IHH Esetec
IHH Esetec
Initiation à
l’Hydraulique
Humaine
4ème EDITION
Avril 2024
Zéphirin GNABOA
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SOMMAIRE
Objectifs
1- Objectif général
L’objectif général est de faire ressortir que la qualité de l’eau très variable et
dépend de son milieu. Un traitement s’impose pour la rendre potable.
2 – Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques sont de :
Faire prendre conscience que l’eau peut se souiller ou être souillée selon son
entourage ;
Lister toutes les souillures qu’on peut rencontrer dans une eau brute ;
Evoquer les conséquences immédiates et à long terme sur la santé des
consommateurs.
I - Généralités
2- Introduction
3- Mythes liés à l’eau
4- L’eau dans le corps des êtres
5- Gérer les besoins en eau : 5 fonctions de l’eau
6- Usages de l’eau
7- Durée de séjour d’une molécule d’eau
II -Définitions de l’eau
Selon l’OMS
Selon la chimie
Selon le code de l’eau de CIV
Quelques définitions et explications relatives aux contrôles organoleptiques
et physico-chimiques
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III - Qualités de l’eau
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I- GENERALITES SUR L’EAU
1- Introduction
Chacun le sait, nous sommes surtout faits d’eau, et la vie de tout être vivant
en dépend. Non seulement nous ne pouvons pas nous passer de boire, mais notre
nourriture elle-même, végétale ou animale nécessite beaucoup d’eau et nos
activités industrielles en dépendent largement : elle refroidit, nettoie, dilue,
transporte, fournit de l’eau. L’eau est à la base de l’hygiène qui nous apporte
confort et protection contre les infections.
Aujourd’hui, l’Humanité est face à l’un des plus grands défis de son
histoire : continuer son développement alors que l’eau disponible dans
d’importantes régions du monde est déjà insuffisante. Pour cela, la première des
conditions est de la protéger, d’en user sans en abuser, de ne pas en faire un
réceptacle trop facile de notre pollution.
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L’eau unificatrice est souvent utilisée dans les rituels religieux. Chez les
catholiques, elle bénit le croyant ; et l’eau du baptême marque l’entrée dans la
communauté religieuse. Chez les musulmans, les ablutions lavent le corps avant la
prière afin de se présenter, physiquement et symboliquement propre devant
ALLAH. En Inde, le Gange est plus qu’un fleuve, c’est la forme terrestre de la
déesse GANGA, descendue du ciel pour sauver l’Humanité. En plongeant dans ces
eaux sacrées et magiques, tout en récitant les mantras, les pèlerins effacent leurs
péchés, présents et à venir.
Par contre, pour la tomate 91%, pour les pommes de terre 78%, pour
l’œuf 75%, pour le poisson 80%, la méduse 98%.
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4- Gérer les besoins en eau : 5 fonctions de l’eau
5- Usages de l’eau
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6- Durée de séjour d’une molécule d’eau
Quoi de plus simple, et plus banal, que l’eau ? Lorsqu’elle est pure, c’est un
liquide incolore, inodore et insipide.
Pour le chimiste, l’eau est également une molécule très simple composée de
deux atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène. L’eau possède pourtant de
surprenantes particularités.
Eau minérale : eau provenant d’une nappe souterraine contenant des sels.
Eau potable : toute eau est considérée comme potable si elle n’affecte pas la
santé du consommateur à court, moyen ou long terme. Ses caractéristiques
physico-chimiques, microbiologiques font l’objet d’une disposition
réglementaire.
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Eau sacrée : considérée ou utilisée avec ou sans son contenu par une
communauté qui appelle un respect absolu digne d’adoration et de
vénération.
Eau souterraine : toutes les eaux contenues dans les roches réservoirs, dans
le sous-sol localisé en dessous de la zone hypodermique du sol (non saturée).
Eau ou mers territoriales : zone des mers s’étendant des côtes d’un pays
jusqu’à la ligne considérée comme sa frontière maritime. Cette frontière est
définie par la conférence de Montego bay du 10 décembre 1982 à 12 miles
(1miles équivaut à 1609 mètres).
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EAUX DE CONSOMMATION
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La circulaire 05/09/1885 classait l’eau en quatre (4) catégories. Ces quatre (4) sont
consignées dans le tableau ci-dessous :
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Définitions
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III.11.3.1 Eau minérale naturelle
L’appellation “eau minérale“ est faite par abus de langage à la place d’“eau
minérale naturelle“. Une eau est avant tout minérale parce qu’elle contient
des sels minéraux présents naturellement ou artificiellement. La définition
d’eau minérale varie selon les législations et les règlementations des pays. Il
sera donné ici les définitions de deux pays que sont la France et la Suisse.
En France, une eau minérale est une eau d’origine souterraine, saine sur le
plan bactériologique, qui doit être embouteillée sans aucun traitement. C’est
une eau dont la composition est stable et qui bénéficie des propriétés
favorables à la santé, reconnues pour les eaux françaises par l’Académie de
Médecine et du Ministère de la Santé.
