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Memoire Fini

Ce mémoire de fin de cycle présente une étude sur l'optimisation fiscale des impôts directs au sein de l'entreprise DREAM ART, visant à améliorer sa performance financière. L'analyse révèle que l'optimisation fiscale a un impact positif sur les résultats de l'entreprise, bien que le personnel manque de formation sur les outils nécessaires. Il est recommandé de former le personnel ou de faire appel à des experts pour maximiser les gains financiers.

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Memoire Fini

Ce mémoire de fin de cycle présente une étude sur l'optimisation fiscale des impôts directs au sein de l'entreprise DREAM ART, visant à améliorer sa performance financière. L'analyse révèle que l'optimisation fiscale a un impact positif sur les résultats de l'entreprise, bien que le personnel manque de formation sur les outils nécessaires. Il est recommandé de former le personnel ou de faire appel à des experts pour maximiser les gains financiers.

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REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET


DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

HAUTES ETUDES COMMERCIALES D’ABIDJAN

MEMOIRE DE FIN DE CYCLE


En vue de l’obtention DE LA LICENCE professionnelle
En FINANCE COMPTABILITE ET GESTION
DE l’ENTREPRISE.

THEME :

L’OPTIMISATION FISCALE DES IMPÔTS DIRECTS D’UNE


ENTREPRISE : CAS DE LA DREAM ART

Année académique : 2020-2021

PRESENTE PAR : KONATE KADIDJATOU

PROFESSEUR ENCADREUR : M. DROH PIERRE

Sous la direction de Professeur GONE DROH LANCINE


Directeur Académique et Scientifique
SOMMAIRE
AVERTISSEMENT ........................................................................................................................ II

DEDICACE ..................................................................................................................................III

REMERCIEMENTS...................................................................................................................... IV

RESUME ...................................................................................................................................... V

ABSTRACT ................................................................................................................................ VI

LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................................. VIII

SIGLES ET ABREVIATIONS ........................................................................................................ IX

INTRODUCTION GENERALE .........................................................................................................1

PREMIERE PARTIE :CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE ...................................................................6

CHAPITRE I : APPROCHE CONCEPTUELLE ET REVUE DE LA LITEERATURE ..............................8

SECTION I : CADRE CONCEPTUELLE .........................................................................................8

SECTION II : REVUE DE LA LITTERATURE ...............................................................................20

CHAPITRE II : APPROCHE METHODOLOGIQUE ........................................................................24

SECTION I : LA PHASE QUALITATIVE ......................................................................................24

SECTION II : METHODOLOGIE DE TRAITEMENTS DE DONNEES ..............................................28

DEUXIEME PARTIE :CADRE ENVIRONNEMENTAL ET PRATIQUE ...............................................32

CHAPITRE III : CADRE ENVIRONNEMENTAL ..........................................................................34


SECTION I : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE ETUDIEE ........................................................34

SECTION II : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT ..............................................................35

CHAPITRE IV : PRESENTATION DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS ............................40


SECTION I : PRESENTATION DES RESULTATS ......................................................................40

SECTION II : RECOMMANDATIONS .........................................................................................49

CONCLUSION GENERALE ...........................................................................................................51

REFFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ...........................................................................................53

ANNEXES .................................................................................................................................. IX

TABLE DES MATIERES ............................................................................................................ XIII

I
AVERTISSEMENT
« L’université privé (HEC) n'entend donner aucune approbation ou improbation aux opinions contenues
dans ce mémoire. Celles-ci doivent être considérées comme étant propres à l'auteur. »

II
DEDICACE

A mes chers parents, pour tous les sacrifices, leur amour, leur tendresse, leur soutien et leurs prières tout au
long de mes études,

A toute la famille pour leur soutien tout au long de mon parcours universitaire.

Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fruit de votre soutient infaillible.

Merci d’être toujours là pour moi.

III
REMERCIEMENTS
Mes remerciements vont à l’endroit de tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce travail, en particulier à :

Mon professeur encadreur, monsieur DROH PIERRE, à qui je tiens à exprimer toute ma reconnaissance pour
ses conseils avisés, sa disponibilité à m’accompagner tout au long de ce travail ;

A ainsi qu’au gérant et ses différents collaborateurs pour leurs accueils et leurs collaborations.

A Monsieur Zahui Olivier mon DIRECTEUR DES ETUDES pour son aide et sa compréhension vis-à-vis des
étudiants.

Je remercie l’ensemble du corps professoral de HEC ABIDJAN.

Je remercie l’amicale des étudiants de HEC ABIDJAN pour m’avoir facilité l’intégration ;

IV
RESUME
Une bonne optimisation fiscale des impôts est un procédé permettant à l’entreprise d’atteindre une
performance ainsi que ses objectifs qu’elle s’est fixé. L’optimisation fiscale des impôts directs est alors
nécessaire pour toute entreprise sérieuse qui a un objectif de pérennité. C’est pourquoi nous avons décidé de
mener une étude sur la question à l’entreprise DREAM ART. A partir d’un guide d’entretien adressé aux chefs
du service comptabilité, nous avons collecté des informations. Ces informations reçues ont permis d’établir
que l’optimisation fiscale des charges a un impact sur l’entreprise DREAM ART. En somme, l’optimisation
impact positivement la performance financière de l’entreprise et permet de générer des gains.
Malheureusement le personnel n’a pas une bonne maîtrise des outils de l’optimisation fiscale, il faut donc
former le personnel ou confier cette tâche à un cabinet spécialisé.

Mots clés : Optimisation fiscale, impôt direct.

V
ABSTRACT
A good tax optimization of the expenses allows the company to be successful and to reach its objectives. The
tax optimization of expenses is then necessary for any serious company which has an objective of perenniality.
This is why we decided to carry out a study on this issue at DREAM ART. From an interview guide addressed
to the heads of the accounting department, we collected information. It emerges from the analysis of this
information received that the tax optimization of expenses has an impact on the DREAM ART company. In
short, the optimization has a positive impact on the financial performance of the company. Unfortunately, the
staff does not have a good mastery of the tools of tax optimization, it is therefore necessary to train the staff
or to entrust this task to a specialized firm.

Key words: Tax optimization, direct tax.

VI
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Taux applicable sur L’IGR ....................................................................................................... 14


Tableau 2 : La répartition du capital de DREAM ART ............................................................................. 35
Tableau 3 : Détermination de l’IBIC de l’exercice 2018 ............................................................................ 45
Tableau 4 : Détermination de l’IBIC après optimisation ........................................................................... 46
Tableau 5 : Détermination du RN de l’exercice 2018 ................................................................................. 47
Tableau 6 : Détermination du RN de l’exercice 2018 ................................................................................. 47
Tableau 7 : Liste des recommandations ....................................................................................................... 49

VII
SIGLES ET ABREVIATIONS
CC : Chef Comptable
CDI : Contrat à Durée Indéterminée
CFPB : Contribution Foncière de Propriétés Bâties
CFPNB : Contribution Foncière de Propriétés Non Bâties
CGI : Code Général des Impôts
IBA : Impôt sur les Bénéfices Agricoles
IBIC AP.O : Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux Après Optimisation
IBIC AV.O : Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux Avant Optimisation
IBIC : Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux
IBNC : Impôt sur les Bénéfices Non Commerciaux
IGR : Impôt Général sur les Revenus
IRC : Impôt sur le Revenu des Créances
IRVM : Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilière
ITS : Impôt sur Traitement et Salaire
RF : Résultat Fiscal
RN : Résultat Net

VIII
INTRODUCTION GENERALE

1
 Contexte

Depuis de nombreuses années, il est devenu courant d’entendre parler d’entreprises se


retrouvant mêlées à des affaires sur le thème de la fiscalité. En effet, on voit sans arrêt des
grands noms de l’industrie être épinglés pour leurs comportements, cherchant à minimiser à
tout prix les impôts qu’ils payent.

Ce mémoire traitera donc de la problématique que constitue la fiscalité et son optimisation pour
les PME car cette matière est en constante évolution depuis des années.

Constituant l’un des éléments de l’économie par les conséquences positives et négatives qu’elle
incombe sur son évolution, la fiscalité représente une prérogative majeure de la souveraineté
de l’Etat. Elle est à la fois la ressource fondamentale des budgets et un instrument essentiel
d’une action économique et sociale. Elle demeure très largement une compétence nationale.

De nombreuses nations ont procédées à des réformes fiscales importantes dans le but de
stimuler le développement socio-économique par l’impôt et de conférer plus d’efficacité et de
rationalité à la gestion fiscale.

En effet, la fiscalité ivoirienne a connu une évolution particulière depuis l’indépendance et s’est
retrouvée dans l’obligation d’être modifiée avec l’annexe fiscale 2021 pour suivre les
évolutions interne et externe de la collectivité nationale, mais aussi pour conduire les
changements économiques et financiers opérés.

Notre étude porte sur l’optimisation des impôts directs d’une entreprise au sein de l’entreprise
DREAM ART dont l’activité principale est l’impression numérique. Le choix de cette
entreprise est muri par le faite qu’elle a été redressée par le service des fics deux (2) en 3 ans.

La gestion fiscale consiste dans l’ensemble des actions et des décisions prises par l’entreprise
à maîtriser et à réduire sa charge fiscale avec la plus grande efficacité et sans l’exposer à des
risques supérieurs à l’économie qu’elle a pu réaliser. Néanmoins, les choix les plus avantageux
de l’entreprise sur le plan fiscal devraient prendre en considération les limites d’opportunité
relative à la stratégie globale de l’entreprise et à ses capacités financières et techniques.

2
 Problématique
De plus en plus, d’entreprises sont soumises à des redressements fiscaux dus à des anomalies
dans leur système de gestion. Un redressement fiscal intervient quand l’assiette d’imposition
déclarée par le contribuable est rectifiée par l’administration lors d’un contrôle fiscal. Cette
situation génère des charges financières considérables qui impactent la performance financière
de celle-ci.
L’optimisation fiscale permet d’opter pour un choix fiscal plus pertinent et de tirer profit des
avantages fiscaux prévus par la règlementation en vigueur, sans franchir les limites admises tels
que l’abus de droit, la fraude et l’acte anormal de gestion.
L’optimisation des charges fiscales, la fraude, l’évasion et l’abus de droit sont des mécanismes
qui permettent de réduire les charges fiscales. En revanche, la fraude, l’évasion et l’abus de
droit sont des techniques irrégulières réprimées par la loi.
L’optimisation fiscale peut être abordée sous deux angles car, l’Etat cherche sans doute à
augmenter ses recettes fiscales tandis que l’investisseur cherchera à réduire ses charges fiscales.
Outre les dépenses fiscales, la fiscalité des investissements se traduit également par d’autres
mesures fiscales qui ne s’accompagne pas toujours par une réduction directe des droits et taxes
ou dépenses fiscales, mais qui incitent et encouragent les investissements. Compte tenu de
l’immensité de la tâche, nous limiterons notre étude à l’optimisation fiscale des charges au sein
des entreprises : cas DREAM ART
Le thème dont nous avons énoncé les prémisses, soulève un certain nombre d’interrogations.
Pour mener à bien notre travail, nous nous sommes alors demandés :
Comment faire une optimisation fiscale au profit de la DREAM ART conformément aux
règles en vigueur dans le pays ?
De cette interrogation, découlent d’autres questions dont les plus pertinentes sont :
 Comment l’optimisation fiscale des impôts directs génère-t-elle des gains
financiers pour DREAM ART ?
 Quel est l’effet de l’optimisation fiscale des impôts directs sur la compétitivité de
DREAM ART ?
C’est à toutes ces préoccupations que nous allons répondre avec des méthodes et des techniques
appropriées, après avoir formulé les objectifs et les hypothèses suivants :

3
 Objectifs de l’étude

Afin de répondre aux questions de l’étude, nous nous sommes fixés des objectifs dont le
principal est :

L’objectif de ce travail est d’optimiser les impôts directs de la DREAM ART par des
procédés légaux.
Par ailleurs les objectifs spécifiques sont les suivantes :

- Montrer que l’optimisation des impôts directs est source de gain financier pour
l’entreprise dans la situation actuelle de DREAM ART ;
- Montrer que l’optimisation fiscale des impôts directs permet à la DREAM ART d’être
compétitive.

