Résumé de finance publique 2024
INTRODUCTION :
Le cadre juridique :
Les sources du droit budgétaires :
Constitution : A travers toutes les constitutions celle de 1962 à celle
de 2011, précisément les articles 75, 76, 77
Article 75 : << le parlement vote la loi de finance, déposée par
priorité devant la chambre des représentant, dans les conditions
prévues par une loi organique…. >>
Exception : fonctionnement de l'Etat en l'absence de loi de finance
adoptée.
En cas de non-adoption ou de non-promulgation de loi de
finances, le gouvernement ouvre des crédits par décret pour assurer le
fonctionnement des services publics.
Article 76 :<< le gouvernement soumet annuellement au
parlement une loi de règlement de la loi de finances au cours du
deuxième exercice qui suit celui de l'exécution de ladite loi.
Article 77 : << Parlement et le gouvernement veillent à la
préservation de l'équilibre des finances de l'État. (Le parlement et le
gouvernement ont la responsabilité conjointe de maintenir l'équilibre
des finances publiques)
Le gouvernement peut opposer, de manière motivée, l'irrecevabilité à
toute proposition ou amendement formulés par les membres du
Parlement lorsque leur adoption aurait pour conséquence, par rapport
à la loi de finances, soit une diminution des ressources publiques, soit
la création ou l'aggravation des charges publiques.
Loi organique de la loi de finance LOLF130-13 : est le texte
déterminant le cadre juridique des lois de finances. (Définit l'objet et
le contenu de la loi de finances, ses règles de préparation, ses
modalités de votes ainsi que certaines règles relatives à son
exécution).
L'article 1 de la loi organique : << la loi de finance détermine pour
chaque année budgétaires, la nature (ressources / dépenses), le
montant, et l'affectation de l'ensemble des ressources et des charges de
l'Etat, ainsi que l'équilibre budgétaire et financier qui en résulte. Elle
tient compte de la conjoncture économique et sociale qui prévaut au
moment de sa préparation, ainsi que des objectifs et des résultats des
programmes qu'elle détermine(les indicateurs de performances ou de
l'efficacité). >>
Loi ordinaires :
Les décrets :(actes réglementaires pris par le pouvoir exécutif)
Le décret royal n°330-66 portant règlement général de comptabilité
publique
Le décret n°2-15-426 relatif à l'élaboration et à l'exécution des LF
Les Arrêtés : (actes réglementaires pris par une autorité
administrative)
Remarque 1 : la différence entre un projet de loi et une proposition de loi
Projet de loi : initiative du gouvernement
Proposition de loi : initiative des parlementaires
Remarque 2 : les rôles de parlement (395 des représentants et de 120 des conseillers)
Législative (voter / modifier)
Contrôler l'action du gouvernement
Approuver le budget de l'Etat
Evaluer les politiques publiques
Les types de loi de finances :
1. loi de finances de l'année :
La loi de finance de l'année prévoit (LF est un acte de provision c'ad
sont des hypothèses), évalue, énonce et autorise, pour chaque année
budgétaire, l'ensemble des ressources et des charges de l'Etat, par
référence à la programmation budgétaire….triennale (3ans) actualisée
chaque année en vue de l'adopter à l'évolution de la conjoncture
financière, économique et sociale du pays (Art.3 et 5 LOF n°130-13).
Loi de finances rectificatives (LFR) :
Sont les lois qui interviennent pour corriger ou compléter au cours
de l'année budgétaire les évolutions des charges et des ressources
établies. <<seules les lois de finances rectificatives peuvent en cours
de l'année modifier les dispositions de la loi de finances de l'année >>
(Le processus d'adoption des LFR est limité dans le temps 15 jours)
Exemple : le cas de covid-19 en 2020
Loi de règlement de LF :
Elle permet d'arrêter les comptes définitifs de l'exécution du budget de
l'Etat pour une année budgétaire donnée.
En d'autres termes, la loi de règlement compare les provisions
budgétaires fixées dans la loi de finances initiale et les lois de finances
rectificatives avec les résultats réels de l'exécution du budget.
