0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
249 vues44 pages

Analyse Des RATIOS Support de Cours Vrai

Ce document présente une analyse financière par la méthode des ratios, en se concentrant sur les états comptables comme outils d'analyse. Il aborde les concepts de bilan, compte de résultat, et les états économiques et financiers, tout en détaillant l'importance des ratios pour évaluer la structure financière et la rentabilité d'une entreprise. Les chapitres incluent des travaux dirigés et une bibliographie pour approfondir les connaissances sur le sujet.

Transféré par

Kouassi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
249 vues44 pages

Analyse Des RATIOS Support de Cours Vrai

Ce document présente une analyse financière par la méthode des ratios, en se concentrant sur les états comptables comme outils d'analyse. Il aborde les concepts de bilan, compte de résultat, et les états économiques et financiers, tout en détaillant l'importance des ratios pour évaluer la structure financière et la rentabilité d'une entreprise. Les chapitres incluent des travaux dirigés et une bibliographie pour approfondir les connaissances sur le sujet.

Transféré par

Kouassi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ANALYSE FINANCIÈRE

PAR LA MÉTHODE DES


RATIOS

Chargés de cours

Dr COULIBALY Amidou
Dr KONE
SOMMAIRE
INTRODUCTION......................................................................................................................1

CHAPITRE 1 : LES ETATS COMPTABLES, OUTILS CLASSIQUES DE L’ANALYSE


FINANCIÈRE.............................................................................................................................2

1. LE BILAN ET LA SITUATION PATRIMONIALE......................................................2


2. LE COMPTE DE RÉSULTAT ET LE REVENU DE L’ENTREPRISE......................10
CHAPITRE 2 : LES ÉTATS ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS : OUTILS
COMPLÉMENTAIRES DE L’ANALYSE FINANCIÈRE.....................................................15

1. LE TABLEAU DES SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION...........................15


2. LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT GLOBALE.............................................23
CHAPITRE 3 : L’ANALYSE FINANCIÈRE DU BILAN PAR LA METHODE DES
RATIOS....................................................................................................................................26

1. LES RATIOS DE STRUCTURE..................................................................................27


2. LES RATIOS DE SYNTHÈSE OU D’ÉQUILIBRE FINANCIER..............................32
3. LES RATIOS DE ROTATION.....................................................................................35
CONCLUSION.........................................................................................................................40

ANNEXES : TRAVAUX DIRIGÉS........................................................................................41

TD 1 : La société MATRIX..................................................................................................41
ÉLÉMENTS DE CORRIGÉ.................................................................................................41
TD 2 : La société LINUX......................................................................................................48
ÉLÉMENTS DE CORRIGÉ.................................................................................................49
BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................53

TABLE DE MATIÈRES..........................................................................................................54
INTRODUCTION
La comptabilité est un système d’information, de représentation des opérations économiques,
juridiques et financières de l’entreprise ou d’autres entités économiques. A ce titre, elle a des
principes particuliers, des codes de représentation, un vocabulaire spécifique, des modèles
d’états comptables et de nomenclatures de compte.
La finance ne fait pas double emploi avec la comptabilité : elle est chargée d’approvisionner
l’entreprise en ressources financières. Pour cela, elle doit étudier la nature des besoins et elle
doit évaluer leur montant. Elle a aussi besoin de comprendre les mécanismes financiers des
firmes pour quantifier ces besoins, et la quantification de ces besoins ne peut se faire sans la
connaissance d’informations spécifiques, qui sont le plus souvent données par la comptabilité
et les comptes annuels de l’entreprise.
La finance, c’est tout ce qui touche à l’argent, et l’argent sert à mesurer la valeur des objets et
des produits, mais dépend aussi du temps. La finance qui se focalise sur l’entreprise est tout
simplement appelée finance d’entreprise, la finance qui étudie les grands marchés boursiers
et les produits classiques, dérivés, intégrés, voire toxiques, qui s’échangent sur ces marchés
est appelée finance de marché.
La finance d’entreprise et la finance de marché ont, au fil du temps, développé chacune des
théories et des pratiques spécifiques.

Ce cours présente aux chapitre 1 et 2, les états comptables utiles à l’analyste financier pour
appréhender les situations statiques (bilan) et dynamiques (compte de résultat), et les états
économiques et financiers complétant l’information. Le chapitre 3 exposera les techniques
classiques d’analyse financière : analyse de l’activité de l’entreprise et analyse de la
profitabilité.
CHAPITRE 1 : LES ETATS COMPTABLES, OUTILS CLASSIQUES DE
L’ANALYSE FINANCIÈRE
L’analyse financière ne peut pas être faite ex-nihilo, elle doit se fonder sur des sonnées
qualitatives et quantitatives. Les données qualitatives portent sur la connaissance du métier de
l’entreprise et de son secteur d’activité. Les données quantitatives se trouvent, principalement,
mais pas exclusivement, dans le bilan, le compte de résultat et l’annexe légale de l’entité
analysée.

1. LE BILAN ET LA SITUATION PATRIMONIALE


Selon l’article 29 du chapitre 3 sur les états financiers annuels de l’Acte Uniforme Portant
Organisation et Harmonisation des Comptabilités des Entreprises (AUCE), le bilan décrit
séparément les éléments d’actifs et les éléments de passif constituant le patrimoine de
l’entreprise. Il fait apparaître de façon distincte les capitaux propres.
L’article 30, le bilan de l’exercice fait apparaître de façon distincte, à l’actif immobilisé,
l’actif d’exploitation attaché aux activités ordinaire, l’actif hors activités ordinaires et l’actif
de trésorerie ; au passif : les capitaux propres et ressources assimilés, les dettes financières, le
passif d’exploitation attaché aux acticités ordinaires, le passif hors activités ordinaires et le
passif de trésorerie.
Le bilan présente la structure des droits et des obligations. C’est donc un tableau de la
situation patrimoniale en deux parties.
Le bilan

ACTIF IMMOBILISE CAPITAUX PROPRES


(ou actifs non courants)

ACTIF CIRCULANT PASSIF EXIGIBLE


(ou actifs courants)
Tableau 1 : Bilan d’une société selon le système normal
ACTIF PASSIF
Actif immobilisé Capitaux propres
Immobilisations incorporelles Capital
Immobilisations corporelles Réserves
Immobilisations financières Résultat
Total I Total I
Actif circulant Dettes
Stocks Emprunts aux banques
Créances clients Dettes aux fournisseurs
Disponibilités Dettes fiscales et sociales
Total II Total II
Total Général Total Général

 Aspect juridique du Bilan


La partie gauche (Actif)énumère les éléments faisant l’objet d’un droit de propriété (propriété
des terrains, des constructeurs, du matériel) ou d’un droit de créance (créance sur les clients,
créance sur une banque où l’on a fait un dépôt).
La partie droite (passif) énumère les obligations correspondant à des dettes (vis-à-vis des
banques, des fournisseurs, de l’Etat) et rappelle les droits du propriétaires, individuel ou
actionnaires sur le capital de départ qu’ils ont apporté (capital) ou accumulé au fil des années
précédentes (réserves) et sur le résultat de l’exercice qui vient de se terminer (résultat). Les
droits des propriétaires et actionnaires appelés « situation nette » représentent la différence
entre les droits totaux (actif) moins les obligations totales (dettes).

 Aspect économique du Bilan


Pour les économistes et pour les financiers, le passif est l’ensemble des ressources à la
disposition de l’entreprise, c’est-à-dire l’ensemble des moyens de financement auxquels elle a
eu recours dans le passé et dont elle bénéficie encore. Les ressources sont soit stables (capital,
réserves, emprunts bancaires) soit remboursables à court terme (résultat, dettes fournisseurs,
dettes fiscales, dettes auprès des organismes sociaux). L’actif regroupe les emplois, c’est-à-
dire les utilisations faites de ressources. Les financiers distinguent les emplois fixes
(immobilisations) qui constituent l’outil de travail de l’entreprise et les emplois circulants qui
accomplissent le cycle économique
L’approche économique permet de voir qu’il existe une structure verticale, mais aussi une
structure horizontale du bilan : les ressources stables du passif doivent servir à financer les
emplois fixes de l’actif.

1.1. La lecture financière verticale du bilan


Le bilan fonctionnel est construit autour d’un équilibre central entre, d’une part, ressources
stables et emplois stables (lié à la notion de fonds de roulement global), et d’autre part entre
actifs circulants et passifs circulants (lié à la notion de besoin en fonds de roulement). L’étude
de ces éléments traduit l’équilibre financier de l’entreprise. Des ratios utilisant différents
éléments du bilan permettent de tirer des enseignements plus précis sur la situation financière
de l’entreprise.

Les financiers ont l’habitude d’examiner le haut et le bas du bilan. Nous avons déjà dit que le
haut du bilan représente une certaine stabilité, et le bas une certaine volatilité. On peut
examiner l’importance relative de l’actif immobilisé et de l’actif circulant. Ce premier examen
n’est pertinent que si on a des points de repère :
─ Secteur d’activité de l’entreprise ;
─ Situation des concurrents.