 Hypothèse de l’étude

Nous avons formulés plusieurs hypothèses dont la principale est :


L’optimisation fiscale des impôts directs exerce une influence positive sur la performance
financière de DREAM ART.

Cette hypothèse est subdivisée en deux :

- Une bonne optimisation fiscale des impôts directs permet à l’entreprise de faire des
gains ;
- L’optimisation fiscale des impôts directs permet à DREAM ART d’être compétitive.

 Intérêt de l’étude
Ce mémoire revêt plusieurs intérêts :
- Cette étude représente pour nous un exercice pratique pour la mise en application des
connaissances théoriques acquise au cours de notre formation. Il nous permet
également, en tant qu’étudiant en finance d’entreprise, d’approfondir nos connaissances
pratiques dans l’optimisation fiscale des impôts directs.

- Cette étude est une démarche importante pour l’acquisition des connaissances dans un
domaine scientifique et l’ouverture sur d’autres aspects de la problématique étudiée.

4
C’est donc un apport aux études déjà réalisées dans le milieu scientifique de
l’optimisation fiscale.

- Ce thème, à sa lecture, représente un intérêt pour toute entreprise qui voudrait réduire
ses charges en procédant par l’optimisation fiscale ou qui en quête d’une performance
dans la gestion des charges.

Méthodologie de l’étude
Pour atteindre cet objectif, une démarche qualitative sera adoptée comprenant une étude
documentaire et s’en suivra une étude de terrain qui nous conduira au sein de la DREAM ART.

Plan du mémoire
Pour répondre à toutes ces questions et objectifs, nous avons scindé notre travail en deux (2)
grandes parties : une partie théorique et une partie pratique. Chaque grande partie sera
subdivisée en deux chapitres et chaque chapitre sera subdivisé en deux sections.
Dans la partie théorique nous présenterons dans le chapitre I : l’approche conceptuelle et la
revue de la littérature, qui est divisé en deux sections, dans la section 1 : cadre conceptuel de la
recherche, dans la section 2 : revue de la littérature.
Dans le chapitre II : approche méthodologique, dans la section 1 nous parlerons de la phase
qualitative et dans la section 2 de la méthodologie de traitement des données.
Nous aborderons la deuxième partie qui est la partie pratique de notre étude en présentant dans
le chapitre III le cadre environnemental, dans la section 1 nous parlerons de l’historique de
l’entreprise et dans la section 2 du fonctionnement de l’entreprise.
Dans le chapitre IV nous présenterons les résultats de notre étude, dans la section 1 :
présentation et analyse des résultats et enfin dans la section 2 : discussions et recommandations.

5
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE

6
Cette première partie est consacrée à la compréhension de notre thème à travers la définition
des concepts, la revue de littérature et la présentation de la méthodologie de recherche. Elle est
importante pour la suite de notre mémoire car cette partie permet de mener une recherche
minutieuse sur nos différents concepts grâce aux différents documents portant sur le thème.
Pour atteindre notre objectif, nous avons subdivisé cette partie en deux chapitres. Le premier
chapitre est consacré à la définition des concepts et à la revue de littérature. Le second chapitre,
quant à lui, va aborder le cadre méthodologique de notre travail qui est consacrée à l’étude
qualitative.

7
CHAPITRE I : APPROCHE CONCEPTUELLE ET REVUE DE LA LITTERATURE
Ce chapitre se décline en (2) sections : la première, recense les différents auteurs qui ont traité
des sujets similaires de manière à nous permettre de mieux appréhende les effets de
l’optimisation fiscale sur les ressources des entreprises. Quant à la deuxième section, s’attardera
sur la définition des concepts, des motivations qui ont suscité le choix de ce sujet, les
pertinences scientifiques, sociales et l’intérêt pour…

SECTION I : CADRE CONCEPTUELLE DE L’ETUDE


L’analyse des concepts dans une recherche est d’une grande importance. C’est pourquoi, il est
important de les examiner successivement en les définissants d’une part et d’autre part en
faisant leur typologie si possible.

I.1. La notion d’optimisation fiscale


Cette notion est composée de mots clés que sont, l’optimisation, la fiscalité. Pour la
comprendre, il est important de définir ces mots.

I.1.1. Définition de l’optimisation


Le mot optimisation est employé dans plusieurs matières :

 En mathématiques, l'optimisation traite de la recherche d'un extremum d'une fonction,


dont les entrées peuvent être soumises à des contraintes ;
 En informatique, l'optimisation de code permet d'améliorer les performances d'un
logiciel plus particulièrement dans les bases de données, l'optimisation de
requête définit la meilleure exécution par le SGBD d'un code donné,
 En finance, l'optimisation fiscale permet de minimiser l'imposition légalement1.

I.1.2 Définition de la fiscalité


Le grand Larousse définit la fiscalité comme étant le système de perception des impôts,
l'ensemble des lois qui s'y rapportent et les moyens qui y conduisent. Branche du droit public,
la fiscalité est constituée de l'ensemble des règles juridiques concernant les impôts. Elle
organise la participation des sujets de droit, aussi bien personnes physiques que morales, à la
vie financière de l'État. La fiscalité constitue aussi pour l'État un outil important de politique
économique et sociale2.

1
[Link]
2
Le grand Larousse

8
I.1.3. Définition de l’impôt direct
Un impôt est appelé "impôt direct" lorsqu'il est payé et supporté par la même personne. Le
redevable de l'impôt direct est également le contribuable de cet impôt. Cette caractéristique le
différencie de l'impôt indirect.

I.1.3.1 Les différents types d’impôts directs


Il existe plusieurs types d’impôts directs. En Côte d’Ivoire ce sont :

- L’impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ou IBIC,


- L’impôt sur les Bénéfices Agricoles ou IBA,
- L’impôt sur les Bénéfices Non Commerciaux ou IBNC,
- L’impôt sur Traitement et Salaire ou ITS,
- La Contribution Foncière de Propriétés Bâties ou CFPB,
- La Contribution Foncière de Propriétés Non Bâties ou CFPNB,
- L’impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilière ou IRVM,
- L’impôt sur le Revenu des Créances ou IRC,
- L’impôt Général sur les Revenus ou IGR,
- La Contribution des patentes,
- La Contribution des licences.
I.[Link] Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (IBIC)

L’impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (IBIC) est un impôt qui est établi
annuellement sur les bénéfices des professions commerciales, industrielles, artisanales, et des
entreprises minières sur les bénéfices tirés des activités de recherche, d’exploitation, de
production et de vente d’hydrocarbures naturels y compris les opérations de transport en Côte
d’Ivoire qui en sont accessoire.

L’impôt est dû, à raison des bénéfices réalisés en Côte d’Ivoire.

Sont considérées comme effectuées ou exercées en Côte d’Ivoire, les opérations d’extraction
effectuées et les autres activités exercées dans une zone maritime s’étendant jusqu’à 200 000
marins et dénommée Zone Economique Exclusive

Taux :
- Personnes morales : 25%
- Personnes physiques : 25%

9
NB : Entreprise du secteur des télécommunications, des technologies et de la
communication : 30%
Impôt Minimum Forfaitaire (IMF)

 Réel Normal d’Imposition (RNI)


Taux de droit commun : 0,5% du CATTC
- Minimum de perception : 3 millions de francs
- 500 000 francs pour les stations-services et les distributeurs de gaz butane.
- Maximum de perception : 35 millions de francs
Taux particuliers

- 0,10% pour les entreprises de production, transformation et ventes de produits


pétroliers, pour les entreprises de production, de distribution d’eau et
d’électricité ainsi que pour les entreprises de distribution de gaz butane ;
- 0,15% pour les établissements bancaires et financiers ainsi que les entreprises
d’assurance et de réassurance.
 Réel Simplifié d’Imposition (RSI)
Taux unique : 2% du CATTC
Minimum de perception : 400 000 francs
I.[Link] Impôt sur le Bénéfice Agricole (IBA)
L’impôt sur les Bénéfices Agricoles est un impôt qui est établi annuellement sur les bénéfices
des exploitations forestières agricoles.

L’impôt est dû, à raison des bénéfices réalisés en Côte d’Ivoire.

Taux :
- Personnes morales : 25%
- Personnes physiques : 25%

I.[Link] Impôt sur les Bénéfices Non Commerciaux (BNC)


Sont considérés comme provenant de l’exercice d’une profession non commerciale ou comme
revenus assimilés aux bénéfices non commerciaux, les bénéfices :

 Les professions libérales,


 Des charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçants,

10
 Des occupants, exploitations lucratives et sources de profit ne se rattachant pas
à une autre catégorie de bénéfices ou revenus.
Taux :

- Personnes morales : 25% ;


- Personnes physiques : 25% ;
- Entreprises n’ayant pas d’installation professionnelle en Côte d’Ivoire, sous réserve
des dispositions des conventions fiscales : 25% ;
- Compagnies de réassurance non domiciliées en Côte d’Ivoire ;
- Greffiers-notaires : 50% des sommes perçues à titre d’honoraires dans leur fonction
subsidiaire de notaire.
IMF/BNC : 5% des recettes brutes TTC de l’exercice.
Retenues à la source : 7,5% des sommes brutes mises en paiement.

I.[Link] Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS)


L’impôt sur les Traitements et Salaires et l’impôt sur les pensions et rentes viagère sont des
impôts qui sont établis sur les revenus provenant des traitements publics et privés des soldes,
indemnités et émoluments, des salaires, pensions et des rentes viagères.

Calcul de l’ITS

- 1,5% applicable sur 80% du revenu brut ou


- 1,2% applicable sur le revenu brut (Art. 120 du CGI)

I.[Link] Contribution Foncière des Propriétés Bâties (CFPB)


Une contribution annuelle est établie sur les propriétés bâties ci-après

 Les maisons,
 Les fabriques,
 Les manufactures,
 Les usines,
 En général, tous les immeubles construits en maçonnerie, fer ou bois fixé au sol en
demeure, à l’exception de ceux qui en sont expressivement exonérés par les présentes
dispositions,
 Les terrains non cultivés employés à usage commercial ou industriel tels que les
chantiers, lieux de dépôt de marchandises et autres emplacements de même nature,

11
soit que les propriétaires les occupent, soit qu’ils les fassent occuper par d’autres à
titre gratuit et onéreux,
 L’outillage des établissements utilisés pour l’industrie, le commerce ou les prestations
de services rattachés au fonds à demeure perpétuelle, dans les conditions indiquées au
code civil, ou reposant sur des fondations spéciales faisant corps avec l’immeuble,
ainsi que toutes les installations industrielles, commerciales ou de prestation de
services assimilés à des constructions,
 Les bateaux utilisés en un point fixe et aménagés pour l’habitation, le commerce,
l’industrie ou la prestation de services même s’ils sont seulement retenus par des
amarres.
TAUX :
3% de la valeur locative
- De la résidence principale ;
- D’une seule résidence secondaire à usage personnel, improductive de revenus
foncier ;
- De tous les immeubles bâtis restés vacants pendant une période de six mois
consécutifs, au cours d’une même année.
15% pour des immeubles appartenant aux personnes morales et aux entreprises
affectés à leurs activités.

