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IHH Esetec

Le document présente une initiation à l'hydraulique humaine, soulignant l'importance de la qualité de l'eau et les traitements nécessaires pour la rendre potable. Il aborde les objectifs de sensibilisation aux souillures de l'eau, les caractéristiques et définitions de l'eau, ainsi que les normes de potabilité. Enfin, il évoque les enjeux liés à la gestion de l'eau et son rôle crucial dans le développement durable.

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Ecole Spéciale du Bâtiment

et des Travaux Publics


Yamoussoukro(ESBTP)

Initiation à
l’Hydraulique
Humaine
4ème EDITION

Avril 2024

Zéphirin GNABOA

1
SOMMAIRE
Objectifs

1- Objectif général
L’objectif général est de faire ressortir que la qualité de l’eau très variable et
dépend de son milieu. Un traitement s’impose pour la rendre potable.

2 – Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques sont de :
 Faire prendre conscience que l’eau peut se souiller ou être souillée selon son
entourage ;
 Lister toutes les souillures qu’on peut rencontrer dans une eau brute ;
 Evoquer les conséquences immédiates et à long terme sur la santé des
consommateurs.

I - Généralités
2- Introduction
3- Mythes liés à l’eau
4- L’eau dans le corps des êtres
5- Gérer les besoins en eau : 5 fonctions de l’eau
6- Usages de l’eau
7- Durée de séjour d’une molécule d’eau

II -Définitions de l’eau

 Selon l’OMS
 Selon la chimie
 Selon le code de l’eau de CIV
 Quelques définitions et explications relatives aux contrôles organoleptiques
et physico-chimiques

2
III - Qualités de l’eau

 Caractéristiques naturelles communes aux eaux brutes


 Certaines maladies liées à l’eau
 Qualité de l’eau potable
 Qualité d’une eau minérale
 Les normes de la qualité
 Indicateurs de la qualité de l’eau

3
I- GENERALITES SUR L’EAU

1- Introduction

Chacun le sait, nous sommes surtout faits d’eau, et la vie de tout être vivant
en dépend. Non seulement nous ne pouvons pas nous passer de boire, mais notre
nourriture elle-même, végétale ou animale nécessite beaucoup d’eau et nos
activités industrielles en dépendent largement : elle refroidit, nettoie, dilue,
transporte, fournit de l’eau. L’eau est à la base de l’hygiène qui nous apporte
confort et protection contre les infections.

Aujourd’hui, l’Humanité est face à l’un des plus grands défis de son
histoire : continuer son développement alors que l’eau disponible dans
d’importantes régions du monde est déjà insuffisante. Pour cela, la première des
conditions est de la protéger, d’en user sans en abuser, de ne pas en faire un
réceptacle trop facile de notre pollution.

Avant de la rendre à la rivière ou à la nappe phréatique, il faut prendre la


peine de la nettoyer pour lui permettre d’être réutilisable en tout premier lieu par
les animaux et les plantes de la rivière. L’eau est fragile, elle a besoin de notre
respect aussi sûrement que nous avons besoin d’elle. Elle est au cœur de tout
développement durable.

2- Les mythes liés à l’eau

L’eau une symbolique double


Les symboles associés à l’eau n’ont guère changé au cours du temps, ni
même d’une civilisation à l’autre. Partout, l’eau est symbole de vie, de vitalité, de
fécondité.

Est-elle limpide, qu’elle évoque la pureté. Est-elle sale, qu’elle évoque la


souillure, la maladie et la mort.

4
L’eau unificatrice est souvent utilisée dans les rituels religieux. Chez les
catholiques, elle bénit le croyant ; et l’eau du baptême marque l’entrée dans la
communauté religieuse. Chez les musulmans, les ablutions lavent le corps avant la
prière afin de se présenter, physiquement et symboliquement propre devant
ALLAH. En Inde, le Gange est plus qu’un fleuve, c’est la forme terrestre de la
déesse GANGA, descendue du ciel pour sauver l’Humanité. En plongeant dans ces
eaux sacrées et magiques, tout en récitant les mantras, les pèlerins effacent leurs
péchés, présents et à venir.

3- L’eau dans le corps des êtres

Notre organisme est principalement composé d’eau puisque cette dernière


représente 65% de note poids corporel soit environ 45 litres pour une personne de
70 kg. Mais cette teneur en eau diminue avec l’âge. Elle passe de 97% chez le
fœtus de 2 mois à 55% chez une personne âgée.

Répartition de l’eau dans nos organismes

Le cerveau contient : 75% d’eau


Le sang : 83%
Les reins : 83%
La peau : 70%
Les muscles : 76%
Les os : 22%

Par contre, pour la tomate 91%, pour les pommes de terre 78%, pour
l’œuf 75%, pour le poisson 80%, la méduse 98%.