Par exemple, la structure du bilan d’une entreprise de BTP sera caractérisée par l’importance
de l’actif immobilisé (du fait du matériel industriel nécessaire à l’activité) et le niveau élevé
des stocks (notamment ceux relatifs aux travaux en-cours). Inversement, une société de
formation professionnelle continue, aura un actif immobilisé faible (les seuls actifs
nécessaires à l’activité sont du matériel de bureau et informatique), aucun stock et des
créances clients élevées (en particulier si les sessions de formation sont dispensées auprès
d’organismes publics). La structure du bilan d’une entreprise peut être facilement analysée en
déterminant, comme nous l’avons vu précédemment les grandes masses du bilan et en les
exprimant en pourcentage du total du bilan. La lecture de l’actif immobilisé et de l’actif
circulant ne doit pas faire oublier les disponibilités : Quel est leur montant en valeur absolue ?
Quelle est leur importance relative par rapport au total du bilan ? Cette trésorerie est-elle
placée ? Une trésorerie élevée est un signe de santé de l’entreprise, mais c’est aussi parfois le
signe que les dirigeants n’ont ni projet ni stratégie et qu’ils ne savent pas quoi faire de leur
argent.
 Lecture patrimoniale du bilan (bilan patrimonial ou bilan financier)

CAPITAUX PROPRES

Recensement des AVOIRS


Recensement des ENGAGEMENTS

 La liquidité du bilan
La liquidité mesure la capacité de l’entreprise à faire face à ses engagements à court terme en
utilisant ses disponibilités ou des actifs aisément et rapidement cessibles ou des lignes de
crédits non tirées.
Ainsi, dans une optique patrimoniale, on classera les passifs par date de remboursement, les
actifs financiers par date d’échéance, et les autres actifs par degré de transformation en une
année.
A la liquidité incertaine de l’actif correspond l’exigibilité certaine des engagements.

 La solvabilité
La solvabilité traduit l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses engagements en cas de
liquidation, c’est-à-dire d’arrêt de l’exploitation et de mise en vente des actifs.

[Link] lecture financière horizontale du bilan


 Le Fondes de Roulement (FR)
On peut examiner l’importance relative des capitaux propres, qui sont les sources de
financement, par rapport à l’actif immobilisé où l’on trouve les utilisations des ressources.
Lorsque la différence entre l’ensemble constitué par les capitaux propres auxquels on rajoute
les dettes financières à long et moyen terme (les capitaux permanents) et l’actif immobilisé est
positive, la totalité des emplois stables et une partie des actifs circulants sont financés. La
différence, qui est une marge de sécurité, est appelée Fonds de roulement. Il est donc
l’excédent des ressources stables après financement des investissements. Le fonds de
roulement correspond aussi à la partie de l’actif circulant financée par les ressources stables.
- Si on part du haut du bilan
Fonds de roulement (FR) = Ressources stables (Capitaux propres + dettes financières) –
Actif immobilisé en valeur nette

- Si on part du bas du bilan


Fonds de roulement (FR) = (Actif circulant + Trésorerie-Actif) – (Passif circulant +
Trésorerie-Passif)
Le FR constitue une garantie de liquidité de l’entreprise. Plus il est important, plus grande est
cette garantie.
Si le FR est négatif, cela signifie que l’entreprise finance des emplois stables à l’aide de dettes
d’exploitation. En cas de diminution de son volume d’activité, l’entreprise risque alors de ne
plus pouvoir financer ses emplois stables et se retrouver dans une situation critique.
Le montant du fonds de roulement dépend des décisions à long terme concernant la politique
d’investissement et la politique de financement de l’entreprise.

Mais la notion de fonds de roulement suscite certaines critiques. En particulier, il convient de


noter la difficulté à définir la notion de ressources stables. Ainsi, certaines ressources à court
terme peuvent être assimilées à des ressources durables dans la mesure où elles sont
constamment renouvelées (crédits de trésorerie classiques). En conséquence, certaines
entreprises peuvent connaitre un équilibre financier avec un fonds de roulement négatif.
 Le Besoin en Fonde se Roulement Global (BFRG)
Toutefois le FR pris isolement n’a qu’une signification relative. Pour déterminer si son niveau
est satisfaisant, il faut le comparer au Besoin en Fonds de Roulement Global.
Pour ce fait, n procède de la même façon avec l’actif circulant sans les disponibilités et les
dettes d’exploitation et hors exploitation. Les dettes représentent le crédit dont on bénéficie,
les stocks et les créances représentent l’effort de financement que l’on doit faire. Il est rare
que les dettes non financières soient supérieures au stock et aux créances (sauf dans certains
secteurs d’activité comme la grande distribution), mais l’important est qu’elles les
compensent en partie. Dans ce cas, elles financent partiellement le cycle d’exploitation et la
différence est appelée Besoin en fonds de roulement.
BFRG = Emplois cycliques – Ressources cycliques
Ou
BFRG = Actif Circulant (hors trésorerie) – Passif circulant (hors trésorerie)
Il peut être calculé à partir de la formule suivante :
BFRG = Actif Circulant – Passif circulant
Le BFRG peut être aussi décomposé en BFRHAO et en BFRE
BFRG ou BFG = BFRHAO + BFRE
Le BFE ou BFRE a un caractère structurel dans la mesure où il dépend de la nature de
l’activité de l’entreprise ainsi des conditions générales d’exploitation. Par exemple, les
entreprises de distribution de type hypermarché ont un BFE négatif par nature. En effet, les
fournisseurs sont payés dans un délai compris entre 90 jours et 120 jours alors que les clients
règlent au comptant. En outre, dans un hypermarché, le taux de rotation des stocks (délai entre
l’arrivée en stock et la vente) est faible. Il est donc fréquent que les besoins de financement
d’exploitation de ces entreprises soient très faibles alors que les ressources de financement
d’exploitation sont élevées. Il en résulte un BFE ou BFRE négatif.

A l’inverse, une entreprise industrielle vendant sa production à des centrales d’achat


aura un volume de créances clients élevé (les centrales d’achat payant à 90 jours au
minimum) et des dettes fournisseurs plus réduites (du fait de l’activité de
transformation et des délais moyens de règlement de ses fournisseurs de matières
premières plus courts). Son BFE ou BFRE sera probablement positif et élevé, ce qui
traduit la difficulté structurelle de l’exploitation de s’autofinancer.

Le BFE ou le BFRE a également un caractère conjoncturel dans la mesure où il


dépend des fluctuations du volume d’affaires, du volume d’activité, des mesures
de gestion (allègement des stocks, réduction du crédit client par exemple).

Le BFHAO est en général une composante mineure du BFR. Il est souvent lié aux
opérations de financement et d’investissement. Le BFHAO n’est pas stable car
dépendant d’éléments exceptionnels. Son caractère conjoncturel le rend peu
prévisible.
 Lecture économique du bilan (bilan économique)

Ensemble des EMPLOIS Ensemble des RESSOURCES

 Les immobilisations
 Le besoin en fonds de roulement d’exploitation
 Le besoin en fonds de roulement hors exploitation
Stock Matières premières, marchandises, produits et travaux en cours,
produits finis
+Créances d’exploitation Créances clients, avances et acomptes versés sur commandes à
des fournisseurs, autres créances d’exploitation, charges
constatées d’avance, effets escomptés non échus
-Dettes d’exploitation Dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales, avances sur
commandes reçues de clients, produits constatés d’avance et
autres dettes d’exploitation
=Besoin en fonds de roulement
d’exploitation

 L’actif économique
L’actif économique (actif opérationnel ou capitaux employés) = Immobilisations + BFR
L’actif économique est financé par deux grands types de ressources financières : les capitaux
propres et l’endettement net
Capital social Dettes bancaires et financières (obligations, prêts et comptes
+Primes d’émission, de fusion, d’apport courants d’actionnaires…) à moyen et long termes
+Réserves légales, statutaires, contractuelles +Engagements de crédit-bail
+Autres réserves +Ressources de trésorerie à court terme (escompte, concours
+Report à nouveau bancaires courants, effets escomptés non échus…)
+Résultat de l’exercice -Placements financiers (valeurs mobilières de placement)
-Disponibles (comptes caisse et banque)
= Capitaux propres = Endettement net

Immobilisations
Capitaux propres

Besoin en fonds de roulement


Endettement net

Actif économique Actif économique (ou Capitaux investis)


 La Trésorerie Nette (TN) :
Les formules de calcul sont :
TN= FR-BFRG ou TN= Trésorerie Actif – Trésorerie Passif
- Lorsque la TN > 0 alors le FR > BFRG
Dans ce cas, le FR couvre totalement le BFRG de l’entreprise et dégage un excédent de
trésorerie. L’équilibre fonctionnel est assuré.
- Lorsque la TN = 0 alors le FR = BFRG.
Dans ce cas, le FRNG couvre tout juste le BFRG de l’entreprise. Il y a donc un équilibre
fonctionnel mais c’est une situation de prudence.
- Lorsque la TN < 0 alors le FR < BFRG.
Dans ce cas, le FR n’arrive pas à couvrir totalement le BFRG de l’entreprise. Il n’y a donc pas
d’équilibre financier. Il y a un problème de trésorerie. L’entreprise a des besoins de
financement à réguler par un découvert bancaire.

Exemple : Soit la société UFR SED qui présente le Bilan ci-dessus au 31 / 12 / 2024.
Bilan par grandes masses de la société UFR SED
Actif Montant %Total Passif Montant %Total
Actif immobilisé 300 000 Capitaux propres 500 000
50% 84%

Actif circulant 200 000 Dettes financières 20 000


33% 3%

Disponibilités 100 000 Autres dettes 80 000


17% 13%

Total 600 000 100% Total 600 000 100%

TAF : Quelles lectures financières verticale et horizontale pourriez-vous faire du Bilan de la


société UFR SED ?

