Au matin de mon être
Je ne suis pas mon passé,
Ni les rêves effacés.
Je suis ce souffle qui vient,
Ce silence qui contient.
Je suis l’instant nu et clair,
Le battement de la lumière.
Ni manque, ni peur, ni pourquoi —
Juste la vie qui passe par moi.
Alors je m’ouvre. Je dis oui.
À ce jour. À ce corps. À cette vie.
Le soir venu
J’ai marché dans ce jour
avec mes forces et mes failles,
avec mes gestes parfois justes,
et mes silences maladroits.
Qu’importe.
Ce qui devait être fait l’a été,
Ce qui devait être dit l’a été —
ou se dira un autre jour.
Ce soir, je rends les armes.
Je rends les pensées.
Je rends les attentes.
Je me laisse porter
dans la nuit comme dans un ventre.
Et dans ce repos,
je redeviens simple présence.
Vivant. Aimé. Suffisant