Si l’on compare la proportion d’eau constituant les différents organismes


vivants, l’Homme se situe dans une tranche moyenne avec ses 65%. Certains
organismes, comme les méduses, sont, en revanche presque exclusivement
composés d’eau (98%) tandis que les tardigrades, minuscules animaux à mi-
chemin entre les vers et les insectes, battent des records de déshydratation avec
moins de 1% en phase de vie ralentie lorsque les conditions extérieures sont
défavorables.

5
4- Gérer les besoins en eau : 5 fonctions de l’eau

Pour satisfaire tous les besoins, les différents intervenants de la gestion


de l’eau doivent :

 Programmer les moyens à mettre en œuvre pour satisfaire les différentes


utilisations de l’eau ;
 Décider de la construction des infrastructures ;
 Concevoir les ouvrages associés à la distribution et à l’assainissement de
l’eau
 Financer la construction et l’entretien des installations
 Réglementer l’utilisation de l’eau.

5- Usages de l’eau

Nous consommons toujours plus d’eau qu’elle coule du robinet ou d’une


bouteille. Sa présence nous est familière, naturelle. Pourtant, l’eau est devenue un
produit technologique, transformé dans les usines de potabilisation ou d’épuration.
Ces interventions, dont le coût augmente, nous font prendre conscience
qu’elle n’est pas une ressource inépuisable et qu’elle doit être préservée. Toute eau
prélevée pour un besoin n’est pas forcément la consommation nette pour le même
besoin. En exemple, pour l’énergie, on prélève 60% des ressources disponibles et
on en consomme 3%.

6
6- Durée de séjour d’une molécule d’eau

La durée de séjour d’une molécule d’eau varie en fonction du lieu et de


la température. Ainsi, dans l’atmosphère, elle y séjourne entre 8 et 10 jours. Dans
les océans et mers, 4000ans ; dans les lacs naturels ou artificiels, 10 ans ; dans les
rivières 2 semaines ; zones humides plusieurs années ; dans les organismes, 1
semaine ; dans le sol, de 2 semaines à 1 an ; dans les nappes aquifères, de quelques
jours à plusieurs milliards d’années ; dans les glaciers, de 10 ans à plusieurs
milliards d’années.

II- Définition de l’eau

Quoi de plus simple, et plus banal, que l’eau ? Lorsqu’elle est pure, c’est un
liquide incolore, inodore et insipide.

Pour le chimiste, l’eau est également une molécule très simple composée de
deux atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène. L’eau possède pourtant de
surprenantes particularités.

Selon le code de l’eau, l’eau est un liquide transparent, incolore et sans


saveur à l’état pur. Les termes eau et ressources en eau sont utilisés de façon
interchangeable.

Il existe des nuances entre l’eau accompagnée d’un qualificatif, eau de


surface, eau minérale, eau potable, eau sacrée, eau souterraine, eaux ou mers
territoriales.

Eau de surface : toutes les étendues d’eau et leurs dépendances légales en


contact avec l’atmosphère (à la surface de la Terre).

Eau minérale : eau provenant d’une nappe souterraine contenant des sels.

Eau potable : toute eau est considérée comme potable si elle n’affecte pas la
santé du consommateur à court, moyen ou long terme. Ses caractéristiques
physico-chimiques, microbiologiques font l’objet d’une disposition
réglementaire.

7
Eau sacrée : considérée ou utilisée avec ou sans son contenu par une
communauté qui appelle un respect absolu digne d’adoration et de
vénération.

Eau souterraine : toutes les eaux contenues dans les roches réservoirs, dans
le sous-sol localisé en dessous de la zone hypodermique du sol (non saturée).

Eau ou mers territoriales : zone des mers s’étendant des côtes d’un pays
jusqu’à la ligne considérée comme sa frontière maritime. Cette frontière est
définie par la conférence de Montego bay du 10 décembre 1982 à 12 miles
(1miles équivaut à 1609 mètres).

8
EAUX DE CONSOMMATION

Législation de l’eau potable.