En Suisse, la notion d’“eau minérale“ est réglementée par la loi dont les
dispositions applicables se trouvent dans l’Ordonnance sur les Denrées
Alimentaires (ODA articles 278 à287) ainsi que dans d’autres ordonnance
comme l’Ordonnance sur les substances étrangères et les composants et
l’Ordonnance sur l’hygiène. Selon l’ODA, une “eau minérale naturelle“ est
une eau microbiologiquement irréprochable, provenant d’une ou plusieurs
sources naturelles ou captée artificiellement de nappes souterraines dont
l’obtention fait l’objet de soins particuliers.
De plus, dans la durée, une eau minérale doit présenter les mêmes
caractéristiques.
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lll.12- TRAITEMENT DES EAUX
Historique de la legislation
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2000 avant Jésus-Christ Les chinois préconisent de faire bouille l’eau avant de la
boire
e
XV siècle avant Jésus- Chez les Egyptiens un système de sédimentation de l’eau
Christ constitué par un récipient muni de siphon
De 343 à 226 avant A Rome et en Grèce, présence des bacs de sédimentation
Jésus-Christ avant les aqueducs
1e siècle avant Jésus- Existence de simples, doubles, et triples filtrations
Christ
1685 En Italie, construction du premier filtre multiple à base de
sables et de graviers
1807 La ville de Glasgow (en Ecosse) est la première ville au
monde à traiter l’eau distribuée
1830 Utilisation de l’hypochlorite de sodium pour enlever
l’odeur de l’eau
1882 Première usine de traitement physico-chimique à
Somerville aux Etats-Unis
1896 En Yougoslavie (pays), utilisation du dichlore pour stopper
une épidémie de typhoïde
1898 Première usine d’ozonation en Nice (France)
1920 Chloration de l’eau à Paris (France)
1924 Utilisation du charbon actif en poudre pour lutter contre les
odeurs
1935 Mise en place du break-point (aux USA)
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III- Quelques définitions et explications relatives aux contrôles
organoleptiques et physico-chimiques
Une eau potable doit être fraiche, inodore, et ne doit avoir d’autre saveur
que celle résultant de sa minéralisation naturelle. Elle devient fade, indigeste, si
elle est privée de ses gaz dissouts (cas de l’eau bouillie).
Couleur
L’eau potable doit être incolore (sa couleur est comparée à celle d’une
solution étalon préparée avec un mélange de sel de Cobalt). Une coloration jaune
brunâtre est due à une teneur élevée en matières organiques ou de sels de fer. La
valeur indicatrice est fixée à 15 unités colorimétriques vraies (UCV).
Turbidité
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Une eau de faible coloration ou légèrement trouble peut soulever des problèmes au
niveau des consommateurs. Le spécialiste doit s’attacher à rechercher les origines
de toute anomalie au niveau des ces critères et y remédier. Si les matières en
suspension sont riches en substances organiques, des problèmes de désinfection
organique se poseront également.
Le pH
La conductivité
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Les chlorures
La présence de chlorures dans les eaux est due le plus souvent à la nature
des terrais traversées. On les retrouve dans presque toutes les eaux naturelles. Ils
affectent le goût au-dessus de 250mg/l. Une augmentation de la teneur en chlorures
peut être le signe d’une pollution. La valeur indicatrice de 250mg/l a été fixée
d’après des critères gustatifs.
Les sulfates
Les fluorures
On attribue aux chlorures, les effets nocifs allant de tâches sur les dents
(pour les concentrations supérieures à 1.5mg/l) jusqu’à des anomalies osseuses
(pour des concentrations de 3 à 6 mg/l) qui peuvent être très graves pour des
concentrations de 10mg/l. La valeur indicatrice a été fixée à 1.5mg/ ; il faut
toutefois tenir compte des informations climatiques de la région qui peuvent
amener une consommation plus élevée d’eau.
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mauvais goût à l’eau de boisson. Comme le fer, les manganèses présents dans l’eau
tâchent le linge et peut être noirâtre. Il est
Selon l’OMS, depuis 1972, l’eau potable est définie comme celle qui ne
doit contenir en quantité dangereuses ni substances chimiques, ni germes nocifs
pour la santé. En outre, elle doit aussi être agréable à boire que les circonstances le
permettent.
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IV- Qualité de l’eau
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Qualité d’une eau potable
Les eaux minérales sont issues d’une source unique, alors que les eaux de source
peuvent provenir de plusieurs sources. La composition d’une eau minérale à titre
indicatif est la suivante :
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Classification des Eaux
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Ce système de classification mis en place s’articule autour de deux
éléments :
Les eaux brutes sont classées en trois catégories (A1, A2, A3), selon le
traitement à mettre en œuvre ;
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L’ozonation/filtration sur charbon actif, et diverses techniques
séparatives par membrane (micro filtration, ultrafiltration, nano filtration).
Turbidité de l’eau
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Eaux saumâtres et/ou chargées en nitrates, métaux lourds, poisons divers.
Les eaux saumâtres sont prétraitées avec des filtres contenant des résines
anioniques et cationiques placée en amont. Même pré-traitement en cas de
présence de surdosage de nitrates.