I.[Link] Contribution Foncière des Propriétés Non Bâties (CFPNB)


Il est établi une contribution annuelle sur les propriétés non bâties, pour déterminer l’assiette
de la contribution foncière des propriétés non bâties imposables, les immeubles sont repartis en
deux (2) parties :

 Les immeubles ruraux : ces immeubles ne sont pas imposables,


 Les immeubles urbains, sont considérés comme immeubles urbain :
o Les terrains situés dans l’étendue d’une agglomération déjà existante
ou en voie de formation et compris dans les limites des plans de
lotissement régulièrement approuvés,
o Les terrains qui, se trouvant en dehors du périmètre des
agglomérations, sont destinés à l’établissement de maison d’habitation,
factoreries, comptoirs avec leurs aisances et dépendances lorsque
lesdites constructions ne sont à leur exploitation agricole.

12
TAUX :

1,5% de la valeur vénale du terrain non bâti

I.[Link] Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilières (IRVM)


Une valeur mobilière est un titre négociable émis par des personnes publiques ou privées et
représentant une fraction soit de leur capital social appelé « action » ou soit d’un prêt à long
terme qui leur est consenti appelé « obligation ». Un impôt est perçu sur les revenus de ces
valeurs mobilières.

Taux :

Le taux de l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières applicable est de 15%

I.[Link] Impôt sur le Revenu des Créances (IRC)


Une créance est un droit du créancier d’exiger du débiteur la remise de son argent.

Le paiement de l’impôt sur les revenus des créances est à la charge exclusive du créancier, en
dépit de toute clause contraire qu’elle qu’en soit la date.

Toutefois, le créancier et le débiteur sont tenus solidairement du paiement de cet impôt.

Taux : Le taux de l’impôt sur les revenus des créances est de 18%

I.[Link] Impôt Général sur le Revenu (IGR)


L’impôt Général sur le Revenu est un impôt qui frappe le revenu net global annuel des
contribuables. L’impôt Général sur le Revenu est dû par toutes les personnes physiques et
morales ayant une résidence habituelle en Côte d’Ivoire. Sont considérés comme ayant une
résidence habituelle en Côte d’Ivoire :

 Les personnes qui y possèdent une habitation à leur disposition à titre de propriétaire,
usufruitier ou locataire lorsque dans ce dernier cas, la location est conclue soit par
convention unique, soit par conventions successives pour une période continue d’au
moins une (1) année.
 Les personnes qui, sans disposer en Côte d’Ivoire d’une habitation dans les conditions
définies ci-dessus, ont néanmoins en Côte d’Ivoire le lieu de leur séjour principal.

13
 Les salariés qui, pendant leurs congés hors de la Côte d’Ivoire, continuent à être
rétribués par l’employeur pour lequel ils travaillent en Côte d’Ivoire.
 En absence de résidence en Côte d’Ivoire, les personnes physiques ivoiriennes ou
étrangères à raison des bénéfices ou revenus perçus ou réalisés en Côte d’Ivoire.

 Chaque chef de famille est imposable tant en raison de ses revenus personnels que de
ceux de sa femme, et de ses enfants mineurs et majeurs incapables, étudiants habitant
avec lui.
Calcul d’IGR
Les taux applicables au revenu net annuel imposable pour le calcul de l’impôt général sur le
revenu sont fixés d’une manière progressive pour chaque tranche de revenu comme suit :

Revenus nets annuels compris entre (en FCFA)

Tableau 1 : Taux applicable sur L’IGR

Revenus compris entre Taux

1000 et 2 200 000 2%

2 200 001 et 3 600 000 10%

3 600 001 et 5 200 000 15%

5 200 001 et 7 200 000 20%

7 200 001 et 9 600 000 24%

9 600 001 et 12 600 000 26%

12 600 001 et 20 000 000 29%

20 000 001 et 30 000 000 32%

30 000 001 et 40 000 000 34%

40 000 001 et 50 000 000 35%

Au-delà de 50 000 000 36%

Source : Code général des impôts

14
I.[Link] La Contribution des patentes
Contrairement à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ou l’impôt sur les
bénéfices non commerciaux qui frappe directement les bénéfices, la patente est calculée sur le
chiffre d’affaire (CA).

De ce fait, sauf exonération, toutes les entreprises sont soumises à la patente puisqu’elles
vendent des marchandises ou exercent des prestations de services.

Calcul de la patente :

Droit sur le Chiffre d’Affaires (DCA)

 Pour les activités autres que le transport :


DCA = CA HT X 0,5%

Minimum du droit sur le chiffre d’affaires : 300 000 francs

Maximum du droit sur le chiffre d’affaires en fonction du CAHT :

- CA HT < 200 millions : Maximum = 350 000 francs


- 200 millions < CA HT < 500 millions
Maximum = 700 000 francs

- 500 millions < CAHT < 1 milliard


Maximum = 1 300 000 francs

- CAHT > 1 milliard : Maximum = 3 000 000 francs


 Pour les activités exonérées du droit sur la valeur locative :
DCA = CAHT x 0,7%

 Pour les entreprises de transports :


- Transport de personnes : 50 400 F/voiture, majorés de 2 520 F/place assise, celle
du conducteur non comprise ;
- Transport de marchandises : 37 800F/voiture, majorés de 1008F/tonne de charge
utile au-dessus de 2 tonnes ;
- Transport mixte : 50 300F/voiture augmentés du cumul des majorations par place
et par tonne ;

15
- Transport fluvial, lagunaire et maritime : 75 600F/bateau majorés de 1008F/place,
celle du conducteur non comprise ;
- Corbillards ou fourgons mortuaires :
 Entreprises relevant d’un régime réel d’imposition : 24 000 francs par voiture ;
 Autres entreprises : 206 000 francs par voiture.
Droit de la valeur locative :
*Taux de droit commun : 18,5%
*Taux particulier : 16% (pour les établissements hors d’un périmètre communal)

I.[Link] La Contribution des licences


La licence est due seulement pour toutes les personnes qui vendent des boissons alcoolisées.
Cependant, pour les personnes soumises au paiement de la licence, elle est indépendante de la
patente. L’imposition de l’une ou l’autre ne dispense pas du paiement de l’autre.

Dans le cas où plusieurs professions indiquées dans les présentes dispositions sont exercées
dans le même établissement, le droit le plus élevé est seul exigible.

Calcul :

1ère classe

- Etablissement de nuit servant des boissons alcooliques à consommer sur place (ouvert
après 1h du matin plus de quatre fois par mois)

o Première zone : 320 000 francs

o Deuxième zone : 220 000 francs

2ème classe

- Autres établissements servant des boissons alcooliques à consommer sur place (y


compris wagons-restaurants passibles des droits de la première zone)

o Première zone : 96 000 francs

o Deuxième zone : 66 000 francs

3ème classe

- Fabrications, ventes en gros ou au détail à emporter des boissons alcooliques

16
o Première zone : 50 000 francs

o Deuxième zone : 36 000 francs

Les droits sont réduits des deux tiers pour les personnes vendant uniquement du vin et de la
bière.

I.1.3.2 L’option technique : Impôt direct

L'impôt direct est assis sur des données constantes (revenu ou capital) qui permettent une
perception régulière. La technique de l'impôt direct renferme la notion économique de l'impôt
sur le revenu et de l’impôt sur le capital.

Il existe différentes techniques d'assiette et de perception de l'impôt lorsqu'un Etat fait le choix
de l'option technique, il s'agit notamment :

 Système d’évaluation indiciaire

C'est une technique qui est utilisée par le fiscaliste révolutionnaire, et qui l'est encore à ce jour
dans certains pays en voie de développement (PVD). Dans ce système, le revenu est imposable
par évaluation à partir des indices significatifs.

C'est le cas lorsqu'on redresse une situation fiscale personnelle à partir des indices extérieurs de
richesse. De nos jours, on y recourt de moins en moins car cette évaluation est injuste.

 Système de perception de l’impôt

La perception de l'impôt direct suppose la manifestation volontaire et spontanée du


contribuable, par respect de droit fiscal qui veut que la dette fiscale soit portable et non quérable.
Alors que l'impôt indirect, considéré comme indolore c'est-à-dire que le contribuable le paye
sans le savoir, est perçu en même temps que la dépense est effectuée.

Dans les PVD, le législateur a recourt aux RAS (retenue à la source) qui présentent des
nombreux avantages pour le fisc :

 La sécurité : le bénéficiaires du revenu peut disparaitre sans préjudices pour le fisc


car l'impôt a déjà été retenu la source ;
 La rapidité : dès le moment ou la matière imposable prend naissance, l'impôt est
encaissé ;

17
 La commodité : elle facilite le travail du fisc qui n'a qu'un seul interlocuteur, débiteur
du revenu, au lieu d'en avoir plusieurs ;

Il existe des avantages traditionnels qui sont liées à la fiscalité directe :

 La stabilité du rendement : le rendement de l'impôt direct n'est pas compromis dans


les périodes de crise économique alors que les impôts indirects sont sensibles à la
conjoncture économique :
 L'élasticité légale de l'impôt : est la sensibilité de son rendement aux variations, le
taux [Link] a été constaté que l'augmentation du taux de l'impôt direct correspondait à
une augmentation correspondante du produit de cet impôt sauf qu'il ne faut pas
dépasser le point culminait du rendement de cet impôt aux risque de voir son produit
baisser ;
 L'économie de perception : l'impôt direct est un impôt, en principe, économique à
percevoir mais en ce jour le poids des impôts incluse à la fraude, ce qui conduit
l'administration à se livrer à des vérifications plus nombreuses et couteuses ;
 La justice de l'imposition : la fiscalité directe conduit à la personnalisation de
l'impôt par la prise en compte des charges de famille pour l'impôt sur le revenu et par
l'application des tarifs progressifs .Néanmoins, la fiscalité direct laisse place à la
fraude, donc elle devient une fiscalité injuste.

De même, la principale critique qu'on pose à la fiscalité indirect est son injuste du fait qu'elle
frappe aveuglement et de façon uniforme les différentes catégories sociales.

I.1.4. L’optimisation fiscale


L’optimisation fiscale est un « Ensemble des procédés que le contribuable utilise pour réduire
sa charge fiscale en se prévalant des dispositions avantageuses de la loi ». Dans cet ordre d’idée,
l’optimisation fiscale des impôts directs signifie tirer le meilleur parti fiscal possible.
Concrètement, il s’agit de chercher les possibilités de payer le moins d’impôt tout en respectant
la législation fiscale.

Selon J. C. PAROT(2010), la gestion fiscale « consiste dans l'ensemble des actions et des
décisions prises par l'entreprise à maîtriser et réduire sa charge fiscale avec la plus grande
efficacité et sans l'exposer à des risques supérieurs à l'économie qu'elle a pu réaliser».

18
L'optimisation fiscale est un moyen de réduire votre charge fiscale. Elle va donc permettre de
mieux gérer vos intérêts.

De ce fait, elle aura pour objectif d'appliquer pertinemment les règles fiscales sans se mettre en
infraction avec les lois fiscales en vigueur.

 Optimisation fiscale comment ça marche ?

Des experts sont à votre disposition pour élaborer avec vous la meilleure stratégie patrimoniale.
Ces professionnels sont des : fiscalistes, auditeurs, expert-comptable, analystes financiers et le
conseiller en gestion de patrimoine. Ce dernier gère directement le patrimoine de ses clients,
que celui-ci soit :

- Son patrimoine financier ;


- Son patrimoine immobilier ;
- Son patrimoine professionnel…

Son objectif principal étant de maximiser les gains tout en limitant les risques. Ils mettront en
place une gestion personnalisée de votre patrimoine dans un cadre juridique et fiscal
correspondant à vos objectifs et à vos besoins. Ces spécialistes pourront aussi vous proposer
d'établir un bilan patrimonial pour appréhender les meilleures solutions possible.