La potabilité correspond à la description de l’état de qualité d’une eau et
non à son usage : l’eau destinée à la consommation humaine est potable ou non
potable. Pour qu’elle soit considérée Comme potable il ne suffit pas que l’analyse
de certains paramètres fasse apparaitre des résultats conformes aux normes, il est
nécessaire qu’un ensemble de dispositions administratives, techniques et de
surveillance soient respectées.
La directive européenne 80/778/CEE prenait en compte soixante-deux (62)
paramètres classés en cinq (5) groupes pour caractériser la potabilité de l’eau. Le
tableau ci-dessous donne ces cinq (5) groupes :

GROUPES QUALIFICATIFS EXEMPLES

A Paramètres organoleptiques Couleur, Turbidité, odeur


B Paramètres physico-chimie PH, sodium, dureté …

C Paramètres contenant des NO3, NO2, Fe II …


substances indésirables

D Paramètres concernant les Arsenic, Cadmium,


substances toxiques pesticide …

E Paramètres microbiologiques Coliforme thermo-tolérant

9
La circulaire 05/09/1885 classait l’eau en quatre (4) catégories. Ces quatre (4) sont
consignées dans le tableau ci-dessous :

Eau très Eau Eau Eau mauvaise


pure potable suspecte

Chlore <0,015 <0,04 0,05 à 0,1 >0,1

Degré Hydrométrique 5 à 15 15 à 30 >30 >100


Total

Degré Hydrométrique 2à5 5 à 12 12 à 18 >20


après l’ébullition

III.1. Rappel de la potabilité et de ses normes


Selon l’article 129 du code de l’eau :
’’ Sous réserve de l’élaboration des normes telles que prévues dans la présente loi
portant code de l’eau, les normes en vigueur sont celles de l’organisation mondiale
de la santé (OMS).
En côte d’ivoire, la norme de potabilité appliquée est la norme OMS.
À toutes fins utiles, il existe aussi d’autres normes telles que :

10
Définitions

- Normes de potabilité des eaux, CEE 1975 ;


- Codex alimentarius (code alimentaire).
- Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), plus de 80% des maladies
qui sévissent à la surface de la terre sont, ou d’origine hydrique, ou liées au
milieu aquatique.
- Pour lutter contre cet état de fait, l’OMS a, en 1972, tentée de définir certaines
caractéristiques de l’eau potable : ¨elle ne doit contenir en quantité dangereuse
ni substances chimiques, ni germes nocifs pour la santé. En outre, elle doit être
aussi agréable à boire que les circonstances le permettent¨. Cette notion
descriptive est complétée plus tard par la prise de conscience que ¨ la bonne
qualité de l’eau de boisson fait davantage pour la santé publique que n’importe
quel vaccin ou médicament ¨. L’OMS, par ses travaux et ses recommandations,
incite chaque pays à ¨élaborer des normes de qualité aussi voisines des valeurs
indicatives recommandé dans le but de protéger la santé publique. ¨(Directives
de qualité pour l’eau de boisson, 3 vol., OMS, Genève, 1986).

11
III.11.3.1 Eau minérale naturelle
L’appellation “eau minérale“ est faite par abus de langage à la place d’“eau
minérale naturelle“. Une eau est avant tout minérale parce qu’elle contient
des sels minéraux présents naturellement ou artificiellement. La définition
d’eau minérale varie selon les législations et les règlementations des pays. Il
sera donné ici les définitions de deux pays que sont la France et la Suisse.
En France, une eau minérale est une eau d’origine souterraine, saine sur le
plan bactériologique, qui doit être embouteillée sans aucun traitement. C’est
une eau dont la composition est stable et qui bénéficie des propriétés
favorables à la santé, reconnues pour les eaux françaises par l’Académie de
Médecine et du Ministère de la Santé.
En Suisse, la notion d’“eau minérale“ est réglementée par la loi dont les
dispositions applicables se trouvent dans l’Ordonnance sur les Denrées
Alimentaires (ODA articles 278 à287) ainsi que dans d’autres ordonnance
comme l’Ordonnance sur les substances étrangères et les composants et
l’Ordonnance sur l’hygiène. Selon l’ODA, une “eau minérale naturelle“ est
une eau microbiologiquement irréprochable, provenant d’une ou plusieurs
sources naturelles ou captée artificiellement de nappes souterraines dont
l’obtention fait l’objet de soins particuliers.
De plus, dans la durée, une eau minérale doit présenter les mêmes
caractéristiques.

III.11.3.2 Eau de source


En France, l’“eau de source“ est une appellation codifiée par l’arrêté du 6
juin 1989 désignant une eau naturelle, le plus souvent d’origine profonde et
dont la qualité physico-chimique et microbiologique doit respecter sans
traitement les critères de potabilité des eaux destinées à la consommation
humaine. (Cf. décret 89-3 du 3 janvier 1989 et décret n°2001-1220 relatif
aux eaux destinées à la consommations humaines en France).