Permettre au parlement d'exercer ses attributions en matière de
contrôle budgétaire
Permettre la transparence budgétaire
Servir de document de base pour un meilleur recadrage des LF
Servir de document de base au niveau de la cour des comptes
Article 76 de la LOF : conformément à l'article 76 de la constitution,
le projet de loi de règlement de la loi de finances est déposé
annuellement, au plus tard, à la fin du premier trimestre du deuxième
exercice qui suit celui de l'exécution de la loi de finances concernée.
Les grands principes budgétaires :
La présentation du budget de l'Etat doit respecter quatre grands
principes classiques qui sont les principes de l'annualité, de l'unité, de
l'universalité et de spécialité des crédits, auxquels s'ajoute le principe
d'équilibre et de sincérité.
+ Le principe de l'annualité :
Est un principe selon lequel le budget de l'Etat doit être voté chaque
année par le parlement .dont chaque année ce dernier doit autoriser le
gouvernement à percevoir les recettes et à réaliser les dépenses.
Ce principe de l'annualité s'explique par deux raisons :
-politique : il permet un contrôle régulier du budget par le parlement
- économique : la durée d'une année permet d'obtenir des prévisions
de plus en plus précises.
Le principe d'annualité impose que le budget de l'Etat soit voté
chaque année pour une période d'un an. Cela permet de tenir compte
de l'évolution de la conjoncture économique et de s'adapter aux
nouveaux besoins de l'Etat. L'exercice budgétaire commence
généralement le 1er janvier et se termine le 31 décembre.
+ Le principe de l'universalité :
Le principe de l'universalité impose que les montants des recettes et
des dépenses doivent apparaitre dans le détail et les recettes ne sont
pas affectées à des dépenses précises.
Ce principe comporte deux règles d'application :
-la règle de non contraction des recettes et des dépenses
(produit brut) : signifie que toutes les recettes et toutes les
dépenses de l'Etat doivent être inscrites dans le budget, sans
présenter uniquement leur solde. Cette règle a pour but de donner
une information claire et complète des opérations budgétaire.
-la règle de non-affectation des recettes : impose que
l'ensemble des recettes de l'Etat finance l'ensemble des dépenses,
sans affectation particulière. Cette règle vise à garantir la
transparence, la responsabilité, l'efficience et la flexibilité dans la
gestion des finances publiques.
+le principe de l'unité :
Est l'ensemble des ressources et des charges doivent figurer dans
un document unique. Afin de facilité le contrôle du budget par le
parlement.
Le principe d'unité exige que l'ensemble des recettes et des
dépenses de l'Etat soient regroupés dans un seul document, la
loi de finances. Cela permet d'avoir une vision globale de la
situation financière de l'Etat et de s'assurer que les ressources
sont utilisées de manière efficace et efficiente.
+ Le principe de la spécialité :
Le principe de spécialisation des crédits est un facteur essentiel à
la transparence budgétaire. Ce principe signifie que les crédits
ouverts par la loi de finances sont affectés à des dépenses bien
déterminées. (La répartition des crédits tant au sein des morasses
budgétaires qui affecte tous les détails).
En plus de ces quatre principes fondamentaux, le principe
d'équilibre et de sincérité s'ajoute à la présentation du
budget de l'Etat :
+Le principe de l'équilibre :
Le principe d'équilibre budgétaire renvoie à la nécessité
d'équilibrer les comptes de manière à éviter la présence de déficit
dans le budget de l'Etat.
L'article77de la constitution stipule que : "le parlement et le
gouvernement veillent à la préservation de l'équilibre des
finances de l'Etat. Le gouvernement peut opposer, de manière
motivée, l'irrecevabilité à toute proposition ou amendement
formulés par les membres du parlement lorsque leur adoption
aurait pour conséquence, par rapport à la loi de finances, soit une
diminution des ressources publiques, soit la création ou
l'aggravation d'une charge publique".
Le gouvernement peut s'opposer à toute proposition ou
amendement formulé par les membres du parlement qui aurait
pour conséquence :
+ Une diminution des ressources publiques (une baisse
d'impôts)
+la création ou l'aggravation d'une charge public
(augmentation des dépenses).
+Le principe de sincérité :
Impose que les provisions de recettes et de dépenses figurant
dans la LF soient réalistes et sincères. Cela signifie qu'elles
doivent être basées sur des informations fiables et tenir compte
des risques éventuels.