Par définition le bilan patrimoniale permet l'analyser l'ensemble de se bien. Le bilan patrimonial
détermine les points forts et les points faibles de votre situation patrimoniale (trop
d'immobiliers, pas assez de liquidités, etc....). Il détermine également les axes stratégiques à
mettre en œuvre pour améliorer la situation patrimoniale, c'est-à-dire :

· La transition du patrimoine,

· Protéger ses revenus professionnels au moment de la cessation d'activité,

· Protéger son conjoint et/ou ses proches.

Il est à noter que votre patrimoine est similaire à la gestion d'une petite entreprise, car il est
composé d'actifs et de flux.

19
 Optimisation fiscale : les solutions envisagées

Ces différents experts vous assisteront pour élaborer un projet sur mesure en :

· Etablissant un diagnostic approfondi afin de détecter les anomalies et les situations de surtaxe,

· Mettant en place des outils pour une meilleure gestion interne,

· Mesurant l'impact de vos impôts,

· Vous assistant dans vos relations avec l'administration fiscale,

· S'appuyant sur des textes de loi et de la jurisprudence en vigueur,

· Réalisant une veille fiscale technique et juridique régulière.

Ces diverses solutions vous aideront à réaliser des économies très significatives.

SECTION II : REVUE DE LA LITTERATURE


Divers auteurs se sont penchés sur les différents moyens pour éluder l’impôt à payer. Nous
présenterons dans cette section les théories les plus pertinentes qui nous ont guidées dans nos
recherches, notamment la concurrence fiscale, la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscale ainsi
que les paradis fiscaux.

II.1. Concurrence fiscale


La concurrence fiscale existe entre tous les pays du monde et également entre les pays
européens. Les principes fondateurs de l’Union européenne ont accentué ce problème,
notamment celui de libre circulation des capitaux. Les décisions fiscales étant laissées à chaque
Etat membre, on offre la possibilité de les laisser se faire concurrence. Cette hétérogénéité des
règles fiscales combinée à la libre circulation est donc une cause principale de la concurrence
fiscale que se livrent les Etats membres (Barbier-Gauchard, 2008).

Au niveau européen nous sommes donc dans une situation où la concurrence fiscale est réelle
grâce au principe de subsidiarité mais également dans une ère qui veut plus d’harmonisation.
Ce paradoxe explique en grande partie la lenteur pour atteindre un processus de coordination.
Des démarches ont été entreprises dans ce sens, notamment la « directive épargne » qui
obligeait les Etats membres à un échange d’informations sur l’épargne des non-résidents
(Haulotte & Valenduc, 2007).

20
Selon R. YAICH (2013), l'optimisation fiscale consiste à minimiser principalement l'impôt sur
les bénéfices afin de maximiser le résultat net après impôt dans le contexte des contraintes
économiques de l'entreprise.

Il s'agit donc d'un ensemble de décisions, procédés et choix effectués permettant de minimiser
principalement la charge fiscale afin de maximiser le résultat net après impôt tout en prenant
en considération les paramètres de gestion et le contexte économique de l'entreprise.

A un niveau avancé, la recherche d'une optimisation fiscale efficace et efficiente s'inscrit dans
une démarche plus large de planification fiscale. Votre patrimoine financier, votre patrimoine
immobilier ainsi que votre patrimoine personnel sont taxables et doivent donc être déclarés à
l'administration fiscale. L'optimisation concerne aussi bien les entreprises que les personnes
physiques.

II.2. L’évasion, la fraude et l’optimisation fiscale

Actuellement, on désigne par optimisation voire par ingénierie fiscale tous les mécanismes mis
en place pour minimiser l’impôt à payer. Elle constitue en quelque sorte la zone grise comprise
entre la fraude et l’évasion fiscale (Buzelay, 2015).

La fraude fiscale est totalement illégale car elle n’est pas en accord avec la loi. Elle se
caractérise notamment par : « l’ouverture de comptes cachés à l’étranger, par des rétentions
tant de TVA que de charges sociales, par des fausses déclarations de revenus » (Buzelay, 2015).
Au contraire de l’évasion fiscale qui elle est totalement légale, c’est utiliser les lois et les
règlements pour réduire son impôt comme le recours aux différentes niches fiscales. Dès lors,
l’optimisation fiscale serait vue comme de l’évasion extrêmement agressive utilisant à
outrances les faiblesses des règles nationales et internationales.

Cependant, Monnier (2008) affirme au contraire de Buzelay que ce qui distingue


fondamentalement l’évasion de l’optimisation fiscale est le caractère de bonne foi ou non du
contribuable. L’évasion est légale mais elle est caractérisée par la mauvaise foi de ceux qui la
pratiquent car elle est utilisée de manière intentionnelle pour éviter l’impôt. L’optimisation
fiscale est alors vue comme de la planification relevant à part entière d’une stratégie menée par
des personnes de bonne foi. Comme dans la littérature, cette distinction n’est pas toujours très
claire ou interprétée de la même façon ; dès que l’on parlera d’optimisation fiscale, ce ne sera

21
pas forcément en faisant l’hypothèse que les personnes ou entités qui la pratique le fasse de
bonne foi. Les deux termes peuvent être confondus pour exprimer une même réalité.

Depuis une grosse dizaine d’années, l’opinion publique et politique a commencé à se pencher
sérieusement sur ces pratiques qui, même si elles sont à la frontière de la régularité, sont vécues
comme immorales par bon nombre de personnes. Plusieurs organismes tentent de lutter contre
les pays qui permettent ces pratiques ainsi que les entreprises qui en profitent. Nous verrons
qu’identifier ceux qui ne jouent pas le jeu de la concurrence saine au niveau mondial est
extrêmement difficile. Cependant, nous établirons une liste de territoires qui peuvent être
appréhendés comme paradis fiscaux et ensuite analyser les mécanismes qu’ils offrent.

II.3. Les paradis fiscaux

Il est difficile de définir clairement ce qu’est un paradis fiscal, les différents organismes
internationaux se contentent de définitions vagues. L’OCDE notamment, classe les différents
pays en 3 listes (noire, grise et blanche) représentant le degré de coopération des Etats. Cette
coopération se traduit par le nombre d’accords internationaux signés par ces pays (Chavagneux
& Palan, 2012).

Sur base des critères avancés par plusieurs organismes (à savoir : la Banque des règlements
internationaux (BRI), l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques
(OCDE), le Groupe d’action financière (GAFI), le Conseil de stabilité financière (CSF) et
l’OCDE), Chavagneux et Palan (2012) vont définir 10 critères pour apprécier la situation d’un
pays comme paradis fiscal ou non sur base des différentes définitions établies par de nombreux
organismes reconnus :

1. Une taxation faible ou nulle pour les non-résidents ;

2. Un secret bancaire renforcé ;

3. Un secret professionnel étendu ;

4. Une procédure d’enregistrement relâchée ;

5. Une liberté totale des mouvements de capitaux internationaux ;

22
6. Une rapidité d’exécution ;

7. Le support d’un grand centre financier ;

8. Une stabilité économique et politique ;

9. Une bonne image de marque ;

10. Un réseau d’accords bilatéraux.

Grâce à cela, on peut apercevoir des tendances principales qui règnent dans les Etats considérés
comme paradis fiscaux : une taxation des revenus ou des sociétés très favorables, une
confidentialité des données des clients à toute épreuve ou encore des conventions évitant la
double taxation signées avec d’autres pays (Chavagneux & Palan, 2012).

Cependant, un problème majeur relevé par ces classements est le manque d’impartialité. En
effet, tous les pays s’influencent les uns et les autres pour ne pas apparaître dans la liste d’un
autre. La liste établie par Chavagneux et Palan (2006) lors de la première édition de leur ouvrage
peut apporter une première vue d’ensemble sur la géographie mondiale des paradis fiscaux,
même si une mise à jour permettrait sûrement de mieux se rendre compte de la situation
actuelle.

D’autres auteurs influents sur le sujet ont essayé de définir ce qu’était un paradis fiscal. Nicolas
Shaxson (2012) isole quant à lui 7 caractéristiques pour les identifier dont bon nombre sont déjà
reprises plus haut. Il nous renseigne également sur une définition assez large pouvant permettre
de définir les différents attributs d’un paradis fiscal : « Lieu qui se propose d’attirer des activités
économiques en offrant à des particuliers ou à des entités un cadre politiquement stable qui
permet tant de contourner les règles, les lois et les réglementations édictées dans les autres
pays ».

23
Conclusion du chapitre

Ce chapitre nous a permis de définir les différents concepts liés à notre étude et de faire ressortir
les thèses soutenues par nos auteurs à travers une revue de littérature. Dans le chapitre suivant
nous allons parler de la démarche méthodologique que nous allons appliquer dans cette étude.

24
CHAPITRE II : APPROCHE METHODOLOGIQUE
Dans ce chapitre, nous allons expliquer la méthodologie de mis en œuvre pour cette étude
relative à l’optimisation fiscale des impôts directs d’une entreprise. Plusieurs approches
méthodologiques permettent de conduire une étude selon l’objectif recherché. Mais une seule
nous suffira pour mener à bien notre étude. Dans le cas présent, c’est l’étude qualitative qui est
notre priorité. Ce chapitre sera subdivisé en deux sections, la première section sera réservée à
la phase qualitative et la seconde à la méthodologie de traitement de données qualitatives.

SECTION I : LA PHASE QUALITATIVE


L’étude qualitative est un ensemble de technique d’investigation qui permet d’étudier l’opinion
des personnes sur un sujet particulier, de façon plus approfondir. Elle génère des idées et
hypothèses pouvant contribuer à comprendre comment une question est perçue par la
population cible.

I.1. Etude documentaire


Seulement elle sert à apporter un regard sur la revue de littérature, mais aussi elle permet de
collecter les données. Les différents documents consultés nous ont permis de répondre
partiellement à notre objectif qui était de savoir comment optimiser les impôts directs de
DREAM ART. Grâce à ces documents nous avons pu acquérir certaines connaissances en ce
qui concerne l’optimisation fiscale des impôts directs.

I.2. L’étude de cas


Frédéric WACHEUX (1996) définit l’étude de cas comme : Une analyse spatiale et temporaire
d’un phénomène complexe par les conditions, les évènements, les acteurs et les implications.

D’ailleurs selon Hamel (1997) : « l’étude de cas consiste donc à rapporter un évènement à son
contexte et à le considéré comme sous cet aspect pour comment il s’y manifeste et s’y développe.
En d’autres mots, il s’agit, par son moyen, de saisir comment un contexte donne acte à
l’évènement que l’on veut aborder ». Cependant, cette méthode est souvent critiquée d’être trop
suggestive.

La suggestivité peut se manifester lors de l’exécution, de la présentation et de l’évolution de la


recherche par l’étude de cas. En fait, on est allé même à critiquer la rigueur scientifique de la
méthode et par conséquent la fiabilité des résultats obtenus (Benavent et al, 2005).

25
Pourtant, l’étude de cas reste une pratique de recherche qui garde ses atouts et que les chercheurs
continuent à employer pour étudier des phénomènes réputés complexes. L’étude de cas permet
de fournir des instruments au chercheur afin qu’il puisse déceler, en toute connaissance de cause
si la méthode de l’étude de cas est approprié pour réaliser sa recherche, et celui de lui proposer
un guide pour la mener à bien. Ce mémoire s’appuiera sur une étude de cas d’une entreprise.

