : étapes de gestion des risques
Typologie des risques d’approvisionnement et ses sources :
Avant de procéder à l’analyse des risques rencontrés dans un cadre d’entreprise particulier, il est
essentiel de déterminer les diverses catégories de risques susceptibles d’influencer une chaîne
d’approvisionnement. Les travaux existants mettent en évidence plusieurs types de vulnérabilités
logistiques, pouvant être regroupées en fonction de leur source, de leur caractéristique et de leur
effet potentiel.
De plus , (Olivier Lavastre, Angappa Gunasekaran, Alain Spalanzani 2011) ont mis en évidence que la
mondialisation des marchés, la réduction du cycle de vie des produits, la complexité des réseaux
internationaux de partenaires industriels, l'imprévisibilité de la demande, l'incertitude de l'offre, la
pression sur les coûts, la nécessité d'être agile et performant, le recours croissant à l'externalisation
et à la délocalisation, ainsi que la dépendance aux fournisseurs, sont autant d'éléments contribuant à
ces situations difficiles et persistantes. Par ailleurs, d’autres risques qui perturbent la chaîne
d’approvisionnement les perturbations, les retards, les systèmes, les prévisions, la propriété
intellectuelle, les achats, les créances, les stocks et la capacité sont les neuf principales sources de
risque pour la chaîne d'approvisionnement.
Dans cet article, on va citer plusieurs risques liés à la chaîne d’approvisionnement comme :
Source des risques d’approvisionnement :
(Olivier Lavastre, Angappa Gunasekaran, Alain Spalanzani 2011) ont identifier 5 sources de risque :
identifier le processus, le contrôle, la demande, l'offre et l'environnement.
Figure 2 : Sources of risk in the Supply Chain
Risque lié au processus :
Les risques liés aux processus internes de l’entreprise sont parmi les plus fréquents dans la chaîne
d’approvisionnement. Un exemple emblématique d’après (Christophe Tang, Brian Tomlin 2008)
illustrent le risque processuel est celui d’IBM en l’an 2004. L’entreprise souffrait de problèmes de
rendement de son usine de production située à East Fishkill dans l’État de New York, ce qui a
engendré une perte de 150 millions de dollars pour sa division microélectronique au cours du
premier trimestre. Ce dysfonctionnement au sein même de l’organisation, qui a eu pour causes des
rendements inférieurs aux prévisions, a rejoint directement la capacité de production de l’entreprise
et limité sa réactivité face à la demande de ses clients, tant il est vrai qu’une défaillance au sein du
processus de production en aval peut engendrer des impacts majeurs sur la chaîne logistique et dans
le fonctionnement interne de l’entreprise, ce qui s’est vérifié dans le cas de l’exemple cité.
L'exécution de ces processus dépendra probablement immédiatement sur des actifs détenus ou
gérés en interne et sur une infrastructure fonctionnelle (Martin Christopher et Helen Peck 2014)
Risque lié au contrôle :
(Martin Christopher et Helen Peck 2014) définissent ce risque comme les hypothèses, les règles, les
systèmes et les procédures qui régissent la manière dont une l’organisation exerce un contrôle sur
les processus.
Le risque de contrôle est la capacité de l’entreprise à surveiller, anticiper et diriger correctement ses
opérations logistiques. Cela dit, des outils de suivi, des indicateurs de performance ou des systèmes
de réapprovisionnement peuvent parfois être périmés, désordonnés ou peu fiables. Il en résulte une
absence de visibilité sur les flux affectant la volonté de l’entreprise et pouvant conduire à une
réaction trop tardive face à une rupture de stock qui s’annonce ou à une surproduction inutile. Par
conséquent, reprendre le contrôle passe par l’équipement d’un système de contrôle efficace,
informé des données les plus récentes, géré par le biais d’alertes automatiques et de réunions de
pilotage. De même, la maîtrise passe par un partage au sein de l’équipe de toutes les informations
mais également par le développement d’une culture d’anticipation des problèmes.
Risque lié à la demande :
Risque environnementales :
Risques liés aux fournisseurs :
Les relations avec les fournisseurs, bien qu'indispensables pour assurer le bon déroulement des
opérations, présentent également des risques pouvant affecter l'efficacité de la chaîne
d'approvisionnement. (Slim Harbi, Mohamed Bahroun 2015) trouvent que le fournisseur un premier
maillon offrant une variabilité de références et assurant l'acheminement des produits vers l'entrepôt
central, ou encore la livraison directe , cela se vérifie notamment dans le cas de (Anasse Amarouche,
Philippe Chapellier, Alain George 16 Apr 2019) ont justifié que la probabilité d'un incident survienne
en raison d'une défaillance du fournisseur ou d'un problème sur le marché d'approvisionnement,
entraînant pour l'entreprise acheteuse une incapacité à satisfaire la demande des clients, ou mettant
en danger la vie et la sécurité des clients. Le risque que les fournisseurs obtiennent des contrats qui
ne suffisent pas à couvrir leurs coûts fixes d’infrastructure (Gaurab Aryal, Charles Murry, Pallavi Pal,
Arnab Palit 2025)