III.11.3.3 Eau de table


L’eau de table peut être définie comme une eau rendue potable par
12
traitement comme c’est le cas de l’eau de robinet ou l’eau de ville.
Pour être
Donc “eaureconnue
minérale“comme
et “eau telle,
de source“
une “eau
correspondent
minérale“ àdoit
des eaux
satisfaire
ayantà fait
de
nombreux
l’objet d’une
critère
reconnaissance
définis dans des
légale,
textesconcrétisée,
réglementaires
après
dontune
les principaux
procédure
peuvent être ainsi
administrative, parrésumés
arrêté ministériel
: d’autorisation.
- Une eau minérale doit garantir sa composition ainsi que la constance de
l’ensemble de ses caractéristiques et bénéficier de certaines propriétés
favorables à la santé officiellement reconnues ; elle n’est pas forcement
potable.
- Une eau de source peut provenir de sources différentes, même de régions
éloignées ; elle doit répondre aux caractéristiques exigées pour une eau
destinée à l’alimentation ;
- Une eau de table est une eau dont la source peut être souterraine ou surface ;
elle est potable.
- Être d’origine souterraine (provenir d’une source exploitée par une ou
plusieurs émergences ;)
- Avoir une pureté originelle, autrement dit, être saine sur le plan
bactériologique à l’émergence ; cette qualité étant garantie par la protection
naturelle du gisement ;
- Être caractérisée par sa teneur en sels minéraux ou oligo-éléments ;
- Témoigner d’une stabilité de ses caractéristiques physico-chimiques.
- De distinguer, le cas échéant, par ses propriétés favorables à la santé,
confirmées par les examens ou observations cliniques, appréciées par
l’Académie nationale de médecine.
-

13
lll.12- TRAITEMENT DES EAUX

Historique de la legislation

L’évolution de la règlementation concerne le domaine de traitement de


l’eau, de la chimie et de la microbiologie.
Au niveau de la microbiologie, VAN LEEVWHOEK invente le microscope et
découvre les animalcules dans l’eau en 1854, PACINI aurait mis en évidence le
bacille de cholera (vibrio cholerae) qui sera redécouvert par KOCH en 1883. Les
fièvres typhoïdes ou typhus abdominaux sont mises en évidence par Bretonneau en
1818.
L’agent causal (Salmonella Typhi) le fut en 1880 par Eberth qui lui donna son
nom. La théorie des germes est élaborée par Pasteur la même année.
Dans le cas des virus, on peut prendre comme exemple le poliovirus ; cet
entérovirus, responsable de la poliomyélite, présente un tropisme préférentiel pour
le tractus digestif. En effet les particules virales sont excrétées dans les matières
fécales durant plusieurs semaines après l’infection.
En conclusion, toutes les maladies citées se transmettent principalement
indirectement par voies orales fécales.
Les découvertes successives de la bactériologie ont permis une évolution constante
de l’amélioration de l’état de santé de la population par l’identification des germes
responsables des maladies hydrides mais aussi par la mise au point de techniques
analytiques progressives et enfin par l’avènement des vaccins.
En ce qui concerne le traitement de l’eau, le tableau ci-dessous donne une vue
générale des principales innovations dans les procédés mises œuvres pour obtenir
une eau parfaitement consommable selon la période.

14
15
2000 avant Jésus-Christ Les chinois préconisent de faire bouille l’eau avant de la
boire
e
XV siècle avant Jésus- Chez les Egyptiens un système de sédimentation de l’eau
Christ constitué par un récipient muni de siphon
De 343 à 226 avant A Rome et en Grèce, présence des bacs de sédimentation
Jésus-Christ avant les aqueducs
1e siècle avant Jésus- Existence de simples, doubles, et triples filtrations
Christ
1685 En Italie, construction du premier filtre multiple à base de
sables et de graviers
1807 La ville de Glasgow (en Ecosse) est la première ville au
monde à traiter l’eau distribuée
1830 Utilisation de l’hypochlorite de sodium pour enlever
l’odeur de l’eau
1882 Première usine de traitement physico-chimique à
Somerville aux Etats-Unis
1896 En Yougoslavie (pays), utilisation du dichlore pour stopper
une épidémie de typhoïde
1898 Première usine d’ozonation en Nice (France)
1920 Chloration de l’eau à Paris (France)
1924 Utilisation du charbon actif en poudre pour lutter contre les
odeurs
1935 Mise en place du break-point (aux USA)

1954 Action virulicide de l’ozone (Coin)

1960 Utilisation du charbon actif en grain pour décolorer

1974 ROOK découvre les trihalogenométhanes


1980 La pré-ozonation de l’eau
Dates Evènements

16
III- Quelques définitions et explications relatives aux contrôles
organoleptiques et physico-chimiques

Dès les premières manipulations d’un échantillon, il est possible


d’identifier l’eau à travers ses caractéristiques organoleptiques.

 Température, odeur, saveur

Une eau potable doit être fraiche, inodore, et ne doit avoir d’autre saveur
que celle résultant de sa minéralisation naturelle. Elle devient fade, indigeste, si
elle est privée de ses gaz dissouts (cas de l’eau bouillie).

