Résolution d’équations
1. Vocabulaire
Une inconnue est une lettre qui remplace un nombre cherché.
Une équation est une égalité avec une ou plusieurs inconnues.
Exemple : 10𝑥 − 2 = 2𝑥 + 3
Remarque :
Ne pas confondre une équation (comme par exemple 2 x + 3 = 0) et une expression
algébrique (comme par exemple 2 x + 3) qui ne contient pas le signe égal.
Résoudre une équation signifie déterminer toutes les valeurs de l’inconnue qui vérifient cette
égalité. Ces valeurs sont appelées les solutions de l’équation.
L’ensemble des solutions d’une équation est généralement noté S.
Ici : la solution de l’équation est : 𝑥 = 0,625.
Exemple : Vérifier si 14 est solution de l’équation 4(𝑥 − 2) = 3𝑥 + 6
4(𝑥 − 2) = 4 (14 – 2) = 4 x 12 = 48 et 3𝑥 + 6 =3 x 14 + 6 = 42 + 6 = 48
Donc : 14 vérifie l’équation 4(𝑥 − 2) = 3𝑥 + 6 donc 14 est solution de cette équation.
Remarque :
Une équation peut ne pas avoir de solution, ou admettre une ou plusieurs solutions ; voir
admettre une infinité de solutions.
2. Equations du premier degré
Propriétés :
Ajouter (ou soustraire) le même réel à chaque membre d’une identité conserve l’égalité.
Ainsi, quels que soient les nombres réels, 𝑎, 𝑏 et 𝑐 :
𝑎 =𝑏⇔𝑎+ 𝑐 = 𝑏 +𝑐
𝑎 =𝑏⇔𝑎−𝑐 = 𝑏−𝑐
En particulier : 𝑥 + 𝑎 = 𝑏 ⇔ 𝑥 = 𝑏 − 𝑎
Multiplier (ou diviser) chaque membre d’une identité par le même réel non nul conserve
l’égalité. Ainsi, quels que soient les nombres réels, 𝑎, 𝑏 et 𝑐 (𝑐 𝑛𝑜𝑛 𝑛𝑢𝑙) :
𝑎 = 𝑏 ⇔ 𝑎𝑐 = 𝑏𝑐
𝑎 𝑏
𝑎=𝑏⇔ =
𝑐 𝑐
𝑏
En particulier : 𝑎 𝑥 = 𝑏 ⇔ 𝑥 =
𝑎
Définition :
On appelle équation du premier degré à une inconnue, une équation du type :
𝑎 × 𝑥 = 𝑏 𝑜ù 𝑎 ≠ 0.
Théorème :
Une équation du premier degré possède une et une seule solution.
Exemple : Résoudre : 3(𝑥 + 4) = −(𝑥 + 5) + 2
3(𝑥 + 4) = −(𝑥 + 5) + 2 ⇔ 3𝑥 + 12 = −𝑥 − 5 + 2 ⇔3𝑥 + 𝑥 = −12 − 5 + 2 ⇔ 4𝑥 = −15
15 15
⇔x=− La solution de cette équation est : x = −
4 4
3. Équation – Produit
Définition :
Toute équation du type 𝑃(𝑥) × 𝑄(𝑥) = 0, où 𝑃(𝑥) 𝑒𝑡 𝑄(𝑥) sont des expressions algébriques,
est appelée équation-produit nul.
Remarque :
On rencontre plus particulièrement des équations-produits de la forme :
(𝑎𝑥 + 𝑏) (𝑐𝑥 + 𝑑) = 0.
Propriétés : Règle du produit nul
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l’un au moins de ses facteurs est nul.
Conséquence :
Le cas particulier de l’équation-produit :
(𝑎𝑥 + 𝑏) (𝑐𝑥 + 𝑑) = 0 équivaut à : 𝑎𝑥 + 𝑏 = 0 ou 𝑐𝑥 + 𝑑 = 0.
Méthode générale : RESOLUTION ALGEBRIQUE D’EQUATIONS de degré supérieur ou égal à 2 :
1) On transpose le deuxième membre dans le premier pour se ramener à une équation
du type : 𝐴 ( 𝑥 ) = 0 .
2) On factorise (mise en facteur commun, identités remarquables) le premier membre
(𝐴 ( 𝑥 ) ) pour obtenir une équation du type « produit nul ».
3) On applique la règle du produit nul.