[Link] COMPTE DE RÉSULTAT ET LE REVENU DE L’ENTREPRISE


Le bilan n’est pas fait pour retracer l’activité de l’entreprise, même si le résultat périodique
figure dans le poste Capitaux propres. Il y figure pour des raisons techniques : le résultat
annuel d’une entreprise peut être obtenu en comparant les charges et les produits annuels :
Produits – Charges = Résultat, ou en comparant la situation nette des bilans de deux
exercices successifs : Situation nette année n – Situation nette année n – 1 = Résultat.
Le compte de résultat, décrit aux articles 29 et 30 de l’AUCE, récapitule les produits et les
charges, selon qu’ils concernent les opérations d’exploitation attachées aux activités
ordinaires, les opérations financières, les opérations hors activités ordinaires, qui font
apparaître, par différence, le bénéfice net ou la perte nette de l’exercice.

Dans toute entreprise il existe deux sortes d’emplois de capitaux : des emplois dits
réversibles : ce sont les postes figurant à l’actif du bilan : on peut acheter un immeuble à
l’aide de la trésorerie, et donc transformer des disponibilités en constructions, revendre
ultérieurement l’immeuble pour déposer les sommes reçues en banque, puis acheter des
marchandises avec ces sommes etc. Ces opérations sont théoriques neutres pour l’entreprise :
elles n’entrainent pas de variation du résultat : à côté de telles opérations, il existe des emplois
dits irréversibles : les sommes versées à titre de salaires aux employés, ou à titre d’impôt à
l’Administration fiscale sortent définitivement de l’entreprise. Dans le système comptable
OHADA, les charges et les produits sont classés par nature et répertoriés dans un plan de
comptes. Le tableau ci-dessus présente le compte de résultat en paysage.

Tableau 2 : La structure du compte de résultat

NUMERO DE COMPTES
A INCORPORER DANS
REF LIBELLES LES POSTES
TA Ventes de marchandises + 701
RA A
Achats de marchandises - 601
RB Variation de stocks de marchandises -/+ 6031
XA MARGE COMMERCIALE (Somme TA à RB)
TB Ventes de produits fabriqués + 702, 703, 704
TC B
Travaux, services vendus + 705, 706
TD Produits accessoires + 707
XB CHIFFRE D'AFFAIRES (A + B + C + D)
TE Production stockée (ou déstockage) + 73
TF Production immobilisée + 72
TG Subventions d'exploitation + 71
TH Autres produits + 75
TI Transferts de charges d'exploitation + 781
RC Achats de matières premières et fournitures liées - 602
RD Variation de stocks de matières premières et fournitures liées -/+ 6032
RE Autres achats - 604, 605, 608
RF Variation de stocks d’autres approvisionnements -/+ 6033
RG Transports - 61
RH Services extérieurs - 62, 63
RI Impôts et taxes - 64
RJ Autres charges - 65
VALEUR AJOUTEE (XB +RA+RB) + (somme TE à RJ)
XC
RK Charges de personnel - 66
XD EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (XC+RK)
TJ Reprises d’amortissements, de provisions et dépréciations + 791, 798, 799
RL Dotations aux amortissements, aux provisions et dépréciations - 681, 691
XE RESULTAT D'EXPLOITATION (XD+TJ+ RL)
TK Revenus financiers et assimilés + 77
TL Reprises de provisions et dépréciations financières + 797
TM Transferts de charges financières + 787
RM Frais financiers et charges assimilés - 67
RN Dotations aux provisions et aux dépréciations financières - 697
XF RESULTAT FINANCIER (somme TK à RN)
XG RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES (XE+XF)
TN Produits des cessions d'immobilisations + 82
TO Autres Produits HAO + 84, 86,88
RO Valeurs comptables des cessions d'immobilisations - 81
RP Autres Charges HAO - 83, 85
RESULTAT HORS ACTIVITES ORDINAIRES (somme TN à
XH
RP)
RQ Participation des travailleurs - 87
RS Impôts sur le résultat - 89
XI RESULTAT NET (XG+XH+RQ+RS)

Le résultat de l’entreprise d’une période se calcule de la manière suivante :


Résultat =Total des produits – Total des charges
Le résultat de résultat peut de présenter en tableau, ou en liste. Il est recommandé de le
présenter en liste.
EXEMPLE :
L’extrait de la balance des comptes de la société SIVA se présente ainsi au 31/12/N :
N° de Libellés Montant
comptes
601 Achats de marchandises 3 246 900
602 Achats de matières premières 18 816 000
6029 Rabais, remises et ristournes obtenues - 225 000
6031 Variations des stocks de marchandises -787 200
6032 Variations des stocks de matières premières 2 120 000
6033 Variations des stocks d’autres approvisionnements -128 100
604 Achats stockés de matières et fournitures consommables 1 800 000
605 Autres achats 6 000 000
61 Transports 1 885 000
62 et 63 Services extérieurs 6 911 700
64 Impôts et taxes 4 474 200
652 Quote-part de résultat sur opérations faites en commun 135 000
654 Valeurs comptables des cessions courantes d’immobilisations 874 200
658 Charges diverses 1 650 000
659 Charges provisionnées d’exploitation 60 900
66 Charges de personnel 28 218 600
67 Frais financiers (sauf 676 et 679) 2 244 900
676 Pertes de change 300 300
679 Charges provisionnées financières 72 300
681 Dotations aux amortissements d’exploitation 1 810 500
701 Ventes de marchandises 2 730 000
702 Ventes de produits finis 67 605 000
705 Travaux facturés 1 054 200
706 Services vendus 2 700 000
707 Produits accessoires 6 428 400
71 Subventions d’exploitation 60 000
72 Production immobilisée 151 200
735 Variations des stocks de services en-cours 120 900
736 Variations des stocks de produits finis 6 307 500
752 Quote-part de résultat sur opérations faites en commun 445 000
754 Produits des cessions courantes d’immobilisations 923 300
758 Produits divers 14 400
759 Reprises de charges provisionnées d’exploitation 6 000
77 Revenus financiers (sauf 776 et 779) 1 132 500
776 Gains de change 4 500
779 Reprises de charges provisionnées financières 60 000
781 Transferts de charges d’exploitation 1 500
787 Transferts de charges financières 75 000
812 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations corporelles 3 642 900
822 Produits des cessions d’immobilisations corporelles 4 658 100
836 Abandons de créances consentis 153 600
84 Produits HAO 274 800
85 Dotations HAO 581 100
86 Reprises HAO 71 700
87 Participation des travailleurs 429 600
891 Impôts sur les bénéfices 4 102 000
TRAVAIL A FAIRE :
1. Présenter le compte de résultat SYSCOHADA révisé en faisant apparaître les soldes
significatifs de gestion (Voir les imprimés ci-dessous)
2. Calculer et commenter ces ratios :
Taux de l’EBE, taux de rentabilité d’exploitation et le taux de rentabilité commerciale
REF. LIBELLES NOT EXERCICE N EXERCICE N-1
E NET NET
TA Ventes de marchandises A + 21
RA Achats de marchandises - 22
RB Variation de stocks de marchandises -/+ 6
XA MARGE COMMERCIALE (somme TA à RB)
TB Ventes de produits fabriqués B + 21
TC Travaux, services vendus C + 21
TD Produits accessoires D + 21
XB CHIFFRE D’AFFAIRES (A+B+C+D)
TE Production stockée (ou déstockage) + 6
TF Production immobilisée + 21
TG Subventions d’exploitation + 21
TH Autres produits + 21
TI Transferts de charges d’exploitation + 12
RC Achats de matières premières et fournitures liées - 22
RD Variation de stocks de MP et fournitures liées -/+ 6
RE Autres achats - 22
RF Variation de stocks d’autres approvisionnements -/+ 6
RG Transports - 23
RH Services extérieurs - 24
RI Impôts et taxes - 25
RJ Autres charges - 26
XC VALEUR AJOUTEE (XB+RA+RB) + (somme TE à RJ)
RK Charges de personnel - 27
XD EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION (XC+RK)
TJ Reprises d’amortissements, provisions et dépréciations + 28
RL Dotations aux amortissements, aux provisions et dépréciations - 3C&28
XE RESULTAT D’EXPLOITATION (XD+TJ+RL)
TK Revenus financiers et produits assimilés + 29
TL Reprises de provisions et dépréciations financières + 28
TM Transferts de charges financières + 12
RM Frais financiers et charges assimilées - 29
RN Dotations aux provisions et aux dépréciations financières - 3C&28
XF RESULTAT FINIANCIER (somme TK à RN)
XG RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES (XE+XF)
TN Produits des cessions d’immobilisations + 3D
TO Autres produits HAO + 30
RO Valeurs comptables des cessions d’immobilisations - 3D
RP Autres charges HAO - 30
XH RESULTAT HORS ACTIVITES ORDINAIRES
(somme TN à RP)
RQ Participation des travailleurs - 30
RS Impôts sur le résultat -
XI RESULTAT NET (XG+XH+RQ+RS)
CHAPITRE 2 : LES ÉTATS ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS :
OUTILS COMPLÉMENTAIRES DE L’ANALYSE FINANCIÈRE
Pour « faire parler les chiffres », il est souvent nécessaire de leur donner une forme plus
proche de la réalité économique que de leur présentation légale. Le suivi de l’activité d’une
entité, qu’elle fasse ou non partie d’un groupe, peut s’opérer à partir d’indicateurs tels que la
valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation (EBE) ou le résultat d’exploitation. Le
classement des produits et des charges permet d’établir des Soldes Intermédiaire de Gestion
ou Soldes Significatifs de Gestion dans les conditions définies par le système comptable
OHADA.