 Couleur

L’eau potable doit être incolore (sa couleur est comparée à celle d’une
solution étalon préparée avec un mélange de sel de Cobalt). Une coloration jaune
brunâtre est due à une teneur élevée en matières organiques ou de sels de fer. La
valeur indicatrice est fixée à 15 unités colorimétriques vraies (UCV).

 Turbidité

Une eau qui a circulé dans le sous-sol sans subir de filtration ou


biologique sera trouble en son point d’émergence : c’est une eau suspecte. La
turbidité se mesure sur le terrain à l’aide d’un turbidimètre qui évalue l’absorption
des rayons lumineux. L a valeur indicatrice recommandée par l’OMS est de 5
unités néphélométriques de turbidité (UNT).

17
Une eau de faible coloration ou légèrement trouble peut soulever des problèmes au
niveau des consommateurs. Le spécialiste doit s’attacher à rechercher les origines
de toute anomalie au niveau des ces critères et y remédier. Si les matières en
suspension sont riches en substances organiques, des problèmes de désinfection
organique se poseront également.

 Le pH

Il est un indicateur de l’acidité de l’eau. La mesure du pH se fait sur


place au moment du prélèvement puis une heure après. La différence constatée
entre ces deux mesures signifie qu’il s’est produit un remaniement physico-
chimique : en principe, la perte de gaz carbonique est la raison principale de la
modification du pH. Le pH des aux naturelles s’échelonnent entre les valeurs
extrêmes de 4.5 pour les eaux d’origine granitiques et 9.2 pour les eaux d’origine
calcaire. Un p H compris entre 6.5 et 8.5 est la valeur indicatrice proposée par
l’OMS.
Au-dessus de 6, l’eau est corrosive (agressive), et au-dessus de 8.5, il y a
risque d’entartrage et de mauvaise efficacité du chlore.

 Matières dissoutes totales

Les matières dissoutes sont essentiellement des minéraux solubles dans


l’eau : calcium, magnésium, sodium, bicarbonates, chlorures et sulfates. Ce sont
elles qui confèrent à l’eau son goût. Une eau contenant 600mg/l de matière
dissoute est agréable au goût alors qu’elle devient désagréable pour des valeurs au-
dessus de 1200mg/l. La valeur indicatrice proposée est de 1000mg/l.

 La conductivité

Elle permet d’apprécier le degré de minéralisation de l’eau. Sa variation


permet de suivre l’évolution d’une pollution chimique de l’eau.

18
 Les chlorures

La présence de chlorures dans les eaux est due le plus souvent à la nature
des terrais traversées. On les retrouve dans presque toutes les eaux naturelles. Ils
affectent le goût au-dessus de 250mg/l. Une augmentation de la teneur en chlorures
peut être le signe d’une pollution. La valeur indicatrice de 250mg/l a été fixée
d’après des critères gustatifs.

 Les sulfates

La présence en sulfates est liée à la nature des terrains traversés. Ils


peuvent également provenir des rejets industriels divers. Une concentration élevée
peut agir sur la corrosion des métaux de la pompe. La valeur indicatrice a été fixée
à 400mg/l.

 Les fluorures

On attribue aux chlorures, les effets nocifs allant de tâches sur les dents
(pour les concentrations supérieures à 1.5mg/l) jusqu’à des anomalies osseuses
(pour des concentrations de 3 à 6 mg/l) qui peuvent être très graves pour des
concentrations de 10mg/l. La valeur indicatrice a été fixée à 1.5mg/ ; il faut
toutefois tenir compte des informations climatiques de la région qui peuvent
amener une consommation plus élevée d’eau.

Instabilité chimique de l’eau : cas du fer et du magnésium

Certaines eaux limpides pendant qu’elles s’écoulent se troublent


rapidement en laissant des dépôts noirâtres et rouges. Il s’agit de l’hydroxyde
métallique, le plus souvent de l’hydroxyde de fer. Le fer existe dans toutes les
roches sous forme d’oxyde parfaitement insoluble. Il ne joue donc aucun rôle.
A des concentrations de l’ordre de 0.5 mg/l, le fer tâche le linge et donne un

19
mauvais goût à l’eau de boisson. Comme le fer, les manganèses présents dans l’eau
tâchent le linge et peut être noirâtre. Il est

Selon l’OMS, depuis 1972, l’eau potable est définie comme celle qui ne
doit contenir en quantité dangereuses ni substances chimiques, ni germes nocifs
pour la santé. En outre, elle doit aussi être agréable à boire que les circonstances le
permettent.