I.3. L’observation
Selon THIETART et al (2003, p238) « l’observation est un modèle de collecte de données par
lequel le chercheur observe de lui-même, de visu, des processus ou des comportements se
déroulant dans une organisation pendant une période de temps délimité ». L’observation est
une expérience de sélection et de recueil d’information sur un phénomène, l’objet d’étude, en
vue de dégager des hypothèses ou vérifier celles découlant d’observations antérieurs.

I.4. Les entretiens semi-directifs avec les experts


L’entretien semi-directif est une technique d’enquête qualitative fréquemment utilisée dans les
recherches en sciences humaines et sociales. Il permet d’orienter en partie le discours des
personnes interrogées autour de différents thèmes définis au préalable par les enquêteurs et
consignés dans un guide d’entretien.

L’approche semi-directive consiste donc à canaliser le discours des interviewés sur un thème
général afin de l’étudier de manière systématique. Elle permet de comprendre avec précision
les aspects souhaités d’une démarche pratique tout en restant fidèle à la vision de l’interviewé
puisqu’il s’exprime librement. Cette technique d’enquête, même si elle ne permettra pas de
généraliser les conclusions, procède d’une démarche apte à valider la compréhension d’un
phénomène et est donc justifiée dans le cadre d’un travail de recherche exploratoire tel que le
nôtre. Dans ce présent mémoire, nous avons aussi utilisé un guide d’entretien afin de clarifier
les données obtenus par l’observation. Ces entretiens ont été faits autour des thèmes relevant
de notre question de recherche et de manière collective.

I.5. Justification du choix de l’entretien semi-directif


Selon Crozier et Friedberg, (1997) les entretiens constituent pour le chercheur un moyen de
réunir aussi rapidement que possible le maximum d’informations concrètes sur le vécu
quotidien des acteurs, sur ce qui est implicite dans le champ considéré. Son but est d’orienter
les personnes interrogées vers des thèmes préalablement définis. Nous avons choisi ce mode de

26
recueil de l’information pour éviter que le discours des interrogés ne s’éloigne du cœur de notre
recherche.

Dans le cas particulier de l’entretien semi-directif, Evrard et al, (1997) précisent qu’il n’est pas
un questionnaire ouvert, mais repose sur un guide portant quelques thèmes ou points précis à
approfondir. A cet effet, nous avons réalisé des entretiens semi-directifs avec le chef comptable.
Chaque entretien a duré environ 30 minutes. Les thèmes abordés dans l’entretien portent sur la
perception de l’optimisation fiscale, les moyens et procédés et l’impact de l’optimisation fiscale
des impôts directs sur la performance financière des entreprises. Si le répondant ne mentionnait
pas un élément relatif au thème en question, une question générale concernant ce thème lui était
posé sans préciser un élément particulier.

I.6. L’élaboration du guide d’entretien


Le guide d’entretien est un document qui précise à l’enquêteur, en plus de la consigne initiale
(identique à celle d’un entretien en profondeur), que l’ensemble des facettes du thème doivent
être abordées avec détail au cours de l’entretien. Le guide d’entretien que nous avons élaboré
est structuré en thèmes. Les titres de ces thèmes ont été formulés en phase avec les besoins en
informations qui nous permettrons d’atteindre nos objectifs. La population cible de notre
enquête est composée du chef comptable, du comptable.

I.7. L’échantillonnage qualitatif


Selon Evrard Pras, Roux, (2009 : 98), les échantillons d’études qualitatives comprennent en
général 15 à 30 entretiens. Dans cette recherche, nous avons effectué notre entretien avec le
chef comptable. Ce choix d’échantillon est soutenu par le principe de la saturation théorique.
Selon le principe de la saturation théorique développée par Glaser et Strauss (1967 : 61-71), à
partir d’un certain nombre d’entretien les réponses des interviewés deviennent redondantes et
n’apporte plus d’informations supplémentaires capable d’enrichir notre cadre théorique.

En outre, Evrard, Roux, (2009 : 98) soutiennent que : « les tailles d’échantillon qualitative
peuvent être plus réduites dès lors que l’on se situe dans une séquence d’étude où la phase
qualitative exploratoire par entretiens précède une phase par entretiens de groupe ». Nous avons
effectivement constaté l’effet de l’énoncé du principe de la saturation théorique au cours de nos
interviews car à partir du deuxième entretien, les interviewés n’apportaient plus d’information
nouvelles à notre recherche.

27
I.8. Le test du guide d’entretien
Afin de mener à bien notre interview au sein de DREAM ART, nous avons d’abord procédé à
un test du guide d’entretien. L’objectif de ce test était de s’assurer que les questions sont
acceptées et ont une compréhension accessible pour l’enquêté. Ce test du guide d’entretien a
été fait chez le chef comptable, afin de s’assurer que les questions élaborées sont clairement
comprises. Nous avons à travers ce test chercher à savoir si:

 L’ordre des questions ne nécessite pas de changement ;


 Les termes utilisés dans ce guide étaient clairs sans flou ;
 Certaines questions avaient besoin de relance ;
 Les questions nous permettaient de recueillir les informations dont nous avons besoin
pour notre étude.
Au terme de ce test, le concerné a été satisfait de notre entretien, par conséquent nous avons
conservé notre guide d’entretien initial.

I.9. Mise en œuvre des entretiens


Les informations issues de cette phase n’avaient pas nécessairement pour but d’être analysées
mais à recueillir les pensées susceptibles d’être causes de motivations ou de freins en vue
d’établir un climat de confiance.

La phase de recentrage a suivi en vue d’aborder le véritable sujet de l’étude où nous posé des
questions plus orientées sur le thème de recherche et diriger le répondant vers le sujet principal
lors de la phase suivante qui est la phase d’approfondissement. La phase a consisté à pénétrer
le fond du sujet en vue de mieux comprendre la relation entre les deux variables de notre étude.
A cette étape, les interviewés étaient suffisamment immergé dans le sujet si bien qu’il était
plus facile d’aborder, à ce moment-là que des questions importantes.

En phase de conclusion enfin, les différents thèmes du sujet étaient épuisés. Cependant, il était
pour nous de revenir sur le discours de l’interviewé tels que nous l’avons assimilés en le
reformulant dans l’objectif de le faire valider par l’interviewé en question.

Et ce, pour vérifier que nous avons bien transcrit chaque thème abordé lors de l’entretien. Au
cas échéant, il s’agit pour nous de compléter certains aspects importants.

28
Après cette section qui nous a permis de décrire la démarche de collecte des données, nous
allons à présent aborder la seconde section. Elle est consacrée à la méthodologie de traitement
des données collectées

SECTION II : METHODOLOGIE DE TRAITEMENT DES DONNEES


Même si l’approche qualitative ne dispose pas des outils statistiques de l’approche quantitative,
il est impérieux de faire preuve de grande rigueur pour lire les informations collectées. En
quelque sorte, il va falloir passer ces multiples avis et opinions recueillies auprès des sujets à
travers des filtres de lecture. Il s’agit de traiter les données récoltées. Cette opération s’effectue
principalement grâce à ce qu’il est convenu d’appeler « l’analyse de contenu ». Dans cette
section, notre travail sera basé sur l’analyse de données.

II.1. L’analyse de contenu


L’analyse de contenu est un mode de traitement de l’information. Elle s’applique à toute forme
de communication, de discours et d’image. Elle sert à décrire et à déchiffrer tout passage de
signification d’un émetteur à un récepteur (Bardin, 1989). On entend par analyse de contenu un
ensemble de techniques descriptives, objectives, systématiques et quantitatives servant à «
l’exploitation de documents » (d’Unrug, 1974 : 9). Ces techniques sont destinées à établir la
signification et à permettre une compréhension éclairée des documents analysés. Le premier
aspect fondamental de l’analyse de contenu est la compréhension du sens explicite de la
communication. Le second est le dévoilement d’une signification implicite du message. Ce
*deuxième aspect concerne la révélation d’un « autre message entrevu à travers ou à côté du
premier » (Bardin, 1989 :46).

L’analyse de contenu s’opère donc à partir d’un premier niveau de lecture, au pied de la lettre,
et se prolonge à un second niveau de lecture : le sous-jacent ou le sous-entendu. Elle contribue
à supporter des intentions de découvertes, des tâtonnements exploratoires. Mais, elle peut avoir
aussi une fonction d’administration de la preuve, c’est-à-dire qu’elle peut apparaître comme un
mode de vérification d’hypothèses, de questionnements ou d’affirmations provisoires (Bardin,
1989). Elle est ainsi pratiquée à des fins documentaires (d’Unrug, 1974). Elle a pour but «
d’étayer des impressions, des jugements intuitifs » (Bardin, 1989 :47) à l’égard de certaines
communications afin d’obtenir, par des opérations structurées, des résultats fiables quant à leur
teneur signifiante. Il existe en gros six types d’analyse de contenu selon le but visé et le genre
de résultats escomptés par le chercheur.

29
II.1.1. L’analyse de contenu d’exploration
Comme son nom l’indique, il s’agit d’explorer un domaine, des possibilités, de rechercher des
hypothèses, des orientations. On a recours à ce premier type, par exemple, dans l’étude des
voies de recherches que peuvent suggérer des interviews préliminaires sur un échantillon réduit
d’une population-cible. On se sert des résultats pour construire alors des questionnaires plus
réalistes, moins entachés des distorsions personnelles du chercheur et plus près des dimensions
concrètes du problème étudié, de la population d’enquête.

II.1.2. L’analyse de contenu de vérification


Ici, il s’agit de vérifier le réalisme, le bien-fondé, le degré de validité des hypothèses déjà
arrêtées. Ce type d’analyse de contenu suppose des objectifs de recherche bien établis, ainsi que
des suppositions précises et préalablement définies et argumentées.

II.1.3. L’analyse de contenu qualitative


Ce type d’analyse s’intéresse au fait que des thèmes, des mots ou des concepts soient ou non
présents dans un contenu. L’importance à accorder à ces thèmes, mots ou concepts ne se
mesurent pas alors au nombre ou à la fréquence, mais plutôt à l’intérêt particulier, la nouveauté
ou le poids sémantique par rapport au contexte.

II.1.4. L’analyse de contenu quantitative


Ici, par contre, l’importance est directement reliée aux quantités. Il s’agit de dénombrer,
d’établir des fréquences (et des comparaisons entre les fréquences) d’apparition des éléments
retenus comme unités d’information ou de signification.

Ces éléments peuvent être des mots, des membres de phrases, des phrases entières. Le plus
significatif, le plus déterminant est ce qui apparaît le plus souvent.

II.1.5. L’analyse de contenu directe


On parle d’analyse directe lorsque l’on se contente de prendre au sens littéral la signification
de ce qui est étudié. On ne cherche pas dans ce cas à dévoiler un éventuel sens latent des unités
analysées ; on reste simplement et directement au niveau du sens manifeste.

II.1.6. L’analyse de contenu indirecte


Ici, l’analyste cherchera, inversement, à dégager le contenu non directement perceptible, le
latent qui se cacherait derrière le manifeste ou le littéral. Le chercheur aura alors recours à une
interprétation de sens des éléments, de leurs fréquences, leurs agencements, leurs associations.

30
Par exemple, les fréquences de certains stéréotypes, de slogans, de clauses de styles sont
déterminantes de l’état d’esprit, des intentions, de la stratégie de l’auteur du texte, du discours,
de l’interview que le chercheur étudie.