[Link] TABLEAU DES SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION


Les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) ou Soldes Significatifs de Gestion (SSG)
servent à renforcer la comparabilité des comptes des entreprises. Ils découpent le compte de
résultat de l’entreprise en différents niveaux de marges (marge commerciale, valeur ajoutée,
excédent brut d’exploitation, résultat d’exploitation, résultat financier, résultat des
activités ordinaires, résultat hors activités ordinaires et résultat net) et indicateurs (chiffre
d’affaires, production).

Marge Commerciale (MC)

Valeur Ajoutée (VA)

Excédent Brut d’Exploitation (EBE)

Résultat d’Exploitation (RE)


Résultat des Activités
Ordinaires (RA0)
Résultat Financier (RF)

Résultat HAO(RHAO)

Résultat Net (RN)


2. LES INDICATEURS DE GESTION
Pour porter un jugement sur la situation économique de la société et en particulier au
niveau de sa rentabilité, la simple connaissance du résultat l’exercice est insuffisante.
En effet, celui-ci intéresse essentiellement les actionnaires qui seront rémunérés sur
cette base. Pour enrichir l’analyse, des soldes intermédiaires de gestion (SIG) qui
divisent le résultat net en résultats partiels seront déterminés pour analyser les
performances de l’entreprise. Ce sont : Marge commerciale, Valeur ajoutée, Excédent
brut d’exploitation, Résultat d’exploitation, Résultat financier, Résultat de l’activité
ordinaire, Résultat Hors activité ordinaire et Résultat net.

 Marge commerciale : compte 1321


C’est un solde qui est calculé uniquement pour les entreprises commerciales. C’est la
différence entre le montant net HT des ventes de marchandises et le coût d’achat des
marchandises vendues.

Charges Lettrage Produits Lettrage


Achat HT de marchandises RA Vente HT de marchandises TA
+/- Var. de stock de marchandises RB
Total charge 1 Total produit 1
Marge brute sur marchandises = Total Produit 1 – Total charge 1
NB : Variation de stock de marchandises = stock final – stock initial
Cet indicateur permet de calculer la performance des entités commerciales. Elle représente le
supplément de valeur apportée par l’entité au coût d’achat des marchandises vendues.
 Valeur ajoutée :
C’est la différence entre la production et la consommation. Elle représente la richesse crée par
l’entité du fait de ses opérations d’exploitation et mesure son poids économique.
Charges Lettrage Produits Lettrage
Achat HT de marchandises RA Ventes de marchandises TA
+/- Var. de stock de marchandises RB + Ventes de produits fabriqués TB
Achat stockés de matières premières et fourn. RC +Travaux, services vendus TC
+/- Variation de stock d’autres approvision. RD +Produits accessoires TD
+Autres achats RE +/- Production stockée TE
+/- Variation de stock autres approvision. RF + Production immobilisée TF
+Transport RG +subvention d’exploitation TG
+Services extérieurs RH +autres produits TH
+Impôts et taxes RI + Transferts de charges d’exploitation TI
+Autres charges RJ
Total charges 2 Total produits 2
Valeur Ajoutée (TN) = Total Produits 2 – Total charges 2
NB : Variation de stock = stock final – stock initial

 Excédent brut d’exploitation


L’EBE ou Excédent Brut d’Exploitation est la ressource que l’entité tire de son
exploitation après avoir rémunéré le facteur travail.
Charges Lettrage Produits Lettrage
Charges de personnel RK VA XC
Total charges 3 Total produits 3
EBE = Total produits 3 – Total charges 3 = VA – charges de personnel
 Résultat d’exploitation :
C’est le résultat lié aux activités d’exploitation.
RE= total produit d’exploitation – total des charges d’exploitation

Charges d’exploitation Lettrage Produits d’exploitation Lettrage


Dot. aux amort., aux prov. Et dépréciation RL EBE XD
+Reprise d’amort. Prov. et dép. TJ
Total charges 4 Total produits 4
Résultat d’exploitation = Total produits 4 – Total charges 4

 Résultat Financier
C’est le résultat lié aux opérations financières de l’entreprise.
Résultat financière (UG)= Total produits financiers – Total charges financières
Charges financières Lettrage Produits financiers Lettrage
Frais financier et charges assimilées RM Revenus financiers et assimilés TK
+dotation aux prov. Et dep. à finan. RN +Reprise de prov. Et dep. Finan. TL
+transfert de charges financières TM
Total charges 5 Total produits 5
Résultat Financier (UG) = Produits financiers – charges financières
 Résultat des activités ordinaires
C’est le résultat lié à l’activité normale de l’entreprise.
Résultat des activités ordinaires (UI)= total des produits AO – Total des charges AO
= Résultat d’exploitation + Résultat financier
 Résultat Hors activités ordinaires
C’est le résultat lié à l’activité exceptionnel de l’entreprise.
RHAO (UP) = Total des produits HAO – Total des Charges HAO
Charges HAO Lettrage Produits HAO Lettrage
Val. comptable de cession des immob. RO Produit de cession d’immobilisation TN
+ autres charges HAO RP + Autres Produit HAO TO
Total des Charges HAO total des produits HAO
RHAO(UP) = Total des produits HAO – Total des Charges HAO

 Résultat Net
C’est le résultat après impôt.
C’est le résultat après déduction de l’impôt sur le bénéfice qui figure dans les
capitaux propres et qui donnera lieu à répartition.
Résultat net (UZ) = RAO +RHAO - Participation des travailleurs - impôt sur résultat

19
Charges Lettrage Produits Lettrage
Participation des travailleurs RQ RAO XG
+impôt sur résultat RS RHAO XH
Total charges 6 Total Produits 6
Résultat net = Total Produit 6 – Total charge 6

NB : impôt BIC = résultat fiscal * taux d’impôt BIC


Et résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégration –Déduction
Résultat net = résultat comptable – impôt BIC

Tableau 3 : Soldes Significatifs de Gestion (SSG) selon le SYSCOHADA (ENTREPRISE


INDUSTRIELLE)

N° Cpte
N° cpte CHARGES Mt PRODUITS Mt
601 Achat de marchandises (-6019) 701 Ventes de marchandises
6031 + variation de stocks (SI – SF)
Marge brut sur marchandises = ………………………….

6021-6024 Achats de matières et fournitures liées 702 à 704 Ventes de produits fabriqués
6029 - RRR obtenus 705 Travaux facturés
6032 + variation des stocks 706 Services vendus
72 Production immobilisée
73 Production stockée
Marge brut sur matières = ……………………….

604 Achats stockée (- 6049) 1321 Marge brute sur marchandises

605 Autres achats (- 6059) 1322 Marge brute sur matières

608 Autres approvisionnement (-6089) 707 Produits accessoires


6033 +ou -variation de stock 71 Subvention d’exploitation
61 Transport 75 Autres produits
62,63 Services extérieurs
64 Impôts et taxes
65 Autres charges

Valeur ajoutée (VA) = …………………………

66 Charges de personnel 133 Valeur ajoutée (VA)


Excédent brut d’exploitation (EBE) = ……………………..

681 Dotations aux amortissements 134 Excédent brut d’exploitation


d’exploitation. 791 Reprises de provision d’exploitation
691 Dotations aux provisions Reprises d’amortissement
d’exploitation. 798 Transfert de charges d’exploit.
781
Résultat d’exploitation (RE) = ………………………..

67 Frais financiers (sauf 676) 77 Revenus financiers (sauf 776)


676 Perte de changes 776 Gains de change
687 Dotations aux amortissements à 787 Transferts de charges financières
caractère financier 779 Reprises de charges provisionnées
financières
20
697 Dotations aux provisions financières Reprises de provisions financières
797
Résultat financier (RF) = ………………………………

1359 Perte d’exploitation 1351 Bénéfice d’exploitation


1389 Perte financière 1361 Bénéfice financier
Résultat des activités ordinaires (RAO) = ………………………….

81 Valeurs comptables des cessions 82 Produits des cessions


83 Charges HAO 84 Produits HAO (sauf 848)
85 Dotations HAO 848 Transferts de charges HAO Reprises
86 HAO
88 Subvention d’équilibre
Résultat hors activités ordinaires (RHAO) = …………………..

1379 Perte activités ordinaires Pertes 1371 Bénéfice AO


1389 HAO 1381 Bénéfice HAO
Résultat comptable avant impôt et participation (RCAIP) = …………….

Perte comptable avant impôt et Bénéfice comptable avant impôt et


87 participation participation
891 Participation des travailleurs
Impôts sur le bénéfice
Résultat net (TN) = ………………..

701 Ventes de marchandises


702 à 704 Ventes de produits fabriqués
705 Travaux facturés
706 Services vendus
707 Produits accessoires

Chiffre d’affaires (CA)

2. LES SOLDES FINANCIERS LIES A L’ACTIVITE D’UNE ENTREPRISE


Le système comptable OHADA définit deux autres indicateurs utilisés pour mesurer le flux de
trésorerie potentiel de l’exercice lié à l’activité : la capacité d’autofinancement globale et
l’autofinancement.