Pour les métaux lourds (plomb) des préfiltres constitués de minéraux
spéciaux ont le pouvoir d’absorber 90 fois leur volume moléculaire.
Plus personne n’oserait nier l’état dramatique de l’eau contenue dans nos lacs,
fleuves, et rivières. L’alarme est plutôt dans le sens inverse. Quoi faire pour sauver
ce qui nous reste ? Jusqu’en 1988, la plupart des expertises faites sur l’analyse de
l’eau révélaient jusqu’environ 2000 produits chimiques différents dans nos eaux
(plus de 15 000 aujourd’hui sans compter les sous-produits).
En janvier 1989, une étude révélée par « Le point », faite à partir de moyens
techniques très sophistiqués, a montré la présence d’environ 60 000 produits
chimiques. Cette étude par elle-même démontre de façon évidente l’incapacité d’en
maîtriser toues les facettes et d’en établir les normes acceptables en étant très
vigilant sur la potabilisation. Les fléaux de l’eau sont bien connus.
Le chlore
Bien des pays ont donné leur choix au chlore, ce bon vieux javellisant à vêtements
et lavabos. Depuis que l’on a découvert que le chlore lorsqu’il entre en contact
avec des décompositions organiques, forme un nouveau composant hautement
cancérigène ; le trihalométhane (THM), il augmente dangereusement le nombre de
PPM (par ce procédé).
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L’organisation Mondiale de la Santé
L’OMS affirme, avec insistance, que 80% des maladies proviennent de l’eau que
nous buvons.
Voici une liste qui résume un peu les divers troubles et maladies reliés à l’eau
potable.
Gastro-entérite (bactérie)
Cancers divers (viral et chimique)
Fièvre et nausée (divers microbes)
Maladie mentale (chimique)
Infections diverses (divers microbes)
Hypertension (sels et calcaires)
Maux de gorge (divers microbes)
Attaques cardiaques (chlore et calcaire)
Diarrhée (bactérie)
Arthrite (calcaire)
Paralysies diverses (virus)
Rhumatisme (calcaire)
Pierres aux reins (calcaire)
Pierres au foie (calcaire)
Méningite (virus)
Artériosclérose (calcaire)
Troubles de mémoire (fluor)
Alzheimer (fluor)
Fluorose (fluor)
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Analyse des moyens d’approvisionnement de l’eau
L’eau d’aqueduc :
1ère étape : elle consiste à puiser de l’eau dans le lac, fleuve ou rivière
avoisinant dont une grosse grille de métal empêche les objets volumineux
d’y pénétrer.
2ème étape : cette eau se dirige vers un bassin de décantation ou les objets les
plus lourds se déposent sur le fond alors que les objets légers flottent à la
surface.
3ème étape : un tuyau installé vers le centre du bassin conduit à nouveau
l’eau vers un second bassin contenant du sable de silice pour y être filtrée
entre 10 et 50 microns.
4ème étape : comme dernière étape, une quantité variable de chlore est
ajoutée à l’eau à même la tuyauterie (afin d’en éviter l’évaporation) et se
dirige vers votre domicile.
Capacité de filtration
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En conclusion :
Actuellement notre technicité est très en avance sur les normes actuelles. Notre
capacité à potabiliser de petites comme de grandes quantités d’eau nous permet de
répondre à l’attente légitime du consommateur d’eau, tant pour lui-même ; que
pour les générations qui suivront. Nos ambitions sont modestes mais notre but est
pour le bien de tous. Nous espérons, par notre travail, avoir contribué à améliorer
la vie de tous, tant sur la qualité de l’eau que sur le recul de nombreuses maladies
transmises à l’Homme par l’eau.
ET BIENTÔT… NOUS RENDRONS L’EAU DE MER POTABLE
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Annexe N°7
EXHAURE
Injection de CLO2 : 3g/m3
Injection de SA : 137 g/m3
Injection d’HYPO en cas d’arrêt du
poste du bioxyde
RAPARTITEUR
Floculation à chicane
Décanteur statique
Vitesse ascensionnelle
: 0.92m/h
CLARIFICATION CLARIFICATION
Sable Sable
Hauteur du sable : FILTRATION FILTRATION Hauteur du sable :0.77m
0.82m Vitesse filtration :4.77m/h
Vitesse de filtration : 4.77m/h
Réactif : CHAUX
MISE A L’EQUILIBRE Taux de traitement :45mg/m3
Longueur : 197.069km
Chloration supplémentaire au pied de château
RESEAU Taux de traitement : 5g/m3
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Annexe n°5
Limites de qualité des eaux brutes utilisées pour la production d’eau potable
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Annexe n°6
ANCIENNE NOUVELLE
STATION STATION
Débit
m3/h
Longueur _ 5m
Floculateur Largeur _ 5m
Surface _ 25m²
Longueur 14m 17m
Décanteur Largeur 4m 5m
Surface 56m² 85m²
Longueur 3.75m 2.44m
Filtres Largeur 2.70m 7.34m
Surface 10.13m² 17.9m²
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