--sincérité comptable : les comptables publics sont chargés de
veiller au respect des principes et des règles comptables
(comptable public contrôle sur pièce pas sur place).
--sincérité budgétaire : exige que les hypothèses sur lesquelles
repose le budget soient réalistes et prudentes.
Les composantes du budget de l'Etat :
+le budget général (Art 13 – Art 21)
+les services de l'Etat géré de manière autonome(SEGMA)
+les comptes spéciaux du trésor (CST)
Remarque :
Hors budget général de l'Etat : les établissements et entreprises
publics et les collectivités territoriales.
1. le budget général de l'Etat :
Le budget général de l'Etat constitue le budget des
administrations et des départements ministériels y compris les
services déconcentrés, les services de la primature (il s'agit du
budget alloué au bureau du premier ministre et à son personnel),
les trois hauts commissariats(le plan, les anciens combattants et
eaux et forêts), le cours royale, les deux chambres du parlement
et les juridictions financières).
Remarque : liste du ministère du Maroc
+ministère d'intérieur
+ministère des affaires étrangères, de la coopération africaine et
des marocains résidant à l'étranger
+ministère de la justice
+ministère des habous et des affaires islamique
+ministère de l'économie et des finances
+ministère de l'agriculture, de la pêche maritime, du
développement rural et des eaux et forêts.
+ministère de l'industrie et du commerce
+ministère de l'artisanat, du tourisme et de l'économie sociale et
solidaire
+ministère de l'équipent et du transport
+ministère de l'énergie transition numérique et développement
durable
+ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche
scientifique et de l'innovation
+ministère de l'éducation national, de la formation
professionnelle et de l'enseignement initial
+ministère de la santé et de la protection sociale
+ministère de la solidarité, du développement social et de
l'égalité de la famille
+ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication
+ministère de l'emploi et de la formation professionnelle
+ministère délégué chargé des relations avec le parlement, porte-
parole du gouvernement
+ministère délégué chargé de l'administration pénitentiaire et de
la protection des droits humains
+ministère délégué chargé de la réforme de l'administration
+ministère délégué chargé de la transition numérique et de la
réforme administrative
Le budget général comporte deux parties : la première partie
concerne les ressources et la seconde est relative aux charges.
+les ressources du budget général :
-- les ressources fiscales :
+Les impôts et taxes
+les produits des amendes
--les ressources non fiscales :
+les rémunérations de services rendus et redevances
+les fonds de concours, dons et legs
+Les revenus du domine de l'Etat
+le produit de cession des biens meubles et immeubles
+le produit des exploitations, les redevances et les parts de
bénéfices ainsi que les ressources et les contributions financières
provenant des établissements et entreprises publics
+les remboursements de prêts et avances et les intérêts y
afférents
+le produit des emprunts
+les produits divers
+les charges du budget général comprennent :
+les Dépense de fonctionnement (titre1)
+les dépenses d'investissement (titre2)
+les dépenses relatives au service de la dette publique (titre3)
1. les dépenses de fonctionnement (titre1) :
Les dépenses de fonctionnement sont définies comme étant de
dépenses de consommation nécessaires à la marche des services
d'Etat. Ce titre comprend les chapitres suivants :
+les dépenses de personnel (art 15) :
Ce chapitre regroupe les dépenses liées à la rémunération des
agents publics et comprennent :
+les traitements, salaires et indemnité
+les cotisations de l'Etat au titre de la prévoyance sociale et de la
retraite.
+les dépenses de matériel et dépenses diverses (art 38) :
Cette rubrique comprend les dépenses de matériels au titre des
moyens de travail des administrations (fournitures de bureau, les
locations, les dépenses des redevances d'eau et d'électricité et de
télécommunication).
+les charges communes de fonctionnement (art 43) :
Ce chapitre regroupe les dépenses de fonctionnement ne pouvant
pas être imputées sur un chapitre d'un département ministériel ou
d'une institution. Les crédits du chapitre de fonctionnement du
budget des charges communes sont constituées, essentiellement,
des dépenses rêvetant un caractère social. Elles comprennent
notamment :
+la charge de compensation : il s'agit des dépenses liées à la
compensation des prix de certains produits de base (gaz,
électricité, sucre,….) pour protéger le pouvoir d'achat des
ménages.