2.1. Capacité d’Autofinancement Globale (CAFG)


 Définition :
La CAFG est un solde financier qui présente la trésorerie potentielle créée par l’entreprise à
partir de ses activités. Elle peut être utilisée par l’entreprise pour financer ses investissements.
Elle constitue un indicateur de performance de l’entreprise.
 Formules de calcul :
Il existe deux méthodes de calcul de la CAFG : la méthode soustractive et la méthode
additive.
[Link] méthode soustractive ou la méthode explicative:

21
Charges Montants Produits Montants
Frais financiers (67 sauf 676) EBE
Pertes de change (676) Transferts de charges d'exploitation (781)
Charges HAO (83) Revenus financiers (77 sauf 776)
Participation des salaries (87) Gains de change (776)
Impôts sur le résultat (89) Transferts de charges financières (787)
Produits HAO (84, 88 sauf 848)
Transferts de charges HAO (848)
Total (I) Total (II)
CAFG = Total (II)-Total (I)

[Link] méthode additive ou la méthode vérificative :

Reprises d'amortissements et de Résultat net


provisions (791, 797, 798, 86) Dotations aux amortissements et
Produits des cessions occasionnelles provisions (68, 69, 85)
d’immobilisations (82) Valeurs comptables des cessions
occasionnelles d’immobilisations (81)

Total (I) Total (II)


CAFG = Total (II)-Total (I)
NB : Les cessions occasionnelles d’immobilisations ne sont pas prises en compte pour le
calcul de la CAFG. Il faut donc éliminer du Résultat net les comptes 82 et 81.

2.2. L’autofinancement :
 Définition :
L’AF est un solde financier qui présente la trésorerie potentielle créée par l’entreprise
à partir de ses activités après les distributions de dividendes.
 Formule de calcul :
AF = CAFG – Distribution de dividendes
Il s’agit des dividendes de l’exercice N-1 mis en payement dans l’exercice N et des acomptes
sur dividendes de l’exercice N.
Exemple :
Une entreprise présente les données suivantes :
─ ventes de marchandises : 200 000 dont 70% réglés comptant ;
─ achats de marchandises : 120 000 dont 80% réglés comptant ;
22
─ frais de personnel : 30 000 ;
─ dotation aux amortissements : 10 000.
TAF :
1.déterminer le résultat net
2.Déterminer la CAFG
3.Déterminer la trésorerie

CHAPITRE 3 : L’ANALYSE FINANCIÈRE DU BILAN PAR LA


METHODE DES RATIOS
La technique des ratios permet de juger du fonctionnement d’une entreprise en articulant dans
un tableau un certain nombre d’indicateurs. La technique des ratios était très en vogue il y a
quelques années. Cependant, elle est de plus en plus remise en cause en raison d’une
utilisation anarchique des ratios. Pour être significative, l’analyse en termes de ratios doit
respecter un certain nombre de principes :
- Les ratios utilisés doivent être peu nombreux mais assez significatifs,
- Il faut les présenter de manière croissante afin de pouvoir suivre l’évolution d’une
entreprise à travers un certain nombre de ratios,
- Il faut éviter les jugements en valeurs absolues des ratios ou leur donner une portée
future très importante puisqu’ils ont été construits sur les bases de données passées.
Dans tous les cas, les ratios sont à utiliser de manière relative et doivent être comparés à des
normes. Chaque ratio doit être comparé au même ratio de l’entreprise calculé sur d’autres
périodes, au même ratio déterminé dans des entreprises similaires et enfin au ratio moyen de
la profession ou du secteur d’activité. Il existe plusieurs types de ratios , pour ce cours nous
présentons trois types de rations qui sont :
- Les ratios de structure,
- Les ratios de synthèse ou d’équilibre financier,
- Les ratios de rentabilité,

23
- Les ratios de rotation.

[Link] RATIOS DE STRUCTURE


Les ratios de structure sont établis grâce à la comparaison entre un élément (un poste ou un
groupe de postes) de l’actif ou du passif et le montant total du bilan.

1.1. Les ratios de structure concernant l’actif


La mise en évidence de la structure de l’actif peut être assurée en premier lieu grâce à une
démarche d’une extrême simplicité technique consistant à rapporter chaque poste au total de
l’actif et à réduire le bilan en un ensemble de pourcentages. Sans viser à l’exhaustivité, on se
bornera ici à mentionner les ratios de structure d’actif les plus couramment utilisés.

1.1.1. Le poids des immobilisations corporelles ou intensité capitalistique


Immobilisations corporelles nettes
A 1=
Actif total

Ce ratio A1 traduit essentiellement le poids des capitaux fixes dans le patrimoine. Il est
supérieur ou égal à 20%. Il reflète de façon indirecte l’intensité capitalistique de l’activité.
C’est pourquoi il atteint ses valeurs les plus élevées pour les entreprises appartenant à des
branches d’activité qui requièrent la mise en œuvre d’infrastructures importantes ou
d’équipements coûteux : production ou distribution d’énergie, transports terrestres, aériens,
maritimes… Il atteint également des valeurs élevées pour les industries « lourdes » (la
sidérurgie par exemple), pour des activités exigeant d’importants investissements immobiliers
(hôtellerie…) ou fonciers (exploitations agricoles en faire valoir direct).
A l’inverse, les valeurs observées sont faibles pour des entreprises dont l’activité requiert un
faible niveau relatif d’immobilisations.
Le recours au crédit-bail permet d’utiliser des équipements sans « alourdir » la structure de
l’actif.

1.1.2. Le poids des immobilisations financières ou liaison financière


Immobilisations financières
A 2=
Actif total
Ce ratio traduit essentiellement l’intensité des liaisons et relations financières que l’entreprise
considérée établit avec d’autres unités, notamment à l’occasion d’opérations de croissance
externe (prise de participations, investissements en portefeuille). C’est pourquoi il atteint des
24
valeurs très faibles pour des entreprises peu concernées par une politique d’investissements
financiers. Il est supérieur ou égal à 10%
1.1.3. Taux d’obsolescence des immobilisations corporelles
Ammortissement cumulé immob corpor
A3 =
Immobilisation corporelle (Valeur brute)
Ce ratio indique le degré de renouvellement (ou vétusté) des immobilisations corporelles. Cet
indicateur est inférieur ou égal à 0,5 ; si non les outils de production sont vieillissants.

1.1.4. Le poids des stocks


Stocks et encours
A 4=
Actif total
Ce ratio traduit d’abord des contraintes technico-économiques. Il est peu élevé voire nul pour
les entreprises ne poursuivant aucune activité de production ou de distribution de biens
matériels. En revanche, il atteint des valeurs élevées dans certains métiers. Pour les
entreprises de distribution, le stock constitue généralement un élément essentiel de « l’outil
de travail ».
Les entreprises dont le cycle de production est long doivent détenir des stocks de produits
encours qui peuvent représenter dans certains cas plusieurs mois, voire plus d’un an de chiffre
d’affaires.
L’interprétation de ce ratio soulève des problèmes du fait de l’instabilité des niveaux du stock
dû notamment à des facteurs tels que : les comportements spéculatifs, les fluctuations
saisonnières, etc…

1.1.5. Le poids des créances commerciales


Clients et comptes rattachés
A5 =
Actif total
Ce ratio traduit l’importance du portefeuille de créances commerciales dans le patrimoine
économique. Il est donc déterminé par la longueur des délais de règlement que l’entreprise
accorde à sa clientèle. Ce ratio subit également l’influence des usages habituellement observés
dans chaque type d’activité en matière de règlement. C’est pourquoi il présente des valeurs
très faibles ou nulles dans toutes les entreprises placées au contact direct d’une clientèle de
particuliers qui règlent en général leurs achats au comptant (commerce de détail, prestations
de services aux ménages…)

25
Sur un plan technique, il faut enfin souligner que l’évaluation de ce ratio est affectée par le
retraitement des effets escomptés et non échus exclus du « bilan comptable » mais qui
devraient être réintégrés au « bilan financier », modifiant ainsi le numérateur et le
dénominateur du ratio.

1.1.6. Le poids des disponibilités


Disponibilités
A6 =
Actif total
Ce ratio peut être considéré, dans une certaine mesure, comme l’expression de « l’aisance de
trésorerie » de l’entreprise. Ainsi, dans une comparaison entre deux bilans de fin d’exercice,
la mise en évidence d’une remontée sensible ou d’une baisse notable de ce ratio peut être un
symptôme significatif de l’évolution de la situation financière. Le montant de l’encaisse
figurant au numérateur du ratio peut être gonflé par des rentrées de fonds ponctuelles mais
importantes ou faire au contraire l’objet de ponctions à cause de dépenses très concentrées
dans le temps.
Une encaisse relativement abondante doit-elle être perçue comme un symptôme favorable en
termes d’équilibre financier ou comme le signe d’une encaisse improductive.

En fin de compte, les ratios définis sur l’actif reflètent la composition du patrimoine
économique de l’entreprise. Or cette composition apparait très largement influencée par des
caractères structurels liés au secteur d’activité et aux contraintes technico-économiques qu’il
impose (longueur de la période de production, intensité capitalistique, habitudes de
règlement…), même si des évolutions conjoncturelles, les choix propres aux dirigeants de
l’entreprise et l’efficacité de leur gestion peuvent infléchir les structures sectorielles dans un
sens plus ou moins favorable.