Dans le cadre de cette recherche, nous allons utiliser l’analyse de contenu exploratoire dont
fait partie l’analyse de contenu thématique. Elle est l’une des méthodes d’analyse de contenu.
Selon Bardin (2007), l’analyse de contenu thématique, consiste à repérer des «noyaux de sens
» qui composent la communication et dont la présence ou la fréquence d’apparition pourront
signifier quelque chose pour l’objectif analytique choisi ». Le texte se découpe en thèmes (d’où
l’analyse de contenu thématique) et chaque thème constitue l’unité de découpage, de codage
puis d’analyse. Plusieurs chercheurs découpent l’analyse de contenu en trois phases
chronologiques qui sont: la pré-analyse, l’exploitation du matériel, le traitement et
l’interprétation des résultats (Bardin, 2007). Quant à Aktouf (1987), il soutient que l’analyse du
contenu obéit aussi à six étapes qui sont : la lecture du document, la définition de catégories, la
détermination de l’unité de formation, la détermination de l’unité de numérotation et la
quantification.

II.2. Le fonctionnement de la méthode du traitement des données utilisées


Pour mener à bien notre démarche qualitative, nous avons fait une analyse de contenu
thématique. Le traitement des données a été fait selon la démarche de Savoie-Zajc, (2000,
P.102). Cette démarche qui se fait de façon manuelle consiste « à photocopier des extraits
d’entrevues, à les découper, à les coller sur les fiches afin de rassembler ceux qui expriment
une similitude thématique, à élaborer un système de codes (couleurs, signes divers) pour créer
des repères visuels ». Il est vrai que ce type de traitement est lourd par rapport à la méthode
assistée par ordinateur (NVIvo 2.0). Il permet d’éviter une très grande perte au niveau des
données ; car les données sont traitées avec précautions et ensuite, on a procédé à un
regroupement de ces dernières. Nous avons donc utilisé le logiciel Excel pour le traitement des
codes. L’utilisation du logiciel Excel avait pour objectif de procéder à un comptage d’items
pour comprendre leur récurrence.

31
Conclusion du chapitre

Ce chapitre nous a permis de faire un exposé sur la démarche méthodologique à suivre pour
notre étude. Nous avons utilisé la phase d’enquête exploratoire. A travers la phase qualitative
nous avons fait une étude documentaire, des observations sur et des entretiens semi-directifs
auprès du chef comptable. Aussi nous avons dans ce chapitre montré la démarche
méthodologique de traitements des données que nous allons utiliser après l’interview. Dans le
chapitre suivant, nous présentons les résultats de notre analyse des données et les
recommandations.

32
DEUXIEME PARTIE :
CADRE ENVIRONNEMENTAL ET PRATIQUE

33
Le but de la deuxième partie est de mener l’étude empirique, c’est-à-dire l’étude sur le terrain.
La présente partie sera scindée en deux chapitres. Le premier chapitre est consacré à la
présentation de notre structure d’accueil DREAM ART. Et le deuxième chapitre concerne la
présentation des résultats et les recommandations.

34
CHAPITRE III : CADRE ENVIRONNEMENTAL
Ce chapitre traite deux (2) principaux points, le premier point concerne la présentation de
l’entreprise, le second dévoile le fonctionnement de l’entreprise DREAM ART.

SECTION I : PRESENTATION DE DREAM ART


Dans cette partie nous allons présenter l’entreprise DREAM ART.

I.1 Historique
Créée en 2015, l’entreprise s’est développée au travers des années grâce à un groupe d’hommes
et de femmes courageux, engagé, solidaires, qui font aujourd’hui plus que jamais, le socle de
sa réussite.
Ils déploient leur implication au service de leurs clients selon des process rigoureux en
cohérence avec la stratégie de l’entreprise.
En effet, leurs solutions de gouvernance combinent les fondamentaux de leur politique de
management des risques qui vise à réduire maximum l’exposition au danger-santé au travail,
intégrité des supports confiées, sécurité des travailleurs et leur engagement historique dans une
démarche sociale.

I.2 Capital social, actionnariat et forme juridique

Inscrit au registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) sous le numéro NCC : 1829323
V, DREAM ART est une société à responsabilité limité (SARL) au capital de 1 000 000 de
francs CFA.
Son siège social est à Abidjan dans la commune de MARCODY, au quartier de ZONE 4 Son
capital est reparti comme suit :
Tableau 2 : La répartition du capital de DREAM ART
Nom et Prénom(s) Nationalité Part de capital %

GNAMIEN ALAIN IVOIRIENNE 1 000 000 100

Source : la direction générale

35
I.3 Objectif et ambitions de DREAM ART

Même si les objectifs et les ambitions de toute entreprise concourent à son objectif premier qui
est de réaliser le plus grand profit possible, la DREAM ART se donne comme objectifs :

- Améliorer ses services proposés,


- Être plus proche de sa clientèle,

Aussi, DREAM ART ambitionne-t-elle de :

- Devenir l’un des maillons essentiels du secteur de l’impression numérique ivoirien ;


- Développer un vaste programme d’investissement qui à terme relancera le secteur de
l’impression numérique dans notre pays.

SECTION II : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DREAM ART

Dans cette section, il est question de la structure et du fonctionnement de DREAM ART.

II.1 Structure organisationnelle

DREAM ART est décomposé comme suit :

- Le Directeur Général (DG)


- Direction commercial et marketing (DCM)
- Direction Comptabilité et Assurance (DCA)
- Direction exploitant (DE)
- Service facturation (SF)
- Service client (SC)

Les activités sont coordonnées et supervisé par le Président Directeur Général.

II.2. Le fonctionnement
La structure de DREAM ART est hiérarchisée en directions, et service et ayant toute une
mission bien déterminée dans l’entreprise. Pour mieux appréhender son fonctionnement, nous
allons analyser le rôle aussi.

36
II.3 Organigramme

 Le Directeur Général (DG)

Le président directeur général dirige une entreprise. C'est lui qui établit les stratégies d'évolution
et de développement d'une structure, tant au point de vue comptable, financier, managérial que
technique. Il chapeaute l'ensemble des opérations et en donne les orientations à long et court
termes. Il prend les décisions importantes dans l'administration de son entreprise. Il est le
responsable juridique et moral de l'entreprise. Il analyse le marché et la position de son
entreprise face à la concurrence afin de réévaluer ses objectifs. Le DG délègue des missions
aux cadres et aux employés de son entreprise et analyse l'activité en permanence. Il ajuste la
mise en œuvre des ordres qu'il soumet. Le président directeur général est le référant global pour
ses employés et pour l'image de marque de l'entreprise qu'il dirige.

 Direction commercial et marketing (SCM)

La direction commerciale et marketing regroupe les postes d’encadrement général des


départements commerciaux, marketing et export. On la retrouve dans tous les secteurs
d’activité.

Rattachée généralement à la direction générale d’une entreprise et souvent intégrée au comité


de direction, la fonction se partage en deux ensembles :

- La direction commerciale

Elle réunit des cadres de direction chargés de définir la place des canaux de ventes, de piloter
et manager les équipes afin de développer le chiffre d’affaire de l’entreprise et sa marge.

- La direction marketing

Elle regroupe des cadres de direction dont les priorités sont de définir le positionnement d’une
marque et d’un ensemble de produits et services. Mais aussi de déterminer les objectifs et
moyens pour développer la notoriété de la marque, la position concurrentielle de l’entreprise
et la connaissance des clients.

Ce poste est particulièrement stratégique dans la mesure où elle pilote l’entreprise et détermine
en grande partie la réussite et le développement de l’entreprise.

37
 Direction Comptabilité et Assurance (DCA)

La direction comptable garantit la fiabilité des comptes sociaux et consolidés d’une entreprise
en conformité avec les normes choisies par la direction. Il anime et contrôle les équipes de
comptables. Ces derniers ont pour mission de :

Organisation de l'équipe comptable

 Déterminer et mettre en place la structure de l'organisation comptable par fonction, par métier
ou par entité juridique.
 Définir les calendriers des échéances légales et financières à respecter impérativement.
 Recruter les collaborateurs, suivre leur potentiel afin d'optimiser leur progression, leur
implication et leur comportement dans l'équipe.

Mise en place des procédures comptables

- Étudier, faire évoluer et harmoniser le plan et les procédures comptables avec les filiales
afin de garantir le traitement correct de toutes les opérations en conformité avec les
éventuelles directives du groupe.
- Collaborer avec les contrôleurs de gestion pour analyser et optimiser ces procédures.

Organisation des clôtures comptables périodiques

- Organiser avec le contrôle de gestion les calendriers de clôtures mensuelles ou


trimestrielles des comptes, bases de reporting d'activité de l'entreprise.
- Revoir les estimations et corrections de clôtures.
- Mettre en place des procédures d'arrêtés de comptes trimestriels destinés à une
information groupe.

Production de l'information financière légale

- Organiser et planifier l'établissement des comptes sociaux des sociétés du groupe.


- Contrôler et vérifier leur élaboration dans les délais légaux et ceux imposés par le
groupe.

38
- S'assurer de l'application des normes comptables internationales choisies par le groupe
(normes européennes ou normes américaines) ; en définir les modalités d'application et
en analyser les conséquences fiscales.
- Élaborer et superviser les états fiscaux (déclarations et liasses).
- Valider les arrêtés comptables et les principaux choix en matière de clôture.

Production de l'information consolidée au groupe

- Établir les comptes consolidés du groupe selon les normes légales et les éventuels
impératifs des normes internationales choisies par le groupe.
- Réaliser les traitements fiscaux et spécifiques à la consolidation.
- Produire la liasse de consolidation destinée à la maison mère.
- Produire et analyser les écarts entre la somme des résultats des filiales et le résultat des
comptes consolidés.
- Fournir toutes les informations et explications au service consolidation ou comptabilité
de la maison mère.

Relations avec les commissaires aux comptes et les contrôleurs fiscaux

- Définir avec les commissaires aux comptes les plannings d'audit des comptes.
- Justifier auprès des commissaires aux comptes et l’administration fiscale les écritures
d'inventaires et les principaux retraitements de clôtures des comptes.

Trésorerie et relations bancaires

- Définir et suivre le budget, le plan de financement.


- Garantir la sécurité des flux financiers.
- Mettre en place l'outil de communication électronique avec les banques pour disposer
d'informations bancaires quotidiennes en toute sécurité.
- Garantir la comptabilisation des écritures de banques.
- Mettre en place des relations quotidiennes avec les établissements bancaires.
- Participer aux négociations des conditions court terme.

39
 Direction Exploitant (DE)

Supervise et coordonne l’activité d’un site ou d’un service d’exploitation de transport routier
de personnes, de marchandises, dans ses dimensions techniques, commerciales, sociales et
financières selon la réglementation du transport routier, les règles de sécurité et dans un objet
de qualité (service, coût, délais).

Dirige tout en partie des équipes d’un site d’exploitation (techniciens exploitant, conducteurs,
personnel administratif et commercial,…).

 Service Facturation (SF)

Le responsable facturation rattaché au responsable administration des ventes, travaille en


collaboration avec le service commercial et le service recouvrement est chargé de mettre en
œuvre, de suivre, de superviser et de contrôler le cadre budgétaire de son établissement, en
collaboration avec ses interlocuteurs internes et externes. Il assure le traitement et le suivi des
factures et dirige une équipe qui réalise le traitement des factures.

Le responsable facturation est également en charge du contrôle et de l’optimisation des


multiples process de facturation. Son aisance informatique lui permet l’amélioration de l’outil
de CRM spécifique à la structure ainsi que son suivi régulier et sa mise à jour.

Enfin, il gère directement la relation clients sur l’ensemble des problématiques propre à la
facturation (avoirs, litiges, impayés..).