20
IV- Qualité de l’eau

21
22
Qualité d’une eau potable

L’OMS selon ses travaux et ses recommandations (OMS, Genève 1986),


incite chaque pays à instaurer des normes de qualité aussi voisines que possibles,
des valeurs indicatrices recommandées dans le but de protéger la santé publique.

Qualité d’une eau minérale

Les eaux minérales sont issues d’une source unique, alors que les eaux de source
peuvent provenir de plusieurs sources. La composition d’une eau minérale à titre
indicatif est la suivante :

23
Classification des Eaux

Caractéristiques Eaux de surface Eaux souterraines (milieu


homogène)

Température Variable suivant saison Relativement constante


Turbidité Variable, parfois élevée Faible ou nulle sauf en terrain
Matières en suspension fissuré
(MES)
Couleur Liée aux MES colloïdales Liée surtout aux éléments en
(argiles, algues, etc..) et aux suspension.
acides humiques
Minéralisation globale Variable en fonction des Sensiblement constante.
terrains, des précipitations, En général, nettement plus
des rejets. élevée que dans les eaux de
surface de la même région.
Fer et manganèse Généralement absents sauf Généralement présent.
dans les lacs en profondeur en
cas d’eutrophisation.
Gaz carbonique agressif Généralement absent Souvent présent
Oxygène dissout Le plus souvent au voisinage Généralement absent.
de la saturation.
Absent dans les eaux très
polluées.
Sulfure d’hydrogène Généralement absent Souvent présent
Ammoniaque Présent seulement dans les Présent fréquemment sans
eaux polluées être un indice systématique
de pollution bactérienne
Nitrates Normalement peu abondants Teneur parfois élevée
Silice Teneur en général modérée Teneur souvent élevée
Micropolluants minéraux et Présent en cas de Généralement absents.
organiques micropollutions et de Subsistent beaucoup plus
dégradation de la qualité de la longtemps en cas de pollution
ressource accidentelle
Eléments vivants Bactéries (dont certaines Ferro bactéries présentes
pathogènes) virus, plancton ;
poissons, etc…
Caractère eutrophe Possible, accentué par les Non
(développement exagéré des températures élevées
algues)

24
Ce système de classification mis en place s’articule autour de deux
éléments :

 Le procédé-type de traitement utilisé pour la potabilisation

 Les eaux brutes sont classées en trois catégories (A1, A2, A3), selon le
traitement à mettre en œuvre ;

Catégorie Traitement physique simple et désinfection


A1
Catégorie Traitement normal physique, chimique et désinfection. Par
A2 exemple pré chloration, coagulation, floculation, décantation,
filtration, désinfection finale (chloration finale).
Catégorie Traitement physique, chimique poussé, affinage et
A3 désinfection. Par exemple chloration au break point,
coagulation, floculation, décantation,
Filtration, affinage (charbon actif), désinfection (ozone,
chloration finale)

Les paramètres de qualité auxquels doivent, en tout état de cause,


répondre les eaux brutes.
Les eaux dont les caractéristiques ne respectent pas les valeurs limites de
la catégorie A3 ne peuvent pas être utilisées pour la production d’eau alimentaire, à
moins qu’elles ne soient mélangées avec d’autres eaux de qualité supérieure ou
prétraitées et rendues conformes.
Face à cela, les traitements chimiques classiques ne constituent pas
toujours la bonne solution. Difficile à mettre en œuvre, ils présentent e double
inconvénient de dénaturer les qualités organoleptiques de l’eau, agissant sur la
composition physico-chimique, et de rejeter des eaux polluées.

La réduction des éléments nutritifs

Si l’élimination totale semble peu envisageable, la réduction maximale


de la présence des matières organiques au cours de la potabilisation doit être
recherchée. C’est en effet le moyen le plus efficace de limiter es risques de
développement bactérien.

25
L’ozonation/filtration sur charbon actif, et diverses techniques
séparatives par membrane (micro filtration, ultrafiltration, nano filtration).

Ces dernières techniques présentent l’avantage de ne pas générer de


sous-produits, de ne pas dépendre de la qualité des eaux brutes et d’éliminer
efficacement les virus.

Différents types d’eaux usées

Les eaux chlorées et/ou malodorantes

Le chlore est dangereux pour la santé, il est cancérigène. Dans certains


pays ou l’eau du réseau est sale et excessivement chlorée, l’utilisation des préfiltres
à charbon actif sert à supprimer le chlore, le mauvais goût et les mauvaises odeurs
éventuelles de l’eau.

Les eaux boueuses ou abrasives

Pour des eaux de puits ou de rivières extrêmement boueuses, des filtres à


silices avec un dispositif de rétro-lavage automatique permet le traitement de l’eau
avant la potabilisation. La même approche est utilisée pour les eaux abrasives.