1.2. Les ratios de structure concernant le passif


Alors que les ratios calculés à l’actif reflètent assez largement l’appartenance sectorielle et la
nature de l’activité, les ratios de structure concernant le passif permettent d’apprécier de façon
beaucoup plus directe la politique de financement propre à l’entreprise considérée. Ces ratios
mettent en évidence :
- la stabilité du financement, c’est-à-dire la maturité des ressources au passif ;

26
- l’autonomie financière reflétée par la comparaison entre fonds propres et capitaux
empruntés.

1.2.1. Les indicateurs relatifs à la stabilité du financement


La stabilité du financement peut être appréciée de façon simple et synthétique grâce à deux
ratios, d’ailleurs complémentaires par rapport à 1.

Capitaux permanents
P 1=
Passif total

Dettes à court terme


P 2= =1−P1
Passif total

Le calcul de ces deux ratios soulève divers problèmes techniques qui peuvent affecter
l’interprétation des résultats auxquels on parvient.
En premier lieu, certains analystes proposent de calculer P1 en incluant dans le montant des
capitaux permanents l’ensemble des amortissements cumulés pratiqués sur les
immobilisations figurant à l’actif. Symétriquement, ces immobilisations figureraient alors à
l’actif pour leur valeur brute.
En deuxième lieu, le montant des capitaux propres retenus au numérateur de P1 doit-il inclure
l’ensemble des provisions pour risques et charges inscrites au passif ? A ce sujet, il faut
observer que certaines provisions couvrent des risques « réels » et « prochains ». Elles
constituent des ressources instables, destinées à être consommées à court terme, dès lors que
ces risques viendraient à se concrétiser effectivement.
Les provisions pour risques et charges qui ont un caractère de réserve sont inscrites dans les
capitaux permanents. Par contre, celles qui présentent un caractère instable dans les dettes à
court terme.

1.2.2. Les indicateurs relatifs à l’autonomie financière


L’autonomie ou indépendance financière dont l’entreprise fait preuve en matière de
financement s’apprécie généralement grâce à la comparaison entre le montant des capitaux
propres et celui des capitaux empruntés.
L’autonomie globale peut ainsi être dégagée au travers des deux ratios suivants,
complémentaires par rapport à 1 :
27
Capitaux propres
P 3=
Passif total

Endettement total
P4 = =1−P3
Passif total

Les indicateurs concernant l’autonomie à terme sont cependant plus significatifs que les
précédents parce qu’ils permettent d’analyser de façon précise la structure des capitaux
permanents, beaucoup plus homogènes quant à leur nature puisqu’ils présentent tous un
caractère financier. Il doit être inférieur à 1.
Quatre formules de ratios fournissent des indications à peu près identiques et pourraient donc
être parfaitement substituables :

Capitaux propres
P 5=
Capitaux permanents

Dettes à long et moyen terme


P 6= =1−P5
Capitaux permanents

Et encore :

Capitaux propres
P 7=
Dettes à long et moyen terme

Dettes à long et moyen terme 1


P 8= =
Capitaux propres P7

De ces quatre formules, c’est cependant la dernière ( P8) qui connait la plus large diffusion
puisqu’elle correspond au fameux ratio de levier (leverage ratio). Dans la pratique, ce ratio
(ou un des trois ratios qui lui sont substituables) permet donc à la fois :
─ de mesurer la façon dont une entreprise recourt à « l’effet de levier » ;
─ d’apprécier la capacité d’endettement de l’entreprise puisque cette dernière atteindrait
la saturation lorsque P8 se rapproche de 1 (les possibilités d’endettement

28
supplémentaire seraient ainsi d’autant plus larges que P8 présente des valeurs faibles
entre les bornes 0 et 1).

[Link] RATIOS DE SYNTHÈSE OU D’ÉQUILIBRE FINANCIER


Les ratios de synthèse ou d’équilibre financier confrontent des encours de l’actif à des encours
du passif en isolant les éléments à long et moyen terme d’une part, les éléments à court terme
d’autre part.

2.1. Les ratios de synthèse concernant les encours à plus d’un an


Les ratios de synthèse concernant le « haut du bilan » comparent des éléments relatifs aux
capitaux permanents. Ils mettent ainsi en lumière le mode de financement des emplois longs.
Ce ratio exprime donc le taux de couverture des emplois stables par les ressources stables et
exprime également le niveau de fonds de roulement.

Capitaux permanents
S1 =
Actifs immobilisés nets

Lorsque le rapport est > 1, le ratio exprime un fonds de roulement positif. Cependant, lorsque
ce dernier est < 1, il atteste d’une insuffisance en ressources permanentes et une insuffisance
en fonds de roulement.

Une autre manière d’apprécier l’équilibre financier de l’entreprise passe à travers le ratio
suivant :

Ressources Stables
S2 =
Emplois stables+ BFE
Lorsque ce ratio est < 1 et le ratio précédent est > 1, l’entreprise doit en principe recourir à des
concours bancaires en vue de faire face à l’excédent des besoins de financement
d’exploitation sur les ressources durables.

2.2. Les ratios de synthèse à court terme ou ratio de liquidité général


Les ratios de synthèse à court terme comparent des éléments relatifs à l’actif à court terme
(c’est-à-dire des avoirs susceptibles d’être transformés en monnaie à moins d’un an) et des
éléments relatifs aux dettes à court terme (c’est-à-dire des dettes venant à échéance à moins

29
d’un an). En rapprochant ainsi les liquidités potentielles et exigibilités potentielles ces ratios
éclairent bien les conditions d’équilibre financer à court terme.
Le ratio souvent désigné comme « ratio de liquidité générale » ou « ratio de fonds de
roulement », il indique la dépendance vis-à-vis des entrées de trésorerie d’une entité. Plus la
valeur de ce ratio est important, moins l’entité est exposée. Il doit être supérieur ou égal à 1.
'
Actifs à moins d un an
S3 = '
Dettes à moins d un an

Il prend donc en considération, de la façon la plus large, tous les éléments qui concourent à la
détermination de l’équilibre financier. Lorsque S3 dépasse 1, l’entreprise maintient un fonds
de roulement net positif. Une telle situation correspond alors à un excédent des liquidités sur
les exigibilités et peut apparaitre comme favorable en termes d’équilibre financier. Mais,
comme pour l’appréciation du fonds de roulement net, il faut également dans l’interprétation
de ce ratio S3, prendre en compte le « degré de liquidité » des actifs circulants et le « degré
d’exigibilité » des dettes à court terme tels que les ratios de rotation présentés ci-dessous
permettent de les mesurer.
Les ratios S4 et S5 se prêtent à une analyse plus serrée des ajustements financiers à court
terme.
Créances+ disponibilités
S4 = '
Dettes à moins d un an
Ce ratio, comme le précédent, permet d’éclairer les conditions dans lesquelles les actifs les
plus liquides permettent de « couvrir » les dettes à court terme, c’est-à-dire d’assurer le
remboursement futur de ces dernières. Contrairement au ratio précédent, S4 ne prend pas en
compte l’ensemble des sources de liquidité potentielle puisqu’il n’intègre pas les stocks.
Ce ratio mesure ainsi la fraction des dettes à court terme qu’il serait possible d’éteindre en
recouvrant les créances réalisables à moins d’un an et en utilisant l’encaisse disponible. En ce
sens il correspond bien à un « ratio de liquidité restreinte ou relative ».
Disponibilités
S5 = '
Dettes à moins d un an
Ce ratio de « trésorerie immédiate » mesure la part des dettes à court terme qui pourrait être
instantanément remboursée par prélèvement sur l’encaisse déjà disponible. Quoiqu’il soit
fréquemment mentionné, il semble présenter un intérêt opérationnel limité du fait de son

30
ambiguïté et de remarques qui évoquent celles déjà développées ci-dessus à propos du ratio S5
.

Une valeur élevée de ce ratio peut très bien être analysée comme le signe d’une utilisation peu
performante des liquidités dont une part élevée est détenue sous forme d’encaisses oisives. En
outre, une valeur élevée ce même ratio ne suffit pas à garantir des conditions favorables de
solvabilité si les autres actifs circulants sont peu liquides.
Une valeur faible du ratio peut au contraire s’avérer parfaitement compatible avec le maintien
de la solvabilité si l’entreprise minimise le montant de son encaisse oisive, mais détient par
ailleurs des valeurs de placement, des créances et des stocks aisément mobilisables, compte
tenu de l’exigibilité des dettes à court terme.

3. LES RATIOS DE RENTABILITE


La rentabilité d’une entreprise peut être définie comme sa capacité à dégager des résultats
(bénéficiaires) à partir des capitaux investis. Compte tenu des différents niveaux de résultat, il
existe 3 niveaux d’analyse de la rentabilité d’une entreprise : la rentabilité d’exploitation, la
rentabilité économique et la rentabilité financière. Les ratios de rentabilité mesurent à cet
égard les résultats par rapport :
- à l’activité (rentabilité d’exploitation),
- à moyens de production ou aux investissements (rentabilité économique),
- aux moyens financiers (rentabilité financière).