Exemple : Résoudre dans ℝ les équations :
1) (3 𝑥 + 1) (1 – 6 𝑥) – (3 𝑥 + 7) (3 𝑥 + 1) = 0 ( E )
( E )⇔ (3 𝑥 + 1) [(1 – 6 𝑥) – (3 𝑥 + 7)] = 0⇔ (3 𝑥 + 1) (1 – 6 𝑥 – 3 𝑥 – 7) = 0
( E ) ⇔ (3 𝑥 + 1) (– 9 𝑥 – 6) = 0 ⇔3 𝑥 + 1 = 0 ou – 9 𝑥 – 6 = 0
1 6 2
( E )⇔ 3 𝑥 = – 1 ou – 9 𝑥 = 6 ⇔ 𝑥 = − ou 𝑥= = −
3 −9 3
1 2
Les solutions de cette équation sont donc 𝑥 = − et 𝑥 = −
3 3
2) 6 𝑥 + 10 + ( 9 𝑥 2 − 25 ) = −( 3 𝑥 + 5 )²
6 𝑥 + 10 + ( 9 𝑥 2 − 25 ) = −( 3 𝑥 + 5 )2 ⟺ 6 𝑥 + 10 + ( 9 𝑥 2 − 25 ) + ( 3 𝑥 + 5 )2 = 0
⟺ 2 ( 3 𝑥 + 5 ) + ( 3 𝑥 − 5 ) ( 3 𝑥 + 5 ) + ( 3 𝑥 + 5 )2 = 0
⟺ ( 3 𝑥 + 5 )( 2 + ( 3 𝑥 − 5) + (3 𝑥 + 5) = 0
⟺ ( 3 𝑥 + 5 )( 6 𝑥 + 2 ) = 0
⟺ 3 𝑥 + 5 = 0 𝑜𝑢 6 𝑥 + 2 = 0
5 1
⟺𝑥=− 𝑜𝑢 𝑥 + −
3 3
5 1
𝐷𝑜𝑛𝑐 ∶ 𝑆 = {− ;− }
3 3
4. Équation de la forme 𝑥² = 𝑎
Propriété :
Les solutions dans ℝ de l’équation 𝑥2 = 𝑎 dépendent du signe de 𝑎. Si 𝑎 < 0, alors l’équation
n’a pas de solution.
Si 𝑎 = 0, alors l’équation possède une unique solution qui est 0.
Si 𝑎 > 0, alors l’équation possède deux solutions qui sont √ 𝑎 et − √ 𝑎
Démonstration :
Si 𝑎 < 0, l’équation n’a pas de solution car dans l’ensemble des nombres réels, le carré
d’un nombre réel est toujours positif ou nul.
Si 𝑎 = 0, alors l’équation s’écrit 𝑥2 = 0 ⇔ 𝑥 × 𝑥 = 0 ⇔ 𝑥 = 0.
Si 𝑎 > 0 :
𝑥2 = 𝑎 ⇔ 𝑥 2 − 𝑎 = 0 ⇔ ( 𝑥 − √ 𝑎 )( 𝑥 + √ 𝑎 ) = 0
⇔ 𝑥 − √ 𝑎 = 0 𝑜𝑢 𝑥 + √ 𝑎 = 0 ⇔ 𝑥 = √ 𝑎 𝑜𝑢 𝑥 = − √ 𝑎
Exemples :
Résoudre dans ℝ les équations : 𝑥 2 = 16, 𝑥 2 = −8 et (𝑥 + 2) 2 = 9.
L’équation 𝑥 2 = 16.
16 est positif donc l’équation admet deux solutions 𝑥 = √ 16 = 4 et 𝑥 = − √ 16 = − 4.
L’équation 𝑥 2 = −8.
–8 est un nombre strictement négatif donc l’équation n’a pas de solution dans ℝ.
L’équation (𝑥 + 2) 2 = 9 .
On a alors 𝑥 + 2 = 3 ou 𝑥 + 2 = −3.
L’équation admet deux solutions 𝑥 = 3 − 2 = 1 et 𝑥 = −3 − 2 = −5.
5. Équation – Quotient .
Définition :
𝑃(𝑥)
Toute équation de la forme : = 0 où P ( x ) et Q ( x ) sont des expressions
𝑄(𝑥)
algébriques ( avec Q ( x ) ≠ 0 ) est appelée équation quotient nul.
Les valeurs de l’inconnue x rendant le dénominateur nul ( Q ( x ) = 0 ) s’appellent les
valeurs interdites (V.I.).
Propriété :
𝑃(𝑥)
Pour tout nombre réel 𝑥 qui n’annule pas l’expression 𝑄(𝑥), l’équation-quotient =0
𝑄(𝑥)
équivaut à P ( x ) = 0
𝑃(𝑥)
Conséquence : = 0si et seulement si P ( x ) = 0 et Q ( x ) ≠ 0.
𝑄(𝑥)
x x2
Méthode générale sur un exemple : ( E ) :
x 3 x 1
V.I. : x 3 , x 1 On donne les valeurs interdites.
L’équation (E) est équivalente à toutes les suivantes :
x x2
0 et x 3 , x 1 On TRANSPOSE dans le 1er membre.
x 3 x 1
x( x 1) ( x 2)( x 3)
0 et x 3 , x 1 On réduit au même dénominateur.
( x 3)( x 1)
x² x ( x² 3x 2 x 6)
0 et x 3 , x 1 On développe le numérateur.
( x 3)( x 1)
x ² x x ² 3x 2 x 6
0 et x 3 , x 1
( x 3)( x 1)
6x 6
0 et x 3 , x 1
( x 3)( x 1)
6 x 6 0 et x 3 , x 1
x 1 et x 3 , x 1 S 1
4 x² 3x
Exemple : Résoudre ( E ) : 0
2x 1
1
V.I. : 2 x 1 0 x
2
L’équation (E) est équivalente à toutes les suivantes :
1
4 x ² 3x 0 et x
2
1
x(4 x 3) 0 et x
2
3
3 1 x 0 ou x 4
( x 0 ou x ) et x OU
4 2 x 1
2
3
S 0;
4