Turbidité de l’eau

La turbidité est une réduction de la transparence de l’eau, due à la


présence de matières en suspension. Le niveau de turbidité indique le degré
d’opacité du liquide. Pour une turbidité supérieure à 6, des préfiltres permettent de
neutraliser les plus grosses particules avant le passage au travers de la membrane
céramique. Même sans préfiltre, la membrane ne serait pas endommagée. Il
faudrait simplement augmenter la cadence des rétro-lavages.

26
Eaux saumâtres et/ou chargées en nitrates, métaux lourds, poisons divers.

Les eaux saumâtres sont prétraitées avec des filtres contenant des résines
anioniques et cationiques placée en amont. Même pré-traitement en cas de
présence de surdosage de nitrates.
Pour les métaux lourds (plomb) des préfiltres constitués de minéraux
spéciaux ont le pouvoir d’absorber 90 fois leur volume moléculaire.

Conditions actuelles de l’eau

Plus personne n’oserait nier l’état dramatique de l’eau contenue dans nos lacs,
fleuves, et rivières. L’alarme est plutôt dans le sens inverse. Quoi faire pour sauver
ce qui nous reste ? Jusqu’en 1988, la plupart des expertises faites sur l’analyse de
l’eau révélaient jusqu’environ 2000 produits chimiques différents dans nos eaux
(plus de 15 000 aujourd’hui sans compter les sous-produits).
En janvier 1989, une étude révélée par « Le point », faite à partir de moyens
techniques très sophistiqués, a montré la présence d’environ 60 000 produits
chimiques. Cette étude par elle-même démontre de façon évidente l’incapacité d’en
maîtriser toues les facettes et d’en établir les normes acceptables en étant très
vigilant sur la potabilisation. Les fléaux de l’eau sont bien connus.
Le chlore

Bien des pays ont donné leur choix au chlore, ce bon vieux javellisant à vêtements
et lavabos. Depuis que l’on a découvert que le chlore lorsqu’il entre en contact
avec des décompositions organiques, forme un nouveau composant hautement
cancérigène ; le trihalométhane (THM), il augmente dangereusement le nombre de
PPM (par ce procédé).

27
L’organisation Mondiale de la Santé

L’OMS affirme, avec insistance, que 80% des maladies proviennent de l’eau que
nous buvons.
Voici une liste qui résume un peu les divers troubles et maladies reliés à l’eau
potable.

 Gastro-entérite (bactérie)
 Cancers divers (viral et chimique)
 Fièvre et nausée (divers microbes)
 Maladie mentale (chimique)
 Infections diverses (divers microbes)
 Hypertension (sels et calcaires)
 Maux de gorge (divers microbes)
 Attaques cardiaques (chlore et calcaire)
 Diarrhée (bactérie)
 Arthrite (calcaire)
 Paralysies diverses (virus)
 Rhumatisme (calcaire)
 Pierres aux reins (calcaire)
 Pierres au foie (calcaire)
 Méningite (virus)
 Artériosclérose (calcaire)
 Troubles de mémoire (fluor)
 Alzheimer (fluor)
 Fluorose (fluor)

28
Analyse des moyens d’approvisionnement de l’eau
L’eau d’aqueduc :

Quatre étapes majeures doivent être franchies par l’eau destinée à la


consommation.

 1ère étape : elle consiste à puiser de l’eau dans le lac, fleuve ou rivière
avoisinant dont une grosse grille de métal empêche les objets volumineux
d’y pénétrer.
 2ème étape : cette eau se dirige vers un bassin de décantation ou les objets les
plus lourds se déposent sur le fond alors que les objets légers flottent à la
surface.
 3ème étape : un tuyau installé vers le centre du bassin conduit à nouveau
l’eau vers un second bassin contenant du sable de silice pour y être filtrée
entre 10 et 50 microns.
 4ème étape : comme dernière étape, une quantité variable de chlore est
ajoutée à l’eau à même la tuyauterie (afin d’en éviter l’évaporation) et se
dirige vers votre domicile.

Eau destinée à un usage général :

1% seulement de l’eau traitée est employée à la consommation. Donc, 99% de


cette eau est destinée à des usages multiples et inimaginables par la société.

Capacité de filtration

La capacité maximum de filtration des municipalités est de 5 microns parfois plus.


Face à cette capacité maximum de filtration de certains virus (0.02 microns), sont
introduits dans le réseau de distribution. Il est donc nécessaire d’ajouter des
produits chimiques (7 à 200 différents) pour tuer toutes formes d’attaquants
vivants.

