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Texte

Dans cette scène de vaudeville, Follavoine et sa femme Julie se disputent à propos de la manière dont il a mentionné sa mère. Julie reproche à Follavoine de critiquer sa mère, tandis que Follavoine tente de se défendre sans succès. La tension entre eux se manifeste à travers des échanges sarcastiques et des malentendus sur des objets du quotidien, comme un seau de toilette.

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Dans cette scène de vaudeville, Follavoine et sa femme Julie se disputent à propos de la manière dont il a mentionné sa mère. Julie reproche à Follavoine de critiquer sa mère, tandis que Follavoine tente de se défendre sans succès. La tension entre eux se manifeste à travers des échanges sarcastiques et des malentendus sur des objets du quotidien, comme un seau de toilette.

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Au début de ce vaudeville, Follavoine est interrompu par sa femme qui, un seau de toilette à la main,

lui reproche d’avoir utilisé le mot « belle-mère » quand elle parlait de sa mère.

Julie

J’ai dit « ma mère » : eh ! bien, c’est ma mère » . Inutile de me corriger pour me dire : « ma belle-
mère ».

Follavoine

Je t’assure qu si j’ai dit ma belle-mère, c’est que vis-à-vis de moi…

Julie (se dressant comme mue par un ressort, et dos au public, les mains crispées au rebord de la
table, le corps penché en avant comme pour dévorer son mari.)

Quoi ? Elle n’a pas toujours été correcte ? Tu as quelque chose ç lui reprocher ?

Follavoine (le corps rejeté le plus en arrière possible au fond de son fauteuil, afin de se mettre hors
de ta porté, de julie, de ta véhémence.)

Mais non ! Mais non ! Qu’est-ce que tu vas chercher ? Seulement, ça n’empêche pas, tout de même,
que vis-à-vis de moi ; ta mère…

Follavoine (ahuri.)

Quoi ?

Julie

C’est vrai ça ! Cette façon de tomber toujours sur cette malheureuse !... de la cribler de tardons à
tout propos… !

Follavoine

Moi !

Julie

Tout ça, parce que j’ai eu le malheur d’apporter mon seau de toilette dans ton cabinet de travail.

Follavoine

Ah ! non, celle-là par exemple… !

Julie ( Glissant son bras dans l’anse de son seau qui est toujours sur la table de son mari.)

Mais on va l’enlever, mon seau ! Voilà, je t’enlève ! il n’y a pas de quoi faire une histoire ! Je l’enlève.

Follavoine (ronchonnant, tout en affectant de se plonger dans ses papiers.)

Eh ! ben !... c’est pas un mal.

Julie ( Bougonnant, tout en remontant vers la porte de sa chambre.)

Non ! faire une sortie pareille pour un misérable seau de toilette, vraiment, on aurait commis un
crime !... (Arrivée sur le seuil de la porte, elle s’arrête. Une réflexion à travers son cerveau, elle fait
volte-face, redescend jusqu’à la table, pose son seau dessus et à la même place que précédemment)

Seulement, tu sais ! une autre fois, quand tu auras un reproche à me faire…


Follavoine (l’interrompant)

Non, pardon !...Pardon !...

Julie ( interloquée)

Quoi ?

Follavoine

Voilà le seau revenu !

Julie (entre les dents)

Idiot ! (Reprenant.)

… Quand tu auras un reproche à me faire, tu voudras bien me dire les choses en face !... et ne pas
t’en prendre à maman !

(Elle descend légèrement en scène, laissant le seau sur la table.)

Follavoine (hors de ses gonds descendant vers Julie.)

Mais, non d’un petit bonhomme ! Qu’est-ce que j’ai dit, sacrebleu ?

Julie

Oh ! Rien, rien. C’est entendu ! Il te manque plus qu’à faire l’hypocrite !

Follavoine (excédé et impuissant à lutter.)

Oh !

( Il remonte fond gauche.)

Julie (gagnant au-dessus de la table sur laquelle, machinalement, elle recommence son rangement,
tout en parlant.)

Comme si je ne comprenais pas toujours très bien ce que tu veux dire… quand tu ne dis rien !

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