3.1. La rentabilité d’exploitation


Les ratios de rentabilité ayant une relation avec l’exploitation concernent des résultats
bénéficiaires, car on ne peut parler de ratios de rentabilité avec des résultats déficitaires.

3.1.1. Le taux de marge commerciale


Le taux de marge commerciale concerne les entreprises commerciales. L’examen de ce ratio
permet d’apprécier le taux de marge commerciale de l’entreprise et par conséquent sa
stratégie

commerciale. En effet, une marge élevée permet d’engager des charges sans souci et un
meilleur service commercial. Cependant, une marge trop serrée ne permet pas à l’entreprise
d’être à l’aise dans l’engagement de ses charges.

31
Marge brute sur ventes
ℜ1=
Ventes de marchandises

Par ailleurs, cet indicateur permet à l’entreprise de se comparer aux autres entreprises du
même secteur et de juger de sa performance commerciale par rapport aux autres entreprises :
soit aux meilleures soit à la moyenne. En effet, une augmentation du taux de marge
accompagnée d'une diminution du produit des ventes de marchandises signifie que
l’entreprise essaye de préserver ses marges commerciales grâce à une augmentation du prix.
A contrario, un taux de marge en chute accompagné d’une augmentation du produit des
ventes de marchandises ou du chiffre d’affaires commercial, traduit probablement une baisse
des prix en vue d’un élargissement de la part de marché.

[Link] taux de valeur ajoutée


Ce ratio mesurant le degré d’intégration de l’entreprise, est plutôt utilisé par les entreprises
industrielles. Il permet d’établir une distinction entre les coûts des facteurs de production
externes et ceux mis en œuvre par l’entreprise à elle-même.
Valeur Ajoutée
ℜ2= '
Chiffre d affaires(HT )
3.1.3. Le taux d’Excédent Brut d’Exploitation
Ce ratio mesure le résultat dégagé par chaque 100 F de chiffre d’affaires indépendamment de
la politique financière de l’entreprise, de la politique d’investissement, des éléments non
courants et de l’incidence de la fiscalité.
EBE
ℜ3=
C . A (HT )
3.1.4. Le taux de rentabilité d’exploitation
Par contre ce ratio, mesure le niveau de résultat d’exploitation dégagé par chaque 100 F de
chiffre d’affaires, avant toute incidence de la politique financière de l’entreprise, des éléments
non courants et de la fiscalité.
Résultat d ' exploitation
ℜ3=
C . A ( HT )

3.1.5. Le taux de rentabilité commerciale


Le dernier ratio de cette famille est celui qui détermine le niveau de résultat net dégagé pour
chaque 100 F de chiffre d’affaires.
32
Résultat net
ℜ 4=
C . A(HT )
3.2. La rentabilité économique
Les ratios de mesure de la rentabilité économique permettant de juger de la capacité de
l’entreprise à dégager des résultats bénéficiaires en mobilisant juste les capitaux nécessaires à
l’exercice de son activité.
Actif Economique = Immobilisations nettes (sans les charges immobilisées) + BFE
Ou Actif Economique = Capitaux propres + dettes financières
La rentabilité économique découle de l’aptitude de l’entreprise à vendre et à générer des
marges et des résultats qui permettent au capital de l’entreprise son renouvellement et sa
rémunération.
 La rentabilité économique nette exprimée par le rapport :
'
Résultat d exploitation net d ' impôt
ℜ5=
Actif économique
Enfin, la rentabilité économique globale se mesure par rapport à l’actif économique.

ℜ6=¿ ¿
Les indicateurs de rentabilité économique permettent d’éclairer les investisseurs sur la
rémunération des capitaux nécessaires à l’exploitation. Or, ces indicateurs ne sont pas
significatifs pour tous les utilisateurs de l’analyse financière. A titre d’exemple, les apporteurs
de capitaux sont intéressés par la rentabilité financière et plus précisément par la rémunération
que leur apporte l’activité dans sa globalité.

3.3. La rentabilité financière


Le calcul de la rentabilité financière permet d’apprécier la capacité de l’entreprise à servir un
résultat à ses actionnaires et à rémunérer ces derniers de façon à leur compenser le risque
encouru.
Résultat net
ℜ7=
Capitaux propres

33
[Link] RATIOS DE ROTATION
Les ratios de rotation relèvent de l’analyse statique du bilan en termes de stocks et non pas en
termes de flux. Toutefois, ils fournissent des informations d’ordre dynamique en introduisant
la variable temps dans l’analyse du bilan et la mise en évidence du rythme de renouvellement
de certaines des composantes du bilan. Pour des besoins d’analyse, trois types de ratios sont à
envisager :
- Les ratios de délais de rotation des stocks,
- Les ratios des délais clients,
- Les ratios des délais fournisseurs.

[Link] rotation des encours cycliques


[Link] rotation des stocks
Les stocks constituent un encours dont le renouvellement est assuré grâce :
- à des « entrées » correspondant aux approvisionnement (matières premières, encours,
marchandises…) ou à la production effectuée (produits finis) ;
- à des « sorties » correspondant soit à l’absorption des consommations intermédiaires
dans la production (matières premières, encours, produits semi-finis), soit à des ventes
(produits finis, marchandises).
Pour une entreprise de distribution, on aura ainsi :

Approvisionnements Stocks de marchandises Ventes

Et pour une entreprise de production :

Stocks de Stocks de
Stocks
Approvisionnements matières produits Ventes
d’encours
premières finis

Production

 Vitesse de rotation du stock


Approvisionnements HT
R 1=
Stock moyen

34
 Délai de rotation du stock
' Stock moyen 1
R 1= =
Approvionnement HT R1
Exprimé en années (x1), mois (x12), jours (x360). Techniquement, il faut préciser les trois
points suivants :
- le ratio doit être établi avec des unités parfaitement homogènes au numérateur et au
dénominateur, soit en coût de revient hors taxes, puisque c’est sur cette base que le
stock est évalué au bilan ;
- par ailleurs, et en l’absence d’indications plus précises sur l’évolution intra-annuelle
du stock, on évaluera le stock moyen en utilisant la formule suivante :
Stock initial+ Stock final
Stock moyen=
2
Cette formule repose sur une hypothèse de croissance linéaire du stock sur la période
considérée. Malgré son caractère approximatif, elle représente souvent le seul moyen
d’estimation du stock moyen pour un analyste externe.
─ Le flux d’approvisionnement peut être mesuré de deux façons :
 selon l’évaluation la plus rigoureuse, il correspond au coût de revient des
marchandises vendues. Mais une telle évaluation requiert des indications
analytiques ou fonctionnelles qui ne sont pas directement fournies par le
compte de résultat ;
 à défaut, l’analyste pourra assimiler cet approvisionnement à la consommation
du stock de matières premières, d’encours, de marchandises, etc. Il calcule
alors :
Consommation=achats+stock final−stock initial
Approvisionnement ou Achats consommés de l' exercice=¿
Achatsde marchandises+ ¿−variationdes stocks de marchandises
Achats de matières premières et fournituresliées +¿−variation de stocks de matières premières et fournitureslié
Autres achats+¿−variation de stocks d ’ autres approvisionnements
Approvisionnement HT =L’ ensemble des achats ×(1−TVA )

35
[Link] rotation des créances commerciales
L’encours de créances commerciales correspond principalement aux « créances clients et
comptes rattachés ». Ce poste de l’actif est renouvelé par l’effet conjugué d’un flux
« d’entrée » correspondant aux ventes qui conduisent à accorder des délais de règlement (et
donc à enregistrer de nouvelles créances), et à un flux de « sortie » correspondant aux
recouvrements qui permettent au contraire de transformer en monnaie des créances
antérieurement acquises.

Ventes Encours de créances Recouvrement

D’où l’expression des ratios de rotation des créances.


 Vitesse de rotation des créances
'
Ventes ouChiffre d Affaires TTC
R 2=
Encours moyen de créances commerciales
 Délai de recouvrement des créances
' Encours moyen de créances commerciales 1
R 2= =
'
Ventes Chiffre d Affaires TTC R2
Libellé en années (x 1), mois (x 12), jours (x 360).
Les termes du ratio sont ici libellés en prix de vente TTC puisque les encours figurant au bilan
sont libellés dans ces mêmes unités.

4.1.3. La rotation du crédit fournisseurs


L’encours de crédit reçu des fournisseurs correspond principalement au poste « dettes
fournisseurs et comptes rattachés » du passif. Or ce poste est renouvelé à la faveur :
- des approvisionnements qui permettent de bénéficier de délais de règlement et donc
d’enregistrer de nouvelles dettes ;
- des remboursements qui conduisent au contraire à assurer l’extinction des dettes
antérieurement contractées.

Approvisionnements Encours de crédit fournisseurs Règlements

D’où la formulation des deux ratios :


 Vitesse de rotation des dettes fournisseurs

36
Approvisionnements TTC
R 3=
Encours moyende crédit fournisseurs

 Délai de règlement des fournisseurs


' Encours moyen de crédit fournisseurs 1
R 3= =
Approvisionnements TTC R3
Libellé en années (x 1), mois (x 12), jours (x 360).
Les termes du ratio doivent être libellés en coût d’achat TTC dans la mesure où ce sont les
unités selon lesquelles les encours de dettes fournisseurs sont évalués au passif.