+les contributions de l'Etat aux régimes de retraite et de
prévoyance sociale :
+les allocations, rentes et pensions diverses :( anciens
combattants, victimes d'accidents du travail, ….).
Remarque : les caisses de retraites :
+CMR
+RCAR
+CNSS
+les dépenses imprévues et dotations provisionnelles (art 42)
(Secours aux victimes de catastrophes naturelles / crises
sanitaires).
+ Les dépenses relatives aux remboursements, dégrèvements
et restitutions fiscaux :
Ce chapitre regroupe les dépenses liées aux remboursements de
taxes, dégrèvements fiscaux et restitutions de trop-perçus.
2. les dépenses d'investissement (titre 2) :
L'article 17 de LOF qui précise que : "les dépenses
d'investissement sont destinées principalement à la
réalisation des plans de développement stratégiques et des
programmes pluriannuels en vue de la préservation, la
reconstitution ou l'accroissement du patrimoine national "
Ce titre comprend les chapitres suivants :
+les dépenses d'investissement des ministères :
Ce chapitre regroupe pour chaque département ministériel et
institution les crédits du budget général qui sont destinés à
l'investissement.
+les charges communes d'investissement :
Les crédits du chapitre d'investissement des changes communs
sont des dépenses qui peuvent être imputées sur les budgets des
départements ministériels ou institutions. Ils sont destinés,
essentiellement, au financement de certains grands projets
structurants.
Dans le budget d'investissement, il faut distinguer entre deux
composantes :
+les crédits de paiement :
Ils représentent le montant de dépenses pouvant faire l'objet
d'engagement et de paiement au cours de l'année budgétaire
considérée. (La limite de 30%).
Exemple : un ministère se voit allouer un budget
d'investissement de 10 millions d'euros pour l'année [Link] 31
décembre 2024, il n'a utilisé que 7 millions d'euros de ce budget.
Les 3millions d'euros restants peuvent être reportés sur l'année
2025, s'ils respectent les conditions.
+les crédits d'engagement :
Les crédits d'engagement, dans le cadre du budget
d'investissement, représentent le montant des dépenses qui
peuvent être engagées au cours de l'année budgétaire en cours et
des années ultérieures.
Exemple : un ministère souhaite construire un nouveau lycée
dont la construction s'étalera sur trois années. Le ministère
pourra solliciter l'ouverture de crédits d'engagement sur trois
exercices budgétaires, afin de garantir le financement du projet
sur toute sa durée.
3. les dépenses relatives au service de la dette publique
(titre3) :
Elles constituent un élément crucial du budget, car elles reflètent
la capacité du pays à gérer son endettement et à honorer ses
engagements financiers.
Ce titre comprend deux chapitres :
+les dépenses en intérêts et commissions de la dette publique :
dans lequel sont inscrits les remboursements au titre des intérêts
de la dette flottante et de la dette amortissable, que ce soit en
monnaie locale ou étrangère.
+les dépenses relatives aux amortissements de la dette à moyen
et long terme :
Dans lequel sont inscrits les crédits nécessaires au
remboursement en capital de la dette publique d'une maturité
supérieure à 5 ans.
Résumé :
2. Services de l'Etat gérés de manière autonome (SEGMA) :
Ce sont des services de l'Etat, non dotés de la personnalité
morale, dont l'activité doit tendre essentiellement à produire des
biens ou à rendre des services donnant lieu à rémunération.
Exemple :
+SEGMA de l'office national des aéroports (ONDA)
+SEGMA des centres hospitaliers universitaires (CHU)
Le budget de chaque SEGMA comprend deux parties :
+une partie relative aux recettes et aux dépenses d'exploitation :
+une 2eme partie concernant les dépenses d'investissement et les
ressources affectées à ces dépenses :
3. comptes spéciaux du trésor (CST) :
Comptes retraçant des opérations qui ne peuvent être incluses
dans le budget général en raison de leur spécialisation, d'un lieu
de cause à effet réciproque entre la recette et la dépense ou de
leur continuité dans le temps.
Les CST sont créés et supprimés par une loi de finances.