 Service Client (SC)

Le service relation client est chargé de définir une stratégie en vue d'accorder une attention
particulière à la clientèle. Le but est d'offrir le meilleur service afin de :

- Répondre à la satisfaction du client,


- Parvenir à sa fidélisation

40
CHAPITRE IV : PRESENTATION DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS
Dans tout travail scientifique, il est important de répondre aux questions de départ. Ce chapitre
IV est donc consacré à ce travail nécessaire à la compréhension de notre sujet de mémoire.
Nous allons présenter et analyser les résultats de notre recherche dans la première section. La
seconde section sera consacrée aux recommandations faites à l’endroit de DREAM ART afin
d’optimiser leurs charges.

SECTION I : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS

Dans cette section, notre travail est consacré à la présentation et à l’analyse des résultats
obtenus à travers notre entretien semi-directif. Cet entretien a été effectué avec une personne
ressource au sein du siège de DREAM ART c’est-à-dire le chef comptable. Lors de notre
démarche méthodologique, nous avons souligné que nous utiliserons la méthode d’analyse de
contenu thématique pour traiter nos données. C’est ainsi que le guide d’entretien a été élaboré
et fera l’objet d’un traitement.

I.1 Présentation des résultats de l’entretien avec le Chef Comptable

A l’issu de l’entretien avec le chef comptable de la DREAM ART, il en ressort les résultats ci-
après :

I.1.1 Connaissance de l’optimisation fiscale

 Selon vous qu’est-ce l’optimisation fiscale ?

A cette question le chef comptable répond en ces thèmes « l’optimisation fiscale est méthode
qui vous permet de réduire vos charges fiscales tout en vous basant sur les textes de loi en
vigueur».

Cette définition issue de l’entretien semi directif effectué avec le chef comptable concorde avec
celle de J.C PAROT(2010) selon laquelle l’optimisation fiscale est l’ensemble des procédés
que le contribuable utilise pour réduire sa charge fiscale en se prévalent des dispositions
avantageuses de la loi.

41
 Quelles sont les procédures à suivre pour une bonne pratique de l’optimisation
fiscale des impôts directs ?
En ce qui concerne cette question le chef comptable nous a laissé entendre que la meilleure
procédure à suivre pour une bonne pratique de l’optimisation fiscale des impôts directs est la
mise en place d’un audit fiscal.

I.1.2 L’unicité de l’optimisation fiscale

 L’optimisation fiscale est-elle la seule méthode par laquelle la DREAM ART peut
réduire ses charges fiscales ?
Selon le chef comptable, l’optimisation fiscale n’est pas la seule méthode pour réduire les
charges fiscales de la DREAM ART.
Il existe plusieurs moyens tels que :
- Les exonérations d’impôts
- L’application de certains articles du Code Général des Impôts (CGI)

I.1.3 Distinction de l’optimisation fiscale

 Quelle est la différence entre l’optimisation fiscale et la fraude fiscale ?

A cette question le chef comptable a répondu « La fraude fiscale est une infraction à la loi
commise dans le but d'échapper à l'imposition ou bien d'en réduire le montant, elle est illégale
et sanctionnée par le Code Général des impôts, tandis que l’optimisation fiscale est le fait
d’utiliser la réglementation pour payer le moins d’impôt possible ».

Plusieurs auteurs se sont exprimés en ces thèmes dont le trio composé de Patrick RASSAT,
Thierry LAMORLETTE et Thibault CAMELLI(2010) dans leur ouvrage baptisé STRATEGIES
FISCALES INTERNATIONALES : optimisation fiscale internationale pour les entreprises,
selon cette définition, la fraude est une violation de la loi dans le dessein délibéré d’échapper à
l’impôt.

42
I.1.4 Impact de l’optimisation fiscale sur l’entreprise

Concernant l’impact de l’optimisation fiscale des impôts directs sur la performance financière
de la SMT, nous avons posé la question suivante : « Quelle est l’impact de l’optimisation
fiscale des impôts directs sur la performance financière de la DREAM ART ? ».
Cette question a conduit à la formulation de l’hypothèse secondaire ci-dessous : une bonne
optimisation fiscale des impôts directs permet à l’entreprise de faire des gains. Pour confirmer
ou infirmer cette hypothèse secondaire, nous avons établi le tableau ci-dessous récapitulant les
verbatim de notre expert.
Un verbatim est donc le compte rendu des propos de l’interviewé retranscrit par le chercheur
afin de mieux les analyser.

43
Tableau 3 : Verbatim du CC concernant l’impact de l’optimisation fiscale sur la SMT

Thème abordé Les questions Verbatim

« Cela se traduit par les


économies d’impôts sur les
Quels sont les impacts de la charges fiscales, la possibilité
de recruter du personnel et
pratique de l’optimisation
aussi par l’augmentation de la
fiscale sur la performance rentabilité car la plus-value
financière de la DREAM obtenue peut être investi ».
ART ?
Impact de l’optimisation
fiscale des impôts directs Quel est selon vous l’impact « Le bon traitement des ITS
de l’optimisation fiscale sur permet de réduire les charges
fiscales salariale ce qui
le salarié ? augmente le revenu net du
salarié et peut être aussi une
source de motivation pour le
salarié ».

L’optimisation fiscale « Oui, puisqu’elle permet à


permet-elle à l’entreprise l’entreprise de faire des
économies d’impôts donc
d’être plus compétitive ? avoir plus de trésorerie ».

Source : A partir de nos entretiens

Au regard de ces verbatim issus de l’entretien avec le Chef Comptable (CC), nous pouvons dire
que notre hypothèse selon laquelle l’optimisation fiscale des impôts directs a un impact sur la
performance financière de l’entreprise est vérifié. En somme, l’optimisation fiscale des impôts
directs impact positivement la performance financière de l’entreprise.

44
I.2. Présentation de l’état des lieux des impôts directs de la DREAM ART avant et après
l’optimisation fiscale.
Pour cette partie nous nous intéresserons à l’IBIC.

I.2.1 Au niveau de l’IBIC


L’Impôt sur les Bénéfices Industriel et Commerciaux (IBIC) se calcul selon la formule suivante:

IBIC = 25%*RF

I.2.1.1. IBIC avant optimisation


Tableau 4 : Détermination de l’IBIC de l’exercice 2018

Résultat fiscal Taux IBIC à payer

2 998 591 25% 749 647

Source : Etats financiers DREAM ART 2019

Ce tableau montre le montant de l’IBIC à payer de l’exercice 2018 avant optimisation.

I.2.1.2. L’IBIC après optimisation


Cette partie traitera de l’IBIC après optimisation pour ce fait nous allons utiliser des textes de
droit fiscal qui permettent d’avoir des réductions s’ils sont appliqués. Ces textes sont :

 Selon l’article 111 du CGI

Pour le régime du réel normal et simplifié « Les personnes physiques ou morales


en activité depuis 1 an, passibles de l’impôt sur les bénéfices, peuvent bénéficier d’un crédit
d’impôt annuel de 1 000 000 de francs par emploi créé, suite à la conclusion d’un Contrat
à Durée Indéterminée (CDI) avec une personne de nationalité ivoirienne. Ce crédit est
porté à 1 500 000 francs pour l’embauche d’une personne en situation d’handicap ».

Pour l’impôt synthétique « Le montant du crédit est ramené à 250 000 francs par an
pour les entreprises relevant de l’impôt synthétique. Il est porté à 500 000 francs en cas
d’embauche de personnes en situation d’handicap par lesdites entreprises ».

 Selon l’article 111 bis


Pour le régime du réel normal et simplifié « Les personnes physiques ou morales
passibles de l’impôt sur les bénéfices, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt annuel de

45
500 000 de francs par an et par personne formée dans le cadre d’un contrat
d’apprentissage ».

Pour l’impôt synthétique « ce crédit est ramené à 100 000 francs par an pour les
entreprises relevant de l’impôt synthétique ».
NB :
- Le nombre de personnes formées s’apprécie au 31 décembre de chaque année et
ne doit pas être inférieur à cinq personnes.
- En ce qui concerne les entreprises dont le chiffre d’affaire est inférieur à 1
milliard de francs, ce nombre est fixé à 2 personnes.
- La période d’apprentissage ne peut être inférieur à 6 mois et supérieur à 12 mois
consécutifs.
 Selon l’article 111 ter
Les personnes physiques ou morales passibles de l’impôt sur les bénéfices, peuvent
bénéficier d’un crédit d’impôt annuel par personnes formées dans le cas d’un stage
pratique.
Le montant de ce crédit est établi comme suit :
- 25 000 francs par stagiaire, pour les entreprises relevant du régime de l’impôt
synthétique accueillant au moins deux (2) élèves ou étudiant et pour les petites
et moyennes entreprises (chiffre d’affaire inférieur à 1 000 000 000 de francs)
accueillant au moins cinq (5) élèves ou étudiants.
- 50 000 francs par stagiaire, pour les grandes entreprises (ayant un chiffre
d’affaire au-delà du milliard) accueillant au moins dix (10) élèves ou étudiants.

Tableau 5 : Détermination de l’IBIC après optimisation

IBIC avant Application IBIC après


RF Taux optimisation des articles optimisation Gain

- Art 111

2 998 591 25% 749 647 - Art 111 bis -750 353 750 353

-Art 111 ter

Source : données internes

46
Ce tableau montre l’impôt BIC à payer après l’application des articles 111, 111 bis et 111 ter.

 Détermination de l’IBIC après optimisation (IBIC AP.O)

IBIC AP.O = IBIC avant optimisation – (Art 111+Art 111 bis)

Avec :

- IBIC avant optimisation (tableau 3) = 749 647


- Art 111 = 1 000 000
- Art 111 bis = 500 000

D’où : IBIC AP.O = 749 647 - (1 000 000 + 500 000)

IBIC AP.O = - 750 353

I.3. L’impact de l’optimisation sur le résultat net (RN) de l’entreprise DREAM ART

Le résultat net (RN), s’obtient après avoir déterminé l’impôt sur les bénéfices commerciaux
(IBIC)

RN = RF-IBIC

I.3.1. RN avant optimisation


Tableau 6 : Détermination du RN de l’exercice 2018

ANNEES RESULTAT FISCAL IBIC RN

2018 2 998 591 749 647 2 248 944

Source : compte de résultat

Avant optimisation notre impôt BIC était de 749 647 soit 25% du résultat fiscal de l’exercice
ce qui a donné un résultat net de 2 248 944 en 2018.

I.3.2. RN après optimisation


Tableau 7 : Détermination du RN de l’exercice 2018

ANNEES RESULTAT FISCAL IBIC RN

2018 2 998 591 0 2 998 591

47
Source : compte de résultat

A travers ce tableau, nous constatons que le résultat net de notre exercice est égal au résultat
fiscal cela dû au fait qu’après optimisation nous avons crédit d’impôt donc un impôt à payer de
0 francs. L’entreprise a donc conservée la totalité de ses gains.

Au regard des résultats obtenus, nous pouvons dire que notre hypothèse selon laquelle : « une
bonne optimisation fiscale des impôts directs permet à l’entreprise de faire des gains » est
vérifié.

Conclusion partielle

Après l’obtention des résultats à travers les tableaux ci-dessus nous pouvons affirmer que
l’optimisation fiscale des impôts directs permet à l’entreprise de faire des gains.

48
SECTION II : RECOMMANDATIONS

Au vu de nos résultats nous allons faire dans cette section des recommandations.