29
En conclusion :

Actuellement notre technicité est très en avance sur les normes actuelles. Notre
capacité à potabiliser de petites comme de grandes quantités d’eau nous permet de
répondre à l’attente légitime du consommateur d’eau, tant pour lui-même ; que
pour les générations qui suivront. Nos ambitions sont modestes mais notre but est
pour le bien de tous. Nous espérons, par notre travail, avoir contribué à améliorer
la vie de tous, tant sur la qualité de l’eau que sur le recul de nombreuses maladies
transmises à l’Homme par l’eau.
ET BIENTÔT… NOUS RENDRONS L’EAU DE MER POTABLE

La planète est de plus en plus peuplée, les réserves d’eau douce


n’augmentent pas, résultat, … la part de chacun diminue, c’est mathématique !
De la même manière que l’on cherche de nouvelles sources d’énergie, il
faut se tourner vers de nouvelles sources d’eau, comme la désalinisation de l’eau
de mer à très grande échelle et à un prix abordable.
Dans quelques mois nous aurons fini les essais d’un potabilisateur d’eau
potable (sans l’aide de l’osmose inverse). Ce dernier modèle révolutionnera
définitivement le traitement de l’eau pour les populations qui souffrent de sa
raréfaction actuellement. Nous ne souhaitons pas priver les petits pays du seul
produit que la nature nous a généreusement offert et que nous n’avons, à ce jour,
pas pu préserver.

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Annexe N°7

EXHAURE
Injection de CLO2 : 3g/m3
Injection de SA : 137 g/m3
Injection d’HYPO en cas d’arrêt du
poste du bioxyde
RAPARTITEUR

ANCIENNE STATION NOUVELLE


TYPE : CGE STATION
TYPE: DEGREMONT

Floculation à chicane
Décanteur statique
Vitesse ascensionnelle
: 0.92m/h
CLARIFICATION CLARIFICATION

Sable Sable
Hauteur du sable : FILTRATION FILTRATION Hauteur du sable :0.77m
0.82m Vitesse filtration :4.77m/h
Vitesse de filtration : 4.77m/h

Réactif : CHAUX
MISE A L’EQUILIBRE Taux de traitement :45mg/m3

DESINFECTION Réactif : Hypochlorite de calcium


Taux de traitement : 5mg/m3

Longueur : 197.069km
Chloration supplémentaire au pied de château
RESEAU Taux de traitement : 5g/m3

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Annexe n°5

Limites de qualité des eaux brutes utilisées pour la production d’eau potable

DEFINITION DES PARAMETRES TENEUR LIMITE


I- Paramètres organoleptiques
- Couleur après filtration >200 mg/l Pt (échelle Pt/Co)
II- Paramètres en relation avec la
structure naturelle des eaux
- Température >25° C
- Chlorures >250 mg/l
- Sulfates
>250 mg/l
- Oxygène dissous (eaux
superficielles) < 30% de valeur de saturation

III- Paramètres concernant les


substances indésirables
- Nitrates >100 mg/l (en NO3)
- Ammonium >4 mg/l (en NH4)
- Oxydabilité (KMnO4)
>10 mg/l d’oxygène
- Zinc
- Indice phénol >5 mg/l
- Agents de surface (bleu de >0.1 mg/l (C6H5OH)
méthylène) >0.5 mg/l (Lauryl-sulfate)
- Hydrocarbures dissous >1mg/l
émulsionnés CCl4
IV- Paramètres concernant des
substances toxiques
- Arsenic >10µg/l
- Cadnium >5µg/l
- Chrome total
>50µg/l
- Plomb
- Mercure >50µg/l
- Cyanures >1µg/l
- Sélénium >50µg/l
- Pesticides (total de parathion, >10%µg/l
HCH, Dieldrine)
- Hydrocarbures polycliques
>5µg/l
Aromatiques
(somme de 6 substances de référence) >1µg/l
V- Paramètres microbiologiques
- Coliformes thermotolérants >20 000 dans 100 ml
- Spectrocoques fécaux >10 000 dans 100ml

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Annexe n°6

OPERATIONS ANCIENNE STATION NOUVELLE STATION


Floculation 1 floculateur à chicanes 1 floculateur à action
mécanique
Décantation 2décanteurs 2 décanteurs
Filtration 3 filtres avec trois vannes de 2 filtres à trois vannes de
vidange, 3 vannes de lavage et vidange
3 vannes d’apport d’air

Stockage 1bâche de 100m3 1 bâche de 500m3

Dimensions des ouvrages de la station

ANCIENNE NOUVELLE
STATION STATION
Débit
m3/h
Longueur _ 5m
Floculateur Largeur _ 5m
Surface _ 25m²
Longueur 14m 17m
Décanteur Largeur 4m 5m
Surface 56m² 85m²
Longueur 3.75m 2.44m
Filtres Largeur 2.70m 7.34m
Surface 10.13m² 17.9m²

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