[Link] ratios de rotation globale


Par extension, on formule des ratios de rotation relatifs à des ensembles plus vastes d’emplois
et ressources.
Le ratio de rotation des actifs compare le flux global d’activité (ventes) au patrimoine confié
à l’entreprise. Il mesure donc l’intensité avec laquelle cette dernière valorise l’outil de travail
qui lui est confié.
Ventes
R4 =
Actif total
Le ratio de rotation des capitaux propres dans le chiffre d’affaires mesure également
l’intensité avec laquelle les capitaux propres sont valorisés dans l’entreprise et permet
d’identifier un des déterminants de la rentabilité.
Ventes
R 5=
Capitaux propres

37
CONCLUSION
De façon générale, un ratio isolé ne présente aucun intérêt. L’appréciation du bilan par la
méthode des ratios nécessite l’existence de références externes et internes qui serviront de
base de comparaison avec les informations recueillis sur les entreprises étudiées. Les
références externes concernent l’identification d’entreprises témoins externes et de normes
sectorielles moyennes ou médianes.
Les références internes, par contre, apportent plus éclaircissement sur l’analyse financière des
entreprises. Ces références correspondent alors à deux types d’orientation analytique :
- la prise en considération des valeurs passées prises par les ratios et à leur évolution
dans le temps ;
- la description de valeurs correspondant à des objectifs affichés par la direction de
l’entreprise. On cherchera alors à déterminer la convergence ou la divergence des
valeurs effectivement observées par rapport aux objectifs établis.

Malgré les principales critiques formulées à l’encontre de l’analyse financière du bilan par la
méthode des ratios que sont son caractère figé (bilan arrêté à une date donnée) trop tourné
vers le passé et le présent, et, sa portée juridico-économique, l’appréciation de la situation
financière bénéficie de conditions d’application suffisamment évolutives et efficaces pour
conserver une indéniable utilité au service de l’analyse financière, de la gestion financière et
de l’analyse économique des comportements d’entreprises.

38
ANNEXES : TRAVAUX DIRIGÉS
TRAVAUX DIRIGES N°1
Le comptable de la société ART a adressé le bilan condensé suivant au 31/12/N.
Bilan en KF
Actif Net Passif Net
Immobilisation corporelle 550 000 Capital social 860 000
Immobilisation financière 280 000 Résultat 80 000
Stock de marchandises 130 000 Dette financière à LT (Emprunt) 100 000
Créance 160 000 Dette fiscale et sociale 30 000
Trésorerie 70 000 Dette fournisseur 120 000
Total 1 190 000 Total 1 190 000
Précisons que l’entreprise n’est pas soumise à la fiscalité BIC et la TVA est de 18%.
- Le chiffre d’affaires TTC = 480 000,
- Achat de la période TTC = 600 000,
- SI= 300 000,
- Dotation aux amortissements = 70 000.
TAF :
[Link] les ratios suivants :
a. L’intensité capitalistique,
b. La liaison financière,
c. D’équilibre financier.
2.Déteminer les ratios suivants :
a. La vitesse de rotation de stock et le délai de rotation de stock,
b. La vitesse de rotation des créances et le délai de recouvrement des créances,
c. La vitesse de rotation des dettes fournisseurs et le délai de règlement des fournisseurs.
NB : Commenter tous les ratios.

39
TRAVAUX DIRIGES N°2
Le bilan financier détaillé de l’entité SOTAMA se présente ainsi :
 Bilan financier détaillé
ACTIF PASSIF
Frais de recherche et développement 127 750 Capital 1 400 000
Brevets, licences, logiciels 22 500 Primes d’apport, d’émission, de fusion 3 000
Fonds commercial 100 000 Réserves Légales (400 00 + 20 000 + 371 090) 791 090
Autres immobilisations incorporelles - Provisions réglementées et fonds assimilés 7 000
Terrains 232 000 Ecart de réévaluation 129 800
Bâtiments 1 148 125
Installations et agencements -
Matériel 286 350
Matériel de transport 708 000
Immobilisations financières 208 800
Stocks outil 15 000
Créances à + 1an 5 000

TOTAL ACTIF IMMO 2 853 525 TOTAL CAPITAUX PROPRES 2 330 890
Stock flottant 310 000 Emprunts 70 000
Créances et emplois assimilés 95 000 Provisions pour risques et charges 5 000
Fournisseur à +1an 10 000

TOTAL ACTIF CIRC. 405 000


TOTAL DETTES FINANCIERES 85 000
TOTAL RESSOURCES STABLES 2 415 890
Titres de placement 150 000 Clients, avances reçues 53 000
Banque 230 000 Fournisseurs d’exploitation 90 000
Dettes fiscales 85 000
Dettes sociales 75 000
Autres dettes 202 000
Provisions pour risques et charges - 10 000
1 an 556 635
Dividendes 30 000
Emprunt à -1 an

TOTAL TRESO. ACTIF 380 000 TOTAL PASSIF CIRCULANT 1 101 635
TRESORERIE-PASSIF 121 000
TOTAL ACTIF 3 638 525 TOTAL PASSIF 3 638 525

Travail à faire
1. Calculer le ratio de couverture des immobilisations. Commenter le résultat.
2. Calculer et commenter les ratios suivants
 Autonomie financière
 Liquidité générale
 Solvabilité générale
40
TRAVAUX DIRIGES N°3 : La société AMOUDÉ
L’entreprise de distribution AMOUDÉ a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires hors taxes de
55 000 000 000 FCFA. Son bilan comportait au 31 décembre les éléments (milliers de [Link])
suivants :
Exercice 2018 Exercice 2017
Stocks de Marchandises 20 500 000 18 000 000
Créances commerciales 35 000 000 30 500 000
Fournisseurs 25 000 000 19 000 000

Son fonds de roulement net se montant à 40 000 000 000 à fin 2018. Cette entreprise
assujettie à un taux de TVA uniforme de 18% sur ses ventes et ses consommations dégage
une marge commerciale de 25% sur son prix de vente hors taxes.
Quelles pourraient être les incidences sur la situation financière d’un investissement prévu
pour le début de 2019 et présentant les caractéristiques suivantes :
- valeur d’acquisition des nouvelles immobilisations : 38 000 000 000 FCFA (ces biens
sont amortissables en linéaire sur 10 ans) ;
- croissance attendue du chiffre d’affaires du fait de l’investissement : 22 000 000 000
HT [Link] ;
- augmentation attendue du bénéfice net attendue du fait de l’investissement :
2 000 000 000 [Link].

41
TRAVAUX DIRIGES N°4: La société AMOBLA
L’entreprise de distribution AMOBLA présente les bilans suivants au 31 décembre 2017 et
2018 (milliers de [Link]).

Bilan au 31 décembre (en milliers de [Link]) 2018 2017


Actif

Immobilisations corporelles brutes 1 500 000 2 100 000


─ Amortissements ─ 900 000 ─ 1 200 000

Immobilisations nettes 600 000 900 000


Immobilisations financières 250 000 390 000
Stocks de marchandises 1 100 000 1 400 000
Créances clients 1 400 000 1 800 000
Disponibilités 500 000 200 000

Actif total 3 850 000 4 690 000


Passif
900 000 900 000
Capital social 400 000 420 000
Réserves 100 000 170 000
Résultat 1 250 000 1 700 000
Dettes financières (1) 1 200 000 1 500 000
Fournisseurs

Passif total 3 850 000 4 690 000


(1) Dont montant à plus d’un an 750 000 900 000
à moins d’un an 500 000 800 000

On indique en outre que les dividendes versés au titre de 2017 et 2018 se montaient
respectivement à 80 000 000 et 110 000 000 [Link]. Le chiffre d’affaires s’est établi à
5 500 000 000 et 6 500 000 000 [Link] hors taxes pour les deux exercices. Le stock se
montait à 1 200 000 000 [Link] au début de 2017. Enfin, la société est soumise à un taux de
TVA de 19,60% que l’on supposera uniforme sur ses achats et ses ventes. La marge
commerciale représente 25% du prix de vente HT.
TAF :
1. Calculer le FRN, le BFR et la trésorerie.
42
2. Déterminer les ratios suivants :
La vitesse de rotation de stock et le délai de rotation de stock,
La vitesse de rotation des créances et le délai de recouvrement des créances,
La vitesse de rotation des dettes fournisseurs et le délai de règlement des fournisseurs.
NB : Commenter tous les ratios.

43
BIBLIOGRAPHIE

ALPHONSE, P., DESMILIERS, G., GRANDIN, P., LEVASSEUR, M., (2017), « Gestion de
portefeuille et marchés financiers », Pearson, 2e édition, p. 638.
HOUDAYER, R. (2005), « Evaluation financière des projets : ingénierie de projets et
décision d’investissement », Economica, p. 461.
CHARREAUX, G. (2014), « Finance d’entreprise », édition EMS, 3e édition, p. 304.
COBBAUT, R. (1997), « Théorie financière », Econoica, 4e édition, p. 551.
DAMODARAN, A. (2007), « Finance d’entreprise », De Boeck, 2e édition, p. 1352.
SIMON, Y. (1997), « Encyclopédie des marchés financiers », Economica, deux tomes.
SULZER J.R. (1997), « Critères de choix des investissements », Encyclopédie de gestion,
Economica, p. 828.
TAVERDET-POPIOLEK N. (2006), « Guide du choix d’investissement. Préparer le choix ;
Sélectionner l’investissement ; Financer le Projet », Editions d’Organisation, p.
413.

44

Vous aimerez peut-être aussi