Tableau 8 : Liste des recommandations

Dysfonctionnements Risques Recommandations Résultats attendus


constatés
-Redressement fiscal ; -Prévention des
Bonne appréciation des redressements fiscaux
Mauvaise -Surévaluation de l’impôt bases de calculs de
appréciation de à payer ; l’assiette fiscale
l’assiette fiscale -Application des
-Baisse du pouvoir exonérations prévues en
d’achat du salarié. article 116 du CGI
-Contentieux juridiques ; -Etablissement d’un -Climat social apaisé ;
diagnostic approfondi
dans le but de détecter les
anomalies ; -Conformité du système
de l’optimisation fiscale
-La mise en place d’outils avec les textes et lois en
pour optimiser la gestion vigueur ;
Mauvaise gestion des -Pertes financières ; interne ;
charges fiscales -Accroissement de la

-Une assistance dans leur performance financière


rapport avec de l’entreprise ;
l’administration fiscale ;

-Perte de l’image de la -la réalisation d’une veille -Accroissement de la


marque. fiscale technique et productivité de

juridique régulière. l’entreprise

Source : les données de l’enquête

49
Conclusion partielle
En somme, il a été question dans la deuxième partie de notre recherche de présenter
l’optimisation fiscale des impôts directs : cas de la DREAM ART objet de notre recherche,
pour obtenir des réponses fraiches à l’aide d’un guide d’entretien ce qui nous a permis d’en
savoir d’avantage sur l’optimisation fiscale des impôts directs et son impact sur la performance
financière de l’entreprise.

50
CONCLUSION GENERALE

51
La question de recherche suivante a guidé notre recherche : « Comment faire une optimisation
fiscale au profit de DREAM ART conformément aux règles en vigueur dans le pays ? ».
Pour mener avec rigueur, notre étude, nous avons, à partir d'une revue de la littérature et d'un
certain nombre d'interrogations émanant des observations, formulé les objectifs dont le
principal est le suivant : Optimiser les impôts directs DREAM ART par des procédés légaux.
La revue de la littérature, nous a permis dans un premier temps de faire le tour des différents
concepts de notre thème. Par la suite, nous avons présenté notre champ d’analyse qui est la
DREAM ART. Pour l’atteinte de nos objectifs de recherche nous avons fait une étude sur le
terrain à travers l’administration d’un guide d’entretien auprès du chef comptable. Les
informations recueillies ont été traitée à l’aide de l’analyse de contenue thématique. Cette
analyse, nous a permis de vérifier et de répondre à nos questions de recherche. Les résultats
obtenus ont démontré que l’optimisation fiscale des impôts directs a un impact sur la
performance financière de l’entreprise.

En dépit des résultats obtenus après nos investigations, nous sommes tout à fait conscients que
cette étude a des limites. Ces limites se situent au niveau de la rareté de la documentation
spécialisée et surtout l'inexpérience qui est la nôtre dans le domaine de la recherche.

Au regard des limites de notre étude, d’autres études pourrais être menée en prenant en compte
l’aspect macroéconomique de l’optimisation fiscale, qui pourrait déboucher sur d’autres thèmes
afin de mieux appréhender la notion d’optimisation fiscale.

52
BIBLIOGRAPHIE

53
 Alain Fayel et Daniel Piernot (2004), Comptabilité générale de l'entreprise,
14e édition, Dunod, Paris.
 Garmilis Ali et PotyChantal (2002) ; Comptabilité financière, 2e Ed. Dunod, Paris.
 Google
 J.C PAROT (2010) ; Fiscalité de la session d’entreprise
 Jules Kevin Fimbe Bombe (2014), Audit et optimisation des impôts sur salaire, 100
pages
 Patrick RASSAT, Thierry LAMORLETTE et Thibault CAMELLI (2010),
stratégies fiscales internationales : optimisation fiscale internationale pour les
entreprises, 325 pages.
 R. YAICH (2013) ; Théorie et principes fiscaux

54
ANNEXE

IX
ANNEXE 1 : Guide d’entretient adressé au chef comptable

Bonjour Monsieur, dans le cadre de notre formation en vue l’obtention de la licence 3 en finance
comptabilité et gestion d’entreprise à HEC ABIDJAN, nous devons rédiger un mémoire dont
le thème est : « L’optimisation fiscale des impôts directs d’une entreprise : cas de la DREAM
ART». Cette étude nécessite une enquête de terrain afin de recueillir l’avis des professionnels.
Ainsi votre opinion nous intéresse beaucoup et nous souhaiterions vous poser quelques
questions.

Les informations recueillies ne serviront qu’à ce travail de recherche et je m’engage à une


totale confidentialité

THEME 1 : Connaissance de l’optimisation fiscale

1) Selon vous qu’est-ce que l’optimisation fiscale ?

2) Quelles sont les procédures à suivre pour une bonne pratique de l’optimisation fiscale
des impôts directs ?

THEME 2 : l’unicité de l’optimisation fiscale

3) L’optimisation fiscale est-elle la seule méthode par laquelle la DREAM ART peut
réduire ses charges fiscales ?

THEME 3 : Distinction de l’optimisation fiscale

4) Quelle est la différence entre l’optimisation fiscale et la fraude fiscale ?

THEME 4 : Impact de l’optimisation fiscale sur l’entreprise

5) Quels sont les impacts de la pratique de l’optimisation fiscale sur la performance


financière de la DREAM ART ?
6) Quel est selon vous l’impact de l’optimisation fiscale sur le salarié ?

7) L’optimisation fiscale permet-elle à l’entreprise d’être plus compétitive ?

X
THEME 5 : Suggestions pour le bon traitement des charges fiscales

8) Quelle proposition pouvez-vous faire afin que la DREAM ART puisse réduire ses
charges fiscales ?

Merci d’avoir participé à cet entretien

XI
ANNEXE 2 : ORGANIGRAMME DE L’ENTREPRISE DREAM ART

PRESIDENT DIRECTEUR
GENERAL (PDG)

DIRECTION EXPLOITATION DIRECTION COMPTABILITE DIRECTION COMMERCIALE


(DE) ET ASSURANCE (DCA) ET MARKETING (DCM)

Les travailleurs SERVICE FACTURATION SERVICE CLIENT (SC)


(SF)

SOURCE : LA DIRECTION

XII
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE................................................................................................................................ I

AVERTISSEMENT .................................................................................................................. II

DEDICACE .............................................................................................................................. III

REMERCIEMENTS ................................................................................................................ IV

RESUME ................................................................................................................................... V

ABSTRACT ............................................................................................................................. VI

LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................VII

SIGLES ET ABREVIATIONS ............................................................................................. VIII

INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................ 1

PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE ......................................................................... 6

CHAPITRE I : APPROCHE CONCEPTUELLE ET REVUE DE LA LITTERATURE ......... 8

SECTION I : CADRE CONCEPTUELLE DE L’ETUDE .................................................... 8

I.1. La notion d’optimisation fiscale....................................................................................... 8

I.1.1. Définition de l’optimisation ...................................................................................... 8

I.1.2 Définition de la fiscalité ............................................................................................. 8

I.1.3. Définition de l’impôt direct ........................................................................................... 9

I.1.3.1 Les différents types d’impôts directs ...................................................................... 9

I.[Link] Impôt sur le Bénéfice Agricole (IBA) ................................................................ 10

I.[Link] Impôt sur les Bénéfices Non Commerciaux (BNC) ........................................... 10

I.[Link] Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS)........................................................ 11

I.[Link] Contribution Foncière des Propriétés Bâties (CFPB) ........................................ 11

I.[Link] Contribution Foncière des Propriétés Non Bâties (CFPNB).............................. 12

I.[Link] Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilières (IRVM) ....................................... 13

I.[Link] Impôt sur le Revenu des Créances (IRC) ........................................................... 13

I.[Link] Impôt Général sur le Revenu (IGR) ................................................................... 13

I.[Link] La Contribution des patentes ............................................................................ 15

XIII
I.[Link] La Contribution des licences ............................................................................ 16

I.1.3.2 L’option technique : Impôt direct ......................................................................... 17

I.1.4. L’optimisation fiscale.................................................................................................. 18

SECTION II : REVUE DE LA LITTERATURE .................................................................... 20

II.1. Concurrence fiscale....................................................................................................... 20

II.2. L’évasion, la fraude et l’optimisation fiscale................................................................ 21

II.3. Les paradis fiscaux........................................................................................................ 22

CHAPITRE II : APPROCHE METHODOLOGIQUE ............................................................ 25

SECTION I : LA PHASE QUALITATIVE ......................................................................... 25

I.1. Etude documentaire ........................................................................................................ 25

I.2. L’étude de cas ................................................................................................................ 25

I.3. L’observation ................................................................................................................. 26

I.4. Les entretiens semi-directifs avec les experts ................................................................ 26

I.5. Justification du choix de l’entretien semi-directif .......................................................... 26

I.6. L’élaboration du guide d’entretien ................................................................................. 27

I.7. L’échantillonnage qualitatif .................................................................................... 27

I.8. Le test du guide d’entretien ............................................................................................ 28

I.9. Mise en œuvre des entretiens ......................................................................................... 28

SECTION II : METHODOLOGIE DE TRAITEMENT DES DONNEES ............................. 29

II.1. L’analyse de contenu .................................................................................................... 29

II.1.1. L’analyse de contenu d’exploration ........................................................................... 30

II.1.2. L’analyse de contenu de vérification ......................................................................... 30

II.1.3. L’analyse de contenu qualitative ............................................................................... 30

II.1.4. L’analyse de contenu quantitative ............................................................................. 30

II.1.5. L’analyse de contenu directe ..................................................................................... 30

II.1.6. L’analyse de contenu indirecte .................................................................................. 30

XIV
II.2. Le fonctionnement de la méthode du traitement des données utilisées ........................ 31

DEUXIEME PARTIE : ............................................................................................................ 33

CADRE ENVIRONNEMENTAL ET PRATIQUE ................................................................. 33

CHAPITRE III : CADRE ENVIRONNEMENTAL ................................................................ 35

SECTION I : PRESENTATION DE DREAM ART ........................................................... 35

I.1 Historique ........................................................................................................................ 35

I.2 Capital social, actionnariat et forme juridique ................................................................ 35

I.3 Objectif et ambitions de DREAM ART .......................................................................... 36

SECTION II : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DREAM ART .................... 36

II.1 Structure organisationnelle ............................................................................................ 36

II.2. Le fonctionnement ........................................................................................................ 36

II.3 Organigramme ............................................................................................................... 37

Mise en place des procédures comptables ........................................................................ 38

Organisation des clôtures comptables périodiques........................................................... 38

Production de l'information financière légale................................................................... 38

Production de l'information consolidée au groupe ........................................................... 39

Relations avec les commissaires aux comptes et les contrôleurs fiscaux ........................ 39

Trésorerie et relations bancaires ....................................................................................... 39

CHAPITRE IV : PRESENTATION DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS ........ 41

SECTION I : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS ................................ 41

I.1 Présentation des résultats de l’entretien avec le Chef Comptable................................... 41

I.1.1 Connaissance de l’optimisation fiscale .................................................................... 41

I.1.2 L’unicité de l’optimisation fiscale ........................................................................... 42

I.1.3 Distinction de l’optimisation fiscale ........................................................................ 42

I.1.4 Impact de l’optimisation fiscale sur l’entreprise ...................................................... 43

I.2. Présentation de l’état des lieux des impôts directs de la DREAM ART avant et après
l’optimisation fiscale. ........................................................................................................... 45

XV
I.2.1 Au niveau de l’IBIC ................................................................................................. 45

I.2.1.1. IBIC avant optimisation ....................................................................................... 45

I.2.1.2. L’IBIC après optimisation.................................................................................... 45

I.3. L’impact de l’optimisation sur le résultat net (RN) de l’entreprise DREAM ART ....... 47

SECTION II : RECOMMANDATIONS ............................................................................. 49

CONCLUSION GENERALE .................................................................................................. 51

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 53

ANNEXE .................................................................................................................................. IX

TABLE DES MATIERES ..................................................................................................... XIII

XVI

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