Cependant et en cas d'urgence et de nécessité impérieuse et
imprévue, des CST peuvent être créés, en cours d'année
budgétaire, par décrets, conformément à l'article 70 de la
constitution (exemple : le fonds spécial dédié à la gestion de la
pandémie de coronavirus).
Selon l'article 27 de la LOF N°130-13, les CST sont classé en 5
catégories :
+les comptes d'affectation spéciale (CAS) :
Destinés à retracer les recettes affectées à des dépenses
déterminées.
Exemple des CAS :
--part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA
--fonds spécial routier
+les comptes d'adhésion aux organismes internationaux (CAOI) :
Ce sont les CST qui décrivent les versements et les
remboursements au titre de la participation du Maroc aux
organismes internationaux.
A partir de 2005, les dits comptes ont été regroupés en 3
comptes :
--compte d'adhésion aux institutions de Bretton Woods
--compte d'adhésion aux organismes arabes et islamiques
--compte d'adhésion à l'institution aux institutions multilatérales
+les comptes de financement (CF) :
C'est une catégorie des CST qui décrit les versements sous forme
de prêts de durée supérieure à 2 ans ou d'avances remboursables
de durée inférieure ou égale à 2 ans.
Exemple : la société marocaine d'assurance à l'exportation
(SMAEX)
+les comptes d'opérations monétaires (COM) :
Cette catégorie de comptes qui décrivent des mouvements de
fonds d'origine monétaire, comprend les deux comptes suivants
--différence de change sur ventes et achats de devises.
--comptes des opérations d'échanges de taux d'intérêt et de
devises des emprunts extérieurs.
+les comptes de dépenses sur dotation (CDD) :
Ces comptes, qui sont au nombre de quatre, retracent des
opérations relatives à une catégorie spéciale de dépenses dont le
financement est assuré par des dotations du budget général.
Résumé :
La structure de la loi des finances :
Première partie : données générales de l'équilibre financier :
Titre premier : dispositions relatives aux recettes publiques :
+impôts et revenus autorisés
+ressources affectées
Titre 2 : dispositions relatives aux charges :
+budget général
+services de l'Etat gérés de manière autonome
+comptes spéciaux du trésor
Titre 3 : dispositions relatives à l'équilibre des ressources et
charges :
+TABLEAU (A) :
Evaluation global des recettes su BG, des SEGMA et CST
TABLEAU (B) :
Répartition, par département ministériel ou institution et par
chapitre, des crédits ouverts au titre des dépenses de
fonctionnement du budget général.
+TABLEAU (C) :
Répartition, par département ministériel ou institution et par
chapitre, des crédits ouverts au titre des dépenses
d'investissement du budget général.
+TABLEAU(D) :
Répartition, par chapitre, des crédits ouverts au titre des
dépenses relatives aux services de l'Etat géré de manière
autonome.
+TABLEAU(E) :
Répartition, par ministère ou institution, des dépenses
d'exploitation des SEGMA.
+TABLEAU (F) :
Répartition, par ministère ou institution, des dépenses
d'investissement des SEGMA.
+TABLEAU (G) :
Dépenses des comptes spéciaux du trésor :
Résumé :
LES COMPOSANTES DU BUDGET DE L'ETAT
BG SEGMA CST
+LES RECETTES : +dépenses d'exploitation +CAS
-- Les recettes fiscales +dépenses d'investissement +CAOI
--les recettes non fiscales +CF
+LES DEPENSES : +COM
--- dépenses de fonctionnement +CDD
--- dépenses d'investissement
--- dépenses relatives aux
services de la dette publiques
La loi de finances : est un document juridique qui traduit
l'autorisation donnée par le parlement au gouvernement,
pour exécuter le budget de l'Etat dans le cadre de mise en
œuvre des politiques publiques.
Préparation du projet de la loi des finances :
Par le ministère chargé des finances sous l'autorité du chef du
gouvernement, dans le cadre de la mise en œuvre du programme
gouvernementale.
+le processus de préparation de la loi de finances se compose de
trois étapes :
1 +phase de programmation
(Avant le 15 mars --- avant le 15 juillet N-1)
2 +phase de consultation
(Avant le 31 juillet)
3 +phase d'élaboration et d'arbitrage
(Entre septembre et octobre)
1. phase de programmation :
+Le chef du gouvernement invite, chaque année, au plus tard le
15 mars, par circulaire, les ordonnateurs à établir leurs
propositions de programmations budgétaires triennales (PBT)
assorties des objectifs et des indicateurs de performance.
En vue de définir l'évolution globale des dépenses sur trois ans
en fonction d'hypothèses économiques et financières réalistes.
+les départements ministériels et institutions transmettent, avant
le 15 avril de chaque année, au ministère chargé des finances, les
propositions de programmations budgétaires triennales se
rapportant à leurs budgets, aux budgets des services de l'Etat
gérés de manière autonome qui leur sont rattachés et aux
comptes d'affectation spéciale dont ils sont ordonnateurs.
+les dites propositions sont examinés, avant le 15 mai, en
commissions de programmation et de performance regroupant
les représentants des services du ministère chargé des finances et
ceux des départements ministériels ou institutions concernés
selon les modalités et le calendrier fixés par ladite circulaire.
+cette phase s'achève avant le 15 juillet N-1 par un exposé du
ministre chargé des finances en conseil du gouvernement.
2. phase de consultation :
La deuxième phase (avant le 31 juillet) est consacrée
principalement à :
+la consultation avec le parlement : le ministre chargé des
finances expose aux commissions des finances des deux
chambres, qui peuvent tenir une réunion commune à cette
occasion.
+la lettre d'orientation du chef du gouvernement : le chef du
gouvernement adresse une circulaire aux ministres dont l'objet
est la préparation du projet de loi de finances. Il y expose les
réalisations du gouvernement et les indicateurs qui confirment
ces réalisations.
3. phase d'élaboration et d'arbitrage :
Cette phase est prévue entre septembre et octobre et se réalise en
trois temps :
+au niveau des départements ministériels : les propositions
des départements ministériels doivent parvenir au ministère des
finances en vue d'arrêter les projets des budgets desdits
départements et ce selon les modalités et le calendrier fixés par le
circulaire du chef du gouvernement.
+au niveau des commissions budgétaires : la direction du
budget évalue les propositions des ministres. Ensuite, les
responsables financiers de chaque ministère engagent une
discussion avec le gestionnaire du budget correspondant de la
direction du budget dans les délais fixés par la circulaire du chef
du gouvernement. (Lorsqu'il y a désaccord, le litige est porté aux
deux ministres, sinon au chef du gouvernement).
+la préparation du budget : c'est la direction du budget qui est
chargée de la préparation du projet de la loi de finances qui doit
être soumis au conseil de gouvernement et au conseil des
ministres.
Phase d'adoption aux conseils de gouvernement et des ministres :
Le projet de loi de finances est adopté dans le conseil de
gouvernement présidé par le chef du gouvernement. En principe,
cette phase doit s'accomplir avant le 20 octobre.
+adoption par chambre des représentants (30 jours) : les
modalités du vote de la LF sont précisées par la LOF et les
règlements intérieurs des deux chambres :
- la seconde partie de la LF ne peut être votée qu'après adoption
de la première partie.
- les dispositions de la loi de finances sont votées par article.
- les évaluations des recettes font l'objet d'un vote d'ensemble
pour le BG et SEGMA et par catégorie pour les CST.
+adoption par la chambre des conseillers :(22jours) :
+adoption en deuxième lecture :( 6 jours)
+promulgation ou cour constitutionnelle :
Les documents accompagnant la loi de finances :
1. Note de présentation de la loi de finances
2. rapport économique et financier
3. rapport sur les établissements et entreprises publics
4. rapport sur les services de l'Etat gérés de manière autonome
5. rapport sur les comptes spéciaux du trésor
6. rapport sur les dépenses fiscales
7. rapport sur la dette publique
8. rapport sur le budget axé sur les résultats tentant compte de
l'aspect genre.
9. rapport sur les ressources humaines
10. rapport sur la compensation
11. note sur les dépenses relatives aux charges communes
12. rapport sur le foncier public mobilisé pour l'investissement
13. note sur la répartition régionale de l'investissement
14. rapport sur les comptes consolidés du secteur public
Exécution du budget :
La mise en œuvre du budget relève des attributions du pouvoir
exécutif qui doit toutefois rendre compte des résultats de sa
gestion au parlement.
+l'exécution du budget s'effectue conformément aux règles de la
comptabilité publique définies actuellement dans le décret royal
n°330-66 du 10 Moharrem 1387(21 avril 1967)
+cette phase consiste en des opérations financières publiques qui
incombent à des agents publics : les ordonnateurs et les
comptables. (Principe de séparation des ordonnateurs et des
comptables).
+les ordonnateurs :
L'ordinateur public de recettes et de dépenses, toute personne
ayant qualité au nom d'un organisme public pour engager,
constater, liquider ou ordonner soit le recouvrement d'une
recette, soit le paiement d'une dette.
Ils relèvent de deux ordres :
+les ordonnateurs appelés parfois ordonnateurs principaux
+les sous-ordonnateurs
1. les ordonnateurs principaux et les ordonnateurs délégués :
Caractéristique Ordonnateur principal Ordonnateur délégué
Source du pouvoir Loi ou décret Délégation de
l'ordonnateur principal
Etendue du pouvoir Pouvoir général Pouvoir limiter aux
d'ordonnancer les dépenses opérations déléguées
et les recettes
responsabilité Responsable de la gestion Agit sous le contrôle et
des fonds publics et de la responsabilité de
l'exécution du budget l'ordonnateur principal
2. les sous-ordonnateurs :
sont des entités (personnes physiques ou morales) désignées par
les ordonnateurs principaux pour exercer une partie de leurs
attributions en matière d'ordonnancement des dépenses et des
recettes de l'État. Ils agissent sous le contrôle et la responsabilité
des ordonnateurs principaux.
+les comptables publics :
Tout fonctionnaire ou agent ayant qualité pour exécuter au nom
d'un organisme public des opérations de recettes, de dépenses ou
de maniement de titre.
Les comptables publics sont seuls chargés de la prise en charge
et du recouvrement des ordres de recettes qui leur sont remis par
les ordonnateurs .ils sont également chargés du paiement des
dépenses sur ordre émanent des ordonnateurs accrédités.
+la séparation des fonctions d'ordonnateur de celles de
comptables :
La nécessité d'exercer un contrôle des opérations effectuées par
l'ordonnateur pour s'assurer de leur régularité et de la saine
application des procédures exigées pour l'exécution de l'ordre de
dépense ou de recette. Ce contrôle incombe au comptable.
--exécution du budget au niveau des recettes :
+la phase administrative :
1. la constatation : c'est une opération d'assiette qui consiste à
déterminer matériellement et juridiquement la recette (la base
imposable pour les impôts).
2. la liquidation : c'est le prolongement de la procédure de
constatation. Elle consiste en la détermination de la créance dans
son montant.
3. la mise en recouvrement : la recette qui est constatée et
liquidée doit faire l'objet d'un ordre de recette.
+la phase comptable :
Qui est le recouvrement c'est-à-dire la prise en charge des ordres
de recettes émis par les ordonnateurs.
Aux termes de l'article 7 du code de recouvrement des créances
publiques "les créances publiques sont recouvrées au vu d'ordres
de recette :
-soit à l'amiable durant la période comprise entre la date de
mise en recouvrement ou d'émission et celle d'exigibilité.
-soit par voie de recouvrement forcé dans les conditions
fixées par présente loi.
--exécution du budget au niveau des recettes :
Une fois les crédits mis à la disposition des administrations, ces
dernières entament la phase d'exécution des dépenses publiques.
1. l'engagement : c'est l'acte par lequel l'organisme public crée ou
constate une obligation de nature à entrainer une charge. C'est
donc un acte juridique qui donne naissance, à l'encontre d'une
personne publique, à une obligation destinée à se résoudre en une
charge budgétaire. Chaque engagement doit rester dans la limite
des autorisations budgétaires.
2. la liquidation : a pour objet de vérifier la réalité de la dette et
d'arrêter le montant de la dépense. Elle intervient après
l'engagement et après la prestation.
3. l'ordonnancement : est l'acte administratif donnant,
conformément aux résultats de la liquidation, l'ordre de payer la
dette de l'organisme public, cet acte incombe à l'ordonnateur
.ledit ordre doit comporter les pièces nécessaires pour le
comptable vérifie la régularité de la dépense.
4. le paiement : est l'acte par lequel l'organisme public se libère
de sa dette.